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Consolation du 1er mai 1940

De Tj-encyclopédie
Consolation du 1er mai 1940
Revue Consolation
Date 1940
Année 1940
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro de Consolation est dominé par une longue enquête sur le père Charles Coughlin et son mouvement, le « Christian Front », dont dix-sept membres viennent d'être arrêtés par les autorités américaines pour complot armé contre les institutions de l'État. La publication détaille les liens supposés entre ce mouvement, la hiérarchie catholique romaine et les idéologies fascistes européennes, en s'appuyant sur des sources judiciaires, policières et journalistiques.

Au fil de ses pages, le numéro développe une thèse cohérente : l'Église catholique romaine, à travers des figures comme Coughlin, des organisations comme le « Christian Front » et des relais comme les universités jésuites, œuvrerait à l'instauration d'un régime autoritaire aux États-Unis, sur le modèle de ce que les régimes fascistes européens ont accompli avec la bénédiction du Vatican.

Analyse

Croyances

La critique de la doctrine catholique du sacrifice de la messe constitue l'un des points théologiques les plus précisément argumentés de ce numéro. La publication s'appuie sur Romains 6:9, affirmant que le Christ ressuscité ne meurt plus jamais, pour en déduire que toute doctrine présentant la messe comme un re-sacrifice du Christ placerait le prêtre dans une position d'autorité supérieure à Dieu lui-même.[1] Cet argument repose sur un présupposé doctrinal que la Société Watch Tower défend de façon constante depuis les années Rutherford : la mort de Jésus constitue un sacrifice unique et définitif, toute répétition rituelle étant considérée comme une imposture théologique. Ce raisonnement s'inscrit dans une logique antitrinitaire plus large, selon laquelle l'institution sacerdotale catholique usurpe une prérogative divine en prétendant « commander à Dieu de descendre ».[2]

L'ensemble du numéro est structuré par l'eschatologie du Royaume théocratique, présenté comme le seul gouvernement légitime à venir sur la terre. La publication affirme que les morts ressuscités et obéissants habiteront la terre sous ce gouvernement céleste, et interprète en ce sens la victoire juridique des Témoins de Jéhovah à Hubbard, dans l'Ohio, comme une étape vers la vindicaton du nom de Jéhovah lors d'Harmaguédon.[3] Cette lecture théocratique des événements judiciaires contemporains s'articule avec la promotion de La Tour de Garde présentée explicitement comme l'organe d'instruction sur « le plus grand gouvernement jamais mis en place ».[4] Le terme « théocratique » utilisé ici renvoie à l'organisation doctrinale qui s'est cristallisée autour du concept de gouvernement divin direct, développé de façon intensive dans les écrits de Rutherford à partir de la fin des années 1930, où le terme theocracy tend à supplanter les références au seul Royaume pour désigner le gouvernement céleste de Dieu exercé par l'intermédiaire de son organisation terrestre.[5]

L'exégèse de Matthieu 27:51-53, qui rapporte la résurrection de saints après la mort de Jésus, donne lieu dans ce numéro à une discussion exceptionnellement prudente pour une publication rutherfordienne. La publication avance deux hypothèses alternatives : soit ces résurrections n'étaient que temporaires, à l'instar de celles de Lazare ou de la fille de Jaïrus, soit le passage entier est de nature prophétique et annonce des événements liés à l'établissement du Royaume théocratique.[6] Pour étayer la première hypothèse, la publication s'appuie sur le Codex Sinaiticus, l'un des plus anciens manuscrits grecs du Nouveau Testament, en signalant qu'il omet certaines parties du passage.[7] Cet appel au Codex Sinaiticus est notable : la Watch Tower y recourt comme argument d'autorité textuelle pour relativiser un passage gênant pour sa doctrine de l'état des morts, selon laquelle les morts sont inconscients jusqu'à la résurrection et ne peuvent donc pas apparaître sous une forme durable et consciente entre la mort de Jésus et sa résurrection.

L'argument selon lequel le Diable lui-même n'est pas immortel et sera détruit par Dieu constitue une extension cohérente de la doctrine de la mortalité de l'âme. La publication cite Hébreux 2:14 et Ézéchiel 28:18-19 pour établir que Satan sera anéanti, et en tire la conséquence ironique que l'enfer éternel ne pourrait fonctionner sans son gardien supposé.[8] Ce raisonnement par l'absurde vise à démolir simultanément deux doctrines catholiques : l'immortalité naturelle de l'âme, qu'elle attribue à l'origine diabolique (en citant Genèse 3:4, le mensonge du serpent à Ève), et l'enfer comme lieu de tourment éternel. La Watch Tower soutient de façon constante, depuis Russell, que la doctrine de l'immortalité de l'âme est la mère de toutes les corruptions doctrinales, ce qui explique l'insistance avec laquelle ce numéro accumule les références scripturaires sur la mortalité de l'homme.[9]

L'interprétation de la tentation de Jésus au désert est mobilisée dans ce numéro comme argument ecclésiologique : les grandes Églises, en revendiquant un pouvoir politique temporel, auraient succombé à la tentation que Jésus a précisément refusée en citant Deutéronome 6:13.[10] La publication affirme en conséquence qu'aucune Église ne peut légitimement exercer un pouvoir sur la terre avant le retour du Christ-Roi.[11] Ce dualisme, qui oppose l'organisation de Satan (comprenant tous les grands systèmes religieux ayant partie liée avec les États) à l'organisation de Dieu (identifiée aux Témoins de Jéhovah), est caractéristique de la ligne doctrinale rutherfordienne, notamment telle qu'elle est développée dans le livre Ennemis, dans lequel l'Église catholique romaine est désignée comme le centre de la « Babylone » spirituelle.[12] La mention du Vatican conservé non par Dieu mais par Satan, « le prince de ce monde », jusqu'au jour du jugement, s'inscrit directement dans ce cadre interprétatif.[13]

L'usage de Jérémie 2:33-34 pour désigner la responsabilité morale de l'institution pontificale dans le sang des innocents relève d'une herméneutique typologique que la Watch Tower pratique systématiquement : des textes vétérotestamentaires de condamnation prophétique sont appliqués à des institutions contemporaines identifiées à leur antitypes.[14] La robe blanche du pape devient ainsi le vêtement teinté de sang évoqué par Jérémie, dans un glissement exégétique qui vise moins à une interprétation textuelle rigoureuse qu'à une rhétorique de dénonciation morale à l'adresse du lecteur.

Enfin, le recours à Jacques 4:4 et 2 Corinthiens 4:4 pour invalider la portée des pénitences papales s'appuie sur deux prémisses doctrinales articulées : d'une part, l'amitié avec le monde politique équivaut à une inimitié envers Dieu ; d'autre part, Satan étant identifié comme « le dieu de ce siècle », tout acteur religieux qui collabore avec les puissances temporelles rend un culte, fût-il involontaire, à la puissance adverse.[15] Cet argument reprend la logique dualiste déjà appliquée à la question de la tentation du Christ, en l'étendant aux actes de piété extérieure, jugés vains dès lors que celui qui les accomplit est, selon la publication, engagé dans une alliance avec le système du monde satanique.

Organisation et histoire

Le numéro du 1er mai 1940 documente une victoire judiciaire précise et inédite : l'obtention d'une injonction permanente à Hubbard, dans l'Ohio, décrite par la publication comme « la première jamais obtenue » dans le cadre de l'activité missionnaire des Témoins de Jéhovah.[16] Cette affaire, qui avait débuté par des arrestations abusives et des violences contre des membres du mouvement au cours de l'été 1939, s'était traduite par le dépôt de trente-deux poursuites distinctes en dommages et intérêts — chacune réclamant 5 000 dollars —, intentées non dans un but lucratif, mais comme instrument de protestation et tribune judiciaire.[17] La conduite de ces recours s'inscrit dans une stratégie juridique coordonnée par l'organisation, dont la brochure Liberty to Preach, mentionnée dans le même numéro comme outil standardisé remis aux Témoins lors de leur arrestation, constitue un instrument emblématique.[18] Cette stratégie de recours systématique aux tribunaux américains, qui s'était développée depuis la fin des années 1930, visait à construire un corpus de jurisprudence favorable à la liberté de prédication dans l'espace public.

Le numéro signale par ailleurs, à la page 23, un événement institutionnel précis survenu hors des États-Unis : le gouvernement hongrois a émis, le 13 décembre 1939, un ordre interdisant l'activité des Témoins de Jéhovah en Hongrie.[19] La publication relie explicitement cette décision à ce qu'elle présente comme une pression exercée par le Vatican sur les gouvernements étrangers pour réprimer le mouvement, en relevant l'ironie d'une dépêche mentionnant simultanément l'appartenance des Témoins hongrois aux classes les plus démunies et la condamnation par le cardinal Seredi de la « tendance athée moderne ».[20] Cette interdiction hongroise s'inscrit dans un contexte plus large de répression du mouvement dans plusieurs pays européens placés sous influence des régimes concordataires, un phénomène que la publication traite comme une donnée organisationnelle directe plutôt que comme un simple fait de politique étrangère.

