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Informant de novembre 1940

De Tj-encyclopédie
Informant de novembre 1940
Revue Informant
Date 1940
Année 1940
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro est entièrement consacré à la mobilisation de terrain pour les dernières semaines de 1940 et les premiers mois de 1941 : la « Période de témoignage "Courage" » de décembre y est présentée comme le plus grand effort de distribution de brochures de l'histoire récente de l'organisation, avec un objectif de cinq millions d'exemplaires écoulés en un seul mois aux États-Unis.[1]

La planification y est poussée jusqu'à la précision hebdomadaire, avec des quotas individuels différenciés selon que le membre est proclamateur de compagnie ou pionnier, et des recommandations géographiques distinguant les territoires à l'ouest des montagnes Rocheuses de ceux approvisionnés depuis les dépôts de Brooklyn et de Saint-Louis.[2] Les chiffres projetés pour l'année 1941 — soixante mille proclamateurs, quinze millions cinq cent mille heures de service, trente-quatre millions de magazines distribués — témoignent d'une organisation qui se représente sa propre croissance sur un mode à la fois comptable et prophétique.[3]

Analyse

Une devise annuelle qui condense la refonte sotériologique de 1935

Le calendrier de 1941 retient comme texte de l'année Apocalypse 7:10, « Le salut est à notre Dieu… et à l'Agneau ».[4] Le choix n'est pas neutre : dans la vision johannique, ces mots ne sont pas prononcés par les vingt-quatre anciens ni par les cent quarante-quatre mille, mais par la « grande foule » du verset 9 — précisément le groupe que Rutherford avait redéfini cinq ans plus tôt, le 3 juin 1935 à l'assemblée de Washington, comme une classe terrestre appelée à survivre à Harmaguédon et à vivre éternellement sur une terre transformée en paradis, et non plus comme une catégorie céleste de second rang.[5] La devise inscrite sur le calendrier distribué à l'ensemble des congrégations fait donc entendre, tout au long de l'année, la voix liturgique du groupe qu'il s'agit alors de recruter.

Cette lecture se heurte à une difficulté textuelle que la Société a elle-même formulée par la suite : le même chapitre situe la grande foule « debout devant le trône de Dieu et devant l'Agneau », formule qui paraît la localiser au ciel. La réponse adoptée consiste à traiter la station « devant le trône » comme une position d'approbation et non comme une localisation céleste.[6] Des analyses critiques relèvent que l'interprétation céleste était celle de la Société elle-même jusqu'en 1935, faisant de la relecture terrestre une rupture exégétique et non un simple approfondissement.[7] Retenir ce verset comme devise pour 1941 revient ainsi à donner à une innovation doctrinale récente le statut de mot d'ordre annuel, répété et affiché — et à clore la controverse par l'usage plutôt que par la démonstration.

La traduction opératoire de cette sotériologie apparaît dans la cible assignée à la campagne de décembre : les « personnes de bonne volonté » qui fréquentent les études modèles ou les réunions de compagnie sans avoir encore lu les brochures plus anciennes.[8] La catégorie désigne les non-oints à qui est proposée une espérance de survie sans appartenance au corps céleste, dans la continuité des « Jonadabs » identifiés depuis 1932. Le même raisonnement était déjà à l'œuvre dans Informant de mars 1940, où la classe terrestre servait directement de base au calcul du nombre de proclamateurs à atteindre. La prévision de soixante mille proclamateurs en moyenne pour 1941, avec une pointe espérée de soixante-dix mille, prolonge ce mécanisme : une catégorie eschatologique convertie en objectif chiffré.[9]

Le corpus des brochures comme théologie mise en circulation

Les titres recommandés pour décembre 1940 — Angels, Beyond the Grave, His Vengeance, His Works, Supremacy, Righteous Ruler, The Crisis et Dividing the People — dessinent la carte du contenu doctrinal effectivement mis entre les mains du public cette année-là.[10] S'y lisent l'angélologie développée depuis 1930, où les anges sont présentés comme des « esprits serviteurs » agissant invisiblement auprès des fidèles ; le refus de l'immortalité de l'âme et la description de la mort comme état d'inconscience ; la vengeance divine à Harmaguédon ; la souveraineté de Jéhovah érigée en doctrine première depuis 1929 ; et la séparation eschatologique des brebis et des boucs, qui donne son titre à Dividing the People.

