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Informant de janvier 1940

De Tj-encyclopédie
Informant de janvier 1940
Revue Informant
Date 1940
Année 1940
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro de l'Informant est dominé par une mobilisation de grande ampleur autour de la distribution de livres reliés : Janvier y est désigné comme mois de campagne exceptionnelle, avec pour objectif de surpasser les résultats de décembre 1938 et de rapprocher l'organisation de son quota de 50 000 éditeurs actifs aux États-Unis.[1]

La croissance rapide du nombre de proclamateurs de congrégation — de 25 863 en novembre de l'exercice précédent à 41 146 en novembre 1939 — y est mise en regard d'une progression jugée insuffisante du corps des pionniers, et une cible de 5 000 pionniers est fixée pour le Mémorial de mars.[2]

Analyse

Croyances

Le temps du croyant comme propriété divine

Le texte du calendrier de janvier 1940 pose que le temps de chaque consacré appartient au Seigneur et que tout temps soustrait au service de terrain est « rachetable » et doit être racheté pour la gloire du Seigneur.[3] Le fondement scripturaire de cette thèse n'est pas neutre : Éphésiens 5:15-16 est cité non dans la King James Version, alors dominante chez les lecteurs anglophones, mais dans la version de Joseph Bryant Rotherham. Là où la King James porte « redeeming the time », la Emphasised Bible de Rotherham, achevée en 1902 et construite sur le principe du rendu littéral, traduit « Buying out for yourselves the opportunity, because, the days, are evil ».[4] Le choix est doctrinalement opérant : « acheter » suggère une transaction active et coûteuse au profit propre du croyant, non la simple mise à profit d'un temps disponible, et autorise le glissement vers l'idée d'un temps qu'il faudrait reprendre à un occupant illégitime.[5]

Cet occupant est nommé. Le Diable est décrit comme cherchant à accaparer la plus grande part possible du temps du consacré afin d'évincer le service à Jéhovah, et les comportements incriminés relèvent tous de ce que la publication appelle « l'organisation de Satan » : recherche de promotion professionnelle, d'approbation sociale ou de ressources supplémentaires.[6] Le dualisme à deux organisations antagonistes, structurant de l'enseignement de Rutherford depuis les années 1920, ne joue donc pas ici à l'échelle des empires et des Églises mais à celle de l'emploi du temps d'un salarié. Sa conséquence logique est qu'aucune zone neutre ne subsiste : puisque tout temps non consacré est capté par l'adversaire, il n'existe pas de temps qui soit simplement à soi.

De ce postulat découle directement la condamnation qui suit, et qui serait autrement inexplicable par son ampleur. Le cinéma, le théâtre et les lectures dites mondaines — romans et magazines — sont visés dès lors qu'une occasion de service se présente, au même titre que le fait de céder aux désirs des proches et des amis.[7] Plus remarquable encore, les efforts excessifs pour conserver la santé et les forces sont qualifiés d'anti-scripturaires et de dangereux au motif qu'ils conduiraient à un culte de soi.[8] Le soin du corps, qui n'est ni un plaisir ni un lien social, est ainsi requalifié en faute religieuse : le critère n'est plus la nature morale de l'activité, mais uniquement le fait qu'elle consomme un temps revendiqué par Jéhovah. Ce mécanisme correspond précisément à ce que le sociologue Lewis A. Coser a décrit sous le nom d'« institution vorace », c'est-à-dire une institution qui exige un engagement indivis et abolit la séparation établie entre les sphères de la vie sociale — travail, foyer, loisirs, religion — en réclamant la totalité du temps et de la loyauté de ceux qui s'y consacrent volontairement.[9] Coser range explicitement les sectes religieuses parmi les cas paradigmatiques de cette configuration, aux côtés des ordres monastiques et des partis révolutionnaires.[10] L'exhortation à l'auto-examen, qui clôt le développement en interdisant de critiquer autrui, en constitue le rouage d'intériorisation : le contrôle du temps est délégué à la conscience de chacun plutôt qu'exercé par une surveillance mutuelle.[11]

Urgence prophétique et providence comme leviers de recrutement

Une fois le temps profane ainsi délégitimé, deux résistances concrètes subsistent devant le passage au service à plein temps : le doute sur l'utilité de l'œuvre et la crainte de ne plus subvenir à ses besoins. Le numéro les traite l'une après l'autre par des arguments strictement théologiques. Sur la première, le succès commercial du livre Salvation — 1 750 000 exemplaires imprimés en six mois et un tirage supplémentaire annoncé — n'est pas présenté comme un résultat d'organisation mais comme une manifestation divine signalant que le moment est venu de consoler ceux qui gémissent devant les abominations commises dans toute la chrétienté.[12] La formulation reprend Ézéchiel 9:4, où l'ordre est donné de marquer au front « les hommes qui soupirent et gémissent à cause de toutes les choses détestables qui se commettent » dans la ville.[13] Cette exégèse n'est pas neuve : l'ouvrage Vindication identifiait déjà les porteurs de la marque comme ceux qui refusent d'appartenir aux organisations ecclésiastiques de la chrétienté et prennent position du côté du Seigneur.[14] La vente d'un livre devient ainsi l'acte par lequel s'exécute une opération de marquage eschatologique, et les ventes elles-mêmes deviennent un indice de la position du calendrier prophétique.