Le numéro illustre également la manière dont l'organisation utilisait la presse grand public américaine comme terrain de bataille symbolique. La reproduction d'une lettre de H. R. Hewitt dans l'Oakland Tribune (page 13), qui met en parallèle Rutherford et Coughlin pour défendre l'égalité d'accès à l'antenne radiophonique, et la rubrique « Des Américains aux idées tordues » (page 22), citant plusieurs journaux catholiques ayant soutenu Coughlin tout en combattant Rutherford, documentent un conflit précis autour de l'accès de Rutherford à la radio aux États-Unis.[21] Ce conflit, dans lequel des réseaux de radiodiffusion avaient refusé d'accorder du temps d'antenne à Rutherford sous pression de milieux catholiques, est présenté dans le numéro comme une atteinte à la liberté d'expression constitutionnellement garantie, et non comme un litige purement commercial.[22]

Science et médecine

L'unique affirmation à caractère technique de ce numéro portant un enjeu rhétorique notable concerne la neutralisation des mines magnétiques allemandes par câble de cuivre électrifié. La publication présente cette information comme un succès incontestable de la technologie britannique, affirmant que les Allemands fondaient de grands espoirs sur leurs mines magnétiques mais que les Britanniques avaient découvert qu'un câble de cuivre chargé d'électricité, enroulé autour des navires, annulait la charge magnétique des mines et les rendait inoffensives en trente minutes.[23]

Contrairement à bien des affirmations techniques de la revue, celle-ci résiste à l'examen des faits historiques. Le procédé décrit correspond en tout point au *degaussing*, technique développée dès 1939 sous la direction du commandant Charles F. Goodeve de la Réserve navale volontaire royale canadienne, qui mit au point un système de câbles électriques de cuivre installés le long de la coque des navires, de la proue à la poupe, parcourus d'un courant électrique suffisant pour neutraliser la signature magnétique du navire et ainsi empêcher le déclenchement des mines à influence magnétique.[24] La technique avait été mise au point après la récupération d'une mine intacte échouée sur les côtes britanniques à Shoeburyness en 1939, qui avait permis aux scientifiques de l'Amirauté d'en comprendre le mécanisme.[25] Dès avril 1940 — soit le mois même de la parution de ce numéro — dix stations de *degaussing* étaient opérationnelles en Grande-Bretagne, et environ un millier de navires avaient déjà été traités, dont plusieurs qui participèrent à l'évacuation de Dunkerque.[26]

La présentation de la revue est donc, sur le fond technique, exacte et contemporaine des faits. Elle s'inscrit cependant dans une rhétorique caractéristique de la publication : le succès britannique n'est pas rapporté comme un simple fait d'actualité militaire, mais comme une nouvelle illustration de la vanité des armements humains et de l'inutilité des guerres menées sans le secours du gouvernement divin. En montrant que les armes les plus redoutées peuvent être neutralisées par une simple innovation technique, la revue nourrit implicitement son argumentation eschatologique selon laquelle aucune puissance militaire terrestre ne saurait résoudre les conflits à venir, seul le gouvernement théocratique pouvant y mettre fin.[27] Il n'y a donc pas, dans ce cas précis, de déformation du fait scientifique lui-même, mais une sélection et un cadrage éditorial manifestes, orientés vers une conclusion religieuse préétablie.

Économie et société

Le numéro du 1er mai 1940 de Consolation contient plusieurs affirmations économiques et sociétales où la revue dispose d'un intérêt idéologique manifeste à présenter les faits d'une façon particulière, en particulier pour étayer sa thèse que tous les gouvernements humains convergent inévitablement vers le totalitarisme, et que la hiérarchie catholique cherche à étendre son pouvoir économique sur la société américaine.

La revue présente la demande de la marine américaine au Congrès d'adopter une loi permettant au président de prendre le contrôle d'usines en cas de « circonstances particulières » comme une mesure qu'elle qualifie immédiatement de « dictatoriale ».[28] Or ce type de disposition n'était pas une nouveauté radicale en 1940 : dès 1935, des projets de loi similaires avaient été introduits au Sénat — notamment le projet S. 1717 — qui prévoyaient, en cas de déclaration de guerre, de conférer au président des pouvoirs étendus sur l'industrie, incluant la fixation des prix, la réquisition des produits et la régulation des priorités de fabrication.[29] Ces mesures s'inscrivaient dans un débat public documenté sur la mobilisation industrielle en temps de guerre, et ne constituaient nullement l'indice d'une dérive totalitaire propre aux dirigeants de l'époque. En sortant ce projet de son contexte de mobilisation militaire pour l'associer rhétoriquement aux dictatures européennes, la revue force une équivalence idéologique que les faits législatifs eux-mêmes ne soutiennent pas.

L'article décrivant le projet catholique de rétablissement des guildes procède d'un mécanisme analogue. La publication présente ce système comme un dispositif d'exclusion économique délibéré — les non-catholiques refusant la conversion seraient privés d'emploi et de moyens de subsistance —, transformant ainsi une référence à la doctrine sociale catholique en programme de coercition ouvertement totalitaire.[30] Le mouvement corporatiste catholique des années 1930, inspiré de l'encyclique Quadragesimo Anno de 1931, visait en réalité à organiser l'économie par branches professionnelles dans un esprit de solidarité sociale, non à établir un monopole confessionnel sur l'emploi. La revue n'offre aucune source précise à l'appui de son interprétation coercitive, et la réduit à une caricature servant directement son discours sur l'incompatibilité entre catholicisme et liberté américaine.

L'article consacré à Henry Ford II constitue le troisième exemple de déformation idéologique à enjeu économique. La publication annonce que la fortune d'Henry Ford pourrait « finir entre les mains de la hiérarchie catholique romaine », en raison de la conversion de son petit-fils et de son mariage avec une catholique, lequel aurait été préparé sous l'instruction religieuse du père Sheen.[31] Les faits biographiques réels sont plus nuancés : Henry Ford II se convertit au catholicisme le 12 juillet 1940 — soit postérieurement à la date de publication de ce numéro —, et épousa Anne McDonnell le lendemain à Southampton, la cérémonie étant présidée par Mgr Fulton J. Sheen.[32] Loin d'être une manœuvre orchestrée par la hiérarchie catholique, la conversion de Ford était motivée par son attachement personnel à Anne McDonnell, et son grand-père Henry Ford en fut si mécontent qu'il envisagea un temps de le déshériter.[33] La revue inverse ainsi la réalité : là où la famille Ford résistait à cette conversion, elle présente la famille catholique comme l'instigatrice d'une stratégie d'accaparement patrimonial, transformant un fait de vie privée en complot économico-religieux au service de sa rhétorique anti-catholique.

Contenu

Coughlin et le « Front chrétien »

Ce numéro de Consolation consacre un long article à l'analyse des activités du père Charles Coughlin et de son mouvement, le « Christian Front » (Front chrétien). La publication affirme que les services secrets britanniques (Scotland Yard) ont alerté le gouvernement américain en janvier 1940 sur un plan visant à saboter des infrastructures stratégiques aux États-Unis, incluant des imprimeries, des chantiers navals, des banques fédérales, des armureries et des gares ferroviaires. Ce plan aurait été orchestré par le « Christian Front » de Coughlin, avec pour objectif d'assassiner quatorze membres du Congrès et de prendre le contrôle des institutions clés du pays[34].

L'article souligne que les autorités américaines ont arrêté dix-sept membres du mouvement, dont des militaires en service actif, comme un capitaine de l'infanterie, des sergents, un caporal, un marine et un expert en fabrication de bombes. Ces arrestations révèlent, selon la publication, la nature violente et subversive du groupe, qui s'inspire ouvertement des méthodes fascistes et nazies[35].

Unités du « Front chrétien » militant en formation dans le Midwest.

Cet enfant est bien celui de Coughlin

La publication affirme que, bien que Coughlin ait initialement nié toute responsabilité dans la création du « Christian Front », il a fini par reconnaître son rôle, tout en cherchant à minimiser son implication. Elle rappelle que le premier groupe du Front a été organisé dans l'église des Pères Paulistes à New York, utilisant même une boîte postale de cette congrégation comme adresse officielle. Un prêtre pauliste aurait publiquement déclaré que l'Église catholique romaine était prête à éliminer quiconque s'opposait à ses vues, une affirmation souvent relayée dans les colonnes de Consolation[36].

La publication souligne également que Coughlin a soutenu la nomination de Martin Dies, président du Comité des activités anti-américaines, à la présidence des États-Unis. Elle rappelle que Coughlin avait déjà déclaré en 1936 que « la démocratie est condamnée » et qu'il avait choisi la voie du fascisme, une position cohérente avec l'idéologie de la hiérarchie catholique romaine, qui considère le peuple comme des serfs devant être dirigés par des prêtres et des dignitaires religieux[37].

Les Jésuites ont formé Cassidy

L'article met en lumière le rôle de John Cassidy, l'un des dirigeants du « Christian Front », présenté comme un ancien élève des Jésuites. La publication affirme que Cassidy a été formé dans des institutions catholiques et qu'il a ensuite dirigé des actions violentes contre des citoyens et des policiers à New York. Elle cite des sources policières indiquant que les membres du Front et des groupes affiliés ont été arrêtés 251 fois pour des troubles à l'ordre public et des agressions[38].

La publication critique également le manque d'enquête approfondie de la part du Comité Dies sur les liens entre Coughlin et des figures nazies comme Fritz Kuhn, chef du Bund germano-américain. Elle souligne que Kuhn a témoigné devant le Comité des relations étroites entre le Bund et Coughlin, mais que cette piste n'a pas été explorée plus avant. De même, elle note que Joseph McWilliams, un autre dirigeant du Front, a admis avoir rencontré Coughlin, sans que cela ne fasse l'objet d'une investigation plus poussée[39].

Qui veut du fascisme ?

La publication s'interroge sur les raisons pour lesquelles la presse américaine a longtemps ignoré les activités subversives de Coughlin, suggérant que cette omission pourrait être motivée par la crainte de s'aliéner les catholiques. Elle cite le journaliste Westbrook Pegler, qui estime que la presse a évité de critiquer Coughlin par peur d'être perçue comme attaquant l'Église catholique dans son ensemble. Pegler souligne également que si Coughlin avait appartenu à une autre confession, il aurait fait face à une opposition bien plus forte de la part des médias[40].

