Efficacité du porte à porte

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Les Témoins de Jéhovah sont connus pour effectuer une activité systématique de porte à porte, ce qui les amènent parfois à parcourir des blocs d'habitation plusieurs fois au cours d'une même année. Le zèle déployé dans ce prosélytisme pourrait laisser penser que la volonté de convertir les personnes rencontrées est la principale raison de ce porte à porte; or, plusieurs études destinées à évaluer l'efficacité de cette méthode, notamment en comparant le nombre d'heures consacrées à l'une des formes de prosélytisme avec celui des baptisés, ont mis en évidence que le prosélytisme traditionnel par visites domiciliaires n'est plus très efficace à l'heure actuelle.[1] De ce fait, il apparaît que le maintien d'une telle démarche demandant un si grand déploiement d'énergie présente un avantage qui ne réside pas dans le taux de conversion, mais dans le renforcement de l'engagement des adeptes.

Études sur le prosélytisme organisé

Plusieurs études réalisées dans différents pays ont mis en avant certains points relatifs à l'efficacité du porte à porte des Témoins de Jéhovah :

  • En Amérique du Nord, plusieurs études académiques non-publiées ont démontré que bien peu de fidèles se sont fait baptiser suite à des visites domiciliaires (5% des fidèles de l'Ohio et 20% de ceux du Canada).[2][3]
  • Au Japon, où le nombre de pionniers permanents est proportionnellement très élevé (en 2006, il y avait 57 476 pionniers pour 217 519 proclamateurs, soit 26%), seulement 58,3% des Témoins ont été convertis suite à l'activité de porte à porte, selon les statistiques réalisées par le sociologue Bryan Wilson.[4]
  • En Grande-Bretagne, d'après des travaux empiriques réalisés par James Beckford, 54% sont devenus membres de l'organisation d'une autre manière que par un témoignage à leur domicile.[5]
  • En Hollande, 80% sont devenus adeptes grâce à des relations familiales, ce qui amène à relativiser l'efficacité du prosélytisme organisé.[6]
  • 64% qui sont venus dans le mouvement par des relations familiales étaient issus d'une famille qui comptait au moins un Témoin.[6]

De nombreux Témoins ont adhéré au mouvement par suite d'un contact effectué à leur domicile — cela est particulièrement vrai pour les fidèles de longue date. Toutefois, cette méthode s'avère de plus en plus inefficace, si l'on se fie aux statistiques publiées annuellement par la Société Watch Tower. Cela se vérifie de deux manières:[1]

  • De plus en plus de nouveaux fidèles se sont convertis suite à une autre forme de prosélytisme, la plupart du temps par le témoignage informel. Souvent, le nouveau Témoin a été contacté par des membres de la famille, des relations de travail, des voisins ou des camarades de classe. Dans les congrégations des pays industrialisés, on remarque actuellement peu de personnes parvenant au baptême suite à un contact initial dans le cadre du porte à porte. L'essentiel des nouveaux disciples est constitué des enfants élevés dans le milieu jéhoviste.
  • Le nombre d'heures consacrées à n'importe quelle forme de prédication pour chaque baptême est en nette augmentation. Par exemple, en 2006, il a fallu 5 371 heures de prédication pour convertir une personne, soit près de deux fois plus qu'en 1984.

Selon Massimo Introvigne, la méthode du porte à porte jéhoviste connaît une efficacité inférieure à celle des missionnaires de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormons). Les méthodes de conversion par relations amicales et professionnelles de cette Église sont plus efficaces que dans le cas des Témoins. Il a écrit: "Rodney Stark, qui est une des figures les plus célèbres de la sociologie et de la religion américaine contemporaine (...) estime que les techniques missionnaires des mormons sont parmi les plus efficaces au monde, surclassant par exemple, et de loin, le porte à porte bien connu des Témoins de Jéhovah".[7]

Statistiques

En France, en 2002, il fallait 8 050 heures de prosélytisme pour amener quelqu'un au baptême, soit 280 de plus qu'en 2000. Comme la moyenne mensuelle individuelle d'heures de prédication est de 12 (en 2000), cela signifie qu'il faut théoriquement 53 ans d'évangélisation pour convertir quelqu'un.[8]

À présent, il faut deux fois plus d'heures par convertir aux États-Unis et en Europe qu'en Afrique, Amérique latine et Europe orientale (les pays les plus pauvres et les moins équipés d'Internet). Entre 1980 et 2008, le nombre d'heures a plus que doublé dans tous les pays industrialisés: États-Unis (2 915 / 6 120), Canada (3 342 / 9 082), Royaume-Uni (3 511 / 7 074), Italie (2 540 / 10 121).[9] Dans les pays de tradition chrétienne, le temps nécessaire pour amener quelqu'un au baptême s'allonge du fait de l'ancienneté du mouvement jéhoviste et de la concurrence d'autres groupes religieux plus récents.

