| Date du jugement
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Nom de l'affaire
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Descriptif du litige et composition de la Cour
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| 28 mars 1938
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Lovell v. City of Griffin
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- Alma Lowell distribuait des revues et brochures du mouvement dans les rues de la ville de Griffin. Cette ville avait votée une loi qui obligeait d'obtenir une permission écrite de la part du maire de la ville pour distribuer gratuitement ou en échange de rétribution des écrits dans l'enceinte de la ville. N'ayant pas chercher à obtenir cette permission, Lowell fut arrêtée et passa 50 jours en prison refusant de payer l'amende de 50 dollars pour sa libération. Elle attaqua la décision en justice devant respectivement la cour du comté, la cour d'appel et la cour suprême de Géorgie qui lui donnèrent tort. La cour suprême des États-Unis, appelée par la requérante, statua l'inconstitutionnalité de la loi locale, car celle-ci violait le premier amendement des États-Unis sur la liberté de la presse ainsi que le quatorzième amendement.
- Juge en chef: Charles E. Hughes; autres juges: James C. McReynolds, Louis Brandeis, Pierce Butler, Harlan F. Stone, Owen J. Roberts, Benjamin N. Cardozo, Hugo Black, Stanley F. Reed
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| 22 novembre 1939
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Schneider v. New Jersey
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- Les appelants, des Témoins de Jéhovah, furent accusés de violer d'un arrêté local qui interdisait la distribuer des tracts sur la voie publique ou dans le cadre du porte-à-porte.
- En 1939, la Cour suprême américaine statua que le but des ordonnances, à savoir garder les rues propres et en bon état, était insuffisant pour justifier l'interdiction de distribuer des documents à d'autres personnes prêtes à les recevoir. Toute la charge imposée aux autorités de la ville dans le nettoyage et le soin des rues comme conséquence indirecte de cette distribution résultait de la protection constitutionnelle de la liberté d'expression et de presse. Concernant la distribution de publications de maison en maison sans permis, l'ordonnance fut annulée.
- Ce droit n'était toutefois pas absolu: les municipalités pouvaient légalement réglementer la conduite de ceux qui utilisaient les rues, dans le but de les garder ouvertes et disponibles pour la circulation des personnes et des biens, aussi longtemps que la législation établie à cette fin n'entravait pas la liberté constitutionnelle du droit de communiquer des informations par la parole ou la distribution de la littérature dans la rue.
- La décision combine quatre appels similaires (Schneider v. State of New Jersey (Town of Irvington), Young v. People of the State of California, Snyder v. City of Milwaukee, Nichols et al. v. Commonwealth of Massachusetts), chacun d'entre eux ayant soulevé la question de savoir si les règlements énoncés dans les ordonnances municipales réduisant la portée du Premier Amendement sur les droits de liberté d'expression et de presse constituaient des mesures nécessaires au respect du Quatorzième amendement de la Constitution (qui prévoit la protection égale de tous ceux qui se trouvent sur le territoire américain).
- Juge en chef: Charles E. Hughes; autres juges: James C. McReynolds, Pierce Butler, Harlan F. Stone, Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas
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| 20 mai 1940
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Cantwell v. Connecticut
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- Une loi du Connecticut prévoyait que les personnes sollicitant à des fins religieuses ou charitables obtiennent d'abord une licence, celle-ci étant accordée uniquement après détermination de la légitimité de la cause. Or, trois Témoins de Jéhovah, Newton Cantwell et ses deux fils, Jesse et Russel, firent du prosélytisme dans un quartier très catholique de New Haven, Connecticut. Les Cantwells allaient de porte en porte, avec des livres et des brochures et un phonographe portatif diffusant des enregistrements.
- Ils furent arrêtés et inculpés, notamment au motif de violation d'une loi du Connecticut nécessitant que des avocats obtiennent un certificat du secrétaire de conseil d'assistance publique avant de solliciter des fonds auprès du public. Les Cantwells déclarèrent qu'ils n'avaient pas obtenu de licence parce qu'ils estimaient que le gouvernement n'avait le droit de déterminer si les Témoins constituaient une religion.
- La Cour jugea que l'action des Cantwell était protégée par les Premier et Quatorzième Amendements.
- Juge en chef: Charles E. Hughes; autres juges: James C. McReynolds, Harlan F. Stone, Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy
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| 31 mars 1941
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Cox v. New Hampshire
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- Soixante-huit Témoins de Jéhovah s'étaient réunis à leur Salle du Royaume et s'étaient ensuite divisés en petits groupes qui ont défilé le long des trottoirs afin de distribuer des tracts annonçant une réunion. Au cours du mois de mars, des groupes de 15 à 20 personnes marchaient en file indienne le long des trottoirs dans le quartier.
