Charles Taze Russell

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Charles Taze Russell

Charles Russell en 1911
Naissance 16 février 1852
Allegheny, Pennsylvania
Décès 31 octobre 1916
Pampa, Texas
Nationalité Etats-Unis.jpg Américaine
Occupation prédicateur religieux, écrivain
Influences Nelson Barbour, John Paton, Georges Stetson, George Storrs
Connu(e) pour fondateur de la Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania et du mouvement des Étudiants de la Bible
Œuvres célèbres Série des Études dans les Écritures
Procès célèbres Russell v. Russell (séparation légale)
Russell v. Brooklyn Daily Eagle (affaire du blé miraculeux)
Titre pasteur
Parents Joseph Lytel Russell
Ann Eliza Birney
Frères et sœurs Thomas, Margaret, Lucinda, Joseph
Conjoint Maria Russell

Charles Taze Russell (16 février 1852 - 31 octobre 1916), également connu comme le pasteur Russell, était un célèbre ministre restaurationniste de Pittsburgh, en Pennsylvanie, qui vécut au début du 20ème. Il fonda ce qui est connu comme le mouvement des Étudiants de la Bible,[1] à partir duquel les Témoins de Jéhovah et de nombreux groupes indépendants émergèrent après sa mort.

À partir de juillet 1879, il commença à publier une revue mensuelle à caractère religieux intitulée Zion's Watch Tower and Herald of Christ's Presence. La revue est désormais publiée deux fois par mois sous le nom de La Tour de Garde annonçant le Royaume de Jéhovah. En 1881, il co-fonda la Zion's Watch Tower Tract Society et la société fut officiellement enregistrée en 1884, avec Russell comme président — jusqu'à cette date, ce fut William Conley qui fut le président. Russell écrivit de nombreux articles, livres, tracts, brochures et prononça de nombreux sermons, totalisant environ 50 000 pages imprimées. De 1886 à 1904, il publia une série de six volumes d'étude biblique intitulée à l'origine Millennial Dawn, ultérieurement rebaptisée Études dans les Écritures, près de 20 millions d'exemplaires furent imprimés et distribués dans le monde entier en plusieurs langues au cours de sa vie[2] (un septième volume fut rédigé par deux de ses proches collaborateurs, et publié par Joseph Rutherford en 1917). La Société Watch Tower déclare officiellement qu'elle cessa la publication des écrits de Russell en 1927,[3] bien que ses livres ont continué à être publiés par plusieurs groupes qui sont devenus indépendants depuis lors.

Russell était un personnage charismatique, mais officiellement il ne revendiqua aucune révélation particulière ou vision pour ses enseignements, bien qu'il considéra qu'il valait mieux, quitte à choisir, lire ses écrits à lui, plutôt que la Bible elle-même. Il déclara qu'il n'avait pas cherché à trouver une nouvelle dénomination, mais avait simplement voulu rassembler ceux qui étaient à la recherche de la vérité de la Parole de Dieu "au cours de cette période de moisson".[4][5] Il écrivit que le "clair déroulement de la vérité" au sein de ses enseignements était dû au "simple fait que le temps convenable de Dieu était venu", ajoutant: "Si je ne parle pas, et si aucun autre agent ne pouvait être trouvé, les pierres crieraient", et se vit lui-même comme le "porte-parole de Dieu" et un ambassadeur du Christ.[6] Plus tard dans sa carrière, il accepta sans protester que de nombreux Étudiants de la Bible le considéraient comme le "serviteur fidèle et prudent" de Matthieu 24:45 et, après sa mort, fut décrit dans La Tour de Garde comme ayant été nommé "gouverneur de tous les biens du Seigneur".[7]

Après la mort de Russell, une crise de succession survint autour du nouveau président de la Société, Joseph Franklin Rutherford, ce qui aboutit à de nombreux schisme à l'échelle internationale. Près des trois quarts des quelques 50 000 Étudiants de la Bible qui avait été jusque associés à la Watch Tower en 1917 partirent vers 1931,[8][9] ce qui engendra la formation de plusieurs groupes qui conservèrent le nom d'Étudiants de la Bible, avec quelques variations. Ceux qui restèrent associés à la Société Watch Tower adoptèrent le nom de Témoins de Jéhovah en 1931, tandis que ceux qui ont rompu leurs relations avec elle formèrent des groupes tels que l'Institut Biblique Pastoral en 1918, le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque en 1919, et l'Association des Étudiants de la Bible de l'Aurore en 1929.

Enfance, adolescence et mariage

Voir article détaillés Jeunesse de Russell, Famille de Russell et Maria Russell
Charles Taze Russell (à gauche) et son frère, tiré du numéro spécial de La Tour de Garde de 1912

Né le 16 février 1852 à Allegheny, Pennsylvania, Charles était le second fils d'une fratrie de cinq enfants. Son père était Joseph Lytel (prononcer /ˈlɪtəl/) Russell (décédé le 17 décembre 1897) et Ann Eliza Birney Russell (décédée le 25 janvier 1861), famille d'émigrés écossais-irlandais.[10] Sa mère décéda alors qu'il avait neuf ans. Seuls sa sœur et lui-même dépassèrent l'âge adulte.[11]

La famille Russell vécut à Philadelphie, et à Allegheny, avant de s'installer à Pittsburgh, où ils sont devenus membres de l'Église presbytérienne; toutefois, vers l'âge de 13 ans, Charles rejoignit l'Église congrégationnaliste en raison de "ses vues plus libérales" selon la littérature jéhoviste.

À l'âge de 11 ans, Charles se serait associé à son père dans les affaires en rédigeant lui-même son contrat.[12] À 12 ans, son père l'aurait trouvé entrain de lire la Bible et d'étudier une concordance. À 15 ans, les affaires des Russell aurait été florissantes au point qu'ils possédaient une chaîne de magasin de vêtements pour homme dans les environs de Pittsburgh.

