Brouillon:Consolation du 9 août 1939
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| Consolation du 9 août 1939 | |
|---|---|
| Revue | Consolation |
| Date | 9 août 1939 |
| Sujet(s) | Affaire Manton (juge catholique condamné pour corruption) ; persécution des témoins de Jéhovah en Grèce, en Autriche et au Canada ; salut obligatoire au drapeau et liberté de culte ; couronnement du pape Pie XII ; situation en Allemagne nazie ; l'État contre Jéhovah (article de Joseph Rutherford) |
| Auteur(s) | Clayton J. Woodworth, Nathan H. Knorr, Elton Groves, J. Hemery, L. Psaroudis, Aristodemos Frudarakis, Janet Horne, A. C. Attwood, W. Kay, F. R. Freer |
| Année | 1939 |
| Langue | anglais |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro de Consolation paraît le 9 août 1939, à quelques semaines seulement du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de tensions internationales extrêmes. Le monde observe la montée des régimes totalitaires en Allemagne, en Italie et en Espagne, tandis que la Grande-Bretagne et la France négocient fébrilement avec l'URSS. Aux États-Unis, les débats sur l'isolationnisme, la liberté de culte et le salut obligatoire au drapeau agitent l'opinion publique. Ce numéro réunit des articles à forte charge polémique contre la hiérarchie catholique romaine — en particulier autour de la condamnation du juge Martin T. Manton pour corruption —, des témoignages de persécutions subies par les témoins de Jéhovah en Grèce, au Canada et en Autriche, un article doctrinal de Joseph Rutherford sur la primauté de la loi divine sur la loi de l'État, et de nombreuses rubriques sur l'actualité internationale, la science, la nature et la vie sociale.
Analyse
Croyances
La publication affirme que la loi de Dieu est supérieure à toute loi d'État, et que les chrétiens sincères doivent obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, conformément à Actes 5:29.[1] Elle cite l'exemple des trois Hébreux refusant de se prosterner devant l'idole babylonienne (Daniel 3:1-28) comme modèle pour les témoins de Jéhovah qui refusent le salut au drapeau, qualifié d'idolâtrie.[2] La publication affirme que la pratique du salut obligatoire au drapeau dans de nombreux États américains constitue la preuve que ces États ont mis l'État au-dessus de Jéhovah Dieu, et cite Psaumes 9:17 pour annoncer leur châtiment : « Les méchants seront précipités dans le séjour des morts, ainsi que toutes les nations qui oublient Dieu. »[3]
La publication affirme que la bataille d'Har-Maguédon est imminente, et que les événements politiques contemporains — dictatures, lois contraignant la conscience religieuse, mise de l'État au-dessus de Dieu — en sont les signes annonciateurs.[4] Elle présente Satan comme le responsable de l'inspiration des dictateurs totalitaires, s'appuyant sur Apocalypse 12:12 : « Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps. »[5]
La résurrection des morts est présentée comme une espérance centrale, illustrée par l'épitaphe peinte par un père autrichien, témoin de Jéhovah, sur la tombe de son enfant, promettant le retour de celui-ci à la vie sous le règne du Christ.[6] La publication cite Jérémie 31:15-16 et Matthieu 2:16-18 pour étayer cette espérance.[7]
La Trinité est présentée par la rubrique « Commentaire britannique » comme un dogme contraire aux Écritures, qualifié de « chef-d'œuvre de tromperie du Diable » et d'absurdité théologique que ni Jésus ni ses apôtres n'ont enseigné.[8]
La publication affirme que la mort est un état d'inconscience totale, sans perception ni expérience, « tout comme les Écritures le déclarent », en s'appuyant sur le témoignage d'une femme de New York revenue à la vie après avoir été déclarée cliniquement morte.[9]
Organisation et histoire
La publication rappelle en détail l'affaire judiciaire de 1918 dans laquelle Joseph Rutherford et sept autres responsables de la Société Watch Tower furent condamnés pour violation de la loi sur l'espionnage, incarcérés neuf mois à Atlanta, puis relaxés après appel.[10] Elle relie cet épisode à la condamnation récente du juge Martin T. Manton, présenté comme l'un des acteurs de cette conspiration contre les témoins de Jéhovah, et signe de la justice rétributive divine contre ceux qui combattent les serviteurs de Dieu.[11] L'article, signé Elton Groves, annonce qu'un entretien avec Joseph Rutherford sera publié dans le numéro suivant.[12]
