Pollution

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Barils.jpg

En se basant sur le verset d'Apocalypse 11:18, la Société Watch Tower enseigne que tous ceux qui participent à la pollution de la terre subiront le châtiment divin lors de l'intervention de Jéhovah à Har-Maguédôn. Ainsi, pour elle, le fait de polluer la terre est l'une des caractéristiques qui identifie celui qui en est à l'origine à quelqu'un qui se range du côté de Satan; ce comportement est par ailleurs le signe que le monde vit dans le temps de la fin. Pourtant, ce dont la Watch Tower ne se vante pas et qui, d'une manière générale, est peu connu du grand public, c'est qu'elle-même a été impliquée à plusieurs reprises dans des affaires de pollution, notamment à sa ferme de Wallkill, où les autorités ont signalé la présence d'un sol contaminé pouvant affecter les nappes phréatiques. De plus, certaines des méthodes utilisées par la Watch Tower pour dissimuler ses méfaits en rapport avec ces questions étaient illégales.

Doctrine

Selon la Watch Tower, la pollution constitue une "preuve flagrante de l'instauration du Royaume".[1] Elle affirme que, "conformément à ce que la Bible avait annoncé voilà longtemps concernant les derniers jours, l'homme est bel et bien en train de 'saccager la terre',[2] la pollution étant ainsi listée parmi les critères permettant d'identifier les "derniers jours".[3] De ce fait, la pollution — tout comme la criminalité, les famines, les guerres, etc — est un thème récurrent dans les publications jéhovistes afin de montrer l'imminence d'Har-Maguédôn. De nombreuses études inquiétantes et des faits divers dramatiques relatifs à la pollution peuvent être trouvés dans les discours et dans les publications, en particulier dans le Réveillez-vous!, la dimension alarmiste étant souvent la seule facette qui soit présentée (toutefois, il est fort à parier que les cas de pollution dont la Watch Tower a été responsable [cf. plus bas] ne feront pas l'objet d'articles...).

Abattage d'arbres pour produire les publications

La Watch Tower est l'une des sociétés d'édition les plus prolifiques au monde: des milliards d'écrits sont sortis de ses presses. De plus, elle n'utilise pas de papier recyclé. Selon le propre aveu de l'organisation, en 2009, "chaque mois, environ 1 400 rouleaux de papier sont livrés à l'imprimerie de Wallkill, qui consomme 70 à 90 tonnes de papier par jour".[4] À partir de ces données, il est possible de déterminer le nombre d'arbres abattus pour fabriquer ces publications:

Imprimerie de Walkill, États-Unis Congrégations concernées (2008) Prédicateurs (2008, moyenne)
Jours de travail par année: 261 États-Unis: 12 754 États-Unis: 1 059 253
Tonnes utilisées (moyenne) par jour: 90 Caraïbes et Hawaï: 1 369 Porto Rico: 24 746
Tonnes de papier utilisées annuellement pour les États-Unis, Hawaï et les Caraïbes: 23 490 Total: 14 123 Total: 1 083 999 soit 15,87% de l'effectif mondial (6 829 455)
Tonnes de papier utilisées annuellement au niveau mondial: 147 993

Ainsi, si 23 490 tonnes de papier chaque année sont destinées à combler les besoins de 15,87% du total des prédicateurs — l'effectif total étant de 6 829 455 —, cela signifie que 147 993 tonnes de papier sont utilisées pour la production mondiale annuelle. Le site Environmental Paper Network, qui indique les impacts environnementaux des différents papiers à travers leur cycle de vie complet, estime à 221 746 le nombre d'arbres abattus chaque mois afin de produire la littérature jéhoviste, soit 2 660 948 chaque année.[5]

Pour sa part, un site de défense du jéhovisme estime que l'abattage d'arbres est bon pour l'environnement et que, de toutes façons, les publications de l'organisation sauvent des vies, et donc justifient cette utilisation massive de papier.[6]

Cas de pollution

La Société Watch Tower, qui clame toujours être respectueuse des lois (Romains 13:1-7), a violé à au moins sept reprises les normes américaines entre 2004 et 2009 sur le site de sa ferme de Wallkill,[7] et a même été condamnée à une amende pour pollution de l'environnement.

Pollution de 2002

En 2002, la Watch Tower a été condamnée par une ordonnance à une amende 30 000 dollars: elle n'avait pas nettoyé un terrain qui avait servi de champs de mines sur lequel elle souhaitait aménager un parking, et avait causé d'autres dégradations — outre le fait qu'elle n'avait pas non plus demandé un permis qui pourtant était obligatoire. Le 7 mars 2002, elle dut s'acquitter par le chèque n°221868 de cette somme adressée au Département de la Conservation de l'Environnement (DCE) de l'État de New York. Celui-ci a ensuite envoyé à la Société Watch Tower un reçu attestant du paiement. Plus tôt, le 31 octobre 2000, des photos de la zone polluée avaient été réalisées par un fonctionnaire de la DCE. Tous ces documents publiques sont disponibles sur les sites tjrecherches.com et infotdgeova.it.[8][9]

La lettre adressée par le DCE de l'État de New York expliquait les raisons de cette sanction:[8][10]

[Extraits]

Dans le cas de dépôt de la violation des articles 23 et 27 de la Loi sur la Conservation de l'environnement: Watchtower Bible & Tract Society de New York, Inc, acte numéro 3-19990826-43 5.

