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Consolation du 25 décembre 1940

De Tj-encyclopédie
Consolation du 25 décembre 1940
Revue Consolation
Date 1940
Année 1940
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro est dominé par la question des persécutions subies par les Témoins de Jéhovah aux États-Unis et en Grande-Bretagne en 1940, dans un contexte de guerre mondiale et de tensions intérieures croissantes. La publication y dresse un tableau accusatoire des violences orchestrées, selon elle, par la hiérarchie catholique romaine en alliance avec des organisations patriotiques américaines telles que l'American Legion, et avec la complicité tacite de l'administration Roosevelt.

Le numéro s'appuie sur des faits précis et documentés — incidents électoraux, violences à Richwood, convention théocratique d'Édimbourg, victoires judiciaires à Atlantic City — pour construire une démonstration cohérente : les Témoins de Jéhovah sont présentés comme des citoyens respectueux des lois, dont les droits constitutionnels sont bafoués par une coalition politico-religieuse que la publication assimile à une dérive vers la « mobocratie ».[1]

Analyse

Croyances

Le numéro du 25 décembre 1940 développe une doctrine théocratique cohérente, articulant plusieurs thèmes eschatologiques et ecclésiologiques qui se renforcent mutuellement à travers des articles en apparence disparates.

La pièce maîtresse doctrinale du numéro est l'article « L'imitation de la Théocratie », qui présente le gouvernement de Jéhovah exercé par le Christ comme le seul pouvoir légitime.[2] Cette affirmation n'est pas originale à ce numéro : elle constitue un axe central de la théologie rutherfordienne depuis la publication de Gouvernement en 1928 et la résolution de 1929 déclarant Jéhovah « seul souverain légitime ».[3] Ce qui est notable ici est l'application systématique du dualisme organisation-de-Dieu / organisation-de-Satan à la conjoncture de 1940 : fascisme, nazisme, communisme et hiérarchie catholique romaine sont explicitement regroupés comme des manifestations d'une seule et même « monstruosité » diabolique.[4] Ce regroupement, qui met sur le même plan des régimes politiquement antagonistes et une institution religieuse, ne procède pas d'une analyse politique ordinaire mais d'une lecture théologique binaire dans laquelle toute autorité humaine organisée est par définition une contrefaçon du royaume à venir.

L'article « L'imitation de la Théocratie » mobilise Daniel 11:31 et Marc 13:14 pour identifier la coalition politico-religieuse contemporaine à l'« abomination de la désolation ».[5] Cette identification, appliquée non plus à la Ligue des Nations seule — comme c'était le cas dans les années 1920 — mais aux régimes totalitaires en alliance avec l'Église catholique, constitue un glissement interprétatif significatif : la figure prophétique de Daniel 11 est actualisée à la situation européenne de 1940. La citation de Psaumes 45:16 pour illustrer le rôle des « princes terrestres » — Abel, Abraham, David — sous le règne du Christ messianique[6] s'inscrit dans la doctrine des « anciens dignitaires » que Rutherford avait développée à partir de 1925, notamment dans Réconfort pour le peuple et concrétisée par la construction de Beth-Sarim à San Diego en 1929 en vue d'accueillir ces princes ressuscités.[7]

La dimension eschatologique du numéro est omniprésente. La citation d'Amos 9:1-4 dans l'article « Mobocratie » pour annoncer la fin imminente des alliances politico-religieuses oppressives,[8] l'appel à l'intervention divine lors d'Armageddon contre les « meurtriers bestiaux » soviétiques dans la rubrique sur la Russie,[9] et la description de la « monstruosité diabolique » comme vouée à la destruction éternelle[10] forment un ensemble cohérent : le monde de 1940, avec ses guerres, ses totalitarismes et ses persécutions religieuses, est lu comme la confirmation de l'imminence du jugement divin, thème récurrent dans les publications de la Société Watch Tower depuis le début de la Seconde Guerre mondiale.[11]

Le rassemblement de la « grande multitude » mentionné lors du reportage sur la convention d'Édimbourg s'inscrit dans une doctrine que Rutherford avait formellement révélée lors de la convention de Washington en 1935, où, devant une assemblée de plusieurs milliers de personnes, il avait identifié la « grande foule » de Apocalypse 7:9 comme une classe distincte des 144 000 oints, destinée à survivre à Armageddon sur la terre.[12] Le reportage d'Édimbourg, en insistant sur la poursuite de ce rassemblement comme objectif théologique en cours d'accomplissement, confirme que cette doctrine est alors pleinement intégrée à la stratégie de prédication de l'organisation.[13]

La rubrique « Deux autres Jésus-enfants » illustre avec précision la position de la publication sur Noël. L'exploitation commerciale de la figure du nourrisson Jésus par des religieux catholiques est présentée non seulement comme une escroquerie financière mais comme une instrumentalisation théologique indigne.[14] Ce rejet s'inscrit dans un revirement doctrinal amorcé sous Rutherford : alors que des photographies attestent que Noël était encore célébré à Bethel en 1926, le Golden Age avait qualifié la fête de célébration d'origine païenne dès décembre 1927, et un discours de Richard H. Barber, prononcé le 12 décembre 1928, avait fourni la base doctrinale du rejet définitif de Noël par les Témoins de Jéhovah.[15] Le fait que ce numéro daté du 25 décembre 1940 ne contienne aucune reconnaissance de la fête, mais au contraire un article la tournant en dérision, confirme que douze ans après ce revirement, le rejet de Noël est pleinement institutionnalisé.

Le rôle des Témoins de Jéhovah comme avertisseurs du jugement divin, développé dans l'article « Mobocratie », repose sur une articulation théologique spécifique : la proclamation publique de la vérité biblique est présentée non comme un acte de haine envers les institutions religieuses critiquées, mais comme un acte de miséricorde.[16] Cette réinterprétation de la fonction prophétique — l'avertisseur qui crie au danger ne hait pas ceux qu'il prévient — est directement liée à la doctrine de la responsabilité individuelle devant Dieu : ceux qui rejettent le message en porteront la responsabilité, tandis que ses porteurs auront accompli leur devoir. Cette logique de l'« avertissement biblique » comme forme de miséricorde, distincte de la haine, constitue une réponse récurrente de la publication aux accusations de prosélytisme agressif ou d'intolérance.[17]

L'article « Vitesse » de C. B. Goodman mobilise Job 1:6-7 — le récit de Satan se présentant devant Jéhovah après avoir parcouru la terre — pour inférer que les créatures spirituelles doivent se déplacer à des vitesses très supérieures à celles connues de la physique humaine, afin de couvrir la distance entre la Terre et le « siège du gouvernement universel de Jéhovah ».[18] Cette utilisation d'un texte scripturaire narratif comme donnée cosmologique illustre une méthode exégétique caractéristique de la publication : les récits bibliques sont traités comme des sources d'information littérale sur la structure de l'univers, invitant le lecteur à en déduire des conclusions physiques ou astronomiques. La comparaison avec la vitesse de la lumière (670 millions de miles par heure), présentée comme inférieure aux vitesses impliquées par ces déplacements angéliques, situe le texte à l'intersection de la vulgarisation scientifique et de l'apologétique biblique, un genre que la publication cultivait régulièrement dans ses rubriques scientifiques.[19]

Organisation et histoire

Ce numéro du 25 décembre 1940 documente deux axes organisationnels distincts : d'une part, la mobilisation judiciaire de la Watch Tower Society face aux violences qui s'intensifient contre les Témoins de Jéhovah aux États-Unis depuis l'été 1940 ; d'autre part, la tenue d'une convention théocratique à Édimbourg en septembre 1940, événement qui constitue un témoignage de la vitalité organisationnelle du mouvement au Royaume-Uni en temps de guerre.

La décision de la Cour suprême des États-Unis dans l'affaire Minersville School District c. Gobitis, rendue le 3 juin 1940, avait validé l'obligation du salut au drapeau dans les écoles publiques, privant de facto les enfants de Témoins de Jéhovah de la protection constitutionnelle[20]. Cette décision fut suivie d'une recrudescence immédiate de violences contre les Témoins de Jéhovah dans l'ensemble du pays, documentées à hauteur de plus de 600 cas signalés au Département de la Justice américain[21]. Le numéro note avec insistance que le procureur général de l'époque, nommé par Roosevelt, n'a donné aucune suite à ces plaintes, ce qui constitue pour la rédaction une démonstration de l'instrumentalisation politique des violences contre le mouvement. Cette situation est directement liée au contexte de la campagne présidentielle de 1940, dont plusieurs articles du même numéro analysent les tensions.

L'incident de Richwood, en Virginie-Occidentale, survenu le 29 juin 1940, est l'un des épisodes les plus documentés de cette vague répressive. Selon les sources disponibles, des Témoins de Jéhovah venus distribuer de la littérature religieuse furent arrêtés par le shérif adjoint Martin Catlette et le chef de police Bert Stewart, tous deux membres de la Légion américaine locale. Une foule d'environ 1 500 à 2 000 personnes se rassembla, et les Témoins furent contraints d'ingérer chacun huit onces d'huile de ricin, ligotés ensemble par une corde, puis traînés à travers la ville sous les insultes. En 1942, un tribunal fédéral de district de Charleston condamna Catlette et Stewart pour violation des droits civiques, constituant selon le sociologue James Penton la seule condamnation fédérale obtenue parmi les centaines d'agressions enregistrées au cours de cette période[22]. Penton dénombre pour la période 1933-1951 environ 18 866 arrestations de Témoins américains et quelque 1 500 cas de violences de foule[23].

