Pédophilie

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Les Témoins de Jéhovah ont été confrontés en leur sein à des affaires de pédophilie. Le traitement en interne de ces cas de pédophilie, sans en référer aux autorités judiciaires, leur a valu de vives critiques, et des condamnations en justice contre des ministres du culte concernés.

Enseignement des Témoins de Jéhovah sur la pédophilie

La pédophilie est contraire aux valeurs morales des Témoins de Jéhovah. Ils pensent que cette pratique relève de ce que la Bible appelle la pornéia en grec, c'est-à-dire une relation sexuelle hors du cadre du mariage. Ils considèrent cette pratique un péché grave susceptible de tomber sous le coup d'une excommunication de la part de celui qui s'y adonne.[1]

Dans ses publications, le mouvement religieux explique que la pédophilie constitue un "vieux fléau qui a pris aujourd'hui d'énormes proportions [dont les] effets peuvent être dévastateurs", et précise qu'on "ne peut excuser la mauvaise conduite" des personnes qui abusent sexuellement des enfants. Elle déplore aussi le silence auquel les victimes sont souvent contraintes par leur bourreau et recommande aux parents d'éduquer leurs enfants dans ce domaine dans le but de prévenir les agressions. Il est préconisé notamment de leur apprendre à repousser les marques d'affection qui sont déplacées ou qui les mettent mal à l'aise, et à encourager l'enfant à montrer ce qu'il ferait, cela en le mettant mentalement, sous forme de jeu, dans la situation.[2] Même les ouvrages destinées aux enfants évoquent la question des abus sexuels sur mineurs dans une optique préventive[3].

Les Témoins de Jéhovah encourageaient dès 1985 dans leurs publications de tout mettre en œuvre pour protéger l'enfant victime d'agression sexuelle, quelles qu'en soient les conséquences notamment pour le criminel.[4] Dans un article de 1997, Réveillez-vous! recommandait même aux parents de "dénoncer le coupable aux autorités".[5]. Quant à La Tour de Garde, elle rappelait que la congrégation chrétienne ne devait pas chercher à soustraire l'agresseur des sanctions pénales prévues par la loi du pays.[6]

Néanmoins, dans les faits, de nombreux actes commis au sein de l'organisation ne furent pas rapportés aux autorités.

Procédure

Les Témoins de Jéhovah ont cependant pendant longtemps traité en interne les affaires de pédophilie, sans en avertir les autorités judiciaires de ces pays, pour "ne pas jeter l'opprobre sur l'Organisation de Jéhovah".

En se basant sur le passage biblique de 1 Corinthiens 6:1-8, la Watch Tower recommandait en 1975 de ne pas porter plainte auprès d'un de ses coreligionnaires, et même lorsque ce dernier est excommunié, de s'abstenir de le faire si cela risque de "jeter le discrédit sur la congrégation".[7] La non-dénonciation à la justice étant encouragée par l'organisation, des règles internes étaient mises en place, tant pour l'établissement des preuves de ces crimes, que pour la punition des pédophiles.

Deux témoins des actes pédophiles, ou des aveux, sont nécessaires pour l'établissement des faits, sur la base des versets bibliques tels que Deutéronome 19:15 qui déclare: "Un seul témoin ne pourra se dresser contre un homme à propos d’une faute ou d’un péché quelconque, pour un péché quelconque qu’il peut commettre. Ce n’est que sur le dire de deux témoins ou sur le dire de trois témoins que l’affaire tiendra." Quand on ne trouve pas deux témoins oculaires, ce qui arrive souvent dans une affaire de pédophilie, une confrontation entre la victime et l'accusé est nécessaire pour avérer les faits. Elle pose cependant le problème des séquelles psychologiques que cette confrontation peut produire sur la victime. À ce propos, la Société Watch Tower a été condamnée au Canada pour avoir imposé cette confrontation.[8]

Si malgré la confrontation, l’accusé ne reconnaît pas les faits, l'affaire est classée. Ce fait est illustré par le cas d'une jeune bruxelloise appartenant à une famille Témoin de Jéhovah, qui avait été abusée pendant un an et demi par l'un d'eux, lorsqu'elle avait neuf ans. Les anciens, avertis, avaient organisé une confrontation entre l'abuseur et sa victime, mais comme il n'y avait pas deux témoins de l’affaire, celle-ci avait été étouffée. En 2003, cette jeune femme est allée déposer plainte à la police contre son bourreau, juste avant la prescription.[9]

