Auteurs critiques de Russell

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De son vivant, Charles Taze Russell, le fondateur de la Société Watch Tower, fit l'objet de certaines critiques à l'extérieur de son mouvement religieux, critiques qui furent publiées d'abord sous la forme de brochures rédigées par des pasteurs de différentes Églises, puis dans des articles de journaux lorsqu'il devint célèbre vers la fin de sa vie. Les sujets de controverses portant principalement sur des sujets théologiques et, dans une moindre mesure, des questions de comportement personnel. Ces critiques sont généralement rejetées par tous les groupes qui trouvent leur origine dans l'enseignement de Russell.

Objet des critiques

Voir article détaillé Controverses liées à Russell

Bien que certaines brochures critiques à Russell furent publiées dès la fin des années 1890, l'opposition en externe à Russell devint plus intense à partir du moment où celui-ci fut en conflit avec son épouse Maria et lorsqu'il parvint à une certaine notoriété médiatique en ayant ses sermons publiés dans les journaux.

Les plus virulentes critiques à l'encontre de Russell provenaient de la part de membres du clergé d'autres confessions, sachant que les griefs formulés contre lui étaient souvent la conséquence de sa condamnation cinglantes des autres Églises. C'est en effet le constat que dresse l'historien Bernard Blandre qui écrivit: "Dans leurs publications, Étudiants de la Bible et Témoins de Jéhovah affirment périodiquement avoir été victimes d'une conspiration cléricale visant à les faire taire. De fait, il est certain que le temps n'était pas à l'œcuménisme (que Russell aurait d'ailleurs condamné). Effectivement, les réactions d'intolérance furent fréquentes; mais il faut bien admettre que la logique intellectuelle des Russellistes les poussait à la provocation. Imaginons la réaction d'un pasteur convaincu lisant dans un tract distribué à la sortie de son office qu'il n'est qu'un ministre de Satan!"[1]

Plusieurs journaux, tels que le Brooklyn Daily Eagle, le Northwestern Christian Advocate de Chicago, The Continent, et moins fréquemment The Washington Post et le Mission Friend publièrent des articles parfois particulièrement virulents contre Russell. Bien qu'intéressantes car susceptibles de fournir des éléments d'informations aujourd'hui difficilement disponibles par d'autres canaux, ces critiques doivent souvent être appréhendées avec beaucoup de circonspection, compte tenu de leur caractère polémique (querelles de clochers) et sensationnel portant sur un leader religieux dont les enseignements divergeaient grandement des églises de l'époque. D'un autre côté, elles permettent d'avoir une vision un peu plus balancée de la situation que celle, apologiste, que l'on peut trouver dans la littérature des Étudiants de la Bible.

Les accusations étaient principalement dirigées vers les doctrines spécifiques des Étudiants de la Bible jugées hérétiques: négation de plusieurs dogmes enseignés au sein du christianisme majoritaire (Trinité, enfer de feu, divinité de Jésus, etc) et ajout de dogmes originaux (prédictions pour 1914, seconde chance pour les méchants, etc). Toutefois, les critiques portaient également, mais dans une moindre mesure, sur des aspects de la vie personnelle du pasteur, à savoir son éducation et plus particulièrement sa connaissance du grec et son absence de formation théologique, ses activités commerciales parfois identifiées à une fraude, qu'il s'agisse de son implication dans des sociétés écrans et dans la vente du "blé miraculeux", un comportement soi-disant immoral avec d'autres femmes et de la cruauté envers son épouse, une attitude considérée comme autoritaire et extrêmement prétentieuse. Il lui fut également reproché de s'être parjuré dans le cadre de procès, d'avoir été mégalomane et malhonnête en rapportant des discours et des auditoires imaginaires, d'avoir kidnappé une jeune fille et de l'avoir gardé captive au Béthel de Brooklyn, et d'avoir mené un train de vie particulièrement confortable.[2]

Ultérieurement, des critiques célèbres de Russell inclurent le ministre Walter Martin (Kingdom of the Cults) ou encore Edmond C. Gruss (The Four Presidents of the Watch Tower Society), qui écrivirent dans une optique d'amener les Témoins de Jéhovah à la doctrine évangélique. Bien que reposant sur une base très fragile, la critique actuellement la plus en vogue contre Russell est une théorie prétendant qu'il était un franc-maçon et qu'il a ainsi donné naissance à un mouvement religieux tirant son origine dans l'occultisme.