La victoire juridique la plus explicitement reproduite dans ce numéro est l'injonction permanente obtenue auprès d'un tribunal du district du New Jersey, interdisant aux autorités locales d'Atlantic City d'appliquer leurs ordonnances municipales contre les Témoins de Jéhovah et ordonnant à la ville d'en payer les frais de justice[24]. Cette injonction s'inscrit dans la stratégie de contentieux systématique menée depuis Brooklyn par Hayden Covington, responsable du département juridique de la Société Watch Tower, qui porta entre 1938 et 1955 quelque 45 affaires devant la Cour suprême des États-Unis, en remportant 36[25]. Le New Jersey était déjà un terrain de confrontation privilégié : les ordonnances discriminatoires du « boss » Frank Hague à Jersey City avaient été invalidées par la Cour suprême dans Hague c. Committee for Industrial Organization en 1939[26].

La convention théocratique d'Édimbourg, tenue du 13 au 15 septembre 1940, occupe une place centrale dans ce numéro par l'étendue du reportage qui lui est consacré. L'événement est organisé malgré les restrictions de carburant et les perturbations des transports imposées par la Seconde Guerre mondiale, et son déroulement dans l'Usher Hall d'Édimbourg — salle de 3 000 places — signale la capacité logistique du mouvement en Grande-Bretagne même en période de conflit. La mention explicite d'un discours de Rutherford lu en son absence, accompagné d'une lettre personnelle adressée à A. D. Schroeder, ainsi que l'envoi d'un télégramme de soutien collectif à Rutherford, illustrent le maintien d'un lien direct entre le siège de Brooklyn et les filiales européennes malgré la guerre[27]. A. D. Schroeder, mentionné comme l'un des organisateurs, était à cette période le représentant de la Société Watch Tower en Grande-Bretagne[28].

La couverture médiatique de la convention par quatre journaux écossais — The Scottish Daily Express, The Scotsman, The Edinburgh Evening Dispatch et The Evening News — est présentée par le numéro comme un indice de reconnaissance publique du mouvement[29]. La publication des photographies de l'immersion de 61 membres dans les bains de Glenogle par ces organes de presse constitue, pour la rédaction, un outil de légitimation sociale du rituel baptismal du mouvement face à une opinion publique britannique peu familière de ses pratiques.

Enfin, la rubrique consacrée à l'exploitation commerciale du « Christ-enfant » dans ce numéro de décembre 1940 s'inscrit dans une position doctrinale déjà arrêtée depuis la fin des années 1920. Les célébrations de Noël avaient progressivement été abandonnées à partir de 1927-1928, à la suite d'émissions radio et d'articles du Golden Age — périodique de la même organisation — qui qualifiaient Noël de célébration d'origine païenne[30]. Un discours de Richard H. Barber, prononcé le 12 décembre 1928 et reproduit dans les publications de la Watch Tower, avait formalisé le rejet doctrinal de cette fête[31]. En 1940, la critique de l'instrumentalisation commerciale de l'image du « Jésus-enfant » par des ordres catholiques s'inscrit donc dans un cadre théologique cohérent et stabilisé depuis plus d'une décennie, dans lequel Noël est perçu non comme une fête chrétienne légitime, mais comme un dispositif d'exploitation financière des fidèles par une hiérarchie religieuse assimilée à « Babylone la Grande »[32].

Science et médecine

L'article de C. B. Goodman intitulé « Vitesse », publié dans ce numéro, constitue un exemple caractéristique de la méthode rhétorique propre aux publications de l'époque rutherfordienne : mobiliser des données astronomiques authentiques et vérifiables pour en extraire, par une extension apparemment continue du raisonnement, une conclusion théologique que la physique est par définition incapable d'étayer.[33]

Le point de départ est scientifiquement solide. La vitesse de rotation de la Terre à l'équateur est en effet de l'ordre de 1 670 km/h (environ 1 038 miles par heure) — un chiffre calculable par simple géométrie à partir du rayon terrestre et de la durée d'une rotation complète, connu avec précision depuis le XIXe siècle.[34] La vitesse de révolution de la Terre autour du Soleil, d'environ 29,78 km/s soit quelque 107 200 km/h (66 600 miles par heure), est une donnée orbitale bien établie, légèrement inférieure au chiffre de 68 000 miles par heure cité par Goodman, lequel reste néanmoins dans un ordre de grandeur raisonnable pour une publication de vulgarisation.[35] Quant au déplacement d'ensemble du système solaire en direction de l'apex solaire — la constellation d'Hercule —, cette notion est également recevable : le mouvement propre du Soleil par rapport aux étoiles voisines était évalué à cette époque à environ 20 km/s (soit environ 44 700 miles par heure), une valeur établie et régulièrement citée dans la littérature astronomique populaire des années 1920 et 1930.[36] Cette dernière donnée bénéficiait, au moment de la publication, d'un crédit scientifique renforcé : c'est en 1927 que l'astronome néerlandais Jan Oort avait démontré, par l'analyse des vitesses propres d'un échantillon d'étoiles voisines, que la Voie lactée est en rotation différentielle — un résultat qui conférait à ces estimations de vitesses stellaires une assise théorique nouvelle.[37]

Jusqu'ici, Goodman ne commet aucune inexactitude notable. C'est dans la transition vers la conclusion que le raisonnement bascule hors du domaine de la physique. Après avoir calculé une vitesse combinée de l'ordre de 112 000 miles par heure pour tout être humain sur Terre, l'auteur affirme que cette vitesse, certes supérieure à celle d'un avion en chute libre, demeure modeste au regard de celle de la lumière — ce qui est rigoureusement exact, la vitesse de la lumière étant de l'ordre de 670 millions de miles par heure.[38] Mais la publication franchit ensuite un saut logique que la physique de l'époque — ni celle d'aujourd'hui — ne peut cautionner : elle en déduit que les « créatures spirituelles » mentionnées en Job 1:6-7, qui se déplaceraient entre la Terre et le « siège du gouvernement universel de Jéhovah », doivent nécessairement se mouvoir à des vitesses « bien supérieures » à celle de la lumière.[39] Or, dès 1905, la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein avait posé la vitesse de la lumière dans le vide comme limite physique absolue pour tout objet doté de masse, rendant le dépassement de cette limite incompatible avec les lois connues de la physique.[40] La revue, en 1940, ne pouvait donc ignorer que cette inférence excède ce que la physique autorise — ce qui ne l'empêche pas de la présenter comme le prolongement naturel, presque évident, du calcul astronomique qui précède.

Cette démarche est représentative d'un procédé rhétorique récurrent dans les publications de la Société Watch Tower à l'époque de Rutherford : la science exacte y est convoquée non pour être contestée, mais pour être utilisée comme caution d'autorité, sa crédibilité rejaillissant par contiguïté sur des affirmations qui lui sont en réalité étrangères. Le lecteur qui a accepté les données astronomiques vérifiables est naturellement conduit, par la continuité narrative, à accorder la même confiance à la thèse théologique qui les prolonge — sans que la rupture épistémologique entre les deux registres soit jamais signalée.[41]

Économie et société

La rubrique « La décennie de l'hypocrisie » du numéro présente les années 1930 comme une période d'effondrement moral universel, citant Upton Close pour qualifier cette décennie de « supercherie cynique et brutale » dominée par des « rackets politiques déguisés en idéologies ».[42] La publication a ici un intérêt idéologique évident : son discours eschatologique requiert que le monde séculier soit présenté comme irrémédiablement corrompu, au seuil d'un effondrement imminent justifiant l'imminence du jugement divin. Or, si les années 1930 ont effectivement été marquées par la Grande Dépression, la montée des totalitarismes et des conflits armés, la présentation de l'ensemble de la décennie comme une unité morale homogène de déchéance est une opération rhétorique qui efface des dynamiques contrastées : la même décennie vit l'adoption du Social Security Act en 1935, la réduction significative du chômage américain entre 1933 et 1937, et des progrès réels en matière de droit du travail. La citation d'une seule source — un éditorialiste, non un historien — pour soutenir un verdict aussi général illustre le procédé : la revue sélectionne les voix qui confirment sa thèse, et les présente comme des jugements d'autorité.

Le biais le plus saillant concerne la présentation du New Deal de Franklin D. Roosevelt comme cause directe de la « mobocratie » et des violences politiques de 1940. La revue impute à l'administration Roosevelt d'avoir « sapé le respect de la loi » et « attisé les divisions de classe » au point de rendre inévitables les agressions contre les partisans du candidat républicain Wendell Willkie lors de la campagne présidentielle de 1940.[43] Cette interprétation présente les violences de foule comme le fruit direct de la politique sociale rooseveltienne, et non comme des phénomènes ponctuels inscrits dans une campagne présidentielle inhabituellement tendue — Roosevelt briguant un troisième mandat sans précédent, ce qui polarisa l'électorat et alimenta des accusations de dérive dictatoriale de part et d'autre.[44] Les sources historiques indépendantes disponibles ne confirment pas l'existence d'agressions physiques organisées contre les partisans de Willkie comparables à ce que suggère la revue : la campagne fut décrite comme âprement disputée sur le plan rhétorique et médiatique, non comme une séquence de violences planifiées.[45]

La revue associe par ailleurs les grèves violentes à l'irresponsabilité morale du New Deal, les présentant comme symptôme d'un mépris général de l'ordre légal.[46] Or, les tensions ouvrières des années 1936-1937 — les grèves sur le tas qui paralysèrent les industries automobile et métallurgique — étaient antérieures aux élections de 1940 et répondaient à des conditions de travail documentées et à une résistance patronale parfois violente : lors du « massacre du Memorial Day » du 30 mai 1937, la police tira sur des piquets de grève de Republic Steel à Chicago, causant dix morts.[47] Présenter ces conflits comme l'expression d'une « mentalité de foule » encouragée par Roosevelt revient à inverser la causalité documentée par l'historiographie sociale.

