Rudolf Hoess

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Commandant d'Auschwitz, il eut l'occasion d'être en contact avec les Témoins de Jéhovah. Dans son livre écrit peu de temps avant sa condamnation à mort, il les évoquera.


Le Commandant d'Auschwitz parle

Citations hors contexte

Alors que Höess parle de deux Témoins de Jéhovah particuliers, Guy Canonici et les

Original Editions la Découverte Pages 108-110

Or il y avait parmi les internés de Sachsenhausen un bon nombre de "sectateurs de la Bible". Beaucoup d'entre-eux se refusaient à porter les armes et furent condamnés à mort par le Reichsführer.

J'avais eu l'occasion de rencontrer à maintes occasions des fanatiques religieux: dans les couvents, en Palestine, le long du chemin de fer de l'Hedjaz, en Arménie: catholiques, orthodoxes, musulmans, chiites et sémites. Mais les "sectateurs de la Bible" du camp de Sachsenhausen (en particulier deux d'entre eux) surpassaient de loin tous ces "prototypes". Ces deux fanatiques se refusaient à tout ce qui avait le moindre rapport avec la vie militaire. Ils ne se mettaient pas au garde-à-vous, ils n'enlevaient pas leur bonnet et ne claquaient pas des talons. Ils prétendaient qu'ils devaient ces marques de dévotion uniquement à Jéhovah, mais pas aux êtres humains. Ils ne se reconnaissaient aucun chef en dehors de Jéhovah. Nous avons été obligé d'éloigner ces deux hommes du bloc réservé aux 'Sectateurs de la Bible' et de les enfermer en cellules parce qu'ils incitaient sans cesse les autres adhérents de la secte à suivre leur exemple.

Eicke leur avait infligé à plusieurs reprises la bastonnade pour des infractions à la discipline. Ils acceptaient cette punition avec une telle ferveur qu'elle aurait pu passer pour l'expression d'instincts pervers. Ils supplièrent le commandant de les punir encore afin qu'ils puissent porter témoignage en faveur de Jéhovah et de leurs idées.

Comme on devait s'y attendre, ils refusèrent de se présenter devant le conseil de révision ; ils ne consentirent même pas à signer les formulaires envoyés par les autorités militaires. Le Reichsführer SS devait les condamner à mort eux aussi.

Lorsqu'on leur annonca le verdict, ils se livrèrent à une extraordinaire manifestation de joie et d'enthousiasme. ils exultaient: ils ne pouvaient dominer leur impatience devant la mort prochaine. Ils joignaient leurs mains et, les yeux au ciel, criaient sans arrêt: 'Bientôt nous serons auprès de toi, ô Jéhovah ! Quelle joie de nous trouver parmi les élus !'. Quelques jours plus tôt, comme ils assistaient à l'exécution de coreligionnaires, on eut toute les peines du monde à les retenir ; ils voulaient être fusillés eux aussi. On les ramena de force vers le camp : c'était un spectacle presque insupportable.

Maintenant que c'était leur tour de mourir, ils couraient vers le poteau d'exécution. En aucun cas ils se seraient laissé mettre des menottes parce qu'ils voulaient lever leurs mains vers Jéhovah. Ils se placèrent devant le panneau de bois qui servait de cible avec des visages illuminés, rayonnant d'une allégresse qui n'avait rien d'humain. C'est ainsi que je me représentais les premiers martyrs du christianisme, debout dans l'arène en attendant d'être dévorés par les bêtes fauves. Avec une expression de joie extatique, les yeux levés vers le ciel, les mains jointes pour la prière, ces hommes accueillirent la mort. Tous ceux qui avaient assisté à l'exécution - même les soldats du peloton - étaient profondément émus.

Quant aux 'Sectateurs de la Bible' le martyre de leurs coreligionnaires les excita davantage encore. Plusieurs d'entre-eux qui avaient déjà signé l'engagement écrit de s'abstenir de toute propagande et qui devaient être libérés très prochainement se rétractèrent en déclarant qu'ils voulaient continuer à souffrir pour Jéhovah.


Citation de Mémoire de Témoins

Troisième partie "Des Héros :

"D'où peut venir une résistance assez héroïque pour lasser la brute tyrannique ? L'un des bourreaux les plus célèbres l'a reconnu tant il est vrai que le bourreau, plus que personne, comprend sa victime. Rudolf Hoess, alors aide de camp à Sachsenhausen, a vu exécuter August Dickmann. Il écrit dans ses mémoires :

"C'est ainsi que je me représentais les premiers martyrs du christianisme, debout dans l'arène attendant d'être dévorés par les fauves."10 "

Citation de Guy Canonici dans Les Témoins de Jéhovah face à Hitler

Page 346-348, Canonici tente de lier la citation qui va suivre avec l'exécution de August Dickmann, qui a été exécuté seul, les mains liés, le visage retourné contre le mur:

"Des années plus tard, Rudolf Hoess, l'adjoint de Baranowski et futur chef du camp D'Auschwitz, écrira : ' C'est ainsi, que je me représentais les premiers martyrs du christianisme, debout dans l'arène en attendant d'être dévorés par les bêtes fauves/ (...) Tous ceux qui avaient assisté à l'exécution -même les soldats du peloton - étaient profondément émus."