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	<title>Tj-encyclopédie - Contributions [fr]</title>
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		<title>Séparation légale des époux Russell</title>
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		<updated>2026-08-04T10:00:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Séparation légale des époux Russell&lt;br /&gt;
| image = Divorce.jpg&lt;br /&gt;
| label = Image générée par IA&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; style=&amp;quot;float: right; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 30%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; | &#039;&#039;&#039;Chronologie&#039;&#039;&#039;: &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; | &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;1903&#039;&#039;&#039;: Maria dépose une demande en justice pour une séparation&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;avril 1906&#039;&#039;&#039;: La Cour tranche en faveur de Maria, reconnaissant la séparation&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;janvier 1907&#039;&#039;&#039;: Maria demande une pension alimentaire&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;janvier 1908&#039;&#039;&#039;: La pension alimentaire est réévaluée à 100 $; Russell ne veut pas payer&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;mars 1908&#039;&#039;&#039;: La Cour confirme la séparation de corps et de biens&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;octobre 1908&#039;&#039;&#039;: La Cour supérieure confirme le jugement&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;séparation légale des époux Russell&#039;&#039;&#039; fut une décision de justice impliquant [[Charles Taze Russell]] et sa femme [[Maria Russell|Maria]] qui fut accordée en 1906 par une cour de Pittsburgh, à la demande de l&#039;épouse qui, en 1903, avait saisi la justice pour obtenir un divorce limité. Deux ans plus tard, ce jugement fut confirmé en appel ainsi que devant la Cour Suprême de l&#039;État de Pennsylvanie. Compte tenu des accusations que Maria proféra contre son mari — impudicité, égoïsme, méchanceté —, et du transfert par Charles de son argent à la Société Watch Tower qu&#039;il déménagea dans un autre État lorsque la pension alimentaire due à sa femme fut augmentée par le tribunal, cet épisode fut utilisé à l&#039;époque pour discréditer le pasteur et reste aujourd&#039;hui un fréquent sujet de controverse mis en avant par des critiques des Témoins de Jéhovah actuels. Toutefois, il apparaît que l&#039;accusation d&#039;adultère, qui fut la plus médiatisée, n&#039;est pas fondée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Déroulement du procès==&lt;br /&gt;
===Accusations de Maria===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir aussi [[Témoignage des époux Russell en rapport avec Rose Ball]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
En juin 1903, après environ six ans de séparation, Maria intenta un procès en séparation légale devant la Cour de Common Pleas de Pittsburgh. Dix ans plus tard, elle expliqua au Board of Tax Commissioner qu&#039;elle avait demandé un divorce limité parce qu&#039;il permettait un soutien financier, alors que ce n&#039;était pas le cas d&#039;un divorce absolu, bien qu&#039;elle aurait pu obtenir un divorce absolu avec les mêmes preuves.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrision|Harrison, 1978]], p. 57:&lt;br /&gt;
: « I asked for a limited divorce because it carries with it support, while absolute divorce does not, though I could have secured an absolute divorce on the same evidence. »&amp;lt;/ref&amp;gt; Le procès débuta en avril 1906 et fut présidé par le juge Collier.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford17&amp;quot;&amp;gt;[[#Rutherford|Rutherford, 1915]], p. 17&amp;lt;/ref&amp;gt; Ceux qui témoignèrent en sa faveur furent J.H. Brown de Chicago, Mme Mary Corbett, Mme Mary E. Sumner, Mme Helen M. Brace, Mme Emma H. Ackley Russell, Mme Laura J. Ackley Rainer, Mme Lena Guibert, et L.M. Ackley de Chicago.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Parkinson40&amp;quot;&amp;gt;Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), &#039;&#039;[http://www.globallight.org.uk/downloads/Vertical%20Lines.pdf The Bible Student Movement in the Days of CT Russell]&#039;&#039;, format pdf, p. 40&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les griefs qu&#039;elle énonça contre son mari furent les suivants:&lt;br /&gt;
* Il ne se comportait pas comme un mari envers sa femme, ce qui impliquait le fait qu&#039;ils n&#039;avaient pas de relations sexuelles; &lt;br /&gt;
* Il aurait eu une attitude trop familière avec les autres femmes de la maison, leur jeune employée et fille adoptive Rose Ball et la servante Emily Matthews, et elle affirma qu&#039;il aurait dit: &amp;quot;Je suis comme une méduse. Je flotte ici et là. Je touche celle-ci et celle-là; si elle répond, je la prends, sinon je flotte vers d&#039;autres&amp;quot;. Ainsi, elle mettait en cause sa moralité;&lt;br /&gt;
* Il aurait eu des mauvais comportements à son égards, et elle donnant comme exemple le fait qu&#039;il avait refusé de l&#039;embrasser un jour qu&#039;il partait en voyage; &lt;br /&gt;
* Il ouvrait son courrier et le lisait;&lt;br /&gt;
* Il lui demandait de rendre des comptes sur l&#039;utilisation de son argent;&lt;br /&gt;
* Il se serait comporté méchamment et l&#039;aurait délaissée alors qu&#039;elle était malade en 1897;&lt;br /&gt;
* Il ne lui aurait pas adressé la parole pendant des semaines, communiquant avec elle au moyen de mots écrits sur des papiers;&lt;br /&gt;
