Noël

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La Société Watch Tower enseigne actuellement que la célébration de Noël n'est pas pour les chrétiens, notamment du fait de son origine païenne, et qu'en conséquence les adeptes Témoins de Jéhovah doivent strictement rejeter tout ce qui concerne cette fête. Toutefois, historiquement, l'organisation religieuse n'a pas toujours adopté un point de vue aussi intransigeant sur cette question: en effet, du temps de Charles Taze Russell, le fondateur de la Watch Tower, il n'y avait aucune objection à célébrer cette fête, et cela bien qu'il reconnaissait déjà que le 25 décembre n'était pas la date de naissance du Christ et trouvait son origine dans le paganisme. C'est au début des années 1920, sous la présidence de Joseph Rutherford, que Noël commença à être critiquée pour son côté commercial et ses origines païennes, au point d'être finalement interdite à la fin des années 1920.

Historique

1879-1921: Acceptation

Déjà en 1881, Russell reconnaissait que le 25 décembre comme date de la naissance du Christ était erronée, en décalage d'environ trois mois avec les données bibliques, qu'il s'agissait d'une fête païenne nommée Noël "en mémoire d'une grande Déesse".[1] De même, dans le livre Le temps est proche!, le deuxième volume des Études dans les Écritures, il reconnaissait: "Certains écrivains de l'histoire de l'Église prétendent même que le jour de Noël fut célébré à l'origine comme la date de l'annonciation par Gabriel à la vierge Marie en Luc 1:26. Il est certain qu'une telle date, au cœur de l'hiver, ne s'accorde guère avec la déclaration de l'Écriture qu'au temps de la naissance du Seigneur, les bergers étaient dans les champs avec leurs troupeaux."[2] Bien que l'origine païenne de Noël était alors clairement indiquée dans La Tour de Garde,[3] il n'y eut pas à l'époque d'article de fond s'étendant sur cet aspect au-delà de quelques lignes: manifestement, cela n'était pas alors un sujet de préoccupation.

Au contraire, l'époque de Noël était perçue comme bénéfique car elle "apport[ait] toujours une leçon associée à notre Sauveur et au grand salut, le don de Dieu, fourni à travers lui".[4] De ce fait, Russell ne voyait aucune objection à ce que ses fidèles célèbrent Noël, écrivant que rien ne l'interdisait dans la Bible, que Jésus n'avait rien déclaré sur un sujet pourtant aussi important et que cette fête permettait de pratiquer le bien;[5] Noël était alors simplement considérée comme "une commémoration volontaire d'un grand fait plutôt que d'une date donnée", et ainsi les Étudiants de la Bible étaient encouragés "à la célébrer décemment à l'époque habituelle".[6] Le livre Daily Heavenly Manna, qui contenait des textes bibliques journaliers, indiquait des idées similaires pour le jour du 25 décembre.

De ce fait, loin de se démarquer de leurs contemporains, les Étudiants de la Bible adoptaient une attitude tout à fait traditionnelle sur la célébration de Noël. Plusieurs adeptes dont les lettres furent publiées dans les colonnes du périodique La Tour de Garde présentaient leurs vœux pour Noël. Par exemple, fin 1899, Alice G. James, de l'Illinois souhaita, "avec beaucoup d'amour chrétien, un joyeux Noël et une bonne année".[7] Quelques années après, une lettre d'une adepte du Missouri se conclut par ce souhait: "Je vous souhaite un très joyeux Noël et une heureuse et profitable nouvelle année".[8] En 1910, Russell lui-même souhaita un bon Noël à ses fidèles.[9] De plus, il envoyait une lettre de Noël en guise de salutation aux colporteurs.[10] On apprend de sa propre main qu'il avait, avec son épouse Maria, invité d'autres fidèles, dont le couple Zech, pour le repas de Noël de l'année 1892.[11] Les cadeaux de Noël étaient perçus comme une expression d'amour de la part de celui qui en était l'auteur.[12] Selon un récit ultérieur de la Watch Tower, Noël était alors fêtée dans l'ancienne Maison de la Bible à Allegheny, avec un arbre décoré dans le réfectoire; Russell offrait alors aux béthélites des pièces d'or de cinq ou dix dollars et disait: "Joyeux Noël à tous!"[13]

La Tour de Garde présenta certaines publications du mouvement comme constituant les cadeaux de Noël les plus utiles pour tout le monde,[14] et rappelait à chaque fin d'année à ses lecteurs de prévoir de les offrir pour cette fête, idée que certains suivaient.[15][16][17][18][19][20][21] De plus, le magazine fit la promotion de cartes de Noël.[22]

Au début de la présidence du successeur de Russell, Joseph Rutherford, les Étudiants de la Bible continuèrent à célébrer Noël. En 1919, Rutherford remercia les fidèles qui avaient envoyé de nombreux cadeaux de Noël à lui et à ses associés alors incarcérés.[23] Dans les deux mois qui suivirent, Harriet, l'épouse de George Fisher,[24] ainsi que l'épouse de Clayton Woodworth, firent de même.[25] À cette époque-là, le même raisonnement que celui de Russell était tenu: la date du 25 décembre comme date de la naissance de Jésus était incorrecte, mais cela n'empêchait pas de célébrer Noël.[26]

Voici plusieurs pages de publications des Étudiants de la Bible proposant les écrits de la Watch Tower comme cadeaux de Noël (images 1 à 3), et les vœux de Noël de Russell (image 4):

1921-1927: Hésitations

Célébration du dernier Noël au Béthel, en 1926

Un premier article défavorable parut en mai 1921 dans L'Âge d'Or, critiquant les origines païenne de la fête et de l'arbre de Noël, acceptés par la chrétienté "apostate". Ironiquement, l'absence de toute mention de cette fête dans la Bible — ce qui était considéré par Russell comme une autorisation implicite, rien n'indiquant qu'il était interdit de la célébrer — est désormais perçu sous un angle restrictif, c'est-à-dire il n'est pas requis des chrétiens de la célébrer.[27] L'année suivante, l'origine du Père Noël fut à son tour critiquée; il était alors recommandé de dire la vérité aux enfants mais Noël n'était pas interdit, pourvu que l'on pensait à Jésus.[28]

En décembre 1923, un poème intitulé "Christmas" parut dans La Tour de Garde,[29] et un autre, écrit par Frederick Lardent, dans L'Âge d'Or.[30] Ce même mois, un article vilipenda Noël pour son côté commercial,[31] tandis qu'un autre loua cette fête pour la féérie et la magie qu'elle dégageait.[32] En 1924, il était encore conseillé de commander rapidement le calendrier de l'année suivante afin qu'il soit reçu pour Noël. De même, une publicité parut dans L'Âge d'Or pour rappeler qu'il était possible de commander des publications des Étudiants de la Bible et de les envoyer comme cadeaux de Noël.[33]

En 1925, la fête de Noël fut présentée comme étant marquée par l'hypocrisie, et la combinaison de différents facteurs (commerciaux, politiques et ecclésiastiques) à cette occasion n'honorait pas le nom de Dieu.[34] Cette même année, Rutherford prononça un discours de Noël le 24 décembre, à 20h40, sur la station WBBR,[35] et l'année suivante, discours, chants et hymnes étaient toujours au programme.[36] En 1926, un article continuait de promouvoir le raisonnement adopté par Russell: la date de Noël était erronée, mais peu importait, l'essentiel étant de penser à Jésus.[37]

Voici un poème de Noël dans une publication (image 1), un article élogieux sur Noël (image 2) et un autre indiquant qu'il faut célébrer cette fête bien que la date soit erronée (image 3):

1927-aujourd'hui: Condamnation

Dessin d'un arbre de Noël, avec ses racines dans le paganisme (Réveillez-vous!, 22 décembre 1947)

En décembre 1927 parut le premier article condamnant ouvertement la célébration de Noël: rédigé par J.L. Bolling, cet article dénonçait cette fête comme étant païenne, marquée par l'hypocrisie, les beuveries, et comme étant partie intégrante de l’Église catholique. De plus, si Jésus avait voulu que l'on célèbre sa naissance, il aurait donné la bonne date. La fêter revenait à faire allégeance envers Rome et à recevoir la "marque de la bête". En conséquence, les Étudiants de la Bible devaient strictement s'en abstenir.[38] Cette même année, le livre Daily Heavenly Manna, qui se positionnait en faveur de Noël, ne fut plus utilisé, et remplacé par l’Annuaire.