Enfin, la brève consacrée à la situation économique de la production fruitière de l'État de Washington — les producteurs de pommes ayant perdu le marché britannique et français, estimé à seize millions de dollars — est, elle, factuelle et non déformée par l'idéologie : elle reflète une réalité économique directement vérifiable par les données commerciales de l'époque, liée aux perturbations des échanges transatlantiques consécutives à l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne et à la défaite de la France.[48] La revue n'y attache aucun commentaire eschatologique, ce qui en fait l'un des rares éléments économiques du numéro exempt de biais rhétorique identifiable.

Contenu

Mobocratie (deuxième partie)

Ce long article en deux parties, dont seule la deuxième est reproduite ici, dénonce avec virulence les doctrines catholiques relatives au purgatoire et à l'enfer, qu'il qualifie de « blasphématoires » et d'« inventions horribles » destinées à terroriser les fidèles[49]. La publication cite abondamment un texte jésuite décrivant le purgatoire comme un « vaste chaos sombre et hideux, rempli de feu et de flammes », où les âmes subissent des supplices surpassant toutes les tortures terrestres[50]. Ces descriptions, tirées d'un ouvrage du XIXe siècle, sont présentées comme la preuve que l'Église catholique déforme délibérément la nature de Dieu, décrit dans les Écritures comme amour (1 Jean 4:8), et nie la condition des morts, qui ne savent rien (Ecclésiaste 9:5,10)[51].

L'article établit un lien direct entre ces doctrines et les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah, accusant l'Église catholique de recourir à la violence pour imposer ses croyances. Il évoque des instruments de torture historiques (castration, chevalet, gril) et affirme que les États-Unis, en s'alliant avec cette hiérarchie religieuse, se dirigent vers une « mobocratie » (gouvernement par la foule violente) qui mènera à leur destruction[52]. La publication cite le livre d'Amos (Amos 9:1-4) pour annoncer la fin imminente de tous les systèmes oppressifs, y compris ceux qui s'appuient sur des alliances politiques et religieuses[53].

L'article rejette également les accusations selon lesquelles les Témoins de Jéhovah seraient des « provocateurs de haine ». Il affirme que leur rôle consiste à proclamer la vérité biblique et à avertir du jugement divin, une mission présentée comme un acte de miséricorde plutôt que de haine. La publication souligne que ceux qui rejettent ce message et persécutent ses porteurs en porteront la responsabilité devant Dieu[54].

Qui incite aux émeutes ?

Cet article analyse les violences survenues lors de la campagne présidentielle américaine de 1940, notamment des agressions contre des partisans de Wendell Willkie, candidat républicain opposé à Franklin D. Roosevelt. La publication cite plusieurs incidents rapportés par le Los Angeles Examiner : jets d'objets contre un train de campagne de Willkie, blessure d'une jeune femme par un projectile lancé depuis un immeuble, et salissure des vêtements de l'épouse du candidat par des œufs[55].

L'article impute la responsabilité de ces violences au « New Deal » de Roosevelt, accusé d'avoir encouragé une mentalité de « foule » (mob-minded) en sapant le respect de la loi et en attisant les divisions de classe. Il énumère plusieurs exemples de ce qu'il considère comme des atteintes à l'État de droit sous l'administration Roosevelt : tentatives de subvertir la Constitution, destitution arbitraire de responsables fédéraux, mépris des lois sur l'immigration, et soutien aux grèves violentes[56]. La publication suggère que ces comportements ont créé un climat propice à l'intimidation et à la violence politique, notamment contre les opposants au troisième mandat de Roosevelt.

La conclusion de l'article est sans équivoque : « Ni la loi ni la démocratie ne peuvent survivre dans un pays où règne une mentalité de foule ». Il souligne que plus de 600 cas de violences contre les Témoins de Jéhovah ont été signalés au Département de la Justice, mais que le procureur général, nommé par Roosevelt, n'a pris aucune mesure pour les poursuivre[57].

Convention théocratique d'Édimbourg

Participants prenant position pour le Royaume de Jéhovah. Immersion lors de la convention d'Édimbourg

Ce reportage décrit la convention théocratique organisée à Édimbourg, en Écosse, du 13 au 15 septembre 1940, malgré les restrictions de carburant et les difficultés de transport liées à la guerre. Environ 400 délégués venus de Glasgow ont emprunté un train spécial, tandis que quatre jeunes hommes ont parcouru plus de 200 miles à vélo depuis Manchester pour y assister[58].

La convention s'est tenue dans deux lieux : le samedi dans la Salle du Royaume locale, et le dimanche dans l'Usher Hall, une salle de 3 000 places. Les réunions ont été marquées par une forte participation à la prédication, avec 360 magazines, trois livres et trois brochures distribués en peu de temps. Un point fort de l'événement a été la lecture d'un discours du juge Rutherford intitulé « La Fin », accompagné d'une lettre personnelle adressée à A. D. Schroeder, l'un des organisateurs. Les délégués ont exprimé leur unité en envoyant un télégramme de soutien à Rutherford[59].

Le dimanche, 1 063 proclamateurs ont consacré 2 519 heures au travail de terrain, distribuant 552 livres, 4 940 brochures et 1 182 magazines. L'article souligne l'efficacité de l'organisation et l'enthousiasme des participants, notamment des pionniers (proclamateurs à plein temps), dont une centaine étaient présents. Plusieurs expériences de prédication sont rapportées, dont celle d'une femme ayant visité l'Allemagne, la Russie et l'Espagne, et ayant montré un intérêt particulier pour les publications[60].

Les discours ont insisté sur la nécessité de rester fidèle à l'organisation de Jéhovah, de poursuivre le rassemblement de la « grande multitude » mentionnée dans les Écritures, et de rejeter les pratiques comme le tabagisme, présentées comme incompatibles avec une vie dédiée à Dieu. L'article mentionne également que les attaques croissantes contre les Témoins de Jéhovah de la part des religionistes sont un signe des « temps périlleux » annoncés dans la Bible[61].

Religion comme remède mondial

La conférence intitulée « La Religion comme remède mondial » (Religion as a World Remedy), prononcée par Rutherford lors de la convention d'Édimbourg, a attiré plus de 1 500 auditeurs. L'article rapporte l'enthousiasme d'un jeune homme présent dans l'assistance, qui a partagé ses impressions avec une voisine, soulignant l'impact du discours sur les participants. La presse écossaise, notamment The Scottish Daily Express, The Scotsman, The Edinburgh Evening Dispatch et The Evening News, a couvert l'événement de manière équilibrée, en mettant en avant les objectifs de la Société Watch Tower et en publiant des photographies de l'immersion de 61 Témoins de Jéhovah dans les bains de Glenogle. Un journaliste du Daily Express a exprimé sa surprise en constatant que les participants ne correspondaient pas aux stéréotypes qu'il s'était imaginés, décrivant des hommes, des femmes et des enfants vêtus de maillots de bain modernes, loin des clichés de mysticisme ou de rituels ésotériques[62].

L'article souligne également l'importance de la prédication de maison en maison, illustrée par plusieurs témoignages. Une femme, convaincue de l'échec des systèmes politiques et économiques, a finalement compris la vérité après avoir assisté à une étude modèle chez elle. Une autre, ayant accepté la vérité en 1918, a vu sa famille se convertir en 1940, son mari, sa fille, son fils et sa belle-fille rejoignant le mouvement. Un proclamateur a profité d'un trajet en train pour partager le message avec une jeune catholique, qui a abandonné l'Église romaine pour devenir pionnière à plein temps en trois mois. Enfin, un autre a mené une étude modèle dans sa voiture avec une travailleuse des mesures de précaution contre les raids aériens (Air Raid Precaution), qui a ensuite assisté à la conférence du soir[63].

La convention s'est terminée sur une note d'espoir, les participants quittant la salle Usher Hall sous les conditions de black-out imposées par la guerre, mais guidés par la lumière de la pleine lune. L'article insiste sur la détermination des Témoins de Jéhovah à poursuivre leur mission malgré les difficultés, en citant les paroles de Jésus dans Matthieu 10:16 : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes »[64].

Jeunes proclamateurs théocratiques lors de la convention d'Édimbourg.

Respectueux des lois

Cette rubrique dénonce les entraves posées par certaines autorités locales à la prédication des Témoins de Jéhovah, en particulier à Atlantic City, où des policiers et des responsables municipaux ont tenté d'interdire la distribution de littérature religieuse en échange de contributions. L'article rappelle que la Cour suprême des États-Unis a statué à plusieurs reprises en faveur des Témoins de Jéhovah, confirmant leur droit de prêcher de cette manière. En réponse à ces violations, un tribunal de district du New Jersey a émis une injonction permanente interdisant à la ville d'Atlantic City, à ses agents et employés, d'appliquer des ordonnances locales contre les Témoins de Jéhovah ou de les arrêter pour leur activité de distribution de publications[65].

Le décret, reproduit intégralement dans l'article, précise que les défendeurs sont « définitivement empêchés et interdits » d'appliquer les ordonnances municipales contre les plaignants et les autres Témoins de Jéhovah, sous peine de poursuites pour violation des droits civils garantis par la Constitution. L'injonction couvre explicitement la distribution de magazines, de périodiques et de brochures liés à leur foi, et ordonne à la ville de payer les frais de justice[66].

« Non honteux de l'Évangile du Christ » — Proclamateur théocratique lors de la convention d'Édimbourg.