Le public visé par ce marquage est nommément identifié dans le numéro sous le terme de « Jonadabs », dont l'afflux régulier dans l'œuvre de prédication est présenté comme particulièrement encourageant.[15] Le vocabulaire renvoie à la catégorie introduite au milieu des années 1930 pour désigner ceux qui confessent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur sans appartenir à la classe céleste, et dont La Tour de Garde du 15 août 1935 notait qu'ils venaient en grand nombre.[16] Le livre Salvation, publié en 1939 sous la signature de Rutherford, était précisément conçu comme un manuel destiné à cette catégorie.[17] L'argument circule donc en boucle fermée : l'existence d'un public de classe terrestre justifie l'ouvrage, et le succès de l'ouvrage atteste en retour la réalité prophétique de ce public.

La seconde résistance, économique, est levée par Matthieu 6:33, cité pour encourager les éditeurs à temps partiel à franchir le pas vers le service à plein temps.[18] Le pionnierat est simultanément qualifié de condition la plus bénie du peuple du Seigneur au milieu de cette génération corrompue et perverse, ce qui déplace la question du revenu vers celle du statut spirituel.[19] Cette argumentation répond à un problème mesurable, explicitement chiffré : entre 1937 et 1939, les éditeurs de congrégation sont passés de 18 856 à 38 371, soit un doublement, tandis que les pionniers ne progressaient que de 1 838 à 2 241 ; en octobre de l'exercice en cours, 2 890 pionniers sont recensés là où une croissance proportionnelle en aurait donné environ 4 000.[20] L'écart entre les deux courbes indique que l'engagement total, seul état religieux pleinement valorisé dans le discours, reste le fait d'une minorité décroissante en proportion. Le recours à la promesse de providence matérielle constitue la réponse doctrinale à cet écart, la théologie venant compenser ce que la croissance numérique ne produit pas d'elle-même.

Organisation et histoire

La campagne mensuelle comme matrice du temps organisationnel

Le mois de janvier 1940 est désigné comme mois de campagne de livres reliés, avec un quota de douze livres à se procurer par éditeur et une offre de trois livres reliés pour trente-cinq cents, tandis que février est fixé comme période de témoignage « Salut », articulée autour du livre Salvation et de la brochure Government and Peace vendus ensemble vingt-cinq cents.[21] Ce double découpage repose sur une convention explicite : les mois pairs constituent les « Périodes de témoignage » officielles, les mois impairs servant à mesurer l'activité hors cadre formel, la référence de comparaison retenue étant la campagne de livres de la période « Fidèle et vrai » de décembre 1938.[22] Le calendrier annuel de la prédication est donc entièrement préempté : aucun mois n'est laissé sans thème, sans offre tarifaire ni sans point de comparaison antérieur. C'est précisément cette fonction — annoncer aux congrégations les campagnes coordonnées et leurs dates — qui définit l'organe interne où ces instructions paraissent.[23]

À ce cadre temporel répond un outillage imposé depuis le siège. Le phonographe portatif de porte à porte, accompagné du disque « Piège et Charlatanisme », est recommandé pour accompagner la distribution.[24] Le matériel provient d'une production centralisée : la Société fabrique depuis 1934 des phonographes portatifs et une série de disques 78 tours de conférences bibliques de quatre minutes trente, et à partir de 1937 des conférences d'une heure sont éditées en séries destinées à la discussion lors des visites de suivi.[25] Le slogan « la religion est un piège et un racket », apparu à Glasgow en 1936 avant d'être repris à Londres et aux États-Unis, sert de titre au dernier disque du discours Victory produit en 1939, ce qui date précisément le support recommandé aux éditeurs.[26] La brochure Étude modèle n° 2, parue en 1939 et présentée comme la dernière disposition du Seigneur pour instruire les personnes intéressées, complète ce dispositif en fixant un format standardisé de série de conférences couvrable en trois ou quatre soirées.[27][28]

L'élargissement de la base militante accompagne cette uniformisation. Les jeunes jusque-là cantonnés aux marches d'information ou à la distribution de brochures sont expressément appelés à la distribution de livres reliés, et les personnes âgées sont invitées à opérer par catalogue avec livraison différée.[29] Les marches d'information, où des membres porteurs de panneaux-sandwichs défilent parfois sur une dizaine de kilomètres, constituaient jusqu'alors la forme d'engagement la moins exigeante et la plus collective ; le passage au livre relié individuel marque pour ces participants un changement de nature de l'activité.[30] Enfin, l'autorisation d'imputer au rapport de janvier des commandes livrées le 1er février, motivée par les contraintes de contacts ne pouvant payer qu'à la « paie », illustre un ajustement des règles de décompte au service du chiffre déclaré.[31]