- En 1941, les 68 Témoins furent condamnés par un tribunal municipal du New Hampshire pour avoir violé une loi de l'État qui interdisait les défilés et cortèges sur la voie publique sans permis. Les défendeurs firent valoir que leurs droits du Premier Amendement avaient été violés, y compris leurs droits à la liberté de culte et de réunion.
- La Cour suprême statua que, bien que le gouvernement ne pouvait pas réglementer le contenu d'un discours, il pouvait promulguer des restrictions raisonnables (horaires, lieu, manière) sur celui-ci afin de garantir la sécurité publique, et que chaque défilé sur la voie publique devait avoir une licence et les organisateurs devaient avoir payer un droit à cette fin.
- Juge en chef: Charles E. Hughes; autres juges: James C. McReynolds, Harlan F. Stone, Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy
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| 8 juin 1942
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Jones v. City of Opelika
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- La ville d'Opelika, en Alabama, accusa, Jones, un Témoin de Jéhovah, d'avoir violé une loi en vendant des livres sans permis. Les licences étaient soumises à une annulation immédiate par la ville sans préavis. Jones allégua que cela violait ses droits de liberté de presse et de religion. La suprême estima qu'une personne engagée dans la diffusion de documents religieux n'était pas au-dessus de la réglementation de l'État. Quand les gens choisissaient d'utiliser la vente de leurs livres religieux comme source de financement, les aspects financiers de leurs opérations ne devaient pas être totalement ignorés. Soumettre un groupe religieux à une taxe raisonnable sur leurs activités lucratives ne nécessitait pas la conclusion que les actes autorisés soient purement commerciaux: il suffisait que l'argent soit le résultat de la vente des articles. Lorsque des moyens traditionnels de distribution étaient utilisés par des groupes religieux, ils pouvaient être tenus aux mêmes normes que des groupes non religieux.
- De ce fait, la Cour suprême statua qu'une loi interdisant la vente de livres sans permis était constitutionnelle parce que celle-ci ne s'étendait qu'aux personnes engagées dans une activité commerciale, et non aux rites religieux.Le tribunal jugea que Jones n'avait pas qualité pour contester cette partie de la loi, étant donné qu'il n'avait pas eu de permis arbitrairement retiré par l'État.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, James F. Byrnes, Robert H. Jackson
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| 8 mars 1943
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Jamison v. Texas
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- Jamison, une Témoin de Jéhovah, fut accusée d'avoir distribué des tracts dans les rues de Dallas, ce qui était interdit par une ordonnance de cette ville. Elle fut condamnée par la Corporation Court de Dallas, et fit appel à la Cour pénale du Comté qui la reconnut de nouveau coupable et la condamna à une amende de 5 $ et aux dépens.
- La Cour suprême statua que l'ordonnance de la ville, qui avait interdit la distribution de tracts dans les rues, avait violé la clause de libre exercice garantie par le Premier amendement parce que le matériel distribué était de nature religieuse.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 8 mars 1943
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Largent v. Texas
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- Largent, une Témoin de Jéhovah, fut accusée d'avoir violé l'ordonnance de la ville de Paris en vendant des livres sans avoir fait de demande de permis. Reconnue coupable, elle fit appel à la Cour du comté de Lamar County, au Texas, où un procès de novo fut obtenu. Une motion fut déposée pour annuler la plainte au motif que le décret violait le Quatorzième Amendement à la Constitution, mais cette démarche fut sans succès.
- La Cour suprême jugea qu'un arrêté municipal qui exigeait un permis afin d'obtenir des commandes de livres est inconstitutionnelle lorsqu'elle s'appliquait à la distribution de publications religieuses.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 10 mars 1943
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Murdock v. Pennsylvania
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- L'arrondissement de Jeannette, Pennsylvanie, avait une ordonnance qui requerrait que les avocats achètent une licence de l'arrondissement. Murdock fut un Témoin de Jéhovah qui demanda des contributions en échange de livres et brochures. La ville affirma que cela signifiait qu'ils étaient vendus et qu'une licence était exigée. La question était donc de déterminer si l'obligation de licence constituait une taxe sur les exercices religieux de Murdock.
- La Cour suprême jugea que l'ordonnance était une taxe inconstitutionnelle sur le droit des Témoins de Jéhovah d'exercer librement leur religion.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 3 mai 1943
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Jones v. City of Opelika
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- La Cour suprême statua que le jugement Jones v. City of Opelika rendu l'année précédente était annulé, stipulant qu'un État ne pouvait pas interdire la distribution de tracts religieux quand ceux-ci cherchaient à recueillir des fonds d'une manière licite.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 3 mai 1943
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Martin v. Struthers
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- Martin, une Témoin de Jéhovah, a effectué du porte à porte afin de distribuer des tracts faisant de la publicité pour une réunion religieuse. Elle fut condamnée "à la Cour du maire" à une amende de 10 $ pour avoir enfreint un arrêté municipal qui interdisait de distribuer de porte en porte tout "prospectus, circulaires ou autres publicités".