La rubrique britannique rédigée par J. Hemery rend compte de l'activité missionnaire au Royaume-Uni : manifestation de trois cents témoins de Jéhovah devant la cathédrale de York portant des pancartes « La religion est un piège et une duperie », et organisation d'une maison pionnière à Bradford (Yorkshire) accueillant treize pionniers actifs dans un secteur de plus de deux millions d'habitants.[13] Hemery rapporte également que les prêtres catholiques exercent des pressions pour faire annuler les contrats de location de salles aux témoins de Jéhovah, et que des catholiques ont rejoint les rangs des témoins après avoir pris connaissance des exposés de Joseph Rutherford.[14]
Des correspondants locaux rendent compte de persécutions en Grèce — arrestations, exils, saisies de livres, surveillance du courrier —, au Canada — perquisition d'une salle de réunion à Montréal — et en Autriche — refus d'enterrement dans le cimetière communal pour l'enfant d'un couple de témoins.[15]
Le numéro fait la promotion du livre Salvation (Salut), nouvellement publié par Joseph Rutherford et présenté comme le manuel destiné aux Jonadabs, avec un premier tirage d'un million d'exemplaires.[16]
Contenu
Apéritifs (rubriques humoristiques)

La page d'ouverture propose plusieurs anecdotes humoristiques présentées comme des « apéritifs ».[17] La première met en scène Hitler, Goering et Goebbels renversant accidentellement un cochon devant une ferme, et se moque de la propagande nazie auprès des paysans.[18] Les suivantes sont de courtes histoires comiques sur des sujets sans lien avec la religion.
Un puissant catholique dans la « fosse » (première partie)
Condamnation du juge Manton

La publication affirme que le 3 juin 1939 a marqué la fin de la carrière judiciaire de Martin T. Manton, présenté comme le plus haut fonctionnaire judiciaire des États-Unis après les neuf membres de la Cour suprême, reconnu coupable de corruption : avoir vendu ses décisions de justice contre de l'argent.[19] La publication s'appuie sur les paroles du Seigneur Jésus — « Quiconque s'élèvera sera abaissé » — et sur le Psalmiste : « Il a creusé une fosse et l'a ouverte, et il est tombé dans la fosse qu'il a faite ».[20]
Le silence de la presse catholique
La publication relève que la presse catholique, qui avait abondamment célébré Manton — chevalier de Saint-Grégoire, délégué au Congrès eucharistique international d'Amsterdam en 1924, président du Cercle catholique de New York — garde un silence total sur sa condamnation, contrairement à ce qu'elle aurait fait si la même conduite avait été celle d'un ennemi de l'Église.[21]
Citations de la presse américaine
Sont reproduits des extraits du New York Post du 5 juin 1939 et du New York Journal and American du 4 juin 1939, décrivant les méthodes de Manton — extorsion, chantage, utilisation de rabatteurs pour menacer les plaideurs — et la sentence prononcée par le juge Chesnut : deux ans d'emprisonnement et 10 000 dollars d'amende.[22]
La conspiration contre les témoins de Jéhovah
La publication relie la chute de Manton à sa participation à une conspiration antérieure, lors de la Première Guerre mondiale, visant à réduire au silence la Société Watch Tower en faisant condamner Joseph Rutherford et sept autres responsables pour violation de la loi sur l'espionnage.[23] La publication affirme que Manton avait personnellement refusé la liberté sous caution aux huit chrétiens condamnés, et avait émis un avis dissident lors de l'annulation du jugement en appel.[24] L'article, signé Elton Groves, annonce la publication dans le prochain numéro d'un entretien avec Joseph Rutherford exposant les faits de cette affaire.[25]
John Bull et l'Oncle Sam
Cet article commente la visite du roi George VI et de la reine Elizabeth aux États-Unis et analyse les relations commerciales et diplomatiques entre les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne.[26] La publication affirme que le traité de commerce Hull favorise outrancièrement les intérêts britanniques au détriment de l'industrie et des travailleurs américains, en s'appuyant sur un long extrait du San Francisco Examiner critiquant la délégation inconstitutionnelle des pouvoirs tarifaires au Secrétaire d'État.[27]
La maladie mentale américaine : la peur
Cet article de Henry H. Hardinge, reproduit depuis le St. Louis Star Times, décrit la peur comme l'état d'esprit dominant de la société américaine contemporaine, à tous les niveaux sociaux et professionnels.[28] Il conclut que si la civilisation venait à disparaître, ce serait à cause de la lâcheté morale généralisée.[29]
Aviation