Quotas chiffrés et statistique normative

L'objectif de 50 000 éditeurs aux États-Unis pour l'exercice fiscal est rappelé en regard des 42 436 éditeurs de congrégation recensés en octobre 1939, contre 29 550 un an plus tôt.[32] Un tableau comparatif met ensuite en série octobre et novembre de deux exercices successifs : 41 146 éditeurs en novembre contre 25 863 l'année précédente, pour une moyenne de 15,4 heures de terrain par éditeur contre 10,9 heures auparavant, la moyenne d'octobre de 19,1 heures étant partiellement expliquée par la présence de cinq week-ends.[33] Le chiffre ne sert pas seulement à décrire : la baisse d'environ 1 300 éditeurs entre octobre et novembre est qualifiée d'injustifiée, aucune raison valable n'étant reconnue pour expliquer qu'un éditeur actif en octobre ne l'ait pas été le mois suivant.[34] L'écart statistique devient ainsi un manquement moral imputable aux individus, et le rapport mensuel de service un instrument d'évaluation de la fidélité — dispositif dont la logique se prolongera par le classement en « inactif » de qui cesse de déclarer son activité.[35]

Le corps des pionniers subit le même traitement chiffré, mais dans le sens inverse : c'est sa stagnation relative qui est rendue visible par la mise en série de trois exercices, 1 838 pionniers pour 18 856 éditeurs de congrégation en 1937, 1 910 pour 23 013 en 1938, 2 241 pour 38 371 en 1939, puis 2 890 pour 42 486 en octobre 1939 alors qu'une progression au même rythme aurait porté ce chiffre à environ 4 000.[36] L'objectif correctif fixé est de 5 000 pionniers au Mémorial de mars 1940, proportionnel à celui de 50 000 éditeurs.[37] Cette cible est à rapporter au fait que la moyenne mondiale de pionniers, plein temps et temps partiel confondus, s'établira à 5 251 pour l'ensemble de l'exercice 1940 : l'objectif assigné aux seuls États-Unis équivaut donc à peu près au total mondial effectif, ce qui en mesure l'ambition.[38] Le service à plein temps, érigé en « condition la plus bénie de tout le peuple du Seigneur », fournit la justification religieuse de ce recrutement chiffré.[39] L'appellation même de « pionnier » est récente : les anciens « colporteurs » sont ainsi désignés depuis 1931, et les premiers « pionniers spéciaux » ont été envoyés en 1937.[40]

Ce gouvernement par le chiffre a été identifié comme un trait structurel du mouvement par la sociologie des religions. James A. Beckford, au terme d'une enquête de terrain sur l'organisation et l'idéologie des Témoins de Jéhovah, qualifie leur structure de « totalisante », caractérisée par une direction assertive, des objectifs étroits et spécifiques, et un contrôle exercé sur les demandes concurrentes pesant sur le temps et l'énergie des membres.[41][42] La rubrique du calendrier de janvier, qui énumère comme causes de perte de temps la recherche de promotion, le souci excessif de la santé, la satisfaction des caprices des proches et les divertissements personnels, applique littéralement ce contrôle des usages concurrents du temps.[43] Le verset mobilisé à l'appui, Éphésiens 5:15-16, est cité non dans la version du roi Jacques qui porte « rachetant le temps », mais dans la traduction de Joseph Bryant Rotherham, achevée en 1902, qui rend le passage par « achetant pour vous-mêmes l'occasion » — choix de version qui déplace l'accent du temps en général vers l'occasion à saisir.[44] Lewis A. Coser a forgé pour de telles configurations le concept d'« institution vorace », qui exige un engagement indivis et abolit la séparation établie entre les sphères de la vie sociale — travail, foyer, loisirs, religion —, les sectes religieuses et les ordres monastiques en constituant les exemples paradigmatiques.[45][46]

Hiérarchie des serviteurs, flux contrôlés et double reporting

L'organigramme local qui se dessine à travers les instructions comprend le serviteur de congrégation, le serviteur des visites de retour, les conducteurs d'étude, les groupes d'étude dotés de territoires attribués, et au-dessus d'eux le serviteur de zone.[47] Le chiffre d'environ 2 500 serviteurs de congrégation recensés donne la mesure de l'appareil que le bureau doit administrer.[48] Le serviteur de zone n'est pas un élu local mais un nommé de la Société, chargé d'une aire géographique pouvant couvrir une large part d'un État et une portion d'un État voisin — fonction dont hériteront les surveillants de circonscription.[49]

Ce dispositif hiérarchique s'accompagne d'un contrôle serré des flux matériels et comptables. Les pionniers doivent adresser leurs commandes directement à la Société et non se fournir auprès de la congrégation locale sans autorisation préalable ; les transferts de stock entre pionniers et congrégations sont interdits sans accord, les seuls serviteurs de zone étant habilités à les autoriser en cas de stock excédentaire ; les règlements d'abonnements à La Tour de Garde et à Consolation doivent parvenir au bureau au tarif uniforme d'un dollar, sans tarif préférentiel de renouvellement ; le prix des brochures à couverture souple est uniformisé depuis le 1er juin.[50] Aucune transaction de littérature ne doit donc échapper à l'enregistrement central.

