Schisme de 1894

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Le schisme de 1894 fut, au sein des Étudiants de la Bible, le résultat d'une contestation de la part de quatre personnes — dont certains de ses proches collaborateurs — qui critiquèrent Charles Taze Russell dès 1892 au sujet de certaines de ses doctrines et de son comportement, notamment sa façon de mener ses affaires et son caractère. En 1893, un document fut rédigé et distribué aux Étudiants de la Bible à Pittsburgh par Otto van Zech, Elmer Bryan, J.B. Adamson, S.D. Rogers, Paul Koetitz, et d'autres, dans lequel Russell était présenté comme un dirigeant religieux dictatorial, un homme d'affaires avisé qui avait eut pour but de collecter de l'argent grâce de la vente des volumes de la série Millennial Dawn, livres qui, par ailleurs, aurait été publiés sous un pseudonyme féminin. Il fut aussi reproché à Russell d'interdire le mariage et d'avoir un comportement personnel répréhensible. Le conflit portait aussi sur des opinions différentes à propos de la rançon. La réaction du pasteur fut de publier une édition spéciale de La Tour de Garde qui dénonçait ses opposants, et Maria effectua une tournée de plusieurs congrégations pour défendre son mari. Finalement, la dissidence s'éteignit rapidement et n'eut pas un impact significatif sur le mouvement de Russell.

Il est à noter que, concernant cet épisode historique, seule la version de Russell est aujourd'hui connue; de ce fait, il n'est pas possible de se forger une opinion balancée sur les responsabilités des uns et des autres, et l'ensemble des informations présentées ici provient des écrits du mouvement des Étudiants de la Bible.

Origine

Selon Russell, il était prévu que la conspiration explosât, telle une "bombe" lors du rassemblement du printemps 1893 — par la suite reporté à Chicago —, et dans tous les cas "dans moins de 18 mois", soit vers l'époque du Mémorial de 1894. Le but était de se libérer de la "servitude de Frère Russell", quitte à utiliser les colonnes du périodique Zion's Watch Tower.[1] Les critiques commencèrent dès janvier 1893 et Russell, comprenant que des rumeurs circulaient sur son compte, convoqua une quarantaine d'Étudiants de la Bible, dont les instigateurs, pour dire que ces rumeurs étaient infondés, ce qui satisfit tout le monde, excepté Mme Zech.[2] Par la suite, à une réunion privée à son domicile, bien qu'il pensât que cela relevait de sa vie privée, Russell donna des détails sur son parcours dans les affaires afin d'éviter que certains ne soient choqués par la circulaire — la fameuse "bombe" — signée Von Zech, Bryan, Adamson et Rogers, des amis du couple Russell, qui avait commencé à se répandre.[3]

À l'origine, Rogers, les Zech et Paul Koetitz assistèrent à une réunion de prière et de témoignage un mercredi soir, et en l'absence de Russell, le critiquèrent en le qualifièrent de "pape", malgré les protestations de Maria qui était présente. Finalement, les mécontents se retirèrent ce soir-là, mais Rogers resta la nuit au domicile des Zech.[4] Le lendemain, après le dîner, Rogers alla chez les Zech, et les Russell lui signifièrent qu'il n'était plus invité chez eux puisqu'il s'entendait mieux avec les Zech. Rogers contacta Adamson pour leur plan, puis, Rogers, Adamson et Bryan et la famille Zech envoyèrent, le mercredi 4 avril des lettres spéciale à l'Église à Allegheny, les invitant à se rassembler chez les Zech le lendemain soir pour parler de Russell. Il y eut quarante ou cinquante fidèles qui assistèrent à la réunion, ayant reçu tous sauf un une invitation spéciale à être présents. Par la suite, Ernest C. Henninges rapporta le déroulement de la réunion:[5]