L'article évoque également les liens entre Coughlin et le régime nazi, rappelant que ce dernier a salué l'alliance entre Hitler et Staline en 1939, tout en appelant à une nouvelle guerre contre les communistes. La publication ironise sur le fait que Coughlin semble ignorer les implications de cette alliance, ce qui le rendrait encore plus ridicule aux yeux de ses détracteurs[41].

Les Jésuites ont formé Cassidy

John Cassidy, présenté comme le leader des dix-sept membres du « Christian Front » arrêtés, est décrit comme un ancien élève de l'université jésuite Fordham à New York. La publication affirme que cette institution l'a formé à la « déloyauté envers les institutions américaines » et à des projets de prise de contrôle de celles-ci. Elle souligne que le président de Fordham, le « Révérend Père » Robert I. Gannon, se vante d'avoir reçu 450 000 dollars de dons non sollicités au cours des trois dernières années, une somme jugée modeste au regard des forces soutenant le fascisme aux États-Unis[42].

Cassidy est présenté comme un orateur charismatique, utilisant le salut fasciste et encourageant ses partisans à se préparer au combat de rue et à « d'autres choses ». La publication rappelle qu'il a été présent lors de la formation du premier « Christian Front » sous la direction du « Révérend Père » Edward Burke, dans le presbytère des Pères Paulistes à Manhattan. Elle cite également ses déclarations répétées, telles que « Nous avons essayé la plume, et maintenant nous devons utiliser l'épée », pour illustrer son appel à la violence[43].

« The Little Flower goes to seed » — légende originale de l'illustration parue dans le numéro.

Parmi les compagnons de Cassidy, la publication mentionne Michael Joseph Bierne, Leroy Keegan, George Kelly, Frank Michael Malone, Alfred J. Quinlan, Michael Vill et Edward Walsh. Elle souligne que ces individus ont été impliqués dans des vols d'armes et de munitions, notamment 4 115 détonateurs, des fusées percutantes, des obus de mortier et des amorces percutantes, volés à l'arsenal de Rock Island, la plus grande base d'approvisionnement du gouvernement américain[44].

Coughlin, le meneur

La publication rappelle que Charles Coughlin a encouragé ses partisans à s'organiser en « pelotons » dès mai et juin 1938, dans les colonnes de son journal Social Justice. Il leur a donné des instructions détaillées sur la manière de procéder et a déclaré par radio que « vous et votre groupe êtes directement affiliés à moi ». Plus tard dans l'année, il a insisté sur la nécessité de « solidifier et renforcer un Front chrétien viril et étroitement tissé »[45].

En juillet 1939, peu après une tentative infructueuse de son mouvement pour perturber une assemblée des Témoins de Jéhovah au Madison Square Garden, Coughlin s'est adressé à 8 500 « croisés enthousiastes » du Front à Philadelphie. John Cassidy, alors à la tête de l'organisation, était présent et a souligné que des unités étaient en formation dans plusieurs villes de la côte Est. À la fin de son discours, Coughlin a salué Cassidy et le « Christian Front » par téléphone, concluant par : « Et que Dieu bénisse M. Cassidy et le Christian Front »[46].

Deux semaines plus tard, Coughlin a lancé un « appel à l'action », qui, selon la publication, a rapidement porté ses fruits. Quinze cas de vols d'armes et de munitions dans des unités de la Garde nationale ont été recensés, avec des caches découvertes dans des planques à Brooklyn. La publication ironise sur le fait que ces armes n'auraient guère servi sans les détonateurs précédemment volés, suggérant que ces actes étaient coordonnés de l'intérieur[47].

Qui veut du fascisme ?

La publication s'interroge sur les soutiens au projet de mise en place d'un État totalitaire aux États-Unis, tel que visé par les dix-sept conspirateurs arrêtés. Elle rappelle que le général Smedley D. Butler avait révélé, quelques années plus tôt, que quatorze milliardaires américains avaient étudié les méthodes de Mussolini et envisageaient d'instaurer un système similaire dans leur pays. Parmi eux, Myron C. Taylor, ambassadeur personnel du président Roosevelt auprès du pape, est présenté comme un admirateur déclaré de Mussolini et de son régime[48].

La publication souligne que Taylor, né dans l'opulence, avait accumulé une fortune de 20 millions de dollars avant l'âge de 50 ans, notamment grâce à une réduction de 25 % des salaires des employés de la Steel Company à Gary, dans l'Indiana. Elle note avec ironie que les travailleurs de cette ville devaient veiller à ne pas jeter leurs déchets n'importe où, afin de maintenir les rues propres dans ce qui était présenté comme le plus grand domaine de l'empire de l'acier[49].

La publication évoque également les ambitions de la marine américaine, qui a demandé au Congrès d'adopter une loi permettant au président de prendre le contrôle d'une usine en cas de circonstances particulières. Elle s'interroge sur la nature d'un tel pouvoir, le qualifiant de dictatorial[50].

Elle critique par ailleurs le projet de la hiérarchie catholique de rétablir l'ancien système des guildes, dans lequel maîtres et serviteurs de chaque métier seraient regroupés au sein d'une grande organisation contrôlée par les évêques. Selon la publication, quiconque refuserait de se convertir au catholicisme se verrait privé de travail et, par conséquent, de moyens de subsistance. Elle dénonce également les rackets de jeux d'argent (comme le Bingo) illégalement organisés par des prêtres dans plusieurs villes américaines, en violation des lois locales[51].

Hitler a montré la voie

La publication affirme que le livre Mein Kampf d'Adolf Hitler a servi de modèle pour détruire un gouvernement populaire et instaurer un régime totalitaire. Elle souligne que ce livre n'a pas été écrit en vain et qu'il a même inspiré la hiérarchie catholique. Elle rappelle qu'en 1940, le nonce papal à Berlin a été le premier à se rendre à la chancellerie du Führer pour transmettre les salutations et les vœux du pape et du clergé catholique allemand. Les évêques allemands, dans une lettre pastorale adressée à tous les fidèles, ont exhorté les soldats catholiques à accomplir leur devoir en obéissant au Führer et à se préparer à sacrifier leur individualité[52].

La publication ironise sur le fait que le pape pourrait mettre fin à la guerre en plaçant l'Allemagne sous interdit, mais qu'il ne le ferait pas, car cela signifierait renoncer à ses propres revenus et nécessiterait honnêteté et courage, deux qualités qu'elle lui dénie[53].

Elle évoque également le prétendu néo-paganisme en Allemagne, soulignant que cette question a disparu depuis que les évêques ont déclaré que les néo-païens pouvaient devenir des « Rome-païens » en signant simplement un document. La publication rapporte par ailleurs le témoignage d'une religieuse, Sœur Bogumila, de retour d'un couvent polonais près de Varsovie, qui a affirmé que les soldats allemands s'étaient montrés « très gentils » envers les religieuses. Elle mentionne également qu'Hitler s'est rendu dans un couvent lors du bombardement de Varsovie et qu'il est monté au sommet du clocher adjacent pour observer la ville[54].

Avant et après les arrestations

La publication évoque un article paru dans The Observer, un quotidien catholique de Dubuque, dans l'Iowa, juste avant l'arrestation des dix-sept conspirateurs. Raymond Etteldorf y expose ce qui, selon la publication, était dans l'esprit de tous les membres du « Christian Front » : l'objectif de « rendre l'Amérique catholique ». Il souligne que la conversion universelle des États-Unis, si elle devait se produire avant les derniers jours, ne pourrait résulter que d'efforts concertés et organisés, similaires à ceux des ordres religieux catholiques dans l'histoire[55].

« Il semble que la conversion universelle de l'Amérique, si jamais elle doit se produire avant les derniers jours, doive provenir d'efforts universellement concertés et organisés. » L'article cite l'exemple des Franciscains, qui ont rétabli le contact entre l'Église et les masses au Moyen Âge, des Dominicains, qui ont écrasé l'hérésie albigeoise, et des Jésuites, qui ont accompli une véritable « réforme » après la tentative de Luther[56].

L'évêque Pegler sur Coughlin

La publication reproduit un article satirique de Westbrook Pegler, journaliste connu pour ses positions critiques envers le clergé catholique, dans lequel il imagine les avantages qu'un évêque pourrait tirer d'un système de religion obligatoire imposé par Charles Coughlin. Pegler, se présentant ironiquement comme « l'évêque Pegler d'une église du Colorado », explique comment il pourrait exploiter un tel système pour générer des revenus, notamment en délivrant des cartes d'appartenance religieuse obligatoires, en célébrant des mariages et en organisant des funérailles payantes. Il évoque également les exemptions fiscales dont bénéficieraient les églises et les risques encourus par ceux qui s'opposeraient à ce système, qualifiés d'« athées communistes » passibles d'emprisonnement dans des camps de concentration.[57]

L'article souligne que Pegler, bien qu'initialement sceptique quant à sa nomination comme évêque, se rallierait sans hésiter au « système Franco » et soutiendrait Coughlin si cela lui permettait de tirer profit de la situation. Il conclut en affirmant que les Américains devraient avoir la liberté de choisir leurs croyances sans être contraints par un système totalitaire.[58]

Normandie immobilisée pour la durée de la guerre

La publication mentionne brièvement que le paquebot français Normandie, construit pour 50 millions de dollars, est immobilisé dans le port de New York pour la durée de la guerre. Environ 700 membres de l'équipage sont retournés en France pour rejoindre l'armée, tandis que les 559 restants demeurent à bord, perdus dans l'immensité du navire désormais imprégné d'une odeur de naphtaline.[59]

Une question difficile pour les pauvres âgés

La publication rapporte une scène survenue lors d'un débat à la Chambre des communes en Angleterre, où un homme dans la galerie s'est levé pour crier : « Comment un homme et sa femme peuvent-ils vivre avec dix shillings [2,50 dollars] par semaine pour les deux ? » L'homme a été rapidement expulsé par les huissiers. Ce témoignage illustre les difficultés économiques auxquelles sont confrontés trois millions de retraités britanniques face à la hausse du coût de la vie.[60]