La traçabilité repose sur un circuit de rapport délibérément redondant : chaque fin de mois, le serviteur de congrégation envoie une carte de rapport à la fois au bureau de la Société et à son serviteur de zone, à l'adresse permanente de ce dernier, tandis que tout changement d'adresse fait l'objet de notifications séparées selon la fonction concernée — formulaire dédié pour le compte de pionnier, lettre distincte pour la fonction de serviteur de congrégation.[51] Le même souci de traçabilité s'applique aux personnes visitées : les noms et adresses de tout contact intéressé sont relevés et transmis au serviteur des visites de retour, des visites répétées étant prescrites jusqu'à ce que la personne fréquente régulièrement les réunions ou manifeste clairement son refus, ce qui suppose l'assignation continue d'un même éditeur au même territoire individuel.[52] Adam Trahan a analysé ce type de fonctionnement selon la théorie des systèmes fonctionnels, en y relevant la combinaison d'un isolement à l'égard des autres systèmes sociaux tenus pour mauvais et d'un marquage de ceux qui s'écartent de la norme interne.[53]

La friction potentielle entre deux corps aux statuts distincts est réglée dans le même sens. Les pionniers travaillant à l'intérieur d'un territoire de congrégation sont tenus de coopérer pleinement avec l'organisation locale, de signaler les nouveaux intérêts au serviteur des visites de retour et de participer au développement des personnes intéressées.[54] L'intégration à l'appareil l'emporte donc sur l'autonomie de l'agent à plein temps. La sociologie wébérienne éclaire cette tension : Max Weber décrivait le conflit structurel entre les détenteurs professionnels du savoir religieux, attachés à la stabilité institutionnelle, et les « virtuoses » religieux en rupture avec les institutions.[55] Philippe Barbey, appliquant ce modèle aux Témoins de Jéhovah, observe que le charisme d'évangélisation y est « éveillé » chez chaque proclamateur comme une virtuosité du quotidien, cet éveil s'opérant précisément au sein de la congrégation locale — ce qui décrit exactement la subordination ici prescrite.[56]

Appareil industriel multilingue et financement par coupons

La capacité de production de la Watch Tower est donnée en chiffres : 1 750 000 exemplaires du livre Salvation imprimés dans les six mois suivant sa mise en circulation, et l'annonce d'un tirage supplémentaire.[57] L'ouvrage, publié en 1939 sous la signature de Joseph F. Rutherford, compte 381 pages et se présente comme un manuel destiné aux « Jonadabs ».[58] Les arbitrages linguistiques annoncés relèvent de la même gestion centralisée : arrêt de Consolation en japonais et en polonais et de La Tour de Garde en roumain, lancement d'Ennemis en espagnol et de Safety en malais.[59] La disparition de l'édition japonaise met fin à un support qui avait alimenté les réunions de rue au Japon, avec 1 125 817 périodiques distribués pour la seule année 1938.[60] L'édition roumaine avait pour sa part connu plusieurs changements de titre depuis 1927 et paraissait deux fois par mois.[61] Ces suppressions concernent des pays alors sous régimes hostiles ou en guerre, et documentent la contraction du réseau éditorial mondial à l'hiver 1939-1940. Le périodique Consolation lui-même est de création récente, ayant succédé en 1937 à L'Âge d'Or dont il poursuit la numérotation.[62]

Le financement de cet appareil passe aussi par un circuit inattendu, détaillé avec une précision comptable : les congrégations et les pionniers collectent des coupons-primes de savons et produits d'entretien, les trient en liasses de cent coupons de même marque à valeur pleine, et les font parvenir au bureau qui les transmet par lots à la société Colgate Palmolive Peet du New Jersey toutes les deux à quatre semaines.[63] Le barème est fixé par marque, quatre dollars le millier pour Octagon, Kirkman, Buford, Luzianne et Bullard's, trois dollars pour les coupons Health Club comptés par groupes de deux cents, chaque envoi devant mentionner le compte pionnier ou de congrégation à créditer.[64] Octagon, savon à base de lessive lancé par William Colgate & Company au début des années 1900 puis produit par Colgate-Palmolive-Peet après la fusion de 1928, était vendu dans les années 1930 sous un emballage portant des coupons-primes destinés à être collectés et échangés contre des marchandises.[65][66] Un mécanisme promotionnel commercial destiné aux ménagères est ainsi converti en ressource collective, créditée sur les comptes de littérature — adossement partiel de l'économie du mouvement à l'économie marchande que ses publications dénoncent par ailleurs.

