Benjamin Keith

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Benjamin Keith
Nom complet Benjamin W. Keith
Naissance 24 août 1835
Ossian, New York
Décès 4 octobre 1916
Bath, New York
Nationalité Etats-Unis.jpg Américaine
Occupation colporteur, rédacteur de la Zion's Watch Tower
Connu(e) pour à l'origine de la compréhension de parousia comme signifiant "présence"
Parents Levi Brown
Mary Ann Crawford Keith
Frères et sœurs Laurie E.
Conjoint Fanny Foster

Benjamin W. Keith (24 août 1835, Ossian, New York - 4 octobre 1916, Bath, New York) était l'un des premiers associés de Nelson Barbour, puis de Charles Taze Russell, écrivant dans leurs deux magazines, The Herald of the Morning et Zion's Watch Tower (La Tour de Garde). Colporteur, Keith reste connu pour avoir été celui qui a attiré l'attention de Barbour sur la signification du mot parousia comme signifiant "présence" et non "venue", dans la Emphatic Diaglott de Benjamin Wilson.

Vie familiale et professionnelle

Keith était le fils de Levi Brown (né 3 décembre 1809) et de Mary Ann Crawford Keith (1815 - 1890) et le frère de Laurie E. (1838 - apr. 1855). Il épousa Fanny Foster le 28 août 1867, à Dansville où il vécut une grande partie de sa vie. Le couple eut plusieurs enfants, mais à l'exception d'un fils qui devint rédacteur en chef adjoint et directeur commercial du Tribune Citizen à Harvey, Illinois,[1] aucun n'atteignit l'âge adulte. Sa mère Mary décéda à 76 ans tandis qu'elle vivait chez son fils à Dansville, et reçut un service funèbre par le révérand George W. Peck.[2]

Avant et après son association avec Barbour et Russell, Keith fut très actif au niveau militaire, puis politique. Il s'enrôla dans l'armée le 10 mai 1962,[3] durant la Guerre de Sécession (1861–1865). Il fit parti de la 19ème cavalerie de New York,[4] puis s'enrôla comme sergent dans la Company B.[5] Blessé à deux reprises, il fut muté en juin 1865 au Whitehall United States Army General Hospital de Philadelphie. Vers le début des années 1880, il fut aumônier au poste local de la Grande Armée de la République, une organisation fraternelle composée de vétérans de l'armée américaine ayant servi durant la Guerre de Sécession, et fut membre du Parti de la Prohibition.[1] Son épouse était membre d'une organisation féministe, la Women's Christian Temperance Union. Les derniers lieux de vie de Keith furent Harvey et Quincy, dans l'Illinois.[2]

Parcours religieux

Dès 1867, Keith fut un associé religieux de Barbour. Tous deux croyaient que le Christ était effectivement venu en 1874 et allait bientôt devenir visible pour le jugement. En décembre 1873, Barbour lança son magazine The Midnight Cry afin de promouvoir ses opinions religieuses, magazine qui prit rapidement le nom de Herald of the Morning.

Signe de son importance, en cas de concertation au sein du groupe de Barbour, Keith était consulté, tout comme John Paton et Russell.[6] Par ailleurs, tout comme les trois autres, il était ancien et pouvait répondre à n'importe quel appel dans les endroits où des réunions pouvaient être tenues,[7] annonce réitérée par la suite. Il écrivit plusieurs articles dans le journal The Herald of the Morning,[8] et envoya de l'argent au journal.[9]

Selon La Tour de Garde,[10] alors que la déception sur l'attente sur 1874 se faisait sentir, Keith examina le passage de Matthieu 24:37-39 dans la Emphatic Diaglott, version interlinéaire de la Bible, et fit une découverte au sujet du mot parousia:[11]

"Bro. Keith, (l'un de nos contributeurs) fut utilisé par le Seigneur afin de jeter un autre faisceau de lumière sur le sujet qui amena de l'ordre dans la confusion, et fit que toutes les anciennes "lumières" brillent avec dix fois plus de luminosité. Frère K. avait lu attentivement Matt. chapitre 24 , en utilisant la "Emphatic Diaglott", une nouvelle et très exacte traduction au mot à mot du Nouveau Testament, quand il arriva aux versets 37 et 39, il fut bien surpris de constater que cela se lisait comme suit, à savoir: "Comme pour les jours de Noé, ainsi sera la présence du Fils de l'homme. Car, dans ces jours, ceux avant le déluge les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et s'engageant dans le mariage, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, et ne comprirent pas jusqu'à le déluge vint et les emporta tous: ainsi sera la présence du Fils de l'homme".