Élevage animal

Le cerf gracieux, une beauté de la nature

La publication consacre un article à la description du cerf, présenté comme l'un des animaux les plus gracieux et beaux. Elle énumère les différentes espèces, dont le renne, le cerf rouge, le wapiti, le caribou, l'élan, l'orignal et le porte-musc (ce dernier n'étant pas toujours considéré comme un vrai cerf). Le cerf est présent dans toutes les régions du monde, à l'exception de l'Afrique et de l'Australie.[61]

L'article souligne l'utilité du cerf domestiqué, en particulier du renne, dont le lait, la viande et la peau sont exploités par l'homme. Les bois (ou ramures) du cerf, qui se renouvellent chaque année, sont décrits comme l'une de ses caractéristiques les plus fascinantes. Seule la femelle du renne porte des bois, tandis que le mâle du porte-musc en est dépourvu. Les bois poussent rapidement au printemps, recouverts d'une peau veloutée appelée « velours », qui tombe une fois les bois durcis. Les bois servent principalement aux combats entre mâles pour la possession des femelles, des affrontements souvent sanglants pouvant entraîner la mort des combattants.[62]

La taille des bois peut être impressionnante, comme ceux du cerf géant des tourbières irlandaises, dont l'envergure atteint parfois dix à douze pieds. L'article explique également que le nombre de pointes sur les bois ne permet pas toujours de déterminer l'âge du cerf, car les blessures ou les variations individuelles peuvent influencer leur développement.[63]

Tester les vaches à un demi-mile de distance

La publication relate une anecdote humoristique sur un vétérinaire qui, pressé par le temps, a testé des vaches pour la tuberculose sans vérifier celles qui s'étaient échappées dans un champ de maïs. Une semaine plus tard, il a diagnostiqué l'une d'entre elles comme tuberculeuse, alors qu'elle se trouvait à un demi-mile de distance lors du test. L'auteur de l'anecdote souligne l'absurdité de la situation et conclut en demandant si le vétérinaire a rougi en apprenant son erreur.[64]

Les agriculteurs doivent rester vigilants

La publication évoque brièvement la nécessité pour les agriculteurs de s'adapter aux évolutions technologiques et économiques. Elle prend l'exemple des producteurs de fleurs à parfum du sud de la France, contraints de se reconvertir en raison de la concurrence des produits synthétiques fabriqués par les chimistes.[65]

La dernière grande marche

La publication relate une expérience de prédication menée par une compagnie de Témoins de Jéhovah à Antioch, en Californie. Après avoir obtenu l'autorisation d'utiliser un parc municipal pour une conférence intitulée « Gouvernement et Paix », les Témoins ont fait face à l'opposition du rédacteur en chef du journal local, Walter B. Stafford, qui a tenté de faire annuler l'événement. Malgré ses efforts, les membres du conseil municipal ont refusé d'intervenir, et les Témoins ont distribué des tracts et des enregistrements aux policiers présents, les invitant à assister à la conférence.[66]

« Jéhovah nous a bénis d'une belle journée chaude, et à 15 heures, une foule d'environ 150 personnes s'était rassemblée pour écouter « Gouvernement et Paix ». » Le chef de la police, Grover Donovan, a tenu sa promesse de protéger l'événement, déployant l'ensemble de ses forces, y compris les pompiers. Une bande de jeunes perturbateurs est arrivée peu avant le début de la conférence, mais a quitté les lieux sans incident lorsque le sujet des troubles au Madison Square Garden a été abordé. La conférence s'est déroulée sans encombre, et les Témoins ont salué cette expérience comme une réussite.[67]

Le prédicateur et la Bible

Un Témoin de Jéhovah relate sa visite dans une église méthodiste italienne de Corona, à New York, où il a assisté à un sermon du pasteur Rossi. Ce dernier affirmait que les personnes décédées entraient immédiatement dans le royaume de Dieu. Après le sermon, le Témoin a discuté avec le pasteur et lui a demandé de lire Ecclésiaste 9:5-10, un passage qui contredit cette croyance. Le pasteur a répondu que l'Ancien Testament se contredisait et que les prophètes divergeaient dans leurs témoignages. Le Témoin a ensuite laissé un exemplaire de la brochure Face the Facts au pasteur, ce qui a conduit un ami de l'homme qui l'avait invité à quitter l'église et à rejoindre régulièrement une étude biblique en italien.[68]

« Kingdom hall and publishers, Roseto, Pa. » — illustration originale du numéro.

Liberté de l'antenne

La publication reproduit une lettre de H. R. Hewitt, publiée dans l'Oakland Tribune, qui défend la liberté d'expression à la radio. Hewitt souligne que, bien qu'il ait des convictions personnelles fortes, il ne voit aucune raison de priver quiconque du droit de critiquer, d'expliquer ou même de dénoncer les idées avec lesquelles il est en désaccord. Il prend l'exemple de Charles Coughlin, dont l'église ne limite pas la liberté d'expression, et s'interroge sur les raisons pour lesquelles les États-Unis devraient le censurer alors que les dirigeants catholiques sont présentés comme conservateurs et patriotes.[69]

Hewitt compare ensuite Coughlin et Rutherford, deux figures aux positions radicalement opposées : l'un est un champion avoué de la religion et du fascisme, tandis que l'autre défend le christianisme comme unique espoir de l'humanité. Il plaide pour que les Américains aient la possibilité d'entendre ces deux hommes et de se forger leur propre opinion, plutôt que de laisser des « censeurs » anonymes restreindre leur accès à l'information. Il conclut en affirmant que la liberté de l'antenne est essentielle pour éviter la mort de la vie intellectuelle de la nation.[70]

« Tent at Newcastle-on-Tyne, England, used for advertising "Government and Peace" » — légende originale de l'illustration.

Campbell corrige un éditeur

La publication reproduit une lettre adressée par Harold G. Campbell, un Témoin de Jéhovah, à l'éditeur du Scioto Gazette, en réponse à un éditorial critiquant les Témoins et leurs bannières lors d'une manifestation. Campbell conteste plusieurs affirmations de l'éditorial, notamment l'idée que les Témoins auraient tenu des propos incitant à la haine raciale ou insulté des groupes religieux. Il propose une récompense de 100 dollars à quiconque pourrait prouver que Rutherford a publié des déclarations visant à attiser la haine raciale.[71]

Campbell explique que l'une des bannières portait l'inscription « Fascisme ou Liberté, lequel ? », une question légitime selon lui, car le fascisme restreint les libertés. Il défend également une autre bannière, « La religion est un piège et une escroquerie », en arguant que le formalisme religieux, basé sur les traditions humaines plutôt que sur la parole de Dieu, mérite d'être condamné. Il précise que les annonces diffusées par les haut-parleurs des Témoins n'ont jamais insulté aucun groupe religieux et que les accusations portées contre eux sont infondées.[72]

Il cite enfin une dernière bannière, « Servez Dieu et Christ, le Roi », et demande à l'éditeur laquelle de ces bannières lui semble « odieuse ». Il conclut en citant Psaume 52:2, qui dénonce ceux qui « ourdissent des méfaits avec une langue aussi tranchante qu'un rasoir », et réaffirme son engagement en faveur de la vérité et de la pratique du christianisme.[73]

Agir en tant qu'avocat — Béni

La publication relate le cas d'un Témoin de Jéhovah arrêté le 6 décembre 1939 pour avoir prêché sans licence. Après avoir refusé de cesser son activité, il a été inculpé et a plaidé « non coupable » devant le juge. Son procès a été fixé à 14 heures, et bien que la ville ait tenté de le poursuivre, l'issue de l'affaire n'est pas précisée dans l'article.[74]

L'homme taillant la haie

La publication relate l'expérience d'un Témoin de Jéhovah faisant du porte-à-porte et abordant un homme occupé à tailler sa haie. Ce dernier, sceptique quant à la menace totalitaire pesant sur le pays, affirme que les dirigeants actuels sont suffisamment compétents pour éviter un tel danger. Le Témoin est ensuite interpellé par un policier en voiture de patrouille, qui l'emmène au poste de police afin que le chef examine la littérature distribuée. Une fois sur place, le Témoin présente sa carte de témoignage et la brochure Liberty to Preach, prouvant son droit légal de prêcher. Le chef de police reconnaît ce droit et l'autorise à reprendre son activité. Bien que l'officier ayant procédé à l'arrestation ait refusé la littérature offerte, les autres policiers en acceptent, et le Témoin retourne dans le même quartier, où l'intérêt pour son message semble accru.[75]

Une scène en Californie : utilisation du disque sur le thème du « Baptême »

Un autre récit évoque le cas de W. J. Drewelow, un pionnier de Californie, arrêté pour avoir prêché sans autorisation. Lors de son procès, il assure lui-même sa défense en suivant les conseils de la brochure Advice for Kingdom Publishers. Bien que le juge l'ait interrompu à plusieurs reprises, lui demandant de ne pas faire d'« oraison », Drewelow parvient à présenter ses arguments. Le juge ne rend pas son verdict immédiatement, mais demande aux parties de déposer des mémoires. Drewelow, soutenu par ses coreligionnaires, quitte le tribunal « heureux » et déterminé à poursuivre son œuvre. La publication précise que, par la suite, Drewelow récupère sa caution et que l'officier ayant procédé à l'arrestation admet avoir reçu des ordres secrets depuis six mois pour l'interpeller, ordres probablement émanant de « racketteurs religieux ».[76]