Liste d'adversaires

La liste ci-dessous, qui répertorie les adversaires de Russell de son vivant, est incomplète. Elle ne comporte pas les critiques formulées par d'anciens adeptes tels que les schismatiques de 1894.

Nom Profession Critiques et ouvrage(s) éventuel(s)
Ballard, Frank En 1916, Ballard écrivit Why Not Russellism? Alias 'Millennial Dawnism.[3]
Beckman, P. Beckman publia en suédois le livre Russell's God-sent Delusions, dans lequel il affirmait que "la foi en Russell vole à un homme toute possibilité d'une vraie conversion".[4]
Benedict, E.L. révérend de la Mason M.E. Church Dans l'édition du 19 juin 1913 du journal Tacoma Tribune, Benedict critiqua Russell sur sa fortune obtenue par la vente de livres et du "blé miraculeux", lui reprocha d'utiliser des passages allégoriques de la Bible pour en faire des applications à son époque, et d'annoncer la fin pour 1914. [5]
Brown, John Elward prédicateur méthodiste, président de l'International Federation of Christian Workers Vers 1918, Brown écrivit In the Cult Kingdom: Mormonism, Eddyism and Russellism.[6]
Cook, Charles C. révérend (?) Cook fit une compilation de nombreux écrits critiques sur Russell dans la brochure de 48 pages All about One Russell. Celle-ci se composait d'articles de presse notamment écrits par W.T. Ellis dans le journal The Contient.[7]
Cross, Percy G. révérend de la Christian Church Cross dirigea des campagnes de dénonciation du Russellisme.[8]
Dixon, A.G. pasteur et évangélisateur baptiste Dixon déclara à propos de Russell que "son plan de salut était un plan de damnation".[9]
Eaton, Ephraim Llewellyn ministre de l'Église méthodiste épiscopalienne de North Avenue Du 18 octobre au 1er novembre 1903 eurent lieu une série de six débats publics entre Russell et Eaton au Carnegie Hall d’Allegheny, débats portant sur les thèmes de l'immortalité de l'âme, du moment et du but de la seconde venue du Christ, de la résurrection et de l'enfer. En 1911, Eaton écrivit le livre de 153 pages The Millennial Dawn Heresy qui fut réédité quatre fois jusqu'en mars 1916, et qui abordait ces questions doctrinales.[10][11] Le livre fut encore réédité plusieurs fois jusqu'en 2010.
Ellis, William T. rédacteur au journal The Continent Ellis publia des articles critiques sur Russell.
Forrest, J.E. ministre protestant Forrest écrivit en 1915 le livre Errors of Russellism: a brief examination of the teachings of Pastor Charles T. Russell, as set forth in his Studies in the Scriptures, publié par Gospel Trumpet Company. Composé d'un total de 277 pages répartis en 32 chapitres, le livre critique les doctrines de Russell, notamment celles ayant trait à son eschatologie, au temps de la fin, à son rejet de la Trinité, des peines éternelles et de la personnalité du Saint-Esprit, etc.[12]
Gray, James Martin pasteur de l'Église épiscopalienne réformée et doyen de l'Institut de la Bible Moody Gray écrivit: "le Russellisme contredit presque chaque révélation fondamentale".[9] En mars 1912, il critiqua les enseignements de Russell dans le Christian Yorker's Magazine.
Haldeman, I.M. révérend d'une église baptise de New York Haldeman écrivit Millennial Dawnism, or the Blasphemous Religion Which Teaches the Annihilation of Jesus Christ (84 pages), publié par l'École de la Bible de Philadelphie; il y présenta les croyances de Russell comme constituant un "système méchant et blasphématoire" et développa 24 points, abordant notamment le rejet de la Trinité, de l'incarnation de Jésus avant sa naissance humaine et de l'enfer, le fait qu'il est à présent un esprit invisible, sa seconde venue en 1874, le début du Millénium en 1914, la seconde chance aux injustes. Il publia également The Great Conterfait, Millennial Dawnism, Two Men and Russellism, What Russellism Teaches.[7]