À l'âge de seize ans, une discussion avec un ami d'enfance sur les défauts perçus dans le christianisme, notamment ce qu'il percevait comme étant des contradictions dans les croyances, ainsi que des traditions médiévales, conduisit Charles à remettre en cause sa foi. Il commença alors à s'intéresser à d'autres points de vue et philosophies religieuses, y compris le confucianisme, le bouddhisme, le taoïsme, l'hindouisme, mais conclut qu'elles n'avaient pas fourni les réponses qu'il cherchait.[13]

Rapidement, Russell s'engagea dans le mouvement second adventiste. En effet en 1869, il assista à une assemblée adventiste de Allegheny, dirigée par Jonas Wendell. Celui-ci exposa sa conviction que 1874 serait la date de la seconde venue du Christ, une conclusion qui Russell considéra comme logique et bien motivé. Plus tard, il déclara que cela avait ravivé sa foi.[14] De 1869 à 1873, son père et lui-même écrivirent régulièrement dans le journal adventiste "The Advent Christian Time" pour leur poser des questions, démontrant qu'il en est un lecteur assidu (3/28/1871 p. 244, 4/1/1871 p. 260,4/18/1871 p. 268,6/6/1871 p. 324,7/25/1871 p. 372,2/25/1873,6/24/1873).

À la même époque, grâce Georges Stetson qui fut pasteur de la communauté adventiste (1871-1873), il entra en contact avec les idées de George Storrs et sa revue Herald of Life, idées qui différaient sur le déroulement de la fin du monde. Enfin en 1874 d'après sa sœur, il se fit baptiser par George Storrs qui n'étant pas membre de l'Advent Christian Church, mais plutôt un second adventiste indépendant de la première heure, ce qui permit à Russell de prétendre qu'il n'a jamais été techniquement un adventiste.

Le 13 mars 1879, Russell épousa Maria Frances Ackley (1850-1938) après des fréquentations de quelques mois. À la suite de désaccords conjugaux et familiaux, ils se séparèrent légalement en 1897.

Ministère

À partir de 1870 jusqu'en 1875, la famille Russell ainsi que d'autres, entreprit ce que les publications de la Watch Tower considérèrent comme une étude analytique de la Bible et des origines de la doctrine, de la croyance, et de la tradition chrétienne. Le groupe, grandement influencé par les ministres adventistes "millérites" Georges Storrs et George Stetson, en vint à croire qu'il avait trouvé des erreurs significatives dans la croyance chrétienne commune, notamment la croyance dans l'enfer de feu et l'immortalité de l'âme.[15][16][17] En raison de ces études, la famille Russell pensa qu'elle avait acquis une meilleure compréhension du véritable christianisme, et fut re-baptisée en 1874.[18][19]

Influences et débuts

Voir article détaillé Nelson Barbour

En décembre 1875, Nelson Barbour envoya un exemplaire de Herald of the Morning à Russell, alors en voyage d'affaires. Ce dernier contacta Barbour afin de convenir d'une rencontre. Une première réponse fut la visite de John Henry Paton à Allegheny en mars 1876. Russell s'arrangea pour rencontrer Barbour à Philadelphie afin de comparer leur vision respectives des Écritures; à cette fin, il lui paya le voyage jusqu'à lui. Il parraina aussi un discours prononcé par Barbour dans le Hall Saint-Georges, à Philadelphie, en août 1876, et assista à d'autres conférences qu'il pronoçait.[20]

Barbour présenta certains points de vue nouveaux qui, selon Russell, le convainquirent, notamment le fait que les chrétiens qui étaient endormis dans la mort seraient relevés en avril 1878,[21] ainsi que ses explications sur la chronologie prophétique et biblique, sur le temps de la Moisson et sur la venue du Christ en 1874; Russell, quant à lui, informa Barbour sur la manière du retour du Christ et la rançon. Russell se senti poussé à consacrer sa vie à ce qu'il croyait maintenant les deux dernières années avant le retour du Christ. Il vendit les cinq magasins de vêtements qu'il possédait pour environ 300 000 $ (7 millions de dollars américains en 2010). Un texte que Russell avait écrit en 1874, The Object and Manner of our Lord's Return, fut également publié la même année.[22] La volonté de Russell de mener une renouveau chrétien fut mise en évidence par son invitation à deux réunions séparées adressées à chaque dirigeant religieux de Pittsburgh. Les idées de Russell, en particulier son insistance sur l'imminence du ravissement des saints, furent rejetées à chaque fois.[23][24]

La revue de Barbour, alors en perte de vitesse suite à la déception de 1874, fut renflouée par Russell. De plus, ce dernier finança le livre de Barbour qu'il co-signa The Three Worlds, et qui fut publié en 1877.

Séparation d'avec Barbour

Lorsque qu'arrive l'année 1878, l'échec de l'enlèvement des saints fut une cause de grande déception pour Barbour et Russell, ainsi que leurs associés et leurs lecteurs. Selon l'un des associés de Russell, Alexander Hugh Macmillan:[25]

« Tout en parlant avec Russell au sujet des événements de 1878, je lui ai dit que les documents de Pittsburgh avait signalé qu'il était sur le pont de la Sixth Street vêtu d'une robe blanche dans la nuit du Mémorial de la mort du Christ, s'attendant à être enlevé au ciel avec beaucoup d'autres . Je lui ai demandé: "Est-ce exact?", Russell rit de bon cœur et dit: "J'étais dans mon lit cette nuit entre 22:30 -23:00. Cependant, quelques-uns des plus radicaux pouvaient avoir été là, mais je n'y étais pas. Je ne m'attends à être enlevé au ciel ce moment-là, car je me sentais qu'il y avait beaucoup de travail à faire pour prêcher le message du Royaume pour les peuples de la terre avant que l'église ne soit enlevée. »

