Liste d'affaires de pédophilie impliquant judiciairement le mouvement : Différence entre versions

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Version du 7 décembre 2011 à 17:45

Voici une liste des affaires de pédophilie impliquant judiciairement le mouvement des Témoins de Jéhovah recensées par pays et par date. Les cas de pédophilie chez les Témoins de Jéhovah où il n'est pas clair que la politique du mouvement sur le sujet soit mise en cause sont recensés dans la page Faits divers impliquant des Témoins de Jéhovah.

Etats-Unis

  • Affaire Blastock (Décembre 2000-Septembre 2002) (Nashua). Un témoin de Jéhovah qui a violé trois filles, a réclamé que le secret de confession ("religious privilege") soit appliqué pour ses aveux qu'il a fournit aux anciens de sa congrégation. Les anciens de la congrégation, avec l'appui de la Société Watchtower, l'ont soutenu dans cette démarche et ont obtenu gain de cause. Néanmoins Gregory Blastock a été condamné à 15 ans de réclusion pour trois faits de viol sur les soeurs jumelles. Au moment du procès, Blastock était déjà condamné à 10 années pour le viol d'une enfant de 9 ans. En Octobre 2001, Blastock devait passer en jugement pour le viol d'une autre jeune enfant. Son appel pour le procès des deux soeurs jumelles semble avoir été rejeté [1] et [2] et [3], enfin [4]
  • Affaire Berry (2000-2005) (Nashua, New Hampshire). Un témoin de Jéhovah, assistant ministériel dans ce mouvement, qui a violé ses filles par alliance pendant 6 années de 1983 à 1989, alors qu'elles étaient agées pendant la durée des faits de respectivement 3 à 10 ans, et pour l'autre de 3 à 6 ans, a été condamné à 57 années de prison pour 17 faits d'abus sexuels. La mère, qui en a alerté les anciens de sa congrégation, s'est vue demander par eux de garder cette affaire au sein des Témoins de Jéhovah, d'être "une meilleure femme" et de "prier plus". Dans cette affaire la Société Watchtower a apporté son aide judiciaire à l'accusé. En raison des lois du New Hampshire protégeant le clergé, la société Watchtower bien que poursuivie pour avoir inciter la victime à ne pas révéler l'affaire à la police, n'a pas été inquiétée. En effet bien que la loi impose aux autorités religieuses de révéler toutes affaires de pédophilie dont elles viendraient à avoir connaissance, elle fait une exception pour les révélations faites aux ministres religieux lors d'une confession. Il est estimé par Silentlambs que la Société Watchtower a dépensé dans cette affaire la somme de 500.000 dollars en frais de justice. Cette affaire a déclenché une campagne en faveur de la révision de la loi sur le secret de confession en cas d'abus sexuels. Voir [5] et aussi en français [6]. En ce qui concerne la campagne récente de modification de la loi sur l'obligation faite au clergé de révéler un abus voir : [7]
  • Affaire Beliz (1998- ) (Othello, Washington). Un Témoin de Jéhovah a violé dans les années 90, Erica Garza, pour la première fois quand elle avait 5 ans et par la suite chaque semaine pendant 4 années. Il a été condamné à 11 ans de prison. Il a d'abord été exclu des Témoins de Jéhovah à l'époque du premier procès en 1998 puis réintégré en 2001 comme "ancien", lors de la réouverture du procès, car l'accusé avait fait casser le premier procès pour le choix orienté des jury, le juge ayant voulu exclure le choix des jeunes filles. Selon Erica Garza, elle a été menacée d'exclusion par les anciens de son mouvement si elle témoignait à la police. Au deux procès, des dizaines de Témoins de Jéhovah produiront des lettres de soutien à Beliz. La Société Watchtower n'a pas pu être poursuivie en raison du 'status de limitation' de l'affaire.[8] et [9] ainsi que [10]