La logique de sélection mérite attention : ce corpus est court, thématiquement resserré et conçu pour la circulation de masse, là où les développements techniques — chronologie, exégèse détaillée, controverses internes — restent réservés à La Tour de Garde et aux instructions de service. L'objectif annoncé d'écouler au moins cinq millions de brochures en un mois, sur un stock estimé à plus de dix millions d'exemplaires déjà détenus par les compagnies et les pionniers, confirme que la doctrine est ici pensée comme un produit à écouler plutôt que comme un enseignement à approfondir.[11] La répartition géographique des titres — un jeu de brochures pour les compagnies situées à l'ouest des Rocheuses, un autre pour celles desservies par les dépôts de Saint-Louis et de Brooklyn — subordonne d'ailleurs explicitement le choix des thèmes doctrinaux à la logistique des stocks.[12]

La persécution relue en prophétie : polémique et autojustification

Trois titres de la liste de décembre forment un bloc distinct : Intolerance, Government — Hiding the Truth: Why? et Conspiracy against Democracy.[13] Intolerance et The Crisis remontent toutes deux à 1933, la première reprenant un discours public prononcé par Rutherford à Plainfield, dans le New Jersey, sur la persécution subie par les Témoins de Jéhovah.[14] Leur remise en circulation à la fin de 1940 n'est pas un recyclage de fonds d'invendus : elle répond à une situation américaine spécifique, marquée par l'arrêt Minersville School District v. Gobitis du 3 juin 1940, rendu à huit voix contre une, et par la vague de violences collectives qui suivit — plus de trois cents incidents recensés cette année-là, touchant près de quinze cents personnes dans quarante-quatre États, au point que le procureur général adjoint Francis Biddle y consacra une allocution radiophonique nationale le 16 juin 1940.

L'opération intellectuelle propre à ce corpus consiste à requalifier ces événements. Ce ne sont plus des contentieux juridiques contingents, susceptibles d'être gagnés ou perdus devant les tribunaux, mais l'accomplissement annoncé des Écritures : l'hostilité devient la preuve attendue de la justesse du message. Le même mécanisme était déjà explicite dans La Tour de Garde du 1er décembre 1940, où la vague de violences consécutive à l'arrêt Gobitis vient corroborer le schéma prophétique exposé, et dans La Tour de Garde du 15 novembre 1940, où les interdictions frappant l'Europe et le Canada sont imputées à la Hiérarchie catholique. L'apport propre du présent numéro est d'en faire un instrument de terrain : les brochures polémiques ne sont plus seulement lues par les fidèles, elles sont placées par millions chez des tiers, au moment même où ce placement expose matériellement les proclamateurs aux poursuites et aux agressions.

La sociologie des nouveaux mouvements religieux a décrit ce dispositif : l'hostilité extérieure, loin d'affaiblir un groupe millénariste, en renforce la cohésion interne en fournissant une confirmation empirique apparente à son discours sur le monde.[15] La circularité du raisonnement est complète : aucune réaction hostile ne peut plus valoir comme indice d'une erreur, puisque toute hostilité est d'avance interprétée comme la marque du camp adverse dans un conflit dont l'issue est écrite.

Organisation et histoire

Le quota chiffré comme mesure de la fidélité

Chaque proclamateur de compagnie reçoit pour décembre 1940 l'obligation de placer dix combinaisons de sept brochures, tandis que chaque pionnier doit en écouler cinq par jour, soit trente-cinq brochures quotidiennes.[16] Le mois est découpé en quatre paliers — trois combinaisons à la fin de la première semaine, cinq à la mi-mois, huit à trois semaines, dix au terme — de sorte qu'à n'importe quel moment de la campagne l'écart entre le réalisé et l'attendu soit immédiatement calculable pour chaque individu.[17] Ce n'est plus la prédication qui est prescrite, mais un rendement, décomposé en échéances intermédiaires.

Ce découpage ne fonctionne qu'adossé à un échelon local de vérification. Les serviteurs de compagnie sont explicitement chargés de surveiller régulièrement l'avancement, d'identifier les causes des retards et d'y porter remède.[18] Le serviteur de congrégation, dans la structure théocratique instaurée en 1938, préside la compagnie et dirige spécifiquement l'activité de prédication effectuée sur le terrain par ses membres ; le principe d'autorité y est présenté comme fondamental.[19][20] L'assignation d'un chiffre au fidèle et sa vérification par un responsable nommé depuis Brooklyn forment un même dispositif : le retard cesse d'être une affaire de conscience pour devenir une donnée observable de l'extérieur, susceptible d'un diagnostic et d'une correction.