La Légion à l'huile de ricin

Cet article accuse l'American Legion, une organisation patriotique américaine, de collaborer avec la hiérarchie catholique romaine pour persécuter les Témoins de Jéhovah. Il cite plusieurs exemples de violences commises par des membres de la Légion, notamment à Richwood (Virginie-Occidentale), où des Témoins de Jéhovah ont été arrêtés par la police d'État puis livrés à une foule dirigée par des prêtres catholiques. Les victimes, dont neuf hommes, ont été ligotées comme du bétail et forcées d'ingurgiter de l'huile de ricin sous la menace d'un médecin équipé d'une pompe stomacale. Elles ont ensuite été traînées à travers la ville, insultées par une foule de 2 000 personnes, et chassées de la localité sous les cris de « Heil Hitler » et « Cinquième colonne »[67].

L'article dénonce également les origines troubles de l'American Legion, fondée par des financiers impliqués dans des affaires de fraude, comme la société Swift & Company. Il rappelle que son commandant en 1923, Alvin Owsley, avait menacé d'appliquer aux États-Unis les méthodes fascistes utilisées en Italie. L'article conclut en accusant la Légion, la police et les prêtres catholiques de conspirer pour placer les Américains sous le contrôle du pape, au mépris des institutions démocratiques[68].

Chemins de fer et navires à vapeur

Cette rubrique présente plusieurs brèves sur les transports et l'industrie.

Un premier article relate le voyage du paquebot Queen Elizabeth, qui a traversé l'Atlantique sans encombre malgré la guerre, grâce au silence des habitants de Clydeside (Écosse), conscients des risques liés aux indiscrétions en temps de conflit. Le navire, long de 1 031 pieds, est présenté comme un symbole de l'ingéniosité britannique[69].

Un second article décrit les nouvelles voitures Pullman de seconde classe, conçues pour offrir un confort abordable. Ces wagons comporteront des compartiments de six ou trois places, avec des couchettes superposées et des équipements tels que des lavabos à eau chaude et froide. L'article souligne l'importance de maintenir des tarifs modérés pour assurer le succès de cette initiative[70].

Un troisième article met en avant les progrès réalisés par les chemins de fer américains depuis 1920. Les wagons de fret, désormais capables de transporter 50 tonnes au lieu de 42, et les locomotives, 43 % plus puissantes, permettent une augmentation significative de l'efficacité. Les trains de marchandises circulent 64 % plus vite, et les wagons ne peuvent plus être utilisés comme entrepôts, ce qui améliore la productivité globale du secteur[71].

Un article évoque également le sort d'un navire dont la moitié avant a été soufflée par une torpille quelque part au large des îles britanniques, l'autre moitié étant néanmoins ramenée en Écosse par l'équipage survivant après dix jours de navigation sur cent miles. La publication présente cet exploit comme un exemple de courage et d'ingéniosité contrastant avec les méthodes nazies.[72]

Un autre article décrit les opérations de sauvetage expérimental de marins par des dirigeables au large du New Jersey. Lors d'un essai, un dirigeable a réussi à descendre un canot de sauvetage en caoutchouc depuis une hauteur de 100 pieds, permettant à un marin de monter à bord puis d'être redescendu. L'expérience a également testé l'utilisation d'une échelle de corde, ouvrant des perspectives pour les opérations de sauvetage en mer[73].

Un dernier article signale qu'un million de jeunes Russes seront désormais chaque année enrôlés dans un service du travail d'État de six ans, dont les deux premières années consacrées à une formation dans des écoles industrielles spécialement créées, et les quatre années suivantes au travail dans des entreprises d'État.[74]

La Russie mal dirigée

Cette rubrique critique sévèrement le régime soviétique et son dirigeant, Joseph Staline, en mettant en lumière les faiblesses de l'Armée rouge lors de la guerre contre la Finlande.

L'article souligne que l'artillerie russe, bien que nombreuse, est mal utilisée et que les soldats, mal équipés pour le climat, souffrent de gelures. L'organisation des attaques est décrite comme « de second ordre », avec des erreurs coûteuses, comme des assauts de chars contre des obstacles infranchissables. Les officiers finlandais attribuent ces défaillances aux purges staliniennes, qui ont décimé 80 % des officiers supérieurs au-dessus du grade de commandant. Les survivants, souvent des flagorneurs ou des incompétents, manquent de leadership et hésitent à prendre des décisions, ce qui se répercute sur les troupes et les services logistiques[75].

L'article cite le New York Times pour illustrer cette démoralisation et conclut que Staline a commis une erreur stratégique en éliminant trop d'officiers compétents. La résistance de la Finlande a ainsi bouleversé les plans militaires britanniques et révélé la vulnérabilité de l'URSS[76].

Un autre article dénonce l'occupation « pacifique » de la Roumanie par l'URSS, qui a exigé la cession immédiate de la Bessarabie. Après avoir obtenu satisfaction, les Soviétiques ont attaqué l'armée roumaine en retraite, tuant et blessant des soldats sans défense. L'article qualifie ces actes de « bestiaux » et les attribue à la volonté de Staline d'étendre son influence, en utilisant des chars et des avions pour terroriser la population. Il conclut en appelant à l'intervention divine pour éliminer ces « meurtriers bestiaux » lors de la bataille d'Armageddon[77].

Un troisième article accuse la Russie de cynisme en justifiant l'invasion de la Lituanie par des prétextes fallacieux, comme la prétendue persécution de soldats soviétiques. L'article compare ces accusations à celles d'Hitler contre d'autres pays et souligne l'hypocrisie du régime soviétique[78].

Enfin, un dernier article ironise sur les célébrations du soixantième anniversaire de Staline, au cours desquelles le journal Pravda a consacré 71 colonnes sur 72 à des éloges du dirigeant, ne laissant qu'une colonne pour les actualités mondiales. L'article interprète cette disproportion comme une preuve de la servilité des médias soviétiques envers le régime[79].

États des montagnes Rocheuses

Cette rubrique aborde plusieurs sujets liés aux États des montagnes Rocheuses, en mettant l'accent sur les libertés constitutionnelles et les enjeux économiques.

Un premier article rappelle l'importance du Bill of Rights (Déclaration des droits), qui garantit aux citoyens américains des libertés fondamentales telles que la liberté de religion, d'expression, de propriété et le droit à un procès équitable. L'article souligne que ces droits doivent être protégés pour tous, y compris pour les minorités, afin d'éviter leur disparition progressive. Il met en garde contre les doctrines haineuses prêchées par certains groupes et insiste sur la nécessité de défendre ces principes face aux menaces extérieures et intérieures[80].

Un second article dénonce les « tribunaux kangourous » (kangaroo courts) dans les prisons et les centres de détention, où des détenus malveillants sont autorisés à infliger des punitions illégales à d'autres prisonniers. L'article cite le cas d'un jeune garçon de 16 ans tué à Denver et critique l'incompétence des responsables pénitentiaires, qui délèguent leur autorité à des « mouchards » (stool-pigeons). Il appelle le Département de la Justice à engager des poursuites contre les fonctionnaires tolérant de telles atrocités[81].

Un troisième article évoque les conséquences de la guerre sur l'industrie du saumon dans le fleuve Columbia. Contrairement aux craintes initiales, la construction du barrage de Bonneville n'a pas mis fin à la pêche au saumon. Les poissons, capables de gravir les 1 200 échelles à poissons en béton, atteignent désormais leurs zones de reproduction en meilleure condition qu'auparavant, lorsqu'ils devaient franchir des rapides de 70 pieds[82].

Un quatrième article aborde les difficultés rencontrées par les producteurs de pommes américains en raison de la guerre. La perte du marché britannique et français, qui absorbait auparavant 16 millions de dollars de pommes et de poires, a durement touché les producteurs de l'État de Washington. Ces derniers ont sollicité l'aide de l'American Federation of Labor (AFL) pour acheter 4 millions de caisses de pommes et atténuer leur crise économique[83].

La rubrique se termine par une brève mention de la découverte d'une nouvelle grotte à Carlsbad, au Nouveau-Mexique. Cette caverne, l'une des plus grandes au monde, comprend une chambre de 700 pieds de large et trois miles de long, avec un plafond si haut qu'il est invisible même avec des projecteurs puissants[84].

Vitesse

Cette rubrique explore la notion de vitesse à travers une perspective à la fois scientifique et humoristique. L'auteur, C. B. Goodman, affirme avoir voyagé à plus de 1 000 miles par heure sans quitter sa chambre, en exploitant le mouvement de la Terre. Il explique que la rotation terrestre à l'équateur atteint cette vitesse, tandis que la révolution de la Terre autour du Soleil s'élève à 68 000 miles par heure. En combinant ces mouvements avec celui du système solaire vers la constellation d'Hercule (43 060 miles par heure), l'auteur calcule une vitesse totale de 112 000 miles par heure pour tout être humain sur Terre. Il souligne que cette vitesse, bien que supérieure à celle d'un avion en chute libre (670 miles par heure), reste modeste comparée à celle de la lumière (670 millions de miles par heure). L'article conclut en rappelant que la vitesse est une notion relative et que les créatures spirituelles, comme celles mentionnées dans Job 1:6-7, doivent voyager à des vitesses bien supérieures pour se déplacer entre la Terre et le siège du gouvernement universel de Jéhovah[85].

L'imitation de la Théocratie

Cet article dénonce les régimes totalitaires et les institutions religieuses qui, selon la publication, constituent une contrefaçon du gouvernement théocratique de Jéhovah. Il décrit ces systèmes comme une « monstruosité » (monstrosity), dirigée par des dictateurs (fascistes, nazis, communistes) et soutenue par des institutions religieuses, notamment la hiérarchie catholique romaine. Cette contrefaçon, attribuée au Diable, cherche à usurper l'autorité de Jéhovah et à détourner les humains de Son royaume. L'article souligne que le gouvernement théocratique, dirigé par le Christ et ses représentants terrestres (comme Abel, Abraham ou David), est le seul légitime et apportera paix, prospérité et vie éternelle aux obéissants. En revanche, la « monstruosité » est présentée comme intrinsèquement injuste, source de conflits et de souffrance, et conduisant à la destruction éternelle. L'article cite Psaumes 45:16 pour illustrer le rôle des princes terrestres sous le règne du Christ[86].