Depuis l'inspection du site le 21 juillet 1999, le DCE a constaté que:

(A) le défendeur [la Watch Tower] a rempli un étang d'irrigation approuvé de débris de construction ou de démolition, incluant notamment des morceaux de bois, du matériel d'isolation, du béton plastique, des déchets d'aménagement paysager, et

(B) le défendeur n'a pas terminé le classement requis de la zone de l'étang d'irrigation, comme spécifié par la condition spéciale n°3 (...) n°3063-32-0227 (permis DEC 3-5152-00029/1-0), et

(C) le défendeur a creusé le sol plus profondément que les 250 pieds de profondeur permis.

(...)

6. Le 23 août 1999, les dirigeants du DCE sont retournés sur les lieux et ont constaté qu'après l'inspection du 31 juillet 1999, du schiste argileux supplémentaire avait été enlevé, et que d'autres débris de bâtiments ou de démolitions avaient été disposés dans le lac d'irrigation après l'inspection du 21 juillet 1999. Les 19 avril, 31 mai, 23 août, 30 octobre, 31 octobre, 1er novembre et 10 novembre 2000, et les 2 et 22 février 2001, le DCE a inspecté le lieu et a trouvé la situation sans changement par rapport au 23 août 1999. (...)

Maintenant, ayant considéré cette affaire et étant dûment avisé légalement, il est donc ORDONNÉ:

1. Une amende civile. En rapport avec les violations décrites ci-dessus, une amende civile d'un montant de 50 000 dollars est imposée au défendeur, dont 30 000 dollars à payer au Département lors du renvoi par le défendeur d'une copie exécutée de cette ordonnance au Département. Les 20 000 dollars restants de l'amende seront suspendus à condition que le défendeur reste en accord avec chaque terme, disposition et condition de la présente ordonnance. (...)

Reçu du paiement par la Watch Tower

Pollution de 2011

Ferme.jpg

En novembre 2011, les autorités de l'État, dont le Département de la Conservation de l'Environnement (DCE), firent une enquête sur les trois sites de la ferme de la Watch Tower. Une pollution d'une superficie de deux hectares a été découverte sur chacun de ces sites, où les autorités ont trouvé des barils de 55 gallons contenant toutes sortes des produits chimiques dangereux pour la santé, ainsi que des débris de construction et des sols pollués. Comme on peut le constater dans les rapports officiels (voir ci-dessous), de nombreux polluants ont été trouvés dans le sol. Dans un cas, le chrome dépassait même de plus de 300 fois la limite autorisée, et dans une autre, ce taux était 20 fois supérieure à ce qui est tolérable pour la santé humaine. Or, ces sols contaminés sont tout proches des eaux souterraines et des réservoirs exploités par la Watch Tower pour l'eau potable des Béthélites, sachant que ces substances peuvent causer de graves dommages pour la santé, et cela d'autant plus que des Béthélites ont été en contact avec elles pendant des années! De ce fait, le site a été inscrit au programme de nettoyage de l'État appelé Brownfield Cleanup Program.[11][12][13]

La pollution provient de l'édition massive de publications qui eut lieu dans les années 1970, sous la présidence de Nathan Knorr. Selon les fonctionnaires de la DCE, les travailleurs de la Watch Tower se sont contentés de déplacer le sol contaminé sur ces sites lorsque des produits chimiques d'impression s'étaient déversés, et avaient eu recours aux engins agricoles pour aérer le sol et évaporer les substances toxiques. L'enquête doit ainsi déterminer l'ampleur de la contamination et les possibilités de nettoyage. Au final, c'est la Watch Tower qui devra payer la facture pour le nettoyage.[12]

Comme l'attestent un ex-Béthelite dans une lettre ainsi que Barbara Anderson, ces faits ont été dissimulés par des officiels de l'organisation qui utilisèrent des méthodes douteuses pour ne pas éveiller les soupçons des autorités. Étant donné que cette façon de procéder a duré pendant des années, il y a tout lieu de craindre une pollution de grande envergure.

Voici ce que déclarent les rapports officiels à propos de la pollution sur les trois sites, rapports disponibles sur le site officiel de la Département de la Conservation de l'Environnement de l'État de New York (DCE):[14]

Site Commentaire du DCE
  • Adresse: 10 Sawmill Place, Wallkill
  • Code du site: C356042

(...) Les principaux contaminants de préoccupation pour la surface SRA-A incluent des métaux et des composés organiques volatils (COV). Les composés organiques volatils et les semi-composés organiques volatils (SCOV) sont une source de préoccupation pour les eaux souterraines. Des polychlorobiphényles (PCB) ont été détectés dans le sol, mais pas dans les eaux souterraines. Les concentrations de chrome dans le sol sont en moyenne de 20 parts par million (ppm) et dépassent la limite de salubrité du sol pour une utilisation sans restrictions (1 ppm). Le COV 2 butanone (méthyl-éthyl-cétone (MEC)) et l'acétone ont été relevées légèrement au-dessus de la limite de salubrité du sol pour une utilisation sans restrictions, mais ils n'ont pas dépassé un usage commercial. Aucun semi-composé organique volatil n'a été détecté au-delà de la limite de salubrité du sol pour une utilisation sans restriction. Les eaux souterraines ont de légers dépassements pour les COV et SCOV: 1,2,4 trimethlybenzène, 1,3,5 trimethlybenzène, le benzène, l'éthylbenzène, le m,p-xylène, le n-propylbenzène, l'acénaphtène, l'acénapthylène, le fluorène, le phénanthrène, mais le naphtalène avait la plus forte concentration de 1 390 parts par milliard (ppb). Des BPC ont été détectés à des concentrations de 0,117 ppm et 0,324 ppm, toutes deux à 12 pieds au-dessous de la surface du sol et toutes deux étant supérieures à la limite de salubrité du sol pour une utilisation sans restrictions (0,1 ppm). (...)