La même logique se transpose à l'unité collective. Une augmentation d'environ vingt-cinq pour cent du nombre de proclamateurs par rapport au pic de 1940 est attendue de chaque organisation de compagnie, avec une pointe annuelle visée de soixante-dix mille.[21] La croissance n'est donc pas espérée mais assignée, et son échelle de mesure est la propre performance passée de la congrégation. La sociologie de la quantification décrit ce type de fonctionnement comme une « politique du chiffre », où des objectifs quantifiés fixés par la hiérarchie se répercutent en quotas assignés aux agents, la quantification opérant alors moins comme instrument de connaissance que comme technologie de gouvernement des conduites.[22] Les travaux de sociologie des congrégations relèvent du reste que les objectifs chiffrés de croissance figurent parmi les facteurs distinguant le plus nettement les congrégations à forte progression, mais que leur poursuite conduit à privilégier les statistiques d'assistance et d'adhésion au détriment de la formation des individus.[23][24]

Une prévision nationale de type industriel

Les objectifs fixés pour l'année de service 1941 relèvent d'un exercice de programmation : soixante mille proclamateurs en moyenne dont trois mille cinq cents pionniers, quinze millions cinq cent mille heures de service, plus de deux millions de livres reliés, quinze millions de brochures et trente-quatre millions de magazines.[25] Le quota individuel — soixante heures mensuelles pour un proclamateur de compagnie, cent cinquante pour un pionnier, douze visites de retour — n'est que la part unitaire de ces agrégats.[26] L'activité religieuse est traitée comme un volume de production à répartir, avec ses effectifs prévisionnels, son temps de travail et ses tonnages de sortie.

Ces prévisions se mesurent à l'échelle mondiale atteinte l'année précédente : le nombre moyen mensuel de proclamateurs s'établit à environ 138 000 dans le monde en 1940, et les effectifs globaux ont crû d'environ 44 000 en 1928 à environ 115 000 pour la seule période close par la présidence de Rutherford.[27][28] La cible de soixante mille proclamateurs moyens pour les seuls États-Unis représente donc une part considérable du total mondial, ce qui situe l'ambition de la prévision.

Le versant rétrospectif de ce cycle est l'annuaire, alors en préparation pour 1941 et contenant le rapport complet de Rutherford sur les activités de l'année écoulée.[29] La périodicité de l'instrument est décalée d'un an sur l'année de service qu'il recense — l'annuaire paru en 1942 rend compte de l'année de service 1941 —, si bien que le récit de l'activité passée et la prévision de l'activité à venir ne cessent jamais de se relayer.[30] Le rapport annuel est signé du président de la Société, qui est aussi à cette date le rédacteur des publications doctrinales : le bilan statistique et le commentaire autorisé de ce bilan procèdent de la même main.[31]

Le déstockage comme principe d'assignation du travail

L'estimation de plus de dix millions de brochures immobilisées dans les compagnies et chez les pionniers aux États-Unis, assortie de l'objectif d'en écouler au moins cinq millions en un seul mois, éclaire la construction même de la campagne.[32] Ce n'est pas un thème doctrinal qui commande l'offre de décembre, mais un inventaire à résorber : la « Période de témoignage "Courage" » est d'abord une opération de déstockage.

La différenciation géographique des titres le confirme. Les compagnies situées à l'ouest des montagnes Rocheuses doivent mettre en avant une liste de brochures, celles proches des dépôts de Saint-Louis et de Brooklyn une autre, partiellement différente.[33] Le critère de répartition est la distance au dépôt, non le contenu du message ni le profil du public visé — les titres recommandés relèvent d'ailleurs de registres très hétérogènes, d'Intolerance et The Crisis, tous deux publiés en 1933, jusqu'à Angels ou Beyond the Grave.[34] Aucune source secondaire ne documente par ailleurs l'existence du dépôt de Saint-Louis mentionné ici, ce qui fait de ce numéro un témoignage primaire sur l'organisation logistique du réseau américain de distribution.