"Sa surprise fut en voyant que le mot grec parousia qui signifie la présence, avait dans notre version commune été mal rendu par venue, mais le nouveau rendu montrait, que ce n'était pas l'acte de venir qui ressemblait aux jours de Noé, mais que, comme dans jours de Noé les masses du peuple "ne savaient pas" ainsi il en serait à l'époque de la présence de Jésus au second avènement. L'humanité va continuer à manger, à boire, à se marier, etc, comme d'habitude et "ne sachant pas" qu'il est présent. L'étape suivante consistait à voir si le compte rendu du même discours rapporté par Luc serait en harmonie avec cette nouvelle idée d'une présence invisible, excepté par l'œil de la foi, jusqu'à ce que le "petit troupeau" caractérisé par Noé soit allé parmi les hommes dans l'état de la sécurité (de la tempête à venir), représenté par l'Arche - "un prise et un autre laissé".

"Le récit de Luc était en parfait accord avec Matthieu, bien que dans des mots différents - "Comme il était dans les jours de Noé, il en sera de même dans les jours du Fils de l'homme." (Luc 17:26).

"Cela fut communiqué à d'autres parmi les déçus, et gardant en mémoire les arguments de temps ci-dessus référés avaient été trouvés irréprochables et certains et prouvaient que Jésus devait être ici à l'automne 1874, vint l'idée-peut-il être possible que Jésus ne vient pas dans un corps de chair à son second avènement? Est-il possible que sa présence ait commencé à l'heure indiquée dans les prophéties, et pourtant que nous soyons allés manger et boire, etc, et sans connaître sa présence?

"Un examen attentif du mot fut commencé par tous ceux qui étaient profondément intéressés, pour voir si, dans son ensemble, il serait en harmonie avec cette nouvelle pensée. Il fut trouvé comme étant en parfaite harmonie et rendant clair de nombreuses écritures jusqu'ici sombres: Par exemple, les différences entre les corps naturels, terrestres et les corps spirituels, célestes; comment les choses qui se voient sont temporelles, naturelles, mais les choses qui ne sont pas visibles sont éternelles, spirituelles; que des êtres spirituels ne pourraient pas être vus par les mortels, (sans un miracle) et que l'objet et la portée de l'Âge de l'Évangile était, la prise en dehors du monde de l'humanité d'un "petit troupeau" pour être associé à Jésus dans le travail de destruction à venir du mal et de bénir toutes les familles de la terre; que le plan de Dieu n'était pas de détruire toute l'humanité après le rassemblement de l'église de l'évangile, mais de "rétablir toutes choses" et de ne détruire que le mal qui désormais gouverne dans le monde; que le feu supposé littéral, était vraiment symbolique et signifiait un grand temps de détresse qui serait la fin de l'âge de l'Évangile et l'aube du Millénium dans lequel tous les mauvais principes des gouvernements et de la société seraient manifestes et détruits, comme préparation nécessaire à la bénédiction à venir."

Keith épousa peut-être les vues exprimées par Richard Shimeall dans The Second Coming of Christ, publié en 1873.[12] Keith croyait déjà manifestement à une présence invisible du Christ, puisqu'il admit dans l'un de ses articles qu'il "n'a[vait] jamais cru ni enseigné que le Christ était en train de marcher sur terre au cours de la période de sa présence; c'est nommé "présence", parce qu'il a pris un caractère nouveau, pour faire une nouvelle œuvre, surveiller la récolte."[13] Toutefois, cette découverte était nouvelle en ce sens qu'elle permettait au groupe de rationaliser leur échec de 1874 tout en maintenant cette date: l'idée était que le Christ était revenu invisiblement et se manifesterait au besoin par certains actes.[2] Ainsi, Russell était extrêmement redevable à ses associés sur le plan doctrinal, ce que la Société Watch Tower fut obligée d'admettre dans son livre d'histoire officiel.[14]