  • Adresse: 10 Sawmill Place, Wallkill
  • Code du site: C356043

(...) La profondeur de la nappe phréatique varie de 1,5 à 4,2 mètres sous la surface du sol et les eaux souterraines s'écoulent au sud-ouest. Les sols sont principalement composés d'argile limoneuse brune et grise mélangée avec du gravier et des débris de construction / démolition (par exemple, des briques, de la ferraille). Le Shawangunk Kill [une rivière] est approximativement à 800 mètres au sud-est. Deux réservoirs privés et une zone de chalandise sont situées à environ 500 mètres au sud-ouest, et sont utilisées par la Watch Tower comme source d'eau potable. (...)

(...) Les principaux contaminants de préoccupation dans la zone SRA-B incluent des métaux et des composés organiques volatils (COV) dans le sol et les eaux souterraines. Les concentrations de chrome dans le sol de la zone SRA-B dépassent les limites de salubrité des sols pour une utilisation sans restriction (1 part par million (ppm)) avec la concentration la plus élevée à 308 ppm. Deux COV, du m,p-xylène et de l'acétone ont été trouvés au-dessus de la limite de salubrité des sols pour une utilisation sans restriction, mais aucun COV n'a dépassé la limite de salubrité des sols pour une utilisation commerciale. (...) Il a été démontré que les eaux souterraines avaient des excédents de COV m,p-xylène et trichlorofluorométhane (Fréon 11). (...) L'aluminium, le chrome, le fer, le manganèse dépassent le niveau de métaux dans les eaux souterraines. (...)

  • Adresse: 10 Sawmill Place, Wallkill
  • Code du site: C356044

(...) Au cours des années 1960 et 1970, il fut rapporté que les opérations d'impression de la Watch Tower auraient impliqué l'élimination sur place des déchets, des bidons et des débris de construction / démolition. Avant les années 1960, les utilisations incluaient des terres agricoles et des vergers. La profondeur des eaux souterraines atteignait 1,2 à 2,7 mètres sous terre, et les eaux souterraines s'écoulaient vers le nord-ouest. Il y a un écoulement intermittent au nord. Les sols sont principalement en argile limoneuse brune et grise mélangée avec du gravier et les débris de construction / démolition (par exemple, des briques, de la ferraille). Le Shawangunk Kill [une rivière] est à environ 600 mètres au sud-est. Deux réservoirs privés et une zone de chalandise sont à moins d'un kilomètre au sud-ouest, et sont utilisés par la Watch Tower comme une source d'eau potable.

(...) Les principaux contaminants de préoccupation dans la zone SRA-C incluent les métaux et les composés organiques volatils (COV) dans le sol et les eaux souterraines. Des polychlorobiphényles (PCB) ont été détectés dans le sol, mais pas dans les eaux souterraines. Les concentrations de cadmium, de chrome, de plomb, de nickel, de sélénium, de zinc et de cuivre au sein de la zone SRA-C dépassent les limites de la salubrité des sols pour une utilisation sans restrictions. Les concentrations de cuivre dépassent la limite de salubrité des sols pour un usage commercial. Des BPC ont été détectés à des concentrations de 0,114 parts par million (ppm) et 1,74 ppm, toutes deux de 3 à 4,5 mètres en dessous de la surface du sol, avec un prélèvement excédant la limite de salubrité des sols sans restriction (0,1 ppm) et l'autre excédant la limite de salubrité des sols pour une utilisation commerciale (1,0 ppm). Les COV comprenaient: 1,2,4 triméthlybenzène, 2-butanone (méthyl-éthyl-cétone (MEC)), du m,p-xylène, du n-propylbenzène, de l'o-xylène et du toluène qui ont été trouvés au-dessus de la limite de salubrité des sols pour une utilisation sans restrictions. Un seul échantillon de sol contenaient des semi-composés organiques volatils (SCOV) au-delà de la limite de salubrité des sols pour une utilisation sans restrictions. Les composés incluaient: du benzo(a)anthracène, du benzo(a)pyrène, du benzo(b)fluorantène et du chyrsène. Les eaux souterraines comprenaient: 1,1-dichloroéthane, 1,2,4-triméthylbenzène, 1,3,5-triméthylbenzène, 4-méthyl-2-pentanone, du benzène, du chloroéthane, 1,4 dioxanne, du dichlorodifluorométhane (Fréon 12), de l'éthylbenzène, de l'isopropylbenzène, du m,p-xylène, du chlorure de méthylène, du naphtalène, du n-butylbenzène, du n-propylbenzène, de l'o-xylène, du sec-butylbenzène, du tétrahydrofuranne, du toluène, du trichlorofluorométhane (Fréon 11) et du chlorure de vinyle. Les SCOV, dont l'acénaphtène et le naphtalène, dépassaient les normes d'eau souterraine. L'aluminium, l'antimoine, le plomb, le fer, le sodium, le thallium, le magnésium et le manganèse dépassaient les limites des normes pour les métaux dans les eaux souterraines. (...)