  • Affaire Lindala (1994-2004) (Annandale, Minnesota). Un Témoin de Jéhovah a violé deux jeunes filles, l'une agée de 10 à 13 ans au moment des faits, l'autre de 12 ans. En 1994, Heidi Meyer, une des victimes est allée voir les anciens pour dénoncer son violeur. N'ayant pas deux témoins à fournir, les anciens ont refusé de prendre en compte sa plainte et lui ont demandé de ne pas ébruiter l'affaire. Plusieurs années après, cette victime a découvert, qu'une deuxième victime du même homme avait fait la même démarche qu'elle auprès des anciens ainsi que de la Société Watchtower quelques années avant, pour des faits similaires, et n'avait pas été entendue non plus (La société Watchtower ayant quant à elle répondu par lettre à la victime de "laisser celà dans les mains de Jéhovah"). Les deux victimes ont porté plainte contre leur agresseur, la congrégation et la Société Watchtower. Elles ont été déboutées de leur poursuite contre la congrégation et la société Watchtower, le juge ayant considéré que les deux entités n'ayant pas la tutelle ou la garde des jeunes filles, celles-ci ne pouvaient être considérées comme ayant une quelconque responsabilité envers les victimes. De plus, bien que la loi obligeait au moment des faits à révéler ce genre de cas, cette loi ne permet aux victimes d'un manquement envers celle-ci, de demander des dommages.[11]
  • Affaire Eisenhouer (2001) (Jefferson city, Missouri). Un Témoin de Jéhovah est accusé d'avoir violé et sodomisé deux enfants. Il nie, sa femme ne veut pas témoigner mais affirme que son mari a avoué ses fautes à deux anciens de sa congrégation. Le juge produit une citation à comparaître envers ces deux anciens, qui refusent eux aussi de témoigner. Le violeur présumé et les deux anciens font appel de cette citation à comparaître et gagnent: Affirmant être des ministres religieux qui dispensaient des conseils religieux dans une entrevue privilégiée, ils ont estimé que leur demander de témoigner dans l'affaire, revenait à nuire à leur liberté religieuse. Il semble donc que le procès ne soit jamais allé plus loin. Voir [12] et [13]
  • Affaire Packowski (2003) (environ de Sacramento). La Société Watchtower et le violeur Assistant ministériel chez les Témoins de Jéhovah sont poursuivis en justice pour ne pas avoir rapporté à la police les faits de pédophilie accomplis par ce dernier, alors que la loi de l'état en question l'exige. Pas de nouvelles sur ce cas depuis [14]
  • Affaire Timothy Silva (2003) (Comté de Yolo- Californie). Un Témoin de Jéhovah a reconnu le viol d'un jeune enfant. Il n'a pas été exclu des Témoins de Jéhovah mais seulement repris. L'enfant violé, ainsi que deux autres affirmant avoir été violé aussi par le même individu, attaquent en justice la société Watchtower, la congrégation ainsi que le violeur pour n'avoir pas dévoilé les faits à la police. Selon l'accusation, bien qu'au courant d'un premier fait de viol, la société Watchtower a nommé Silva à la position d'ancien dans la congrégation de laquelle il dépendait et bien qu'au courant, a laissé agir Silva pendant 10 ans sur plusieurs adolescents avant qu'il ne plaide coupable en 2001 pour des faits de viol. L'issue de ce procès n'est pas encore connu [15]
  • Affaire Edward Villegas (2005) (Napa -Californie) Trois plaignants accusent la Société Watchtower et la congrégation de Napa de n'avoir rien fait alors qu'ils étaient au courant des viols prétendument perpétrés par Villegas, un Témoin de Jéhovah, sur eux. Les faits se seraient produit entre 1970 et 1980. Dans cette affaire la société Watchtower a déjà perdu deux motions, celle où elle affirmait que le premier amendement de la constitution des États-Unis la protégeait de poursuite judiciaire, et la deuxième dans laquelle elle affirmait qu'elle ne pouvait être tenue responsable des agissements de ses membres. Issue du procès encore inconnu. [16]
