Christadelphiens

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Lieu de culte christadelphien à Bath, en Grande Bretagne

Les christadelphiens (mot tiré du grec qui signifie "Frères en Christ") constituent un mouvement chrétien fondé en 1848 par John Thomas. Le groupe s'est développé au XIXè siècle au Royaume-Uni et en Amérique du Nord, et actuellement, bien qu'aucune statistique ne soit publiée, l'effectif mondial peut être estimé à environ 60 000 membres, répartis dans environ 120 pays. Les christadelphiens ont un grand nombre de croyances en commun avec les Témoins de Jéhovah, et il est d'ailleurs fort possible que Charles Taze Russell, le fondateur de la Société Watch Tower, ait été influencé par ce groupe dans l'élaboration de sa doctrine, ce qui n'empêche pas l'organisation jéhoviste de critiquer ce dernier comme étant dans les ténèbres spirituelles.

Ressemblances et différences

Le mouvement christadelphien est probablement l'un des groupes religieux qui partage le plus de similitudes avec les Étudiants de la Bible et les Témoins de Jéhovah.

Sur son site officiel, il se présente ainsi:[1]

"[Nous sommes] un groupe religieux qui fondent nos convictions entièrement sur la Bible, la considérant comme totalement inspirée par Dieu, et donc tenue pour être exempte d'erreur. Le nom "christadelphien" a d'abord été utilisé dans le milieu des années 1800, mais nous croyons qu'il y a eu des gens qui ont partagé nos convictions à travers l'histoire. Nous attendons en toute confiance le retour du Christ sur ​​la terre quand il établira le Royaume de Dieu."

Comme Russell, John Thomas, le fondateur, ne prétendait pas être un prophète ni être inspiré par Dieu, mais se définissait comme un simple chercheur de vérité qui, au travers de sa propre étude de la Bible, avait rétabli les croyances du christianisme originel;[2] son but n'était donc pas de fonder une nouvelle secte, bien qu'il en vint à percevoir ses croyances comme étant les seules qui soient véridiques. Rejetant les crédos des religions de son époque, il fut en lien avec les adeptes de William Miller — les millérites ou adventistes — dont la théologie avait également influencé le fondateur des Étudiants de la Bible, de qui il accepta l'idée d'une seconde venue du Christ et d'une période de règne de 1 000 ans. Tout comme Russell qui voyagea pour propager sa doctrine et visiter ses ecclesias et consigna par écrit ses dogmes dans la série Études dans les Écritures, Thomas donna des conférences et des débats, notamment à New York et en Angleterre, visita ses groupes de fidèles, et publia le livre Elpis Israel — An Exposition of the Kingdom of God qui expliquait sa compréhension de différents sujets bibliques, ainsi que de plusieurs autres ouvrages religieux. Ses adeptes se regroupèrent au sein d' ecclesias, et publièrent entre autres le journal The Herald of the Kingdom (les journaux de Nelson Barbour et de Russell contenait aussi le mot "Herald" dans leur nom). Tout comme Russell, Thomas entretenait des vues sionistes: il pensait que les Juifs retourneraient dans leur pays et que la Grande-Bretagne jouerait un rôle dans cet événement.[3]

La structure organisationnelle, peu développée, est semblable à celle qui existait à l'époque de Russell: en effet, les ecclesias sont organisées de façon autonome, sur un modèle démocratique — ce qui diffère toutefois grandement des Témoins —, et sans clergé rémunéré. Les christadelphiens pratiquent l'excommunication.[4] Tout comme le russellisme se morcela en un certain nombre de groupes schismatiques, la doctrine de Thomas donna naissance à de nombreux mouvements de petite audience, dont les christadelphiens nazaréens, les christadelphiens non amendés, les christadelphiens béréens,[5] les christadelphiens de l'aurore, les christadelphiens des vieux sentiers, les compagnons christadelphiens,[6] les pionniers christadelphiens,[7] etc.

Le mouvement croit en l'inerrance de la Bible, Parole de Dieu sans erreurs sinon celles de traduction et qui doit être le seul livre à servir de base pour la doctrine. Pour eux, il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, l'Esprit saint n'est pas une personne mais la force de Dieu, et les dons de l'esprit n'ont plus cours à notre époque. Jésus est le Fils de Dieu; il fut un humain lorsqu'il naquit de Marie, et donnant sa vie par mort sacrificielle, ouvrit la voie du salut. Dieu l'a ensuite ressuscité, et Jésus est actuellement au ciel, à la droite de Dieu. Le baptême par immersion totale est considéré comme essentiel au salut. Les christadelphiens croient que les justes vivront sur terre pendant le millénium, des morts étant alors ressuscités. Les autres religions sont perçues comme étant apostates, en particulier l'Église catholique, considérée comme étant Babylone.

Lieu de culte christadelphien à Wereham, en Grande Bretagne

Le mouvement rejette la Trinité, l'observance du Sabbat, le baptême des nouveaux-nés, l'immortalité de l'âme ainsi que l'enfer (celui-ci désigne la tombe). Ils estiment que ces croyances sont le fruit de l'apostasie de la chrétienté qui les a introduits par le biais de la philosophie grecque, et ne sont pas en accord avec la Bible.

Au niveau des comportements, les adeptes ne doivent pas participer à la guerre, ni voter, et sont invités à fréquenter le moins possible les personnes n'appartenant pas à leur confession. Les rapports sexuels ne sont acceptés que dans le cadre du mariage (hétérosexuel). Sur son site, le mouvement exprime quelques préoccupations à propos de l'usage d'Internet qui, néanmoins, peut être utilisé pour prêcher.[8]

Il y a toutefois deux différences essentielles au niveau doctrinal entre la position de ce groupe et celle des Témoins: en effet, les christadelphiens perçoivent le Diable, non comme une personne, mais comme le principe du mal; ils ne croient pas non plus à l'existence pré-humaine de Jésus. De plus, à la différence des Témoins, la doctrine des christadelphiens est restée quasiment inchangée au fil des années, et les adeptes continuent d'utiliser les écrits de Thomas comme base pour leurs croyances (par contraste, les écrits de Russell furent abandonnés à la fin des années 1920). Enfin, s'il est vrai que les christadelphiens sont engagés dans l'évangélisation, celle-ci reste très limitée par rapport à celle pratiquée par les Témoins.[9]

Influence sur Russell

Certains observateurs présument que les christadelphiens ont constitué l'une des principales sources doctrinales de Russell avec les adventistes, et ceci bien que le mouvement des Étudiants de la Bible et celui des Témoins de Jéhovah n'évoquent jamais ce point dans l'histoire officielle du fondateur de la Watch Tower.[10]

En effet, Benjamin Wilson, co-fondateur de l'Église de Dieu de la Foi abrahamique, un mouvement issu des christadelphiens, eut un rôle primordial sur le fondement même de la théologie de Russell (bien qu'il ne fit jamais partie de son groupe): en effet, la Bible dont Wilson fut l'auteur en 1864, The Emphattic Diaglott, fournit au groupe composé de Nelson Barbour et de Russell, par l'intermédiaire de leur collaborateur, Benjamin Keith, une nouvelle approche de la parousia de Jésus, mentionnée en Matthieu 24:27,37-39. Ce mot grec, traduit par "venue" de la King James Version et jusque là compris comme tel par Russell, y était retranscrit par le mot "présence", permettant ainsi au pasteur de rationaliser son échec concernant 1874 tout en maintenant cette date; l'idée était désormais que le Christ était revenu invisiblement et se manifesterait au besoin par certains actes.[10] Par la suite, avec la permission des héritiers de Wilson, la Watch Tower publia la Diaglott dès 1902, et plus tard en 1927 elle le fit sur ses propres presses. Il est à noter que Wilson n'avait aucune qualification pour sa traduction de la Bible, ce qui signifie que celle-ci n'a été réalisée que pour justifier sa théologie; le fait que Russell l'ait appréciée aussi facilement, et ceci alors qu'elle faisait déjà l'objet de certaines critiques, était la preuve qu'il l'utilisa simplement parce qu'elle lui était profitable pour asseoir ses propres croyances. [10]