* Il avait envoyé des lettres à la famille et aux amis de sa femme pour qu&#039;ils cessent tout contact, car il estimait que ces relations étaient mauvaises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, lors du procès, lorsque son avocat demanda à Maria si elle estimait que son mari était coupable d&#039;adultère avec Rose Ball, alors jeune sténographe de Russell, elle répondit : &amp;quot;Non&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, Maria affirma qu&#039;elle était à l&#039;origine du plan des trois premiers volumes de la série &#039;&#039;Millennial Dawn&#039;&#039; et qu&#039;elle en avait rédigé au moins la moitié; elle dit aussi qu&#039;elle avait quasiment fini le quatrième volume quand elle était partie pour Chicago (des années plus tard, les nièces de Maria confirmèrent que celle-ci avait bien rédigé ces ouvrages, qui furent pourtant crédités à Russell).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rose Ball, qui était en Australie, ne témoigna pas à la barre. Les accusations de Maria relatives à cette affaire furent prononcées à la barre le jeudi 26 avril 1906. Elle évoqua des griefs qui remontaient à 1894, mais, comme les accusations dans la déclaration de sa plainte ne commençaient qu&#039;en 1897, l&#039;avocat de Russell obtient de la Cour que les propos ayant trait à des accusations antérieures à 1897 soient enlevées des minutes du procès.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Russell v. Russell&#039;&#039;, jugement de 1906, pp. 19-20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses de Russell===&lt;br /&gt;
Ceux qui témoignèrent en faveur de Charles furent  [[John A. Bohnet]], Clara Taylor, W.E. Page, Marcus Tuttle et Mme Emily Sheesly (Emily Mathews, la servante).&amp;lt;ref name=&amp;quot;Parkinson40&amp;quot;/&amp;gt; Charles répondit à chacune des accusations de sa femme, excepté sur l&#039;abstinence sexuelle du couple car la cour ne permit pas que ce sujet soit abordé publiquement. Ses explications furent les suivantes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nia avoir prononcé les paroles que sa femme lui attribuait en rapport avec la méduse, et justifia chacun des situations qui lui étaient reprochées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que Rose Ball était une jeune fille qui se sentait fatiguée et seule depuis la mort de son frère Charles. Un soir qu&#039;il la trouva entrain de pleurer, il la consola, et elle s&#039;assit sur ses genoux et l&#039;embrassa. Comprenant qu&#039;il devait se comporter de façon plus paternelle, Russell proposa à sa femme que Rose soit considérée comme leur fille et qu&#039;elle se joigne à eux pour l&#039;étude de la Bible. Ainsi, quand elle allait se coucher à 21 heures, elle les embrassait tous les deux jusqu&#039;à ce qu&#039;elle ait suffisamment grandi pour que Russell estime qu&#039;il valait mieux qu&#039;elle ne l&#039;embrasse plus, ceci afin de ne pas provoquer la jalousie de sa femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre fois, il déclara que s&#039;il avait tenu la main de Rose dans sa chambre une nuit, c&#039;était probablement parce qu&#039;elle était malade et qu&#039;il lui prenait le pouls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l&#039;aide-ménagère Emily, il ne s&#039;enferma dans sa chambre qu&#039;un très court instant simplement parce qu&#039;elle était malade et qu&#039;il n&#039;entendait pas ce qu&#039;elle lui disait à cause du bruit d&#039;une pompe à eau utilisée au deuxième étage. Par ailleurs, Emily témoigna du comportement irréprochable de Russell à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell contesta vigoureusement les déclarations de sa femme à propos de sa participation à la rédaction des ouvrages de la série &#039;&#039;Millennial Dawn&#039;&#039;, disant: &amp;quot;Je ne pense pas du tout que Mme Russell serait capable d&#039;écrire les trois volumes, ou le quatrième volume, ou n&#039;importe lequel des volumes. Si elle a cette capacité, je ne l&#039;ai jamais su; et pourtant j&#039;ai été surpris par son témoignage et j&#039;ai pensé que je me devrait demander une pension alimentaire lorsque j&#039;ai entendu son témoignage sur le sujet&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Verdict et démarches judiciaires ultérieures===&lt;br /&gt;
Avant la délibération, le juge Collier adressa au jury ces quelques recommandations qui permettent d&#039;apprécier la valeur du verdict qui a été rendu:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Ross|Ross, 1913]], pp. 21,22&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« Dans cet État, l&#039;une des causes de divorce est la présentation de tels affronts à la personne de l&#039;épouse ou le mari telles qu&#039;ils rendent son état intolérable et sa vie insupportable et, partant, l&#039;oblige à se retirer de la société de l&#039;épouse ou du mari. C&#039;est ce cas, et il est &#039;&#039;&#039;totalement indifférent de savoir si c&#039;est un divorce de corps ou d&#039;un divorce d&#039;avec les liens du mariage&#039;&#039;&#039;, parce que dans les deux cas, &#039;&#039;&#039;la relation familiale est dissoute&#039;&#039;&#039; et chacun en souffre si la loi n&#039;est pas respectée. Je mentionne ces choses parce que c&#039;est mon devoir solennel de le faire, afin que vous le compreniez, et je ne doute pas que vous y parvenez. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans cette perspective, examinez les preuves. &#039;&#039;&#039;Cette dame doit vous convaincre&#039;&#039;&#039;, messieurs, qu&#039;en vertu de la diffamation qu&#039;elle a déposée, il est clair par la force de la preuve &#039;&#039;&#039;que de telles indignités personnelles ont été mises sur elle de temps de façon continue pendant une certaine période de temps, pas occasionnellement, mais de façon continue pendant une certaine période de temps, de manière à rendre son état intolérable et sa vie insupportable et l&#039;obliger à se retirer de la maison de son mari&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous le savez tous, votre bon sens vous enseigne que, sans un juge pour vous dire que chaque petite prise de bec entre un mari et sa femme, après avoir vécu quatorze années ensemble, n&#039;est pas une cause de divorce. Chaque petit désaccord, n&#039;est pas souvent parlant, ou rude, ne sont pas des causes de divorce, parce que la relation du mariage couvre tout cela. Les vœux qu&#039;ils ont pris, comme vous le savez tous, couvrent tout cela. Il doit y avoir quelque chose de plus que cela, &#039;&#039;&#039;il doit y avoir de telles indignités à sa personne telle qu&#039;elle la pousse à quitter son mari à cause de l&#039;indignité qu&#039;elle subie, rendant sa vie pesante et sa condition intolérable&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Maintenant, avec cette définition s&#039;applique la preuve. Une autre règle de droit, c&#039;est qu&#039;&#039;&#039;&#039;il ne doit pas être en partie sa faute, cela doit être entièrement la faute de son mari&#039;&#039;&#039; [...]