Dès l'année suivante, Rutherford prit position contre Noël dans un discours sur la WBBR, discours publié dans L'Âge d'Or, cette fête étant présentée comme une célébration extrêmement commerciale, permettant d'enrichir le clergé et les commerçants.[39] En décembre, un long article de sept pages de Richard H. Barber interdit définitivement l'observance de Noël: cette fête est, livres à l'appui, d'origine païenne, basée sur un mensonge — or, c'est le Diable qui est à l'origine des fausses doctrines —; c'est un moment de tension nerveuse et de préoccupation qui devient un fardeau pour les gens; Jésus n'a pas demandé d'observer sa naissance, mais sa mort, et le Diable a tout fait pour détourner de la rançon; c'est un moment de beuveries, de compétition, de rivalités pour offrir des cadeaux souvent inutiles, ce qui endette les gens; les parents mentent aux enfants en revêtant les habits du Père Noël; la date correspond en réalité à la naissance du méchant biblique Nimrod; etc.[40]

En février 1929, L'Âge d'Or jugea bon de préciser qu'il n'y avait pas de connections entre le magazine et le bolchévisme, celui-ci ayant désormais interdit les célébrations de Noël en Russie, trois jours seulement après l'article ayant dénoncé "l'idée de Noël toute entière comme étant non scripturaire".[41] En décembre de la même année furent éditées plusieurs lettres de fidèles exprimant leur accord avec l'article de Barber au sujet du rejet de Noël, et chacune d'elles apportaient des arguments en défaveur de cette fête.[42][43][44][45][46][47] À partir des années 1930, Noël fut citée entre guillemets et présentée comme comme étant "ce qui est appelé" ainsi et "soi-disant" Noël, autant de signes de dépréciation de la part des rédacteurs.[48][49][50]

En 1930, L'Âge d'Or justifia la chute du nombre de cartes de Noël en 1929 par le fait que les Étudiants de la Bible rejetaient désormais cette fête (!).[51] De plus, il fut rappelé que Noël était illégale en Écosse depuis 1644, au motif que c'était une fête païenne.[52] Un article de 1932 affirma que la folie de cadeaux de Noël engendrait "une sensation de malaise parmi les donneurs de cadeaux" et ne fournissait "aucune fin à l'injustice des pauvres clercs dans les magasins à la période de Noël et pendant les semaines précédentes".[53] En 1933, Noël et le baptême des enfants furent mis au même rang, étant tous deux "non scripturaires".[54] En 1934, un article expliquait le côté commercial entourant l'utilisation d'un sapin de Noël à Saint-Louis.[55] S'exprimant au sujet de cette fête, une lectrice écrivit: "Quel soulagement d'être débarrassés de ce parasite! D'autres nous envient, mais n'ont pas le courage de rompre avec lui."[56] L'Âge d'Or souligna que "des érudits, dont quelques théologiens eux-mêmes, ont admis que l'époque et les pratiques de la saison de Noël ont une origine païenne."[57]

En 1936, il fut rappelé que Noël était la date de célébration de la naissance de Nimrod,[58] et que la hiérarchie catholique en avait fait un "business".[59] Un article présenta en exemple un garçon de quatre ans qui avait répondu à un homme qui voulait lui offrir un cadeau pour Noël: "Le père Noël est le Diable, et l'arbre de Noël est le Diable aussi". Il avait aussi réarrangé en "Satan" des lettres d'alphabet qu'un adulte avait utilisé pour écrire "Santa". Cette histoire conclut ainsi: "Le papa de Bill est un papa heureux".[60] En 1937, le cas d'une fillette de six ans fut également relaté: elle avait choisi de ne pas participer à une sortie scolaire dont le but était de voir le Père Noël. Sa mère lui avait présenté les choses ainsi: "Dorothy, tu peux y aller, si tu le veux. Je ne vais pas t'interdire d'y aller, mais si tu y vas cela signifie que tu n'es pas du côté du Seigneur."[61]

Une fois ces raisons exposées pour rejeter Noël, les publications jéhovistes des décennies suivantes ont publié de façon continue jusqu'à aujourd'hui un très grand nombre d'articles dévalorisant cette fête, relevant la moindre anecdote susceptible de la présenter sous un jour négatif. En 2012, rien n'avait sensiblement changé. La Tour de Garde de décembre de cette année-là débute son dossier sur Noël avec une citation du gouverneur de l'Oklahoma Bred Henry (sans que l'on sache en quoi il constitue une autorité en la matière) qui évoque le stress et les contraintes liés à la célébration de la fête. Puis sont examinées certains raisons pour lesquelles tiennent à célébrer Noël, à savoir: 1/ se souvenir de Jésus Christ, 2/ goûter à la joie de donner, 3/ aider les nécessiteux, 4/ passer du temps en famille, et 5/ promouvoir la paix. À chaque fois, une ou plusieurs objections sont formulées à l'encontre de chacune de ces raisons sous la mention "La difficulté d'atteindre cet objectif", puis des textes bibliques sont cités et commentés (évidemment, aucun d'eux ne parle de Noël; sont simplement énoncés des principes flous sur lesquels la Watch Tower fait une application qui va dans le sens de son rejet de la fête). Puis sont cités des Témoins de Jéhovah des quatre coins du monde affirmant bien évidemment ne pas se sentir privés de ne pas célébrer Noël, et enfin un dernier article énonce quatre raisons pour lesquelles il convient de ne pas observer cette fête: 1/ La Bible ne donne aucune date en rapport avec la naissance de Jésus, 2/ Jésus n'a demandé que de célébrer sa mort, 3/ il n'y a pas de preuve historique comme quoi les premiers chrétiens célébraient la naissance du Christ, et 4/ Noël a une origine païenne.[62]