Hart, E.B. Hart, de l'Iowa, publia un pamphlet de 12 pages A Word of Warning: Three of the Blasphemies of Millennial Dawn, mettant en garde contre les doctrines russellistes. En novembre 1905, il s'agissait de la quatrième édition.[13]
Ironside, Harry A. pasteur de l'Église Moody de Chicago Ironside écrivit que le russellisme était une "secte de perdition" et ses enseignements une "hérésie détestable".[9]
Johnson, Thomas Cary éducateur, professeur de théologie pastorale et d'histoire ecclésiastique Johnson publia en 1919 Some Modern isms, qui critiquait le mormonisme, la Science chrétienne, le russellisme et les idées de Nietzsche.[14]
Lane, Thomas W. membre de la Première Église méthodiste Lane déclara qu'il "n'avait aucune confiance en [Russell]".[5]
Mitchelmoore, H.T. révérend, porte-parole de Moorehead (voir ci-dessous) Mitchelmoore déclara: "La doctrine des Millennial Dawn de C.T. Russell est un mélange d'universalisme, de deuxième épreuve et de restauration et la méthode de Swedenborg de l'exégèse. (...) M. Russell impose ses vues de l'Écriture et lit en elle ce qui n'est jamais venu à l'esprit de l'écrivain inspiré."[5]
Moorehead, William G. révérend Moorehead fut l'auteur d'une brochure Brief Review of Millennial Dawn (1901, publié par Asher Publishing Co), examinant les livres composant la série Millenium Dawn, livres qu'il estime "anti-scripturaires" et comme étant une "perversion misérable de l'Évangile du Christ". L'auteur reprochait notamment le fait que, selon Russell, Jésus n'était qu'une créature avant sa vie terrestre. [4]
Nyman, Aaron Nyman écrivit Astounding Errors; The Prophetic Message of the Seventh-day Adventists and the Chronology of Pastor C. T. Russell in the Light of History and Bible Knowledge. Ce livre, originellement publié en 1914, fut réédité en 2009 par la Cornell University Library et comprend 444 pages.[15]
Pollock, A.J. révérend[4] ?
Putman, C.E. conférencier et ancien instructeur à l'Institut Moody Putman considérait que les doctrines enseignées par Russell étaient "destructrices, hérétiques, sataniques et non-bibliques".[9]
Ross, J.J. révérend canadien d'une Église baptiste de Hamilton dans l'Ontario Ross publia des brochures Some Facts and More Facts about "Charles Taze Russell" (1912, 50 pages) et More Data on Pastor Russell, publiées par l'École de la Bible de Philadelphie. La première brochure s'intéressait aux procès soutenus par Russell et à la richesse de ce dernier.[7]
Sellinger, Hugo P.J. professeur d'éducation religieuse et de sociologie à l'Université de Puget Sound Sellinger déclara au sujet de Russell: "À mon avis, le Pasteur Russell est le faussaire le plus monumental religieux de l'âge. Il est l'un des rares hommes qui ont été en mesure de prendre une partie de la vérité religieuse et par la perversion ingénieuse de faire appel à l'imagination populaire".[5]
Sidersky, Philip apparemment membre de la Jewish Missionary de Baltimore Conjointement avec L.F. Sheetz, il édita un journal bimestriel critique baptisé The Searchlight on Russellism, publié par la Searchlight on Russellism Publishing Company, située à Florin, en Pennsylvanie. Cette revue commença à paraître fin 1915 ou début 1916; il y eut au moins 6 numéros, et l'abonnement coûtait 50 cents l'année pour les résidents des États-Unis. Sidersky, qui vivait à Baltimore, se disait lui-même "très occupé à diriger des réunions anti-Russell" dans différentes villes.[16]
Smith, W.A. révérend d'une Église méthodiste de l'Illinois Smith écrivit un petit livre Russellism, où cet enseignement religieux était qualifié de "fabrication tirée par les cheveux" avec un "fondateur limité et faillible".[4]
Tucker, W. Leon révérend Tucker écrivit Russellism, the Satanic success of the last two decades.[4]
White, L.S. révérend de l'Église du Christ White participa à un débat public avec Russell en 1908 à Cincinnati, dans l'Ohio, débat modéré par Joseph Rutherford.[17]