Une enseignante éveillée et intelligente

Un témoignage en provenance du Kansas signale qu'une enseignante utilise les ouvrages Gouvernement et Paix comme manuels pour instruire ses élèves sur les principes d'un véritable gouvernement. La publication salue cette initiative, soulignant que ces ouvrages permettent d'éduquer les enfants aux valeurs théocratiques.[77]

Conforter « celui qui n'a pas d'aide »

Un Témoin de Jéhovah partage l'histoire touchante d'un homme pauvre ayant reçu un exemplaire usagé du livre Ennemis. L'ouvrage, noirci par la saleté et abîmé, porte des marques au crayon sur la page 84, encadrant le passage suivant : « Confie-toi en Jéhovah de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse. Reconnais-le dans toutes tes voies, et il dirigera tes sentiers » (Proverbes 3:5-6). Le Témoin explique que cet homme, malgré sa condition misérable, a pris soin de ce livre, ne déchirant aucune page. La publication établit un parallèle avec le récit de Matthieu 21:28-32, où Jésus affirme que les exclus de la société entreront dans le Royaume de Dieu avant les religieux hypocrites.[78]

Un autre récit relate la rencontre d'un Témoin avec une femme ayant reçu ce même livre d'un sans-abri. Ce dernier, après l'avoir lu à plusieurs reprises, le lui a offert en reconnaissance de son hospitalité. La femme, intriguée par le contenu, a lu l'ouvrage et en a commandé un nouvel exemplaire. Elle a ensuite transmis l'exemplaire usagé au Témoin, qui souligne l'état de dégradation du livre comme témoignage des épreuves endurées par cet homme de bonne volonté.[79]

Service via les journaux

La publication mentionne une discussion sur la question de l'« enfer de feu » dans la rubrique « From the People » du journal Little Rock Arkansas Gazette. Un lecteur suggère aux personnes intéressées par la vérité sur ce sujet d'envoyer 5 cents à la Watch Tower Bible and Tract Society pour obtenir la brochure Hereafter.[80]

Des chèvres sur leurs pattes arrière

Un Témoin rapporte une anecdote selon laquelle, lors d'un combat, les moutons battraient systématiquement les chèvres. Un interlocuteur explique que les chèvres, en se dressant sur leurs pattes arrière, deviennent vulnérables, permettant aux moutons de les attaquer au niveau du ventre et de les vaincre facilement. La publication établit un parallèle avec une situation survenue en Pennsylvanie, où un agriculteur, mécontent de la distribution de la brochure Kingdom News n° 5, cherche querelle à des Témoins. Bien qu'il ait été calmé une première fois, il récidive quelques jours plus tard et subit une correction physique de la part d'un tiers. Un autre incident est relaté dans le métro new-yorkais, où un homme agressant un Témoin se retrouve en mauvaise posture après une riposte musclée.[81]

Immortalité humaine ou résurrection : laquelle ?

La publication aborde la question de l'immortalité de l'âme en opposant les enseignements bibliques à ceux des religions traditionnelles. Elle affirme que la doctrine de l'immortalité humaine, selon laquelle l'âme survivrait après la mort dans un état conscient, contredit la notion de résurrection. Si les âmes étaient déjà vivantes en enfer, au purgatoire ou au ciel, la résurrection n'aurait aucun sens, car un être vivant ne peut être ressuscité. La publication souligne que la mort et la résurrection de Jésus-Christ garantissent la résurrection de tous les morts, citant Jean 5:28-29 : « L'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombes entendront sa voix et en sortiront, ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement ».[82]

Pour étayer son propos, la publication cite Genèse 2:17 et Ézéchiel 18:4,20, où Dieu déclare que l'âme qui pèche mourra. Elle affirme que la doctrine de l'immortalité de l'âme trouve son origine chez le Diable, qui a menti à Ève en lui disant : « Vous ne mourrez point » (Genèse 3:4). Les religieux, en acceptant cette doctrine, rejettent la parole de Dieu et adoptent celle du Diable. La publication rappelle que le Diable lui-même n'est pas immortel, car il sera détruit par Dieu (Hébreux 2:14 ; Ézéchiel 28:18-19). Elle interroge ironiquement les clercs : si l'enfer est un lieu de tourments éternels et que le Diable en est le gardien, qui entretiendra le feu après sa destruction ?[83]

La publication analyse ensuite les occurrences des termes « immortalité » et « incorruptibilité » dans la Bible. Elle note que ces mots n'apparaissent que rarement dans la version King James (cinq fois pour « immortality », une fois pour « immortal », quatre fois pour « incorruption »). Elle cite Romains 2:7, où les chrétiens oints sont exhortés à rechercher l'immortalité, prouvant ainsi qu'ils ne la possèdent pas encore. Seul Dieu possède l'immortalité de manière intrinsèque (1 Timothée 6:16). Jésus, bien que mortel durant son séjour terrestre, a reçu l'immortalité après sa résurrection en récompense de sa fidélité (Jean 5:26 ; Apocalypse 1:18). Les chrétiens fidèles sont promis à l'immortalité lors de leur résurrection à l'avènement du Royaume théocratique (1 Corinthiens 15:52-54).[84]

La publication conclut que l'homme, en tant qu'âme, est mortel et sujet à la mort (Genèse 2:7 ; 1 Corinthiens 15:45 ; Ézéchiel 18:4 ; Matthieu 10:28 ; Job 4:17). Par conséquent, il ne peut aller au purgatoire, en enfer ou au ciel après la mort, mais doit attendre la résurrection. Elle souligne que la résurrection des morts est un enseignement biblique clair et incontestable, offrant réconfort à ceux qui pleurent leurs proches disparus. La Bible utilise le terme « sommeil » pour décrire l'état des morts, car le sommeil implique un état d'inconscience d'où l'on peut s'éveiller (1 Thessaloniciens 4:13-14,17).[85]

La publication précise que Jésus est le premier à avoir été ressuscité d'entre les morts, citant Colossiens 1:18 et 1 Corinthiens 15:20. Elle aborde ensuite le passage de Matthieu 27:51-53, où il est rapporté que des saints ressuscitèrent après la mort de Jésus et apparurent à de nombreuses personnes. La publication souligne que le plus ancien manuscrit biblique, le Codex Sinaiticus, omet certaines parties de ce passage et suggère que ces résurrections pourraient n'avoir été que temporaires, comme celles de Lazare, de la fille de Jaïrus ou du fils de la veuve de Naïn. Elle émet l'hypothèse que ce récit pourrait être prophétique, annonçant des événements liés au retour de Christ et à l'établissement de son Royaume théocratique.[86]

La publication insiste sur le réconfort que procure la certitude de la résurrection pour ceux qui pleurent la perte de leurs proches. Elle affirme que les morts ressuscités et obéissants habiteront la terre sous le gouvernement théocratique céleste. Sans la preuve biblique, cette espérance serait inaccessible.[87]

Espagne et Portugal

La publication consacre une rubrique à l'actualité de l'Espagne et du Portugal, marquée par la guerre civile espagnole et l'influence des régimes fascistes en Europe.

Quelques mots sur le Portugal

Le Portugal, bien que petit pays, possède un vaste empire colonial comptant près de 10 millions d'habitants. Cet empire inclut des territoires en Afrique, des îles dans l'Atlantique, des possessions en Inde, une partie de l'île de Timor et la ville de Macao, près de Hong Kong. La publication note que l'Angola et le Mozambique, en Afrique, sont convoités par l'Allemagne, ce qui pourrait expliquer les tentatives du Portugal de s'attirer les faveurs des puissances fascistes.[88]

Mitraillage de réfugiés espagnols

La publication rapporte que les forces franquistes ont mitraillé des réfugiés fuyant Puigcerda vers la France, tuant ou blessant environ 1 000 personnes. Elle souligne que cette brutalité explique la résistance acharnée de Madrid, les habitants connaissant par avance le sort qui les attendait.[89]

Les prisons de l'Espagne « rebelle »

Un soldat des Brigades internationales anti-fascistes, emprisonné pendant plus de six mois dans l'Espagne franquiste en 1938, témoigne de l'utilisation des églises et des couvents comme prisons et entrepôts d'armes. Ces armes proviendraient des livraisons italiennes.[90]

Des difficultés à venir pour la France

La publication alerte sur les préparatifs militaires en cours le long de la frontière franco-espagnole, où onze nouveaux aérodromes sont en construction. Elle signale également l'arrivée massive d'armes et de matériel de guerre dans le port de Rios, en Espagne, sous la direction et le contrôle de l'Allemagne. Ces développements laissent présager des difficultés imminentes pour la France.[91]

La pression sur Madrid

La publication décrit le siège de Madrid, qui a résisté pendant deux ans et demi aux forces nationalistes. Elle affirme que la ville comptait 40 000 espions et saboteurs masculins, ainsi que 10 000 femmes travaillant contre la République. Après la chute de la ville, 6 500 camions de nourriture ont été envoyés pour apaiser la population, une manœuvre politique jugée efficace. La publication souligne que 6 000 Madrilènes ont été emprisonnés comme criminels et jugés par des tribunaux militaires.[92]

Réduction de l'éducation

La publication dénonce la politique éducative du dictateur portugais Oliveira Salazar, qui vise à limiter l'accès au savoir pour empêcher la population de lire les journaux et de prendre conscience des injustices mondiales. À cette fin, il restreint les admissions dans les écoles, supprime les conférences éducatives à Lisbonne et réduit drastiquement les budgets alloués à l'éducation.[93]

Cérémonies païennes en Espagne

La publication critique la participation du général Franco à des cérémonies qu'elle qualifie de païennes lors de son entrée triomphale à Madrid. Elle décrit son escorte composée de Maures en turbans blancs, capes rouges et uniformes bleus et blancs, ainsi que son entrée dans un temple sous un dais de soie blanche porté par six prêtres. Franco aurait remis son épée au cardinal Goma y Tomas devant l'autel du « Christ » de Lépante, qualifié de démon par la publication.[94]