Selon lui, Adamson fit la prière d'ouverture, dans laquelle il remercia Dieu d'avoir le privilège de participer à "ce grand mouvement de réforme" pour la liberté et l'égalité entre les frères.[6] Puis Bryan parla en premier pendant environ 15 minutes, étant excité et refusant de reconnaître l'autorité du président. Puis Rogers s'exprima pendant près de deux heures,[7] expliquant qu'il avait testé avec succès sa nouvelle méthode de prédication, alors qu'il aurait prétendu, chez les Russell, ne pas l'avoir essayée. Il formula quatre façons dont Russell lui aurait nui: (1) en ayant souligné que la page imprimée était la meilleure façon de prêcher l'Évangile; (2) de ce fait, il eut le sentiment qu'il fallait vendre beaucoup de livres par jour pour payer les dépenses, et cela l'a empêché de faire confiance au Seigneur et l'a laissé dans une grande servitude; (3) en lui disant qu'il avait "aucun talent" d'orateur public; (4) en lui conseillant de changer sa réunion de Londres en une réunion de style classe biblique. Rogers considéra ce dernier point comme étant une "prise de contrôle de [s]es privilèges". Ensuite, jusqu'à minuit, Zech critiqua Russell sur sa trop grande autorité et son manque d'amour pour les frères, ajoutant: "Frère Russell fait de grands péchés; et, si vous ne voulez pas l'entendre, vous participez à ses péchés". Sur motion, la séance fut levée, et Bryan cria qu'ils seraient pleinement entendus dans quelques jours, qu'une salle serait louée et que "cette chose ne tombera pas, nous allons l'imprimer et la publier au monde entier".[6]

Présentations des opposants

S.D. Rogers

Bien qu'étant pèlerin, Rogers, qui s'occupait de la gestions des livres du mouvement des Étudiants de la Bible en Angleterre, décida de remettre en question les méthodes de vente préconisées par Russell, à savoir le porte à porte, et cela sans avoir reçu d'autorisation préalable par le pasteur. Estimant ses propres méthodes plus efficaces, Rogers fit des collectes de dons et proposait des publications dans des grandes salles louées par le mouvement après avoir délivré un discours public. Russell demanda à Rogers de quitter son poste et de revenir aux États-Unis, ce qu'il fit, mais son influence resta forte dans les ecclasias d'Angleterre.[8]

Les désaccords portait aussi sur des questions doctrinales et sur la personnalité de Russell: selon Rogers, le pasteur était "malhonnête, traître, menteur, pêcheur et fornicateur", ce qui, selon lui, rendait son épouse Maria malheureuse; de même, il était considéré comme très autoritaire car il aurait excommunié tous ceux qui n'adoptaient pas strictement son point de vue sur la rançon.[9]

Russell affirma avoir entendu en détail Rogers à propos de ce qu'il appelle "son plan de mendiant", et ceci en présence de tous les assistants de bureau des époux Russell, le mardi précédant le 15 avril 1894. Ces derniers lui dirent explicitement qu'il rejetaient sa méthode, Rogers estimant ainsi qu'ainsi Russell "rejet[ait] le message du Seigneur", car d'après Russell, Rogers pensait que le Seigneur lui révélait des choses. Puis, les deux jours suivants, Rogers et Otto Von Zech discutèrent ensemble et acceptèrent mutuellement leurs griefs à propos de Russell.[10]

Répondant à ses accusations, Russell affirma ne pas lui avoir interdit de prêcher comme il le souhaitait et de déformer ses propos sur ce sujet.[11] Pour le prouver, il déclara que de grands tableaux d'un coût unitaire de huit dollars destinés avaient été fournis aux adeptes masculins ayant une certaine aisance oratoire et qu'aux environs de février 1894, il avait contacté un peintre à Pittsburg pour préparer cent tableaux en tissu, adaptés aux rencontres en public. Il permit ensuite aux lecteurs de La Tour de Garde de les obtenir à un tiers de leur prix. Ainsi, selon lui, différents petits groupes avaient commencé, lors de petites réunions, à instruire les personnes de cette façon. Russell dit aussi qu'un adepte du nom de Utley, à qui Rogers avait enseigné ses méthodes de prédication, aurait rapporté que celles-ci étaient douteuses, quoiqu'efficaces au niveau des ventes: Rogers se présenterait directement aux portes en tant que "ministre de l'Évangile", ce qui impressionnerait la maîtresse de maison qui consentirait ainsi à acheter les livres, croyait donner à une bonne œuvre.[12]