L'article poursuit en identifiant la Société des Nations, puis les régimes totalitaires (fascisme, nazisme, communisme) et la hiérarchie catholique comme des outils du Diable pour tromper l'humanité. Il affirme que ces systèmes, bien qu'ils prétendent établir la paix et la prospérité, ne sont qu'une parodie du royaume de Dieu. La publication met en garde contre cette « abomination de la désolation » (référence à Daniel 11:31 et Marc 13:14), qui persécute les Témoins de Jéhovah pour leur proclamation de la vérité théocratique. L'article appelle les personnes de bonne volonté à fuir ces systèmes et à se réfugier sous le règne du Christ, sous peine d'être détruites avec la contrefaçon diabolique[87].

Social

Cette rubrique aborde divers sujets sociaux et statistiques sous forme de brèves.

Un premier article, intitulé « Ce que préfèrent les joueurs » (What the Gamblers Prefer), présente les résultats d'un sondage Gallup révélant que 53 % des Américains parient régulièrement. Les loteries religieuses arrivent en tête des préférences (19 %), suivies des punchboards (17 %), des machines à sous (15 %) et des jeux de cartes (14 %). L'article ironise sur le caractère « religieux » des loteries, suggérant qu'elles sont plus conformes aux valeurs morales des parieurs[88].

Un article intitulé « Études sur la longévité » (Studies in Longevity), résume les conclusions du biologiste Raymond Pearl, de l'université Johns Hopkins. Selon ses recherches, fumer et boire de l'alcool réduisent l'espérance de vie, tandis que le travail intense avant 40 ans n'a pas d'impact négatif. L'article souligne que les meilleures chances de longévité reviennent à ceux dont les parents ont vécu jusqu'à un âge avancé, suggérant une prédisposition génétique[89].

Un article, « La décennie de l'hypocrisie » (The Decade of Hypocrisy), dresse un bilan critique des années 1930. Décrites comme une période de dépression mondiale, de guerres et de tromperie généralisée, ces années sont présentées comme marquées par des « rackets politiques déguisés en idéologies ». L'article cite Upton Close, qui dénonce l'hypocrisie des dirigeants et l'échec des idéaux humanistes, concluant que cette décennie restera dans l'histoire comme une ère de « supercherie cynique et brutale »[90].

Un article, « Les hauts et les bas de la population » (Ups and Downs of Population), compare les données des recensements de 1930 et 1940 pour plusieurs villes américaines. New York enregistre la plus forte croissance (+449 813 habitants), tandis que des villes comme Philadelphie, Saint-Louis et Pittsburgh voient leur population diminuer. L'article attribue ces baisses à l'exode vers les zones rurales, favorisé par l'automobile[91].

Un article, « Le monde a-t-il jamais été pire ? » (Was the World Ever Worse?), rapporte une déclaration d'Evangeline Booth, générale de l'Armée du Salut, selon laquelle le monde actuel serait meilleur que jamais. L'article cite cette opinion sans commentaire supplémentaire, laissant au lecteur le soin d'en juger[92].

L'ordre des brèves dans cette rubrique, tel qu'imprimé dans le document, est donc : « Ce que préfèrent les joueurs », « La décennie de l'hypocrisie », « Les hauts et les bas de la population », « Le monde a-t-il jamais été pire ? » et enfin « Études sur la longévité ». L'article sur la longévité clôt la rubrique, ayant été précédemment mal placé dans la rédaction initiale.

Chirurgie

Cette rubrique présente plusieurs cas médicaux et innovations chirurgicales.

Un premier article, « 43 ans sans avaler » (43 Years Without a Swallow), relate l'histoire de Mme Sylvester Gross, qui, après avoir ingéré de la soude caustique à l'âge de deux ans, a perdu la capacité d'avaler. Opérée à l'Université de Pennsylvanie, elle s'alimente depuis par une sonde gastrique. Malgré cette condition, elle a élevé sept enfants en bonne santé et participe activement à la proclamation du nom de Jéhovah[93].

Un second article, « La réparation des vaisseaux sanguins » (Severed Blood Vessels), décrit une innovation médicale consistant à utiliser des tiges de sucre enrobées d'huile pour réparer les vaisseaux sanguins sectionnés. Ces tiges, qui se dissolvent en quinze secondes dans le sang, servent de support temporaire pour la cicatrisation. L'inventeur, un étudiant en médecine, espère que cette technique facilitera les interventions chirurgicales[94].

Un troisième article, « Le garçon à la vision inversée » (The Boy with Upside-down Vision), raconte l'histoire de Richard Kenealy, un enfant de neuf ans qui voyait le monde à l'envers en raison d'un dysfonctionnement nerveux lié à son œil droit. Le port de lunettes avec un verre opaque, alterné entre les deux yeux, a permis de corriger ce trouble[95].

Un quatrième article, « La réparation d'un cœur » (The Mending of a Heart), relate le cas d'une femme accidentellement blessée au cœur par un revolver. Après une intervention chirurgicale de 23 minutes, incluant une transfusion sanguine, elle a survécu et retrouvé une vie normale[96].

Un cinquième article, « Un éclat d'obus voyage pendant vingt-deux ans » (Shrapnel Wandered Twenty-two Years), raconte l'histoire de Martin Stravato, blessé par un éclat d'obus en 1917 en Afrique. L'éclat, resté dans son corps, a migré jusqu'à son poignet, où il a été extrait en 1939[97].

Enfin, un dernier article, « La toux de Joan a été guérie » (Joan's Cough Was Cured), relate le cas d'une fillette de deux ans souffrant d'une toux persistante. Après l'ablation de ses amygdales sans résultat, une radiographie a révélé la présence d'une épingle de sûreté dans sa gorge, dont l'extraction a mis fin à ses symptômes[98].

Deux autres « Jésus-enfants »

La rubrique aborde l'exploitation commerciale et religieuse de l'image du « Jésus-enfant » pendant la période de Noël. La publication dénonce l'utilisation de cette figure sacrée comme argument de vente par des institutions religieuses, notamment catholiques. Elle cite l'exemple du « Très Révérend Père » Albert, de l'ordre des Mineurs Conventuels (O.M.C.), qui, dans une lettre de Noël, mentionne le « Nouveau-Né Sauveur » avant de solliciter des dons financiers allant de 1 à 500 dollars par personne. La publication souligne l'hypocrisie de telles pratiques, où l'image du « Christ-enfant » est instrumentalisée pour promouvoir des magazines, des diplômes de messe et d'autres produits commerciaux[99].

Un autre exemple est celui du « Très Révérend Père » D.B. Greifenberg, de l'ordre des Missionnaires du Sacré-Cœur (M.S.C.), qui, sans demander directement de l'argent, invite les fidèles à offrir un « cadeau libéral » à « l'Enfant Jésus » en guise de présent de Noël. La publication ironise sur le fait que les donateurs n'ont pas à se soucier de la gestion de ces fonds, suggérant que les responsables religieux pourraient même les investir en Bourse sans craindre de représailles divines, car « les nourrissons sont très indulgents » [100].

La publication rappelle également une illustration de la hiérarchie catholique représentant le « Purgatoire », où Jésus est dépeint comme un nourrisson dans les bras de Marie, soulignant le caractère absurde et manipulateur de telles représentations[101].

Lettre du « Père » Kelly et du « Père » Thoms annonçant des parties de bingo au Baxter Hall de Cleveland, Ohio, en vue de rembourser les dettes de la paroisse.

L'arnaque des aumôniers

Cet article critique le système des aumôniers dans l'armée américaine, le qualifiant de « farce » et de « nuisance ». La publication souligne que les aumôniers, payés par l'État, sont en réalité des parasites qui profitent des deniers publics sans apporter de réelle valeur spirituelle ou morale. Elle cite des débats historiques au Congrès des États-Unis, où des opposants comme James Madison ont dénoncé cette pratique comme une violation de la séparation entre l'Église et l'État. Madison avait écrit que la nomination d'aumôniers payés par le Trésor public était une déviation regrettable, et que ces « bagatelles » finissaient par servir de précédent à des abus plus graves[102].

La publication mentionne également des débats houleux au Congrès en 1839 et 1840, où des représentants comme Cooper et Rice Garland avaient dénoncé le système des aumôniers comme une « farce solennelle ». En 1840, le vote contre les aumôniers était passé de 12 à 21 voix, et en 1860, il avait atteint 61 voix, montrant une opposition croissante. Cependant, la guerre de Sécession avait détourné l'attention du Congrès, et la question n'avait plus été soulevée par la suite[103].

L'article souligne que les aumôniers sont répartis selon l'importance numérique des dénominations religieuses, ce qui favorise l'Église catholique, qui compte comme membres tous ceux qui ont été baptisés, même s'ils ne fréquentent plus l'église. Les dénominations éligibles pour fournir des aumôniers incluent les épiscopaliens, les catholiques romains, les juifs, les unitariens, les scientistes chrétiens, les mormons, les luthériens, les adventistes, les universalistes, et les églises affiliées au Conseil fédéral des Églises du Christ, avec l'Église catholique en tête[104].