Définir l'appartenance : Annuaire, Calendrier et frontière symbolique

L'Annuaire 1940 des témoins de Jéhovah est présenté comme répondant aux questions fondamentales de l'identité de l'organisation et des critères d'association à la Watch Tower Bible and Tract Society, en même temps qu'il sert d'outil quotidien par ses textes et commentaires du jour et d'instrument de terrain lors des visites de retour auprès de personnes n'ayant pas encore fréquenté les réunions.[67] La définition de l'appartenance est donc explicitement traitée comme une question administrative autant que religieuse, et confiée à une publication annuelle.

Cette délimitation s'appuie sur un dispositif symbolique. Le texte de l'année, « Mon cœur se réjouira en ton salut », tiré du Psaumes 13:5, est figuré sur le Calendrier 1940 par l'image du naufrage de l'organisation du Diable et du salut de ceux qui ont placé leur confiance dans le Seigneur.[68] Le Calendrier est en outre décrit comme ne rendant aucun honneur aux hommes ni aux fêtes d'origine humaine.[69] Un objet domestique ordinaire — celui qui, dans les foyers américains, marque précisément les fêtes du calendrier civil et religieux — est ainsi retourné en marqueur de séparation. Ce refus d'honorer hommes et institutions n'est pas théorique en janvier 1940 : des dizaines d'actions judiciaires engagées depuis 1938 aux États-Unis et au Canada pour établir le droit de prêcher sont alors en cours, et plus de 2 500 affaires seront recensées pour la seule période 1940-1944.[70]

L'afflux de « Jonadabs » dans l'œuvre de prédication, présenté comme particulièrement encourageant et devant être souligné lors des réunions de service, complète ce travail de définition.[71] Le terme désigne depuis 1935 ceux qui, sans prétendre à l'espérance céleste, confessent Jésus comme sauveur et Jéhovah comme Dieu, à la suite de l'appel lancé par Rutherford à l'assemblée de Washington où plus de la moitié de l'auditoire s'était levé pour déclarer son espérance terrestre.[72] Cette catégorie, encore récente, devient ici une variable de croissance à faire valoir devant les congrégations : appartenir se mesure moins à une élection qu'à une mise en activité comptabilisée.

Contenu

Campagne spéciale de livres reliés pour janvier

Le mois de janvier 1940 est désigné comme le mois de la grande campagne de livres reliés, présentée comme une occasion unique d'atteindre un record de diffusion dans l'histoire de l'organisation.[73] Chaque éditeur est invité à se procurer au moins douze livres reliés pour la campagne, et trois livres reliés peuvent être offerts à la contribution exceptionnellement basse de trente-cinq cents.[74] La Société fixe les mois « pairs » de l'année comme mois de campagne officielle, désignés « Périodes de témoignage » ; janvier, mois « impair », constitue donc une occasion de mesurer ce que les éditeurs accomplissent en dehors des périodes formelles de témoignage, la comparaison visée étant la campagne du livre de la Période « Fidèle et vrai » de décembre 1938.[75]

Les visites de retour sur les personnes ayant accepté des livres sont présentées comme un volet essentiel de la campagne : « notre travail premier est d'informer les gens au sujet du Royaume et de ses dispositions », et s'assurer que les personnes tirent profit des livres reçus justifie de rappeler chaque foyer.[76] Il est suggéré de laisser un dépliant Salvation lors de chaque visite afin de préparer le terrain pour une conférence sur le thème « Gouvernement et Paix » selon le plan de l'Étude modèle n°2.[77] Les éditeurs sont aussi encouragés à utiliser le phonographe de porte à porte, notamment le disque « Piège et Charlatanisme », pour accompagner la distribution de livres.[78]

Les éditeurs nouvellement actifs, notamment les jeunes ayant jusqu'alors participé uniquement aux marches d'information ou à la distribution de brochures, sont expressément encouragés à prendre part à cette distribution de livres reliés.[79] Les personnes âgées elles-mêmes sont invitées à participer en emportant un livre relié et un catalogue pour démontrer l'offre spéciale, puis en faisant livrer les commandes ultérieurement.[80] Les commandes passées en janvier dont la livraison intervient le 1er février peuvent être comptabilisées dans le rapport de janvier, ce qui permet aux éditeurs de servir les personnes qui ne peuvent payer qu'à la « paie ».[81]