. Vous devez vous prononcer sur ces faits, et vous devez juger la situation de ces personnes, leur intelligence, leur manière de vivre, leurs occupations et n&#039;importe quoi de ce genre. Vous allez juger et dire &#039;&#039;&#039;si ces indignités, si elles ont été commises, lui ont causé le sentiment que son état était intolérable et sa vie pesante et qu&#039;elle devrait partir&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si elles le sont — et je n&#039;ai mentionné que certaines d&#039;entre elles, alors elle aurait droit à un divorce de corps et de biens et aurait droit à un divorce complet si c&#039;est vrai. Il n&#039;y a pas de différence entre un divorce de corps et de bien, et le divorce complet; ne vous mélangez pas. &#039;&#039;&#039;L&#039;un est juste aussi mauvais que l&#039;autre; il faut des causes dans la même quantité dans un cas comme dans l&#039;autre&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 1908, le jury décida de prononcer une séparation de corps et de bien, car visiblement aucune réconciliation n&#039;était possible entre les époux. Saisie par Russell en octobre de la même année, la Cour supérieure de l&#039;État de Pennsylvanie confirma le jugement de première instance. Cette seconde décision, qui compte 150 pages, fut publiée le 19 octobre 1908.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wills20&amp;quot;&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], p. 20&amp;lt;/ref&amp;gt; Russell demanda à en appeler à la Cour suprême de l&#039;État de Pennsylvanie, mais sa requête fut rejetée.&amp;lt;ref name=&amp;quot;H37&amp;quot;&amp;gt;[[#Hebert|Hébert, 1960]], p. 37&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Polémique sur la pension alimentaire==&lt;br /&gt;
En janvier 1907, Maria obtint une pension mensuelle de 40 $, pension qui fut réévaluée à 100 $ en janvier 1908, avec {{unité|1000}} $ d&#039;arriérés et des frais de cour qui s&#039;élevaient à {{unité|1225}} $.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Hebert|Hébert, 1960]], p. 36&amp;lt;/ref&amp;gt; Or, en 1909, Russell transféra en plusieurs fois toute sa fortune estimée à {{unité|317000}} $ à la Société Watch Tower, puis déménagea toute l&#039;organisation dans l&#039;État de New York,&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 68&amp;lt;/ref&amp;gt; et ne versa pas plus que 40 $ par mois à sa femme avant juin 1909.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Blandre20&amp;quot;&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 20, qui se base sur &#039;&#039;Le Messager de la Parousie&#039;&#039;, P.S.L. Johnson, 1977, pp. 377, ss&amp;lt;/ref&amp;gt; De ce fait, quand on demanda à Russell lors du procès en appel: &amp;quot;Avez-vous des biens ou objets de valeur dans votre nom à l&#039;heure actuelle?&amp;quot;, celui-ci répondit à la cour: &amp;quot;J&#039;ai aux environs de 200 $, au plus près que je m&#039;en souvienne, en espèces à la banque&amp;quot;, et ajouta que c&#039;était là tout ce qu&#039;il avait.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Gruss|Gruss, 2003]], p. 202, qui se base sur &#039;&#039;Russell v. Russell&#039;&#039;, appel de 1907, p. 74&amp;lt;/ref&amp;gt; Une saisie fut réalisée en décembre 1908 par un shérif qui mis aux enchères les actions de Russell dans la Société Watch Tower et dans la United States Investment Company, ce qui rapporta un total de 67 $.&amp;lt;ref name=&amp;quot;H37&amp;quot;/&amp;gt; Selon le [[testament de Russell]], la somme de 200 $ était le seul héritage qu&#039;il réservait à sa femme après son décès.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Blandre20&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette attitude fut critiquée par la cour comme étant une violation de la pension alimentaire qu&#039;il devait à sa femme.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Gruss17&amp;quot;/&amp;gt; La cour déclara: &amp;quot;Le but de cette transaction dans son ensemble a été de priver sa femme de son intérêt relatif à la dot et a été une fraude&amp;quot;. Maria demanda au tribunal d&#039;obliger son mari à verser la pension alimentaire, et une saisie fut ordonnée. Le juge J. R. McFarlane qui entendit la requête, exprima l&#039;avis de la Cour: &amp;quot;La réponse du répondant au règlement de la saisie est en grande partie une répétition de la défense, mise en place à la demande du règlement de la pension alimentaire. Pour autant qu&#039;il [Russell] est concerné, il fut statué contre lui que son bien a été éliminé par lui en fraude des droits de sa femme, et ses itération et réitération du refus de ce devoir est, à tout le moins, de mauvais goût, en particulier compte tenu des circonstances [...]. Les transferts furent effectués, pour autant que le défendeur est concerné, sans le droit de faire, contre sa femme. Refuser une saisie permettrait à tout défendeur de mettre sa propriété dans les mains d&#039;un ami qui se prête à sa volonté, et ensuite défier le pouvoir de la cour.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Ross|Ross, 1913]], p. 23&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait de transférer l&#039;organisation d&#039;un État à un autre obligeait Maria à obtenir une ordonnance d&#039;extradition, ce qu&#039;elle fit, et conduisit à la condamnation du pasteur par une troisième cour.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Ross|Ross, 1913]], p. 24&amp;lt;/ref&amp;gt; Dans une interview accordée au &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; du 3 avril 1909, Russell déclara: &amp;quot;Tous les hommes sont plus ou moins influencés par le charme d&#039;une belle femme. Bien que je ne dise pas que ce fut la raison pour laquelle la Cour a permis à ma femme d&#039;obtenir une augmentation de sa pension alimentaire. [...] J&#039;ai dit à la Cour que je n&#039;étais pas en mesure de payer, alors ils sont maintenant en train de chercher à m&#039;envoyer en prison en guise de représailles. Mais je suis serein. S&#039;ils me veulent à Pittsburgh, je m&#039;en vais. Mais je ne vais pas payer un sou de plus que 40 $ par mois.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 30,31&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un fait tend à valider la théorie de la fuite de Russell pour échapper aux poursuites. En mai 1909, un ordre d&#039;arrestation fut lancé à Pittsburgh sur la personne de Russell. Néanmoins, comme le note le &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; du 3 mai, Russell &amp;quot;ne pouvait pas être arrêté ici&amp;quot; (Brooklyn) &amp;quot;sur la base de l&#039;arrêt de la cour de Pittsburgh&amp;quot;, mais pouvait l&#039;être s&#039;il retournait à Pittsburgh.