La publication décrit également le fonctionnement des aumôniers dans l'armée, qui organisent des cérémonies religieuses juste avant les projections de films. Beaucoup de soldats viennent tôt pour assister au film, et les aumôniers comptent ces personnes comme participantes à leurs offices, gonflant ainsi l'importance de leur travail dans leurs rapports. L'article conclut en qualifiant ces hommes de « sangsues » et de « nuisances » pour le pays[105].

Un ancien aumônier unitarien de la guerre de Sécession est cité pour avoir ironisé sur la situation : il priait pour la victoire de l'armée de l'Union, tandis que les aumôniers confédérés priaient pour la victoire de leur camp, plaçant ainsi Dieu dans une position embarrassante[106].

Arrêter le Kaiser

Cet article revient sur les conséquences de la Première Guerre mondiale, en particulier sur le sort de l'empereur allemand Guillaume II (« le Kaiser »). La publication ironise sur le fait que les États-Unis ont réussi à « arrêter le Kaiser », qui vit désormais en Hollande sans que sa fortune n'ait été entamée, tandis que les Américains paient encore le prix de cette guerre. Elle souligne que les dirigeants allemands et leurs familles ont échappé sans dommage, alors que 126 000 soldats américains sont morts sur les champs de bataille européens et que 234 000 autres ont été blessés, mutilés ou rendus fous[107].

La publication pose une question rhétorique : « Avons-nous rendu le monde sûr pour la démocratie ? » et répond par une moquerie amère, affirmant que les démons doivent rire et les anges pleurer face à cette situation. Elle rappelle que la guerre n'a pas pris fin depuis l'armistice et que le monde continue de souffrir de conflits incessants[108].

L'article énumère ensuite les « bénéfices » que les États-Unis ont tirés de la guerre : la prohibition, des timbres postaux à trois cents, la grippe espagnole, l'île de Yap, une dépression économique de dix ans, une dette nationale de quarante milliards de dollars, des impôts accrus, et le surnom de « Oncle Shylock » donné par les nations qu'ils avaient « sauvées »[109].

Enfin, la publication critique l'appel actuel à « arrêter Hitler », soulignant que les grandes « démocraties » européennes sont responsables de la montée du dictateur allemand. Elle rappelle que le traité de Versailles, qui a couronné les alliés américains, a humilié l'Allemagne en la privant de ses colonies, de sa marine marchande, de ses investissements étrangers et de 75 % de ses ressources minérales, créant ainsi les conditions propices à l'ascension d'Hitler[110].

Fausse monnaie américaine

Cet article aborde la circulation de fausse monnaie américaine en Europe, en particulier dans les pays touchés par la guerre. La publication explique que de nombreux Européens innocents, déjà victimes d'autres malheurs, se sont fait escroquer en échangeant leurs économies contre de la fausse monnaie prétendument émise par les États-Unis. Ces contrefaçons circulent largement et causent des pertes financières importantes pour ceux qui les acceptent en toute confiance[111].

Points intéressants par Edgar Hoover

Dans cette rubrique, la publication cite un discours de J. Edgar Hoover, directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), devant les Filles de la Révolution américaine. Hoover y souligne qu'une famille américaine sur dix-sept est victime d'un crime chaque année, que 20 % de tous les crimes sont commis par des mineurs, et met en garde contre les « racketteurs patriotiques » qui exploitent les périodes de crise pour servir leurs propres intérêts égoïstes. Il rappelle également que le FBI a résolu 177 des 179 affaires d'enlèvement survenues depuis juin 1932, montrant ainsi l'efficacité des forces de l'ordre dans la lutte contre ce type de criminalité[112].

Une honte pour Roanoke

Cet article dénonce le comportement d'un lieutenant de police de Roanoke, en Virginie, nommé W.S. Newton, qui a publiquement traité des chrétiens de « serviteurs du Diable en route pour l'enfer ». La publication salue le fait que des citoyens aient protesté contre ces propos auprès des autorités locales, ce qui a conduit Newton à demander sa retraite. Elle félicite la ville de Roanoke pour s'être débarrassée de cet « incubus » et mentionne qu'entre la lettre de protestation et sa demande de retraite, Newton a été impliqué dans un accident de voiture[113].

La bêtise du « patriotisme du drapeau »

Cet article relate une expérience personnelle d'un travailleur dans un chantier naval pendant la Première Guerre mondiale. L'auteur raconte avoir été contraint de participer à une cérémonie patriotique en plein air, par un froid glacial, pour écouter un soldat revenu du front insulter les Allemands. Il explique avoir mis son chapeau pour se protéger du froid, mais avoir été violemment réprimandé par un « patriote du drapeau » qui lui a ordonné de l'enlever. L'auteur conclut que, dans ce monde, il vaut mieux ne pas être « trop insolent », car on pourrait le regretter[114].

Ce que la coopération peut faire

Cet article met en avant les bénéfices de la coopération entre agriculteurs à Asheville, en Caroline du Nord. Il explique que, grâce à une coopérative de transport, des milliers de fermiers des régions reculées ont pu commercialiser leurs produits et développer des infrastructures comme des entrepôts, des moulins à grains, des conserveries et des couvoirs, réalisant un chiffre d'affaires annuel de plus d'un million de dollars. Avant cette initiative, ces agriculteurs ne produisaient que pour leurs propres besoins et vivaient avec un revenu familial moyen inférieur à 100 dollars par an[115].

Le chef des « Chemises d'Argent » démonisé

Cet article traite de William Dudley Pelley, chef de la Légion des Chemises d'Argent, un mouvement d'extrême droite américain. La publication affirme que Pelley est sous l'emprise de démons, citant comme preuve sa prétendue capacité à lire des pages imprimées les yeux fermés. Elle soutient que son comportement général confirme cette emprise démoniaque et rappelle que des preuves s'accumulent selon lesquelles Satan et ses légions ont été précipités sur Terre après 1914, multipliant leurs efforts pour détruire l'humanité[116].

Le bébé est mort

Cet article relate le cas tragique d'un bébé de onze mois, malade de la rougeole et de la pneumonie, dont les parents, eux-mêmes malades avec quatre autres enfants et deux adultes dans la même pièce, ont demandé une hospitalisation pour le sauver. Les autorités locales, représentées par R.L. Sheetz, directeur de l'Austin Community Chest, ont refusé toute aide, arguant qu'ils ne pouvaient pas « maintenir un niveau de vie confortable » pour une famille en attente d'établir sa résidence dans la ville. La publication souligne l'absurdité et la cruauté de cette décision, qui a probablement conduit à la mort du nourrisson[117].

Changement atmosphérique tue des poissons

Cet article décrit un phénomène survenu à Clear Lake, en Arkansas, où 1,5 million de poissons sont morts en moins de deux jours à la suite d'un changement atmosphérique. Ce dernier aurait agité la végétation au fond du lac, libérant d'énormes quantités de dioxyde de carbone. Plus d'une douzaine de familles ont été contraintes de quitter leurs maisons en raison de l'odeur insupportable dégagée par les poissons en décomposition. Les poissons morts étaient estimés à une valeur de 10 à 15 dollars la tonne comme engrais, à condition de pouvoir les récupérer[118].

Le désir insensé de tuer

Cet article dénonce le « désir insensé et diabolique de tuer » qui pousse certains individus à commettre des actes de violence gratuite. Il cite l'exemple de chasseurs texans qui, à deux reprises au cours de l'année écoulée, ont tiré sur un cerf domestiqué, habitué à apporter le courrier familial chaque matin. La publication souligne l'absurdité de ces actes et conseille de ne pas être « trop insolent » dans ce monde, car cela pourrait avoir des conséquences regrettables[119].

Logements pour les métayers

Cet article salue une initiative de la Farm Security Administration visant à améliorer les conditions de vie des métayers. Dans cinq comtés du Missouri, des logements ruraux sont construits pour un coût de 499 dollars chacun. Ces maisons, de 20 pieds sur 26, comprennent un salon de 144 pieds carrés, une cuisine équipée de placards intégrés, une véranda de 4 pieds sur 5, des portes moustiquaires, des demi-moustiquaires aux fenêtres et une pompe sanitaire. Bien que ces logements n'aient pas de sous-sol, une couche de feutre épais entre les planchers les rend confortables pour l'hiver. Les métayers pourront rembourser ces logements à raison de 60 dollars par an, avec un taux d'intérêt de 3 %[120].

Une tortue de 1 000 livres

Cet article relate la capture d'une tortue géante de 1 000 livres au large de Sabine, au Texas. La tortue, qui nageait paisiblement avec la tête hors de l'eau, a été harponnée par des pêcheurs. Incapables de la tuer avec le harpon, ils ont utilisé leur bateau pour la percuter à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'elle meure. La publication s'interroge sur la nécessité de tuer un tel animal, sauf si sa chair était destinée à la consommation. La tête de la tortue pesait à elle seule quarante livres[121].

60 dollars par mois pour avoir volé des poulets

Cet article raconte l'histoire d'Atkinson Taylor, un homme noir de 69 ans, condamné à une amende de 75 dollars et à 30 jours de prison pour avoir volé un poulet à Dallas, au Texas. La publicité autour de cette affaire a révélé qu'il était un vétéran de la guerre hispano-américaine, ce qui lui a probablement valu une pension de 60 dollars par mois pour le reste de sa vie. La publication ironise sur le fait que cette condamnation pourrait finalement s'avérer bénéfique pour lui, tout en déconseillant à quiconque de suivre son exemple pour obtenir une telle prospérité[122].

« Donnez-nous plus de religion »

Cet article dénonce les dérives du fanatisme religieux et les escroqueries qui s'y rattachent. La publication cite plusieurs exemples de pratiques douteuses, comme une carte postale exigeant que le destinataire envoie des copies pendant treize jours pour recevoir 12 600 dollars, sous peine de voir sa fille devenir aveugle. Elle mentionne également des cas de violence liés à des croyances religieuses, comme une famille de Los Angeles qui a battu un enfant à mort avec un marteau, ou une femme de 77 ans qui a tué sa sœur après avoir entendu une « voix intérieure » lui ordonnant de le faire[123].