Dans les publications

Époque de Russell

Publication Contenu
La Tour de Garde (anglais), décembre 1881, R306, p. 6, "The Antichrist" "Mais le changement était surtout de nom, car les prêtres païens devenus prêtres chrétiens et les fêtes païennes en sont venus à être appelés par des noms chrétiens — Noël est l'un de ces jours sacrés conservés en mémoire d'une grande Déesse — depuis appelée la célébration de la naissance de Jésus mais en fait avec près de trois mois d'erreur."
La Tour de Garde (anglais), décembre 1883, R562, p. 3, "When Was Jesus Born?" L'article reconnaît que selon certains, le choix du 25 décembre comme date de naissance du Christ avait pour but "de transformer une vieille fête païenne à cette date, en une commémoration du Christ", et cela s'est fait "à peu près à l'époque où le soi-disant christianisme, devenant populaire avec les empereurs, a été adopté par des milliers de personnes païennes".
La Tour de Garde (anglais), avril-mai 1884, R613, p. 4, "Who Are Thou That Repliest Against God?" "Nous nous rappelons l'expression de gratitude de la part d'un enfant lorsque le matin de Noël témoignait des preuves particulières de l'amour d'une mère."
La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1898, R2407, p. 371, "Unto You Is Born... A Savior" ""Le jour de Noël" en célébration de la naissance de notre cher Rédempteur, a pendant de longs siècles été célébrée le 25 décembre, et bien qu'il est maintenant bien connu que ce jour est erroné, et qu'elle correspond plus correctement à la date de l'annonce à Marie, neuf mois avant que notre Seigneur ne naisse, et qu'il est né vers 1er octobre — néanmoins, puisque le Seigneur n'a pas donné d'instruction, quelle que soit, sur ​​ce sujet, et puisqu'il est bon de faire de bonnes actions et de bonnes pensées n'importe quel jour, il ne peut pas être mauvais, en harmonie avec l'usage général, de nous rappeler d'une manière sociale la naissance de notre cher Rédempteur à ce moment."
La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1902, p. 362, "Christmas Hopes and Joys" "Par l'usage général, Noël (ou fête du Christ) est célébrée le 25 décembre, et puisque sa commémoration n'est pas interdite dans les Écritures, mais est simplement une commémoration volontaire d'un grand fait, plutôt que d'une date donnée, nous ferions bien de la célébrer décemment à l'époque habituelle — malgré le fait que nous sommes en désaccord avec la date et soutenons, selon les témoignages, que notre Seigneur est né vers 1er octobre et que le 25 décembre, neuf mois plus tôt, était probablement la date de l'annonciation. - Luc 1:30,31.
La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1903, p. 456, "Christmas Review"; également dans Daily Heavenly Manna (anglais), 1905, au jour du 25 décembre "Bien que nous ne pouvons pas accepter le fait que ce soit le jour approprié pour célébrer la naissance de notre cher Rédempteur, mais devons insister qu'il s'agissait d'octobre d'abord; néanmoins, puisqu'il n'avait pas fait connaître sa volonté que nous célébrions son anniversaire, il est tout à fait indifférent au jour que cet événement, d'une si grande importance à tous, soit célébré. À ce jour, si généralement célébré, nous pouvons convenablement nous joindre à tous ceux dont les cœurs sont dans l'attitude d'amour et de gratitude envers Dieu et envers le Sauveur."
La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1904, R3468, p. 364, "The Prince of Peace" "Puisque la célébration de la naissance de notre Seigneur n'est pas matière à décret divin ou d'injonction mais simplement une marque de respect pour Lui, il n'est pas nécessaire de nous chicaner particulièrement sur la date. Nous pouvons tout aussi bien nous joindre au monde civilisé en célébrant le grand événement le jour où la grande majorité le célèbre, le jour de Noël."

Époque de Rutherford

Publication Contenu
L'Âge d'Or (anglais), 24 décembre 1919, p. 215, "Religion and Philosophy" "Noël est considéré par beaucoup de gens comme la date de la naissance de l'enfant Jésus dans une étable de Bethléhem. Que cette date soit correcte ou pas est de peu d'importance, mais l'évènement était et est de la plus grande importance."
L'Âge d'Or (anglais), 25 mai 1921, pp. 502,503, "Mythology and the Bible", par Morton Edgar "Il est maintenant reconnu que le 25è jour de décembre, bien qu'appelé "le jour de Noël", n'est pas la date exacte de la naissance de notre Seigneur Jésus. Le début d'octobre est plus correct comme date de sa naissance en tant qu'homme, et avril pour sa naissance comme nouvelle créature. Mais le 25e jour de décembre était initialement observé par les pays païens (...), en l'honneur de la naissance supposée de leur faux messie (Egyptians, de Wilkinson, vol. IV, p. 403) et c'est dans le but de les concilier et de gonfler le nombre des adhérents nominaux du christianisme (soi-disant), que le même jour de fête a été adopté par l'église apostate, lui donnant seulement le nom du Christ."

"L'arbre de Noël, alors commun à cette date, était également commun dans la Rome et l’Égypte païennes. C'est la raison pour laquelle "Babylone la Grande" l'a adopté; car il n'y a aucune recommandation dans les Écritures nécessitant aux disciples du Christ d'observer le jour de sa naissance par les célébrations du jour de Noël. (...) Les Égyptiens ont utilisé le palmier pour leur arbre de Noël, mais le peuple de la Rome païenne a utilisé le sapin, parce que le sapin symbolisait le dieu ressuscité comme le Baal-berith de l'ancienne Babylone."

L'Âge d'Or (anglais), 5 juillet 1922, p. 628, "About Santa Claus", par Gerald Barry Citant l’Encyclopaedia Britannica, l'article présente les vraies origines du Père Noël, celui-ci étant au départ la fête du saint Nicolas, originellement célébrée le 6 décembre. Il est posé cette question: "Est-il sage d'encourager la coutume du "Père Noël", ou bien faut-il dire aux enfants les faits purs sur ce sujet?" La réponse est la suivante: "À ceux qui aiment l'honnêteté et la vérité, il n'y a qu'une seule réponse à cette question: ceux-ci sont tenus de décourager ce qui est semblable au mensonge et à la tromperie. Il vaudrait mieux en tout cas montrer aux enfants et à tous l'esprit véritable de Noël — qu'il célèbre d'une manière générale, le grand don que Dieu a pourvu pour le salut de notre race." Puis est cité le point de vue de Russell dans La Tour de Garde de 1903, p. 457 (voir plus haut), qui autorise la célébration de Noël.
L'Âge d'Or (anglais), 6 décembre 1922, p. 137, "The Real Character of St. Nicholas", par Mme I.S. Marshall La rédactrice est d'accord avec l'article précédent demandant de dire la vérité sur le Père Noël, et relate, de façon positive, la vie de Saint Nicolas, présenté comme un "assistant des pauvres", animé de motifs nobles.
L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 187, "Exploitation of Christmas", John H.G. Snow (à compléter)
L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 188, "The Song of the Angels", Mme E. Hunter L'article commence ainsi: "Cher vieux Noël, avec sa bonne humeur! Quels souvenirs heureux de l'enfance se regroupent autour de cette saison! Nous chérissons tous les joies de Noël et nous souvenons avec plaisir ses chansons douces de la musique céleste, les visages joyeux des petits enfants brillants dans l'attente de faveurs à venir, les beaux arbres de Noël étincelants d'or et d'argent, et les petites bougies scintillantes comme des sentinelles minuscules sur les montagnes de vert."
La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1926, p 371, "Earth Rightful Governor" "Les étudiants des Écritures savent aussi que la naissance de l'enfant Jésus n'a pas eu lieu en décembre, mais à cause de la croyance générale sur ce point par la plupart des gens, il semble être un bon moment pour dire la vérité au sujet de sa naissance et le but de celle-ci. Le témoignage scripturaire, soutenu par des faits extérieurs, montre que la naissance de Jésus a eu lieu aux environs du 1er octobre. L'événement est si important qu'il est toujours approprié de le rappeler à l'esprit des gens, peu importe la date."
L'Âge d'Or (anglais), 14 décembre 1927, pp. 178,179, "The Origin of Christmas", J.L. Bolling L'article retrace les origine païennes de Noël en citant abondemment le numéro de décembre 1926 de Progress, volume X, n°12, p. 504. On apprend que Noël a été élévée au rang de fête par le pape Grégoire au IVè siècle, les missionnaires catholiques ayant greffé une célébration païenne sur leur propre foi, devenant ainsi partie intégrante de l'Eglise catholique, ceci afin qu'elle élargisse son influence. L'article rappelle la déclaration d'un cardinal qui a dit que le système du culte catholique "est l'instrument même et les appendices du démonisme sanctifié par l'adoption dans l'Église Mère". Cette fête de la chrétienté présente des parallèles avec celle des païens, que ce soit au niveau des arbres, des lumières et des réjouissances. À ces occasions, tout le monde "se laisse griser par la mondanité et va au plaisir fou. Il y a un semblant de désintéressement dans l'échange de cadeaux et des souhaits", alors qu'on attend la même chose en retour. S'il est vrai que tout le monde parle de Jésus à ce moment-là, ce n'est qu'en paroles, non en pensées et dans le cœur. Noël est marquée par l'ivresse et la dilapidation générale, signes du présent monde méchant. Les églises se remplissent alors dans l'hypocrisie, et la situation est comparable à celle d'un "cirque"; l'esprit est très proche de celui d'une convention politique.