Rubrique rassemblant plusieurs brèves sur l'actualité aéronautique mondiale : un vol Los Angeles-New York pour 30,91 dollars ; les vitesses limites approchant celle du son ; la traversée Berlin-New York avec des moteurs américains Pratt and Whitney ; l'usage de l'autogire pour le courrier aérien à Philadelphie ; les effectifs des forces aériennes européennes (Russie : 4 000 appareils de première ligne, Allemagne : 3 500, France : 2 500, Grande-Bretagne : 2 000, Italie : 2 000, Pologne : 550).[30]
Habitants des airs, des eaux et du monde des insectes

Rubrique naturaliste composée de plusieurs brèves : baguage des oiseaux, phalaropes femelles, abeilles et production du miel (40 000 miles parcourus pour un kilo de miel), vol du condor, mésaventure d'une baleine égarée dans la rivière Trent, corbeaux, poulpes, fourmis et leurs processions funèbres, aiglefins ayant fait le tour du globe.[31]
Éducation
L'Américan Legion selon Gellermann
Brève citant le professeur William Gellermann de l'Université Northwestern, qui affirme que l'American Legion représente des intérêts militaires et commerciaux réactionnaires dissimulés sous des apparences démocratiques.[32]
En mille langues

La publication mentionne que la Bible (ou des portions) est désormais disponible en 1 000 langues, la millième étant le sakata, l'une des 500 langues africaines. La Société biblique britannique et étrangère supervise le travail de traduction dans tous les pays à l'exception de la Russie et de l'Afghanistan, avec un budget annuel d'environ 250 000 livres sterling.[33]
Autres brèves
Commentaires sur le colonel James A. Moss et son absurde règlement sur l'hymne national à la radio ; la République des garçons de New York comme méthode d'enseignement civique ; l'évolution du traitement médical des amygdales ; la promotion patriotique par la radio (National Broadcasting Company offrant du temps d'antenne gratuit à des politiciens et à des organisations religieuses).[34]
Le nouveau gouvernement
À quoi servent les tiaras, finalement

Correspondance de L. Psaroudis (Égypte) relatant l'arrestation du patriarche Nicolas V pour trafic d'opium dissimulé dans les hauts coiffes liturgiques des prêtres orthodoxes grecs. La publication y voit une illustration du caractère corrompu des dirigeants religieux, et conclut qu'il reste une grande œuvre à accomplir pour les proclamateurs du Royaume de Jéhovah.[35]
Persécution des témoins en Grèce
Correspondance d'Aristodemos Frudarakis décrivant les arrestations, exils vers des îles, saisies de livres, surveillance des correspondances et réunions clandestines des témoins de Jéhovah en Grèce au cours des trois dernières années, ainsi que la brutalité d'un gouverneur envers l'épouse d'un exilé.[36]
Montrer à Lancashire comment faire

Rapport de A. C. Attwood sur la maison pionnière de Bradford (Yorkshire), première maison pionnière organisée en dehors de Londres dans les îles Britanniques, ouverte le 1er janvier 1939 et accueillant treize pionniers actifs dans une zone de plus de deux millions d'habitants.[37] Le rapport inclut les statistiques de terrain pour janvier-mars 1939 : 274 livres, 8 870 brochures, 3 608 heures de prédication, 263 visites de retour.[38] L'article décrit également une marche de trois cents témoins de Jéhovah autour de la cathédrale de York le 23 avril 1939, portant des pancartes « La religion est un piège et une duperie ».[39]
Échos de la tempête à Oldham

Correspondance de W. Kay relatant l'accueil favorable reçu par un tract de témoignage sur des incidents survenus à Oldham. Diverses organisations — une association de détaillants, un Institut des aveugles, la Loge Orange de Glasgow, la Ligue protestante de défense de Glasgow — auraient demandé des exemplaires du tract pour le distribuer à leur tour.[40]
Un prêtre autrichien se trompe de calcul
Récit traduit du Consolation en français d'une histoire autrichienne (avant l'Anschluss) : un couple de témoins de Jéhovah dont l'enfant de deux ans est mort se voit refuser l'inhumation dans le cimetière communal par le clergé local. Le père peint sur la tombe un paysage lumineux avec une épitaphe exprimant la foi en la résurrection, citant Jérémie 31:15-16 et Matthieu 2:16-18. La tombe devient un lieu de pèlerinage attirant des visiteurs de loin, et les parents utilisent ces visites pour expliquer les promesses bibliques de la résurrection.[41]
L'Âge sombre à Montréal

Lettre d'un lecteur montréalais anonyme (signé « Anti-humbug ») protestrant contre la perquisition policière du local de réunion des témoins de Jéhovah rue Hutchinson à Montréal, et évoquant l'allocution de Joseph Rutherford devant près de 11 000 personnes au Royal Albert Hall de Londres le 11 septembre de l'année précédente, ainsi que la menace de l'intervention des chemises noires d'Oswald Mosley, contrée par Scotland Yard.[42]