L'historien Bernard Blandre explique qu'il fallait moins d'heures de prosélytisme pour convertir en 1974 et 1975, sans doute du fait de la proclamation d'Har-Maguédôn pour 1975 et de la crise économique due au choc pétrolier de 1973. Puis, de 1976 à 1978, il a fallu beaucoup plus d'heures à cause de l'échec prophétique sur 1975, les effectifs ayant même diminué (-1,5%).[10] La croissance dans les années postérieures résulta d'un effort à la fois collectif (chiffres globaux en augmentation) et individuel (la moyenne d'heures par Témoin augmente), mais l'efficacité ne fut pas aussi importante qu'en 1974–75. La reprise économique de 1984, le manque de zèle et la diversité géographique sont quelques explications possibles. Le temps accordé pour chaque baptême est le plus élevé dans les pays musulmans où les Témoins sont interdits (29 pays, dont l'Arabie Saoudite, l'Iran et la Tunisie) et là où l'analphabétisme est très répandu.[11] Dans ces pays, les nouveaux convertis sont souvent des personnes d'expression étrangère, la Watch Tower créant de plus en plus de nouveaux groupes linguistiques.

Les chiffres fournis par le mouvement révèlent que le nombre d'études fut de 6 286 618 pour l'année 2006, et l'assistance au Mémorial s'est élevée à 16 675 113.[12] Toutefois, le nombre de nouveaux convertis n'est que de 248 327. Cela signifie que l'immense majorité des personnes qui étudient ou assistent de temps en temps aux réunions de l'organisation — notamment de nombreux marginaux — ne deviennent jamais Témoins.

Toutefois, il faut noter que le nombre d'heures inscrit sur le rapport est probablement surestimé, certains Témoins pouvant tricher en mentionnant des heures fictives, et ainsi les statistiques peuvent être faussées. De plus, le nombre d'heures total inclut toutes les formes de prosélytisme, dont la prédication par stand dans les lieux publics et le témoignage informel, ce qui, de ce fait, amoindrit encore davantage l'efficacité de la méthode par visites domiciliaires.

Problèmes limitant le succès

Motivations dévoyées

Le rapport de prédication mensuel imposé par l'organisation constitue un obstacle majeur à l'efficacité du porte à porte. De par l'importance qui lui est accordée comme indicateur de spiritualité des adeptes, ce rapport incite beaucoup de Témoins à se soucier davantage du rendement en termes de chiffres, et donc à simplement "passer" — voire "tuer" — du temps dans une forme de prosélytisme reconnu par le mouvement plutôt qu'à rendre ce temps productif. L'objectif publiquement affiché en interne — l'intérêt sincère pour les personnes du territoire qu'il faut convertir pour qu'elles puissent espérer être sauvées — n'est pas, dans les faits, la nécessité recherchée par bon nombre de proclamateurs. Par exemple, étant donné qu'amener une personne au baptême engendre inévitablement la perte de l'étude biblique que le proclamateur lui dirigeait, des nouvelles visites qu'il pouvait comptabiliser et des heures consacrées à chacune d'entre elles, le fidèle aura peut-être tendance, même inconsciemment, à maintenir une personne intéressée par le message jéhoviste dans un statut d'éternel étudiant plutôt que l'inciter à s'engager fermement. De même, certaines heures comptabilisées ne sont parfois constituées que de déplacements en voiture d'un lieu à un autre ou de subterfuges visant à allonger le maximum possible le temps de prédication: coup de téléphone avant le rendez-vous de service pour faire démarrer le comptage du temps, pause pipi chez un fidèle âgé sans forcément décompter cet arrêt, visites effectuées à des endroits géographiquement éloignés, témoignages dans la rue qui s'apparentent à de simples promenades...