Les pédophiles reconnus coupables par les comités de discipline religieuse et ne montrant pas de repentance étaient excommuniés du mouvement; les anciens considérant avoir ainsi rendu la justice de Dieu. Toutefois, ceux-ci ne les ayant pas dénoncé aux autorités pour ne pas jeter l'opprobre sur l'organisation de Jéhovah, il est arrivé que certains d'entre eux continuent à abuser d'enfants jusqu'à ce qu'ils soient dénoncés aux autorités par d'autres personnes. Dans une affaire jugée en Norvège, un pédophile qui avait maltraité sexuellement des enfants de sa congrégation pendant 23 ans, a fini par être excommunié des Témoins de Jéhovah après une enquête interne au mouvement, mais n'a jamais été dénoncé aux autorités. Il a continué à abuser d'enfants, après la révélation de ses abus sexuels et son exclusion du mouvement religieux. Il a par la suite été dénoncé par les parents d'un garçon de neuf ans et condamné sur cinq faits d'action obscène, mais ses anciens crimes, prescrits, n'ont pas pu être considérés pour la sentence.[10]

Les pédophiles reconnus coupables, mais repentants, ne sont pas identifiés auprès des fidèles, ce qui a entraîné des récidives. Si certains dangers existent, les anciens sont tenus de prendre les mesures préventives nécessaires: ces mesures préventives consisteraient à conseiller aux pédophiles repentants de ne plus se trouver en contact avec des enfants. À titre comparatif, un pédophile jugé comme tel par un vrai tribunal est bien évidemment connu de tous sauf s'il a déménagé pour une autre région, il est mis hors d'état de nuire pendant un temps par une peine de prison et il lui est parfois demandé de suivre un traitement médical. D'anciens pédophiles Témoins de Jéhovah peuvent encore faire du porte-à-porte si les anciens considèrent qu'ils ont démontré leur amendement. Souvent, les victimes d'abus sexuels n'ayant pas déclaré l'affaire aux autorités n'ont pas bénéficié d'un soutien psychologique par de spécialistes de la santé.

Historique

D'après Barbara Anderson, la controverse sur le traitement de la pédophilie chez les Témoins de Jéhovah a débuté au début des années 90 en interne. Des membres du Comité de Rédaction ont été alertés des conséquences de la politique menée dans ces affaires et ont voulu la modifier. Ils se sont vu refuser les changements qu'ils réclamaient par le Collège Central et pour certains cela leur a bloqué leur avancement au sein de la hiérarchie des Témoins de Jéhovah.

L'affaire a refait surface à la fin des années 90, Bill Bowen, ancien d'une congrégation américaine a été scandalisé de la réponse faite par le Béthel à une de ses demandes concernant une affaire de pédophilie qu'il traitait au sein de sa congrégation, on lui a conseillé de laisser tomber l'affaire et ne rien faire, de remettre l'affaire dans "les mains de Jéhovah", il a alors alerté la presse, et monté un site Web, qui a récolté des dizaines de témoignages allant dans le même sens en peu de temps. Cette mobilisation a entrainé plusieurs émissions de télévisions tant aux États-Unis, qu'en Australie, en Angleterre et au Danemark.

Après que l'abus de C. sur J. G vient à la lumière, les anciens de la congrégation des Témoins de Jéhovah de ., ont dit à la mère de J. de ne rien dire à la police. Affaire en 1991 dans l'Orégon (USA)

Néanmoins avant cette médiatisation, face à l'afflux interne de protestations, et devant la surcharge de travail que le règlement à l'amiable de ses affaires engendrait, la société Watchtower avait déjà changé sa politique dans le milieu des années 90 concernant l'étouffement des affaires de pédophilie. Les anciens des congrégations n'ont plus été incités à empêcher les victimes de dénoncer les affaires à la police mais n'ont pas été autorisés à révéler eux-mêmes l'affaire aux autorités judiciaires.

Parallèlement aux scandales touchant la pédophilie au sein de l'Église Catholique, certains États américains ont passés des lois obligeant les ministres de culte à ne plus s'abriter derrière le secret de la confession pour ne pas dénoncer les pédophiles connus par eux à la justice. Dans ces États, la direction des Témoins de Jéhovah a décidé de suivre la loi, néanmoins les dirigeants devaient faire un appel anonyme d'un lieu public pour ne pas à avoir être mêler à la procédure judiciaire, si elle était enclenchée par un appel anonyme.