Confus par cette erreur de calcul, Russell réexamina la doctrine afin de voir s'il pouvait déterminer si elle avait des origines bibliques ou était tout simplement le fruit de la tradition chrétienne. Il commencer à enseigner dans les pages du Herald qu'ils avaient attendu "la mauvaise chose au bon moment" et qu'à partir de cette date, chaque saint qui mourrait sur terre était directement ressuscité au ciel. De son côté, Barbour reconnut son erreur, admettant avoir entretenu dans la tête de ses lecteurs "une fausse espérance"; il rejeta les explications de Russell et se rétracta sur certains des points de vue qu'il avait déjà partagés avec lui, notamment le recours à la chronologie prophétique. Entre le début de 1878 à la mi-1879, les deux hommes, ainsi que John Paton, se lancèrent dans des débats qui parurent dans les numéros successifs de la revue Herald. Leurs désaccords se transforma en un débat sur la rançon de Christ, ce qui entraîna une scission entre les deux. Russell retira son soutien financier et commença son propre journal, Zion's Watch Tower and Herald of Christ's Presence, dont le premier numéro fut publié en juillet 1879. Barbour forma The Church of the Strangers la même année, et continua à publier Herald of the Morning.[26][27]

Fondation de la Société Watch Tower

Voir article détaillé Fondation de la Société Watch Tower

En 1881, Russell fonda la Zion's Watch Tower Tract Society, avec William Henry Conley en tant que président et lui-même en tant que secrétaire-trésorier, dans le but de diffuser des tracts et des traités doctrinaux et des Bibles. Tous les matériaux étaient imprimés et reliés par une société privée de Russell, la Tower Publishing Company,[28] puis distribués par des "colporteurs" (personnes qui voyageaient afin de vendre les bibles, des tracts religieux, etc.). La Société fut officiellement enregistrée en 1884, avec Russell en tant que président, et en 1886 son nom fut changé pour celui de Watch Tower Bible and Tract Society. En 1908, lors de sa séparation légale d'avec son épouse, Russell transféra le siège de la Société Watch Tower à son emplacement actuel à Brooklyn, New York.

Activités éditoriales

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Évangélisation par les journaux

Avec la formation de la Société Watch Tower, le ministère de Russell s'intensifia. Son groupe d'étude biblique s'éleva à plusieurs centaines de membres locaux, avec des adeptes dans toute la Nouvelle-Angleterre, les Virginie, l'Ohio, et ailleurs, qui chaque année réélirent le "pasteur", et se référèrent à lui comme le "pasteur Russell". Les ecclesias qui finirent par se former dans d'autres nations suivirent cette tradition.[29]

En 1903, suite à son débat avec le révérend Eaton, la Gazette de Pittsburgh qui avait publié le texte intégral de ce débat, proposa à Russell de publier ses sermons si les fidèles de son mouvement s'abonnaient à la revue. En 1904 la Gazette fut remplacée par le Pittsburgh Dispatch. En 1905, trois journaux publièrent ses sermons, en 1906 cinq puis en 1907, le nombre passe à huit. Russell voyait dans ce moyen l'opportunité de toucher un large public qui ne lisait pas de revues religieuses; en 1909, il passa un contrat avec un syndicat de journaux, durant cette année une centaine de journaux publient ses sermons, au moins de septembre le nombre passa à 300 puis à 400 en décembre. En 1910, plus de 1 000 journaux publient ses sermons. Le point culminant fut atteint en 1913 avec plus de 2024 journaux qui publiaient ses sermons aux USA, au Royaume-Uni, au Canada, en Afrique du Sud et en Australie. Le lectorat estimé finit par atteindre quelque 15 millions aux États-Unis et au Canada.[29] À partir de cette date, le nombre de journaux déclina car Russell s'occupait alors du Photo-Drame de la Création et la Société Watch Tower subit une crise financière en 1915.

Du fait de sa critique des religions, Russell fut à son tour sévèrement critiqué et souvent considéré comme hérétique.[30]

Études dans les Écritures

Voir article détaillé Études dans les Écritures

Russell publia et distribua Food for Thinking Christians en 1881, suivi la même année de The Tabernacle and its Teachings and Tabernacle Shadows of the Better Sacrifices. En 1886, il commença à publier ce qui était destiné à être une série de sept volumes. Ceux-ci furent collectivement appelés Millennial Dawn, puis rebaptisés plus tard Études dans les Écritures afin de préciser qu'il ne s'agissait pas de romans. Russell publia six volumes de la série:

  • Le Plan des Âges, plus tard retitré Le Divin Plan des Âges (1886)
  • Le Temps est Proche (1889)
  • Que ton Royaume vienne (1891)
  • Le Jour de Vengeance, plus tard retitré La Bataille d'Armagueddon (1897)
  • La Réconciliation entre Dieu et les hommes (1899)
  • La Nouvelle Création (1904)

Le septième volume fut édité après la mort de Russell. Publié en 1917, il se nommait Le Mystère Accompli et contenait une interprétation de l'Apocalypse, d'Ézéchiel et du Cantique des Cantiques. Une controverse se leva immédiatement tant autour de sa publication que de son contenu, et il devint vite su que la plupart des contenus furent rédigés et compilés par deux des associés de Russell, Clayton Woodworth et George Fisher, et édité par Joseph Rutherford, d'ici là, le futur président de la Société Watch Tower.

Photo-Drame de la Création

Voir article détaillé Photo-Drame de la Création

En 1910, Russell eut l'idée de lancer un film racontant l'histoire de la Bible de la Création au règne millénaire du Christ. Cela donna une production d'une durée de huit heures composée de clichés fixes, entrecoupés de morceaux de film muet animés, sonorisés par des disques passés sur phonographe. En 1914, six jeux de ce qui fut appelé le Photo-Drame de la Création furent prêts et diffusés respectivement à New-York, Cincinnati, Cleveland, Saint-Louis, Toledo et Boston. En juin de la même année, la diffusion commença au Royaume-Uni. Un livre du même nom a également fut publié. Pour des raisons financières, une version plus courte fut développée, appelée Eureka Drama N° Y pour les ecclesias, ne contenant que des clichés fixes projetés par une double lanterne magique et 96 disques passés sur phonographe. Il en coûta à chaque ecclesia 262,50 dollars pour l'obtenir. Le coût total du Photo-Drame fut estimé à environ 300 000 $ américains (6 560 000 $ actuels).[31][32][33]

Théologie et enseignements

Voir article détaillé Développement des doctrines et Chronologie des changements doctrinaux

Suite à son examen analytique de la Bible, Russell et d'autres Étudiants de la Bible en sont venus à croire que les croyances et traditions chrétiennes constituaient des erreurs nocives, croyant qu'ils avaient rétabli le christianisme dans sa pureté originelle. Ces conclusions furent considérées comme des hérésie par les dirigeants des Églises ainsi que des érudits de l'époque. Bon nombre des doctrines qu'il enseigna sont aujourd'hui abandonnées par les Témoins de Jéhovah.