La tarification achève de définir ce modèle : sept brochures pour dix cents, dix-sept pour vingt-cinq, trente-cinq pour cinquante, l'annuaire à cinquante cents, le calendrier à vingt-cinq cents l'unité ou dix cents par lots de cinq.[35] La contribution, dégressive au volume, encourage mécaniquement le placement en quantité plutôt que le placement ciblé. À cette grille s'ajoute une consigne éditoriale : La conspiration contre la démocratie peut être intégrée à toute combinaison de brochures plus anciennes.[36] Ce titre de soixante-deux pages, publié la même année par Rutherford, soutient que les gouvernements humains, y compris ceux réputés démocratiques, échouent, et que seul le Royaume de Dieu constitue un remède.[37] Son adjonction systématique à des combinaisons par ailleurs déterminées par l'état des stocks montre comment la priorité polémique du moment se greffe sur une contrainte d'inventaire, dans une conjoncture où le mouvement est frappé par l'arrêt Minersville School District v. Gobitis du 3 juin 1940 et par des interdictions d'État, notamment au Canada depuis le 4 juillet 1940.

La réunion locale intégrée au dispositif de placement

Les « personnes de bonne volonté » fréquentant les études modèles ou les réunions de compagnie sans avoir encore lu certaines brochures plus anciennes sont explicitement désignées comme cible de la campagne.[38] La réunion locale, instrument d'instruction, devient ainsi un lieu de placement identifié, et le fidèle assidu un débouché pour un stock que le porte-à-porte ne suffit pas à écouler.

Le calendrier annuel 1941 circule dans le même réseau. Il porte le texte « Le salut à notre Dieu — et à l'Agneau », tiré d'Apocalypse 7:10, et associe à chaque mois des passages scripturaires et théocratiques.[39][40] La désignation d'un texte de l'année constitue un dispositif éditorial régulier de la Société, qui fixe pour douze mois une formule unique reprise dans l'ensemble du réseau des compagnies.[41] Objet domestique tarifé et diffusé par lots, le calendrier fait entrer jusque dans le foyer du fidèle une production standardisée du centre, et estompe la frontière entre vie communautaire interne et activité de diffusion : le même bulletin qui fixe les quotas de placement fixe aussi la phrase que chaque foyer aura sous les yeux toute l'année.

Contenu

Période de témoignage « Courage » : prépare-toi pour le plus grand mois de brochures

Pour le mois de décembre 1940, désigné « Période de témoignage "Courage" »,[42] les proclamateurs sont invités à distribuer des brochures en quantité massive. L'offre centrale est de sept brochures pour une contribution de dix cents, dix-sept pour vingt-cinq cents, ou trente-cinq pour cinquante cents.[43] Les proclamateurs des compagnies et les pionniers sont respectivement visés par des quotas précis : chaque proclamateur de compagnie est invité à placer dix combinaisons de sept brochures dans le mois, tandis que chaque pionnier vise cinq combinaisons par jour, soit trente-cinq brochures quotidiennes.[44]

Les personnes de bonne volonté fréquentant les études modèles ou les réunions de compagnie sans avoir encore lu certaines brochures plus anciennes — telles qu'« Anges, Intolérance, Diviser le peuple » — sont particulièrement visées par cette campagne.[45] L'organisation estime que plus de dix millions de brochures sont alors en stock dans les compagnies et chez les pionniers à travers les États-Unis, et l'objectif est d'en écouler au moins cinq millions au cours de ce seul mois.[46]

La planification est détaillée avec précision : à la fin de la première semaine, chaque proclamateur doit avoir atteint une moyenne de trois combinaisons ; à mi-mois, cinq ; à trois semaines, huit ; et dix à la fin du mois.[47] Les serviteurs de compagnie sont tenus de surveiller régulièrement l'avancement et d'identifier les causes de tout retard pour y remédier.[48] Des recommandations géographiques précisent quelles brochures privilégier selon les régions : les compagnies à l'ouest des montagnes Rocheuses doivent mettre en avant Dividing the People, Angels, His Works, His Vengeance, Beyond the Grave, Supremacy, Intolérance, Righteous Ruler et The Crisis, tandis que celles proches des dépôts de Saint-Louis et de Brooklyn doivent accentuer Safety, Government — Hiding the Truth: Why?, The Crisis, Intolérance, Angels et Dividing the People.[49] La brochure La conspiration contre la démocratie peut être intégrée à chaque combinaison de brochures plus anciennes.[50]

Des prévisions chiffrées ambitieuses sont fixées pour 1941 : une moyenne de soixante mille proclamateurs, dont trente-cinq cents pionniers, un total de quinze millions cinq cent mille heures de service sur l'année, et la distribution de plus de deux millions de livres reliés, quinze millions de brochures et trente-quatre millions de magazines.[51] Le quota individuel est de soixante heures mensuelles pour un proclamateur de compagnie et de cent cinquante heures pour un pionnier, avec douze visites de retour par mois.[52] Une augmentation d'environ vingt-cinq pour cent du nombre de proclamateurs par rapport au pic de 1940 est attendue de chaque organisation de compagnie, avec un objectif de pointe annuelle de soixante-dix mille proclamateurs.[53]