Conseil de J. F. Rutherford — L'État contre Jéhovah
Article signé de Joseph Rutherford affirmant que les premiers colons d'Amérique avaient fondé leur nation sur la liberté de culte et la primauté de la loi divine sur la loi humaine, mais que depuis 1918, sous l'influence de la hiérarchie catholique romaine, les États américains suivent la même voie que les dictatures européennes en plaçant l'État au-dessus de Jéhovah Dieu.[43] La publication affirme que la pratique du salut obligatoire au drapeau constitue une forme d'idolâtrie contraire à la loi de Dieu, et cite Apocalypse 12:12, Daniel 3:1-28, Daniel 3:17, Actes 5:29 et Psaumes 9:17 à l'appui de cette thèse.[44]
Allemagne
Grande victoire pour Hitler
Rubrique ironique décrivant les horreurs du camp de Buchenwald, la déportation de 5 000 réfugiés juifs vers la Pologne à l'automne précédent, et les conditions inhumaines à Zbonszyn (un enfant mort de froid, vingt-sept autres amputés à cause des engelures, 2 000 personnes entassées dans une écurie).[45]
La vie sous un dictateur
Brèves évoquant une amende de 400 dollars infligée à un employeur berlinois pour avoir augmenté les salaires sans autorisation, et la menace d'emprisonnement adressée à une jeune femme ayant refusé un emploi gouvernemental.[46]
Le plus grand déploiement de force
Description de la parade militaire du cinquantième anniversaire de Hitler à Berlin, et témoignage de Hansjurgen Koehler, ancien agent de la Gestapo emprisonné à Buchenwald : mort de 80 prisonniers sur 2 000 en quatre semaines, exécutions déguisées en tentatives d'évasion.[47]
Plaisanteries déplaisantes du Führer
Anecdote sur la saisie par les autorités américaines de marchandises allemandes pour violation des règlements douaniers, suivie d'une rétorsion allemande : arrestation d'un capitaine américain dans un port allemand, amende équivalente, saisie du navire.[48]
Touristes à Dantzig
Brève ironique sur l'afflux de « touristes » en uniformes de SA à Dantzig, rappelant la même tactique utilisée avant l'annexion des Sudètes.[49]
Foyer et hygiène
Pas un magazine de santé
Article déclarant que Consolation n'est pas un magazine de santé, puis rassemblant quelques conseils pratiques : éviter de trop parler (chaque minute de discours nécessite quarante-cinq minutes de récupération), ne pas abuser des médicaments, ne pas s'alarmer de certains symptômes bénins, s'exposer au soleil pour cicatriser les plaies, ne pas utiliser de poudres antisueur.[50]
Examen médical universel
Extrait du Youth's Companion mettant en garde contre les effets psychologiquement néfastes d'un examen médical universel obligatoire, qui risquerait de transformer des personnes bien portantes en malades imaginaires.[51]
Autres brèves
Brèves sur les nouvelles planches de bois flexibles, l'hyperactivité thyroïdienne d'un enfant de treize mois pesant 70 livres, la prépondérance américaine dans la possession de baignoires (95 % du total mondial), et un remède contre les murs humides de cave.[52]
Sous le drapeau totalitaire
Des sottises païennes à la Cité du Vatican

Article ironique et polémique sur le couronnement de Pie XII, qualifié d'exhibition de quatre heures de « folie absolue » et d'idolâtrie.[53] La publication reproduit une longue description du cortège pontifical tirée du New York Times — gardes suisses, cardinaux en vermillon et hermine, nobles romains en costumes médiévaux, baisements du pied et du genou — et la commente avec sarcasme.[54] Elle calcule ironiquement que sur les 8 550 000 000 catholiques ayant vécu en dix-neuf siècles, seuls 13 680 pourraient avoir été « canonisés » si tous les papes avaient été aussi généreux que Pie XI, soit un saint pour 625 000 catholiques, les autres attendant la sortie du purgatoire pendant plus d'un milliard d'années.[55]
La rubrique inclut également des brèves sur la taxe religieuse de Vienne (imposée aux non-catholiques pour financer le clergé catholique), la pose de la croix gammée sur les églises catholiques berlinoises pour l'anniversaire de Hitler, l'usage de la sismologie jésuite pour prospection pétrolière, et la politique du Vatican cherchant à ramener l'Espagne à la domination catholique.[56]
Salut obligatoire au drapeau
Série de citations de la presse américaine (Portland Oregonian, New York Herald Tribune, Tacoma News Tribune, Miami Herald) sur les controverses judiciaires et civiques liées au salut obligatoire au drapeau dans les écoles publiques américaines, plusieurs commentateurs extérieurs estimant que les enfants ne devraient pas être contraints à saluer contre leur conscience.[57]
New York