L'objectif de 50 000 éditeurs aux États-Unis pour l'exercice fiscal est rappelé : en octobre 1939, 42 436 éditeurs de congrégation ont été recensés, contre 29 550 en octobre de l'année précédente.[82] Une hausse de plus de 5 000 éditeurs entre novembre et janvier, similaire à celle de l'année précédente, permettrait de se rapprocher de ce quota.[83] Chaque groupe d'étude est chargé de couvrir soigneusement son secteur attribué, en accordant une attention particulière aux noms de visites de retour transmis par le serviteur des visites de retour.[84]

Mes heures sur le terrain — texte du calendrier de janvier

Le texte du calendrier pour janvier 1940 porte sur la gestion du temps consacré au service de terrain. Le verset retenu, tiré de Éphésiens 5:15-16, est cité dans la traduction de Rotherham : « Achetant pour vous-mêmes l'occasion, parce que les jours sont mauvais ».[85] Le temps de chaque consacré est présenté comme appartenant au Seigneur, et le Diable est décrit comme cherchant à en accaparer la plus grande part pour évincer le service à Jéhovah.[86] Jésus est cité à l'appui, selon Luc 21:34-36, comme ayant averti ses disciples de se garder des soucis de ce monde qui empiéteraient sur leur temps, leur attention et leurs forces.[87]

Plusieurs comportements sont identifiés comme sources de perte de temps au détriment du service : la recherche de promotion, d'approbation ou de richesses supplémentaires au sein de l'organisation de Satan ; les efforts excessifs pour conserver la santé et les forces, qualifiés d'anti-scripturaires et dangereux car conduisant à un culte de soi ; le fait de satisfaire les caprices des proches et des amis ; enfin, la recherche de divertissements personnels — cinéma, théâtre, lectures mondaines telles que romans et magazines — lorsque se présente une occasion de service sur le terrain.[88] Ce temps perdu est décrit comme rachetable : « Tout ce temps est rachetable et doit être racheté et utilisé pour la gloire du Seigneur ».[89] La démarche est présentée comme strictement individuelle : chacun est invité à s'examiner lui-même et non à critiquer les autres.[90]

Novembre montre une remarquable progression

Un tableau comparatif du rapport de terrain des éditeurs de congrégation aux États-Unis est présenté pour octobre et novembre des deux derniers exercices fiscaux.[91] En novembre de l'année en cours, 41 146 éditeurs ont été recensés, contre 25 863 l'année précédente, avec une moyenne de 15,4 heures sur le terrain par éditeur contre 10,9 heures un an auparavant.[92] Une légère baisse d'environ 1 300 éditeurs par rapport à octobre de la même année est signalée et qualifiée d'injustifiée, aucune raison valable n'étant reconnue pour expliquer que des éditeurs actifs en octobre n'aient pas pu l'être en novembre.[93] La moyenne horaire d'octobre, de 19,1 heures, est partiellement attribuée à la présence de cinq week-ends ce mois-là et à des reports de septembre.[94]

Les pionniers et la campagne de livres reliés

Les pionniers sont déterminés à ne pas se laisser surprendre comme lors de la campagne de la « Vindication » de l'année précédente.[95] Un quota général d'une combinaison de trois livres reliés par jour est suggéré pour chaque pionnier, avec la consigne que les commandes soient envoyées directement à la Société et non obtenues auprès de la congrégation locale sans autorisation préalable.[96] Les pionniers opérant dans un territoire de congrégation sont invités à coopérer pleinement avec l'organisation locale en signalant les nouveaux intérêts au serviteur des visites de retour et en participant au développement des nouvelles personnes intéressées.[97]

Pouvez-vous devenir pionnier au printemps ?

Le service à plein temps est présenté comme « la condition la plus bénie de tout le peuple du Seigneur au milieu de cette génération corrompue et perverse ».[98] L'apôtre Paul est cité comme modèle de celui qui a l'esprit fermement fixé sur « cette seule chose ».[99] Des données statistiques sur trois exercices fiscaux illustrent la stagnation du nombre de pionniers en regard de la forte croissance des éditeurs de congrégation : en 1937, 1 838 pionniers pour 18 856 éditeurs de congrégation ; en 1938, 1 910 pionniers pour 23 013 éditeurs ; en 1939, 2 241 pionniers pour 38 371 éditeurs.[100] Le rapport d'octobre de l'exercice en cours fait état de 42 486 éditeurs de congrégation mais de seulement 2 890 pionniers, alors qu'une progression au même rythme que les congrégations aurait porté ce chiffre à environ 4 000.[101] L'objectif visé est d'atteindre 5 000 pionniers à l'époque du Mémorial en mars, proportionnellement à l'objectif de 50 000 éditeurs de congrégation.[102] Matthieu 6:33 est cité pour encourager les éditeurs à temps partiel à franchir le pas vers le service à plein temps.[103]