Russell était d'accord avec d'autres groupes religieux sur plusieurs points, notamment la primauté de la Bible et la justification par la foi seule, mais pensa que des erreurs avaient été introduites dans l'interprétation. Russell épousa les vues doctrinales d'autres groupes du XIXè siècle, dont les Millérites, sur le concept d'une grande apostasie qui aurait commencé au Ier siècle après JC et sur la croyance en la Seconde Venue imminente du Christ, et Armageddon. Quelques-uns des domaines dans lesquels ses interprétations scripturaires diffèrent de celles des catholiques, et de nombreux protestants, sont les suivants:

  • Enfer. Russell affirma qu'il y avait une résurrection céleste pour 144 000 justes ainsi que pour une "grande foule", mais estimait que le reste de l'humanité qui dormait dans la mort attendait une résurrection terrestre.
  • Trinité. Russell croyait en la divinité du Christ, mais différait de l'orthodoxie sur ce point. Il enseigna aussi que le Saint-Esprit n'était pas une personne, mais la manifestation de la puissance de Dieu (ces points de vue n'étaient pas ceux qu'ils enseignaient au départ).
  • Seconde venue du Christ. Russell croyait que le Christ était revenu invisiblement en 1874, et qu'il avait obtenu le pouvoir depuis les cieux depuis cette date. Il prédit qu'une période connue comme étant le "Temps des Gentils" prendrait fin en 1914, et que le Christ prendrait alors le pouvoir sur les affaires terrestres. Il interpréta le déclenchement de la Première Guerre mondiale comme étant le début d'Armageddon, qu'il considérait être à la fois comme une détérioration progressive de la société civilisée, et une attaque multinationale contre l'Israël restauré accompagnée d'une anarchie dans le monde entier.
  • Pyramidologie. Russell adopta des points de vue qui étaient précédemment enseignées par des écrivains chrétiens tels que John Taylor, Charles Piazzi Smyth et Joseph Seiss, croyant que la Grande Pyramide de Gizeh avait été construite par les Hébreux (associés aux Hyksos) sous la direction de Dieu, afin d'être comprise de nos jours seulement. Il s'appropria la phrase de Seiss comme quoi le monument était en fait "la Bible dans la pierre". Il croyait que certains textes bibliques, dont Isaïe 19:19,20 et d'autres, avait prophétisé une compréhension future de la Grande Pyramide et adopta l'avis que les différents passages ascendants et descendants représentaient la chute de l'homme, la mise à disposition de la loi mosaïque, la mort du Christ, la joie des saints dans le ciel, etc. Les calculs furent effectués en utilisant la règle d'un pouce par année, et des dates telles que 1874, 1914 et 1948 furent trouvées par l'étude de ce monument.[34]
  • Sionisme chrétien. En se basant sur une idée suggérée par Nelson Barbour, Russell enseigna dès 1879 que la faveur de Dieu avait été rétablie pour les Juifs comme le résultat d'un "double" prophétique qui s'est achevé en 1878 (la faveur de Jacob jusqu'à Jésus, puis la défaveur de Jésus jusqu'en 1878). En 1910, il dirigea une réunion à New York, au Hippodrome Theater, avec des milliers de Juifs présents. Les Juifs et les chrétiens furent choqués par son enseignement selon lequel les Juifs ne devaient pas se convertir au christianisme. Russell croyait que la terre de Palestine appartenait exclusivement à la race juive, que Dieu allait les rappeler à leur terre, et qu'ils seraient au centre de la direction terrestre sous le Royaume de Dieu. Dans les premières années de son ministère, Russell spécula que les Juifs afflueraient vers la Palestine et formeraient leur propre nation pour 1910. Peu avant sa mort, il utilisa la presse juive pour souligner que 1914 avait marqué prophétiquement l'époque où les nations des Gentils n'avait plus l'autorité terrestre avec le résultat que tous les Juifs avaient été guidés par Dieu à partir de ce moment pour se rassembler en Palestine et récupérer hardiment la terre pour eux-mêmes.
  • Changement climatique. Dans ses écrits dès 1883, et jusqu'à la fin de sa vie, Russell exprima à maintes reprises l'avis selon lequel le climat mondial changerait progressivement mais de façon significative comme prélude à la re-création de l'Éden dans des conditions similaires. Ces changements, dit-il, comprendraient la fonte progressive de la calotte glaciaire du Groenland, les calottes de glace arctique et antarctique et le réchauffement général de la terre.[35]

D'autres doctrines, telle que celle de l'esclave fidèle et avisé, furent l'œuvre de proches de Russell: selon lui, c'est sa femme, Maria Russell, qui en 1894 présenta l'idée que son mari était l'esclave fidèle et avisé de la parabole contenue en Matthieu 24:45-47.[36]

Décès et legs

Lettre d'annonce du décès de Russell

La santé de Russell était devenu de plus en plus précaire dans les trois dernières années qui précédant sa mort. Lors de sa tournée ministérielle finale dans l'Ouest et le Sud-Ouest des États-Unis, il devint de plus en plus malade, étant atteint de cystite,[37] mais ignora les conseils qui lui étaient donnés de renoncer à la tournée.[38] Il souffrit de coups de froid durant sa dernière semaine, et parfois dû être maintenu en position couchée sur un lit pour éviter de suffoquer. Il fut forcé de prononcer certains de ses discours assis dans un fauteuil, et à quelques reprises, sa voix était si faible qu'elle était à peine audible. Russell, âgé de 64 ans, décéda le 31 octobre 1916, près de Pampa, Texas, alrosqu'il retournait à Brooklyn par le train.[37][39][40][41] Un associé de Russell déclara qu'à l'âge de 64 ans, son corps était plus usé que celui de son père qui était décédé à l'âge de 84 ans.[42] Russell fut enterré dans le Rosemont United Cemetery, à Pittsburgh. Le tombeau, marqué par une pierre tombale, se dresse à proximité de 7 pieds de hauteur (2,1 m) pyramide commémorative érigée par la Bible et de la Watch Tower Tract Society en 1921.[43]