Dans l'un de ses ouvrages, Edmond C. Gruss cite un Étudiant de la Bible du début du siècle qui déclara: "Les travaux du Dr Thomas ont peut-être aidé le jeune Russell à avoir un aperçu des "deux saluts", de l'âge de l'appel céleste, et l'âge du millénaire, qui était la clé du mystère. (...) Il se pourrait bien que la citation volumineuse des Écritures du Dr Thomas sur la bénédiction terrestre ait été la clé de l'esprit qui déverrouillait le mystère divin dans l'esprit astucieux du jeune Russell."[11] De même, le sociologue britannique Bryan Wilson écrivit: "Puisque les christadelphiens se référaient aux premières manifestations de foi des Témoins de Jéhovah, le Russellisme en vint à l'attaque spéciale, car cette croyance portait une certaine ressemblance avec le christadelphianisme lui-même, et séduisit quelques frères".[12]

Même s'il admet que seul Russell aurait pu dire dans quelle mesure ce groupe a influencé sa théologie, Gruss en vient à dire qu'il y a "presque un accord mot à mot entre les théologies christadelphienne et russelliste dans certains domaines". De surcroît, les Témoins et les christadelphiens puisent dans des mêmes influences, notamment Arius.[10] Le professeur Jerry Bergman estime que les deux groupes "sont probablement plus semblables que les autres sectes".[13]

Dans les publications

Publication Contenu
The Three Words and the Harvest of the World, 1877, pp. 57,58 "Je commence à penser que les gens de "l'âge à venir", et beaucoup d'autres chez les pré-millénaristes, ne croient en rien d'une nature spirituelle, ou ont la compréhension la plus éloignée des choses de cet ordre; soit que le saint est élevé dans "un corps spirituel", ou en l'existence d'êtres spirituels, ou même de l'Esprit Saint lui-même. Je connais une classe de croyants de l'"âge à venir", les christadelphiens, qui ne le croient pas. Le Saint-Esprit, disent-ils, n'est qu'un principe, ou un élément de la puissance, et non pas une intelligence. Ce n'est rien de plus ni moins que "l'électricité", enseigné dans un de leurs livres, maintenant devant moi. Quoi d'étonnant qu'ils ne discernent qu'un avenir charnel. (...) Un faux raisonnement (...), par ceux qui ne peuvent pas discerner les choses spirituelles, est en train de conduire de nombreux autres que les christadelphiens dans les ténèbres. (...) Je suis reconnaissant qu'ils ne désirent pas de prouver que les anges sont des principes simples dans la nature; car ce serait une tâche facile. Et s'ils se mettaient vraiment sur ce sujet, comme les christadelphiens l'ont fait, ils peuvent écarter de l'explication le Saint-Esprit. Et le même raisonnement, poussé à sa conclusion légitime, peut aussi permettre de se débarasser à la fois du Christ et du Père."

=> Ainsi, dans ce livre publié conjointement par Nelson Barbour et par Russell, l'auteur reproche de façon explicite aux christadelphiens le fait qu'ils ne croient pas que l'esprit saint soit une personne, et partant, leur rejet de la Trinité. Voilà qui est ironique quand on sait qu'à peine quatre ans plus tard Russel rejeta à son tour la Trinité et la personnification de l'Esprit saint!

Que ton Royaume vienne, 1891, p. 138 "C'est ainsi qu'aujourd'hui, aucune secte ne peut prétendre ou ne prétend que tous ses membres sont du froment [c'est-à-dire du blé] et qu'elle ne renferme point d'ivraie. Aucune organisation terrestre (à l'exception des Mormons et des Christadelphiens) n'oserait encore moins prétendre qu'elle renferme tout le froment. Dès lors, pourquoi donc toutes ces organisations, toutes ces barrières théologiques? Aucune excuse n'existe de les établir. Elles n'arrivent pas à séparer le bon grain d'avec l'ivraie, et rien ne peut accomplir complètement et entièrement cette séparation des cœurs, si ce n'est par le moyen que le Seigneur a choisi pour être employé au temps de la moisson."

=> Ainsi, les christadelphiens sont, pour Russell, orgueilleux de se croire être les seuls à détenir entièrement la vérité. Et pourtant, n'est-ce pas ce que croient les Témoins actuels?

La Tour de Garde, 15 mars 1896, R1950, p. 56, "Christadelphian Views" "Ici et là on peut trouver des personnes qui soutiennent ce qu'on appelle les points de vue christadelphiens, qui sont à certains égards, un peu comme les points de vue défendus dans La Tour de Garde, et à d'autres égards le contraire. Leurs points de vue, en bref, sont (1) Que l'Église est choisie ou élue (selon la prescience de Dieu) à travers la vérité; et qu'elle est entièrement un "petit troupeau", héritiers du Royaume. (2) Ils soutiennent, cependant, que le Royaume sera visible, avec un trône terrestre, sur lequel le Christ s'assoira avec ses apôtres, et qu'en quelque sorte tous les christadelphiens seront "cohéritiers", qui "habiteront chacun sous sa propre vigne et son figuier" (...). (3) En ce qui concerne les christadelphiens morts, ils seront ressuscités pour partager ces bénédictions, mais pour toutes les autres personnes mortes, bonnes ou mauvaises, ils ne voient aucun espoir, pas de résurrection. (4) Une grande catastrophe lors de la seconde venue du Christ détruira la quasi-totalité de la vie à l'exception des christadelphiens, et les quelques personnes épargnées le seront simplement de façon à être les serviteurs éternels des christadelphiens — leurs coupeurs de bois et des porteurs de l'eau — leurs esclaves".

Ensuite, il est reproché aux christadelphiens d'utiliser ce terme dans un sens très étroit, pour se désigner eux-mêmes et non tous les vrais chrétiens en général, ainsi que leur rejet de l'existence pré-humaine de Jésus, de l'existence du Diable et de la rançon.

=> Et quand la Watch Tower parle des "vrais chrétiens", ne fait-elle pas uniquement référence à ses propres adeptes?

"N'importe qui peut voir en un coup d'œil, lorsque ces points de vue sont donc exprimés de façon concise, la très grande différence entre eux et les opinions présentées comme bibliques dans la Tour et dans Millennial Dawn. Mais la politique des partisans de tous les faux systèmes est d'éviter une déclaration complète de leur théorie, et, couvrant les particularités dont ils sont quelque peu honteux, ils continuent à la consolider sur d'autres au coup par coup comme ils l'ont eux-mêmes reçue. (...)"

=> Cette façon de procéder ne fut-elle pas typique de Russell qui récupéra toutes sortes de croyances de différents mouvements ou personnalités religieuses tout en estimant que c'était Dieu qui lui avait fait connaître la vérité?

Puis sont cités et critiqués des textes bibliques avancés par les christadelphiens: Ésaïe 26:14; 43:17 et Jérémie 51:39,57.