En France, suite à un procès en Février 1998, concernant trois anciens n'ayant pas révélé une affaire de pédophilie qu'ils ont jugée en interne, d'un " violant sa fille, le droit au secret de confession leur a été nié ; depuis les dirigeants locaux des congrégations sont obligés par leur hiérarchie de divulguer aux autorités les faits de pédophilie qu'ils connaîtraient. On retrouve cette politique, outre les pays où la loi oblige les ministres de culte à dévoiler les faits de pédophilie parvenus à leur connaissance, dans les pays où un scandale médiatique a eu lieu, comme l'atteste une lettre interne du Danemark adressée à tous les anciens du pays, suite à une émission télé révélant la politique de non-dénonciation des Témoins de Jéhovah danois. Néanmoins dans encore beaucoup de pays, seules les victimes ont le droit de signaler à la police les faits de pédophilie, sauf que bien souvent, comme ce cas français, la victime est trop jeune ou trop impliquée avec son agresseur, pour avoir le courage et la force de le faire elle-même.

Dénonciation aux autorités

En se basant sur la transcription d'une interview d'un porte-parole du mouvement, Philip Brumley sur leur site officiel, on peut dégager la procédure qui était enclenché quand un enfant se plaignait d'abus sexuel auprès des dirigeants locaux des Témoins de Jéhovah.[11]

Dès le premier témoignage, les anciens menaient une enquête interne, et selon le porte-parole "prenaient des mesures pour que la victime soit protégée". Ils contactaient la filiale de leurs pays, pour "voir si les autorités étaient concernées."

C'est surtout dans ce que ne dit pas ce communiqué, malgré les accusations précises de leurs détracteurs, qu'il faut chercher. Que faisaient à l'époque les dirigeants locaux quand la loi n'obligeait pas à informer les autorités du problème? Rien, comme l'a démontré par exemple Bill Bowen par un enregistrement qu'il a effectué d'un coup de fil qu'il a passé pour un cas dans ce genre à la maison-mère des Témoins de Jéhovah dans le reportage de Canal Plus, Enfance sous Emprise:

  • Bill Bowen : J'ai appelé 8 fois le service juridique au quartier général des Témoins de Jéhovah. La dernière conversation que j'ai eue avec eux, je l'ai enregistrée parce que je voulais qu'il y ait une trace de ce qu'ils allaient me conseiller de faire. J'avais des preuves matérielles qu'un enfant avait été sexuellement agressé, après leur avoir expliqué la nature des preuves qui étaient en ma possession, voilà les instructions qu'ils m'ont données :
  • Voix magnétophone : Demande-lui encore une fois s'il a quelque chose avoir avec çà, s'il dit « non » je laisserais tomber, laisse çà à Jéhovah mais ne te met pas dans la mélasse.
  • Bill : Donc ce qu'ils m'ont dit c'est de ne pas alerter la police, de laisser ça entre les mains de Jéhovah. C'est Dieu qui allait résoudre l'affaire. C'est pour ça que j'ai démissionné de mon poste d'ancien. Quand les Témoins de Jéhovah disent qu'il n'y a pas de pédophiles dans leur congrégation, ceci est bien la preuve qu'ils demandent aux anciens de ne pas dénoncer les pédophiles aux autorités.

Règle des deux témoins

Règle des trois ans

  • 1972 : Le livre publié cette année, intitulé Organisation explique que si un ancien a commis un péché grave quelques années en arrière, et qu'il ne l'a pas signalé, s'il est découvert, il ne doit pas quitter sa position de responsabilité. Un Ministère du Royaume d'Octobre de cette même année explique qu'il faut entendre par là deux ou trois ans. En conséquence cette règle va permettre pendant plusieurs années au sein de l'Organisation de laisser à leur poste de responsabilité des hommes, qui auront commis des péchés graves plus de trois ans avant leur révélation. Dans notre cas, des pédophiles.
  • Octobre 1991 La règle des trois ans de 1972 est réitérée lors d'une école du Ministère du Royaume pour tous les anciens et serviteurs ministériels de l'ensemble des Etats-Unis.
  • 2005 : La règle des trois ans pour les anciens est conservée seulement pour les péchés mineurs, pour les péchés graves, un comité judiciaire devient nécessaire, ainsi que la perte de privilège.