De même, la majorité des Témoins auront tendance à davantage laisser des écrits plutôt qu'à discuter avec leurs interlocuteurs, compte tenu du fait que les publications sont notées sur le rapport de prédication, contrairement aux discussions qui, en outre, peuvent mettre fin au contact. Or, il s'avère qu'une grande partie des périodiques distribués ne sont pas lus par ceux qui les acceptent, et ainsi de nombreuses "nouvelles visites" et "routes de périodiques" sont en réalité stériles. Dans le même esprit, il est fréquent d'assister à des "bras de fer" entre proclamateurs dans lesquels une personne manifestant un intérêt pour le message jéhoviste va devenir un objet de convoitise: il s'agira de revendiquer au plus vite l'exclusivité sur la visite, sachant que certains adeptes sont spécialisés dans le "recyclage" des visites des autres — voire carrément dans la "récupération" de celles-ci alors qu'elles ne sont pas abandonnées par l'autre proclamateur —, permettant ainsi des rapports plus fournis aux prix d'efforts moindres.

Loin d'être motivée par "l'amour pour Dieu et pour le prochain" comme cela est formulé dans les fiches de demande d'admission au service de pionnier, l'implication dans le prosélytisme constitue davantage, pour beaucoup de proclamateurs, une façon de s'impliquer dans la vie de la communauté et ainsi d'obtenir une certaine "reconnaissance" dans celle-ci. De plus, beaucoup de Témoins moins impliqués effectuent le porte à porte uniquement parce que celui-ci est une obligation, mais vivent davantage cette activité comme une corvée plutôt que comme une activité salvatrice. Or, étant donné que le succès en termes de conversion dépend du zèle déployé par l'adepte afin de recruter, les résultats très moyens reflètent ce manque d'intérêt sincère.

La Société Watch Tower sait bien que les choses se passent ainsi, et fait parfois paraître des articles afin d'inciter les adeptes à passer du "temps de qualité" dans la prédication,[13] mais il est fort peu probable que de tels conseils soient suivis d'effets car, étant donné le fonctionnement de l'organisation qui dans les faits valorise les performances chiffrées, la quantité sera souvent privilégiée par rapport à la qualité des conversations, beaucoup d'adeptes cherchant souvent à se "débarrasser" de cette obligation avec le minimum d'efforts possibles (le présentoir est donc souvent très prisé). Même l'adepte animé de bonnes intentions devra en permanence se faire violence pour ne pas céder à cet état d'esprit généré par les règles mêmes du mouvement, et sera parfois vaincu par cet esprit.

Méthodes inadaptées

Les techniques mises en œuvre sont, en elle-mêmes, problématiques car elles sont inadaptées à la situation actuelle.

Premièrement, dans les pays occidentaux, peu de personnes se trouvent à leur domicile car elles travaillent en semaine et sortent se divertir le week-end; bien que présentes le soir, elles sont peu réceptives à ce moment-là car elles souhaitent généralement se reposer de leur journée et n'apprécient pas d'être importunées par des inconnus. Ainsi, les Témoins passent fréquemment de longues heures à sonner à des habitations vides, ou à se présenter aux domiciles à des moments où les occupants ont peu de chance d'être réceptifs. La Société Watch Tower est consciente de cette situation, puisqu'elle demande parfois aux fidèles de prêcher "là où se trouvent les gens";[14] toutefois, la primauté accordée au porte à porte, du fait de son ancienneté et de l'interprétation jéhoviste comme quoi celui-ci constituerait le moyen d'identifier la vraie religion, rend inopérants de tels conseils pourtant davantage emprunts de bon sens.

Deuxièmement, comme Beckford l'explique,[15] le succès dans l'activité du porte à porte dépend en grande partie de la capacité du proclamateur à 1/ adapter le message jéhoviste à son interlocuteur, ce qui implique une certaine aisance dans l'argumentation et une vivacité d'esprit; 2/ trouver un sujet d'intérêt général susceptible d'intéresser celui-ci, ce qui est d'ailleurs préconisé par le mouvement qui demande à ses fidèles d'être observateurs afin de cibler les préoccupations des personnes rencontrées. Il s'avère aussi que la conversion est souvent proportionnelle à l'intensité et à la fréquence de l'interaction avec les adeptes.[16] Or, alors que d'autres mouvements religieux n'envoient en mission que des membres ayant suivi une formation à cet effet, la Société Watch Tower enseigne que tous les Témoins de Jéhovah doivent être des prédicateurs (comparer avec Éphésiens 4:11). Force est de constater que bon nombre de Témoins de Jéhovah ont une instruction limitée et ne possèdent pas forcément les capacités intellectuelles nécessaires pour enseigner quelqu'un. Beaucoup de prédicateurs se contentent de réciter les entrées en matière parues dans les publications jéhovistes, mais sont perdus une fois qu'il s'agit de sortir de la trame qu'ils avaient prévue et de surmonter des objections. Comme Beckford le note, c'est précisément le fait de sympathiser avec son interlocuteur et d'établir une relation humaine qui joue un rôle très important dans la conversion; or, l'infantilisation créée par le mouvement — qui publie des présentations standards et explique avec force détails où et comment les utiliser, etc — laisse fort peu de place aux initiatives personnelles des adeptes, ce qui n'est pas propice à des conversations spontanées venant du cœur, lesquelles seraient sans doute davantage susceptibles de toucher l'interlocuteur. Enfin, beaucoup de Témoins n'ont pas forcément une grande connaissance religieuse et se montrent incapables de répondre à une personne qui manie bien la Bible.