La Tour de Garde (anglais), 15 février 1898, R2266, p. 57, "Think It Not Strange" Après avoir cité une croyances du mouvement des Disciples, une lettre disait: "Peut-on trouver une croyance plus faible que celle-ci? Si c'est le cas, faites-nous le savoir! Oui, nous pensons à une croyance qui est plus faible, à savoir celle des christadelphiens." Ceux-ci croient en la destruction de tous les individus hormis eux-mêmes.

=> Est-il judicieux de publier une telle déclaration, qui n'a pas été contredite par Russell, alors que les christadelphiens ont des croyances très proches de celles des Étudiants de la Bible?

La Tour de Garde, 15 juillet 1898, R2337, p. 216, "Christadelphian Proof-Texts" L'article examine, sous forme de questions et réponses, les textes mis en avant par les christadelphiens pour soutenir leur dogmes, à savoir Psaumes 88:4,5; 49:14; Ésaïe 26:14; 43:16,17; Obadia 16 pour affirmer que la majorité des humains morts ne se réveilleront pas du sommeil des morts.

Le rédacteur de La Tour de Garde répond: "Ces textes doivent être interprétés en harmonie avec les interprétations que l'Esprit Saint nous a données dans les paroles de notre Seigneur et des apôtres enregistrées dans le Nouveau Testament", le texte de Jean 5:29 étant cité. Concernant Psaume 88, il est dit que "l'écrivain ne donne pas sa propre opinion, mais est simplement en train de dire comment il est considéré par d'autres". En Psaumes 49, le prophète David parle d'une certaine classe de personnes pense à s'amasser des fortunes, sans se rendre compte que c'est la véritable richesse de caractère qui doit être recherchée; "mais, il n'y a rien dans ce texte pour indiquer que la mort mettra fin à tous pour ces derniers". Pour ce qui est d'Ésaïe 26, le contexte serait une description prophétique du Jour millénaire, et les versets 12 à 15 représentent le point de vue des fidèles, regardant en arrière, et voyant là la délivrance entièrement réalisée par Dieu. En Ésaïe 43, ce sont les instruments de guerre, et non les humains, qui ne se relèveront pas une fois abattus. Enfin concernant Obadia, le verset est une description par le Seigneur via le prophète des événements de "la journée du Seigneur", lors de laquelle toutes les nations, terme "improprement traduit par païens", entrera en jugement, et boiront la coupe de la colère du Seigneur.

La Tour de Garde, 15 février 1906, R3724, p. 55, "Reply to a Christadelphian", par Ernest Henninges, Ernest Henninges, alors dirigeant de la filiale en Australie, reçut une lettre d'un habitant de Tasmanie estimant que l'enseignement de La Tour de Garde n'était pas en accord avec la Bible sur la question de la résurrection pour tous, citant les passages utilisés par les christadelphiens sur ce sujet. À cela, Henninges répondit par une lettre examinant un par un ces versets. Dans un autre courrier adressé à Russell depuis Melbourne et daté du 21 décembre 1905, il demande à ce que La Tour de Garde publie les deux courriers afin que cela profite aux lecteurs.

Dans sa réponse, Henninges déclare en introduction: "Cher Monsieur, nous sommes fort désolés que les explications de la Parole donnée dans les colonnes de La Tour de Garde ne vous aient pas interpelé plus fortement que ce qu'elles semblent l'avoir fait. Pourtant, nous sommes heureux que vous ne l'ayez pas condamné sans l'avoir regardé au moins un peu. Peut-être que vous en auriez davantage fait l'éloge si vous l'aviez davantage examiné.

=> Même si cela n'est pas spécialement en rapport avec les christadelphiens, cette réponse est intéressante sous plusieurs aspects: 1/ selon Henninges, la personne a très bien fait de ne pas avoir rejeté un magazine avec lequel elle n'était pas forcément d'accord, et de l'avoir examiné quand même; quel dommage que la même ouverture d'esprit ne soit pas encouragée et félicitée chez les adeptes jéhovistes désirant lire ou ayant lu des écrits contredisant leur mouvement! Il y a clairement deux poids deux mesures; 2/ Évidemment, pour Henninges, si la personne n'a pas apprécié le magazine, ce n'est pas parce que les arguments n'étaient pas convaincants, mais parce qu'elle ne s'y est pas assez plongée dedans, car le mouvement n'a jamais tort!

Puis, alors que le christadelphien avait écrit qu'à son avis la résurrection de nombreuses personnes comme enseigné par La Tour de Garde était une "théorie plaisante", Henninges répond ceci: "L'expérience montre que dans l'enseignement de la résurrection de tous (à la fois des justes et des injustes), nous ne donnons pas quelque chose qui est agréable à la 'chair'", car "la 'chair' préfère croire qu'elle a une âme qui vit quand le corps est mort, ce qui bien sûr rend inutile la résurrection".

=> Argument typique des querelles de clochers: chaque groupe estime que ce sont les enseignements des autres qui "chatouillent les oreilles" de leurs ouailles, pas les siens...

Puis Henninges donne l'interprétation de la Watch Tower sur les versets cités par celui à qui il répond, à savoir Ésaïe 26:13,14; Jérémie 51:39,57; Proverbes 21:16; Psaumes 49:12,20; Éphésiens 4:17,18.

La Tour de Garde (anglais), 1er août 1962, pp. 473-78, "Christadelphianism of God or Men?" Sans surprise, la réponse est que ce mouvement vient des hommes, mais sur certaines questions, le rédacteur est bien obligé d'exprimer un accord implicite. Il est adressé plusieurs reproches à ce groupe:
  • 1/ ils ne savent rien sur la question de la souveraineté universelle, alors que c'est la justification du nom de Jéhovah qui est plus importante que le salut de la créature humaine, et celui qui lit la littérature de ce groupe ignore cela;
  • 2/ ils ont connu de nombreux schismes, et l'auteur estime que cela traduit un manque d'unité et d'amour en leur sein;
  • 3/ ils ne reconnaissent pas l'obligation de prêcher la bonne du royaume à toutes les nations. Un recensement des États-Unis de 1941 est cité pour montrer qu'une province christadelphienne ne faisait connaître le véritable Évangile qu'aux habitants de la chrétienté;
  • 4/ ils n'ont pas d'espoir pour l'humanité décédée car ils enseignent que beaucoup ne seront pas ressuscités;
  • 5/ ils nient tous les versets se rapportant l'existence pré-humaine de Jésus;
  • 6/ ils nient l'existence du Diable, estimant qu'il ne faut pas rendre "satanas" et "diabolos" par des noms propres, déforment Jacques 2:19 et faisant de Dieu le tentateur puisqu'il n'y avait pas de Diable;
  • 7/ ils ne croient pas que la mort de Jésus-Christ était substitutive;
  • 8/ ils croient en un Royaume de Dieu terrestre;
  • 9/ ils placent de nombreux espoirs sur les Juifs selon la chair, et non sur l'Israël spirituel.

Suite à cet article, le christadelphien R. W. Abel fit une très longue réfutation de ces neuf points dans une brochure de 32 pages, étant capable de citer de nombreux versets bibliques pour soutenir ses croyances, et même de terminer son article en posant des questions embarrassantes pour les Témoins (voir section suivante).

La Tour de Garde, 1er novembre 1990, p. 6 "Toutefois, certains refusent de croire à un personnage s'appelant Satan, et préfèrent dire que "la nature humaine et sa propension au péché, c'est le diable dont parlent les Écritures"", un astérisque précisant qu'il s'agit de la "déclaration de foi officielle du Christadelphianisme, une secte de la chrétienté".