Rubriques diverses sur l'actualité new-yorkaise : liberté de parole à New York (réunion de 20 000 sympathisants nazis à Madison Square Garden tolérée) ; la bibliothèque itinérante du Queens Borough Public Library ; témoignage de Mme Bella Futterman déclarée morte puis ressuscitée, commenté comme preuve que la mort est un état d'inconscience totale ; le bruit d'une usine à gaz de Brooklyn confondu avec une catastrophe ; des parents d'Ithaca (New York) condamnés pour avoir laissé leur fille de cinq ans mourir de froid dans une grange ; des vols de 1 500 dollars par jour dans le métro new-yorkais pendant trois ans ; le lien entre le père Coughlin et le mouvement nazi américain ; une entreprise de publipostage montée par des invalides victimes de la poliomyélite de 1916.[58]
Social
Primes aux bébés
Brève ironique sur les primes à la natalité dans plusieurs grandes nations, présentées comme un élevage d'enfants destinés à devenir chair à canon.[59]
La D.A.R. en émoi
Les Filles de la Révolution américaine ont découvert que la bannière étoilée originale de Francis Scott Key est cousue à l'envers au Smithsonian Institution.[60]
Le houx « mâle » et le houx « femelle »
Brève sur l'origine pa ïenne romaine de l'usage du houx à Noël.[61]
Distribution des réfugiés
Statistiques sur l'absorption de réfugiés depuis la Première Guerre mondiale : Grèce (1 250 000), France (40 000 Italiens et 100 000 Russes blancs), Russie (500 000 Arméniens), Turquie (30 000 Roumains par an).[62]
Gaston Means est mort
Nécrologie ironique du détective corrompu Gaston Means, agent principal de l'Ohio Gang sous la présidence Harding, mort en prison après avoir escroqué Mme McLean de 104 000 dollars sous prétexte de négocier la libération de l'enfant Lindbergh.[63]
Quand les hommes deviennent des marionnettes
Brève du New York Post sur la manière dont les régimes totalitaires brisent les libertés individuelles par la peur des représailles sur la famille.[64]
Les Américains sont Américains
Commentaire sur l'arrêt de la Cour suprême des États-Unis imposant à l'État du Missouri d'admettre un étudiant noir à la faculté de droit, comme l'expression d'un principe d'égalité.[65]
Prise d'empreintes obligatoire
Brève avertissant que la prise d'empreintes obligatoires est une première étape vers la destruction des libertés individuelles.[66]
Trésorerie américaine
Rubrique économique composée de plusieurs brèves : l'achat par les États-Unis de plus d'or qu'il n'en est produit dans le monde entier (1 750 000 000 dollars sur une production mondiale de 1 284 500 000 dollars) ; les pertes économiques dues aux capacités de production inutilisées (tableau de 1929 à 1938 montrant un manque à produire de 778 600 millions de dollars en dix ans) ; 5 500 000 foyers américains ayant reçu de l'aide publique en 1938, soit environ un cinquième de la population ; 300 000 Européens assiégeant les consulats américains pour émigrer.[67]
Commentaire britannique
Par J. Hemery (Londres)
Conditions générales
J. Hemery rend compte de la situation au Royaume-Uni : baisse du chômage grâce aux préparatifs de guerre, conscription de 200 000 jeunes hommes, seulement 3 000 objecteurs de conscience déclarés, dépenses gouvernementales massives.[68]
Duplicité diplomatique
Analyse de la duplicité de la politique britannique vis-à-vis de la présence de 20 000 soldats allemands dans l'armée de Franco en Espagne, que le gouvernement britannique avait niée avant que Hitler les accueille triomphalement à Hambourg.[69]
Ministère de l'Information
Présentation du nouveau Ministère britannique de l'Information, dirigé par le comte de Perth (Sir Eric Drummond), ex-secrétaire général de la Société des Nations et catholique, présenté comme un instrument de propagande.[70]
Des prêtres piqués et en colère
Hemery affirme que les prêtres catholiques sont « piqués au vif » par l'activité des témoins de Jéhovah, en particulier par le discours de Joseph Rutherford au Royal Albert Hall de Londres démontrant la complicité entre la papauté et le fascisme. Il rapporte les accusations portées par un prêtre jésuite d'un journal catholique londonien qualifiant les témoins d'apôtres de la révolution et de l'anarchie, accusation que la publication réfute.[71]
Les échecs de Canterbury
Jesse Hemery critique l'appel à la religion lancé par l'archevêque de Canterbury, qualifié de mort-né, ainsi que sa tentative de ligue de prière pour la paix. Il affirme que ces prières ne sont pas exaucées par Dieu car elles ne demandent pas l'avènement du Royaume, la première pétition du Notre-Père : « Que ton règne vienne ».[72]
Des pasteurs inquiets