Keith rejoignit Russell lors de la séparation de celui-ci d'avec Barbour sur le sujet de la rançon. Il écrivit plusieurs articles dans le journal La Tour de Garde, principalement sur les thèmes de la rançon, de l'église, la seconde présence invisible et la restitution.[15] Il fut en charge des préparatifs de la venue de Russell à Dansville en novembre 1880.[16] Avant la fin de l'année 1881, il devint colporteur,[17] distribuant la brochure Food for Thinking Christians, dans les États de Pennsylvanie et de New York,[18] prêchant à Lynn, Massachussetts et Fort Edward, New York, en février 1882.[19] Peu après, il visita les ecclesias de Newark, Chambersburg, Pittsburgh, Elyria et Norwalk (Ontario), Argos (Indiana), et d'autres villes dans le Michigan. Il était prévu qu'il soit à Buchanan, Mich., le 2 avril, pour le mémorial; Hartford, Mich., le 7 avril; Lapeer, Mich., le 15 avril; Almont, Mich., le 21 avril; Brockway Center, Mich., le 26 avril; Detroit, Mich., le 2 mai.[20] Ce voyage dans le Michigan n'eut toutefois pas lieu, car il perdit un enfant à ce moment-là, et sa femme était très malade.[21] Il reprit cette tournée en juillet de la même année.[22]

Keith finit par se désolidariser de Russell dès 1882, et des lettres de sa part furent éditées dans le magazine de Paton, The World's Hope.

Voir aussi

Ressources sur le sujet

Références

  1. 1,0 et 1,1 Schulz, Bruce W.; De Vienne, Rachael (2009) (anglais), Nelson Barbour: The Millennium's Forgotten Prophet, Fluttering Wings Press, via Lulu, p. 152 (ISBN 5-800034-282572)
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Schulz, 2009
  3. Arrowup.png Compiled Service Records of Confederate Soldiers Who Served in Organizations from the State of Arkansas (anglais), The National Archives, Arkansas: NARA, M317, Record Group: 109, National Archives Catalog ID: 586957
  4. Arrowup.png Index to Compiled Service Records of Volunteer Union Soldiers Who Served in Organizations from the State of New York (anglais), The National Archives, NARA, 1965, M551, Record Group: 94, National Archives Catalog ID: 654530
  5. Arrowup.png Organization Index to Pension Files of Veterans Who Served Between 1861 and 1900 (anglais), The National Archives, New York: NARA, T289, Record Group: 15, National Archives Catalog ID: 2588825
  6. Arrowup.png The Herald of the Morning (anglais), janvier 1880, p. 15
  7. Arrowup.png The Herald of the Morning (anglais), janvier 1879, p. 2, "Notice"
  8. Arrowup.png Voir par exemple The Herald of the Morning (anglais), août 1878, p. 24, "A Lamp to Our Feet"; The Herald of the Morning (anglais), janvier 1879, pp. 7,8, "Knowledge"
  9. Arrowup.png The Herald of the Morning (anglais), février 1879, p. 26
  10. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), février 1881, R188, p. 3, "Cast Not Away Therefore Your Confidence", sous-titre "A Glance Backward"
  11. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 7
  12. Arrowup.png Sherlock (2007) (anglais), "Info on Benjamin W. Keith", network54.com. Consulté le 17 avril 2012
  13. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), mai 1881, R222,223 , p. 4, "Suntelia, Therismos, Parousia"
  14. Arrowup.png WTBTS (1993), Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu, Watch Tower Bible & Tract Society, p. 46
  15. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 4
  16. Arrowup.png Russell, Charles T., La Tour de Garde (anglais), novembre 1880, R163, p. 8, "Our Trip Northward"
  17. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 9
  18. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), octobre/novembre 1881, R290, p. 5, "In the Vineyard"
  19. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), mars 1882, R325, p. 1, "View from the Tower"
  20. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), avril 1882, R335, p. 1, "View from the Tower"
  21. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), mai 1882, R346, p. 1, "View from the Tower"
  22. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), juillet 1882, R367, p. 1, "View from the Tower"