=> Qualifier ce mouvement de "secte de la chrétienté" est plutôt audacieux de la part d'une organisation qui partage une très grande partie de sa théologie. De plus, la Watch Tower n'hésite pas à appeler le groupe par un substantif se terminant par -isme, et ceci alors qu'apparemment les christadelphiens eux-mêmes ne l'emploient pas pour se désigner et que l'organisation jéhoviste n'apprécie pas du tout le terme "jéhovisme" quand il est utilisé pour la désigner...

Réponse à l'article de La Tour de Garde de 1962

Suite à l'article critique sur les christadelphiens paru dans La Tour de Garde de 1962, un adepte de ce groupe, R.W. Abel, fit, dans une brochure de 32 pages, une très longue réfutation des neuf reproches adressés à son mouvement religieux.[14] Il peut être intéressant de donner la version des christadelphiens qui permet de mettre en perspective les affirmations péremptoires de la Watch Tower, montrant 1/ combien un groupe peut être caricaturé dans sa littérature afin de le discréditer; 2/ le caractère relatif de la "vérité" jéhoviste puisqu'un autre groupe est tout autant capable de citer maints versets pour soutenir un dogme parfois totalement opposé.

Ultérieurement, en 1980, les christadelphiens publièrent la brochure Who Are God's True Witnesses, qui cherche à démontrer que les christadelphiens, et non les Témoins de Jéhovah, sont le vrai peuple de Dieu et que les enseignements jéhovistes sont "presque entièrement non scripturaires".[13]

# Critique de la Watch Tower sur les christadelphiens Réponse de R. W. Abel
1 Ignorent la question de la souveraineté universelle et l'importance du nom de Dieu
  • Des études révèlent que le nom de Mémorial de la Divinité est le plus fidèlement rendu "Yahweh", tandis que Jéhovah est "une forme bâtarde" qui n'a pas été utilisé pendant des siècles après la mort des apôtres, mais seulement à partir de 1518-1520 de notre ère environ. Le Westminster Dictionary of the Bible and Hastings, Dictionary of the Bible, vol. 2, p. 199, est cité à l'appui de cette affirmation.
  • Le nom de Mémorial, Yahvé, traduit par "je me révélerai être" (Exode 3:14) par la Traduction du monde nouveau donne une partie du sens prophétique de la Parole. Ce que Yahvé se révélera être est indiqué dans la combinaison de Yahvé avec d'autres mots hébreux.
  • Yahvé s'est manifesté dans l'un de ses plus puissants anges (élohim), qui marchait en avant des enfants d'Israël. De cet ange, Dieu dit: "Il ne pardonnera pas vos péchés, car mon nom est en lui." (Exode 23:21).
  • Dieu a aussi manifesté son caractère et son but à travers des hommes. Moïse devait servir de "Dieu" (élohim) à Aaron et à Pharaon (Exode 4:16; 7:1). Les juges d'Israël ont été appelés des "dieux" (élohim) (Psaumes 82:6). Jésus cite ce passage contre les Juifs en Jean 10:34.
  • La manifestation de Dieu est enseignée dans le nom divin Yahvé, "Celui qui sera". Les représentants accrédités de Dieu comme l'ange qui marchait devant Israël, Moïse, les juges d'Israël, les prophètes et en particulier du Christ, font partie du nom divin. Ce sont "les puissants" (élohim) parce qu'ils sont rendus forts par Dieu. Si grande était la manifestation de la divinité de Jésus de Nazareth que le Christ a pu dire: "Celui qui m'a vu a vu le père" (Jean 14:9); cf. 1 Timothée 3:16.
  • C'est le but de Yahvé de manifester son caractère dans ses fidèles enfants ressuscités dans l'âge à venir (1 Corinthiens 15:28). Dieu est en train de choisir parmi les Gentils un peuple pour son nom (Actes 15:14) en préparation de cet âge.

En conclusion, Abel écrit que, suivant ces quelques arguments relatifs au nom de Dieu, "la manifestation de Dieu, et non le salut de l'homme comme une fin en soi, est le dessein divin, et que la souveraineté sera manifestée aussi". Il estime que cette première critique du rédacteur de La Tour de Garde est "fausse", constituant "une déformation grossière de l'enseignement christadelphien", et cite de nombreuses références où celui-ci peut être consulté.