La publication évoque aussi des cas de spiritisme, comme celui d'un couple du Kansas dont les « visiteurs nocturnes » non seulement répondaient à leurs questions, mais leur chatouillaient aussi les pieds. Elle met en garde contre ces pratiques, affirmant qu'elles peuvent conduire à la folie. Un autre exemple cité est celui d'un ministre spirite de Pennsylvanie qui a tenté d'engager un tueur à gages pour assassiner un homme, tout en ayant souscrit une assurance accident de 5 000 dollars sur la vie de sa victime[124].

L'article aborde également le cas de « Father Divine », un escroc noir qui se fait passer pour Dieu et dont les adeptes, en lui donnant leur argent et leur volonté, perturbent gravement leurs enfants. Enfin, il mentionne des voyantes de Washington, D.C., qui proposent des services de divination pour 250 dollars par an, promettant de guider leurs clients dans leurs affaires, leur vie amoureuse et domestique[125].

La publication conclut en évoquant Ignatius Timotheus Trebitsch-Lincoln, un ancien pasteur anglican devenu bouddhiste à Shanghai, qui prétend avoir un système pour promouvoir la paix et affirme que le « système stupide mis en place par les chrétiens doit être balayé » pour faire place au sien. Elle souligne que ce personnage, qu'il soit en Occident ou en Orient, déshonore Jéhovah et que le démonisme est à l'origine de toutes ces dérives[126].

« L'Espagne et le Millénium reporté »

La publication analyse la situation politique et sociale de l'Espagne sous le régime franquiste, soulignant les conséquences désastreuses de la guerre civile espagnole. Elle évoque les chiffres effroyables des pertes humaines : un demi-million d'hommes toujours sous les drapeaux, près d'un million de morts, 400 000 exilés et environ un million de personnes internées dans des camps de concentration. Ces conditions, selon l'article, expliquent pourquoi le Millénium semble reporté dans le pays[127].

L'article décrit également l'influence économique et industrielle de l'Allemagne nazie en Espagne. Environ 8 000 techniciens allemands aident à relancer l'industrie espagnole, tandis que des gestionnaires nazis sont introduits dans les mines, les usines et les transports pour moderniser le pays. En échange, l'Espagne rembourse l'Allemagne en nature, notamment par des livraisons hebdomadaires de cuivre et d'huiles précieuses (mouton et olive). Ces échanges se font avec l'acquiescement des puissances alliées, malgré le blocus, ce qui illustre, selon la publication, l'hypocrisie des engagements internationaux, comme le pacte de non-intervention signé avec la Grande-Bretagne et la France[128].

La publication dénonce également la collaboration active de Franco avec l'Allemagne nazie, soulignant que cette alliance est motivée par la même puissance qui a poussé Hitler à soutenir son « frère catholique ». Elle critique vivement le régime franquiste pour son retour en arrière, notamment la restitution des terres aux grands propriétaires terriens, qui avaient été expropriées par la République espagnole pour permettre à une partie de la population de se nourrir. L'article souligne aussi la persécution des francs-maçons, accusés d'avoir promu la liberté et l'éducation en Espagne, et condamnés à des peines de prison allant de six à douze ans selon leur degré d'appartenance[129].

Enfin, la publication compare Franco à un représentant du pape et du diable, le qualifiant de « boucher étroit d'esprit, cruel et bigot ». Elle mentionne la rupture des relations diplomatiques entre l'Espagne et le Chili, ce dernier ayant accueilli plus de 1 000 républicains espagnols dans son ambassade à Madrid avant la victoire franquiste, mais ayant ensuite subi des obstructions de la part du régime franquiste pour libérer 13 républicains réfugiés[130].

« Salaire de Franco »

Cet article critique le salaire exorbitant perçu par Francisco Franco en tant que chef de l'État espagnol. La publication souligne que, pour avoir violé son serment de soutenir la République espagnole et causé la mort de 1,2 million de ses compatriotes, Franco reçoit un salaire annuel équivalent à celui du président des États-Unis, soit 75 000 dollars. Son allocation de déplacement est sept fois supérieure à celle du président américain, atteignant 175 000 dollars par an. L'article souligne l'indécence de ces rémunérations dans un pays aussi pauvre que l'Espagne, dont la population ne représente qu'un sixième de celle des États-Unis[131].

« Le Portugal totalitaire »

La publication dénonce la politique éducative du dictateur portugais António de Oliveira Salazar, qui affirme vouloir réserver l'éducation aux membres de la classe dirigeante. Cet objectif, selon l'article, reflète la volonté de la hiérarchie catholique romaine de limiter l'accès au savoir, une stratégie qu'elle applique partout où elle prend le contrôle total[132].

« Le protestantisme n'a rien appris en 25 ans »

Cet article critique le révérend J. Mackay, de l'Église méthodiste de Bournemouth en Angleterre, pour son discours sur la guerre en cours, qu'il présente comme une « guerre sainte » pour défendre la civilisation chrétienne contre le matérialisme. La publication souligne que Mackay, comme beaucoup d'autres dirigeants religieux, avait tenu des propos similaires en 1914, promettant que cette guerre mettrait fin à toutes les guerres et créerait une nouvelle civilisation. L'article rappelle l'échec de ces promesses et interroge : comment une Église divisée pourrait-elle unifier le monde ? Il conclut que, sans un modèle de unité à montrer au monde, l'Église chrétienne n'a aucune légitimité pour prétendre guider la civilisation future[133].

« Inactivité des personnes religieuses »

L'archidiacre Robert Gribbon, de Collingswood dans le New Jersey, affirme que les troubles mondiaux actuels sont dus à l'inactivité des personnes religieuses. La publication ironise sur cette déclaration en citant des exemples de dirigeants religieux actifs dans des actions condamnables : le pape Pie XII (Pacelli), Francisco Franco, Adolf Hitler, Benito Mussolini et Joseph Staline. Elle invite Gribbon à lire Consolation ou La Tour de Garde pour découvrir à quel point les personnes les plus religieuses sont, au contraire, très actives, mais dans des voies qui ne glorifient pas Jéhovah[134].

« Les missionnaires protestants doivent quitter le Japon »

L'article annonce que les missionnaires protestants pourraient être contraints de quitter le Japon en raison des sympathies affichées par la hiérarchie catholique romaine pour les ambitions japonaises en Chine. Cette position a été largement diffusée par l'Église catholique japonaise, ce qui a conduit les autorités à exercer des pressions sur les institutions protestantes, notamment l'Armée du Salut et l'Église épiscopale protestante. Les autorités japonaises ont décidé de ne plus autoriser le soutien financier étranger à ces institutions[135].

« Performance idiote de la religion »

La publication dénonce une pratique annuelle de l'Église catholique grecque, au cours de laquelle des policiers brisent la glace pour permettre à deux jeunes hommes de plonger dans une eau glacée afin de « sauver » une croix d'or jetée par un évêque. La croix est attachée à l'évêque par un ruban blanc, ce qui garantit qu'elle ne sera pas perdue, même si les plongeurs se noient. L'article qualifie cette pratique d'idiote et la présente comme un exemple des dérives du « racket religieux »[136].

« Baptême avec de la « terre sainte » »

L'article critique une cérémonie de baptême organisée à Berlin par un pasteur de l'Église dite « chrétienne allemande ». Au lieu d'utiliser de l'eau, le pasteur a aspergé un bébé avec de la « terre sainte d'Allemagne ». La publication qualifie cet acte de quadruple folie : d'abord parce que le baptême ne concerne que les croyants en Christ ayant déjà promis de faire la volonté de Dieu, ensuite parce que le baptême doit se faire par immersion et non par aspersion, et enfin parce que ce pasteur représente le diable, et non Dieu[137].

« Commentaire britannique »

Sous la plume de J. Hemery, un contributeur londonien, cet article analyse une campagne publicitaire parue dans des journaux provinciaux britanniques, intitulée « La Plus Grande Croisade » et « La Nouvelle Magna Carta ». Ces publicités, sans signature, affirment que « le Commonwealth britannique détient entre ses mains l'avenir du monde ». L'auteur explique que la « Nouvelle Magna Carta » fait référence au Statut de Westminster de 1931, qui a créé le Commonwealth des Nations et accordé une plus grande liberté aux dominions. Il souligne que ces publicités visent à contraster la liberté des nations britanniques avec les ambitions nazies de domination mondiale[138].

L'article critique cependant l'absence de soutien scripturaire dans ces publicités et rappelle que le Commonwealth britannique n'a aucun mandat divin pour prétendre détenir l'avenir du monde. Il souligne que ceux qui comprennent les Écritures savent que le véritable royaume de Dieu, dirigé par son Fils, est sur le point d'être établi. L'auteur évoque également les promesses faites à Abraham, notamment celle selon laquelle sa descendance posséderait les portes de ses ennemis (Genèse 22:17), et note que les portes stratégiques comme Gibraltar, Malte, Aden et Singapour sont aujourd'hui menacées par la guerre. Il conclut en affirmant que la domination britannique, bien qu'elle ait apporté certains principes de liberté et de justice, ne reflète pas nécessairement la volonté divine, et que l'espoir de voir la Grande-Bretagne se tourner vers le vrai culte de Jéhovah relève davantage du « wishful thinking » que de la réalité[139].

