Hugh Rice

Un article de Témoins de Jéhovah: TJ-Encyclopedie, l'encyclopédie libre sur les Témoins de Jéhovah.
Aller à : navigation, rechercher
Hugh Rice
Nom complet Hugh Brown Rice
Naissance 6 octobre 1845
Tennessee
Décès 31 octobre 1905
Los Angeles, California
Nationalité Etats-Unis.jpg Américaine
Occupation homme d'affaires
Connu(e) pour rédacteur du journal The Last Trump
Parents Charles Augustus Rice
Amanda Melvina Fitzallan Gaines
Conjoint Sadie Edwards
Enfants Charles Edward, Thomas L., Sue Isyphena, Hugh Elric

Hugh Brown Rice (6 octobre 1845, Tennessee - 31 octobre 1905, Los Angeles, California) fut l'éditeur du magazine The Last Trump. Il constitua un certain enjeu entre Nelson Barbour et Charles Taze Russell qui cherchèrent tous deux à le rallier à leur magazine respectif — The Herald of the Morning et Zion's Watch Tower —, ce qu'il accepta dans un premier temps, avant de renoncer aux deux sans avoir soumis d'articles.

Vie familiale et professionnelle

Rice était le fils de Charles Augustus Rice (31 décembre 1815, Knoxville, Tennessee - 28 juin 1881, Washington) et d'Amanda Melvina Fitzallan Gaines (28 juillet 1825, Edens Ridge, Tennessee - 18 mars 1897, Knoxville, Tennessee) qui s'étaient mariés le 25 septembre 1844, à Edens Ridge, Tennessee. Il fut le premier enfant d'une fratrie de six, les autres enfants étant Susan Letitia (13 septembre 1848 - 13 février 1934), William Augustus Neal (5 novembre 1850 - 7 août 1926), John Strother, Ann Margaret (? - 1957) et Kate Preston (1859 - 22 novembre 1871). Il épousa Sadie Edwards le 24 mars 1872, avec qui il eut quatre enfants: Charles Edward, Thomas L., Sue Isyphena, et Hugh Elric.[1]

En 1880, il déménagea à San Francisco pour des raisons professionnelles. Les sociétés pour lesquelles il travailla furent successivement Crossett & Company dès juin 1880, Oceanic Steamship Company dès 1888 en tant qu'agent itinérant, et Thomas Cook and Son plus tard.[2] En 1882, son nom était associé à une société de San Francisco nommée Rice, Ewer & Co.[3] Manifestement, Rice étant un homme fortuné.

À sa mort le 31 octobre 1905, Rice était président d'une compagnie à son nom, la Hugh B. Rice Company, alors située au 218 West 3rd Street, à Los Angeles.[4] Le service funèbre fut effectué dans l'après-midi du 2 novembre au domicile de l'un de ses fils, au 224 West Thirtieth Street, par le révérend J.W. McKnight, pasteur de l'Église chrétienne de Magnolia Avenue, assisté de N.W.J. Straud, leader de la classe biblique à laquelle Rice appartenait. Il fut inhumé au cimetière Mountain View de Pasadena.[5]

Parcours religieux

À Knoxville, Rice fut en lien avec la Première Église Presbytérienne en 1859 et membre de l'Université East Tennessee. Inscrit au collège Amherst en septembre 1867, il fut membre de la Fraternité Psi Upsilon,[2] obtint son diplôme en 1870[6] et suivit les cours du séminaire théologique Auburn. Ministre des Disciples du Christ de 1872 à 1879 — date à laquelle il démissionna de sa position suite à sa découverte de la théologie de Barbour —, Rice fut successivement en charge des congrégations de Washburn, Illinois (d'avril 1872 à avril 1873), de Rock Island, Illinois (d'avril 1873 à septembre 1875), de San Francisco (jusqu'en mai 1876) et d'Oakland, Californie.[2][7]

Une lettre de Rice figurant en janvier 1879 dans le magazine de Barbour, The Herald of the Morning, révéla que "quelqu'un lui avait donné des copies du Hérald qu'[il] avait lu avec intérêt car "depuis des années, [il] était profondément intéressé par quoi que ce soit concernant le second avènement". Il écrivit ne pas vouloir "être entraîné par des interprétations fantaisistes", ni "rater aucune lumière que Dieu a rendu possible pour [lui] de recevoir". Il avait remarqué que Barbour avait appliqué Jean 16, "guide-nous dans toute la vérité" à l'église de l'Évangile, et voulait savoir si Barbour voulait dire guidé directement par l'Esprit en accordant de nouvelles révélations pour les chrétiens d'aujourd'hui, ou par le biais des Écritures. Il précisa que dans le cas où la réponse serait la deuxième proposition, il "serait avec [lui], sinon non".[8]

Convaincu par Barbour sur les questions du plan des âges et du temps de la moisson, Rice envoya à ce dernier un exemplaire du premier numéro de The Last Trump, le magazine religieux mensuel de 16 pages qu'il commençait tout juste de publier à Oakland, California, et qui coûtait deux dollars à l'année (un mois plus tard, le prix fut abaissé à un dollar[9]). En mars, Barbour fit l'éloge de ce magazine dans son propre magazine, écrivant: "Je suis plus que satisfait avec son apparence générale et sa manière de présenter la vérité", le journal ayant un style "vif, pointu, et efficace"; il expliqua que "[Rice, l'auteur] se sent[ait] appelé à proclamer ces vérités bénies [celles de Barbour qui l'avaient convaincu], avec le stylo aussi bien qu'avec la bouche", puis conclut en apportant sa bénédiction au journal, disant: "Nous pensons que ses efforts sont évalués pour faire beaucoup de bien, et demandons donc à tous ceux qui peuvent se le permettre, d'aider à faire circuler le journal".[10]

Les vues eschatologiques présentées par Rice dans son périodique étaient empruntées à Barbour; toutefois, faute d'argent, le magazine cessa de paraître au bout de trois numéros,[2] et tant Russell que Barbour y firent allusion dans leur périodique respectif.