2 Manquent d'unité et d'amour (cf. nombreux schismes)
  • Abel fait remarquer que la Watch Tower aussi a connu de nombreux schismes au moment de la mort de Russell (cf. Liste de schismes de la Société Watch Tower).
  • Les divisions existent depuis le début du christianisme (cf. Matthieu 18:7; 1 Corinthiens 11:1; Galates 5:15), cela ne signifiait pas que ces chrétiens venaient des hommes.
  • "Les divisions sont dans une certaine mesure le prix de la liberté des christadelphiens. Ils ne sont pas des robots qui ont une machine totalitaire dont les édits sont publiés, et ils n'ont pas un siège dictatorial comme la vôtre à Brooklyn. Ils sont unis par un accord sur ce qu'ils considèrent comme les éléments de base de l'Évangile."
  • Les statistiques fournies par la Watch Tower au sujet des schismes chez les christadelphiens sont anciennes, datant de 1923 et 1934, et Abel lui-même affirme ne pas avoir connu personnellement de schisme, mais plutôt une importante réunion de groupes schismatiques. Dans l'un de ses ouvrages, le sociologue Bryan Wilson a certes noté les schismes des christadelphiens, mais a aussi écrit: "Quiconque s'est mêlé aux christadelphiens ne peut manquer d'être impressionné par leur bienveillance, l'amitié, la fraternité qui prévalent dans leur vie communautaire. (...) La bonne volonté est un aspect de la vie christadelphienne qui ne doit pas être sous-estimée". Ainsi, l'amour au sein de ce groupe est "connu par tous les hommes" (Jean 13:34).
3 Ne prêchent pas à toutes les nations
  • Les christadelphiens "proclament le message évangélique à toutes les oreilles qui entendent, qu'elles soient celles des Témoins de Jéhovah, des catholiques romains, des musulmans, des athées ou des infidèles. À cet égard, le recensement cité est trompeur".
  • Ils "croient que le mandat à Timothée "prêche la parole, fais-le dans l'urgence" (2 Timothée 4:2) s'applique aussi puissamment au XXe siècle qu'il l'a fait dans au premier siècle". Abel cite des passages de publications christadelphiennes soulignant la nécessité de prêcher, et de le faire "sans exception. Notre devoir n'est pas une question de conjecture ou de préférence".
  • Ils sont peu nombreux par rapport à d'autres églises et "ne s'attendent pas à trouver une réponse massive au message qu'ils proclament", car si c'était le cas, "il y aurait de bonnes raisons de soupçonner qu'ils ne sont plus proclamant "La Voie"" contre laquelle on parle en mal (cf. Matthieu 7:14). Ils prêchent dans de nombreux pays, notamment la Hollande, l'Inde, Ceylan, l'Afrique du Sud, de l'Est et centrale, la Malaisie, le Ghana, le Cameroun britannique, les Philippines, le Nigeria, le Pakistan, la Birmanie, l'Amérique latine, le Pacifique Sud, l'Allemagne, la France, la Scandinavie, la Jamaïque, la Trinité, la Guyane britannique, Tobago, l'Australie, la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande, la Belgique, Bornéo, Sarawak, la Rhodésie, la Barbade, la Chine et le Japon.
  • Ils ne prétendent pas que seuls ceux identifiés comme "christadelphiens" constitueront le royaume. Ils reconnaissent que Yahvé pourrait encore avoir sur la terre 7 000 hommes "qui n'ont pas plié le genou devant Baal" (Romains 11:4). Les christadelphiens préfèrent ne pas spéculer sur le nombre de ceux qui constitueront la "grande foule" d'Apocalypse 7:9.
4 N'ont pas d'espoir pour l'humanité décédée car ils enseignent que beaucoup ne seront pas ressuscités
  • Dans La Tour de Garde, les christadelphiens ont été condamnés comme émanant des hommes, parce qu'ils étaient censés enseigner que le salut de l'homme était plus important que la justification du nom de Jéhovah, et maintenant dans cette affirmation, ils sont condamnés comme étant des hommes, parce qu'ils sont censés enseigner que salut de l'humanité ne concernera pas des millions de personnes non éclairées qui sont décédées. Il y a un étrange manque de cohérence dans ce genre de raisonnement.
  • Sur l'autorité des Écritures, les christadelphiens enseignent que Dieu ne relèvera jamais certaines personnes, en se basant sur les passages suivants: Psaumes 49:19,20; Jérémie 51:57.
  • Ésaïe insista sur le fait que "toutes les nations sont devant lui comme quelque chose d'inexistant; elles sont considérées par lui comme un rien et une chimère" (Ésaïe 40:17). "Le jugement de Dieu est, selon la vérité, contre ceux qui pratiquent de telles choses" (Romains 2:2). Le jugement de Dieu signifie ici l'anéantissement total.
  • Sur le fait que "Jésus Christ est un sacrifice propitiatoire pour nos péchés, mais pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour l'ensemble du monde" (1 Jean 2:2), verset indiquant un espoir pour d'autres que le "petit troupeau" de l' ecclesia chrétienne ou de la congrégation:
    • Tous les Gentils avant le sacrifice du Christ étaient "éloignés de l'état d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, et (...) n'av[aient] pas d'espérance et ét[aient] sans Dieu dans le monde" (Éphésiens 2:12). La rédemption opérée par le Christ a rendu le salut disponible pour tous, c'est-à-dire le monde entier.
    • Mais pour que le sacrifice du Christ aient une efficacité pour l'individu, il doit y avoir une croyance. "Car Dieu a tant aimé le monde tant qu'il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui exerce la foi en lui ne soit pas détruit mais ait la vie éternelle." Le contraire de la foi du croyant qui est capable de le sauver est donc l'anéantissement.
    • Les Écritures indiquent que beaucoup n'utiliseront pas leur libre volonté pour adhérer à cette croyance (Matthieu 7:14; 1 Corinthiens 1:18; 2 Timothée 3:1-7). Pour ce groupe qui périra, le sacrifice du Christ et "le poteau de supplice" n'ont pas de "pouvoir" (1 Corinthiens 1:18).
    • Ceux qui "sortiront" des tombes sur l'ordre du Fils de Dieu, le feront afin d'être jugés, soit pour la "vie" soit pour la "damnation" (Jean 5:29, King James Version). Il n'y a pas d'autre opportunité.
    • Le passage de 1 Jean 2:2 n'a rien à voir avec un petit ou grand troupeau.
  • Sur le fait "que tous ceux qui la "mer", de la "mort" et de l'Hadès sortiront" (Apocalypse 20:13-15):
    • "Tout" est presque toujours utilisé de façon étendue dans le Nouveau Testament. Par exemple: 1/ "Or, en ces jours-là, un décret parut de la part de César Auguste pour que toute la terre habitée se fasse enregistrer" (Luc 2:1); or, l'expression "toute la terre habitée" ne s'étend pas à l'Amérique du Sud, mais juste au monde romain. 2/ "Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands." (Jean 10:8, King James Version); le mot "tout" ne comprend pas ici les prophètes et Jean le Baptiste. 3/ "La fin de toute chair est venue devant moi", au moment du déluge; or, "tout" ne comprend pas de Noé, ni les animaux qui sont entrés dans l'arche.
    • Apocalypse 20:13-15 ne ​​peut pas se référer à "tous" les morts puisque cela serait en contradiction avec le témoignage d'au moins trois rédacteurs de la Bible (Psaume 49:20; Ésaïe 26:14; Jérémie 51:57).
    • L'Écriture prouve certes que Dieu se souviendra de certains morts, à la fois des justes et des injustes, et qu'ils sortiront au jour de la résurrection (Actes 24:15), mais aussi qu'il y a certains morts dont Dieu ne se souvient plus. (Psaume 88:5)
    • Le rédacteur de La Tour de Garde n'a pas un verset de l'Ancien Testament étayant son allégation sur ​​cette question.
  • Sur le fait que la résurrection ne se limitera pas à celles des personnes responsables (cf. Jérémie 31:15,16, appliqué en Matthieu 2:17,18):
    • Le territoire de l'ennemi n'est pas la tombe. Il est des territoires dans lesquels les Israélites ont été dispersés. Les enfants qui sont morts sous Hérode "ne sont plus" (Jérémie 31:15).
    • Un examen de Jérémie 31 met en avant ces éléments: 1/ La peine de l'Israël naturel pour son infidélité (v. 15,18,28; Jérémie 32:42); 2/ Dieu pardonne l'infidélité d'Israël (v. 3,13,20); 3/ l'Israël naturel retournera en Palestine (v. 8,10,28).
    • Rachel et Léa ont "construit la maison d'Israël" (Ruth 4:11). En ce sens, Rachel est la "mère" d'Israël. Certains de ses fils "ne sont plus" en raison de punitions de Dieu par le biais d'Hérode. Mais Yahvé la réconforte (v. 16) avec la promesse que ses fils dispersés reviendront dans les "terres de leurs ennemis" en Palestine, leur patrie. Le passage n'a rien à voir avec la résurrection de bébés.
  • Sur le fait que les enfants des croyants puissent être appelés saints (1 Corinthiens 7) alors que leur destin serait celui de l'humanité profane dans le cas où ils mourraient avant d'atteindre l'âge de la responsabilité:
    • Le mot "saint" dans le Nouveau Testament signifie séparé, mis à part (cf. Luc 2:23; Romains 11:16), mais le passage n'implique pas que tout Israël ou tous les pères soient destinés à être ressuscités avec les fidèles.
    • Le passage de 1 Corinthiens 7 est de la même catégorie. Le contexte décrit le statut d'un croyant chrétien ayant un conjoint païen. Paul dit que les enfants sont "saints" dans le sens où le parent croyant a la responsabilité de les amener "dans la discipline et les avertissements de Jéhovah" (Éphésiens 6:4). Pour cette raison, les enfants sont "mis de côté" ou "séparés" sous la garde spéciale de Dieu. Dans l'Ancien Testament, toute la maison d'Abraham a été bénie pour sa droiture et Paul applique le même principe aux conjoints qui croient à Corinthe. Il ne mentionne nulle part que la personne "sanctifiée" bénéficierait d'une destinée résurrectionnelle.