Voici la lettre de plainte envoyée en juillet 2006 au Département de la Conservation de l'Environnement par un ex-travailleur bénévole de la ferme de Wallkill. Cette lettre fut peut-être à l'origine de l'enquête diligentée peu de temps après par les autorités:[15]

[Nom et adresse supprimées]

Au milieu des années 90, j'ai commencé à m'intéresser à la religion des Témoins de Jéhovah. L'organisation officielle qui est derrière cette religion est la Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania, Inc., et la Watch Tower Bible and Tract Society de New York, Inc., ainsi que plusieurs autres entités juridiques. Le travail d'édition de la littérature publiée par la Société Watch Tower est entièrement financé sur une base volontaire par les membres de la religion qui vivent sur place et sont totalement équipés durant la durée de leur affectation.

En 1995, le siège de l'organisation de la Watch Tower était situé à Brooklyn, N.Y., cependant, j'ai été invité à servir comme volontaire dans leur structure de Wallkill, dans l'État de New York, une grande structure pour l'impression et la distribution qui couvre une superficie de 2 000 acres, qui aide leurs différentes structures nationales et internationales.

Peu de temps après mon arrivée à Wallkill, on m'a demandé de travailler au Département des Services de Réglementation (Regulatory Services Department) qui travaille en collaboration avec les organismes étatiques et fédéraux de réglementation auxquels la Watch Tower est confrontée en raison de leur travail. Mes responsabilités comprenaient les opérations sur leurs stations d'épuration, y compris la supervision de toutes les questions de conformité à la réglementation qui pouvaient survenir lors des activités de construction, en particulier en ce qui concerne les permis NPDES, les rapports sur la qualité de l'eau, la conformité à OSHA, et la surveillance des bâtiments "Contrôle de qualité".

En 1998, lors de la construction de nouveaux bâtiments résidentiels, les fouilles pratiquées ont permis de déterrer quelques vieux barils. Au cours de l'excavation des fondations, des machines (pelles, bulldozers) sont tombées sur des barils enterrés au contenu non identifiés. Certains de ces barils furent brisés à la suite de leur détérioration et du contact avec les machines. Mon Département a été immédiatement informé et a commencé à enquêter sur les faits. Nous avons constaté ce qui semblait être un groupe de barils enterrés contenant des encres et des produits de déchets de travaux d'impression antérieurs.

Les travaux de construction furent arrêtés dans la région, je me souviens, pendant un ou deux jours. Les superviseurs du Département des Services de Réglementation de Wallkill ont demandé l'avis du directeur de la structure sur la façon de procéder. Un plan a été élaboré pour récupérer le barils non enterrés dont le contenu était renversé et de les rassembler loin de l'aire de construction. Moi et trois autres bénévoles furent assignés à retirer soigneusement les barils provenant des fouilles à ciel ouvert et dans la région environnante et de restaurer les sols visiblement contaminés dans cette zone. Ceux-ci furent chargés sur deux camions à ordures et garés dans un hangar fermé loin des regards indiscrets.

Peu de temps après notre découverte initiale, notre approche sur la question a radicalement changé. La découverte fut rapportée aux quartiers généraux de Brooklyn. Par conséquent, l'accent a été mis sur la façon dont nous devions garder cela secret vis-à-vis des personnes non impliquées, dans un effort de les garder le moins possible au courant de cette affaire.

Quatre personnes (dont moi) ont été placés dans un état d'appel dans le cas où de nouveaux barils seraient découverts lors de nouvelles fouilles. On nous a demandé d'observer une stricte confidentialité sur la question.

Notre groupe devait rendre compte directement au directeur de la structure sur cette question. Les travailleurs impliqués dans la construction devaient être réaffectés à d'autres activités loin de la zone si d'autres barils étaient découverts. Si des gens posaient des questions sur cette question, nous devions rester vagues dans nos réponses et diriger les gens vers le personnel de l'administration. Nous fîmes un effort limité pour trouver d'autres barils, avant qu'ils ne soient trouvés par les détecteurs de métaux dans le voisinage de la zone prévue pour les fouilles. Un total de dix à quinze barils furent découverts et le contenu de deux camions à poubelles de sol visiblement contaminé ont été récupérés et enfermés dans un entrepôt.

C'est ainsi que j'ai compris l'origine de ces barils enterrés. La Watch Tower a imprimé la littérature religieuse pendant près de 80 ans dans leurs installations de Brooklyn et de Wallkill. Apparemment, pour une période de temps indéfinie dans le passé de la Watch Tower, la pratique était d'enterrer les déchets dans ce lieu plutôt que de les envoyer à un centre d'élimination des déchets. On m'a dit que ces barils n'étaient que l'un des nombreux sites de déchets éparpillés dans le complexe. J'ai été informé que beaucoup de ces "zones d'élimination des déchets" restaient sous terre dans différentes propriétés de la Watch Tower, et que ce que nous avions trouvé était juste "la partie visible de l'iceberg". Au cours de mon implication dans cette affaire, certains de ces sites enterrés m'ont été montrés. Cela, me fut-il dit, était la raison de l'accent sur le secret et la dissimulation. Si cette question "sortait", ce serait un "cauchemar des relations publiques" qui pourraient nuire à l'image publique de la Watch Tower, et menacer les projets en cours récemment approuvés par les dirigeants de la communauté.

Les barils usagés étaient vieux et endommagés par la pourriture. Mon superviseur immédiat m'informa que quelqu'un au sein du département recherchait les barils et constatait que ceux-ci n'étaient pas conformes aux normes modernes — la "norme des Nations Unies", tel que je m'en souviens. Cela signifiait apparemment que ces barils précédaient les exigences ultérieures sur les conteneurs parce qu'ils étaient assez vieux. On craignait que l'agent du DCE puisse s'en apercevoir et poser des questions sur l'origine de ces vieux barils, et peut-être, désirer faire des investigations plus poussées.