« La « Bataille de Londres » »

La publication décrit les bombardements incessants de Londres par les avions allemands, qualifiés de « Bataille de Londres ». Ces attaques, nocturnes et diurnes, causent des destructions massives et obligent la ville à attendre sa réorganisation. L'article souligne que certaines destructions dans les quartiers populaires ne sont pas nécessairement regrettables, car Londres a grandi au détriment des besoins des travailleurs. Cependant, il note que les habitants déplacés vers des quartiers plus aisés ne s'y sentent pas chez eux, car ils manquent de leurs repères habituels. La vie dans la capitale britannique se poursuit malgré les difficultés, les imitations et le sentiment constant de danger. L'article évoque également l'appel croissant à des représailles contre l'Allemagne, bien que les dirigeants religieux s'y opposent généralement au nom du « Sermon sur la Montagne »[140].

« Coût de la vie »

Cet article aborde l'inévitable augmentation du coût de la vie en temps de guerre, touchant les denrées alimentaires, les vêtements et les biens ménagers. Le gouvernement britannique a tenté de limiter cette hausse en fixant des prix maximums pour certains produits de base, une mesure qui a globalement bien fonctionné. Cependant, pour d'autres articles, la loi de l'offre et de la demande a joué pleinement, réduisant le pouvoir d'achat de la monnaie. L'article cite des exemples de produits dont les prix ont explosé, comme les tomates, les oignons et le bœuf en conserve. Il mentionne également les efforts du ministère de l'Alimentation pour contrôler les prix des pommes de terre et garantir une rémunération équitable aux agriculteurs. Enfin, il évoque l'introduction d'une nouvelle taxe d'achat, qui augmentera le coût des vêtements, des biens ménagers et des transports, ainsi que les profits des commerçants et des détaillants[141].

« Nourriture pour le peuple »

Le gouvernement britannique, par l'intermédiaire de son ministre de l'Alimentation, assure la population qu'il n'y aura pas de pénurie de denrées essentielles pendant l'hiver. L'article souligne que la récolte de pommes de terre est excellente et abondante, et que le Canada peut fournir du blé à la Grande-Bretagne pendant trois ans, ainsi que du bacon et d'autres produits. Cette nouvelle est accueillie avec soulagement, notamment en ce qui concerne le bacon, dont l'approvisionnement a été limité ces derniers temps[142].

« Le problème de santé dans les abris »

La publication cite un extrait du News Chronicle du 5 novembre 1940, qui présente deux rapports médicaux sur les effets de la guerre sur les enfants et les adultes en ville et à la campagne. Le premier rapport, optimiste, décrit comment les enfants des quartiers pauvres de Londres, envoyés à la campagne, ont retrouvé des couleurs, pris du poids et grandi grâce à un environnement plus sain. Le second rapport, plus sombre, traite des conditions de vie dans les abris souterrains ou les refuges de fortune, où le manque de sommeil, l'absence d'air frais, les repas irréguliers et la mauvaise hygiène affectent autant l'esprit que le corps. Les autorités médicales recommandent d'envoyer ces personnes hors de Londres, mais les adultes doivent rester pour maintenir les services essentiels et la production industrielle. L'article souligne que l'amélioration des conditions dans les abris est une priorité, mais que cette tâche doit être menée rapidement pour inverser la tendance actuelle[143].

« Offre spéciale de brochures »

La publication propose une offre spéciale pour le mois de décembre : 35 brochures de Rutherford pour une contribution de 50 cents, ou 17 brochures pour 25 cents. Les lecteurs peuvent également commander 7 brochures pour 10 cents. Parmi les titres disponibles figurent Qui est Dieu ?, Qu'est-ce que la vérité ?, La Cause de la mort, Liberté, La Guerre finale, Fascisme ou Liberté, et Sa Vengeance. Les commandes doivent être envoyées avant le 31 décembre à l'adresse de la Watch Tower à Brooklyn[144].

« Annonce du nouveau livret de Rutherford »

La publication annonce la sortie d'un nouveau livret de Rutherford, intitulé Satisfied! (« Satisfait ! »). Ce livret explique comment la satisfaction durable pour ceux qui aiment la justice et la paix viendra avec l'avènement du grand Roi oint, le Messie, et l'établissement de son gouvernement théocratique. Rutherford y présente des faits et des Écritures pour démontrer cette venue. La publication encourage les lecteurs à se procurer ce livret rapidement, affirmant qu'il leur apportera une profonde satisfaction. Une contribution de 5 cents permet de recevoir un exemplaire par retour de courrier[145].


Illustrations du numéro

Références

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  1. Consolation du 25 décembre 1940, p. 4-6.
  2. Consolation du 25 décembre 1940, p. 16.
  3. Joseph Rutherford, Gouvernement, Watch Tower Bible and Tract Society, 1928.
  4. Consolation du 25 décembre 1940, p. 16-17.
  5. Consolation du 25 décembre 1940, p. 17.
  6. Consolation du 25 décembre 1940, p. 16.
  7. Beth-Sarim
  8. Consolation du 25 décembre 1940, p. 4.
  9. Consolation du 25 décembre 1940, p. 13.
  10. Consolation du 25 décembre 1940, p. 17.
  11. Voir les numéros précédents de Consolation pour 1940, passim.
  12. James Penton, Apocalypse Delayed, University of Toronto Press, 1985, p. 66.
  13. Consolation du 25 décembre 1940, p. 7.
  14. Consolation du 25 décembre 1940, p. 20.
  15. JWFacts, « History of Jehovah's Witness birthday and Christmas celebrations », consulté en 2024.
  16. Consolation du 25 décembre 1940, p. 4.
  17. Consolation du 25 décembre 1940, p. 4.
  18. Consolation du 25 décembre 1940, p. 15.
  19. Consolation du 25 décembre 1940, p. 15.
  20. Minersville School District v. Gobitis, Wikipedia (en anglais), consulté en 2024.
  21. Consolation du 25 décembre 1940, p. 6.
  22. Gale Academic OneFile, « The persecution of West Virginia Jehovah's Witnesses and the expansion of legal protection for religious liberty », consulté en 2024.
  23. James Penton, Apocalypse Delayed, 2e éd., University of Toronto Press, 1997, p. 149-150.
  24. Consolation du 25 décembre 1940, p. 9-10.
  25. Hayden Covington, Wikipedia (en anglais), consulté en 2024.
  26. Hague v. Committee for Industrial Organization, 307 U.S. 496 (1939), Wikipedia (en anglais), consulté en 2024.
  27. Consolation du 25 décembre 1940, p. 7.
  28. Albert D. Schroeder, article de ce wiki.
  29. Consolation du 25 décembre 1940, p. 8.
  30. JWFacts, « History of Jehovah's Witness birthday and Christmas celebrations », consulté en 2024.
  31. AvoidJW.org, « Christmas, Its Origins and Its Purpose », consulté en 2024.
  32. Consolation du 25 décembre 1940, p. 20.
  33. Consolation du 25 décembre 1940, p. 15.
  34. La valeur exacte est d'environ 1 674 km/h pour un observateur à l'équateur terrestre, découlant d'une révolution sidérale de 23 h 56 min sur une circonférence équatoriale de ~40 075 km.
  35. Consolation du 25 décembre 1940, p. 15 ; la valeur de 68 000 mph représente une approximation légèrement supérieure à la valeur orbitale exacte (~66 600 mph), sans que cet écart constitue une déformation significative.
  36. La vitesse du Soleil vers l'apex solaire (mouvement propre local, direction approximative de la constellation d'Hercule) était estimée à environ 20 km/s dans la littérature astronomique de l'entre-deux-guerres ; ce chiffre diffère de la vitesse orbitale du Soleil autour du centre galactique (~220 km/s), distincte et non connue avec cette précision avant les travaux d'Oort. Goodman utilise manifestement la première valeur.
  37. Jan Oort publia en 1927 deux articles fondateurs prouvant la rotation différentielle de la Voie lactée à partir des vitesses radiales et propres d'étoiles voisines, introduisant les constantes A et B qui portent son nom. Source : « Oort constants », Wikipedia (anglais) ; EarthSky, « Jan Oort and the rotation of the Milky Way ».
  38. La vitesse de la lumière dans le vide est d'environ 299 792 km/s, soit approximativement 670 616 629 miles par heure, une valeur connue avec une précision croissante depuis les mesures de Rømer (1676) et Fizeau (1849), et consolidée au début du XXe siècle.
  39. Consolation du 25 décembre 1940, p. 15.
  40. La théorie de la relativité restreinte (Einstein, 1905) établit que la vitesse de la lumière dans le vide est invariante et constitue une limite supérieure infranchissable pour le transport de matière ou d'énergie. Ce résultat était pleinement intégré à la physique académique bien avant 1940.
  41. Consolation du 25 décembre 1940, p. 15.
  42. Consolation du 25 décembre 1940, p. 18.
  43. Consolation du 25 décembre 1940, p. 5-6.
  44. FDR Library Blog, « From the Museum », 24 octobre 2012, https://fdr.blogs.archives.gov/2012/10/24/from-the-museum-43, consulté en 2024.
  45. Statista, « Distribution of votes in the 1940 U.S. presidential election », https://www.statista.com/statistics/1056563/distribution-votes-1940-us-presidential-election, consulté en 2024.
  46. Consolation du 25 décembre 1940, p. 5.
  47. « La lutte de classe aux États-Unis dans les années 1930 », Matière et Révolution, https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3576, consulté en 2024.
  48. Consolation du 25 décembre 1940, p. 14.
  49. Consolation du 25 décembre 1940, p. 3.
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  109. Consolation du 25 décembre 1940, p. 22.
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  140. Consolation du 25 décembre 1940, p. 29-30.
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  142. Consolation du 25 décembre 1940, p. 30.
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Voir aussi l'article sur les publications de 1940.

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