Raisons réelles du porte à porte

Renforcer l'adhésion de l'adepte

Compte tenu des résultats plutôt médiocres, on peut s'interroger sur la nécessité pour les dirigeants de maintenir le porte à porte, sachant que ceux-ci sont bien conscients qu'il n'est pas particulièrement productif. Un début de réponse peut être trouvé dans la remarque de Milton Henschel lors d'une réunion du Collège Central et rapportée par Raymond Franz: "Et que feront les frères si nous leur donnons davantage de temps libre ? Probablement qu'il regarderont la télévision".[17] En réalité, le but du porte à porte ne semble plus de convertir, mais de renforcer l'engagement personnel du proclamateur et de l'empêcher de nourrir des doutes: il ne faut pas soi-même être hésitant lorsqu'on doit en permanence convaincre quelqu'un d'autre; il faut être convaincant, et bien souvent la personne contactée ignore que le Témoin est en train de se prêcher à lui-même. Le psychologue Jean-Claude Maès fait ce constat: "Dans toutes les sectes, on peut relever, à côté des pratiques prosélytes efficaces, d'autres qui semblent inefficaces, et sont néanmoins imposées comme indispensables. Mais indispensables à quoi? En dernière analyse, il s'avère toujours qu'elles contribuent au conditionnement de l'adepte qui les pratique, bien plus qu'à la croissance du groupe".[18]

C'est ce que confirme des ex-fidèles: pour eux, le démarchage à domicile est utilisé pour renforcer l'engagement des Témoins dans leur religion, puisque pour ceux-ci, bien souvent, le mauvais accueil des personnes lors du passages des Témoins était un signe supplémentaire comme quoi c'était "la vérité", et une forme de persécution à laquelle le "vrai" chrétien est sensé s'attendre. Néanmoins, ce discours officiel, tenu publiquement, est à relativiser: dans la pratique, beaucoup de fidèles sont malgré tout affectés dans leur for intérieur par des refus répétés, et la pression pour faire davantage dans l'activité de prosélytisme peut mener à la culpabilité et au surmenage.[19] La Coordination Nationale des Victimes de l'Organisation des Témoins de Jéhovah (CNVOTJ) donna un avis sensiblement similaire, déclarant que le prosélytisme "en réalité ne vise pas tant à faire de nouveaux disciples qu'à conserver ceux qui le sont déjà en induisant chez eux une posture intellectuelle de conquête et de persuasion".[20]

Renforcer la cohésion du groupe

Un deuxième objectif en rapport avec le porte à porte est de renforcer la cohésion du groupe dans la poursuite des mêmes buts: les proclamateurs, quelles que soient leurs aptitudes, doivent montrer un front uni lorsqu'ils se trouvent à une porte.[21] En imposant une technique de démarchage difficile (mauvais temps, indifférence) aux fidèles, le groupe est soudé autour d'une activité commune. Ce qui compte alors, c'est l'obéissance au commandement venant de la hiérarchie, et non pas l'efficacité qui conduirait à revoir cette méthode de contact et de conversion. La prédication, en unissant les Témoins entre eux, contribue à les démarquer des non-Témoins tout en renforçant le côté élitiste et paranoïaque du mouvement.[19]

Perpétuer une image de marque

Comme le prouve la récurrence des portraits de Témoins de Jéhovah en train d'effectuer du porte à porte dans les œuvres de fictions populaires, l'activité de prosélytisme est devenue une "marque de fabrique" du groupe, un moyen d'identification sans parole, à tel point que beaucoup de personnes savent reconnaître les Témoins de Jéhovah dans leur activité prosélyte sans même avoir discuté avec eux.