5 Nient tous les versets se rapportant l'existence pré-humaine de Jésus
  • Sur le fait que le pluriel "nous" de Genèse 1:26 ("Faisons l'homme à notre image") ne peut pas se référer à Dieu lui-même, car un "érudit de la Bible", Delitzsch, a déclaré que cela ne peut pas être démontré:
    • Étant donné que l'auteur de La Tour de Garde n'a aucune connaissance ni de l'auteur, ni du titre de la publication christadelphienne à laquelle il se réfère, il n'est pas possible d'établir le contexte de ses remarques.
    • Les christadelphiens ne prétendent pas que le "nous" de ce passage se réfère à Yahvé, mais à "élohim", c'est-à-dire les anges de Dieu.
    • À propos d'"élohim", Smith, une autorité reconnue en hébreu, estime, dans son Dictionary of the Bible, que l'idée principale contenue dans ce terme est celui de la force, de la puissance, de sorte que "élohim" est l'appellation correcte de la Divinité, telle qu'elle se manifeste dans son agencement de la création.
    • L'utilisation du mot "élohim" est généralement très élastique dans l'Écriture: il a été traduit dans la version autorisée par Dieu (Genèse 1:26), les anges (Psaume 8:5), une déesse (1 Rois 11:33), les juges (Exode 21:6) et même appliqué aux idoles païennes (Juges 16:23). Le sens de "élohim", comme celui de l'esprit ou de l'âme, est mieux établi par le contexte du passage en question et la capacité d'explication afin de l'adapter à la configuration de base de l'enseignement biblique.
    • Delitzsch, plutôt que de réfuter la croyance christadelphienne sur ce sujet, la renforce. Un pluriel dans l'Écriture ne peut pas être montré là où Dieu est seul en train de parler de lui-même. Le nom divin est souvent accompagnée par des mots au pluriel, "élohim" étant un de ces mots; par exemple, en Exode 3:15 ou Deutéronome 28:58 "Seigneur Dieu" en hébreu est "Yahvé élohim". Encore une fois l'importance du Nom divin dans la manifestation de Dieu est démontrée.
  • Sur le fait que Dieu s'adressait au Logos, son Fils, quand il a dit, "Faisons l'homme", idée qui ressortirait de Jean 1:3 et Colossiens 1:15,16, où le Logos serait présenté comme l'agent actif de Dieu dans la création.
    • Jean 1:
      • Une concordance de la Bible montre que le logos est utilisé dans les Écritures aussi bien au sujet de l'homme qu'au sujet de Dieu.
      • Dans la version autorisée, "logos" est traduit par au moins douze mots différents, ne désignant pas une personnalité. La confusion est évitée lorsque le pronom est traduit par "it", comme dans la Emphatic Diaglott.
      • Dieu ne s'adressait pas au "logos" en Genèse 1:26, parce que: 1/ celui-ci n'est pas une personne; 2/ le Fils n'existait pas en tant que personne au moment de la création, puisqu'il fut le produit de l'union de l'Esprit saint et de Marie (Luc 1:34,35).
      • Les anges (Genèse 16:10), les prophètes (Hébreux 1:1), et enfin le Christ ont été des expressions du logos de Dieu (Son discours, Sa sagesse, Sa raison). Le Christ est seulement une partie du logos, même s'il est la manifestation suprême du logos de Dieu: "C’est en lui que toute la plénitude de la qualité divine habite corporellement" (Colossiens 2:9). Ce qui existait avant la naissance de Jésus Christ était le "it", le logos ou la parole de Dieu, c'est-à-dire Dieu, pas une personnalité.
      • Le "it", le logos, ou la parole ou la raison, a été intimement liée à tous les activités de Dieu dans l'Écriture. Dieu a parlé et ça s'est fait, fait par Ses messagers angéliques, qui "exécute[nt] sa parole" (Psaume 103:20). En ce sens, toutes les choses sont venues à l'existence par les logos.
    • Colossiens 1:
      • Ce chapitre fournit l'explication du "premier-né de toute créature" au verset 18: ici, ce "premier-né de toute créature" est interprétée comme étant le premier-né d'entre les morts.
      • Le mot "toute" dont le Christ est le premier-né représente les nouvelles créatures, nées de l'eau et de l'esprit, Christ étant la tête de ce corps.
      • La "création" de Colossiens 1 n'est pas la création des arbres et des animaux de Genèse 1, mais la nouvelle création, la régénération des hommes et des femmes, comme c'est la cas dans d'autres passages (Galates 6:15; 2 Corinthiens 5:17; Jacques 1:18; Éphésiens 2:10,14,15; 4:24).
      • Christ n'est pas uniquement le "premier-né de toute création", mais aussi "l'image du Dieu invisible", une pleine allusion à l'expression "Faisons l'homme à notre image". Christ est le commencement d'une nouvelle création, il est le second Adam. En lui, les êtres terrestres et célestes sont "créés", car en lui, ils ont une nouvelle fonction dans le grand dessein. Il est écrit, "que tous les anges de Dieu l'adorent." (Hébreux 1:6), car ils sont en lien avec la nouvelle création, "envoyés pour servir ceux qui vont hériter du salut" (Hébreux 1:14).
      • Paul en Colossiens déclare que le Christ est "le-premier-né d'entre les morts" (1:18), mais si le Christ avait pré-existé en tant que Michel l'archange comme le croient les Témoins, alors comment pouvait-il mourir, puisque les anges ne se marient ni ne meurent (Luc 20:36)?
    • Genèse 1:26:
      • Les mots "nous" et "notre" dans ce passage se référent aux puissants de Dieu, ses anges, et non au "logos". Les anges sont des représentants accrédités de Dieu. Il devrait être évident que lorsque nous lisons que Dieu accomplissait certains actes, il le faisait par Ses messagers, qui parlait en son nom et agissait par sa puissance (cf. Exode 20:1; Actes 7:38Psaume 8:5; Hébreux 2:6-9Psaume 97:7; Hébreux 1:6, etc).
      • Dieu s'adressait ici aux "élohim", les anges de Dieu (dans ce cas) ceux qui "exécute[nt] sa parole" (Psaume 103:20), les "Fils de Dieu" qui se sont réjouis lors de la création (Job 38:1).
  • Sur le fait que Jean 17:5 ferait référence à une position que Jésus aurait occupée avant la création du monde:
    • Les principes suivants doivent être compris: 1/ "Dieu sait toutes ses œuvres depuis le début du monde" (Actes 15:18, King James Version); 2/ Yahvé peut "appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient" (Romains 4:17).
    • Le fait que Jésus soit présenté comme étant "l'Agneau égorgé depuis la fondation du monde" (Apocalypse 13:8) peut être compris de la façon suivante: le sacrifice du Christ est ici exprimé comme s'il s'était produit au début des temps, mais le vrai sens est évident. La gloire ne pouvait venir qu'après la croix. Jésus n'est pas mort littéralement avant que le monde n'ait commencé; ce genre de langage biblique indique la prescience et le plan du Père dès le début, notamment que Jésus devait mourir comme "l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde!" (Jean 1:29).
    • cf. 1 Pierre 1:20: l'Agneau a "été connu d'avance, avant la fondation du monde, mais il a été manifesté à la fin des temps à cause de vous". Il est dit qu'il était prédestiné ou connu d'avance, mais pas formé ou créé.
    • La Bible utilise de façon imagée le même langage d'une "pré-existence" à propos d'autres personnes, dont les croyants (Romains 9:23; 8:29; Éphésiens 1:4; Apocalypse 17:8) et les prophètes Jérémie (Jérémie 1:5) et Jean Baptiste (Jean 1:6).
    • Il y a une expression similaire en Matthieu 25:34: "Venez, vous qui avez été bénis par mon Père, héritez du royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde". Ainsi, l'architecte voit et connaît les beaux détails de son projet de construction avant même que le site ne soit préparé ou que la première pierre n'ait été posée. En ce sens, et ce sens seulement, Jésus avait de la gloire avec le Père avant le commencement du monde.
6 Nient l'existence du Diable
  • Sur le fait que "satanas" et "diabolos" ne doivent pas être traduits par un nom propre:
    • Il est évident, à partir de l'utilisation de "diabolos" et "satanas" dans les Écritures, qu'aucun argument valable ne fait référence à un ange déchu. Cela n'aurait serait ridicule si l'on traduisait ces termes par Satan ou Diable en 1 Timothée 3:11; Nombres 22:22; 2 Timothée 3:3; Tite 2:3; 1 Rois 11:14; Matthieu 16:23; Jean 6:70, passages dans lesquels les individus cités seraient alors des anges déchus. Dans nombre de passages incluant "diabolos" et "satanas", les rédacteurs bibliques ont appliqué "Satan" à des adversaires et "Diable" à des accusateurs.
    • Les rédacteurs de la Bible n'ont jamais considéré "Satan le Diable" comme un ange déchu, et les références traditionnelles de la Watch Tower (Ésaïe 14; Ézéchiel 28; Apocalypse 12) ne sont pas des preuves.
  • Sur la compréhension christadelphienne de Jacques 2:19 ("Les démons croient aussi et frissonnent"):
    • Le passage semble être une claire allusion aux démons chassés par le Christ et les disciples (cf. Matthieu 8:29; Marc 3:11; Luc 4:4). Leurs prosternations et leurs cris indiquent qu'ils "frémissent" aussi (Marc 3:11; Luc 4:34).
    • Jacques 3:18 s'intéresse à la relation entre la foi et les œuvres. Les possédés eurent suffisamment d'esprit pour croire que Jésus était le Fils de Dieu, mais cette foi n'a pas été démontrée par des œuvres acceptables; dans le cas des deux possédés du pays des Gadaréniens, ils étaient "extraordinairement violents, si bien que personne n'avait le courage de passer par cette route" (Matthieu 8:28). L'idée de Jacques est qu'à moins que les croyants aient la foi démontrée par des œuvres acceptables, leur foi ne serait pas meilleure que l'affirmation factuelle des possédés.
