Jean-Marc Florand

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Jean-Marc Florand (né 26 juillet 1955, Montreuil, Seine-Saint-Denis) est un avocat parisien, "disciple de Vergès". Il est docteur d’État en Droit privé depuis 1985. Le 8 octobre 1993, il effectua sa prestation du serment d'avocat et en mai 2002, il permit l'acquittement de Patrick Dils.

Parcours professionnel

Florand choisit de défendre les minorités, toutes celles qui se présentent, les gays comme les témoins de Jéhovah ou les raëliens. Avec un principe, la défense des libertés: "Je n'aime pas que la République emmerde les gens sur leur vie, je n'aime pas qu'on discrimine au pays des droits de l'homme, je n'aime pas qu'on embête les gens parce qu'ils prient à genoux ou en latin". C'est lui qui a élaboré le statut juridique du Pacs, avec le sénateur socialiste de la Haute-Saône, Jean-Pierre Michel. Il se "flatte" aussi d'avoir impulsé le texte à l'origine du statut des objecteurs de conscience: "Il y avait chez les Témoins de Jéhovah des fournées de 30, 40 qui passaient devant la chambre militaire de Reims. Ils allaient tous au trou!"[1]

Il représente l'association AIVIDEM (Association d'Aide aux Victimes de Discrimination et de Médiation) et plusieurs particuliers estimant avoir été victimes de "délations" de la part de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes des sectes (UNADFI)[2] qui demandent, avec la CAP LC la dissolution de cette association loi 1901 reconnue d'utilité publique depuis 1996. Ils ont été débouté de cette demande par le tribunal de grande instance de Paris le 13 décembre 2005, puis par la cour d'appel de Paris en mai 2007, mais entendent amener l'affaire jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme.[3]

Jean-Marc Florand donne une interview sur le site du CICNS, site défendant les "minorités religieuses" couramment appelées "sectes", où il donne sa vision de la situation de ces "nouvelles spiritualités" en France. Il y compare la lutte "anti-sectes" au procès d'Outreau, expliquant que comme pour les enfants de cette affaire, on découvrira avec le temps que des ex-adeptes peuvent mentir. Il dit être très confiant dans la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg pour remédier à cet état de fait et déclare que le problème des sectes est inexistant en France.[4]

Contributions sur les Témoins

Articles

  • 5 juin 1986: "Problématique d’une loi sur les sectes", Les Petites Affiches, n°67, avec Olivier Louis Séguy.
  • 17 octobre 1986: "L'émergence judiciaire du phénomène sectaire", avec Olivier Louis Séguy, (actuellement responsable du CESNUR France). Sur le refus par le conseil d’État d'accorder le statut cultuel à l'association "Les Témoins de Jéhovah".[5]
  • 1er janvier 1993: "L'adoption d'un enfant mineur par des parents Témoins de Jéhovah" (avec Benoït Jorion), Les Petites Affiches.
  • 22 novembre 1998: Cité dans le Réveillez-vous!, concernant le traitement des Témoins de Jéhovah en France, il aurait déclaré "C'est une mauvaise chose pour la France et la liberté de religion, en tant que catholique cela me choque".[6]

Colloques

  • 26 novembre 1993: Les Témoins de Jéhovah, le droit de la famille, de la santé, du service national et les libertés publiques, Colloque organisé à l'Assemblée Nationale par Jean-Marc Florand, par l'intermédiaire du Centre de formation et d’études judiciaires.
  • 29 janvier 2003: Les nouvelles formes du sentiment religieux: un défi pour la laïcité moderne organisé par le Centre de formation et d'études judiciaires. Sont intervenus à ce colloque: Jean Baubérot, Dominique Kounkou, Maître Olivier-Louis Séguy, Raphaël Liogier, Régis Dericquebourg, Jacques Robert.

Livres

  • Les nouvelles formes du sentiment religieux : un défi pour la laïcité moderne?, éditions L'Harmattan, actes du colloque du même nom où est intervenu Régis Dericquebourg

Références