Réponses aux accusations

En réactions à ces critiques, plusieurs écrits furent rédigés par Russell ou par ses disciples.

Par exemple, un adepte du nom de W.H. Bradford, membre de la classe de St Paul, publia plusieurs articles défendant Russell dans le magazine St. Paul Enterprise. En 1912, il écrivit "An Answer to Dr. Gray, A Consideration of Every Point in His Recent Attack on Pastor Russell, Proving His Perversion of the Truth Throughout His Attack", qui servit de réponses aux accusations du pasteur James Martin Gray publiées peu de temps avant.[18] Ce même magazine, dont les éditeurs étaient des Étudiants de la Bible, fit paraître "In Defense of Pastor Russell" en 1915 qui se composait d'une compilation d'articles antérieurs destinés à contrer les critiques.

Afin de contrer la mauvaise presse que certains de ses procès lui avaient apportée, Russell fit publier des articles dans le magazine La Tour de Garde (alors appelée Zion's Watch Tower) dans lesquels il donnait sa version des faits, notamment dans les cas de sa séparation légale d'avec sa femme[19] et du procès perdu dans l'affaire du blé miraculeux.[20] En 1913, Russell répondit aux critiques formulées contre lui par E.L. Benedict dans le Tacoma Tribune (voir tableau ci-dessus).[21] Il poursuivit en justice certains journaux qu'il estimait l'avoir diffamé, dont le Washington Post en 1908 et le Brooklyn Daily Eagle en 1913, obtenant gain de cause dans le premier cas, mais pas dans le second.

En 1915, Joseph Rutherford publia la brochure apologétique A Great Battle in Ecclesiastical Heavens abordant notamment les sujets suivants: quelques-unes des corporations dans lesquelles Russell était impliqué, la richesse de celui-ci, ses troubles conjugaux, l'affaire du blé miraculeux et de la pension alimentaire qu'il devait à sa femme, les accusations de kidnapping, et de parjure dans le cadre d'un procès contre J.J. Ross. La brochure se termine par des lettres de membres du clergé prenant la défense de Russell, à savoir T.S. Thompson, Secrétaire de l'Institut Samaritain du Dakota, qui répondit à des critiques de W. Moorehead (voir ci-dessus), et W.S. Garlough, pasteur de l'Église chrétienne de Bloomington, Illinois.[22]

Actuellement, tant les Témoins de Jéhovah que les autres groupes issus des Étudiants de la Bible ont tendance à rejeter les critiques formulées contre Russell; toutefois, si les premiers ne font actuellement presque plus mention des controverses ayant entouré le pasteur, les seconds ont tendance à les exposer afin de mieux les réfuter vigoureusement et en bloc.