- La Cour suprême infirma le jugement du tribunal inférieur, estimant que le Premier Amendement protégeait à la fois "le droit de distribuer de la littérature" et "le droit de la recevoir", et ajoutant que la distribution de littérature était protégé, "même si cela créait des nuisances mineures pour une communauté au niveau du nettoyage de ses rues". De ce fait, la Cour estimait qu'une loi interdisant la distribution de tracts de porte à portait atteinte aux droits du Premier Amendement d'un Témoin de Jéhovah.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 3 mai 1943
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Douglas v. City of Jeannette
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- Le plaignant, Robert L. Douglas, était un Témoin de Jéhovah qui intenta un procès contre la municipalité de Jeannette, en Pennsylvanie, en 1939. Il chercha à interdire l'exécution des ordonnances qui prohibaient la distribution de documents religieux dans le cadre du porte-à-porte.
- La Cour suprême statua contre les Témoins de Jéhovah, estimant qu'elle ne réprimait pas les poursuites pénales faites de bonne foi à moins qu'il y ait un quelconque "préjudice irréparable".
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 14 juin 1943
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Busey v. District of Columbia
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- La Cour suprême annula les jugements des cours inférieures qui avaient condamné un Témoin de Jéhovah au motif qu'il avait vendu des magazines sur les trottoirs publics sans avoir obtenu de licence.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 27 mars 1944
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Folett v. Town of McCornick
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- Follett fut condamné pour violation d'une ordonnance de la ville de McCormick, en Caroline du Sud, qui prévoyait "la licence suivante sur les affaires, l'occupation et les professions devait être payée par la ou les personnes qui exercent ou sont engagées dans de telles affaires, occupations ou professions (...): Agents vendant des livres, 1 $ par jour, 15 $ par année". L'appelant, Témoin de Jéhovah, déclara avoir été ordonné ministre par la Watch Tower Bible & Tract Society. Résident de McCormick, il s'est rendu de maison en maison pour distribuer des ouvrages religieux, et ses ressources pour vivre provenaient exclusivement de l'argent reçu. Il affirma qu'il avait simplement offert des livres contre une "contribution", mais n'avait pas de licence de la part de la ville et refusa d'en obtenir un.
- Lors de son procès, Follett demanda un verdict d'acquittement, affirmant que l'ordonnance restreignait la liberté de culte, en violation du Premier amendement. La motion fut rejetée et l'appelant déclaré coupable, jugement confirmé par la Circuit Court of General Sessions for McCormick Count, puis par la Cour suprême de Caroline du Sud.
- La Cour suprême, quant à elle, statua que les gens qui gagnaient leur vie en vendant ou en distribuant des documents religieux ne devaient pas être tenus de payer les frais de délivrance de licences et de taxes que ceux qui vendent ou distribuent des matériaux non-religieux.
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Owen J. Roberts, Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge
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| 7 janvier 1946
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Marsh v. Alabama
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- (à compléter)
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge, Harold H. Burton
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| 7 décembre 1946
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Tucker v. Texas
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- Tucker, un Témoin de Jéhovah, prêcha de porte en porte dans une ville du Texas, où il lui fut signifié de stopper son activité religieuse. Il refusa et fut emprisonné. Lors du procès, le directeur de la ville expliqua qu'il avait légalement la pleine autorité pour réglementer le comportement de ceux qui vivaient dans la ville, et qu'il n'autorisait pas quelqu'un à prêcher sans un permis préalablement délivré.
- Tucker fut inculpé par la Cour de justice du comté de Médine pour avoir violé l'article 479, chapitre 3, du Code pénal du Texas, qui considérait comme une infraction le fait de colporter ou vendre des marchandises et de refuser volontairement de quitter les lieux après avoir été avisé de le faire par le propriétaire. Tucker fit valoir qu'il n'était pas colporteur, mais un ministre de l'Évangile, soutenant que l'interprétation de la loi dans son cas violerait les garanties constitutionnelles de liberté de presse et de religion. Son affirmation fut rejetée et il fut condamné, y compris en appel.
- La Cour suprême statua qu'une loi d'un État faisant une infraction de distribuer la documentation dans une ville appartenant au gouvernement fédéral constituait une restriction injustifiée à la liberté de la presse et de religion
- Juge en chef: Harlan F. Stone; autres juges: Hugo Black, Stanley F. Reed, Felix Frankfurter, William O. Douglas, Frank Murphy, Robert H. Jackson, Wiley B. Rutledge, Harold H. Burton
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