"Même les saints véritablement consacrés du Seigneur ne comprennent pas clairement la question et sont plus ou moins influencés par le brouhaha général d'excitation. Ils se rendent compte que le 25 décembre n'est pas l'anniversaire de notre Seigneur, mais la pensée ne semble jamais s'être présentée à eux que tout devait être "fait décemment et avec ordre" et que si Jésus avait institué la célébration de son anniversaire, il aurait sans doute requis qu'elle soit observée à la vraie date, au lieu de près de trois mois plus tard. Nous voyons maintenant que le Christ n'avait rien à voir avec l'établissement de Noël, et la question se pose: Allons-nous continuer à observer une fête catholique romaine et plier le genou à Rome? N'est-ce pas une partie de la "marque de la bête"? (...) Et avez-vous remarqué à cet égard que le mot "Noël" est simplement une contraction de l'expression manifestement catholique "CHRIST MASS"?"

Or, ceux qui s'opposeraient à la non-observance de Noël seraient des adversaires de la chrétienté et, comme toute vérité, cela serait impopulaire. C'est ce qu'ont tenté de faire les Puritains à une époque.

Conclusion: "Le fait que le monde, la chair et le diable sont en faveur de sa perpétuation et de son observance [celle de Noël] est un argument définitif et sans appel contre sa célébration par ceux qui se consacrent entièrement au service de Jéhovah."

L'Âge d'Or (anglais), 8 février 1928, p. 303, "The Prince of Peace", discours par Rutherford "Beaucoup de gens pensent que Noël est le jour anniversaire de la date de naissance à Bethléem. Cela est incorrect. Le saint enfant est né vers le 1er octobre. Beaucoup de gens pensent que Noël célébré par les églises a pour but de rendre honneur au nom de Jésus. C'est également faux." Noël est présentée comme une célébration des plus commerciales, permettant de renflouer les caisses du clergé et des commerçants.
L'Âge d'Or (anglais), 12 décembre 1928, pp. 163-69, "Christmas, Its Origin and Purpose", R.H. Barber, repris dans L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, pp. 195-201 (à compléter)
L'Âge d'Or (anglais), 5 mars 1930, p. 365, "From Dan to Beersheba" "Diverses raisons sont avancées pour lesquelles les cartes de Noël ont chuté d'un tiers en 1929 par rapport aux années précédentes. L'une des suggestions est que, en 1929, pour la première fois, une petite société de chrétiens a pris position contre la célébration de l'anniversaire lointain de Nimrod, et a refusé de continuer à l'honorer."

Présentation ultérieure du changement

Des décennies plus tard, la Société Watch Tower a abordé la question de l'abandon de la célébration de Noël par ses adeptes, à l'époque de Rutherford. Néanmoins, la présentation qu'elle dresse des événements est erronée, ceci afin de donner l'idée d'une "lumière" spirituelle grandissante, en accord avec sa doctrine (Proverbes 4:18).

Publication Extrait Commentaire
Annuaire, 1975, p. 147 En 1928, Richard Barber fit un discours sur la fête de Noël, discours démontrant son origine païenne, ce qui amena les béthélites à ne plus la célébrer. Selon un adepte: "Il ne s'agissait là que de se conformer aux choses nouvelles que nous venions d’apprendre. Nous ne savions pas que c'étaient des coutumes païennes." Ces présentations sont trompeuses: en effet, dans tous les extraits cités ici, il est clairement dit que la suppression de Noël parmi les Étudiants de la Bible fut la conséquence de la découverte d'informations défavorables concernant Noël (origine païenne, adoption par la chrétienté apostate, date erronée de la naissance de Jésus, aspect commercial, débordements, etc). Or, comme le prouvent les publications de l'époque de Russell (voir ci-dessus), ces éléments étaient parfaitement compris par le fondateur de la Société Watch Tower, mais celui-ci n'estimait pas nécessaire d'approfondir davantage ces points tout simplement parce qu'à ses yeux cela ne revêtait pas une importance majeure pour les chrétiens.

En réalité, les investigations ultérieures sur Noël à l'époque du successeur de Russell n'étaient motivées que par souci de mettre un terme à la célébration de cette fête, ceci s'accordant parfaitement avec le caractère austère de Rutherford et sa volonté de se démarquer des religions de la chrétienté et des Étudiants de la Bible restés fidèles à Russell (Rutherford avait entamé en 1927 une "dérussellisation" du mouvement de la Watch Tower). L'argument d'une lumière spirituelle croissante est donc tout à fait gratuit, afin de donner l'impression d'une vérité révélée par Dieu en son temps.

Par ailleurs, on peut relever l'emploie du pronom "on" en rapport avec les recherches sur Noël et le changement qui s'ensuivit, comme si les adeptes avaient eu leur mot à dire sur cette question, alors que c'était uniquement la direction du mouvement, s'exprimant au travers des publications de la Watch Tower, qui décidait pour l'ensemble de la communauté religieuse.

Ce changement radical de politique qui intervient pourtant en considération des mêmes indices factuels — on passe d'un encouragement à célébrer une fête que l'on trouve bénéfique, à son interdiction avec désormais uniquement des côtés négatifs à souligner —, est typique du mode de fonctionnement de l'organisation jéhoviste: c'est fondamentalement un mode d'autorité, dans lequel les arguments importent peu, ceux-ci étant interprétés de telle manière qu'ils entérinent la décision du ou des dirigeants.

Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu, 1993, p. 199 Le livre d'histoire du mouvement religieux affirme que "certaines fêtes", dont Noël, "n'avaient pas été soumises à l'examen scrupuleux qu'elles méritaient". Il est reconnu que Noël était célébré jusqu'en 1926, y compris au Béthel, bien que les adeptes savaient que le 25 décembre n'était pas la date exacte de la naissance du Sauveur, car "cette date y était depuis longtemps universellement associée et qu'il convenait de faire du bien à autrui peu importe le jour". Or, le béthélite Richard Barber fit "des recherches approfondies sur l'origine des coutumes de Noël et leurs conséquences", recherches qui parurent dans L'Âge d'Or (anglais), du 12 décembre 1928. Le livre conclut: "Lorsqu'ils ont appris tout cela, les Témoins de Jéhovah ont promptement et définitivement cessé de célébrer Noël."
La Tour de Garde, 15 mai 1995, p. 19, §13, "Éclaircissements progressifs — Première partie" Le rejet de Noël est présenté comme le résultat "d'un autre trait de lumière spirituelle", car "on comprit alors que la célébration du 25 décembre était en fait païenne et avait été retenue par la chrétienté apostate pour faciliter la conversion des païens. De plus, on se rendit compte que Jésus n’avait pu naître en hiver (...) [et] que les prétendus sages venus voir Jésus environ deux ans après sa naissance étaient des mages païens."