    • Aujourd'hui, les symptômes des possédés du pays de Gadaréniens seraient diagnostiqués comme maladie mentale, peut-être schizophrénie. Les symptômes de la possession démoniaque dans le Nouveau Testament étaient souvent ceux des maladies corporelles, par exemple, la cécité (Matthieu 12:22), l'épilepsie (Marc 9:17-27), le mutisme (Matthieu 9:32), et la folie (Matthieu 8:28; Marc 5:1-5). Être possédé est utilisé dans le cadre de la maladie, et, apparemment, équivalait à "être fou" (cf. Jean 8:48; 10:20).
  • Sur le fait que les christadelphiens font de Dieu le tentateur puisqu'il n'y a pas de Diable:
    • De nombreux versets montrent que Dieu "tente" ses créatures. Les christadelphiens ne perçoivent pas davantage comme une violation de la moralité de Dieu le fait qu'il ait tenté Adam et Ève par le biais d'un serpent raisonnement, que lorsqu'il a testé la fidélité d'Abraham en lui demandant d'offrir en sacrifice son fils unique, Isaac.
    • Paul déclara que ce fut par la ruse du serpent qu'Ève a été séduite (2 Corinthiens 11:3). Mais si c'était le diable qui avait utilisé le serpent à ses propres fins, alors Dieu n'aurait pas puni le bon coupable.
    • Un examen de Genèse 3 montre le processus précis de péché, largement illustré dans l'Ancien et le Nouveau Testament: 1/ "La femme vit que l'arbre était bon à manger"; 2/"Que c'était quelque chose d'enviable pour les yeux"; 3/ "Qu'il était désirable à regarder". Or, une tentation n'en est une que lorsqu'elle renvoie aux désirs de quelqu'un; c'est l'homme affamé qui vole pour satisfaire sa faim, non l'homme repu. La tentation vient de l'intérieur (Jacques 1:14,15).
    • La progression du renvoi des responsabilités de chacun est la suivante: 1/ L'homme accuse la femme pour le péché; 2/ La femme accuse le serpent; 3/ Le serpent ne blâme personne, pas même un ange déchu, et la solution raisonnable est qu'il n'y avait pas d'ange déchu à blâmé.
    • Dieu traite avec trois parties dans le récit de la Genèse, et trois seulement. L'hypothèse d'un ange déchu constituerait une partie quatrième qui n'est pas mentionnée une seule fois.
7 Nient la rançon
  • Les termes "transaction commerciale" et "substitution" sont des mots ni scripturaires ni des idées bibliques.
  • Si toutes les nations qui ne sont que de la poussière aux yeux de Dieu (Ésaïe 40:15-17), alors ce dernier ne serait pas plus sage que les hommes en s'engageant dans une "transaction commerciale" dans lequel son "Fils unique" est échangé pour quelque chose qui n'a aucune valeur.
  • Si, selon les Témoins de Jéhovah, le sacrifice du Christ était un substitut, un paiement, alors comment peut-il y avoir pardon réelle avec Dieu? Un créancier qui libère son débiteur parce que quelqu'un d'autre que son débiteur paie la dette, ne peut certainement pas prétendre avoir annulé la dette. Si la dette est payée, alors il n'est plus besoin de pardon.
  • La théorie substitutive de la Watch Tower exige la présentation de la preuve que le Christ lui-même a eu une vie de laquelle il ne serait pas mort s'il n'avait pas volontairement donné sa vie pour autrui. Or, il n'y a "une seule chair d'homme" (1 Corinthiens 15:39) et le Christ était un "homme" (1 Timothée 2:5). Il est identique à la nature corporelle des autres (Hébreux 2:14). Puisque que la vie est contenue dans le sang (Lévitique 17:11-19), le même processus aurait provoqué la mort du Christ de la même manière que ses frères.
  • Si le Christ est mort comme "rançon correspondante", un "substitut" à la place des humains, alors il ne devait pas avoir été ressuscité, pour que sa vie corresponde au prix de rachat; pourtant, il fut bel et bien ressuscité (Jean 10:15-18). Sur une "base commerciale", comment peut-on payer une dette, puis récupérer son argent (en l'occurrence ici, sa vie)?
  • Selon Paul en 1 Corinthiens 15:28, la mort du Christ ne constituait pas une partie d'une transaction commerciale, et donc le pouvoir rédempteur ne réside pas dans la mort, mais dans la résurrection.
  • Si Jésus est mort comme un substitut pour moi, alors pourquoi devrais-je mourir? Si je suis condamné à la prison et que quelqu'un se substitue à moi, alors je ne vais pas en prison avec lui.
  • Sur la base du sacrifice du Christ, Dieu pardonne les péchés (Éphésiens 4:32). Dans le langage biblique, Christ est mort "pour nous", "a goûté la mort pour tout homme" (Hébreux 2:9) et "si nous sommes morts ensemble (avec lui, King James Version), nous allons aussi vivre ensemble" (2 Timothée 2:11). C'est la langage de la représentation exposée à travers les types de la loi de Moïse, non le langage de la substitution comprise comme une "transaction commerciale". Dieu ne se présente pas comme celui qui punit les innocents plutôt que des coupables, mais plutôt la méchanceté de l'homme reposera "sur sa propre personne" (Ézéchiel 18:20).
8 Croient en un Royaume de Dieu terrestre
9 Placent de nombreux espoirs sur les Juifs selon la chair, et non sur l'Israël spirituel
  • L'affirmation de la Watch Tower sur les espoirs des christadelphiens est fausse, et selon Abel, cette "déformation grossière montre soit la perversion délibérée soit l'ignorance de la part du rédacteur de La Tour de Garde". Les christadelphiens ne négligent le fait que les Juifs se regroupent en Israël dans l'incroyance, puisque cela ressort clairement des écrits de John Thomas. Ils nourrissent des espoirs sur les Juifs pour des raisons bibliques, parce que: 1/ le royaume de Dieu sera le royaume d'Israël restauré (Actes 1:6,7). Le Royaume d'Israël est devenu une ruine dans l'accomplissement d'Ézechiel 21:27, mais seulement "jusqu'à ce que vienne celui qui a le droit légal". En plus d'indiquer le caractère prématuré de l'idée jéhoviste du retour du Christ en 1914 (Israël n'était pas un état avant 1948), ce verset indique la nature juive du royaume et le retour littéral du roi juif pour régner sur le trône de David (Luc 1:35); 2/ les Juifs seront privilégiés en tant que sujets du Royaume, lorsque les douze apôtres trôneront pour juger les douze tribus d'Israël (Matthieu 19:28); 3/ les Juifs ne sont que temporairement aveuglés parce qu'"un endurcissement est arrivé en partie à Israël jusqu’à ce que le nombre complet des gens des nations soit entré" (Romains 11:25). Pour les Juifs, le Christ empalé est une "cause de chute" (1 Corinthiens 1:23). Mais cette condition changera quand le Christ, "le libérateur (...) prendra leurs péchés" (Romains 11:27) et conclura avec "la maison de Juda" une "nouvelle alliance". Ceci sera accompli par Dieu pour "ôte[r] de chez vous ceux qui se révoltent et ceux qui commettent des transgressions", Israël "pass[ant] sous le bâton" (Ézéchiel 20:33-40). Puis l'Écriture sera accomplie: "Je mettrai mes lois dans leur esprit, et je deviendrai leur Dieu" (Hébreux 8:8-11). La chair fait d'un Juif un sujet du Royaume, mais ne lui confère pas le droit de s'asseoir et de règner sur les trônes de la maison de David. Tous les Juifs et les Gentils qui deviennent Juifs (Romains 9:6) règneront en tant que rois (2 Timothée 2:12; Apocalypse 5:10). Parce qu'ils seront élevés à l'immortalité (Luc 20:35,36), leur sort est de loin supérieure à celle de l'Israël naturel. Cependant, parmi les nations, les Juifs de l'Israël naturel seront dans une position privilégiée (Zacharie 8:23).
  • Abel note les contradictions dans les écrits de la Watch Tower qui a entretenu des vues sionistes avant de les renier. À partir de ces déclarations, il se demande comment les Témoins peuvent affirmer être dans la vérité. Il retourne la situation en disant que si les vrais témoins d'Ésaïe (43:10) sont des Juifs, alors les Témoins de Jéhovah sont de faux témoins qui "spiritualisent" à leur gré des passages de l'Ancien Testament, tordant ainsi les Écritures pour leur propre destruction (2 Pierre 3:16); or, selon Abel, la seule base viable pour interpréter la prophétie biblique est de la prendre littéralement sans quoi on crée des incohérences internes et des contradictions dans la Bible. En Ésaïe 62, le "nouveau nom" que les Témoins ont pris n'a rien à voir avec leur mouvement. S'ils sont vraiment l'Israël spirituel d'Ésaïe 43, alors selon le contexte, ils ont eu "l'Égypte en rançon" (v. 3), et ont "lassé" Dieu avec leurs "fautes" (v. 24).
  • Christ n'a pas prononcé un "jugement de divorce irrévocable" à l'Israël naturel. L'affirmation de la Watch Tower selon laquelle Matthieu 23:37-39 justifierait une application spirituelle aux prophéties de restauration est fausse. Le passage n'est pas un jugement de divorce irrévocable, mais une instruction conditionnelle qui devrait être précisé à la fin du passage: la condition de réconciliation, c'est que Israël dise: "Béni soit celui qui vient au nom de Jéhovah". Dieu donna à Israël une lettre de divorce en Jérémie 3:8, mais qui n'était pas définitive selon la suite du récit (Jérémie 3:12-15). Dieu n'a donc pas rejeté son peuple (Romains 11:1; Hébreux 8:10,11).
  • Abel cite une déclaration de Thomas de 1848 dans laquelle il prévoyait le retour des Juifs en Palestine avec le concours de la Grande Bretagne, ce qui arriva 100 ans plus tard, prouvant, selon Abel que Thomas était bien un témoin de Dieu qui a compris les prophéties bibliques.

