Joseph Russell

Un article de Témoins de Jéhovah: TJ-Encyclopedie, l'encyclopédie libre sur les Témoins de Jéhovah.
Aller à : navigation, rechercher
Joseph Russell
Nom complet Joseph Lytel Russell
Naissance 4 juillet 1813
Londonderry, Irlande
Décès 17 décembre 1897
Pittsburgh, États-Unis
Nationalité Etats-Unis.jpg Américaine
Occupation Businessman
Connu(e) pour Père de Charles Taze Russell
Parents Thomas Russell
Fannie Russell
Frères et sœurs 3 frères et 3 sœurs
Conjoint Ann Eliza Birney (jusqu'en 1861)
Emma Ackley (1879-1897)
Enfants 6 enfants

Joseph Lytel Russell (4 juillet 1813, Londonderry, Irlande - 17 décembre 1897, Pittsburgh) était le père du fondateur de la Société Watch Tower, Charles Taze Russell. Il participa financièrement à l'établissement de la Société et soutint son fils jusqu'à sa mort.

Biographie

Né à Londonderry dans la province de l'Ulster, Irlande, en 1813, Joseph était le septième et dernier des enfants de Thomas et Fannie; il était de religion Presbytérienne.[1] Rejoignant son frère aîné Charles Tays Russell, il arriva aux États-Unis en 1841 et demanda la naturalisation en octobre 1846, ce qu'il obtint le 26 octobre 1848.[2][3] Il travaillait d'abord dans la même entreprise que son frère, puis ouvrit une mercerie où il vendit des accessoires pour hommes (bouton de manchette, foulards, bretelles...), laquelle, située au 96 Liberty Street, à Allegheny, était prospère au moment de son mariage avec Ann Eliza Birney, apparemment rencontrée en Amérique.[4] Toutefois, il connut une faillite commerciale en 1855.[5]

Joseph eut cinq enfants: Thomas, Margaret Mae, Charles Taze, Lucinda et Joseph Lytel Jr;[6] toutefois, trois d'entre eux décédèrent durant leur petite enfance. Selon le recensement de 1860, la famille vivait alors dans le 7è Quartier de Philadelphie, en Pennsylvanie. Devenu veuf en 1861, Joseph dût s'occuper tout seul de l'éducation de ses deux enfants restants. Il s'intéressa à l'Adventisme, comme le prouve une correspondance qui figura dans Herald of Life and the Coming Kingdom, un magazine de cette mouvance.[7] Selon l'historien Timothy White, la relation entre Joseph et son fils Charles était celle "d'une intimité aimante et d'un respect mutuel".[8]

Les problèmes financiers ne se résorbèrent que vers le début des années 1870. Joseph ouvrit alors un deuxième magasin, l'entreprise étant connue sous le nom "JL Russell & Son", avec plusieurs petits magasins périphériques éparpillés dans la région de Pittsburgh. Joseph et son fils louaient des locaux pour leur commerce, comme cela ressort du fait que les deux premiers magasins changeaient d'adresse annuellement. La famille acheta sa maison de l'Avenue Cedar après avoir reçu son héritage de la part de Charles Tays, vers 1877-78. Vers 1879-80, Joseph établit un partenariat avec N.M. Thomas dans l'entreprise de ferraille "Russell & Thomas", partenariat qui dura deux ans maximum. Vers 1881, il forma la "Pittsburgh Scrap Metal Company Limited", avec le comptable Charles G. Redrup comme possible partenaire de gestion pendant deux ans. À cette époque, l'entreprise J.L. Russell & Son prit fin, et Charles Taze commença à diriger "Russell & Co".[9]

Joseph fit partie d'une classe d'étude biblique à Allegheny, et c'est lors de ces études qu'il rencontra, au début de l'année 1879, la famille Ackley.[10] La même année, il épousa l'une des filles de cette famille, Emma, qui avait alors 25 ans, tandis qu'il était âgé de 65 ans (ce genre de mariage n'était toutefois pas rare à cette époque).[11] Emma était la sœur de Maria, qui devint l'épouse de Charles. Deux ans plus tard, Joseph et Emma eurent une fille, Mabel.[5]

Joseph fut associé à son fils au sein de la Société Watch Tower,[12] étant le vice-président lors de la fondation de l'organisation, et participant alors financièrement à hauteur de 1000 dollars. Il écrivit des lettres qui parurent dans La Tour de Garde (anglais) de mai 1888 dans laquelle il expliquait qu'il était prêt à donner à la Watch Tower un terrain de dix acres situé près de Pinellas,[13] et dans La Tour de Garde (anglais) de mai 1889 où il mentionna sa fille Mabel.[14] Vers 1894, il écrivit une autre lettre à son fils afin de le soutenir lors de la contestation de certains collaborateurs de la Watch Tower qui aboutit au schisme de 1894. Cette lettre figura dans La Tour de Garde d'avril dans le but de prouver que Charles était toujours en bon termes avec ses proches, contrairement à des rumeurs qui prétendaient que tous ses premiers associés l'avaient abandonné.