Pierre tombale de Charles Russell, à Pittsburgh, en Pennsylvania

En janvier 1917, Joseph Franklin Rutherford fut élu président de la Watch Tower Bible and Tract Society, en dépit de différends sur le processus électoral. D'autres litiges naquirent de l'interprétation des sections du testament de Russell traitant du contenu ultérieur du périodique Zion's Watch Tower, ainsi que de ceux qui auraient le pouvoir d'imprimer de la littérature. À la fin des années 1920, près des trois quarts des congrégations Étudiants de la Bible avait rejeté Rutherford sur les changements à propos de l'organisation, de l'interprétation des doctrines et des pratiques dans la congrégation,[44] certains d'entre eux commençant à paraître dans des documents imprimés par la Watch Tower Société dès 1917. Beaucoup d'Étudiants Bible furent mécontents du rejet par Rutherford des opinions de Russell au sujet de son rôle dans la restauration de la "vérité"[45] et du soutien qu'il avait apporté à la Grande Pyramide comme ayant été construite sous la direction de Dieu.[46] Ceux qui restent fidèles à Rutherford adoptèrent le nouveau nom de "Témoins de Jéhovah" en 1931.

Selon le site Famous Dead Mormons, Russell a été baptisé deux fois mormon après sa mort: le 20 août 1918 et le 14 mars 1922; il fut scellé à ses parents le 7 février 1989.[47]

Controverses

Voir aussi Auteurs critiques de Russell et Procès soutenus par Russell

Charles Russell a été et est toujours l'objet de nombreuses critiques touchant aussi bien à son enseignement religieux, à sa manière de diriger la Watch Tower qu'à sa vie personnelle. Toutefois, certains points de controverses, dont l'accusation relative à une supposée appartenance à la franc-maçonnerie ou à une infidélité conjugale, manquent de pertinence, bien qu'ils continuent à être fréquemment relayés dans des ouvrages ou sur Internet.

Caractère autoritaire

Voir article détaillé Schisme de 1894

Dès 1892, les opinions religieuses de Russell ainsi que sa façon de diriger son organisation furent vivement critiquées par certaines personnes associées à son ministère. En 1893, un document fut rédigé et distribué aux étudiants de la Bible à Pittsburgh par ses associés: Otto van Zech, Elmer Bryan, J.B. Adamson, S.G. Rogers, Paul Koetitz et quelques autres. Ceux-ci accusèrent Russell d'être un chef autoritaire, un homme d'affaires avisé qui paraissait surtout désireux de recueillir des fonds provenant de la vente de ses livres, et qu'il a publié des milliers d' Aurore du Millénium sous un pseudonyme féminin. Un livret intitulé A Conspiracy Exposed and Harvest Siftings fut écrit par Russell et publié comme un supplément au magazine Zion's Watch Tower d'avril 1894 afin stopper les tentatives des opposants de rallier à leurs opinions d'autres Étudiants de la Bible. À l'époque, l'épouse de Russell, Maria, prit sa défense publiquement dans le magazine ainsi que dans des discours. Russell publia des copies des lettres qu'il avait reçues de ces anciens associés, afin de montrer que leurs revendications étaient fausses, et que ceux qui étaient impliqués étaient guidés par Satan dans une tentative de subvertir son travail d'un ministre de l'Évangile.[48]

Séparation d'avec sa femme

Voir article détaillé Séparation légale des époux Russell

L'épouse de Charles, Maria, fut sa plus fidèle collaboratrice jusqu'en 1894. Toutefois, en 1897 elle quitta le domicile conjugal et, en 1903, saisit la justice pour obtenir un divorce limité, affirmant que son mari était coupable de méchanceté, d'impudicité et d'égoïsme. En 1906, une cour de Pittsburgh lui accorda une séparation légale au motif de "cruauté mentale" de la part de son mari; puis deux ans plus tard, le jugement fut confirmé en appel par le juge Orlady qui estima que le jugement de première instance était pleinement justifié au vu des preuves, et enfin par la Cour Suprême de l'État de Pennsylvanie. De plus, au même moment, Russell transféra ses biens, soit 317 000 $, à la Société Watch Tower qu'il déménagea à Brooklyn, et essaya de cacher l'existence de sociétés qu'il contrôlait, notamment la Solon Society, ce que des critiques considèrent comme une tentative de se soustraire à l'ordre de la cour qui l'avait condamné à payer une pension alimentaire à sa femme. De plus, étant donné que Maria évoqua un supposé comportement indécent de la part de son mari avec la jeune fille qu'ils hébergeaient, l'accusation d'infidélité fut largement relayée à l'époque, bien qu'aucune preuve concrète ne soit venue étayer cette accusation.

Affaire du blé miraculeux

Voir article détaillé Blé miraculeux

À partir de 1910, Russell fut impliqué dans la vente du "blé miraculeux", une espèce de blé découverte par un fermier et censée produire 30 fois plus que les variétés de blé existantes à l'époque. Une partie des grains avait été achetée par un disciple de Russell et revendu au profit de la Société Watchtower, ce qui rapporta 1 800 $. Après avoir reçu une certaine publicité par ce moyen, Russell fut ridiculisé dans les média quand le blé ne se révéla pas aussi productif qu'espéré. Par ailleurs, en 1913, le pasteur poursuivit en justice le journal Brooklyn Daily Eagle qui avait publié une caricature le dépeignant comme un escroc. Au cours du procès furent révélés par le secrétaire-trésorier William E. Van Amburgh l'existence de deux sociétés écrans de l'organisation ainsi que le contrôle absolu de Russell dans la Société Watchtower. À cause de ces faits, le pasteur perdit le procès.