La quantité de déchets sortie de terre présentait un problème pour la Watch Tower. Initialement, tel que je le comprends, la Watch Tower essaya de cacher la découverte en l'incluant dans leur expédition normale de déchets dangereux. Toutefois, la quantité de déchets que nous avons trouvée dépassait apparemment largement la quantité de déchets dangereux autorisée pour leurs activités habituelles. Il n'y avait pas moyen (apparemment l'option fut explorée) d'inclure le surplus à leurs déchets dangereux générés normalement, sa quantité étant trop élevée. En outre, la présence d'encre dans les poubelle pouvait difficilement être déguisée si elle était mélangée avec les déchets des sites d'enfouissement. Les barils découverts et les camions ont été en attente pendant quelques jours d'une décision sur cette question.

Ensuite, les actions suivantes ont été entreprises:

  • Le sol contaminé, qui a rempli deux camions, a été emmené dans un champ et dispersé dans le sol à l'aide de machines agricoles. J'ai été formé pour aider dans ce travail trois autres personnes dans la dispersion de ce sol. Bien que visiblement contaminé avec de l'encre, aucune analyse détaillée n'a été faite avant de répandre cette matière et aucune approbation réglementaire ne fut recherchée, autant que je sache.
  • Les vieux barils découverts furent mis en pièces, leur contenu fut enlevé et ils furent compactés pour être ensuite convertis en nouveaux barils conformes. Moi et un autre (mon superviseur) furent affectés aux travaux de recompactation pendant un week-end où la plupart des volontaires étaient absents.
  • Je fus informé du fait que la Watch Tower avait fait un rapport au DCE de New York indiquant qu'il y avait eu un petit déversement de matière sur petit lopin de terre qui a été rapidement récupéré et contenu, mais que cela nécessitait un nouveau transfert de déchets. Apparemment, certains ont craint qu'un agent du DCE puisse vouloir venir et enquêter sur le problème en personne. Il y eut un soupir de soulagement collectif lorsque le représentant du DCE a simplement donné des instructions par téléphone sur la façon de procéder. Un rapport du DCE fut établi et la Watch Tower se vit tout simplement attribuée un numéro d'identification de l'événement afin de permettre une autre expédition de déchets.
  • Quelques jours après ces événements, je fus envoyé pour prendre des échantillons d'un petit ruisseau qui coulait près de l'une des plus grandes décharges. La rivière montrait des signes de pollution et suscita des inquiétudes au sujet de la contamination possible de l'eau. Je n'étais pas au courant des résultats du test, bien que je compris qu'elle fut analysée à leur laboratoire de traitement des eaux usées. Je ne pense pas qu'ils savaient vraiment ce qu'ils étaient en train de chercher, ou qu'ils avaient un équipement approprié.

Aucune autre action a été entreprise, pour autant que je sache.

J'étais au courant des discussions sur la façon dont la Watch Tower gérerait cette situation à l'avenir. Apparemment, il était craint que, si cela était révélé, cela porterait atteinte à la réputation de la Watch Tower dans les médias, les dirigeants de la communauté et le public en général. Aussi, j'eus le sentiment que le problème restant est très grand, s'étalant sur de nombreuses années. Apparemment, un essai de redressement de la situation serait énorme, coûteux et très visible.

J'ai finalement quitté mon service bénévole et me suis retiré non officieusement de la religion dans son ensemble, à cause de ce problème.

Ainsi, je me sens obligé de signaler cette histoire maintenant, 7-8 ans plus tard. La gravité de ma "confidentialité" sur cette question fut soulignée à maintes reprises par le personnel de la Watch Tower. Cette religion exige une politique d'expulsion vers ceux qui parlent contre elle. Le devoir des autres membres de la religion est de bannir ceux qui ont été expulsés de cette manière, même s'ils sont membres de leur famille. Étant donné que les membres de ma famille restent dans la religion, j'ai été jusqu'à ce jour réticent à signaler ces faits afin de maintenir mes liens familiaux.

Ma connaissance directe implique uniquement 10 à 15 barils de déchets, manipulés de façon inappropriée et faussement signalés. Cependant, ce que j'en suis venu à comprendre oriente vers un problème plus important qui nécessiterait une étude plus approfondie, afin de révéler toute son étendue.

Sur les conseils d'un avocat, j'ai décidé de me manifester. Je suis prêt à coopérer dans tout domaine où mon aptitude est jugée opportune. Je suis également prêt à donner les noms de personnes impliquées, les sites où les événements se sont passés et toute autre information nécessaire.

Votre site contient le message suivant: "Vous pouvez nous appeler ou nous envoyer un e-mail au sujet d'une infraction environnementale. Des récompenses en argent sont remises à toute personne dont les renseignements menant à une arrestation, et votre identité est gardée secrète." Je suis intéressé par ces deux dispositions dans la mesure du possible.