Le crime d'être patriote

La publication dénonce la répression des patriotes espagnols par le régime franquiste, accusés de « mettre des obstacles sur le chemin du triomphe providentiel et inévitable du mouvement national ». Elle souligne le rôle du Vatican, de Mussolini et de Hitler dans le soutien financier et militaire à Franco.[95]

La monstruosité totalitaire

La publication analyse les méthodes des régimes totalitaires, qu'elle qualifie de « monstruosité ». Elle souligne que ces régimes fonctionnent à travers un parti unique, minoritaire mais discipliné, qui contrôle tous les aspects de la société : armée, police secrète, écoles, médias, et même les organisations religieuses. La publication cite le professeur Carlton J. H. Hayes, historien de l'Université Columbia, pour appuyer son propos : « L'exaltation de la force et du terrorisme ne signifie pas seulement la doctrine immorale selon laquelle la fin justifie les moyens. Elle signifie un rejet total de toute loi morale supérieure à la puissance des dictateurs. » [96]

Cette critique s'étend aux méthodes utilisées pour éliminer les dissidents, les opposants politiques étant envoyés dans des camps de concentration. La publication compare ces pratiques à celles des tsars russes ou des rois absolutistes, tout en soulignant que les dictateurs modernes agissent avec une rapidité et une efficacité accrues.[97]

Le lien révélateur

La publication affirme que les attaques contre les Témoins de Jéhovah sont systématiquement rapportées par des prêtres catholiques dans la presse. Elle cite l'exemple d'une émeute à Détroit, où des Témoins de Jéhovah auraient été agressés avec des tomates, des œufs et des pamplemousses. Selon la publication, les explications de l'incident ont été fournies par des prêtres du sanctuaire du Saint-Rédempteur, et les émeutiers n'auraient écopé que d'un simple avertissement de la part des autorités, malgré les dégâts matériels et les blessures infligées, notamment à un sergent de police atteint d'une brique dans la nuque.[98]

La religion comme pilier de la grandeur nationale

La publication ironise sur les déclarations de Joseph Scott, membre des Chevaliers de Colomb et président de plusieurs institutions de Los Angeles, qui affirme que « aucune nation ne peut être vraiment grande, libre, prospère et heureuse sans religion ».[99] La publication oppose à cette affirmation les exemples de la Chine et de l'Inde, que Scott cite comme nations prospères grâce à leur religion, tout en omettant selon elle de commenter le cas des pays se réclamant du christianisme.[100]

Les réalisations de la hiérarchie catholique

Illustration accompagnant la rubrique sur la hiérarchie catholique.

La publication reprend un extrait du livre The Catholic Crisis de George Seldes, qui dresse un bilan des actions menées par la hiérarchie catholique aux États-Unis. Parmi ces actions, la publication mentionne l'intimidation de la presse américaine sur la question espagnole, la suppression du droit à la liberté d'expression pour les minorités, l'influence exercée sur le Congrès pour imposer des vues minoritaires, la censure des films et des livres selon des critères catholiques, le boycott ou la menace de boycott contre des personnes soutenant l'Espagne loyaliste, l'opposition aux réformes sociales et aux législations progressistes, la propagation de l'antisémitisme et des préjugés, l'ingérence dans les bibliothèques publiques pour éliminer les livres jugés contraires aux vues catholiques, les efforts pour impliquer les États-Unis dans des conflits avec le Mexique, les raids contre les cliniques de contrôle des naissances et les librairies, l'opposition aux réformes des lois sur le mariage et le divorce, ainsi que la collaboration avec des groupes fascistes et réactionnaires.[101] La publication souligne également que le pape tirerait 90 % de ses revenus internationaux des États-Unis, grâce à l'influence de la hiérarchie catholique.[102]

Balivernes religieuses

La publication critique un article du journal catholique londonien Universe, qui relate un épisode de fraternisation entre soldats britanniques et allemands lors de Noël 1914. Elle dénonce cette version romancée en soulignant que, selon elle, les soldats sont retournés au combat dès le lendemain, encouragés par leurs aumôniers. La publication qualifie cet article de pratique commerciale d'hypocrisie visant à embellir ce qu'elle appelle la civilisation du Diable.[103]

L'Inquisition toujours active en Espagne

La publication dénonce la persécution des opposants politiques dans l'Espagne de Franco, où des milliers de républicains seraient encore exécutés ou emprisonnés aussi tard que novembre 1939. Elle souligne que le retour du tabernacle d'or dans la cathédrale de Tolède prouverait que les républicains n'auraient jamais détruit les trésors de l'Église, contrairement aux affirmations du régime. La publication critique également les processions religieuses rétablies et les exécutions sommaires des opposants les plus actifs, tout en ironisant sur la difficulté du régime franquiste à expliquer à sa population l'alliance de Hitler avec Staline, son ancien ennemi déclaré.[104]

Le monde face à ses démons

La publication ironise sur la bénédiction du monde prononcée par le pape le 8 décembre 1939, soulignant que depuis cette date, la situation internationale n'aurait fait qu'empirer, ce qu'elle présente comme un résultat prévisible.[105]

Dénonciation des autres escrocs

La publication évoque des conflits entre différents groupes qu'elle qualifie de racketteurs, notamment des religieuses qui solliciteraient des dons pour des orphelinats tout en bénéficiant déjà de financements publics. Elle cite un article de presse signalant que le père Eugene Cullinane, doyen du diocèse de Lansing, aurait dénoncé des religieuses non autorisées à collecter des fonds dans sa paroisse. La publication ironise sur cette situation, suggérant que Cullinane ne devrait pas « dénoncer » ses consœurs puisqu'il sait pertinemment, selon la publication, que ces pratiques seraient tolérées en interne.[106]

Papa aime sa robe de nuit

La publication rapporte une allocution du pape devant deux mille pèlerins au Vatican, au cours de laquelle il aurait demandé à ces derniers de dire, à leur retour chez eux, qu'ils avaient vu « un père vêtu de blanc qui vous aime et qui implore les faveurs du ciel pour le monde entier ».[107] La publication ironise sur le fait que, dans un monde aussi troublé, la seule chose que le pape trouverait digne d'admiration serait sa propre robe blanche. Elle enchaîne avec une citation de Jérémie 2:33-34, qui évoque le sang des innocents trouvé dans les vêtements, pour établir un rapprochement entre les habits liturgiques et la responsabilité morale qu'elle impute à l'Église.[108]

Des Américains aux idées tordues

La publication dénonce ce qu'elle présente comme une incohérence des journaux américains qui, après avoir combattu le droit du juge Rutherford de s'exprimer à la radio, défendraient le droit du Père Coughlin à faire de même au nom de la liberté d'expression. Elle cite nommément plusieurs publications catholiques américaines, dont le St. Louis Catholic Herald, l'Albany Evangelist, le Baltimore Catholic Review, America et le Milwaukee Herald Citizen, comme exemples de cette double mesure.[109]

Imitons Rutherford

La publication signale qu'un éditorial du Michigan Catholic intitulé « Imitons Rutherford » appelle les catholiques à distribuer de la littérature catholique de porte en porte. Elle exprime sa conviction que cette campagne ne sera pas menée à bien, estimant que seule la conviction sincère — et non une directive institutionnelle — peut pousser quelqu'un à accepter les difficultés inhérentes à ce type de prédication.[110]

Le pape a réussi son coup

La publication critique l'archevêque Joseph Schrembs, de Cleveland, dont le journal The Catholic Universe avait, selon elle, qualifié le juge Rutherford de soixante-dix-huit noms d'oiseaux lors de la tentative de la hiérarchie catholique d'empêcher sa prise de parole radiophonique. Elle relève que Schrembs a adressé un câble au pape pour qualifier la nomination d'un ambassadeur américain auprès du Vatican de « triomphe pour Sa Sainteté le pape, dont seuls les plus grands pontifes romains avaient jusqu'alors joui ».[111]

Éviter la cuisine pour dix dollars

La publication tourne en dérision une offre de la Société du Divin Sauveur, qui proposerait une adhésion à une « Association de la Messe » pour la somme de dix dollars. En échange, les membres seraient censés ne pas cuire éternellement « sans aide et oubliés après la mort ». La publication souligne l'absurdité de cette proposition, qui ne garantirait aucun avantage tangible au souscripteur.[112]

L'Église catholique et l'Union soviétique

La publication dénonce l'influence de l'Église catholique en Pologne avant l'invasion soviétique. Elle souligne que la hiérarchie catholique collaborait avec les dirigeants du pays pour exploiter la population. Citant le Catholic Times, qui se plaindrait des taxes exorbitantes levées par les autorités soviétiques « pour l'entretien de l'Église », la publication conclut que les Bolcheviks n'auraient fait que rendre publics des faits permettant aux paysans de mesurer l'étendue de leur exploitation par les « gangsters religieux ».[113]

Christ ne meurt plus

La publication cite Romains 6:9 pour affirmer que le Christ ne meurt plus, et critique la doctrine catholique du sacrifice de la messe, telle qu'elle est exposée dans un article du London Catholic Herald. Selon cet article, la messe serait non pas une prière ou une communion, mais un sacrifice. La publication y voit une tentative de placer le prêtre au-dessus de Dieu lui-même, en affirmant que tout prêtre catholique pourrait à tout moment « commander à Dieu de descendre et d'être sacrifié à nouveau ».[114]

Non merci, très cher

La publication rapporte que le pape Pie XII aurait décliné avec courtoisie une suggestion britannique d'associer le Saint-Siège à un front anticommuniste. Selon des sources citées dans la dépêche, le pape aurait répondu, par l'intermédiaire de Mgr William Godfrey, délégué apostolique à Londres, que bien qu'il ait longtemps encouragé les catholiques à lutter contre la propagation du communisme, le Vatican ne pouvait s'associer à aucun bloc de puissances à des fins purement politiques.[115]