Affaires fondatrices

Affaire Dateline

  • Mai 2002 : Juste avant l'émission Dateline, les Témoins de Jéhovah qui ont témoigné dans l'émission sont excommuniés par le mouvement pour "causer des divisions entre frères" [12]

Affaires de Napa

  • 2003 Les cabinets d'avocats Love et Norris, Nolan Saul Brelsford et Kenneth Fibich et Harley Hampton lancent une série de 17 procès contre la société Watchtower et les congrégations locales des différents pédophiles en Californie du Nord [13]
  • Mai 2004 : Les avocats des plaignants retirent 11 affaires manquant d'intérêt et tentent d'obtenir la coordination des affaires restantes dans un même procès [14];
  • Septembre 2004 : Le Juge Warriner accorde la coordination des affaires dans le comté de Napa.
  • 29 Septembre 2005 : La société Watchtower se voit refuser le droit du secret de confession pour tout ce qui a attrait aux communications entre le pédophile et les comités judiciaire, et doit fournir les documents des tribunaux religieux interne dans une de ces 7 affaires[15]
  • Février 2007 : 9 affaires où le mouvement des Témoins de Jéhovah est accusé, sont sollutionnés par un accord entre les parties, certaines sources évoquent une facture globale de 13 millions de dollars déboursés par la société Watchtower[16]

Réaction du mouvement aux accusations

Suite à une émission américaine appelée Dateline dévoilant leur politique en la matière, les Témoins de Jéhovah ont, sur leur site officiel anglais,[17] affirmé plusieurs points en rapport avec leur traitement de la pédophilie:

  • À leurs yeux la pédophilie est une "abomination" et est "inacceptable".
  • Ils ont rappelé leur façon de procéder dans le cas où un de leur membres est soupçonné d'abus sexuels sur mineurs (enquête des anciens, confrontation accusateur/accusé et nécessité de deux témoins en cas de négation des faits de la part de l'accusé...), ainsi que le fait qu'ils envoient un rapport de ces accusations à la filiale des Témoins de Jéhovah du pays si les lois le permettent.
  • Ils déclarent que s'il est obligatoire de rapporter les accusations, quand bien même celle-ci sont non confirmées ou sans fondements, les anciens concernés se doivent de coopérer; de son côté, la victime aurait tout à fait le droit de rapporter l'affaire aux autorités si tel est son souhait.
  • Ils rappellent que même si le violeur est repentant, il n'aura aucun privilège de service dans la congrégation.[18]
  • Enfin, ils reconnaissent que leur traitement de ces affaires n'est pas parfait et a dû être affiné avec le temps, mais ils pensent s'être toujours appuyés de leur mieux sur la Bible.

Cette reconnaissance médiatique récente, circonstanciée, et uniquement sur leur site Web en anglais, n'a pour l'instant pas été suivie d'actes au niveau judiciaire: chaque victime ayant demandé des comptes à la Société Watch Tower pour sa gestion des affaires de pédophilie a été vigoureusement combattue judiciairement et spirituellement (excommunication) par le mouvement.

Voir aussi

Vidéos

  • Dans les médias:

Bibliographie

  • The Truth Book: Escaping a Childhood of Abuse Among Jehovah's Witnesses par Joy Castro; New York, Arcade Publishing, 2005, 230 pages [1]

Ressources Webs

  • Une émission suédoise (traduite en français pour la télévision Suisse) sur la non-dénonciation des affaires de pédophilie chez les Témoins de Jéhovah. Un reportage de 55 min avec des témoignages exclusifs. La rédaction des journalistes suédois furent assignés en justice par la filiale de Suède des Témoins de Jéhovah pour calomnie, mais ils furent déboutés par la justice qui leur donna raison.[2]