Critique du clergé protestant ayant sapé la foi en l'autorité des Écritures, et du dogme de la Trinité qualifié de chef-d'œuvre de tromperie du Diable, contraire à l'enseignement de Jésus et des apôtres.[73]
Les catholiques et la politique
Analyse de la tentative papale de contrecarrer un pacte entre la Grande-Bretagne et la Russie pour empêcher que la première ne s'allie avec un régime anti-catholique. La publication affirme que la papauté, prétendant ne pas s'ingérer dans la politique, a cherché à regrouper les cinq grandes puissances européennes (à l'exclusion de la Russie) en un pacte de paix qui lui serait favorable, rappelant son soutien à la guerre d'Italie contre l'Abyssinie et à Franco en Espagne.[74]
Afrique du Sud
Rubriques consacrées à l'Afrique du Sud : condamnation à une simple amende de 400 livres sterling de trois hommes ayant fouetté à mort un Noir à Bethlehem (Afrique du Sud) ; citation du Dr. W. P. Steenkamp à l'Assemblée du Cap déclarant que si Christ revenait en Afrique du Sud aujourd'hui, il serait pourchassé par le Parti nationaliste ; annonce de la découverte d'un procédé chimique permettant de conserver les fruits frais sans réfrigération pendant neuf à douze mois, inventé par le Dr. H. J. Jay de Durban.[75]
Publicités et abonnements
La dernière page du numéro présente une invitation à s'abonner au magazine La Tour de Garde (un dollar par an aux États-Unis, un dollar cinquante au Canada et à l'étranger), ainsi qu'une publicité pour le livre Salut (Salvation) de Joseph Rutherford, présenté comme le manuel des Jonadabs, avec un premier tirage d'un million d'exemplaires, disponible en édition ordinaire (25 cents) ou en édition avec autographe (50 cents).[76]
Illustrations du numéro
Fichiers
Références
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 15.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 15.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 29.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 25.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 5-6.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 6.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 6.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 13.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 28-29.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 12, 15-16.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 32.
- ↑ Titre original : « Appetizers ».
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 2.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 2.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 2.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 2-3.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 3-5.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 5-6.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 6.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 6.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 7.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 7.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 8.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 8.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 9.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 10.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 11.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 11.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 11.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 12.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 12.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 13.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 13.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 13.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 14.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 15.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 15-16.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 20.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 20-21.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 21.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 22-23.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 24.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 25.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 26.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 27-28.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 28-29.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 29.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 29.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 30.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 31.
- ↑ Consolation du 9 août 1939, p. 31-32.