&amp;lt;ref&amp;gt;(en) &amp;quot;Pastor Rusell&#039;s troubles&amp;quot;, &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039;, 3 mai 1909&amp;lt;/ref&amp;gt; De leur côté, les amis du pasteur affirmèrent que celui-ci avait transféré le siège de la société à Brooklyn pour fuir la &amp;quot;persécution&amp;quot; qu&#039;il aurait subie à l&#039;endroit où ses difficultés conjugales furent exposées au tribunal. Russell, quant à lui, avança le fait que ce transfert faisait partie de ses projets afin d&#039;étendre son œuvre d&#039;évangélisation.&amp;lt;ref&amp;gt;(en) &amp;quot;Pastor Russell returns&amp;quot;, &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039;, 2 février 1909&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces deux dernières versions sont celles qui continuent d&#039;être retenues par le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque pour justifier le transfert à Brooklyn.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 18, qui se base sur &#039;&#039;L&#039;Étendard de la Bible&#039;&#039;, juillet 1976, p. 944&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interviewé dans la presse, Russell déclara en outre qu&#039;il n&#039;avait aucune propriété en son nom (ce qui revenait à jouer sur les mots), qu&#039;il n&#039;avait pas de quoi payer car il avait transféré tout ce qu&#039;il avait à la Société Watch Tower et qu&#039;il n&#039;avait pas peur de l&#039;annonce de la saisie de ses biens par l&#039;avocat Porter. Ironiquement, l&#039;article termine en relevant qu&#039;à la fin de la discussion, Russell parla au téléphone avec le directeur d&#039;un établissement d&#039;imprimerie et ordonna nonchalamment qu&#039;un million de copies d&#039;un tract sorte des presses aussi si vite que possible.&amp;lt;ref&amp;gt;(en) &amp;quot;Pastor Russell says he&#039;s not frightened&amp;quot;, &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039;, 4 mai 1909&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des critiques des Témoins de Jéhovah reprochent aussi cette attitude, notamment Ken Guindon qui déclare: &amp;quot;Il est cependant intéressant de noter que c&#039;est durant cette même année que le siège du mouvement, qui se trouvait à Pittsburgh où cette longue affaire (1903-1908) traînait devant le tribunal, fut transféré à Brooklyn, dans l&#039;État de New York. Y a-t-il un rapport... ?&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Guindon|Guindon, 2000]], p. 18&amp;lt;/ref&amp;gt; Le problème majeur était que Russell était le principal actionnaire de la Société Watch Tower, ainsi que d&#039;autres sociétés dont la United Cemetaries Company, la People&#039;s Pulpit Association et la [[Solon Society]]. Toutefois, comme le note Timothy White, il ne faut pas oublier non plus que Russell utilisait son argent pour promouvoir son œuvre d&#039;évangélisation et que Maria s&#039;était déjà servi de cet l&#039;argent pour imprimer des tracts dont le but était de détruire le travail qu&#039;il avait cherché à construire.&amp;lt;ref name=&amp;quot;W22&amp;quot;&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 22,23&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En définitive, ce sont ses amis Étudiants de la Bible qui récoltèrent les fonds nécessaires pour payer une pension dont le total s&#039;élevait alors à {{unité|9000}} $ en arriérés de paiement et en avances pour jusqu&#039;en 1913, frais de justice et honoraires d&#039;avocats inclus. C&#039;est Rutherford qui remis à Russell l&#039;argent récolté.&amp;lt;ref name=&amp;quot;W22&amp;quot;/&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 1er juillet 1909, p. 199 R 4424&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], pp. 68,69&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Motifs de séparation et du verdict==&lt;br /&gt;
Globalement, les raisons qui ont poussé le couple à s&#039;entre-déchirer sont les suivantes:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], pp. 35,36&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Abstinence sexuelle&#039;&#039;&#039;: certes, les époux y consentirent avant leur mariage, mais tous deux ne vécurent pas de la même manière cette situation. En effet, Russell semblait ne pas être particulièrement intéressé par le sexe, et vivait très bien son absence de relations sexuelles. Ce mode de vie était motivé par des considérations d&#039;ordre religieux: pour lui, il fallait délaisser les plaisirs charnels même à l&#039;intérieur du couple marié — bien qu&#039;il n&#039;en faisait pas une règle générale à suivre — pour mériter la récompense spirituelle. En revanche, Maria apparut comme frustrée et révéla, par l&#039;intermédiaire de son avocat lors de sa séparation officielle, qu&#039;une telle abstinence la privait de l&#039;un des plaisirs de la vie.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Différences sur la place de la femme&#039;&#039;&#039;: Russell avait peu d&#039;attentions pour sa femme, et la considérait surtout comme son associée au sein de la Société Watch Tower et la rédactrice de son magazine. De ce fait, Maria estimait qu&#039;elle n&#039;était considérée avec pas plus d&#039;égards qu&#039;une simple servante. Par ailleurs, elle était ambitieuse et profondément influencée les idées féministes, et aurait aimé que son mari lui accorde davantage de responsabilités au sein de la gestion de l&#039;organisation.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Jalousie de Maria&#039;&#039;&#039;: celle-ci estimait que son mari accordait trop d&#039;attention à d&#039;autres femmes, notamment Rose Ball et la servante Emily, et était trop familier physiquement avec elles. Cela la contraria beaucoup, bien qu&#039;elle ne pensait pas qu&#039;il allait jusqu&#039;à commettre l&#039;adultère avec elles. En fait, il était évident que Russell entretenait des romances platoniques avec ces jeunes femmes et d&#039;autres qui étaient de grandes admiratrices; même si ce n&#039;était pas sexuel, cela démontrait bien l&#039;ascendant que Russell avait sur ses employées et ses fidèles proches. Cela peut expliquer pourquoi Maria se sentait frustrée de cette situation, puisqu&#039;au fond, Russell se comportait de façon plus galante avec d&#039;autres femmes qu&#039;avec sa propre épouse.