  • Affaire Ronald Broadard (2005) (Rochester) Un juge a reconnu qu'une église locale de Témoins de Jéhovah pouvait être poursuivie pour manquement à ses devoirs judiciaires dans une affaire de viol sur mineur, alors que ladite église affirmait le contraire. Le juge a par contre écarté les poursuites contre le Société Watchtower ne trouvant pas de preuves comme quoi elle pouvait être au courant de l'affaire. Selon l'accusation, Ronald Broadard, assistant ministériel de la congrégation de Colombus Park a violé sa petite cousine (9 à 11 ans au moment des faits) plusieurs fois durant deux ans, lors d'une étude biblique. Bien qu'au courant de l'affaire, les anciens de la congrégation dont le propre père de l'accusé l'ont nommé "pionnier". Une fois la mère au courant de l'affaire, les anciens lui ont demandé de les laisser agir et de "prier". Ronald Broadard a été par la suite arrêté et jugé irresponsable judiciairement, et donc n'a pas été poursuivi. De leur côté les anciens de la congrégation ont "réprimandé" l'interessé mais ne l'ont pas démis de ses responsabilités. La victime est devenue suicidaire et a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique depuis les faits. Les suites des poursuites contre l'église ne sont pas encore connues. [17] et [18]
  • Affaires Ralph Héroux : Accusé en Janvier 2003, d'avoir violé trois enfants dans les années 70, Ralph Héroux, à l'époque assistant ministériel de la congrégation des Témoins de Jéhovah a d'abord nié les faits. La dénonciation étant venue néanmoins de la congrégation qui a, pour être en conformité avec la nouvelle loi sur la dénonciation des crimes sur enfants par le clergé, dénoncé le violeur, Héroux a, quelques mois après, reconnu les faits. Il a écopé d'une année de prison. Les victimes ont depuis décidé de poursuivre la congrégation en question et la société Watchtower qui à l'époque leur avaient, d'après les victimes, interdit de porter plainte. La société Watchtower a tenté de stopper la procédure en argumentant sur la séparation des Églises et de l'État, néanmoins un juge a autorisé la poursuite de l'affaire [19]
  • Affaire Daniel Fitzwater : Le cas d'un ancien qui a été reconnu coupable de deux agressions sexuelles sur une mineure mais dont un document interne aux Témoins de Jéhovah affirme connaître 17 plaintes différentes d'enfants [20] Il n'a jamais été exclu des Témoins de Jéhovah car il n'y a jamais eu deux témoins pour chacune des 17 accusations connues des Témoins de Jéhovah. Quand la belle-fille de Fitzwater a commencé à parler des moeurs de son beau-père, elle a été exclue du mouvement pour apostasie. En 2003, 4 des victimes supposées de Fitzwater ont portée plainte contre la Société Watchtower pour n'avoir pas dévoilé les faits à la police et avoir permis que d'autres victimes subissent leur sort. [21] et [22]
  • Affaire Donald L. Glew (2004) : (Comté de Sonoma, Californie) Donald L. Glew condamné en 1989 à 14 années de prison pour 4 viol d'enfants est attaqué par 4 présumées victimes qui attaquent aussi 2 congrégations de Témoins de Jéhovah du Comté de Sonoma. Serviteur ministériel depuis 1970, il est allégué qu'il a violé les quatres victimes entre 1982 et 1988. Selon l'accusation, les anciens de sa congrégation étaient au courant de ses agissements depuis 1980 mais n'ont rien fait et ont interdit aux familles des victimes de prévenir la police. Selon l'avocat des Témoins de Jéhovah, Glew n'a jamais été un responsable des Témoins de Jéhovah et la Société Watchtower n'est pas responsable de ses actes. [23]