Références

  1. Arrowup.png Blandre, Bernard (1987), Les Témoins de Jéhovah, un siècle d'histoire, Paris: Desclée de Brouwer, pp. 32,33 (ISBN 978-2-2200-2640-4)
  2. Arrowup.png Quelques-unes d'entre elles sont répertoriées dans Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), The Bible Student Movement in the Days of CT Russell, format pdf, pp. 45-52
  3. Arrowup.png Ballard, Frank (1916) (anglais), Why Not Russellism? Alias 'Millennial Dawnism, Southampton: Southampton Times
  4. 4,0, 4,1, 4,2, 4,3 et 4,4 Bible Student Ministries (anglais), "Criticisms of Pastor Russell and the International Bible Students Association Examined from a Scriptural Standpoint", biblestudents.net. Consulté le 8 avril 2012
  5. 5,0, 5,1, 5,2 et 5,3 Tacoma Tribune (19 juin 1913) (anglais), "Attacks Russell for Selling Practices", ctr.resligt.net. Consulté le 8 avril 2012
  6. Arrowup.png Brown, John E. (1918?) (anglais), In the Cult Kingdom: Mormonism, Eddyism and Russellism, Siloam Springs, Atlanta: International Federation Publishing Co.
  7. 7,0, 7,1 et 7,2 Ross, J.J. (1913) (anglais), Some Facts and More Facts about "Charles Taze Russell", Philadelphia School of the Bible, archive.org, pp. 48-50. Consulté le 8 avril 2012
  8. Arrowup.png The Chicago Tribune (2 juin 1913) (anglais), volume 72, n°131, p. 16, "Attacks Bible Students Who Accept Russell View"
  9. 9,0, 9,1, 9,2 et 9,3 Sears, Victor E. (octobre 2004) (anglais), The Baptist Challenge, vol. XLII n°10, "The Blasphemy of the Teachings of the Jehovah's Witnesses", p. 1, format pdf
  10. Arrowup.png Eaton, E.L. (1911) (anglais), The Millennial Dawn Heresy, archive.org. Consulté le 8 avril 2012
  11. Arrowup.png "Russell Vs Eaton Debate" (1903) (anglais), archive.org. Consulté le 8 avril 2012
  12. Arrowup.png Forrest, J.E. (1915) (anglais), Errors of Russellism, Anderson, Indiana: Gospel Trumpet Company, archive.org. Consulté le 8 avril 2012
  13. Arrowup.png Hart, E.B. (novembre 1905, 4è éd.) (anglais), A Word of Warning: Three of the Blasphemies of Millennial Dawn, archive.org. Consulté le 8 avril 2012
  14. Arrowup.png Johnson, Thomas Cary (1919) (anglais), Some Modern isms, Richmond: Presbyterian Committee of Publication
  15. Arrowup.png Nyman, Aaron (1914) (anglais), Astounding errors; the prophetic message of the Seventh-day Adventists and the chronology of Pastor C. T. Russell in the light of history and Bible knowledge, Cornell University Library. Consulté le 8 avril 2012
  16. Arrowup.png Sidersky, Philip (septembre-octobre 1916) (anglais), The Searchlight on Russellism, Florin, Pennsylvanie: The Serachlight on Russellism Publishing Company, volume 1, n°6, p. 4
  17. Arrowup.png "Russell White Debate" (1908) (anglais), archive.org. Consulté le 8 avril 2012
  18. Arrowup.png Bradford, W.H. (1912) (anglais), "An Answer to Dr. Gray, A Consideration of Every Point in His Recent Attack on Pastor Russell, Proving His Perversion of the Truth Throughout His Attack", St. Paul Enterprise, biblestudents.net. Consulté le 8 avril 2012
  19. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 juillet 1906
  20. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 février 1913
  21. Arrowup.png Russell, Charles T. (1913) (anglais), Pastor Russell in Reply to Critics, archive.org. Consulté le 8 avril 2012
  22. Arrowup.png Rutherford, Joseph F. (1915) (anglais), A Great Battle in in Ecclesiastical Heavens, pp. 57-59