L'Annuaire 1940 des témoins de Jéhovah et le Calendrier

L'Annuaire 1940 des témoins de Jéhovah répond à des questions fondamentales sur l'identité de l'organisation et les critères d'association à la Watch Tower Bible and Tract Society.[104] Il est présenté comme un outil d'utilisation quotidienne grâce aux textes et commentaires du jour, et comme un instrument de terrain pour les personnes effectuant des visites de retour auprès de personnes intéressées n'ayant pas encore fréquenté les réunions du siège local.[105] Le texte de l'année, « Mon cœur se réjouira en ton salut », tiré du Psaumes 13:5, est décrit comme illustré sur le Calendrier 1940 par l'image du naufrage de l'organisation du Diable à Harmaguédon et le salut de ceux ayant mis leur confiance au Seigneur.[106] Le Calendrier est présenté comme ne rendant aucun honneur aux hommes ni aux fêtes d'origine humaine, tout honneur étant réservé à Jéhovah.[107]

L'Étude modèle n°2

La brochure Étude modèle n°2 est présentée comme la dernière disposition du Seigneur pour aider l'organisation à « nourrir » les nombreuses âmes avides d'enseignements.[108] Son format permet de couvrir une série de conférences complète en trois ou quatre soirées, favorisant ainsi la multiplication des séries pour les personnes nouvellement intéressées tout en traitant chaque conférence en profondeur.[109] Chaque éditeur est invité à posséder personnellement l'ensemble des publications mentionnées dans les références de la brochure, et les congrégations à en maintenir un stock suffisant pour les nouveaux éditeurs et pour les personnes avec lesquelles l'étude modèle est conduite.[110]


Début de la période de témoignage « Salut » — objectif 50 000 éditeurs

Le mois de février 1940 est désigné comme la période de témoignage « Salut » (Salvation Testimony Period), au cours de laquelle toute l'organisation est invitée à mettre en avant le livre Salvation et sa brochure d'accompagnement Government and Peace, proposés ensemble sur une contribution de 25 cents.[111] Depuis la mise en circulation du livre Salvation six mois auparavant, la Société en a déjà imprimé 1 750 000 exemplaires et s'apprête à entamer un tirage supplémentaire de 27 000 000 d'unités, la demande étant présentée comme « extrêmement forte » au regard des attentes initiales.[112] Cet engouement est interprété comme une manifestation divine prouvant que le moment est propice pour consoler ceux qui gémissent devant les abominations commises dans toute la « chrétienté ».[113]

L'objectif de 50 000 éditeurs actifs est posé comme un horizon atteignable si chaque frère qui a jamais participé à l'œuvre de terrain sort au moins une fois durant le mois de février.[114] L'afflux régulier de « Jonadabs » — terme désignant alors les membres de classe terrestre — rejoignant l'œuvre de prédication est présenté comme particulièrement encourageant, et les responsables de congrégation sont exhortés à souligner cet accroissement lors des réunions de service et à insister sur la régularité dans la participation au service de terrain ou dans les visites de retour.[115]

Informations pratiques pour les congrégations et le bureau

Une série d'instructions administratives précises est adressée aux pionniers et aux serviteurs de congrégation. Les pionniers doivent toujours remettre le règlement des abonnements à La Tour de Garde et à Consolation directement au bureau, qu'il s'agisse de nouveaux abonnements ou de renouvellements, au tarif uniforme de 1 dollar, sans tarif spécial pour les renouvellements.[116] Chaque changement d'adresse doit faire l'objet d'une notification séparée : un formulaire dédié pour le compte de pionnier, et une lettre distincte précisant le changement pour la fonction de serviteur de congrégation, afin d'éviter toute confusion dans les fichiers de la Société qui compte alors environ 2 500 serviteurs de congrégation et des milliers d'abonnés.[117]

Il est rappelé que le coût de toutes les brochures à couverture souple est uniforme depuis le 1er juin, et que toutes les brochures d'étude modèle, en anglais ou en langues étrangères, sont vendues cinq cents l'unité.[118] Les transferts de stock littéraire entre pionniers et congrégations sont interdits sans autorisation préalable de la Société, les serviteurs de zone étant seuls habilités, dans le cadre d'instructions spécifiques, à autoriser de tels transferts en cas de stock excessif dans leur zone.[119] Les serviteurs de congrégation sont tenus d'envoyer chaque fin de mois une carte de rapport mensuel à la fois au bureau de la Société et à leur serviteur de zone, à son adresse permanente.[120]

Afin que les conducteurs d'étude soient correctement formés, le serviteur de congrégation est chargé de leur communiquer les deux premiers paragraphes des instructions organisationnelles relatives à la rubrique « Réunions d'étude ».[121]