  • Affaire David R. Shumaker (2002) : David R. Shumaker, 39 ans, de Felton, Pa., a été présenté le 15 juillet devans la Cour d'appel du Comté de Baltimore pour plusieurs faits de violences sexuelles et pour une tentative de viol dans une série d'incidents qui se seraient produits entre 1974 et 1984, quand les femmes étaient enfants ou adolescentes dans une congrégation de Témoin de Jéhovah où Shumaker était assistant ministériel. Dans les documents de la cour, la gendarmerie accuse Shumaker d'avoir à plusieurs reprises agressé sexuellement une femme et d'avoir imposé des caresses sexuelles buccales à une autre dans la maison de son père entre 1976 et 1984. Schumaker est accusé d'avoir aussi pratiqué des attouchements dégradants sur une troisième femme tandis qu'ils se baignaient ensemble aux Chutes de Little Gunpowder près de la Route de Philadelphie dans le milieu des années 1970. Une des femmes a déclaré que quand elle et les autres ont dévoilé l'abus dans le milieu des années 1980, le groupe des anciens entièrement composé d'hommes de l'église a refusé de les croire et les a banni de la congrégation. "Ils ont cette règle que vous avez besoin d'un témoin pour corroborer notre accusation," a déclaré la femme, de 30 ans , qui vit dans le Comté de Harford. "Comment pouvez-vous avoir un témoin pour un abus sexuel ? Personne ne voulait nous croire." [24]
  • Affaire Jerry Anderson Grabb (1991-2006) : La société Watchtower ainsi que la congrégation locale de Lancaster sont poursuivis dans une affaire impliquant un assistant ministériel qui en 1991 a violé un enfant de 8 ans dans sa congrégation. Il était connu du mouvement pour avoir commis des viols sur mineurs en 1964, mais avait quand même été nommé assistant ministériel. Quand le viol a été connu des anciens, ceci ont demandés à la mère de ne pas dévoiler à la police, les viols commis, néanmoins le père refusa d'obéir, ce qui entraina la condamnation du pédophile à l'époque. [25] et [26]
  • Affaire Roberto Soto Colon (années 80, jugée en 2006) : Un homme Témoin de Jéhovah, dirigeant local des Témoins de Jéhovah au moment des faits, a fait des attouchements à sa nièce dans les années 80. Les dirigeants locaux Témoins de Jéhovah ont été averti de l'affaire à l'époque mais ont déclaré l'affaire irrecevable car la victime n'a pas pu présenter deux témoins pour conforter les faits. En 2006, après la plainte de la victime, l'homme avoue lors de son procès. Triste ironie, la propre fille d'un des dirigeants locaux qui a classé l'affaire prétend elle aussi avoir été victime de l'individu par la suite [27]
  • Affaire de Apple Valey (1985-1995, plainte en 2007) : une ex-Témoin de Jéhovah poursuit son père et la congrégation des Témoins de Jéhovah de Cheyenne Apple Valley pour les abus sexuels qu'elle aurait subie de 1985 à 1995 [28]
  • Affaire de Riverside County (2005-2006) :  En Mars 2008, des dirigeants Témoins de Jéhovah locaux refusent de témoigner dans une affaire de pédophilie impliquant un membre de leur Eglise. Ce dernier est accusé d'avoir violé deux filles de 9 et 10 ans, de Juillet 2005 à Juillet 2006, quand les parents de ces dernières les laissaient chez lui. C'est le directeur d'école qui a alerté la police sur l'affaire car la mère lui avait dit qu'elle ne voulait pas que ses enfants se retrouvent avec le pédophile présumé et il a trouvé cela louche. Selon le procureur, l'accusé aurait confessé ses crimes aux dirigeants locaux en 2006, d'après le témoignage de la mère qui dit avoir reçu les confidences d'un dirigeant qui aurait entendu l'accusé. [29]. Le 25 Mars, la justice décide que les anciens doivent témoigner car pour le juge, les comités judiciaires ne sont pas une procédure tendant à garder la confidentialité puisque la procédure passe par une enquête. L'avocat du pédophile présumé fait appel déclarant que les Témoins de Jéhovah doivent avoir les mêmes droits que l'Eglise Catholique. Le 27 Mars, le choix des jurys a lieu.
    . Les deux hommes ont reconnu que l'accusé leur avait avoué son crime, il a été condamné à 45 années de prison. [30]

