Raphaël Liogier

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Raphaël Liogier est directeur de l'Observatoire du religieux et professeur des universités à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, université où enseigne aussi Alain Garay. Il a écrit sa thèse sur le Bouddhisme et a collaboré à la rédaction de plusieurs articles sur le thème du bouddhisme, sur le mouvement Soka Gakkaï [1] et sur le thème de la religion.[2] Il a publié en 2006, un ouvrage sur la laïcité, dans lequel il plaide pour une laïcité à l'anglo-saxonne.

Points de vue

Sa critique virulente de la laïcité française et de la lutte contre les sectes mérite d’être soulignée. Selon la revue Prochoix:[3]

"Dans son livre sur la "laïcité légitime", passé totalement inaperçu, ce jeune chercheur plaide pour une laïcité à l'anglo-saxonne plus "ouverte" aux religions et fustige les partisans de la laïcité à la française comme étant "sectaires". Quand il ne qualifie pas les militants et personnalités anti-sectes (comme Alain Vivien) de "nouveaux inquisiteurs". Liogier voudrait, en effet, voir reconnues certaines sectes comme étant des "nouveaux mouvements religieux". Opposé à la loi sur les signes religieux au sein de l'école publique, il déplore ce qu'il appelle la "soumission des musulmans à la violence laïque"."

Sur la laïcité

Le 4 décembre 2005, il a participé à l’émission Ripostes, sur France 5: "Laïcité: "Vache sacrée" ou nouveau combat": Il y déclara:[4] "... Le problème de la laïcité, à mon sens, est que c'est un cadre mais un cadre vide (...) La laïcité française, son principe essentiel, ce n'est pas de respecter les religions, c'est de les construire, de les reconstruire (...) La laïcité, pour moi, est un problème esthétique..."

Selon la revue Prochoix,[5] il a tenu durant cette émission un discours particulièrement agressif et confus, indigne d'un chercheur du CNRS:

"Entre deux envolées indéchiffrables, les téléspectateurs ont cru comprendre que ce jeune chercheur exalté soupçonnait les féministes et les laïques refusant le voile au sein de l'école publique de racisme post-colonial et "esthétique". Le "voile n'est qu'une question esthétique" a-t-il martelé devant un plateau assez ahuri. Tandis que Caroline Fourest maintenait calmement qu'il s'agissait d'une question politique."

À l'occasion de colloques, il explique que la laïcité, c’est la schizophrénie au pouvoir, le double langage, les préjugés, les évidences d’une culture dominante qui n’a jamais à s’expliquer parce qu’à priori « universelle » et il dénonce un mythe et un système interventionniste.[6] Il donne aussi une interview sur le site du CICNS, bien connu pour défendre les mouvements sectaires, où il critique vertement l’État qui selon lui, se permet de définir ce qui est religieux ou non.[7]

Sur la lutte anti-secte

Dans un article sur le site Web du collectif "Les mots sont importants", Raphaël Liogier dans son article Loi anti-secte. Le remède empoisonné d’un mal imaginaire présente longuement son point de vue. Il semble que pour lui, les sectes sont "l'arbre qui cache la forêt", en clair on attaquerait le plus anodin des dangers pour cacher des mouvements ou des faits notoires de mouvements plus puissants mais intouchables (Vatican, multinationales). Outre qu'à aucun moment il n'évoque son point de vue sur la matérialité des témoignages de "victimes" des sectes, il n'évoque pas non plus de solution pour les faits qu'il présente en contre-exemple. Dès lors, il semblerait que son point de vue, assez courant chez les défenseurs des sectes, soit du type : puisque que le monde dans lequel nous vivons est plus pourri que les sectes, ou en tout cas puisqu'il existe des faits plus graves ailleurs, laissons les sectes être pourries à leur manière.

Il n’est donc pas surprenant de voir ce sociologue militant s’attaquer à la commission parlementaire sur les sectes de 2006 et critiquer ses méthodes pour lutter contre les dérives sectaires, dans le journal Libération du mercredi 20 décembre 2006: "Apporter des preuves avant de stigmatiser". On peut y lire:[8]

"Il n'y a pas de secte qui soit a priori dangereuse en France. Toutes les études sociologiques ont prouvé qu'il n'y a pas plus de dérives dans ces groupes-là que dans d'autres groupes qui ne sont pas religieux.(…) les sectes représentent le bouc émissaire idéal. On les imagine tentaculaires, incontrôlables. Après avoir tenté sans succès de les coincer sur leurs finances, on tente maintenant de dire que leurs enfants sont manipulés, car c'est un sujet ultrasensible d'un point de vue émotionnel."