Arguments motivant le rejet

Depuis l'interdiction de Noël sous la présidence de Rutherford, la Société Watch Tower a très fréquemment repris différentes raisons destinées à montrer pourquoi cette fête devait absolument être rejetée. Ces raisons, qui peuvent se regrouper en trois grandes catégories (historique, religieuse, morale), peuvent éventuellement soulever des objections.

NB: Il ne s'agit pas ici de prétendre que des gens n'ont pas le droit de s'abstenir d'une célébration s'ils jugent qu'ils ne peuvent pas, en conscience, y prendre part, car cela relève de leur liberté la plus stricte. Ce qui est critiquable dans le cas de la Watch Tower, c'est surtout son côté dogmatique sur cette question dans la mesure où le rejet de cette fête est érigée en condition indispensable au salut et que toute infraction en la matière peut être passible d'exclusion. Tout comme une obligation de célébrer une fête peut être contraignante et mal vécue et doit ainsi être dénoncée, l'interdiction formelle d'y participer peut l'être tout autant, et ceci d'autant plus que c'est désormais un rite social qui marginalise celui qui n'y prend pas part. Ce n'est pas le fait de festoyer ou pas qui apparaît comme condamnable, mais plutôt la pression que l'on met sur quelqu'un pour qu'il se conforme à ce qu'on attend de lui.

Argument Explication Commentaire
Référence aux chrétiens du Ier siècle La Watch Tower cite des sources indiquant que les "premiers chrétiens" ne célébraient pas Noël.[63][62] Rien ne prouve non plus que les chrétiens de la première heure avaient l'habitude de prêcher de porte en porte, de tenir des assemblées, de fournir un rapport mensuel d'activité prosélyte, ou qu'un soi-disant Collège Central chapeautait toutes leurs activités. C'est pourtant ainsi que fonctionnent les Témoins de Jéhovah actuels.

De plus, afin de montrer les limites de se référer aux "premiers chrétiens" comme exemples à suivre, on pourrait aussi dire que ces derniers n'utilisaient pas d'automobiles, ne surfaient pas sur Internet, n'allaient pas faire leurs courses au supermarché et ne bénéficiaient pas des congés payés, tout ceci bien évidemment parce qu'ils vivaient avec leur temps et que ces choses n'existaient pas à cette époque. Or, Noël, dans sa forme actuelle qui privilégie la réunion de famille et les réjouissances, pourrait être pareillement perçue comme un produit culturel de notre époque.

Origine païennes Toutes les coutumes liées à Noël sont décriées en raison de leur origine païenne, qu'il s'agisse des cadeaux, des guirlandes, des cartes, des vœux, des bougies, de la bûche, de l'étoile au sommet de l'arbre, du laurier, de l'utilisation de plantes à feuilles persistantes, du gui, du houx, du lierre, ou du sapin de Noël.[64][65][66][67][68][69][70][71][72][73]

De plus, les origines dans la "fausse" religion de la fête de Noël elle-même sont très souvent martelées,[74][75][76][77] et il est est établi un rapprochement avec la Babylone et la Rome antiques, le dieu-soleil Mithra et le culte solaire, entre autres.[65][78][79][80][62]

La Watch Tower oublie de préciser que la majorité des rites sociaux trouvent leur origine dans le paganisme, y compris les anneaux et les anniversaires de mariage, qui pourtant ne sont pas interdits aux adeptes. Quelle est la cohérence?
Date erronée Il est mis en avant que la date choisie pour la fête de la naissance du Christ est erronée, puisque les bergers étaient en train de faire paître leurs troupeaux, ce qui aurait été impossible en décembre. Jésus serait né vers le début octobre, mais la Bible ne donne aucune date.[81][82][83][62] La Watch Tower n'est pas aussi pointilleuse lorsqu'elle enseigne la date de -607 comme date de destruction de Jérusalem, quitte à redéfinir un certain nombre de versets afin de les faire cadrer avec sa propre chronologie (par exemple Daniel 1:1, dans lequel la troisième année du règne de Yehoïaqim, le roi de Juda, devient par on ne sait quel mystère sa troisième année de vassalité). Elle décale donc de 20 ans cet événement historique, tandis qu'elle trouve incorrect de déplacer un événement d'environ trois mois.
Côté mercantile Qualifiée de "l'une des plus belles sources de profit qui soient pour les fabricants, grossistes et commerçants", la fête de Noël se caractérise, selon la Watch Tower, par un "mercantilisme éhonté".[84] Ceci est présenté comme étant d'autant plus critiquable dans la mesure où, lors de Noël, commerce et religion sont mélangés, et ceci alors que Jésus a condamné les marchants du temple au Ier siècle.[85] Cet aspect commercial a tendance à faire disparaître la dimension religieuse de la fête.[86] Des institutions ou cérémonies parfaitement respectables et acceptées par la Watch Tower, telles que le mariage, les funérailles, les vacances ou d'autres loisirs sains sont également une véritable aubaine pour ceux qui tirent des revenus de tout ce qui y est rattaché. Pour autant, il ne viendrait pas à l'esprit du Témoin de Jéhovah de les rejeter sur cette base. De plus, si justement la dimension religieuse disparaît dans la fête de Noël, alors pourquoi l'interdire puisque celle-ci ne serait plus rien d'autre qu'un rite social, à l'instar d'autres coutumes? Enfin, que cette fête soit marquée par l'argent ou pas, il est tout à fait possible de rester raisonnable en ne dépensant pas outre mesure.
Effets déplorables et comportements répréhensibles À l'époque de Noël, les familles se disputent fréquemment, notamment pour savoir comment et où célébrer Noël.[87] Cette fête favorise l'avidité, la dépression et la névrose, les sentiments factices due à l'obligation de faire des cadeaux, les mensonges aux enfants,[88] ainsi que des débordements tels que l'ivresse. Il s'avère que la Watch Tower elle-même fait la promotion de comportements que l'on peut juger très critiquables, et certaines de ses règles ont un effet délétère sur de nombreux adeptes. Par exemple:
  • L'accomplissement d'œuvres pour prouver sa soi-disant "spiritualité" (rassemblements religieux, prédication et son rapport de prédication, réponses lors des réunions, etc) favorise l'esprit de compétition, le stress et l'hypocrisie (la prédication étant souvent effectuée sans réel amour pour Dieu et pour le prochain).
  • Le respect des règles d'exclusion annule l'affection naturelle de parents, d'enfants ou de frères et sœurs à l'égard d'un parent excommunié, et brise des amitiés.
  • La soumission aveugle envers un "esclave fidèle et avisé" auto-proclamé a détourné l'autorité que les chrétiens doivent au Christ pour rediriger celle-ci vers une organisation et ainsi a engendré une idolâtrie généralisée.

Or, il va de soi que la Watch Tower ne désire pas réformer ceci pour autant, preuve que les effets déplorables de l'observation d'une règle n'est pas ce qui la préoccupe en réalité. Dans ce genre de cas, elle trouve ces comportements non seulement tout à fait normaux, mais elle taxe d'intolérant celui qui oserait les critiquer.

Conseils aux adeptes

Régulièrement, la Watch Tower fait paraître des articles afin d'expliquer à ses adeptes comment se comporter avec les non-Témoins en ce qui concerne les festivités liées à Noël. Il s'agit pour les adeptes de ne pas participer à quoi que ce soit en lien avec cette fête. L'idée qui ressort de ces conseils est celle de ne pas imposer son point de vue, mais de le faire respecter.