Vidéos

  • Vidéo dans laquelle les christadelphiens présentent leurs croyances:

Références

  1. Arrowup.png "Christadelphians - Bible Believing People" (anglais), christadelphian.org.uk. Consulté le 6 juin 2012
  2. Arrowup.png "The Destinies of the Cities, Countries, and Empires", Nottingham Mercury, Nottingham, GB, 13 juillet 1849:
    "The Lecturer [John Thomas] commenced by denying a statement which had appeared in many of the London and country newspapers, and amongst them, one made by a religious Editor in this town, to the effect that he assumed to himself the true, infallible, prophetic character, as one sent from God, verbatim. He would appeal to his writings -- and he had written a great deal in twelve years -- and to his speeches, whether he had ever claimed to be such, in the remotest degree whatever. He believed truth as it was taught in the scriptures of truth..."
  3. Arrowup.png Thomas, John (1848) (anglais), Elpis Israel, "chapitre 6, thechristadelphian.com. Consulté le 6 juin 2012
  4. Arrowup.png Roberts, Robert (1883), A Guide to the Formation and Conduct of Christadelphian Ecclesias, Birmingham, sections 32,35,36
  5. Arrowup.png "The Berean Christadelphian" (anglais), bereans.org. Consulté le 6 juin 2012
  6. Arrowup.png "Companion Christadelphians", companionchristadelphians.org. Consulté le 6 juin 2012
  7. Arrowup.png "Pioneer Christadelphian" (anglais), pioneerchristadelphians.org. Consulté le 6 juin 2012
  8. Arrowup.png "Is the Internet a Danger — A Guide for Concerned Christadelphians" (anglais), christadelphian.org.uk. Consulté le 5 mai 2012
  9. Arrowup.png Brose, Alberta Jeanne (1982) (anglais), Jehovah's Witnesses: Recruitement and Enculturation in a Millenial Sect [thèse], University of California, Riverside, pp. 186-89
  10. 10,0, 10,1, 10,2 et 10,3 Gruss, Edmond C. (1986, 11è éd.) (anglais), Apostles of Denial: An Examination and Exposé of the History, Doctrines and Claims of the Jehovah's Witensses, Presbyterian and Reformed Publishing Co, pp. 15-17 (ISBN 0-87552-305-6) Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Gruss15 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  11. Arrowup.png Goodrich, Roy D. (janvier-février 1966) (anglais), "Freedom from Confusion", Back to the Bible Way, 15, pp. 397,399, cité par Gruss, Edmond C. (1986, 11è éd.) (anglais), Apostles of Denial: An Examination and Exposé of the History, Doctrines and Claims of the Jehovah's Witensses, Presbyterian and Reformed Publishing Co, pp. 15-17 (ISBN 0-87552-305-6)
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Liens externes