Sincèrement vôtre,

[Signature dissimulée]

Barbara Anderson, ex-Béthélite, confirma ces propos dans un message sur le forum jehovahs-witnesses.com, écrivant:[16]

Il y a quelques années, une personne bien informée, un ex-Témoin, m'a dit que des barils contenant de l'encre et d'autres déchets d'impression des publications de la Société Watch Tower à Brooklyn avaient été chargés sur des camions de la Société et transportés à la propriété de la Société de Wallkill pour l'élimination par l'enfouissement de déchets dangereux dans des décharges illégales. Certains de ces barils ont été déterrés et vidés de leur contenu lors de certains projets de construction qui produisirent une grande contamination des sols. Au lieu d'enlever le sol contaminé, il fut éparpillé sur un terrain de manière à diminuer la quantité de contamination à signaler aux autorités (une paire de barils au lieu d'une paire de camions).

Cette élimination des déchets s'est poursuivie pendant une période indéterminée dans le passé de la Watch Tower. De nombreuses zones où ces anciens (désuets) barils sont enterrés sont maintenant détruits en raison de la pourriture et les contenus déversés ont contaminé le sol et les rivières. Il y a les anciens dépotoirs, on m'a dit, tous sur la propriété de la Watch Tower à Wallkill. Je crois que la présente enquête est due à la dénonciation par cet homme.

Oh, soit dit en passant, cette propriété (la ferme de la Watch Tower) est dans une importante zone de bassins versants, la Hudson Valley Watershed, où des millions de personnes obtiennent leur eau potable, etc.

Sur une note liée, pour autant d'années qu'ils ont pu s'en tirer, la Watch Tower a "trafiqué" ou préparé le matériel utilisé pour diluer l'encre d'imprimerie. C'est une sorte de composé tel que le vernis ou la laque et il était illégal pendant des années de faire cela car c'était l'un des plus grands pollueurs atmosphériques. À Brooklyn, la chambre de l'encre a été transformée et le traficoteur a reçu le faux nom de "processeur de l'engin de l'encre" ou quelque chose comme ça, pour tromper les inspecteurs. On pensait que ce matériau a également été déversé à la ferme de la Watch Tower dans le passé parce qu'ils ne pouvaient pas le faire légalement, alors ils ont dû se débarrasser des déchets illégalement.

Il est douteux que la Watch Tower ait encore le faire maintenant, mais certainement qu'elle l'a fait dans les années 1960 jusqu'à la fin des années 1970, quand mon informateur était au Béthel. Il a quitté le Béthel en 1978, mais n'avait aucune raison, dit-il, de croire qu'ils avaient cessé cette procédure dans les années 1980.

Le surveillant du Département de l'encre pendant de nombreuses années n'était autre que Lyman Swingle, un directeur de la Watch Tower de Pennsylvanie, qui, nous le savons tous, est devenu l'un des membres du Collège Central lorsque cet "organisme" est né en début des années 1970.

Sans aucun doute, Max Larson, surveillant d'usine de la Watch Tower, et Swingle, membre du Collège Central, ont emporté avec eux dans leurs tombes de nombreux faits secrets d'activités illégales, des faits nauséabonds et nocifs!

Dans les publications

Publication Contenu et commentaire
Réveillez-vous!, 22 février 1981, pp. 5-15 Il est relaté que dans l'État de New York, "un canal abandonné allait servir d'immense poubelle. (...) Des tonnes de produits chimiques, la plupart du temps conditionnées par fût de 210 l [litres] environ, furent jetées dans le Love Canal par le nouveau propriétaire des lieux, la Hooker Chemical Company. Entre 1920 et 1953, celle-ci a reconnu avoir déversé à cet endroit 21 800 tonnes de produits chimiques. (...) En 1953, on recouvrit de terre ces 'mixtures maléfiques'; on les laissa 'mijoter', tandis que les fûts pourrissaient et que les éléments chimiques se combinaient". Plus tard, le terrain fut vendu et on y construisit une école et des maisons.

Or, cette situation était, selon le périodique, une véritable "bombe à retardement" qui allait faire la une des journaux, se demandant: "Apporte-t-il [cet événement tragique] la preuve concluante que l'homme 'saccage la terre' comme à aucun autre moment de l'Histoire? Laisse-t-il présager que Dieu est sur le point d'intervenir pour "saccager ceux qui saccagent la terre"?"

Puis il est raconté les nombreuses tragédies dues aux déchets toxiques sur ce lieu: un grand nombre de "fausses couches, de malformations congénitales, d'asthme, d'efflorescences de la peau, de cancer et de tumeurs", mais aussi des suicides et des dépressions nerveuses. Les autorités sanitaires décrétèrent que le lieu devait être évacué, et l'article décrit les nombreuses scènes de pleurs et de rage des habitants, dans une ambiance de psychose collective. Les habitants vivaient un "cauchemar bien réel" et se disaient "victimes de mensonges et de tromperies", ne pouvant avoir confiance en personne.

Or, poursuit le périodique, "il y a des milliers de poubelles chimiques" aux États-Unis, et cet accident "pourrait être le premier de beaucoup du même genre". La "cupidité" est présentée comme étant la cause de cette pollution, précisant: "Les méthodes efficaces sont coûteuses. Pour moins d'argent, un grand nombre de sociétés se débarrassent illégalement de leurs déchets. Alors que pour éliminer correctement un fût de déchets chimiques il en coûte entre 20 et 155 dollars, on peut dans certains endroits s'en débarrasser pour un dollar et demi." Ces pollutions causent du tort parce que leurs auteurs n'ont pas "l'amour du prochain".