Canada

  • Affaire Vicki Boer contre Gower Palmer  : TORONTO (PC) - Un Témoin de Jéhovah qui a agressé sexuellement sa propre fille a été condamné à une peine de deux ans moins un jour. Mme Boer, qui est âgée de 34 ans, a été agressée alors qu'elle avait entre 11 et 14 ans. Selon elle, plutôt que d'aviser les autorités, les anciens lui ont plutôt dit de ne pas signaler les agressions ni solliciter d'aide extérieure. Et selon elle, ils l'auraient aussi forcée à participer à une confrontation avec son père pour lui permettre de se repentir de ses péchés, un processus qu'elle a trouvé traumatisant. Un porte-parole des Témoins de Jéhovah a contesté les affirmations de Mme Boer selon lesquelles les Témoins ont tenté de régler le problème à l'abri des regards indiscrets d'autorités extérieures, et a assuré que le mouvement respecte la loi en ce qui a trait aux signalements aux services d'aide à l'enfance.[31] Selon le procès, les dirigeants locaux ont bien avertis les service sociaux, conformément aux directives fournies par la direction nationale en conformité avec la loi sur les signalements d'abus sur mineurs. Ils ont par contre bien obligé la victime à une confrontation avec son agresseur, et la société Watchtower a été condamnée pour celà à payer à la victime 5.000 dollars canadien. [32] Par contre la société Watchtower a demandé le remboursement d'une partie de ses frais de justice, c'est à dire 160.000 dollars canadien [33]
  • Affaire de Chateaugay (Québec 2007) Un abuseur sexuel sur mineur Témoin de Jéhovah, qui a profité de sa position d'ancien dans cette communauté pendant 7 ans (1985 à 1992), a été condamné à 9 mois de prison. La victime, qui avait déposé plainte en justice à l'époque, prétend "qu'elle a par la suite retiré cette plainte "se sentant sous la pression de la communauté et la menace d'en être expulsée". Elle a ensuite rapporté les faits dans une lettre écrite aux autorités de son mouvement, et aurait accepté les excuses de son abuseur sans le poursuivre devant les tribunaux. Néanmoins en 2005, sa démarche thérapeutique l'amène à porter de nouveau plainte en justice. [34]
  • Afaire de Saskatoon (Année 90. Jugement Octobre 2008) Un homme Témoin de Jéhovah est reconnu coupable pour deux faits d'abus sexuels sur deux filles de 12 ans (massage sur les parties génitales, essai de lingerie féminine) et a été condamné à 18 mois de prison. Les deux filles avaient prévenu les parents, qui avaient prévenu les responsables de l'Eglise qui n'ont pas transmis les faits à la police. Au lieu de cela l'homme et le père des filles sont devenus "bons amis" et au procès plusieurs Témoins de Jéhovah sont venus comme témoin de moralité pour l'homme. [35] et [36]