Une adepte du nom de Burroughs rapporta que Rogers insultait ceux qui refusaient d'acheter les Millenial Dawn,[12] et qu'il se plaignit qu'elle ne lui témoigna pas plus d'attention qu'à un autre, par exemple en ne l'invitant pas à prononcer un discours à la congrégation ni à diriger une réunion du mercredi, ce qu'elle interprète comme de l'orgueil et de l'amertume.[13]

J.B. Adamson

Adamson, le second critique, aurait déjà eu depuis quatre ans des points de vue particuliers sur certaines paraboles — que Russell affirme avoir considérés comme incorrects, trompeurs et enfantins —, points de vue qu'il présenta lors la Convention du printemps 1892, après la clôture de la réunion proprement dite. Toutefois, ses auditeurs n'ont pas adopté ses opinions, et Russell affirma ne pas avoir jugé bon de s'appesantir sur cette affaire, se contentant d'expliquer que les paraboles sont figuratives, qu'il ne fallait pas être dogmatique dans leur interprétation, qu'aucune doctrine ne devait être construite sur des paraboles, et qu'au plus ces dernières pouvaient simplement être utilisées afin illustrer des doctrines déjà expliquées de façon littérale dans les Écritures. Russell déclara avoir appris ultérieurement qu'Adamson était sous l'influence des conspirateurs d'Allegheny depuis plus d'un an, et affirma avoir noté des changements dans ses lettres et dans son zèle pour le travail. Vers mai, plusieurs adeptes auraient écrit à Russell pour l'informer qu'Adamson était en train de préparer un tract qu'il espérait publier, qu'il leur avait écrit pour leur solliciter de l'argent tout en leur demandant la discrétion sur cette affaire, mais ces frères se seraient senti tenus d'en parler à Russell. D'après les lettres, le tract aurait contenu les points de vues d'Adamson sur les paraboles, au moins une ou deux explications de paraboles par Russell ainsi que des extraits d'écrits de ce dernier.[14]

Un adepte du nom de Weber fut sollicité par Adamson et peu après, vint du Maryland à Allegheny, à la demande de Bryan, pour discuter affaires, mais se rendit compte qu'il tentait de le monter contre Russell. Estimant que Bryan était influencé par Adamson, Weber jugea utile que Russell et lui rendent visite à Adamson afin de contrer sa mauvaise influence.[14] La discussion avec le couple Adamson fut courtoise, et Russell souligna ce qu'il considérait être les erreurs d'interprétation de certaines des paraboles, en particulier celle de Matthieu 5:25,26 qui, dans l'interprétation d'Adamson, aurait pu amener à croire que la mort du Christ n'était pas nécessaire comme rançon pour tous; puis ils parlèrent du changement d'attitude de Bryan. Russell s'opposa à la demande d'Adamson — celui-ci souhaitait que son tract soit vendu en même tant que les ouvrages de la série l'Aurore du Millénium — car cela aurait été contraire aux arrangements passés avec les colporteurs. Adamson déclara que le porte-parole de Russell lui avait offert vingt dollars pour qu'il n'imprime pas le tract; selon Russell, il faisait référence à Weber qui n'était pas son porte-parole et avait donc dit cela de son propre chef. Weber expliqua qu'il proposait en fait d'offrir vingt dollars pour couvrir certaines dépenses déjà encourues dans le cas où Adamson souhaitait mettre fin à la préparation du tract et se remettre à promouvoir le travail des colporteurs.[15]