Lors de la mort de son frère Charles Tays le 26 décembre 1875, Joseph, désigné comme exécuteur testamentaire de ce dernier, reçut 1 000 dollars, comme cela était stipulé dans le testament. Contrairement à certaines affirmations, Joseph ne fut pas membre de la franc-maçonnerie, comme l'ont révélé des recherches effectuées par l'ex-Témoin Barbara Anderson.[15]

Un article annonçant la mort de Joseph parut dans le numéro de La Tour de Garde (anglais) du 1er janvier 1898, dans lequel Charles le dépeignit comme un père aimant qui était zélé dans les activités religieuses. Il fut le neuvième et dernier de la famille Russell à être enterré dans le lot familial (section 7, lot 17) du cimetière d'Allegheny.

Dans les publications

Lettre en faveur de son fils

Voici la lettre de Joseph publiée dans A Conspiracy Exposed du 25 avril 1894, p. 176, R 1664:

"Mon cher fils,

"C'est avec amour et sympathie dans mon cœur que je t'écris en ce moment, après avoir lu le compte rendu complet de tes épreuves et troubles parmi ceux que tu avais accepté comme frère en Christ. Il semble presque incroyable que ces gens pouvaient être coupables d'une telle conduite méchante et méprisable envers toi, de qui ils avaient reçu tant de marques de bonté. Mais, mon cher fils, ce sont quelques unes des épreuves auxquelles nous pouvons tous nous attendre - en particulier ceux engagés dans le travail de "moisson". Je suis fier de la noble défense que tu fais pour la justification de ta conduite, et surtout dans la cause de la Vérité que nous aimons tous tellement. Je suis convaincu que tu sortiras de cette épreuve plus lumineux et plus apprécié dans ton caractère et tes œuvres que tu ne l'a jamais été auparavant. Le bon Seigneur, qui a testé tes œuvres, te promouvra à des honneurs encore plus élevés dans son Royaume. Je prie afin qu'il te bénisse toujours et te soutienne dans chaque bonne parole et œuvre; et à lui nous attribuons toutes les louanges éternellement. Amen.

"Mais tout confiant que le résultat sera une victoire finale pour la Vérité, il est très pénible pour celui qui a travaillé tard et tôt pendant les vingt dernières années pour la cause de la Vérité, d'avoir ses amis supposés se retourner contre lui et le stigmatiser comme un menteur et un hypocrite. Oh! C'est terrible! (...) Je pense souvent à toi et à tes nombreuses épreuves, dont tu sembles affronter très courageusement. Mais avec une conscience approuvée, un homme peut se tenir comme important, surtout si le Seigneur est de son côté pour aider et fortifier.

"S'il te plaît, élargis à ta chère épouse mes plus sincères félicitations à propos de sa défense noble de son mari et la cause de la Vérité dans cette dure épreuve.

"Avec amour et félicitations venant de nous tous, je reste ton père aimant."

JOSEPH L. RUSSELL

Annonce de sa mort

La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1898, p. 4, R 2239:

JOSEPH L. RUSSELL, DÉCÉDÉ

"L'éditeur a perdu son plus vieux, éprouvé et vrai ami - son père selon la chair, son Frère selon l'esprit; bien connu d'un assez grand nombre de nos lecteurs. Il était dans sa 84e année, et les charges et les handicaps de la vie dans les conditions actuelles en étaient peu à peu venus à l'emporter sur ses plaisirs, de telle sorte qu'il était content d'entrer dans le repos; - le repos qui reste pour le peuple de Dieu. La mère de l'éditeur, une noble femme chrétienne, dont les instructions et l'exemple sont encore frais à sa mémoire et ne sera jamais oublié, est décédé alors qu'il n'avait que neuf ans; et depuis ce temps son père comblé noblement le bureau des deux parents. Ses soins, ses remontrances, son aide dans les sentiers de la justice ne sera jamais oublié.

"La mère de l'éditeur, une noble femme chrétienne, dont les instructions et l'exemple sont encore frais à sa mémoire et ne seront jamais oubliés, est décédée alors qu'il n'avait que neuf ans; et depuis ce temps son père a rempli noblement la fonction des deux parents. Ses soins, ses avertissements, son aide dans les sentiers de la justice ne seront jamais oubliés.