Qualifications et parjure

Voir article détaillé Procès contre Ross

En juin 1912 le révérend J.J. Ross, pasteur de l'Église baptiste à Hamilton, en Ontario, publia la brochure Some facts about the Self-Styled 'Pastor' Charles T. Russell, dénonçant Russell, et notamment ses qualifications en tant que ministre, ce qui poussa Russell à poursuivre Ross pour diffamation. Au cours de l'interrogatoire du 17 mars 1913, Russell déclara qu'il avait fréquenté l'école publique pendant seulement sept ans, et qu'il avait quitté celle-ci quand il avait environ quatorze ans. Russell admit qu'il ne savait rien du latin et de l'hébreu, et qu'il n'avait jamais pris de cours de philosophie ou de théologie, et qu'il n'avait jamais fréquenté les écoles d'enseignement supérieur. Les journaux de Hamilton et Toronto signalèrent les allégations faites par Ross, mais ne formulèrent pas d'accusation d'inconduite de la part de Russell, et critiquèrent Ross pour son comportement personnel et son attitude non professionnelle.[49][50] En réponse aux accusations de Ross qui prétendait que Russell s'était parjuré, ce dernier déclara au travers de diverses sources imprimées et publiques qu'il n'avait jamais revendiqué une quelconque connaissance de la langue grecque, mais simplement qu'il connaissait l'alphabet. Il croyait que son ordination venait "de Dieu", selon le "modèle biblique", ne nécessitant pas l'approbation confessionnelle, et que son élection annuelle comme "pasteur" par plus de 500 congrégations dans le monde entier faisait de lui quelqu'un d'"ordonné", ou choisi, pour être ministre de l'Évangile. [51] Les accusations de parjure de Ross sont fréquemment rejetées par les sociologues et les historiens comme étant inexactes.

Accusation de sermons imaginaires

Voir article détaillé Accusation de sermons imaginaires

Un article du Brooklyn Daily Eagle paru le 19 février 1912 affirma en gros titre que Russell prononçait des discours imaginaires lors de sa tournée mondiale. En effet, le journal rapporta que Russell prétextait, dans les rapports qu'il émettait, avoir prononcé des discours dans de nombreux endroits dans le monde tels qu'Hawaï et d'autres pays asiatiques, mais qu'en réalité, il n'y avait pas de discours et que ses visites étaient très courtes. L'auteur évangélique Walter R. Martin reprit intégralement cet article dans ses livres Kingdom of the Cults et Jehovah of the Watch Tower, et en tira comme conclusion que Russell mentait régulièrement au sujet de ses activités d'évangélisation, notamment en relatant qu'il se contenait de parler brièvement en public dans des endroits où son navire s'arrêtait pour se ravitailler en carburant. Par la suite, cette information fut reprise dans différents ouvrages parlant de Russell. Toutefois, un examen des journaux de l'époque qui permettent de reconstituer l'histoire de la tournée du pasteur, indique que cette accusation est nettement amplifiée.

Train de vie

Voir article détaillé Richesse de Russell et Sociétés dans lesquelles Russell était impliqué

Le succès de la publication de ses sermons dans la presse amena Russell à changer de mode de vie. Les patrons de presse et les syndicats de presse insistèrent pour que Russell soigne son image médiatique. Affublé de titres tels que "le prêcheur favori du Peuple", "le plus populaire des prêcheurs aux USA", Russell devint célèbre. Les syndicats de presse lui payeront de quoi faire des voyages internationaux, lui demanderont de séjourner dans des hôtels de luxe, de s'habiller d'une manière plus aristocratique, tout cela pour faire vendre leurs journaux. Russell se plia à ces règles car il y voyait un moyen de toucher plus de monde, néanmoins certains de ces lecteurs lui en firent le reproche.[52] Dans le même ordre d'idées, ses derniers tours de prédication aux États-Unis furent financés par un "tour operator" qui fit payer très cher le billet du voyage en train aux quelques privilégiés qui accompagnèrent Russell.

Liens avec la franc-maçonnerie

Plusieurs décennies après la mort de Russell, il fut allégué que celui-ci avait des liens avec la franc-maçonnerie, notamment par plusieurs écrivains dont Lady Queenborough (Edith Star Miller) dans Occult Theocrasy publié posthumément dans les années 1930 ou l'américain Fritz Springmeier en 1990.[53] Certains prétendirent que les différents symboles utilisés dans sa littérature étaient de nature maçonnique, et que de telles associations impliquaient un engagement dans une activité occulte. Dans les éditions ultérieures de la série des Études dans les Écritures, un disque solaire ailé fut représenté sur la couverture, symbole associé à la franc-maçonnerie. Cependant, l'utilisation par Russell du disque solaire ailé provenait de sa compréhension de Malachie 4:2 qui évoque un soleil avec des ailes comme symbole que le Règne millénaire du Christ avait commencé à émerger.[54] Certains critiques affirment également que la pyramide près de la tombe de Russell ainsi que son utilisation de la croix et du symbole de la Couronne étaient des symboles maçonniques, ce qui reste contesté.[55][56] De même, un ex-membre affirme que ses recherches démontreraient que Russell avait entretenu des liens de proximité avec la franc-maçonnerie pour l'organisation de ses rassemblements. Dans les années 1990, la maçonnerie de Pittsburgh a construit son plus important édifice sur ce qui était la maison de ferme de la famille Russell.[57][58][59] Tout à coté se trouve le cimetière Russellite où un monument en forme de pyramide commémore le fondateur des Étudiants de la Bible à coté de sa pierre tombale.[60] Ce cimetière était une possession de l'organisation russelite et recèle les tombes de plusieurs membres de l'organisation.