La Hongrie s'incline devant Pacelli

La publication signale qu'en accord avec ce qu'elle présente comme une exigence vaticane de supprimer la vérité, le gouvernement hongrois a émis, le 13 décembre 1939, un ordre interdisant l'activité des Témoins de Jéhovah dans ce pays. Elle relève l'ironie d'une dépêche qui mentionne dans une même phrase que ces témoins sont issus des classes les plus démunies de Hongrie, et dans la phrase suivante que le primat catholique du pays, le cardinal Seredi, aurait condamné la « tendance athée moderne ».[116]

Être pieux tout en éventrant son prochain

La publication note que les prêtres français et ceux de certains autres pays sont soumis aux mêmes obligations militaires que les autres citoyens, et doivent donc participer à des actes tels qu'éventrer leurs semblables. Elle relève que le pape a récemment exhorté les prêtres sous les drapeaux à s'acquitter de leurs devoirs de manière exemplaire et à faire ce qu'ils pourraient pour « attirer des âmes au salut », sans mentionner la difficulté d'y parvenir lorsqu'on enfonce une baïonnette dans l'abdomen de quelqu'un.[117]

Le racket de la vanité infinie

La publication critique une dépêche de l'United Press décrivant les pénitences du pape, qui inclurait des jeûnes pour expier les maux du monde. Elle cite Jacques 4:4 sur l'amitié avec le monde comme inimitié envers Dieu, et 2 Corinthiens 4:4 sur le « dieu de ce siècle » aveuglant les incrédules, pour soutenir que le vrai Dieu de la Bible ne saurait agréer les actions papales.[118]

Ses caricatures étaient trop drôles

La publication relate l'histoire de Catherine Grosspietsch, artiste catholique de Milwaukee, dont les peintures représentant des archevêques et des prélats ont été retirées d'une exposition d'art parce que ses « soldats de l'âme » auraient été représentés avec des bedaines trop proéminentes. La publication ironise sur cette censure, présentant les sujets des tableaux comme trop corpulents pour courir et capables tout au plus de rouler.[119]

Le pape bénit Mussolini

La publication signale que le pape a officiellement « béni » Mussolini, sans que les dépêches ne mentionnent les réalisations du Duce : la destruction de la population indigène de Libye, le massacre des Éthiopiens, la trahison de la République espagnole, l'annexion de l'Albanie ou sa participation aux événements ayant conduit à la dissolution de la Tchécoslovaquie. La publication conclut sobrement que cette bénédiction reflète les principes communs aux deux hommes.[120]

La fortune de Ford pour l'Église

La publication annonce que la fortune d'Henry Ford pourrait bien finir entre les mains de la hiérarchie catholique romaine. Elle souligne que son petit-fils, Henry Ford II, recevrait une instruction religieuse catholique du père Sheen et s'apprêterait à épouser une catholique, ce qui, selon la publication, laisse présager que l'héritage familial servirait les intérêts de l'Église.[121]

Quatre mois pour une décision

La publication ironise sur le délai de près de quatre mois qu'il aurait fallu pour ériger Washington en archidiocèse distinct après la nomination d'un ambassadeur américain personnel auprès du Vatican par Roosevelt. Elle souligne que cette lenteur contraste avec l'urgence affichée par le pape à vouloir contrôler les gouvernements.[122]

L'obéissance de Roosevelt

La publication critique la soumission de Franklin D. Roosevelt aux demandes de la hiérarchie catholique. Elle souligne qu'il aurait nommé, selon le journaliste Ernest Lindley du Washington Post, plus de catholiques à des postes officiels que tout autre président américain, en plus d'avoir envoyé un ambassadeur personnel au Vatican.[123]

Qui a payé la facture ?

La publication s'interroge sur le financement du voyage de l'ambassadeur américain en Grande-Bretagne, Joseph P. Kennedy, à Rome pour l'anniversaire du couronnement du pape Pacelli, se demandant si Kennedy a réglé lui-même ses dépenses ou si les contribuables américains y ont participé à leur insu.[124]

Bénédiction des animaux à Los Angeles

La publication décrit une cérémonie annuelle à la Old Church de Los Angeles, où des animaux — oiseaux, chiens, ânes et vaches — seraient « bénis » chaque printemps par un prêtre portant une robe de dentelle. La publication ironise sur cette pratique et sur le goût affiché pour la dentelle.[125]

Une grand-mère bien pieuse

La publication rapporte l'histoire de Matilda Cassidy, de White Cloud dans le Michigan, qui aurait avoué avoir incité l'un de ses fils à tuer sa belle-fille protestante afin que ses petits-enfants soient élevés dans la « foi » catholique. La rubrique se termine par la mention « À suivre », indiquant la poursuite de ces articles dans les numéros suivants.[126]

Victoire à Hubbard, Ohio

Illustration légendée « More "Peace in our Time" » accompagnant l'article sur les plans de mobilisation américains.

La publication relate une victoire judiciaire obtenue par les Témoins de Jéhovah à Hubbard, dans l'Ohio, faisant suite à un article publié en octobre 1939 sous le titre « Fighting for Liberty in Hubbard, Ohio ». Depuis cette date, les deux parties se seraient livrées à une lutte acharnée pour l'emporter. Le matin même de la publication, les principaux journaux de la vallée de Mahoning titraient « Les Témoins gagnent le combat à Hubbard », tandis que les vendeurs de journaux criaient des slogans tels que « Lisez tout sur la défaite de Hubbard » ou « Les Témoins de Jéhovah battent Hubbard ». La publication souligne cependant que le slogan approprié aurait dû être « Jéhovah Dieu donne la victoire à Son peuple, les Témoins de Jéhovah », attribuant à Dieu tout l'honneur et la gloire de cette victoire.[127]

La situation à Hubbard aurait été marquée par des persécutions intenses durant l'été précédent. Les assemblées des Témoins de Jéhovah étaient perturbées, leurs prédicateurs bombardés de légumes pourris, de fruits et de pierres, et insultés verbalement. Les membres du mouvement étaient jetés en prison sans motif avant d'être relâchés, et aucune charge n'était retenue contre eux. En août, les Témoins de Jéhovah avaient saisi la Cour des plaids communs de Warren pour demander une injonction temporaire, lors d'une audience qui aurait duré toute une journée et au cours de laquelle des preuves accablantes, comparables aux méthodes de la Gestapo d'Hitler, auraient été présentées. Le tribunal avait rendu une décision refusant une injonction permanente, laissant le dossier gelé dans les rouages de l'oligarchie locale, sans possibilité de recours.[128]

Malgré cette décision, les autorités de Hubbard auraient progressivement assoupli leur position. Elles auraient d'abord cessé d'arracher les pancartes des Témoins de Jéhovah, puis autorisé leurs marches, avant de contenir les foules hostiles. La publication rapporte que deux semaines avant la parution, le maréchal Greer en personne se serait approché d'un Témoin distribuant des magazines sur le trottoir pour lui dire « Vous faites du bon travail ; si quelqu'un vous moleste, venez me voir et je les arrêterai ».[129] Les Témoins de Jéhovah avaient entre-temps intenté trente-deux poursuites pour arrestations abusives, chacune demandant 5 000 dollars de dommages et intérêts. Bien que ces poursuites n'aient pas eu pour but de collecter de l'argent, elles auraient servi de moyen de protestation contre les injustices subies et permis de porter l'affaire devant un maximum de jurys, offrant ainsi une tribune pour diffuser la vérité.[130]

La publication décrit ensuite le procès intenté contre Ed Hall, un Témoin de Jéhovah battu par les autorités locales, qui avait été inculpé de douze chefs d'accusation susceptibles d'entraîner une peine de cinq ans de prison. Ce procès, initialement prévu en janvier, avait été reporté à plusieurs reprises. La procédure s'était finalement transformée en un procès civil en dommages et intérêts de 50 000 dollars pour arrestation abusive. Lors des audiences, le maréchal Greer aurait admis sous serment qu'il aurait pu arrêter Hall sans violence, mais qu'il avait utilisé des pinces en fer parce qu'il en disposait. La réplique de l'avocat des Témoins, lui rappelant qu'il avait aussi une arme à feu et demandant pourquoi il ne l'avait pas utilisée, aurait mis en évidence le caractère délibérément brutal de l'intervention.[131]

Le lendemain, les autorités de Hubbard auraient accepté de reprendre le procès sur le fond de l'affaire Loveless, et les mêmes preuves qu'en août auraient été présentées devant le même juge. Le tribunal aurait finalement rendu une décision accordant une injonction permanente, reconnaissant que l'ordonnance municipale exigeant un permis pour les défilés était valide, mais que les Témoins de Jéhovah ne pouvaient se voir refuser le droit de distribuer leur littérature et de se réunir pour adorer Dieu, tant que cela ne portait pas atteinte aux droits d'autrui. La publication souligne que cette injonction permanente constitue la première jamais obtenue dans le cadre de leur activité missionnaire.[132]

Reproduction de la une du Youngstown Vindicator du 30 mars 1940 titrant « Witnesses Win Fight at Hubbard ».