De ce fait, le porte à porte devient, au moyen de courtes introductions bien préparées, l'occasion de donner une image favorable à l'interlocuteur. Le caractère religieux de la démarche est rarement souligné dans les paroles d'introduction du proclamateur afin de ne pas rebuter la personne contactée. La façon de se présenter — en tant que distributeur de magazines — a moins de chances d'essuyer un refus, et le placement de littérature, en particulier du Réveillez-vous!, permet une approche plus large, amenant les personnes à se familiariser avec les écrits du mouvement, et donc d'éprouver de la sympathie pour celui-ci.[21] La courtoisie, les bonnes manières, la tenue vestimentaire correcte (quoique souvent un peu désuète), le respect du point de vue de son interlocuteur même si ce n'est qu'apparence, l'intérêt souvent fictif accordé aux problèmes de la personne afin mieux cibler ses points faibles, etc, pourront donner une forme de "témoignage" en laissant une bonne impression. Les personnes ne vont probablement pas se convertir mais, tout en percevant peut-être les Témoins comme des gens un peu agaçants, auront d'eux une image bienveillante, celle de gens bien intentionnés et globalement inoffensifs. Ces personnes pourront éventuellement prendre ultérieurement la défense des Témoins lorsqu'ils seront critiqués en se rappelant ces courts échanges, et ainsi le démarchage aura atteint sa cible en tant que "publicité".

Bien que la plupart du temps mises en œuvre de façon inconsciente par le prédicateur, ces techniques relèvent d'une forme de manipulation par la séduction, comme l'explique le psychiatre Jean-Marie Abgrall.[22]

Voir aussi

Ressources sur le sujet

Références

  1. 1,0 et 1,1 Penton, 1997, p. 243
  2. Arrowup.png Penton, 1997, p. 382, qui se base sur les travaux de Jerry Bergman
  3. Arrowup.png Gruss, Edmond C (2003) (anglais), The Four Presidents of the Watch Tower Society, Xulon Press, p. 69 (ISBN 978-1594671319)
  4. Arrowup.png Wilson, Bryan (1977) (anglais), "Aspect of kinship and the rise of Jehovah's Witnesses in Japan", Social compass, 24:1, p. 109
  5. Arrowup.png Beckford, 1975, p. 160
  6. 6,0 et 6,1 Beckford, 1975, p. 161
  7. Arrowup.png Introvigne, Massimo (1991), Les Mormons, éditions Brepols, pp. 153–54 (ISBN 2-503-50063-3)
  8. Arrowup.png "Nombre d'heures pour faire 1 adepte", unelueur.org, version archivée du 26 janvier 2010. Consulté le 27 juillet 2011
  9. Arrowup.png Faith in Context (6 août 2009) (anglais), "Jehovah's Witnesses & Evangelistic Effectiveness, msahlin.typepad.com. Consulté le 27 juillet 2011
  10. Arrowup.png WTBTS (1976), Annuaire des Témoins de Jéhovah, Watch Tower Bible & Tract Society, rapport annuel
  11. Arrowup.png Blandre, 1991, pp. 143-44
  12. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er février 2007, pp. 27–30 et Rapport mondial sur le site officiel
  13. Arrowup.png "Faisons en sorte que notre temps compte", Le Ministère du Royaume, juin 1999, p. 4
  14. Arrowup.png "Témoignons en tout lieu", Le Ministère du Royaume, janvier 1999, p. 5
  15. Arrowup.png Beckford, 1975, p. 162
  16. Arrowup.png Beckford, 1975, p. 164
  17. Arrowup.png Franz, p. 184
  18. Arrowup.png Maès, Jean-Claude (2010), Emprise et manipulation: peut-on guérir des sectes?, Bruxelles: Éditions de Boeck Université, p. 76 (ISBN 978-2-8041-0150-3)
  19. 19,0 et 19,1 Cervero, Maryse (19 décembre 2010), "Pourquoi les témoins de Jéhovah s'obstinent à sonner aux portes", Rue 89. Consulté le 23 juillet 2011
  20. Arrowup.png Dossier de presse de la CNVOTJ, cité par Couchouron-Gurung, Cécile (2011), Les Témoins de Jéhovah en France — Sociologie d'une controverse, Paris: L'Harmattan, p. 229 (ISBN 978-2-296-14023-3)
  21. 21,0 et 21,1 Beckford, 1975, p. 163
  22. Arrowup.png Abgrall, Jean-Marie (2002), La Mécanique des sectes, p.125