Références

  1. Arrowup.png Réveillez-vous !, 8 octobre 1993:
    "Les lois bibliques ont-elles un effet sur votre vie de famille? Par exemple, on lit en Lévitique 18:6: "Vous ne devrez vous approcher, nul homme d'entre vous, d'aucune proche parente charnelle, pour en découvrir la nudité. Je suis Jéhovah." Pareillement aujourd'hui, la congrégation chrétienne fait respecter des lois strictes contre toute forme d'agressions sexuelles. Quiconque se rend coupable d'attentat aux mœurs sur un enfant risque d'être exclu, chassé de la congrégation. - 1 Corinthiens 6:9, 10."
  2. Arrowup.png Réveillez-vous !, 8 octobre 1993; La Tour de Garde, 1er janvier 1997, article "Ayons en aversion ce qui est mauvais"; La Tour de Garde, 1er janvier 1984, article "De l'aide pour les victimes de l'inceste"
  3. Arrowup.png Écoute le Grand Enseignant, pp.170,171
  4. Arrowup.png Réveillez-vous !, 22 avril 1985, p. 8:
    "Cependant, si on découvre qu'un enfant a été victime de violences sexuelles et surtout d'un inceste, deux choses sont à faire sur-le-champ: en premier lieu, protéger l'enfant, et aussi les autres enfants de la famille contre d'autres sévices. Cela doit être fait peu importe le prix. Dans la plupart des cas, on confondra publiquement l'agresseur. Quelles que soient les conséquences, il est important que l'enfant acquière la certitude que l'agresseur ne pourra jamais plus s'en prendre à lui. En second lieu, l'enfant doit se sentir soutenu moralement et entouré d'amour. Les parents doivent laisser clairement entendre que la petite victime n'est pas coupable. Le délit dont elle a été l'objet et toutes les conséquences qui en découlent (même si un proche parent doit aller en prison) ne sont pas de sa faute."
  5. Arrowup.png Réveillez-vous !, 8 avril 1997, p. 14
  6. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er janvier 1997, p. 28
  7. Arrowup.png La Tour de Garde, 15 février 1974, pp. 30,31:
    "Les chrétiens feront-ils appel aux tribunaux du monde si cela nuit aux intérêts du vrai culte ou le présente sous un faux jour aux gens hors de la congrégation? Non. (...) De tels différends ["questions d’affaires ou du même genre"] doivent être réglés à l'intérieur de la congrégation, car la Parole de Dieu donne les instructions nécessaires (...). Après cela, le chrétien lésé pourra décider d’entreprendre ou non une action judiciaire pour obliger le coupable, maintenant exclu, à réparer les torts qu'il a causés. Évidemment, le chrétien ainsi lésé se demandera (...) s'il ne risque pas encore de jeter le discrédit sur la congrégation en révélant publiquement les actions d'un de ses anciens membres. (...) Après avoir épuisé les moyens propres à la congrégation pour redresser les choses, le chrétien lésé pourrait profiter des instruments juridiques disponibles. (...) Si un chrétien, ne se souciant pas de l'effet que son action peut avoir sur la réputation de la congrégation, ne tient pas compte des conseils de la Parole de Dieu sur cette question, il ne sera pas exempt "d'accusations". Il n'aura pas "un excellent témoignage des gens du dehors", à l’extérieur de la congrégation (Tite 1:6 ; I Tim. 3:7). Il ne sera donc pas un exemple à suivre pour les autres chrétiens. Il en sera tenu compte quand il s'agira de lui confier des privilèges au sein de la congrégation."
  8. Arrowup.png It follows from the above that the only harm suffered by the plaintiff for which any defendant is in law responsible is the harm arising from her participation in the December 29, 1989 meeting. The only defendant liable in damages for that harm is Watch Tower Bible and Tract Society of Canada. The final question to be determined is the quantum of the plaintiffs damages. [Affaire Vicky Boer contre Watchtower. Canada. 2003 http://www.silentlambs.org/wordvickiboertranscript2.htm]
  9. Arrowup.png "La loi du silence", La Dernière Heure, 26 août 2005
  10. Arrowup.png The Newspaper Verdens Gangs, par Freddy Kongsberg, 16 septembre 1996
  11. Arrowup.png Philip Brumley, General Counsel for Jehovah's Witnesses. Application of "Two Witnesses" Principle.
  12. Arrowup.png Secret of Pedophilia in an American Religion -Jehovah's Witnesses in Crisis Barbara Anderson. Editions Lulu.com Page 8
  13. Arrowup.png Secret of Pedophilia in an American Religion -Jehovah's Witnesses in Crisis Barbara Anderson. Editions Lulu.com Page 20
  14. Arrowup.png Secret of Pedophilia in an American Religion -Jehovah's Witnesses in Crisis Barbara Anderson. Editions Lulu.com Page 20
  15. Arrowup.png Secret of Pedophilia in an American Religion -Jehovah's Witnesses in Crisis Barbara Anderson. Editions Lulu.com Page 21
  16. Arrowup.png Secret of Pedophilia in an American Religion -Jehovah's Witnesses in Crisis Barbara Anderson. Editions Lulu.com Page 39
  17. Arrowup.png Site anglais des Témoins de Jéhovah
  18. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er janvier 1997:
    "Pour la protection de nos enfants, un homme ayant abusé sexuellement d'un enfant ne remplit pas les conditions requises pour assumer des responsabilités dans la congrégation. Il ne peut pas non plus recevoir un quelconque privilège de service à plein temps, tel que celui de pionnier."