Royaume-Uni

  • Affaire Atwell (1968-1997) (Burnham-On-Sea). En 1997, un Témoin de Jéhovah, assistant ministériel et pionnier a avoué et a été reconnu coupable de 12 faits d'actes indécents sur des enfants, ainsi que d'inceste commis entre 1968 et 1982, suite à une plainte déposée par ses enfants. Il n'a jamais été excommunié des Témoins de Jéhovah. Durant le procès, le pédophile a été déplacé dans une autre ville par les dirigeants Témoins de Jéhovah, où l'individu a pu continer à aller de porte en porte, sans que ses coreligionnaires ou quiconque d'autre ne sachent ce qu'il avait fait. Ses enfants ont déclaré avoir été aussi victime du mouvement. Voir [37] et [38]
  • Affaire Bagnall (1999) (Morecambe). Un Témoin de Jéhovah, pionnier et ancien dans son mouvement a été reconnu coupable de trois faits d'agressions indécentes sur un enfant de 8 ans, maintenant devenu adulte. A l'époque des faits, il avait été exclu, mais a été réintégré depuis, chez les Témoins de Jéhovah. Le fait que la victime porte plainte des années après, laisse à penser qu'à l'époque, les parents de la victime ou tout autre tuteur avaient choisi de régler l'affaire en interne, au mouvement des Témoins de Jéhovah. Voir [39]
  • Affaire Cousins (1997-2002) (Steventson, Ayrshire). Un Témoin de Jéhovah écossais a été condamné à 5 années de prison pour actes indécents sur trois filles. Il a violenté sa fille alors qu'elle avait entre 13 et 16 ans. Le violeur a confessé ses actes aux anciens de sa congrégation dès 1997 mais rien n'a été fait. En 1999, c'est sa fille qui se plaint aux anciens. Elle prétend n'avoir été ni aidée, ni conseillée d'aller à la police ; un des anciens pense le contraire, sans être affirmatif. Un ancien membre de la congrégation, Paul Wynn, prétend au contraire que les anciens ont tenté de "blanchir" la situation, et qu'ils ont même essayé de l'obliger à traiter le violeur comme un "frère" et l'ont obligée à le saluer. Deux autres victimes ont alerté les anciens, mais rien n'a été fait, en dehors d'enlever au violeur ses responsabilités d'assistant ministériel. Néanmoins, la police n'a pas souhaité poursuivre la congrégation, la société Watchtower a diligenté sur place un nouveau Surveillant-Président. Voir [40]
  • Affaire James Barratt (11 juillet 2002) : Un ancien de l´église des Témoin de Jéhovah a été emprisonné pour mauvais traitements envers enfant. Il avait employé les études de la Bible comme une occasion pour agresser de façon indécente deux adolescents, au cours d´une période de 10 années. Une de ses victimes a déclaré qu´il avait été déçu par la réaction de son église face aux allégations : "Si les gens ont un problème qu´ils n´aillent pas voir pas les anciens ou leaders de l´église. Ne vous donnez pas de peine avec eux. Allez directement à la police et présentez votre problème à des gens qui savent ce qu´ils font.[41] Selon des informations d'un ex-Témoin de Jéhovah sur un forum de discussion, il a été réintégré chez les Témoins de Jéhovah en Juin 2006, dans une congrégation de Birmingham [42]
  • Affaire Frank Burke (septembre 2010) : Un TJ de 67 ans, ancien pendant près de 20 ans, a agressé sexuellement une fillette pendant cinq ans. Après une plainte de la victime en février 2010, il reconnut ses crimes, et cela alors qu'il les avait déjà avoués à son épouse et sa famille en 1970, puis en 1993, à un ancien qui était médecin, mais jamais les autorités n'avaient été informées.[43]