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Querelles familiales&#039;&#039;&#039;: un testament que Russell aurait rédigé pour son père provoqua la colère d&#039;Emma, la femme de son père, et Maria décida de se ranger du côté de sa sœur dans cette histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;auteure Barbara Grizzuti Harrison, ex-Béthélite, rapporte de longs passages du procès parus dans le &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; — passages repris dans la réédition italienne du livre de Timothy White —,  et qui dépeignent Maria comme &amp;quot;une femme malade et aigrie, abandonnée dans une grande maison vide de quatre étages, désorientée, inquiète, sans aucune aide&amp;quot;. Plusieurs points précis amenèrent au jugement en faveur de Maria, dont ceux-ci:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 23-27&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Il écrivit en 1896 qu&#039;il pensait depuis trois ans avoir fait une erreur en se mariant, alors qu&#039;en 1893, Maria le soutenait sans réserves;&lt;br /&gt;
* Russell dit à la cour que, lorsque sa femme fut malade en 1897, il pensait que son état de santé résultait de la volonté du Seigneur et le lui fit savoir par l&#039;intermédiaire de Rose Ball qui lui transmis des messages de cette teneur; à son rétablissement, il lui demanda, devant Rose, de préparer un rapport détaillé de ses actes illicites;&lt;br /&gt;
* Lors de la réunion du 5 septembre, il reconnut avoir déclaré que sa femme était faible mentalement et influencée par Satan, donc déséquilibrée; Helen Brace, témoin de cette réunion, et une lettre du 8 septembre 1897 de Russell à M. Brown, confirmèrent que, selon lui, elle souffrait de confusion mentale et était à demi-hypnotisée par sa sœur Emma, elle-même considérée comme une manifestation du diable;&lt;br /&gt;
* Maria ne put pas s&#039;exprimer lors de cette réunion, bien qu&#039;elle résidait alors dans l&#039;immeuble, puisque la porte de la salle fut fermée à clé;&lt;br /&gt;
* Elle témoigna avoir dit à son mari: &amp;quot;Même un chien a plus de droits que moi&amp;quot;, et il lui a répondu :&amp;quot;Vous avez les droits que vous méritez&amp;quot;, ce qu&#039;il ne contesta pas; de même, un jour, il lui prit le bras et lui dit: &amp;quot;Va-t&#039;en, maudite&amp;quot;, &amp;quot;Vous n&#039;êtes que ma femme légalement&amp;quot; et &amp;quot;Une femme n&#039;a pas droit au même respect que son mari.&amp;quot;&lt;br /&gt;
* Dans une lettre datée du 9 juillet 1896, il écrivit: &amp;quot;Pour éviter tout malentendu, je vous dis que lorsque les circonstances l&#039;exigent, vous serez la seule à prendre l&#039;initiative de me souhaiter bonjour et bonne nuit: il ne serait pas correct que je le fasse moi-même&amp;quot;;&lt;br /&gt;
* Il l&#039;écarta de tous ses proches, et ainsi elle se retrouva complètement isolée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faisant part de son point de vue sur le procès, Harrison écrivit: &amp;quot;C&#039;est une histoire (...) pleine de vapeurs victoriennes et d&#039;horreurs; mais la douleur d&#039;une femme d&#039;être poussée dans la folie, tourmentée par des messages vindicatifs envoyés à elle sous le couvert de l&#039;amour conjugal par le biais de son mari intime, est non dissimulée dans la prose cramoisie de son avocat [à Maria] la défendant et la prose majestueuse d&#039;un juge splendide dans sa colère.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Harrison59&amp;quot;&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 59&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répercussions dans la presse==&lt;br /&gt;
L&#039;affaire fut largement relayée par voie de presse: il y eut, entre autres, des articles critiques dans le &#039;&#039;Inter-Ocean&#039;&#039; du 25 avril 1906,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, p. 212, R 3809&amp;lt;/ref&amp;gt; et dans le &#039;&#039;Pittsburg Sun&#039;&#039;;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, p. 226, R 3819&amp;lt;/ref&amp;gt; cependant, d&#039;autres journaux, tels le &#039;&#039;Pittsburg Gazette&#039;&#039;, qui avait titré son article &amp;quot;Russell dénie les accusations de sa femme&amp;quot;, furent moins virulents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1906, le journal &#039;&#039;Washington Post&#039;&#039; publia un article particulièrement vindicatif et ironique contre Russell, dans lequel l&#039;affirmation selon laquelle le pasteur se comportait comme une &amp;quot;méduse&amp;quot; était considérée comme un fait incontestable. L&#039;article déclarait:&amp;lt;ref name=&amp;quot;WPC&amp;quot;&amp;gt;(en) [http://www.watchtowerdocuments.com/downloads/1908_Russell_v._Washington_Post_Company_Decision.pdf Court of Appeals of District of Columbia, &amp;quot;Russell v. &#039;&#039;Washington Post&#039;&#039; Company&amp;quot;, 5 mai 1908], format pdf, sur watchtowerdocuments. Consulté le 18 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Tucker|Tucker, 1989]], p. 122&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« [...] Le pasteur Russell est le fondateur d&#039;une nouvelle foi. Il appelle ses fidèles les &amp;quot;Russellistes&amp;quot;. Il ne croit pas qu&#039;il y ait du tout d&#039;enfer excepté ici sur terre, et cette doctrine, il la prêche à une congrégation très zélée et dévouée. Nous rajoutons aussi qu&#039;il monopolise l&#039;entreprise de la méduse en sa qualité de chef de l&#039;Église. Il flotte autour parmi ses fidèles, les touchant ici et là. Celles qui répondent, il les embrasse rapidement. Quand elles ne répondent pas, c&#039;est, sans doute, son idée de l&#039;enfer. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] Le pasteur Russell dit qu&#039;il est comme une méduse qu&#039;il flotte pour toucher ses paroissiennes quand il s&#039;approche suffisamment, et que, quand elles &amp;quot;répondent&amp;quot;, — quoi que cela peut signifier, — il les embrasse. Il ajoute que le seul enfer qu&#039;il connaît ou dans lequel il croit est un enfer strictement terrestre; à partir de quoi nous concluons qu&#039;il trouve des diables seulement parmi celles qui ne &amp;quot;répondent&amp;quot; pas quand il les touche. Le cas particulier qui a précipité la procédure de divorce ne semble pas avoir été du tout infernal. Dans ce cas, la méduse a touché une certaine Rose Ball, qui dut répondre très rapidement, puisque Mme Maria Frances Russell, la plaignante dans la procédure de divorce, fut témoin oculaire de l&#039;embrassement qui s&#039;ensuivit. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais dans l&#039;ensemble, cette foi nouvelle, les &amp;quot;Russellistes&amp;quot;, semble posséder un grand nombre des éléments de popularité. Tôt ou tard, bien sûr, les plus hauts officiels de l&#039;église, et peut-être quelques-uns des messieurs les plus aventureux de la congrégation, peuvent conclure qu&#039;avec un peu de pratique, ils pourraient devenir des méduses très actives eux-mêmes, et que cela mènerait inévitablement à la dissension. [...] Bien sûr, il est malheureux que l&#039;épouse de notre méduse soit entrée en scène juste au moment critique. Ces incidents, cependant, arriveront même dans les plans d&#039;exaltation les plus soigneusement préparés. La grande vérité reste que Rév. Russell-méduse a ouvert une voie puissamment attractive vers la vie supérieure, et que, sauf catastrophes imprévues, il s&#039;y rendra avec une fréquence enviable. » &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 février 1908, le pasteur poursuivit le journal pour diffamation, et le 5 mai, le jury trancha en sa faveur, lui accordant un dollar de dommages et intérêts. Russell fut autorisé par la Cour d&#039;appel du District de Columbia à ester en appel et obtint un règlement en espèces de {{unité|15000}} $  — l&#039;équivalent de {{unité|310000}} dollars en 2005 —, le paiement de tous les frais de justice, le droit de publier un démenti sur les allégations diffamatoires, et une autorisation à publier les sermons dans le journal.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford19&amp;quot;&amp;gt;[[#Rutherford|Rutherford, 1915]], pp. 19-20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, un prédicateur du New Jersey écrivit un article dans le &#039;&#039;Chicago Mission Friend&#039;&#039;, accusant le pasteur d&#039;immoralité en se basant sur l&#039;histoire de la &amp;quot;méduse&amp;quot;. Une plainte pour diffamation fut déposée par l&#039;avocat de Russell et la Cour se positionna en faveur de ce dernier. L&#039;avocat de la partie adverse chercha un compromis au niveau des dommages et intérêts, et finalement un démenti réhabilitant la moralité de Russell fut publié dans le journal.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford19&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de la publicité négative que cette issue défavorable occasionna à la réputation du pasteur, [[Clayton J. Woodworth]] conseilla à ce dernier de s&#039;expliquer publiquement, ce qu&#039;il fit dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais) du 15 juillet 1906 &amp;lt;small&amp;gt;(voir les extraits plus bas)&amp;lt;/small&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux versions de cette histoire furent et continuent d&#039;être rapportées: d&#039;une part, celle de Russell, qui fut publiée dans cette &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039;, et qui est reprise par ceux qui le soutiennent, lui ou les mouvements dont il est à l&#039;origine, et d&#039;autre part, celle publiée dans la presse et diffusée par le clergé pour nuire à Russell et à son mouvement, et qui basait son argumentation sur la supposée inconduite sexuelle du pasteur, celle-ci faisant désormais partie — à tort — des biographies officielles en Amérique. Les deux versions ne sont toutefois pas rigoureusement exactes, étant trop partisanes pour être objectives.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wills20&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, cette affaire de séparation fut désastreuse pour l&#039;image de Russell, car beaucoup de ses disciples furent désabusés et hostiles à son égard, pensant qu&#039;il ne pouvait pas être un serviteur de Dieu dans de telles circonstances. Selon le chercheur Herbert Stroup, des milliers de disciples ont alors quitté le mouvement.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Stroup&amp;quot;&amp;gt;Stroup, Herbert H. (1945) (anglais), &#039;&#039;The Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, Columbia University Press, pp. 9,10&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Différents points de vue sur l&#039;affaire==&lt;br /&gt;
===Juge Orlady===&lt;br /&gt;
Après avoir pris connaissance du transcript du procès en première instance, le juge Orlady, de la Cour supérieure de l&#039;État de Pennsylvanie, exprima ainsi son opinion:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 20-22&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Gruss17&amp;quot;&amp;gt;[[#Gruss|Gruss, 2003]], p. 17&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« Dans la plainte déposée dans cette affaire, le défendeur [C.T. Russell] est accusé d&#039;avoir opéré des indignités à l&#039;encontre de l&#039;accusatrice [Mme Russell] au point de &#039;&#039;&#039;lui avoir rendu les conditions d&#039;existence insupportables et la vie difficile, l&#039;obligeant donc à quitter la maison et la famille&#039;&#039;&#039;. Un éclaircissement des indignités a été spécifié dans le &#039;&#039;&#039;manque de respect dont elle a fait l&#039;objet devant la domestique et d&#039;autres personnes&#039;&#039;&#039;; le &#039;&#039;&#039;langage irrespectueux&#039;&#039;&#039; contre elle; le fait que son mari &#039;&#039;&#039;fit circuler parmi ses amis la rumeur qu&#039;elle n&#039;était pas saine d&#039;esprit&#039;&#039;&#039;, et d&#039;autres histoires qui ont tendance à avoir &#039;&#039;&#039;une incidence sur sa personnalité et sur son droits de recevoir, d&#039;entretenir ou de visiter ses amis, avec des répercussions évidentes sur sa réputation et ses qualités morales&#039;&#039;&#039;, et que ce soit en paroles comme en actions, il l&#039;a sérieusement engagée à croire qu&#039;il voulait la priver de sa liberté; en raison d&#039;un tel traitement, elle a été &#039;&#039;&#039;maintenue dans une crainte constante&#039;&#039;&#039;, sa santé en a été affectée sérieusement, son existence est devenue intolérable et insupportable&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Après un examen attentif des 150 pages de témoignages sur cette affaire, nous sommes &#039;&#039;&#039;convaincus que le verdict a été pleinement respecté et correctement validé par le refus des motions de l&#039;accusé&#039;&#039;&#039;... Il nous suffit de dire que nous avons examiné toutes les preuves à la lumière des principes généraux relatifs à cette cause de divorce, et bien qu&#039;il existe de nombreux détails contradictoires, nous sommes obligés de conclure que &#039;&#039;&#039;les témoignages de l&#039;accusatrice et de ses témoins, s&#039;ils ont été jugé valables par le jury, sont suffisants pour leur permettre d&#039;en tirer les éléments essentiels pour une dissolution de toute la légitimité du mariage&#039;&#039;&#039;. Ici se termine notre devoir pour autant que nous en sommes autorisés par la preuve. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le tribunal a fourni des instructions appropriées au jury, en expliquant qu&#039;il serait dans l&#039;obligation d&#039;être convaincu, sur la base de la force de la preuve, que &#039;&#039;&#039;les outrages perpétrés de temps à autre contre la demanderesse, ne l&#039;étaient pas occasionnellement, mais en permanence, de manière à lui rendre les conditions de vie intolérables et l&#039;existence insupportable et de la forcer à abandonner le toit conjugal. Ce fait a été réaffirmé à plusieurs reprises dans l&#039;acte d&#039;accusation&#039;&#039;&#039;. Et aussi que les conditions intolérables qui l&#039;obligèrent à partir, ne devaient pas être lui [à Maria] être comptés comme faute, comme l&#039;une de ses formes d&#039;obstination aussi intellectuelle que d&#039;un autre genre. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si on analyse le témoignage, il est difficile de comprendre les raisons du défendeur pour expliquer son comportement envers sa femme. De son point de vue, il est clairement convaincu que &#039;&#039;&#039;ses droits de mari sont profondément différents de ce que les règles établies par la loi imposent et qui sont reconnus par tous les tribunaux de ce pays&#039;&#039;&#039;. Il a dit à sa femme: &amp;quot;Je peux vous indiquer des milliers de femmes qui seraient heureuses d&#039;être à votre place et, connaissant mes désirs, seraient promptes à les satisfaire&amp;quot;. Sa haute opinion de lui-même est évidente dans les mots qu&#039;il a adressés à un ami: &amp;quot;J&#039;ai été approché à deux reprises par des gens qui ont pensé à organiser une grande banque à Pittsburgh, avec un capital de trois millions de dollars, et ils m&#039;ont demandé d&#039;utiliser mon nom pour l&#039;organisation en tant que président probable&amp;quot;, et à un autre ami, il a dit: &amp;quot;Après avoir lu &#039;&#039;Le Divin Plan des Âges&#039;&#039;, les gens disent que le frère Russell [sic] est grand! Je veux aller à Allegheny pour rester proche de ce grand homme. Une fois arrivé, on se rend compte que le frère Russell [sic] n&#039;a pas d&#039;idées délirantes de grandeur, et qu&#039;il croit tout simplement que c&#039;est la Parole de Dieu d&#039;être merveilleux. Il leur explique les choses comme s&#039;il s&#039;agissait d&#039;un problème de mathématique; et quand ils entendent ses réponses, ils disent &amp;quot;comme c&#039;est simple&amp;quot;&amp;quot;. &#039;&#039;&#039;Son témoignage est plein de ces expressions et d&#039;autres sur l&#039;estime de lui-même. Ses lettres à ses amis nous donnent une certaine idée de combien il s&#039;estime lui-même&#039;&#039;&#039;. Il déclara à plusieurs reprises ne pas être prétentieux, mais doux et non arrogant, et écrit que deux phrénologues l&#039;ont examiné et lui ont assuré qu&#039;il était dépourvu d&#039;estime de lui-même. De tout son témoignage émerge sa conviction dans son droit d&#039;être venu à la conclusion qu&#039;il a déclaré dans une lettre à sa femme, à savoir: &amp;quot;J&#039;en conclus que je ne suis adapté à personne, et que personne n&#039;est adapté à moi hormis le Seigneur. Je suis reconnaissant du fait que Lui et moi nous comprenons l&#039;un l&#039;autre et nous faisons mutuellement confiance. Le mois dernier, j&#039;en ai été encore convaincu, même contre mon gré. Je suis convaincu que nos difficultés, qui ne sont pas seulement les nôtres, démontrent comme c&#039;est une grosse erreur que les hommes et les femmes à l&#039;intelligence particulière, se marient&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Envisager les choses de son point de vue est cohérent, et il est naturel qu&#039;on se soit naturellement senti autorisé à croire que tout doute sur l&#039;exactitude de ses opinions ou les conclusions avait été le fruit d&#039;un complot et des manœuvres de sa femme; que sa femme était blasphématoire, ou comme il le dit lui-même: &amp;quot;Une des deux choses est certaine: ou ma femme est devenue mentalement déséquilibrée, ou elle est possédée par un mauvais esprit&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le témoignage indique clairement que chacun des deux est fermement convaincu d&#039;interpréter correctement les Saintes Écritures. Les deux ont été impliqués dans la publication d&#039;un journal appelé &#039;&#039;La Tour de Garde de Sion&#039;&#039; et &#039;&#039;L&#039;Aurore du Millennium&#039;&#039;, de tracts &#039;&#039;La Bible Tour de Garde&#039;&#039; [sic] et de brochures. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le comportement [de Russell] envers sa femme démontre un &#039;&#039;&#039;égoïsme persistant&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;louange extravagante de lui-même&#039;&#039;&#039;, qui a clairement indiqué au jury que son comportement envers elle était une succession ininterrompue d&#039;un comportement d&#039;une arrogance supérieure, ce qui aurait rendu la vie de n&#039;importe quelle femme chrétienne &#039;&#039;&#039;insupportable et intolérable&#039;&#039;&#039;. Son inconvenance de &#039;&#039;&#039;la traiter comme une servante&#039;&#039;&#039; en face des domestiques, &#039;&#039;&#039;l&#039;accusant d&#039;être folle&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;sous l&#039;influence de personnes mauvaises et traîtres&#039;&#039;&#039; motive amplement son abandon du toit conjugal et justifie la crainte qu&#039;il avait &#039;&#039;&#039;l&#039;intention de l&#039;humilier davantage avec la menace de recourir au droit de la déclarer malade mentale&#039;&#039;&#039;. Il n&#039;y a pas une seule syllabe dans tout son témoignage pour justifier ses &#039;&#039;&#039;calomnies continuelles&#039;&#039;&#039; en confrontation avec sa personnalité ou son état d&#039;esprit, ni de la façon qu&#039;il explique