Selon Russell, Adamson avaient deux griefs contre lui: (1) le fait qu'il soit au courant du tract avant sa publication et (2) le fait qu'il lui ait interdit d'utiliser les mentions "Old Theology Tracts" et "Tower Bible and Tract Society, Bible House, Allegheny" qui figuraient déjà en première page du tract, le menaçant de dommages et intérêts si le tract était publié ainsi. Ayant endetté la Tower Publishing Company de 218 dollars, Adamson se vit proposer la possibilité de créditer le tract au nom de cette société, sachant qu'il avait apporté 139 dollars au fonds (Tract Fund), mais à condition qu'il démissionne de la direction de la Watch Tower Society, ce qu'il refusa. Russell précisa qu'Adamson n'avait certes pas reçu de salaire pour son activité religieuse, mais que ses dépenses lui étaient payées, et que sur les 218 dollars dus, une somme de 35 dollars avait été envoyée en espèces à Adamson environ un mois plus tôt pour l'aider à effectuer un paiement sur certains biens immobiliers à Chicago, achetés l'année précédente.[16]

Adamson aurait tenté de faire croire à Russell qu'il fallait qu'il dépense beaucoup d'argent pour contrer le travail de Rogers. À cela, Russell répondit qu'il n'avait dépensé que vingt cents pour quatre timbres, et que cette somme n'était pas à la charge du Tract Fund. Deux de ces timbres étaient destinés à Rogers pour lui indiquer que son talent ne résidait pas dans les discours publics, le troisième était une réponse à Elliot Stock, de Londres, qui s'était plaint que Rogers aurait collecté frauduleusement de l'argent auprès de gens qui s'estimaient ainsi tromper, et le quatrième fut utilisé pour informer Rogers de ces griefs et lui demander de contacter Stock pour s'expliquer.[17]

Otto van Zech

Zech avait quitté l'Église luthérienne pour se joindre aux Étudiants de la Bible. Il possédait un appartement sans loyer et une société qui lui laissait un revenu mensuel d'environ dix dollars. Il se mit à traduire La Tour de Garde en allemand et projeta de faire de même pour le volume 1 de l' Aurore du Millénium.[18] Mais Russell s'aperçut que la traduction en allemand n'était pas rentable, et décida qu'il en serait de même pour le volume 1 de l' Aurore. Or, Zech avait déjà traduit environ 250 pages à ce moment-là; Russell décida de passer un accord avec lui: la part de travail de Zech serait considérée comme étant la réalisation de l'ensemble de la traduction, bien que Russell finirait tout seul de traduire et de publier le livre, à ses propres frais. De ce fait, à la place, Zech demanda à ce qu'il lui soit permis d'apprendre la composition anglaise de l'imprimerie et de préparer La Tour de Garde tous les mois. Russell affirma avoir noté son manque de connaissances du métier et de l'anglais, et l'exhorta à trouver une autre occupation, ce que Zach refusa. Pour son travail, Russell le paya d'abord 35 dollars par mois; puis, quand il devint plus expert et qu'il fut question de s'occuper du volume 2 de l' Aurore du Millénium, le salaire atteignit 40 dollars par mois, et plus tard encore, quand il demanda qu'il soit payé par mesure pour chaque composition, il reçut 40 cents par mille ems (?), ce qui était supérieur au salaire usuel.[19]

Plus tard, Zech hérita de son père une somme comprise entre 15 000 et 18 000 dollars, et décida de faire construire à proximité de la maison du couple Russell qui, par ailleurs, possédait du terrain à ce endroit. Ce dernier consentit, moyennant un certain prix, à lui céder huit lots de petite taille. Russell estimait qu'ils valaient 4 000 dollars, mais fit une remise de 1 000 dollars. Mais, selon Russell, Zech aurait "chuchoté" comme quoi il aurait été dupé. De plus, Zech demanda au pasteur des conseils pour investir une partie de son argent dans une entreprise de pétrolière; Russell le lui déconseilla car il jugeait qu'il serait grandement affectée par une éventuelle perte. Mais le comptable et représentant générale des affaires de Russell, George Rindfuss, qui était alors l'ami intime de Zech, lui donna un avis différent. En conséquence, Zech aurait cru que Russell l'avait conseillé contre ses intérêts afin qu'il ne prospère pas. En outre, vers la même époque, Rindfuss attira l'attention de Russell sur le fait qu'il allait bientôt avoir besoin d'argent et lui suggéra de vendre un 1/8è d'intérêt dans une société de pétrole pour lequel il avait récemment payé 3 500 dollars, et Russell y consentit. Rindfuss lui fit remarquer qu'il pouvait obtenir 3 300 dollars de la part de Zech, mais Russell fut réticent car il estimait que Zech n'était pas habitué aux affaires et, dans le cas où les choses tourneraient mal, qu'il pourrait ensuite le lui reprocher. Mais Zech affirma savoir ce qu'il faisait, et finalement Russell accepta et lui vendit 1/8 d'intérêt pour 200 dollars de moins. Rindfuss paya pour un intérêt similaire acheté auprès d'une autre partie, et Russell resta propriétaire d'1/8 d'intérêt.[20]