France

  • Affaire de Dijon : LE 25 FEVRIER 1998, le tribunal correctionnel de Dijon a rendu un jugement dans une affaire mettant en cause trois anciens accusés de non-dénonciation de crime (viol sur mineure), alors qu'il "était encore possible de prévenir ou de limiter les effets". Ces anciens s'étaient constitués en "juridiction religieuse", avaient convoqué le Témoin de Jéhovah violeur pour qu'il leur raconte les faits, puis avaient gardé le secret pour eux, sans alerter les autorités. Le violeur avait continué de sévir une année durant. Les anciens ont été condamné, pour non-dénonciation de crime, à trois mois de prison avec sursis. Aux assises, le Témoin de Jéhovah violeur avait écopé de 12 ans de prison. [44]
  • Affaire de Pézénas : Une dizaine d'adeptes des Témoins de Jéhovah de la région de Pézénas sont mis en examen pour non dénonciation de mauvais traitements à mineurs de 15 ans et doivent être jugés en correctionnelle à Béziers. L'un d'eux, père de famille, est prévenu de multiples agressions sexuelles sur mineurs. Les Anciens l'ont exclu, mais l'affaire n'a été traduite en justice qu'après être devenue publique suite aux dépositions des filles du prévenu principal. Les autres argueraient du "secret de la confession" pour n'avoir pas dénoncé les faits. (le Midi libre 3/10/98)[45] Le pédophile, témoin de Jehovah a été condamné le 27 novembre 1998 à cinq ans de prison ferme dont un avec sursis par le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault) pour "agressions sexuelles" sur trois fillettes dont il est l'oncle. Quatre témoins de Jehovah qui avaient recueilli les aveux d'un pédophile sans le dénoncer, ont été condamnés à 3.000 francs d'amende par la cour d'appel de Montpellier. Les parents de l'une des enfants, eux aussi témoins de Jehovah,ont été condamnés à 3.000 francs d'amende avec sursis pour "non assistance à personne en danger". Les faits incriminés avaient eu lieu à Pézenas (Hérault) de 1985 à 1996 [46]
  • Affaire de Tours : (La Nouvelle République Centre-Ouest, Vendredi 11 Juin 2004 ). Un homme âgé d'une cinquante d'années, a été mis en examen et écroué, à Tours, pour des agressions sexuelles sur une enfant de 6 ans. Le parents de l'enfant avaient omis de déposer plainte alors qu'ils avaient été informés des faits par la petite. Témoins de Jéhovah, ils avaient préféré faire des prières afin d'extirper le mal de l'agresseur. [47]
  • Affaire de Bordeaux (Octobre 2005)La cour d'assises de la Gironde a condamné vendredi à 12 ans de réclusion criminelle un ancien adepte des témoins de Jehovah âgé de 66 ans, pour avoir violé sa fille pendant trois ans alors qu'elle était âgée de moins de 10 ans.En juin 1991, les Témoins de Jéhovah avaient fait comparaître l'homme devant le "Conseil des anciens", une instance disciplinaire du mouvement, pour ces faits de viols et décidé de l'exclure de la communauté sans toutefois dénoncer les faits à la justice [48]
  • COUR DE CASSATION de Paris : (7 décembre 2005) La cour déclare irrecevable la constitution comme partie civile de l'UNADFI dans le cadre de la procédure opposant Laetitia Y à Joël X. Laetitia Y prétend avoir été violée au cours d’ une tournée de prédication où elle faisait équipe avec un jeune homme beaucoup plus âgé qu’elle. Les responsables locaux ont appris le viol qu'elle aurait subi et en ont traité les conséquences uniquement au sein de l'organisme par le truchement d'une structure dénommée " Comité judiciaire ". Les parents de la victime ont admis n'avoir pas déposé plainte à la suite du viol qu'aurait subi leur fille, afin de ne pas porter atteinte à l'image des Témoins de Jéhovah. [49]
  • Affaire de Pau (2002): Pour demander réparation, des enfants d'un couple de Témoins de Jéhovah évoquent que leur père avait été traduit devant un comité judiciaire pour inceste face à des faits depuis prescrits par la loi. Les faits n'avaient pas été dénoncés aux autorités à l'époque, les accusations des enfants (devenus grands) ne sont pas vérifiables. [50]
  • Affaire de Nancy (8 Juin 2004) : Une grande partie des membres d'une congrégation défendent un Témoin de Jéhovah, finalement reconnu pédophile par le tribunal, contre une mère élevée chez les Témoins de Jéhovah mais qui ne l'est pas devenue et qui défend son enfant. Avertis, ni le Béthel de France, ni la congrégation n'ont souhaité excommunié le Témoin de Jéhovah en question [51]
  • Affaire de Pontoise : Ouverture, le 22 mai 2006 à Pontoise d'un procès qui "va donner un coup de projecteur sur une « Eglise » qui agit en marge des institutions, dans le secret, jusqu'à dissimuler pendant treize ans, aux yeux de la justice, un viol présumé... ", selon le journal Le Parisien. Les Témoins de Jéhovah avaient tu le viol de Laura, qui l’avait occulté pendant des années avant de porter plainte, sur les conseils de ses psychologues. [52] et Texte intégral de l'article du Parisien
  • Affaire de Saint-Dié-des-Vosges (10 Janvier 2008) :
    Le Parisien, Samedi 12 Janvier 2008
    Un membre des Témoins de Jéhovah a été mis en examen, ce jeudi 10 janvier, par un juge d'instruction du tribunal de grande instance de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), pour viol sur mineure de 15 ans. Il a été laissé en liberté, a-t-on appris de source judiciaire. Il est suspecté d'avoir violé entre 1986 et 1989 une fillette d'une douzaine d'années dans la salle du royaume, lieu de culte des Témoins de Jéhovah, de Saint-Dié-des-Vosges. La mère de la jeune fille fréquentait elle-même à l'époque l'association. La victime s'était suicidée le 22 mars 2006 devant la salle du royaume, entraînant une enquête judiciaire. Cinq autres personnes placées en garde à vue ont été remises en liberté jeudi. Ces témoins de Jéhovah pourraient être poursuivis pour non dénonciation de crime. [53]Selon le journal Le Parisien, les viols auraient été commis lors des séances de prédication, lorsque la fille se trouvait seule avec l’auteur présumé. La communauté de Saint-Dié avait été avisée des faits en 1992. Un comité judiciaire composé de cinq personnes s’était réuni, mais les membres de ce comité avaient considéré qu’ils n’avaient pas la preuve du viol, l’homme suspecté niant les faits ( Le Parisien, Samedi 12 Janvier 2008, par Pierre Roeder) ( A voir : Vidéo de l'émission sur le site de TF1 ).