"Mais c'est après que nous soyons venus sous les premiers rayons de "vérité présente" que son amitié est devenue la plus précieuse. Il fut l'un des premiers à accepter le message de la moisson tel qu'énoncé dans ZION'S WATCH TOWER, MILLENNIAL DAWN, etc. Bien que n'étant pas doué comme un enseignant de la bonne nouvelle, que ce soit par la voix ou par la plume, il a manifesté son zèle pour le Seigneur et sa cause de diverses façons - il a prêté et a donné des milliers de tracts et de DAWNS, en plus de contribuer financièrement pour leur publication. Il était l'un des fondateurs de la Tract Society; donnant volontairement 1000 $ à la première souscription lors de son organisation, - un don important pour ses moyens. Sa plus grande serviabilité était cependant dans son encouragement personnel de l'éditeur, en chaque visite et à chaque lettre, il a cherché à "soutenir nos mains". Cela a été spécialement perceptible à ces moments-là puisque le Seigneur a permis à l'Adversaire d'attaquer l'œuvre, et l'éditeur comme l'un de ses représentants.

"Dans son cas nous nous sommes rappelés des paroles de l'Apôtre en Hébreux 10:32-34. Il avait l'esprit du martyre, et s'il n'est pas entré au plus fort de la lutte et ne supporta pas le poids des attaques de l'Ennemi, il a sûrement été un personne encourageante fidèle et un "compagnon de ceux qui étaient tellement habitués" et qui "a eu de la compassion sur moi dans mes liens". Et comme l'Apôtre ajoute, ainsi nous ajoutons pour l'encouragement de tous ceux dont le Seigneur n'a pas cédé à son devoir en face de la bataille:

""N'abandonnez donc pas votre confiance à laquelle est attachée une grande récompense." "Car Dieu n'est pas injuste pour oublier votre œuvre et de l'amour que vous avez ... manifesté aux saints." - Héb. 10:35; 6:10

"Notre dernière conversation avant qu'il ne devienne inconscient était en rapport avec notre bienheureuse espérance de la vie éternelle par le Christ, notre cher Rédempteur, et la gloire promise future dans laquelle l'Apôtre fait savoir qu'il y aura différents degrés de luminosité, comme "une étoile diffère d'une autre étoile en gloire". (1 Corinthiens 15:41) Humble d'esprit, simple et ni vaniteux ni vantard, il a déclaré qu'il ne s'attendait pas à une position de premier plan ou grandiose dans le Royaume du Seigneur, mais qu'il avait néanmoins pleine confiance - pas dans sa propre perfection mais dans la perfection du Seigneur, le sacrifice et l'amour et la grâce, - et il était persuadé donc qu'une place était réservée pour lui et était satisfait d'avoir de l'importance ainsi.

"Il ne s'agit pas pour nous de dire ce que doit être sa bénédiction et récompense: le Juge plein de grâce nous estimera pas moins si notre confiance est en lui, plutôt que sans vergogne en nous-mêmes; mais nous pouvons dire de père un certain nombre de choses sans se vanter de lui ou pour lui. Il était un amoureux de la justice. Il marchait, non selon la chair mais selon l'esprit. Il a été un vrai compagnon de joug et une aide dans la cause du Seigneur. Il a combattu le bon combat - s'efforcer de vaincre sa propre volonté et hériter du péché et résister au monde et au diable. Il a gardé la foi - ne l'a pas déniée, - la confesser en parole et en acte jusqu'à la fin, s'appuyant sur et étant confiant dans le cher Rédempteur. Il a fini sa course, et le juste Juge, dans la grâce de qui il avait confiance, lui accordera une bonne part dans la maison du Père de nombreuses demeures."

Voir aussi

Références

  1. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1955, article "Part 1—Early Voices (1870–1878)", p. 7: "Both parents were Presbyterians of Scottish-Irish lineage."
  2. Arrowup.png Zydek, 2010, p. 4
  3. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 7 de l'Index
  4. Arrowup.png Zydek, 2010, p. 5
  5. 5,0 et 5,1 Parkinson, 1999, p. 1
  6. Arrowup.png Zydek, 2010, p. 6
  7. Arrowup.png Penton, James A. (1997, 2è éd.) (anglais), Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, Toronto: University of Toronto Press, pp. 14,339 (ISBN 0-8020-7973-3)
  8. Arrowup.png Wills, Tony (2006, 2è éd.) (anglais), A People for His Name: A History of Jehovah's Witnesses and an Evaluation, Morrisville: Lulu Enterprises, p. 3 (ISBN 978-1-4303-0100-4)
  9. Arrowup.png JW Divorces (anglais), "The Internet's Best Financial Biography of Charles Taze Russell — The Secret Business History of Charles Taze Russell Hidden for Decades by the Watchtower Society", jwdivorces.bravehost.com. Consulté le 15 février 2012
  10. Arrowup.png Zydek, 2010, p. 61
  11. Arrowup.png Zydek, 2010, p. 63
  12. Arrowup.png Watch Tower Bible and Tract Society, 1993, p. 43
  13. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), mai 1888, p. 2, R 1033,1034
  14. Arrowup.png Parkinson, 1999, p. 5
  15. Arrowup.png Jehovahs-Witnesses.Net (2005) (anglais), "Here's PROOF that Charles Taze Russell Was NOT a Pennsylvania Freemason", jehovahs-witness.net. Consulté le 18 novembre 2011