=> Ainsi, cet article explique qu'une entreprise a, sans doute par cupidité, enfoui ses déchets toxiques dans le sol; or, c'est précisément ce qu'a fait la Watch Tower pendant des années, même avant la rédaction de ce périodique. On peut relever les conséquences tragiques de cette pratique qui a causé ultérieurement de graves problèmes de santé aux habitants du lieu, et cette catastrophe, clairement condamnée dans l'article, et présentée comme un accomplissement d'une prophétie biblique relative à la pollution de la terre. La Watch Tower s'identifie donc à ceux qui "saccagent la terre", qui manquent d'amour pour les autres, et qui font porter des risques à la santé humaine!

Réveillez-vous!, 22 avril 1976, pp. 8-11 L'égoïsme est présenté comme étant la cause de la pollution. Puis il est précisé que, selon un rapport, "les entreprises montrent si peu d'empressement à obéir aux ordres du gouvernement concernant l'installation d'un dispositif antipollution. (...) [Elles] dépensent huit fois plus en publicité qu'en recherches ayant pour but de résoudre les problèmes de pollution auxquels elles-mêmes contribuent."

=> Or, la Watch Tower elle-même n'a pas obéi aux ordres du gouvernement qui lui avait demandé de nettoyer ses sites en 2002, ce qui a conduit le mouvement à devoir s'acquitter d'une amende. De plus, il est incontestable que la Watch Tower dépense bien plus pour son prosélytisme et son lobbying que pour réduire ses déchets.

Réveillez-vous!, 22 novembre 1986, p. 10 "On a découvert que bon nombre de ces substances dangereuses n'avaient pas été filtrées mais s'étaient écoulées telles quelles dans les nappes phréatiques, empoisonnant l'eau des générations à venir. (...) Pour la majeure partie il s'agit de déchets déversés volontairement par des individus peu scrupuleux et avides, qui ne se soucient pas du préjudice considérable porté à l'eau que consomment les humains et à leur santé."

=> Selon son propre jugement, la Watch Tower est donc une organisation peu scrupuleuse et avide, mettant en danger la vie d'humains.

Réveillez-vous!, 22 juillet 1987, pp. 5,6 Il est dit que les substances toxiques "représentent un danger mortel pour l'homme". Or, "des milliers de rejets toxiques dans l'environnement (...) menacent la qualité de l'air, des eaux de ruissellement et des nappes phréatiques. Elles polluent le sol pour les décennies à venir". Ceux qui polluent par les substances chimiques dangereuses et des déchets sont qualifiés d'"individus peu scrupuleux".

=> Idem

Réveillez-vous!, 8 mai 1988, pp. 8-10 Satan le Diable est présenté comme étant le "principal instigateur de la pollution", sa volonté étant de "dégrader [l]a création" de Dieu, car "une terre polluée et sale n'honore pas le Créateur". Or, il est précisé que "les humains, créés à l'image de Dieu, ne l'honorent pas non plus quand ils permettent au Diable de les tromper en les amenant à faire sa volonté".

=> Condamnée pour pollution, la Watch Tower se fait donc l'instrument du Diable...

Annuaire des Témoins de Jéhovah, 1991, p. 15 À propos des imprimeries de Brooklyn, il était dit: "Tous les polluants résultant de nos travaux d'impression doivent être détruits. Pour ce faire, une grande unité de contrôle antipollution a été installée sur le toit d'un des cinq bâtiments de l'imprimerie. (...) Des représentants du Service de la protection de l'environnement (...) étaient persuadés que la Société adhérerait strictement aux normes de fabrication fixées par le gouvernement et que l'installation de l'unité serait un modèle digne d'être imité".

=> Manifestement, les représentants du Service de la protection de l'environnement ont dû déchanter par la suite... De plus, la Watch Tower fera-t-elle paraître de la même manière dans l'un de ses Annuaires la pollution qu'elle a générée sur ses trois sites?

Réveillez-vous!, 1er janvier 1993, p. 31 À la question "Dans quelle mesure les chrétiens ont-ils la responsabilité de lutter contre la pollution de l'environnement — du sol, de la mer et de l'air?", l'article répond: "Il est donc bien de s'efforcer avec pondération et bon sens de ne pas ajouter inutilement à la continuelle détérioration du globe par l'homme." Un peu plus loin: "Puisque nous savons ce qu[e Jéhovah] pense de ceux qui saccagent la terre, nous ne devrions certainement pas négliger les choses que nous sommes en mesure de faire pour préserver l'environnement. Nous pouvons montrer que nous le respectons en nous débarrassant comme il convient des ordures ou des déchets, en particulier des substances toxiques. Nous apportons consciencieusement notre concours aux efforts de recyclage, ayant une raison supplémentaire d'agir de la sorte si César l'exige". Même si l'article conclut en indiquant que les Témoins ne doivent pas se préoccuper outre mesure de cette question puisqu'il s'agit surtout pour eux de faire connaître la solution aux problème, à savoir le Royaume de Dieu, il est précisé que "l'amour du prochain nous incite à ne pas polluer inutilement le sol, l'air ou l'eau".
Réveillez-vous!, 8 janvier 1996, pp. 6,7 "Les déchets toxiques industriels sont moins visibles, puisque le plus souvent on les enterre, mais rien ne garantit qu'ils ne se rappelleront pas à notre bon souvenir. Des infiltrations peuvent contaminer les réserves d'eau souterraine et menacer la santé des humains et des animaux."

=> C'est précisément la situation qui a eu lieu à la ferme de la Watch Tower...

