John Sunderlin

Un article de Témoins de Jéhovah: TJ-Encyclopedie, l'encyclopédie libre sur les Témoins de Jéhovah.
Aller à : navigation, rechercher
John Sunderlin
Nom complet John Corbin Sunderlin
Naissance 20 juin 1835
Fort Ann, New York
Décès 23 avril 1911
Blairstown, New Jersey
Nationalité Etats-Unis.jpg Américaine
Occupation colporteur, rédacteur de la Zion's Watch Tower
Connu(e) pour avoir distribué la brochure Food for Thinking Christians à Londres
Parents Lewis B. Vorce
Jane Ann Corbi
Conjoint Harriet A. Penny
Enfants 5 enfants

John Corbin Sunderlin (né John Corbin Vorce, 20 juin 1835, Fort Ann, New York - 23 avril 1911, Blairstown, New Jersey) fut un colporteur et un rédacteur de la Zion's Watch Tower lors des premières années du périodique.

Jeunesse, famille et profession

Les parents de Sunderlin étaient Lewis B. Vorce et Jane Ann Corbin.[1] Orphelin de mère à l'âge de trois mois, il prit son nom définitif lors de son adoption à neuf ans. En 1856, Sunderlin changea de profession: délaissant l'agriculture et la recherche mécanique, il se tourna vers la photographie qu'il pratiqua dans un cadre itinérant. Pendant la guerre civile, il s'enrôla dans la cinquième infanterie des bénévoles du Vermont et devint sergent. Soldat pendant trois ans de la guerre civile, il fut blessé lors la bataille de Fredericksburg et contracta la fièvre typhoïde, et recouvrit la santé à l'hôpital de Georgetown. Ensuite, il vécut à Fort Edward, dans l'État de New York, reprenant sa profession de photographe jusqu'en 1870, puis devint pasteur méthodiste.[2]

Sunderlin épousa Harriet A. Penny le 19 août 1855 à Pitsstown. Celle-ci était née le 23 avril 1832, à Pittstown, New York, et était la fille d'Edward Penney et d'Amanda Townsend; elle décéda le 14 juin 1899. Cinq enfants naquirent de cette union: Joseph L.B. (né 15 novembre 1857), Mary Jane (née 18 janvier 1860), Harriet Amanda (née 28 janvier 1862), Martha Ann (née 20 mai 1865) et Jouh Edward (né 6 juin 1873).[1]

Parcours avec les Étudiants de la Bible

Quand il devint Étudiant de la Bible, Sunderlin abandonna son engagement dans l'Église méthodiste et reprit son ancienne profession.[2] Entre 1880 et 1884, il écrivit un grand nombre d'articles dans le périodique Zion's Watch Tower, traitant principalement du thème de l'édification des chrétiens. De ce fait, il contribua grandement lors des premières années du périodique.[3] Lorsqu'un article d'avril 1881 de la Zion's Watch Tower intitulé "Wanted 1,000 Preachers" lança un appel à des volontaires pour distribuer les publications de la Société Watch Tower, notamment les Day Dawns et les tracts, et pour obtenir des abonnements au périodique, Sunderlin fut le premier à répondre à cet appel, devenant ainsi un colporteur, et fut rapidement rejoint par Robert Bailey du Michigan. En septembre de la même année, il fut envoyé avec J.J. Blender au Royaume-Uni par Charles Taze Russell pour superviser la diffusion de la brochure Food for Thinking Christians.[4][5] À Londres qui était son lieu d'affectation, Sunderlin embaucha près de cinq cents garçons de courses pour diffuser les brochures dans la ville.[6] De ce fait, cette démarche constitua en outre la première tentative de prédication à l'extérieur des États-Unis.[7]

En octobre 1881, Sunderlin était déjà revenu du Royaume-Uni car il souffrait de fièvre rhumatismale qui le confinait au lit;[8] en décembre, il souffrait toujours beaucoup physiquement.[9] En mars 1882, il était victime de surmenage, du fait d'un "incident relatif aux arrangements pour la répartition de [la brochure] Food en Grande-Bretagne et Irlande"; il était alors "occupé dans le voisinage de son domicile, dans la mesure de ses capacités".[10] En juillet de la même année, il était à nouveau malade et alité.[11] En septembre, il allait mieux, mais n'était pas en mesure d'écrire ou de prêcher.[12] Environ un mois plus tard, il déclara prendre jusqu'à six doses de morphine à cause de la douleur, mais un nouveau traitement (la thérapie par l'oxygène composé) le fit aller mieux.[13]

Après les Étudiants de la Bible

Il semble qu'en 1883, lorsque John Paton publia son magazine The World's Hope, redéfinit la rançon et ainsi se dissocia de Russell, Sunderlin s'est alors rallié à lui;[14] d'ailleurs, ultérieurement, dans une lettre datée du 9 juillet 1896 adressée à sa femme Maria et présentée comme pièce n°2 lors de leur séparation légale, Russell le lista parmi les "conspirateurs" qui l'avaient critiqué. Sunderlin déménagea à Flemington, dans l'État du New Jersey, et en 1902, acquit un studio à Blairstown. Il fut reconnut dans sa profession car l'American Journal of Photography et ​le Wilson's Photographic Magazine ​louèrent son travail, respectivement en 1893 et en 1899.[2] En 1903, une biographie rapporta qu'il fut membre des francs-maçons, de la Grande Armée de la République, des Odd Fellows et du parti de la prohibition de New York.[1] Une pneumonie l'emporta le 23 avril 1911.[2]

Voir aussi

Références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Bascom, Robert O. (1903) (anglais), The Fort Edward Book, J.D. Keating, Université de Harvard
  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 Schulz, 2008
  3. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 4
  4. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 9
  5. Arrowup.png WTBTS (2000), Annuaire des Témoins de Jéhovah, Watch Tower Bible & Tract Society, p. 69
  6. Arrowup.png WTBTS (1973), Annuaire des Témoins de Jéhovah, Watch Tower Bible & Tract Society, p. 86
  7. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 19
  8. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), octobre/novembre 1881, R291, p. 5, article "In the Vineyard"
  9. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), décembre 1881, R300, p. 2, article "View from the Tower"
  10. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), mars 1882, R325, p. 1, article "View from the Tower"
  11. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), juillet 1882, R367, p. 1, article "View from the Tower"
  12. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), septembre 1882, R388, p. 1, article "View from the Tower"
  13. Arrowup.png Zion's Watch Tower (anglais), octobre/novembre 1882, R412, p. 8, article "Letter from Brother Sunderlin"
  14. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 39