Site Oumma.com

Selon la revue Prochoix, Raphaël Liogier, Professeur des Université à l’IEP d’Aix-en-Provence et Directeur de l’Observatoire du religieux a écrit le 28 mai 2006, un article sur le site Oumma.com, site que Prochoix qualifie d'islamiste.[9] On peut d'ailleurs lire sur ce site une interview de Raphaël Liogier datant du mercredi 12 avril 2006, qui s'intitule "L'État organise lui-même, et en toute bonne conscience, la discrimination",[10] ainsi qu'une page de présentation de son livre Une laïcité légitime.[11]

Observatoire du religieux

Pour la revue Prochoix, l'Observatoire du religieux, laboratoire de recherche de l'IEP d'Aix -en-Provence dépendant de fonds publics, servirait surtout à diffuser une certaine vision de la laïcité plus "ouverte" aux religions et notamment à certains sectes, considérées comme étant les "nouveaux mouvement religieux". Le mode d'intervention le plus efficace des chercheurs de cet observatoire résiderait dans le nombre impressionnant de chercheurs adhérant à leur école de pensée qui interviennent dans le débat public comme universitaires objectifs, et non comme militants, malgré l'orientation très idéologique de leurs travaux.[12]

Colloques

Sont répertoriés ci-dessous ses colloques en rapport avec la laïcité et la liberté de culte:

Avec Alain Garay

  • 13,14 et 15 juin 2002: "Laïcité et pluralisme religieux", Institut d'Études Politiques, Aix-en-Provence, Contact Raphaël Liogier (IEP d'Aix-en-Provence): samedi 15 juin, 14h00, "Laïcité et pouvoir fiscal", Alain Garay, avocat à la Cour d'Appel de Paris. Présence à ce colloque de Jean Baubérot, École Pratique des Hautes Études (Paris) et Raphaël Liogier, IEP d'Aix-en-Provence, Observatoire du Religieux.[13]
  • 22-24 mai 2003: XVII Congrès International: "Quelle "politique religieuse" en Europe et en Méditerranée? Enjeux et perspectives", Sous la haute présidence de Renaud Muselier, secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, Aix-en-Provence et Marseille, Raphaël Liogier (Maître de conférences IEP d’Aix-en-Provence)et Alain Garay font partie du comité scientifique d'organisation. Discours d'Alain Garay intitulé "Les régimes fiscaux et leur influence sur les politiques religieuses" et débat animé par R. Liogier et Me A. Garay. Participent aussi à ce colloque, V. Sevaistre, Chef du Bureau central des Cultes de l'époque[14] et Jean Baubérot (groupe de sociologie de la laïcité, École Pratique des Hautes Études, Paris).
  • 9 et 10 décembre 2005: Rencontres au Palais du Pharo (Marseille), sous le patronage de l'Académie d'Aix-Marseille, "1905-2005 Cent ans de laïcité: Des chemins pour l'avenir", Histoire, évolution et perception de la Loi. Alain Garay et Raphaël Liogier (maître de conférences à l’Institut d’Études politiques d’Aix-en-Provence) participent à cette rencontre.[15][16]
  • 23-27 juillet 2007: "29ème conférence de la SISR" (Société internationale de sociologie des religions) Leipzig (Allemagne), "La laïcité, principe érigé en valeur de la Convention européenne des droits de l’homme" / "The Secularism, Valuous Principle of the European Convention on Humans Rights?", par Alain Garey, et "Laïcité et lutte des classements" / "Political Secularism and Grading Struggles" par Raphaël Liogier.[17]

Autres colloques

  • 19 septembre 2006: "Bilan de la liberté religieuse en France". Ce colloque est organisé à l’occasion de la présentation publique d'une collection de plusieurs ouvrages et actes de colloques consacrés à la problématique de la laïcité et de la liberté religieuse, aux éditions L’Harmattan. Participants à ce colloque:Christian Paturel, Didier Leschi, Régis Dericquebourg, Raphaël Liogier, Jean Baubérot, Laurent Stefanini (conseiller pour les affaires religieuses au ministère des Affaires étrangères).

Bibliographie

  • Une laïcité légitime ,La France et ses religions d’État[18]

Ressources sur le sujet

Références