Toutefois, d'autres études menées sur le sujet avancent que cette idée aurait pour origine les milieux nazis des années 1930,[61] que Russell portait un regard critique sur la maçonnerie,[62] et qu'il n'y a aucune trace de l'appartenance de celui-ci au milieu maçonnique dans les archives de Pittsburgh, ville où il a vécu la majeure partie de sa vie.[63] En juin 1913, lors de sa tournée de conférences transcontinentales, Russell donna un discours dans une salle maçonnique à San Francisco, où il déclara: "Bien que je n'ai jamais été un franc-maçon... (...) Quelque chose que je fais semble être pareil que ce que font les francs-maçons, je ne sais pas ce que c'est".[64] Tout au long de son ministère, il déclara qu'il croyait que l'identité chrétienne était incompatible avec la franc-maçonnerie,[65] et que celle-ci ainsi que les Chevaliers de Pythias, la théosophie, et d'autres groupes similaires étaient des "fléaux graves" et "impurs".[66][67] Un site Internet franc-maçon déclare: "Russell n'a pas été franc-maçon, et ni les symboles trouvés dans La Tour de Garde, ni la croix et le symbole de la Couronne ne sont exclusivement maçonniques", et que les symboles utilisés ne sont pas exclusifs à la maçonnerie.[55] Le livre Encyclopedia of Occultism and Parapsychology note que les partisans de Russell, avec d'autres églises chrétiennes ont "montré une aversion marquée pour le spiritisme et les phénomènes occultes. Très tôt dans l'histoire du groupe, Russell attaqua le spiritisme".[68]

Une étude du CESNUR analysa, au-delà du cadre de la théorie du complot développée par Springmeier, les arguments sur une éventuelle appartenance de Russell à la franc-maçonnerie, concluant que celle-ci n'était pas prouvée, mais qu'une influence maçonnique sur sa doctrine reste cependant plausible, Russell semblant côtoyer un milieu où la franc-maçonnerie était répandue. Selon cette étude, des symboles comme la croix et la couronne employés par les Étudiants de la Bible seraient effectivement présents dans certains courants de la franc-maçonnerie, mais également dans d'autres mouvements de cette époque, y compris anti-maçons.[69]