Dans le premier numéro de La Tour de Garde en juillet 1879, Russell écrivit qu'ayant compris deux mois plus tôt qu'une telle issue était probable, l'équipe rédactionnelle avait proposé à Rice de fournir La Tour de Garde à ses abonnés, au lieu de The Last Trump, jusqu'à la fin de leurs abonnements, et Rice avait été invité à devenir rédacteur pour le magazine de Russell. Ayant accepté, Rice fut donc inscrit comme contributeur régulier dès ce numéro.[11] Alan Rogerson trouva cette initiative de la part de Russell "très astucieuse".[12] De son côté, Barbour expliqua dans son magazine que The Last Trump s'arrêtait faute de moyens, car Rice avait connu des échecs commerciaux et devait "travailler de ses mains pour gagner un faible soutien pour sa famille". Étant donné que l'argent de l'abonnement déjà payé à son journal pour un an lui laissait une dette, Barbour se proposait d'envoyer son propre magazine, The Herald of the Morning, pendant seize mois, à chacun de ceux qui étaient abonnés à celui de Rice. Comme ce dernier souhaitait rembourser ses abonnés, Barbour demandait à ce que la note lui soit adressée à lui plutôt qu'à Rice, et conseillait à ses lecteurs de ne pas demander leur remboursement à ce dernier, mais plutôt d'"envoyer à sa famille quelque chose de plus substantiel".[13] Ainsi, tant Russell que Barbour tentèrent de s'approprier Rice et de récupérer son lectorat, mais sans succès.

En effet, malgré sa position de contributeur régulier à La Tour de Garde, Rice ne donna aucun article à publier dans le périodique; sa seule contribution se résuma à l'envoi à Russell d'un très court article d'un journal californien à propos de la densité de la population, article qui parut dans La Tour de Garde de mars 1880.[14] Finalement, le numéro de juin 1880 annonça, en se basant sur une lettre de Rice, que suite à une perte de travail et à un malade dans la famille, ce dernier avait été très occupé et avait déménagé à San Francisco pour du travail, mais n'avait "pas perdu son intérêt pour La Tour de Garde", qu'il trouvait le temps de "prêcher la bonne nouvelle" malgré tout et avait donné une "série de onze conférences à Stockton".[15]

À sa mort en 1905, Rice était membre de l'Église chrétienne.[5]

Des décennies plus tard, une publication jéhoviste lista Rice parmi ceux qui avait leurs " regards fixés sur [l'année] 1870",[16] information manifestement anachronique, puisqu'il ne s'intéressa à la chronologie qu'une fois convaincu par Barbour peu avant 1879.

Voir aussi

Ressources sur le sujet

Références

  1. Arrowup.png Hugh Brown Rice, 1845-1905, mykindred.com. Consulté le 15 avril 2012
  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 Schulz, 2009
  3. Arrowup.png Index of San Francisco directory, 1882, p. 805, format pdf
  4. Arrowup.png City Directories for Los Angeles, California (1905) (anglais), Los Angeles City Directory Co, p. 2343
  5. 5,0 et 5,1 Los Angeles Herald (anglais), vendredi matin, 3 novembre 1905, p. 3, "H.B. Rice Laid to Rest"
  6. Arrowup.png ? (1903) (anglais), Octogintennial Catalogue of Amherst College 1821-1902, A list of the names of all the students connected with Amherst college, Amherst: Press of Carpenter and Morehouse, p. 89, format pdf
  7. Arrowup.png Voir aussi Haynes, Nathanael S. (1915) (anglais), History of the Disciples of Christ in Illinois 1819-1914, Cincinnati: The Standard Publishing Company, p. 452, format pdf
  8. Arrowup.png The Herald of the Morning (anglais), janvier 1879, pp. 2,24, "Correspondance"
  9. Arrowup.png The Herald of the Morning (anglais), avril 1879, p. 58
  10. Arrowup.png The Herald of the Morning (anglais), mars 1879, p. 42, "The Last Trump"
  11. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), juillet 1879, R3, p. 6, "Announcements"
  12. Arrowup.png Rogerson, Alan (1969) (anglais), Millions Now Living Will Never Die: A Study of Jehovah's Witnesses, Londres: Constable, p. 12 (SBN 09-455940-6)
  13. Arrowup.png The Herald of the Morning (anglais), juin 1879, p. 98, "Notice"
  14. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), mars 1880, R86, p. 8, "Density of Population"
  15. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), juin 1880, R121, p. 8
  16. Arrowup.png WTBTS (1972), Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins, Watch Tower Bible & Tract Society, p. 14