Nouvelle brochure de Rutherford : « Satisfaits » — préparer le territoire pour la campagne de La Tour de Garde

Une nouvelle brochure de trente-deux pages, intitulée Satisfied (« Satisfaits »), est annoncée comme disponible pour une contribution de cinq cents.[54] Son contenu est présenté comme montrant « comment et par qui le désir du cœur de tous les hommes de bonne volonté sera bientôt satisfait ».[55] La distribution de cette brochure est planifiée pour tout le mois de janvier 1941 : les proclamateurs doivent couvrir le maximum de territoire possible en laissant un exemplaire dans chaque foyer, dans le but de préparer les esprits pour la campagne d'abonnements à La Tour de Garde qui doit commencer le 1er février 1941.[56] Les compagnies sont invitées à délimiter dès à présent la portion de territoire qu'elles comptent couvrir intégralement à partir de cette date.[57]

Les envois aux compagnies sont organisés pour que les exemplaires soient disponibles dès le 1er janvier 1941 ; les pionniers, en revanche, ne reçoivent pas d'envoi automatique et doivent commander eux-mêmes leur stock.[58]

Rapport de terrain des proclamateurs de compagnie

Un tableau comparatif présente les statistiques mensuelles de terrain des proclamateurs de compagnie pour deux années consécutives, de octobre à septembre, avec trois indicateurs : nombre moyen de proclamateurs, heures moyennes et visites de retour moyennes.[59] Les données de l'année en cours montrent une progression sensible par rapport à l'année précédente : en juin 1940, le nombre de proclamateurs de compagnie atteint un pic de cinquante-cinq mille trente-neuf, contre trente-trois mille neuf cent trois l'année précédente pour le même mois. La moyenne annuelle des heures s'établit à 15,9 heures et celle des visites de retour à 2,5 par mois pour l'année en cours.[60]

Brochures en langues étrangères : des centaines de milliers à distribuer

Un volet important de la « Période de témoignage "Courage" » est consacré à la distribution de brochures en langues étrangères, afin d'atteindre les personnes de bonne volonté ne maîtrisant pas suffisamment l'anglais.[61] Environ trois quarts de million de brochures en langues étrangères sont alors entre les mains des compagnies et des pionniers. Des arrangements spéciaux sont préconisés pour couvrir ces territoires, notamment par le témoignage en groupe, avec au moins une journée de semaine réservée à cet effet chaque semaine du mois.[62] Les conditions de contribution s'appliquent aux mêmes modalités que pour les brochures en anglais : sept exemplaires pour une contribution de dix cents.[63]

Emballage spécial pour la campagne de brochures

Pour faciliter la distribution des combinaisons de sept brochures, la Société a imprimé et expédie à chaque compagnie un emballage spécial : dix emballages par proclamateur régulier, cent pour chaque pionnier.[64] Cet emballage de couleur vive porte un témoignage sur ses deux faces et est conçu pour que les deux brochures placées aux extrémités soient visibles de l'extérieur.[65] Aucune commande supplémentaire n'est acceptée, une seule impression ayant été réalisée.[66]

Annuaire et calendrier 1941

L'annuaire 1941 des Témoins de Jéhovah et le calendrier pour la même année sont en cours de préparation.[67] L'annuaire contient le rapport complet de Rutherford sur les activités des Témoins de Jéhovah pour l'année écoulée. Le calendrier retient comme texte de l'année Apocalypse 7:10 : « Le salut est à notre Dieu… et à l'Agneau. »[68] L'annuaire est disponible pour une contribution de cinquante cents, le calendrier pour vingt-cinq cents l'exemplaire — ou dix cents l'unité pour les commandes groupées de cinq exemplaires ou plus à la même adresse.[69]

Travail de novembre : utilisez votre équipement sonore !