Liens externes

Ressources sur le sujet

Biographies de Russell
Ouvrages généraux

Références

  1. Arrowup.png Parkinson, James (1975) (anglais), The Bible Student Movement in the Days of CT Russell
  2. Arrowup.png Penton, 1997, pp. 13–46
  3. Arrowup.png WTBTS (1973) (anglais), God's Kingdom of a Thousand Years Has Approached, p. 347
  4. Arrowup.png Russell, Charles T. (1895) (anglais), Zion's Watch Tower, 15 septembre 1895, p. 216:
    "Beware of "organization." It is wholly unnecessary. The Bible rules will be the only rules you will need. Do not seek to bind others' consciences, and do not permit others to bind yours."
  5. Arrowup.png Russell, Charles T. (1897) (anglais), The Battle of Armageddon, pp. 157–59
  6. Arrowup.png Russell, Charles T. (1906) (anglais), Zion's Watch Tower, 15 juillet 1906, p. 229
  7. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er mars 1923, pp. 68,71
  8. Arrowup.png Schnell, William J. (1956) (anglais), Thirty Years a Watchtower Slave, Baker: Grand Rapids; cité par Rogerson, 1969, p. 52. Rogerson note qu'on ne sait pas exactement combien de fidèles sont partis alors. Joseph Rutherford écrivit en 1934 que "de la grande multitude qui quitta le monde pour suivre Jésus Christ, un petit nombre seulement est maintenant dans l'organisation de Dieu".
  9. Arrowup.png Chicago Daily Tribune, 30 octobre 1949, p. 18: "Pastor Russell died In 1916. In the 33 years since, the methods of this sect have deviated completely from those of Pastor Russell and his manner of teaching."
  10. Arrowup.png Part 1—Early Voices (1870–1878)", The Watchtower: 7, 1er janvier 1955: "Both parents were Presbyterians of Scottish-Irish lineage."
  11. Arrowup.png WTBTS (1959) (anglais), Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins, p. 17
  12. Arrowup.png WTBTS (1993), Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu, p. 42
  13. Arrowup.png Parkinson, 1975, p. A–1
  14. Arrowup.png Zion's Watch Tower, 1er juin 1916 p. 170
  15. Arrowup.png Penton, 1997, pp. 14-17
  16. Arrowup.png Rogerson, 1969, p. 6
  17. Arrowup.png Wills, 2006, p. 4
  18. Arrowup.png 1907 Convention Report, pp. 12,13
  19. Arrowup.png WTBTS (1916) (anglais), Zion's Watch Tower, 1er juin 1916, pp. 170–75
  20. Arrowup.png Schulz and de Vienne (2009) (anglais), Nelson Barbour: The Millennium's Forgotten Prophet, Fluttering Wings Press via Lulu.com, pp. 118–24
  21. Arrowup.png Herald of the Morning (anglais), juillet 1878, p. 5
  22. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), 15 juillet 1906, p. 230
  23. Arrowup.png Parkinson, 1975, pp. A–2
  24. Arrowup.png WTBTS (1959) (anglais), Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins, pp. 18,19
  25. Arrowup.png Macmillan, Alexander H. (1957) (anglais), Faith on the March, p. 27
  26. Arrowup.png Message to Herald of the Morning subscribers, Zion's Watch Tower (anglais), 1er juillet 1879, supplément
  27. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), 1er juin 1916, p. 171
  28. Arrowup.png WTBTS (1975) (anglais), Annuaire des Témoins de Jéhovah, p. 42
  29. 29,0 et 29,1 Le Divin Plan des Âges (anglais), 1918, p. 6
  30. Arrowup.png Haldeman, I.M. (1913) (anglais), Millennial Dawnism: The Annihilation of Jesus Christ; Burridge, J.H. (anglais), "Pastor" Russell's Position and Credentials; Ross, J.J. (1912) (anglais), Some Facts about the self-styled "Pastor" Charles Taze Russell
  31. Arrowup.png "Society Uses Many Means to Expand Preaching", Centennial of the Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania 1884–1984, p. 24:
    "The Photo-Drama presented the explanation of Bible truth from the time of creation, the fall into sin, the promises of God to redeem man and His dealings through history until the millennial restitution. It is believed to have been viewed by more than 9,000,000 people throughout North America and Europe, as well as many others in places around the world. It took two years and $300,000 to complete the project, many of the scenes being hand colored. Yet admission was free and no collections were taken."
  32. Arrowup.png WTBTS (1975) (anglais), Annuaire des Témoins de Jéhovah, p. 59
  33. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er mars 1955, p. 143, article "The Warning Work (1909–1914)"
  34. Arrowup.png Russell, Charles T (1891) (anglais), Que ton Royaume vienne, chapitre 10
  35. Arrowup.png Zion's Watch Tower, extraits des numéros suivants: septembre 1883, p. 8; septembre 1886, p. 1; août 1896, p. 189; mai 1903, p. 131; janvier 1913, p. 11
  36. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 juillet 1906, pp. 215,216 Reprints
  37. 37,0 et 37,1 Wills, 2006, p. 35
  38. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), décembre 1916, pp. R6601: 360-R6006:366
  39. Arrowup.png Rogerson, 1969, p. 31
  40. Arrowup.png Zellner, W.W.; Kephart, William M. (2000) (anglais), "The Jehovah's Witnesses", Extraordinary groups, p. 338:
    "On October 31, 1916, the stormy life of Charles Russell came to an end. While on a nationwide lecture tour, he died unexpectedly of heart failure in a Pullman car near Pampa, Texas."
  41. Arrowup.png New York Times, 1er novembre 1916; cité par Macmillan, Alexander H. (1957) (anglais), Faith on the March, p. 62:
    "October 31: Charles Taze Russell, pastor of the Brooklyn Tabernacle, and known all over the country as "Pastor Russell," died from heart disease at 2:30 o'clock this afternoon on an Atchison, Topeka Santa Fe train, en route from Los Angeles to New York."
  42. Arrowup.png St. Paul Enterprise, 14 novembre 1916, p. 1, col. 2:
    "Is it any wonder he died a score of years ahead of his natural time? His father looked younger at 84 than did the son at 64."
  43. Arrowup.png "The Great Pyramid of Gizeh - Jehovah’s Stone Witness", citations extraites des publications, quotes-watchtower.co.uk. Consulté le 6 août 2011
  44. Arrowup.png Penton, 1997, p. 61
  45. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), février 1927
  46. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), novembre 1928
  47. Arrowup.png Famous Dead Mormons (anglais), "Charles Taze Russell", famousdeadmormons.com. Consulté le 21 mars 2012
  48. Arrowup.png Parkinson, 1975, pp. P–1 to P–4
  49. Arrowup.png The Hamilton Spectator (anglais), 9 décembre 1912; 7 février et 17,18 et 22 mars 1913
  50. Arrowup.png The Toronto Globe, 18 mars 1913
  51. Arrowup.png WTBTS (1993) (anglais), Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu, p. 560
  52. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er avril 1910; 1er juin 1910, pp. 4597, 4621; 15 janvier 1912, p. 4960; 15 juillet 1913, p. 5283
  53. Arrowup.png Springmeier, Fritz (1990) (anglais), The Watchtower & The Masons: A preliminary investigation, Portland
  54. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), 1er décembre 1911, pp. 443,444
  55. 55,0 et 55,1 Sec. 3, Anti-masonry Frequently Asked Questions, freemasonry.bcy.ca. Consulté le 6 août 2011: The cross and crown symbol does not appear on his gravestone in the Rosemont United Cemetery, Pittsburgh, Pennsylvania — it appears on a memorial erected some years later." Retrieved 2009-5-29.
  56. Arrowup.png Masonic Emblem and Logo Collection, kingsolomonslodge.org. Consulté le 6 août 2011
  57. Arrowup.png Leblanc, Michel, "Le Cimetière oublié", v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011
  58. Arrowup.png Watch Tower, Bible Students et Franc-Maçonnerie, v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011
  59. Arrowup.png Leblanc, Michel, Photos des lieux,, v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011
  60. Arrowup.png Leblanc, Michel, Vidéos des lieux, v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011
  61. Arrowup.png Martin-Dupont, Xavier, "Sur la pyramide un symbole maçonnique...", gargouille.info, version archivée du 17 février 2006. Consulté le 27 mars 2013
  62. Arrowup.png Chasson, Charles, "Russell était-il franc-maçon : À travers ses écrits", tjrecherches. Consulté le 6 août 2011
  63. Arrowup.png Chasson, Charles, "Russell, un franc-maçon qui passe inaperçu", tjrecherches. Consulté le 6 août 2011
  64. Arrowup.png Sermon "The Temple of God", Convention Report Sermons, pp. 359–65:
    "But now I am talking about this great order of masonry of which Jesus is the Grand Master. This Order is to be entered in a peculiar way. There are certain conditions, the low gate, the narrow way, the difficult path. Although I have never been a Mason, I have heard that in Masonry they have something which very closely illustrates all of this."
  65. Arrowup.png In His Own Words... Was Pastor Russell a Freemason?, pastor-russell.com. Consulté le 6 août 2011
  66. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), juin 1895, p. 143
  67. Arrowup.png Russell, Charles T. (anglais), La Nouvelle Création, pp. 580,581
  68. Arrowup.png Melton, Gordon (2001) (anglais), Encyclopedia of Occultism and Parapsychology, Gale Group, vol. 1, p. 829.
  69. Arrowup.png Don Ernesto, Zucchini (italien), "La massoneria e le origini dei testimoni di Geova", in Massoneria e religioni, étude coordonnée par Massimo Introvigne CESNUR, Elle Di Ci, Leumann (Torino), 1994
  • Cet article est traduit à partir de l'article anglais de Wikipédia "Charles Taze Russell", en date du 6 août 2011.
Précédé par
William Henry Conley
President de la Watch Tower Bible and Tract Society
15 décembre 1884 — 31 octobre 1916
Suivi par
Joseph F. Rutherford