Distribuer les magazines dans les territoires déjà couverts

Pour les éditeurs qui, en février, reprendront un territoire déjà parcouru lors de la campagne du livre Salvation, des instructions précises fixent la marche à suivre : lorsqu'une personne possède déjà le livre, il convient d'évaluer ses progrès, de proposer une visite de retour avec la série d'enregistrements phonographiques ou l'étude modèle, et de l'inviter à l'étude Salvation la plus proche de son domicile.[122] Le nom et l'adresse de chaque personne montrant de l'intérêt doivent être relevés et des visites répétées effectuées jusqu'à ce que la personne fréquente régulièrement les réunions ou manifeste clairement son désintérêt.[123] Il est souligné que ce travail exige que l'éditeur soit assigné de manière continue au même territoire, ce qui renforce la nécessité pour chaque éditeur de disposer d'un territoire individuel.[124]

Une brève notice annonce l'arrêt de la publication des magazines suivants : Consolation en japonais, La Tour de Garde en roumain, et Consolation en polonais. Dans le même encart figurent les nouvelles publications disponibles : Ennemis en espagnol, Safety en malais, l'Annuaire 1940 des Témoins de Jéhovah, et le Calendrier 1940.[125]

Instructions pour les coupons Colgate

Une rubrique détaillée s'adresse aux congrégations et aux pionniers qui envoient des coupons au bureau de la Société. Ces coupons sont transmis par lots à la société Colgate Palmolive Peet Co. du New Jersey toutes les deux à quatre semaines, et le remboursement intervient dans un délai équivalent après l'expédition.[126] Il est formellement interdit de joindre dans le même envoi des bons de commande, des cartes de rapport ou des mandats nécessitant un traitement immédiat avec un paquet de coupons.[127]

Les coupons doivent être soigneusement comptés et regroupés en liasses de 100 coupons à valeur pleine, d'une même marque. Les coupons à demi-valeur, tels les coupons « Health Club », doivent être comptés par groupes de 200 pour équivaloir à 100 coupons à valeur pleine.[128] Les marques « Octagon », « Kirkman », « Buford », « Luzianne » et « Bullard's » sont créditées à 4 dollars le millier ; les « Health Club » à seulement 3 dollars le millier. Les coupons « Borden's » n'ont aucune valeur en espèces et doivent être échangés dans des commerces locaux acceptant les coupons.[129] Chaque envoi doit impérativement mentionner le compte pionnier ou le compte de congrégation à créditer.[130]

Nouveau programme : la route de magazines « Tour de Garde » et « Consolation »

Le programme de diffusion élargie de La Tour de Garde et de Consolation, dont la présentation débute à la page 4 du document, constitue la pièce maîtresse de ce numéro. Trois méthodes de distribution plus large sont définies : l'obtention d'abonnements individuels annuels ou semestriels, la constitution par chaque éditeur d'une route régulière couverte en alternance chaque semaine avec l'un ou l'autre magazine, et la distribution dans les quartiers d'affaires, les gares ferroviaires, les terminus de bus et aux carrefours passants.[131]

L'organisation de la campagne repose sur la désignation dans chaque congrégation d'un « serviteur de publicité » chargé de coordonner l'ensemble du travail lié aux magazines, de recenser les « éditeurs de magazines » volontaires, de centraliser les commandes et de veiller à ce que chaque participant reçoive son allocation avant la date de parution afin de pouvoir effectuer ses livraisons en temps voulu.[132] Un compte de distributeur distinct est ouvert au nom de chaque congrégation commandant régulièrement dix exemplaires ou plus par numéro.[133]

Les jeunes membres de l'organisation sont expressément invités à participer : les enfants peuvent se charger des livraisons sur la route développée par leurs parents, consacrant en outre une demi-heure ou une heure supplémentaire à démarcher de nouveaux abonnés, tandis que les samedis après-midi et les fins d'après-midi de semaine peuvent être mis à profit pour distribuer les magazines dans les centres-villes, les gares et les terminus.[134] Il est précisé que « des milliers de jeunes dans les congrégations désirent quelque chose à faire » et que ce programme leur en offre l'occasion.[135]

Chaque éditeur de magazines est tenu de remplir un rapport de service de terrain pour chaque sortie, en indiquant le nombre de magazines individuels placés dans la case prévue à cet effet sur le nouveau formulaire joint à ce numéro.[136] Les heures comptabilisées courent de la première à la dernière livraison de la journée, augmentées du temps de trajet aller-retour, dans la limite d'une heure de trajet.[137] Le prix standard est fixé à cinq cents par exemplaire ; un exemplaire ne peut être remis gratuitement qu'à titre d'échantillon pour susciter un nouvel abonné à la route.[138]

Les pionniers, notamment ceux qui opèrent dans des territoires de congrégation, sont appelés à jouer un rôle important en développant eux aussi des routes, et lorsqu'ils quittent un territoire, en signalant aux personnes intéressées l'intérêt de souscrire un abonnement. De nouvelles congrégations pourront ultérieurement être organisées dans les zones où ces personnes lisent régulièrement les magazines.[139]

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Illustrations du numéro

Références

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