Les Témoins sont encouragés à faire connaître leur position relative à Noël à toutes les personnes qu'ils fréquentent régulièrement. Dans tous les cas, il faut être "aimable" et "fermement convaincu [d'agir] de manière à honorer vraiment Jésus Christ". Dans le cas de la famille et des connaissances, le Témoin doit expliquer les raisons pour lesquelles il ne célèbre pas Noël, montrer qu'il ne "[s']oppos[e] pas à ce qu'ils fassent ce qu'ils désirent", et qu'il ne veut "pas les offenser", mais qu'il apprécierait qu'ils "respectent [ses] sentiments". Pour ce qui est des enfants, il est conseillé de passer du temps avec eux durant ces jours de vacances, car "ils en garderont un meilleur souvenir", et leur faire des cadeaux à d'autres moments. Au travail ou à l'école, il faut parler à son contremaître/patron/instituteur pour lui exposer son point de vue, et essayer de trouver une solution, par exemple en effectuant une autre tâche, peut-être à un autre endroit, ou en partant plus tôt le jour concerné. Enfin, dans le cas où une personne souhaite "Joyeux Noël!", il est conseillé de se contenter de la remercier, à moins que celle-ci souhaite réellement à connaître la position du Témoin.[89]

Si, dans le cadre de l'école ou du travail quelqu'un s'interroge sur la position des Témoins sur Noël, il est recommandé de discerner les raisons de sa demande et lui demander le pourquoi de cette interrogation, puis de lui répondre en fonction de ce qu'il a dit. Il est conseillé de dire: "Le respect du point de vue biblique nous épargne les déceptions et le fardeau que certains aspects de cette fête représentent pour nos contemporains".[90] Dans le cadre du travail, si un employeur offre une prime à l'époque de Noël, il est possible de l'accepter, car d'une part la prime en question peut simplement être donnée à ce moment de l'année sans que cela inscrive spécialement dans un désir d'observer une fête, d'autre part, le fait d'accepter la prime ne signifie pas être d'accord avec les croyances religieuses de son patron. En revanche, il faut la refuser si son but manifeste est que le Témoin en vienne à transgresser ses principes. Il est possible d'exprimer son remerciement pour ce geste, mais sans faire de référence à Noël.[91][92][93]

Même les jeunes doivent être capables de dire pourquoi ils ne participent pas à Noël: les célébrations "ne présentent pas Jésus comme l'unique moyen de salut" et celui-ci "n'est plus un nouveau-né, mais un Roi en fonction", et il est conseillé de finir en redirigeant vers l'ouvrage jéhoviste Le plus grand homme de tous les temps.[94] Certains jeunes se sont servis de leur croyances relatives à Noël pour donner le "témoignage" en classe et laisser des publications à leurs professeurs et à leurs camarades.[95]

Par ailleurs, la Watch Tower a bien conscience qu'une controverse entoure son rejet de Noël dans le cas des enfants, dans la mesure où ils ne participent pas aux festivités et ne reçoivent pas de cadeaux. De ce fait, les publications reviennent fréquemment sur l'idée que les enfants de Témoins ne sont pas privés parce qu'ils ne célèbrent pas Noël, et citent des témoignages d'enfants affirmant recevoir des cadeaux toute l'année.[96][97][98][99][100] On ignore la réalité et la fréquence de tels témoignages, dans la mesure où de nombreux ex-adeptes affirment ne pas avoir nécessairement compensé l'absence de Noël durant le reste de l'année.

Des assouplissements existent pour des cas particuliers; néanmoins ces cas pratiques ne font généralement pas l'objet d'explications dans les revues du mouvement mais se transmettent oralement. Dans le cas d'une épouse dont le mari non-Témoin souhaite célébrer Noël ou de l'adolescent Témoin dont les parents ne sont pas Témoins, situations où la soumission à l'autorité familiale prévaut, les Témoins peuvent participer à l'élaboration de la fête en toute bonne conscience, tout en estimant ne pas participer dans la mesure où ce ne sont pas eux qui ont donné l'ordre de le faire.

Dans les faits

Entre adeptes

Concrètement, beaucoup de Témoins de Jéhovah, et en particulier les jeunes, vivent mal ce rejet de Noël, et bien souvent, d'anciens membres reprochent publiquement au mouvement religieux sa politique à l'égard de de cette fête.

Il est fréquent que des adeptes contournent l'interdiction de Noël en prévoyant un repas sortant de l'ordinaire, et parfois aussi des cadeaux, quelques jours avant ou après la date officielle de la fête. En agissant ainsi, il ne prétendent pas participer aux festivités de fin d'année (ils ne dressent pas de sapin, ne mettent pas de décorations de Noël, donnent leurs cadeaux de façon moins solennelle, etc), et ceci alors que leur comportement mime dans une certaine mesure ce que font leurs contemporains à cette période. D'autres adeptes désapprouvent cette façon de faire qui n'est rien d'autre qu'une forme d'hypocrisie, et ne prévoient donc aucun substitut à cette fête.

Ce rejet de Noël est souvent l'une des caractéristiques des Témoins les plus connues par les non membres qui, de ce fait, perçoivent les adeptes comme des gens austères, qui ne sauraient pas s'amuser (ce qui n'est d'ailleurs pas forcément exact).

Dans un foyer mixte

Voir aussi Mariage

Le sociologue Andrew Holden estime que, dans le cas d'un couple mixte sur le plan religieux, "s'il y a un aspect de la théologie de la Watch Tower qui peut profondément affecter la vie familiale, c'est bien la célébration de Noël". Il montre que certains fidèles doivent "négocier" sur le sujet de Noël avec leurs proches non-Témoins. Il rapporte les propos d'un ancien qui lui expliqua que si c'est l'épouse seule qui est Témoin, alors elle peut aider son mari, par exemple en cuisinant, si celui-ci désire célébrer Noël; en revanche, si c'est le mari seul qui est Témoin, il n'aidera pas sa femme désireuse de célébrer Noël, et elle devra payer elle-même toutes les dépenses liées à la fête. Cette différence de traitement résulte du principe jéhoviste de l'autorité de l'homme sur la femme, le modèle familial étant patriarcal. Il pense que c'est pour cette raison qu'il y a plus de femmes Témoins mariées à un non-Témoin que l'inverse dans les congrégations, les femmes pouvant faire plus de concessions dans un couple en obéissant à leur mari. Holden rapporte des réactions différentes d'épouses jéhovistes face à un conjoint souhaitant célébrer Noël; l'une d'entre elles fit des concessions sur tout ce qui ne lui semblait pas préjudiciable à ses croyances (ce qui revenait en fin de compte à participer quasiment à tout). Ainsi, vu de l'extérieur, les épouses célébraient Noël, mais elles, elles estimaient que ce n'était pas le cas.[101]

À l'école

Voir aussi Enfance dans le jéhovisme

L'obligation de ne pas célébrer la fête de Noël et donc d'exprimer sa position à l'école est souvent éprouvante pour de nombreux enfants de Témoins de Jéhovah.