Or, contre toute attente, la propriété dans la production de pétrole baissa brutalement, et donc aussi sa valeur, et Zech aurait désigné Russell comme responsable de sa perte. Ce dernier lui conseilla alors de ne plus rien à voir affaire avec le commerce du pétrole, et racheta l'intérêt à 300 dollars, et un autre intérêt acquis de Rindfuss de 300 dollars, et ainsi de paya un total net de 3 386 dollars (incluant les frais et déduisant le pétrole reçus de lui). Cette somme fut payée avec un intérêt de 6%. Entre temps, Zech insista pour que Russell soit son partenaire dans l'imprimerie mais il refusa, lui déconseillant d'investir du temps ou d'argent dans cette entreprise. Cependant, quand il trouva un partenaire et désira effectuer le travail de la Watch Tower, Russell lui accorda une préférence sur les autres, les prix et le travail étant égaux.[21] De plus, Zech désira diriger les publications publiées en allemand et ainsi Russell lui vendit le matériel du volume 1 de l’Aurore du Millénium en allemand, et lui permit aussi de traduire et de publier la série, à la condition qu'il fournisse les livres au même prix que celui destiné aux colporteurs et au public; sinon, le la publication reviendrait à la Tower Publishing Company. La restriction sur le prix fut ensuite modifiée sur les tomes 2 et 3, et ainsi ils furent vendus à un prix supérieur, mais seulement sur ​​le coût. Russell accepta de payer à Zech le prix de détail complet sur ​​tous les Aurore du Millénium en allemand qu'il lui acheta.[22]

Toutefois, en janvier 1893, Zech se serait plaint d'avoir été traité honteusement par Russell, et toutes les parties concernées se réunirent pour entendre l'affaire: il lui aurait reproché d'avoir été limité dans le prix de vente du premier volume de l’Aurore du Millénium; de plus, toute sa famille, y compris sa femme, aurait insisté pour que Russell le paye davantage pour son travail d'impression et de reliure. Russell expliqua qu'il payait Zech environ deux fois plus qu'il aurait pu obtenir ailleurs, et qu'à son point de vue ce n'était pas son devoir de payer un frère plus qu'une entreprise, car c'était au frère d'effectuer le travail pour moins cher. Il estimait que la charité et l'amour devaient s'exercer d'autres manières, comme par exemple, dans son traitement en rapport avec la transaction pétrolière, dans lequel il avait obtenu 2 386 dollars avec intérêts. Zech se plaignit aussi que Russell avait donné un lot d' Aurore à une autre firme pour les imprimer et les relier et qu'il perdait de l'argent sur ​ce travail, à quoi Russell répondit que les autres étaient en plus faible concurrence, et pourtant avaient hâte d'effectuer le travail.[22] Russell dit avoir constaté que la firme de Zech était pleine de travail, et a donc finalement donné un lot à une autre firme pour une économie de 130 $ sur 20 000 livres, et que "les amis", après les avoir entendu tous les deux entièrement jusqu'au 5 février 1893, assurèrent Zech que Russell était non seulement juste, mais très généreux et fraternel envers lui. Dans une lettre datée du 6 février, adressée à Russell, Zech disait s'être trompé dans son jugement sur les accusations portées contre lui et donc exprimer son regret de les avoir exprimées, et que sa femme n'avait pas été d'accord avec son ancien jugement. Tout ceci a conduit à la publication de l'article "The Relative Claims of Love and Justice" dans La Tour de Garde du 1er juin 1993.[23] Russell rappela que lors de Noël 1892, soit un an avant, Zech et sa femme avaient adressé une lettre à Maria et lui-même pour leur exprimer leur profonds amour et gratitude, et s'étonna ainsi que des personnes puissent écrire de telles choses tout en préparant une "bombe" prête à exploser.[24]