La publication conclut en affirmant que cette victoire judiciaire garantit désormais une coexistence pacifique à Hubbard, mettant fin aux caprices des instigateurs cachés des persécutions. Elle mentionne également que les poursuites pour dommages et intérêts ont été abandonnées, les Témoins de Jéhovah préférant se consacrer à leur mission plutôt qu'à des litiges prolongés. La publication insiste sur le fait que cette victoire renforce leur détermination à poursuivre leur œuvre, en vue de la vindication du nom de Jéhovah lors d'Harmaguédon.[133]

Commentaire britannique

La publication reproduit un commentaire de J. Hemery, correspondant à Londres, sur la préparation d'un abri anti-aérien pour le pape au Vatican. Le Daily Mirror aurait rapporté que des mesures de précaution contre les raids aériens étaient en cours au Vatican, incluant la préparation d'un abri spécial pour le pape dans une tour ancienne aux murs de 27 pieds d'épaisseur, dotée d'une salle blindée près des appartements privés du pape. La publication ironise sur le fait que le « représentant de Dieu sur Terre », qui se présente comme le vicaire du Christ et règne en son nom, puisse envisager de se cacher dans un abri en cas de raid aérien. Elle souligne que si le pape devait se précipiter vers son abri, il devrait abandonner temporairement ses titres et insignes, ce qui pourrait amener certains à réfléchir sur la légitimité de ses prétentions.[134]

La publication rappelle ensuite l'histoire du Vatican, qu'elle décrit comme une puissance politique agissant sous couvert de religion, utilisant des moyens sombres et sanglants comparables à ceux des nations belliqueuses. Elle affirme que les échecs et les troubles internes du Vatican auraient dû suffire à prouver la fausseté de ses prétentions à être l'Église du Christ. Selon elle, ceux qui sont instruits par les Écritures savent que le Vatican a été préservé non par Dieu, mais par Satan, le « prince de ce monde », jusqu'au jour du jugement.[135]

La publication évoque ensuite les tentations auxquelles Jésus aurait résisté, notamment celle du Diable lui offrant la domination sur tous les royaumes du monde en échange de son adoration. Jésus aurait rejeté cette tentation en s'appuyant sur les paroles rapportées en Deutéronome 6:13 : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et c'est à lui seul que tu rendras un culte ». La publication souligne que les Églises, en particulier les grands systèmes religieux se réclamant du Christ, auraient succombé à cette tentation en agissant comme des princes terrestres, sans aucune autorité scripturaire. Elle conclut que l'Église du Dieu vivant ne peut exercer de pouvoir sur Terre avant le retour du Roi, et que les Églises actuelles, en prétendant détenir ce pouvoir, révèlent leur soumission à Satan.[136]

La révélation du Royaume et l'aveuglement des clercs

La publication dénonce l'aveuglement des clercs, qu'elle attribue à une illusion diabolique, les empêchant de reconnaître la véritable nature du Royaume de Dieu. Selon elle, ces derniers préfèrent s'en tenir à une interprétation vague des Écritures, évitant d'en saisir le message précis sur l'établissement du Royaume et la destruction de ce qui prétend le représenter faussement. La publication souligne que cette méconnaissance les conduit à espérer un royaume terrestre soumis à leurs églises, une attente qu'elle juge vaine et contraire aux enseignements bibliques. Elle cite l'exemple du doyen de Canterbury, dont les prises de position politiques et sociales suscitent l'indignation de ses pairs, tout en ironisant sur son incapacité à comprendre le christianisme authentique, qu'elle oppose à ses déclarations sur les républiques soviétiques.[137]

La publication évoque également le cas du vicaire de Billericay, qui aurait publiquement insulté un Témoin de Jéhovah venu lui proposer un livre sur le salut. Le vicaire, se présentant comme un « gentleman » de l'Église d'Angleterre, aurait qualifié les Témoins de Jéhovah de « charlatans religieux » et de « gens bizarres qui prospèrent en temps de guerre ». La publication relève ses contradictions, notamment son ignorance du nom de Rutherford, pourtant largement diffusé, et son mépris pour une littérature qu'il n'a manifestement pas lue. Elle souligne que plus de 300 millions de livres et brochures rédigés par Rutherford auraient été distribués au cours des dix-sept dernières années, éclairant des milliers de personnes sur les fausses prétentions des églises et les pièges de la religion. La publication conclut en affirmant que le vicaire, en refusant d'écouter, se prive de la possibilité de comprendre les signes des temps et de se préparer à l'effondrement des institutions religieuses.[138]

Mines magnétiques et guerre moderne

La publication relate un développement technique dans la guerre navale, signalant que les mines magnétiques allemandes, sur lesquelles l'Allemagne fondait de grands espoirs, auraient été neutralisées par les Britanniques. Ces derniers auraient découvert qu'un câble de cuivre chargé d'électricité, enroulé autour des navires, annule la charge magnétique des mines, les rendant inoffensives en trente minutes. Ce succès technique est présenté comme un exemple des innovations militaires en cours, dans un contexte de préparation intensive à un conflit généralisé.[139]

Vie en Afrique

La publication propose plusieurs anecdotes sur l'Afrique, mêlant observations naturalistes et critiques sociales. Elle décrit le phacochère, un animal africain au cou si court qu'il doit lever la tête et regarder à l'envers pour voir derrière lui, une particularité qui lui aurait valu d'être qualifié de « créature la plus laide qui marche » par les naturalistes. Elle évoque également un chef indigène d'Ouganda, diplômé d'Oxford, parlant treize langues et possédant une bibliothèque de référence, suggérant que sa situation pourrait être enviable dans le contexte troublé de la « chrétienté ».[140]

Un rapport colonial britannique sur la Sénégambie est également cité, soulignant les disparités économiques entre les fonctionnaires britanniques, payés 13 shillings par jour, et les travailleurs locaux, rémunérés 9 pence par jour. La publication relève que le taux de mortalité infantile y est trois à quatre fois plus élevé qu'en Angleterre, et interroge ses lecteurs sur la nécessité d'un gouvernement divin pour remédier à ces inégalités.[141]

Enfin, la publication ironise sur l'échec de la colonisation italienne en Éthiopie, où seulement 7 % des 200 000 Italiens envoyés par Mussolini seraient restés après l'annexion du pays, concluant que « le vol ne paie pas ».[142]

Il existe une voie de salut

La publication annonce la sortie du livre Salvation (Salut), rédigé par le juge Rutherford, dont plus de deux millions d'exemplaires auraient déjà été distribués. Elle présente ce livre comme une réponse aux craintes et aux incertitudes des nations, confrontées à la montée des dictatures, à la perte des libertés et à la menace d'un conflit mondial. Le texte souligne que seule une compréhension et une confiance en Dieu et en sa Parole permettraient d'échapper aux calamités à venir. Un coupon est proposé pour obtenir le livre contre une contribution de 25 cents, ou gratuitement en profitant d'une offre promotionnelle présentée sur la page suivante.[143]

Abonnement à la Tour de Garde

La dernière page du numéro est consacrée à la promotion de la revue La Tour de Garde, présentée comme une source d'instruction sur le gouvernement théocratique. La publication affirme que les religieux s'opposent à cette théocratie et tentent d'empêcher les gens d'en prendre connaissance, mais que La Tour de Garde offre les informations nécessaires pour comprendre « le plus grand gouvernement jamais mis en place ». Un abonnement d'un an, au prix de 1 dollar (1,40 dollar en dehors des États-Unis), est proposé, incluant gratuitement le livre Salvation et la brochure Refugees, deux publications récentes de Rutherford. Un coupon détachable est fourni pour faciliter la souscription.[144]


Illustrations du numéro

Références

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  1. Consolation du 1er mai 1940, p. 23.
  2. Consolation du 1er mai 1940, p. 23.
  3. Consolation du 1er mai 1940, p. 27.
  4. Consolation du 1er mai 1940, p. 32.
  5. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 2e éd., University of Toronto Press, 1997, p. 66.
  6. Consolation du 1er mai 1940, p. 18.
  7. Consolation du 1er mai 1940, p. 18.
  8. Consolation du 1er mai 1940, p. 17.
  9. Consolation du 1er mai 1940, p. 17.
  10. Consolation du 1er mai 1940, p. 28.
  11. Consolation du 1er mai 1940, p. 28.
  12. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 2e éd., University of Toronto Press, 1997, pp. 66, 68.
  13. Consolation du 1er mai 1940, p. 28.
  14. Consolation du 1er mai 1940, p. 22.
  15. Consolation du 1er mai 1940, p. 24.
  16. Consolation du 1er mai 1940, p. 26.
  17. Consolation du 1er mai 1940, p. 26.
  18. Consolation du 1er mai 1940, p. 15.
  19. Consolation du 1er mai 1940, p. 23.
  20. Consolation du 1er mai 1940, p. 23.
  21. Consolation du 1er mai 1940, p. 13, 22.
  22. Consolation du 1er mai 1940, p. 22.
  23. Consolation du 1er mai 1940, p. 30.
  24. « Degaussing », Wikipedia (en anglais).
  25. « A Brief History of Magnets: Degaussing Ships During World War II », Apex Magnets Blog.
  26. « Sir Charles Goodeve », Naval Museum of Manitoba.
  27. Consolation du 1er mai 1940, p. 30.
  28. Consolation du 1er mai 1940, p. 6.
  29. U.S. Senate, Special Committee Investigating the Munitions Industry, rapport S.1716–S.1722, 74e Congrès, juin 1936, disponible sur GovInfo.
  30. Consolation du 1er mai 1940, p. 7.
  31. Consolation du 1er mai 1940, p. 24.
  32. « A Ford & an Austin », Time Magazine.
  33. James Hanna, « Hank the Deuce », Substack, consulté en 2024.
  34. Consolation du 1er mai 1940, p. 3.
  35. Consolation du 1er mai 1940, p. 3.
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  131. Consolation du 1er mai 1940, p. 26.
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  136. Consolation du 1er mai 1940, p. 28.
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  140. Consolation du 1er mai 1940, p. 31.
  141. Consolation du 1er mai 1940, p. 31.
  142. Consolation du 1er mai 1940, p. 31.
  143. Consolation du 1er mai 1940, p. 31.
  144. Consolation du 1er mai 1940, p. 32.
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