Belgique

  • Affaire Déborah (26/08/2005) : BRUXELLES. Déborah, jeune femme de 30 ans a été abusée lorsqu'elle avait 9 ans par un Témoin de Jéhovah. Les faits ont duré pendant un an et demi, puis elle en a parlé à une amie à l'école qui était témoin de Jéhovah. Celle-ci en a parlé à ses parents qui en ont parlé aux anciens. Ils ont organisé une confrontation entre l’abuseur et sa victime, mais comme il n’y avait pas deux témoins de l’affaire, celle-ci a été étouffée. En 2003, Déborah est allée déposer plainte à la police contre son bourreau, juste avant la prescription.[54]

Norvège

  • 16 septembre 1996 : Un Témoin de Jehovah repentant a avoué à la police qu'il avait maltraité sexuellement des enfants de sa congrégation, pendant 23 ans. La police n’a pas pu poursuivre cet homme de 61 ans, car les faits étaient prescrits. Dans sa confession à la police, il a raconté comment il avait abusé sexuellement de dix enfants de 6 à 14 ans. Certains indices montrent que l'homme, quand il était un Témoin de Jéhovah actif, a pu abuser sexuellement de 35 à 50 enfants (principalement des attouchements dont le délai de prescription est plus court). L'homme, après une enquête interne au mouvement, a fini par être excommunié des Témoins de Jéhovah, mais n'a jamais été dénoncé aux autorités. D’après le chef de la police, si les Témoins de Jéhovah avaient signalé le cas, l'homme aurait pu être condamné pour certains de ses crimes qui n'étaient pas encore prescrits. La décision de se dénoncer est venue d’ une initiative personnelle, le pédophile se sentant écrasé par la culpabilité, parce que la Bible condamne ce genre d’agression. Il espérait, en montrant un repentir sincère, revenir dans sa congrégation. L'homme a continué à abuser d'enfants, après la révélation de ses abus sexuel et son exclusion du mouvement religieux,. Trois ans après ses aveux à la police, il a été dénoncé par les parents d'un garçon de neuf ans. Cette fois, les crimes sexuels n'étaient pas prescrits. L’homme a été condamné sur cinq faits d'action obscène, mais ses anciens crimes, prescrits, n'ont pas pu être considérés pour la sentence. [55]

Australie

  • Affaire Souter : (5 août 2000) Un juge de Wollongong a attaqué la congrégation des Témoin de Jéhovah de Balgownie, accusant les anciens d'absence de dénonciation d'abus sexuel sur enfant. Le juge Goldring a déclaré que les anciens de la congrégation ont été avertis des abus sexuels, par Souter, en 1990 et qu'il a été "exclu" ou excommunié cinq ans plus tard sans aucune action supplémentaire. Monsieur Souter, 46 ans , a plaidé coupable d'un fait de sodomie et de quatre attaques indécentes. Le juge a condamné Robert Leslie Souter à cinq années de prison pour abus sexuels sur deux adolescents, il y a 20 ans de cela. Le juge a déclaré, à l’adresse de la congrégation :"La punition morale imposée par une église n'est pas la punition exigée par la loi" et "L'église peut avoir une responsabilité spirituelle mais elle ne surpasse pas l'autorité de l'état".[56]

Voir aussi