(à compléter)

Elmer Bryan

(à compléter)

Réponse de Russell

Discours

L'après-midi du dimanche 8 avril 1894, après le discours, la congrégation fut priée de rester, et Russell s'exprima. On apprit qu'Adamson et Rogers ne s'étaient joints au complot qu'au cours des dernières semaines. Selon Russell, les mobiles de ce complot auraient été l'envie, la jalousie et nuire à la cause qu'il défend,[25] et lui-même, de par sa position religieuse, constituerait une cible de choix pour les critiques.[26]

Publications

Dans l'édition du 1er avril 1894, Russell fit paraître un article intitulé "The Work in England", dans lequel étaient fournis les chiffres de la comptabilité de la vente des livres en Angleterre en rapport avec Rogers.[3]

Une brochure intitulée A Conspiracy Exposed and Harvest Siftings fut écrite par Russell et publiée comme supplément du numéro d'avril 1894 du périodique La Tour de Garde (anglais) afin de contrer la circulation du point de vue des critiques parmi les Étudiants de la Bible. Dans cette brochure, Russell reprit séparément les arguments de ses contradicteurs afin d'en démontrer, à son point de vue, la fausseté.

Un numéro spécial du magazine, de juin 1894, fut publié dans le même but.

Tournée de Maria

En 1894, Maria Russell fit une tournée afin de visiter plusieurs congrégations. Lors de ces visites, elle prit la défense de son mari en prononça des discours qui lui étaient favorables. Elle dénia les accusations relatives au fait qu'elle aurait été malheureuse dans sa vie de couple. Elle écrivit des lettres en réponse aux accusations, lettres qui furent imprimées dans La Tour de Garde.

Voir aussi

Ressources sur le sujet

  • Blandre, Bernard (1988), "Aux origines des étudiants de la Bible et des Témoins de Jéhovah - Attentes et débats 1873-1919", Mouvements religieux, Sarreguemines: Association d'étude et d'information sur les mouvements religieux, pp. 11-14
  • Russell, Charles Taze (25 avril 1894) (anglais), A Conspiracy Exposed, Watch Tower, format pdf

Références

  1. Arrowup.png Russell, 1894, p. 4
  2. Arrowup.png Russell, 1894, p. 5
  3. 3,0 et 3,1 Russell, 1894, p. 6
  4. Arrowup.png Russell, 1894, p. 8
  5. Arrowup.png Russell, 1894, p. 9
  6. 6,0 et 6,1 Russell, 1894, p. 11
  7. Arrowup.png Russell, 1894, p. 10
  8. Arrowup.png Zydek, 2010, p. 147
  9. Arrowup.png Blandre, 1988, p. 11,12,14
  10. Arrowup.png Russell, 1894, p. 7
  11. Arrowup.png Russell, 1894, p. 14
  12. 12,0 et 12,1 Russell, 1894, p. 15
  13. Arrowup.png Russell, 1894, p. 16
  14. 14,0 et 14,1 Russell, 1894, p. 17
  15. Arrowup.png Russell, 1894, p. 18
  16. Arrowup.png Russell, 1894, p. 19
  17. Arrowup.png Russell, 1894, p. 20
  18. Arrowup.png Russell, 1894, p. 21
  19. Arrowup.png Russell, 1894, p. 22
  20. Arrowup.png Russell, 1894, p. 23
  21. Arrowup.png Russell, 1894, p. 24
  22. 22,0 et 22,1 Russell, 1894, p. 25
  23. Arrowup.png Russell, 1894, p. 26
  24. Arrowup.png Russell, 1894, p. 27
  25. Arrowup.png Russell, 1894, p. 12
  26. Arrowup.png Russell, 1894, p. 13