Le texte du calendrier 1940 pour le mois de novembre est tiré de Josué 6:13 — « Et sept prêtres portant sept trompettes… marchaient sans s'arrêter, et sonnaient des trompettes » — et est mis en relation avec Joël 2:9 pour illustrer le rôle que l'équipement sonore est censé jouer dans la proclamation du Royaume.[70] Les proclamateurs sont vivement encouragés à utiliser le phonographe dans leur travail de porte à porte. Pour le mois de novembre, l'offre maintenue est celle du mois d'octobre : le livre Religion et la nouvelle brochure La conspiration contre la démocratie pour une contribution de vingt-cinq cents.[71]

Des instructions pratiques précisent la manière correcte d'effectuer une « mise en place » (setup) avec le phonographe à la porte : il est conseillé de ne jamais demander à l'interlocuteur s'il souhaite écouter le message — une formulation positive s'impose, comme « J'ai un message très intéressant sur ce disque, que vous serez heureux d'entendre, j'en suis sûr », avant de poser immédiatement l'aiguille sur le disque.[72] Cette approche est justifiée par l'analogie avec les prêtres israélites qui sonnaient de la trompette sur ordre de Jéhovah sans demander permission. Il est toutefois précisé que si une personne refuse d'écouter, le proclamateur doit se retirer poliment, en s'appuyant sur Apocalypse 22:17 : « Que celui qui le désire prenne l'eau de la vie gratuitement. »[73]

Nouvelles du Royaume n° 7

Un nouveau numéro du Kingdom News (« Nouvelles du Royaume »), portant le numéro 7, est annoncé disponible pour distribution.[74] Les compagnies sont invitées à en commander d'importantes quantités immédiatement pour en laisser un exemplaire dans chaque foyer de leur territoire. Le tarif est de cinquante cents le millier, avec un millier offert gratuitement aux pionniers lorsque la commande est groupée avec d'autres publications.[75]

Respectueux des lois

Un tract intitulé « Law-abiding » (« Respectueux des lois ») est joint à l'envoi d'emballages destiné à chaque compagnie, à raison d'un exemplaire par proclamateur.[76] Ce document est destiné à être présenté aux agents de police ou autres responsables qui interféreraient avec l'exercice du service du Royaume. Les proclamateurs sont invités à le conserver soigneusement et à l'avoir toujours sur eux.[77]

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Illustrations du numéro

Références

  1. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  2. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  3. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1-2
  4. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  5. ↑ « A Great Crowd Before Jehovah's Throne », jw.org.
  6. ↑ « A Great Crowd Before Jehovah's Throne », Watchtower Online Library.
  7. ↑ « Scriptures to show the Great Crowd are in heaven », JWFacts.
  8. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  9. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  10. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  11. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  12. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  13. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  14. ↑ « Part 13—Champions of Freedom of Speech and of Worship », Watchtower Online Library.
  15. ↑ Régis Dericquebourg, Les Témoins de Jéhovah : dynamique d'un groupe religieux, analyse de la fonction consolidante de la persécution dans les mouvements minoritaires.
  16. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  17. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  18. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  19. ↑ Organizational structure of Jehovah's Witnesses, Wikipedia.
  20. ↑ Organization of Jehovah's Witnesses, principle of authority is basic in structure, Reclaimed Voices, 16 novembre 2017.
  21. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  22. ↑ Anaïs Henneguelle et Arthur Jatteau, « Politiques du chiffre, politiques par le chiffre », dans Sociologie de la quantification, Paris, La Découverte, coll. « Repères ».
  23. ↑ « Setting goals », Ministry Magazine, mai 1994.
  24. ↑ « 'Church Growth': A Limitation of Numbers? », Christianity Today, mars 1981.
  25. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  26. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  27. ↑ « Detailed analysis of Watchtower Statistics », JWFacts.
  28. ↑ History of Jehovah's Witnesses, Wikipedia.
  29. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  30. ↑ 1942 Yearbook of Jehovah's Witnesses, Watchtower Bible & Tract Society.
  31. ↑ Joseph Franklin Rutherford, Wikipedia.
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  34. ↑ « Part 13—Champions of Freedom of Speech and of Worship », Watchtower ONLINE LIBRARY.
  35. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1-2
  36. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  37. ↑ « Rutherford publications 25 years 224 publications », jehovahs-witness.com.
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  40. ↑ « 1941 Calendar of Jehovah's Witnesses WATCHTOWER », WorthPoint.
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  49. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  50. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  51. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  52. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
  53. ↑ Informant de novembre 1940, p. 1
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  55. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  56. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  57. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  58. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  59. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  60. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  61. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  62. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  63. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  64. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  65. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  66. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  67. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  68. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  69. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  70. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  71. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  72. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  73. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  74. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  75. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  76. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2
  77. ↑ Informant de novembre 1940, p. 2

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