Par exemple, l'ex-membre Nicolas Jacquette raconta que, lorsqu'il avait quatre ans, il pleura en classe alors que ses camarades déballaient leurs cadeaux mais que lui était au fond de la salle, occupé à dessiner puisqu'il ne participait pas à ce genre d'activités. Aussi, pour lui faire plaisir, sa maîtresse décida de lui offrir un petit livre racontant l'histoire d'un sapin de Noël confronté aux intempéries avant de finir décoré dans un salon, et Nicolas accepta ce cadeau. Toutefois, sa mère découvrit ce livre et gronda son fils, lui disant: "Comment as-tu pu accepter une horreur pareille? (...) Tu me fais beaucoup de peine et à Jéhovah aussi". Son père fut également mis au courant de la situation et le garçonnet, convoqué dans la cuisine, dut mettre à la poubelle son livre, devant ses parents, puis fut puni et dut rester dans sa chambre. Très triste, Nicolas récupéra en cachette son livre dans la poubelle et le cacha dans sa chambre, tout en ayant mauvaise conscience devant Jéhovah, jusqu'au jour où il le jeta à nouveau à la poubelle suite à un discours à la Salle du Royaume sur le thème des mensonges cachés. Par ailleurs, Nicolas qualifia de "calvaire" qu'il redoutait la reprise de l'école après la période de Noël, étant obligé de feindre la fierté devant ses camarades alors qu'il n'avait pas eu de cadeau, et n'ayant pas la possibilité de parler de cette situation embarrassante à ses parents par peur de les décevoir en leur montrant qu'il n'était pas aussi fort "spirituellement" qu'il aurait dû l'être.[102]

Une ancienne adepte, Déborah Cassart, raconta qu'à l'âge d'environ huit ans, elle transgressa les règles du mouvement en posant une boule sur le sapin de la classe de son école. L'une de ses camarades, fille d'adeptes, rapporta l'anecdote à ses parents qui téléphonèrent à ceux de Déborah pour les avertir de ce qu'elle avait fait. Ces derniers dirent à leur fille de demander pardon à Jéhovah car elle ne lui avait pas fait plaisir et risquait d'être détruite. Selon son témoignage, de tels incidents constituaient pour elle une source de peur, de stress et de renfermement sur elle-même.[103]

Au travail

Des incidents peuvent surgir dans le cadre du travail, dans la mesure où un(e) adepte peut refuser certaines demandes de son patron en rapport avec Noël, comme décorer un sapin, porter un chapeau rouge lors de cette période, ou souhaiter un joyeux Noël aux clients. Cette situation peut être éprouvante pour certains dans la mesure où un refus pourrait leur valoir un licenciement, tandis qu'une acceptation serait susceptible de choquer des adeptes et ainsi d'entraîner des sanctions religieuses.

Voici une liste partielle d'incidents impliquant un renvoi d'un(e) Témoin de Jéhovah en rapport avec Noël (PS: Il peut être significatif de noter que ces faits proviennent tous des États-Unis, et non de pays où les Témoins sont critiqués pour leurs comportements jugés asociaux):

  • 1983: Cari Hardin, qui travaillait pour Lesco Design and Manufacturing Co. Inc, de La Grange, Kentucky, refusa de dire au téléphone "Joyeux Noël, Lesco", comme cela lui avait été demandé. En réponse, il lui fut répété de suivre les instructions, et finalement elle quitta son poste. Prétendant avoir été congédiée, elle fit une demande pour des prestations de chômage qui lui furent refusés en janvier 1984 au motif que c'était elle qui avait abandonné son emploi. Toutefois, en mars 1984, sa plainte devant la Commission des droits de l'homme au motif de discrimination religieuse lui permit d'obtenir 1 050 dollars.[104]
  • 1993: Dawn Wolfe, qui travaillait pour la Viktor Bene Continental Bakery, à Westlake, refusa de porter un tablier rouge pour les fêtes de Noël, et cela bien qu'il ne comportait aucune décoration, ce qui lui valu d'être licencié.[104]
  • 1995: Un employé d'un hôpital refusa de participer à la mise en place d'un sapin de Noël, et fut apparemment renvoyé. Une cour de Washingtion lui donna raison, car d'autres employés étaient disponibles pour effectuer cette tâche.[104]
  • 1999: Employée comme caissière dans un supermarché, Maricely Vélez-Sotomayor refusa de porter un chapeau de Père Noël à la fin de l'année 1999. Renvoyée pour la période des fêtes, elle déposa une plainte pour discrimination religieuse et put bénéficier des prestations de chômage fin 1999. Son renvoi définitif en janvier 2000 l'amena à intenter un procès fédéral en mai 2001.[104]
  • 1999: Serveuses dans la cafétéria d'une école comté de Brevard et ayant été placées là par un service de placement temporaire, Violet Watson et Pamella Marriot refusèrent en novembre 1999 de porter des chapeaux de Père Noël, et se plaignirent des décorations et de la musique de Noël. Le service de placement tenta une négociation, mais finalement l'école ne voulut plus des serveuses. La plainte de celles-ci fut rejetée.[104]
  • 1999: Donovan Moore, travaillant dans un journal du Kentucky, refusa de participer à un banquet donné à la fois en l'honneur de Noël et de remises de prix, et ceci alors qu'on lui avait simplement demandé d'être présent pour la remise des prix. Ironiquement, c'était pourtant lui qui avait été en charge d'organiser ce banquet. Renvoyé, il porta plainte vers 2000-2001, mais celle-ci fut rejetée.[104]
  • 2005: Travaillant comme Directeur Marketing chez Equimax à Fort Wayne, dans l'Indiana, Clayton Rosie fut renvoyé après avoir refusé d'assister à une partie de Noël en décembre 2005. Sa plainte lui permit de recevoir 38 730,96 dollars pour licenciement abusif.[104]
  • 2008: Myra Jones-Abid refusa de porter des habits de Noël dans le cadre de son travail alors qu'elle empaquetait les cadeaux pour Noël dans une boutique. Ayant été renvoyée, elle intenta un procès pour discrimination devant un tribunal fédéral de Raleigh par la Equal Employment Opportunity Commission.[105]