Réveillez-vous!, 22 décembre 1998, pp. 6,7 Il est affirmé, une étude à l'appui, que "les bébés des femmes qui, il y a 30 ans, ont consommé de l'huile de riz contaminée par des PCB "accusent un retard dans leur développement physique et mental, présentent des troubles du comportement (hypoactivité ou hyperactivité par exemple), ont un pénis anormalement petit et possèdent un QI inférieur de cinq points à la moyenne"."

=> Les PCB étaient également présents dans les sols de la ferme de la Watch Tower...

Réveillez-vous!, 22 décembre 1998, pp. 7-11 L'article admet que "de nombreuses personnes souffrent et tombent malades, parfois à en mourir, à cause de produits chimiques toxiques". Puis il est donné le conseil suivant: "Efforcez-vous de stocker les produits chimiques qui dégagent des émanations à un endroit où ils ne contamineront pas l'air de votre logement. Parmi eux figurent le formaldéhyde et les produits contenant des solvants volatils, comme la peinture, le vernis, les adhésifs, les pesticides et les produits de nettoyage. Certains hydrocarbures volatils dégagent des vapeurs toxiques; c'est le cas du benzène qui, présent à forte concentration pendant une longue période, peut, on le sait, provoquer des cancers, des malformations congénitales et des troubles gynécologiques." De plus, il est précisé que "la Bible décrit la personnalité de ceux qui contribuent à cette "ruine". Parmi leurs traits dominants, énumérés en 2 Timothée 3:1-5, figurent l'amour de l'argent et l'amour de soi poussés à un tel degré que ces individus se soucient peu de Dieu et, par extension, de sa création, dont font partie les autres humains".

=> Or, le benzène est l'une des substances trouvées sur le site de la ferme. Lorsque la Watch Tower définit les raisons poussant des individus à se livrer à des activités polluantes, le fait-elle par expérience personnelle?

Réveillez-vous!, 8 août 2000, pp. 4-7 "Demandez-vous si vous avez réellement besoin d’utiliser tant de produits chimiques (...). Pourriez-vous les remplacer par des produits non toxiques ? Si vous devez utiliser un produit potentiellement dangereux, veillez à prendre toutes les précautions nécessaires." [italique dans l'original]

=> Conseils sages sans doute, mais pourquoi la Watch Tower ne les a-t-elle pas mis en pratique?

Réveillez-vous!, 22 novembre 2003, pp. 4,7 Les déchets et les produits toxiques sont considérés comme étant l'une des menaces qui pèsent sur l'environnement, accompagné du commentaire suivant: "Le rejet de produits nocifs sur le sol (...) est un problème grave qui met en danger des millions de personnes", "provoqu[a]nt des anomalies, des maladies ou la mort". De plus il est rapporté le fait suivant: des centaines d'enfants, dans une certaine région, étaient atteint de cancer; or, "une enquête a révélé qu'un camion d'une entreprise privée avait, par le passé, transporté des bidons de substances toxiques de l'une des industries locales et les avait entreposés dans une ancienne ferme qui se livrait à l'élevage des poulets, en renversant parfois leur contenu. Des chercheurs ont trouvé des traces d'un polluant dans les puits de la région."

=> Ces transports de substances toxiques ne correspondent-ils pas à ce qui s'est passé à la ferme de la Watch Tower?

Ressources externes

Références

  1. Arrowup.png Réveillez-vous!, 8 mars 1992, p. 21, "Grandeur et décadence du commerce mondial Partie 5 — Le grand commerce resserre son étreinte"
  2. Arrowup.png Réveillez-vous!, 22 janvier 1991, p. 15, "Les forêts s’étiolent, les températures s’élèvent"
  3. Arrowup.png WTBTS (1995), La connaissance qui mène à la vie éternelle, Watch Tower Bible & Tract Society, chapitre 11, p. 105, §13
  4. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er juillet 2009, p. 15, "Visite d'une imprimerie remarquable"
  5. Arrowup.png Jehovahs Witnesses.Net (janvier 2012) (anglais), "WTBTS environmental impact: Printing Production - Worldwide", jehovahs-witness.net. Consulté le 4 juillet 2012
  6. Arrowup.png JW News and Archive (anglais), "How many trees does it take to print WTB&TS mags each month?", jw-archive. Consulté le 4 juillet 2012
  7. Arrowup.png Scan provenant du site projects.nytimes.com
  8. 8,0 et 8,1 TJ Recherches
  9. Arrowup.png Lorenzi
  10. Arrowup.png "Documents de la DCE + chèque de la Watch Tower, infotdgeova.it, format pdf. Consulté le 4 juillet 2012
  11. Arrowup.png Department of Environmental Conservation (anglais), "ENB - Region 3 Notices 11/10/2010", dec.ny.gov. Consulté le 4 juillet 2012
  12. 12,0 et 12,1 Bosch, Adam (27 décembre 2011) (anglais), "Chemicals found buried in Ulster", TimesHerald Record, recordonline.com. Consulté le 4 juillet 2012
  13. Arrowup.png Lorenzi
  14. Arrowup.png Department of Environmental Conservation (anglais), "Environmental Site Remediation Database Search", dec.ny.gov, taper dans le code du site (voir ci-dessous). Consulté le 4 juillet 2012
  15. Arrowup.png Scans de la lettre en 4 parties: 1, 2, 3 et 4, infodgeova.it. Consulté le 4 juin 2012
  16. Arrowup.png Anderson, Barbara (27 décembre 2011) (anglais), "Chemicals buried at WT Farms (WT ruining the earth)", jehovahs-witnesses.net. Consulté le 4 juin 2012