Références

  1. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), décembre 1881, R306, p. 6, "The Antichrist"
  2. Arrowup.png Russell, Charles T. (1888) (anglais), Le temps est proche, Zion's Watch Tower Tract Society, p. 61
  3. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), décembre 1883, R562, p. 3, "When Was Jesus Born?"
  4. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1899, R2550, p. 283, "The True Light Which Lighteth Every Man"
  5. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1898, R2407, p. 371, "Unto You Is Born... A Savior"
  6. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1902, p. 362, "Christmas Hopes and Joys"
  7. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1900, p. 7, "Our Elims. To My Beloved Pastor"
  8. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er février 1903, R3147, p. 47, "Letters of Interest"
  9. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1910, R4541, p. 5, "1910-Greetings to Pilgrims and Colporteurs-1910"
  10. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er avril 1904, R3349, p. 111, "Encouraging Words from Faithful Workers"
  11. Arrowup.png Russell, Charles T. (25 avril 1894) (anglais), A Conspiracy Exposed, Zion's Watch Tower Tract Society, p. 29
  12. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), avril-mai 1884, R613, p. 4, "Who Are Thou That Repliest Against God?"
  13. Arrowup.png WTBTS (1975), Annuaire des Témoins de Jéhovah, Watch Tower Bible & Tract Society, p. 147
  14. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 novembre 1905, p. 338, "Heavenly Manna for Gifts"
  15. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 novembre 1907, R4094, p. 351, "Scriptures Studies as Christmas Gifts"
  16. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1907, p. 354, "When Selecting Christmas Gifts"
  17. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1908, p. 354, "The Wonderful Story of God's Love" et "Information for Colporteurs":
    "This is the title of a poem of 56 verses by Sister M. M. Land. It is a beautiful little booklet, appropriately illustrated, and suggested for use as a Christmas token. Price, 15c or $1.50 per dozen, postpaid. (...) Several of our most successful Colporteurs are finding rural districts and country roads excellent territory; better, they say, than cities. Remember to suggest DAWN-STUDIES and Manna for Christmas presents."
  18. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1909, p. 354, "Daily Heavenly Manna, Etc."
  19. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er novembre 1910, p. 338, "Choose Possible Tokens Wisely and Early as Possible"
  20. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er novembre 1914, R5573, p. 322, "Christmas Orders"
  21. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 novembre 1915, p. 338, "Poems of Dawns"
  22. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), octobre 1891, R1339
  23. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 janvier 1919, R6381, p. 28, "Letters from Afield"
  24. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 février 1919, R6393, p. 59, "Christmas Joy — Our Incarcerated Brethren"
  25. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 mars 1919, R6408, p. 94, "Letters from Afield"
  26. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 24 décembre 1919, p. 215, "Religion and Philosophy"
  27. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 mai 1921, pp. 502,503, "Mythology and the Bible", par Morton Edgar
  28. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 5 juillet 1922, p. 628, "About Santa Claus", par Gerald Barry
  29. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1923, p. 383, "Christmas"
  30. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 186, "Christmas Bells"
  31. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 187, "Exploitation of Christmas", John H.G. Snow
  32. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 188, "The Song of the Angels", Mme E. Hunter
  33. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 17 décembre 1924, p. 192, "A Gift Received Unexpectedly"
  34. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1925, p. 371, "Peace of Good Will"
  35. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 16 décembre 1925, p. 190, "Radio Programs"
  36. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 1er décembre 1926, p. 141, "Radio Programs"
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  38. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 14 décembre 1927, pp. 178,179, "The Origin of Christmas", J.L. Bolling
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  58. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 20 mai 1936, p. 519, "The Decay of Protestantism"
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  60. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 16 décembre 1936, p. 169, "Public Education — The Bulwark of Liberty"
  61. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 2 juin 1937, p. 549, "A Six-Year-Old's Stand for God"
  62. 62,0, 62,1, 62,2 et 62,3 La Tour de Garde, décembre 2012, plusieurs articles dont "En quête de l'esprit de Noël", "Ils ont trouvé mieux", "Pourquoi certains ne fêtent-ils pas Noël?"
  63. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 1994, p. 4, "Noël: une fête chrétienne?"
  64. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 1977, p. 739, "Noël et son origine"
  65. 65,0 et 65,1 La Tour de Garde, 15 décembre 1984, pp. 4-7, "Noël — une fête dangereuse?"
  66. Arrowup.png WTBTS (1986), Comment raisonner à partir des Écritures, Watch Tower Bible & tract Society, pp. 163,164
  67. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1986, p. 22, "D'après la Bible... Noël: un don que Dieu vous fait?"
  68. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1989, p. 15, "Les traditions de Noël — Quelles sont leurs origines?"
  69. Arrowup.png Réveillez-vous!, 22 décembre 1992, pp. 6,7, "Faire des cadeaux à Noël: est-ce raisonnable?"
  70. Arrowup.png Réveillez-vous!, 22 décembre 1993, p. 19, "Les coutumes de Noël"
  71. Arrowup.png Réveillez-vous!, 22 novembre 1993, p. 12, "Noël, Pâques et Halloween: les faits"
  72. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 1997, pp. 3-6, "Noël: fête populaire ou célébration religieuse?"
  73. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 2007, p. 9, "Peut-on christianiser une fête païenne?"
  74. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1988, pp. 17-19, "Noël — Une fête chrétienne?"
  75. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1989, pp. 13-16, "Les traditions de Noël — Quelles sont leurs origines?"
  76. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1991, pp. 12,13, "D'après la Bible... Pourquoi Noël n'est pas pour les chrétiens"
  77. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 1999, pp. 6-8, "Noël : pourquoi même en Orient?"
  78. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1978, p. 29, "Noël et le culte du soleil"
  79. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 avril 1977, p. 31, "Du nouveau sur le culte de Mithra"
  80. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1965, p. 29
  81. Arrowup.png WTBTS (1998), Étude perspicace des Écritures, vol. 2, Watch Tower Bible & Tract Society, pp. 22,23
  82. Arrowup.png Réveillez-vous!, décembre 2008, pp. 10,11, "D'après la Bible... Quand Jésus est-il né?"
  83. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er avril 2010, pp. 12,13, "Mythes et réalités: la vérité sur Jésus
  84. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 2005, p. 5, "La période des fêtes: Que fête-t-on vraiment?"
  85. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 2004, p. 5, "La bonne manière de se souvenir de Jésus Christ"
  86. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 1994, pp. 3,4, "Qu'évoque Noël pour vous?"
  87. Arrowup.png Réveillez-vous!, janvier 2009, p. 30, "Une époque de paix?"
  88. Arrowup.png Réveillez-vous!, 22 novembre 1987, pp. 5-7, "Les cadeaux de Noël — Source de joie ou cause de dépression?"
  89. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er décembre 1975, p. 709, "Est-ce ainsi qu’on honore Jésus Christ?"
  90. Arrowup.png WTBTS (2002), Tirez profit de l'École du ministère théocratique, Watch Tower Bible & Tract Society, p. 66
  91. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1959, p. 736, "Questions des lecteurs"
  92. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1965, p. 768, "Questions des lecteurs"
  93. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er novembre 1979, pp. 31,32, "Questions des lecteurs"
  94. Arrowup.png Le Ministère du Royaume, décembre 1992, p. 1, §3, "Continuons de parler des choses que nous avons vues et entendues"
  95. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er janvier 1988, p. 19, "Les prédicateurs du Royaume racontent. Des écoliers chrétiens félicités"
  96. Arrowup.png Réveillez-vous!, 22 décembre 1992, p. 12, "Mieux que les cadeaux de Noël"
  97. Arrowup.png Réveillez-vous!, 22 novembre 1993, pp. 5,6,8-10, "Noël vous coûte-t-il plus cher que vous ne le pensez?" et "Nous ne sommes pas frustrés!"
  98. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 décembre 1994, p. 31, "Pourquoi je ne fête pas Noël"
  99. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 décembre 1997, p. 7, "La Noël d'aujourd'hui et ses racines"
  100. Arrowup.png WTBTS (1995), Les Témoins de Jéhovah et l'instruction, Watch Tower Bible & Tract Society, p. 18
  101. Arrowup.png Holden, Andrew (2002) (anglais), Jehovah's Witnesses: Portrait of a Contemporary Religious Movement, Routledge, pp. 117-19 (ISBN 0-415-26610-6)
  102. Arrowup.png Jacquette, Nicolas (2007), Nicolas, 25 ans, rescapé des Témoins de Jéhovah, Paris: Balland, pp. 44-48 (ISBN 978-2-35315-018-2)
  103. Arrowup.png Lorsignol, Catherine; Dehon, Jean-Michel (23 septembre 2009), Devoir d'enquête: "Le monde parfait de Jéhovah", diffusé sur la RTBF, l'événement se produit à 5:35 de la vidéo donnée en lien
  104. 104,0, 104,1, 104,2, 104,3, 104,4, 104,5 et 104,6 JW Employees (anglais), "Jehovah's Witnesses Holidays & Birthdays Court Cases", jwemployees.bravehost.com. Consulté le 24 août 2012
  105. Arrowup.png Murawsli, John (30 juillet 2010) (anglais), "Belk Hit with EEOC Bias Suit", New Observer. Consulté le 24 août 2012