sa conviction qu&#039;ils étaient différents, si ce n&#039;est avec le fait que elle n&#039;était pas d&#039;accord avec lui sur le mode de vivre et de mener ses affaires. Il dit lui-même qu&#039;elle est une femme de hautes qualités intellectuelles et d&#039;un parfait caractère moral. Tandis qu&#039;il nia d&#039;une manière générale le fait qu&#039;il tenta de diminuer sa femme comme elle le prétendait, l&#039;effet général de son propre témoignage est une excellente confirmation de ses allégations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bien qu&#039;initialement, autant en Angleterre que dans certains États américains, on croyait que la souffrance psychique, les difficultés ou les blessures et les problèmes de santé qui sont causés par des souffrances physiques et morales ne suffisaient pas à configurer l&#039;infraction de cruauté, de meilleurs approfondissements ultérieurs de cette question rejetèrent la doctrine antérieure car elle était uniquement fondée sur une évaluation trop simpliste de la relation conjugale, et il est maintenant généralement admis, et cela a toujours été le cas en Pennsylvanie, que chaque comportement injustifiable de la part du mari ou de la femme, au point de constituer une grave attaque sur la santé mentale de l&#039;autre, ou mettant gravement en danger sa stabilité émotionnelle de manière à nuire à sa santé, ou privant de sens et de but le lien matrimonial, constitue de la cruauté, même si la personne n&#039;en vient pas à causer de violence physique, ou à menacer dans ce sens: [citation d&#039;un certain nombre de précédents]. Pour s&#039;assurer du bien-fondé d&#039;un divorce sur la base du comportement de l&#039;une des deux parties qui a rendu à l&#039;autre des conditions de vie insupportables, et dans lequel il n&#039;existe aucune preuve concrète de violence physique, que celle-ci soit réellement infligée ou seulement menacée, il doit y avoir &#039;&#039;&#039;des preuves fortes et convaincantes que les mauvais traitements présumés ont été très sérieux et perpétrés sur une longue durée&#039;&#039;&#039;. La plaignante a pris sa décision après avoir clairement examiné toutes les circonstances, et &#039;&#039;&#039;les preuves qu&#039;elle a présentées au cours du procès garantissent l&#039;exactitude du verdict a été émis. Comme il n&#039;y avait aucune erreur dans la procédure, la peine est confirmée&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Me Porter, avocat de Maria===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eagle, 15 novembre 1911 (1).jpg|thumb|right|200px||Article du &#039;&#039;Brooklyn Eagle&#039;&#039;, 15/11/1911, partie 1]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eagle, 15 novembre 1911 (2).jpg|thumb|right|200px||Article du &#039;&#039;Brooklyn Eagle&#039;&#039;, 15/11/1911, partie 2]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article du &#039;&#039;Brooklyn Eagle&#039;&#039; daté du 15 novembre 1911 (voir scans à droite) rapporta les raisons pour lesquelles la femme du pasteur le quitta. L&#039;article cite textuellement le long mémoire préparé par Me Porter, l&#039;avocat de Maria Russell, et qui fut présenté à la Cour Supérieure de Pennsylvanie. Ce mémoire fut rédigé après que Russell eut fait appel du verdict autorisant la séparation entre les époux, et contient les preuves qui motivèrent la Cour de Common Pleas à prononcer cette sentence. Il contient les conclusions prononcées par le juge Orlady dans lesquelles celui-ci estime que la mauvaise conduite de Russell &amp;quot;justifiait pleinement l&#039;abandon de domicile de Mme Russell&amp;quot;. Puis les conditions de vie de Maria sont décrites par le juge Orlady:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« Les appartements dans lesquels les Russells vivaient étaient au quatrième étage d&#039;une maison commerçante de Arch Street, Alleghney, Pa. Il n&#039;y avait pas de voisin à une distance d&#039;appel dans la nuit, et bien que pendant un certain nombre d&#039;années, le bâtiment avait été occupé par les employés de la Watch Tower la nuit; encore peu après que l&#039;intimé [Russell] eut commencé ses rapports au sujet de la santé mentale de sa femme, tous les employés furent enlevés de l&#039;immeuble, &#039;&#039;&#039;laissant Mme Russell seule&#039;&#039;&#039; lorsque son mari était absent. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les conditions étaient celles de &#039;&#039;&#039;désolation totale&#039;&#039;&#039; en ce qui la concerne. Quels durent être les sentiments de cette femme après ces deux années d&#039;&#039;&#039;&#039;indignités&#039;&#039;&#039; ? Pas de doute, elle fut &#039;&#039;&#039;écrasée, humiliée et le cœur brisé&#039;&#039;&#039;, et aurait naturellement des appréhensions lors de l&#039;absence de son mari ou prendrait une sorte de procédure basée sur le prétexte allégué [par son mari] de son inconsistance mentale [à elle], et il ne fait aucun doute que son mari envisageait sérieusement à l&#039;époque l&#039;opportunité d&#039;enquêter sur l&#039;état mental de sa femme par une expertise, et nonobstant le fait que lorsque la question fut posée au témoin à la barre il nia, sa lettre au juge Breedon (pièce n°15) contient cette déclaration:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: &amp;quot;En effet, s&#039;il n&#039;avait pas eu mon aversion pour la publicité sur le compte de la dame tout aussi bien que sur le mien, j&#039;aurais senti cela seulement comme un devoir normal de  demander au tribunal de nommer un examen d&#039;experts compétents sur l&#039;état mental de la dame.&amp;quot; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tandis qu&#039;il vivait seul avec sa femme dans ce large immeuble, il prépara une lettre astucieusement formulée [dans laquelle il était dit qu&#039;] ils avaient concilié leurs différences, puis le vendredi soir de cette semaine-là il la présenta à sa femme pour qu&#039;elle la signe, et tout le long de la nuit, il la suivit de pièce en pièce, l&#039;exhortant, la câlinant, l&#039;implorant et la menaçant jusqu&#039;à ce que sa tête [à Maria] soit dans un tourbillon de doutes et de peurs, et tous les jours suivants il continua cela et lui &#039;&#039;&#039;imposa donc de signer la lettre&#039;&#039;&#039; sous la protestation. Cela n&#039;a pas été dénié par l&#039;intimé [Russell], et bien que la défense était basée sur le fait qu&#039;une réconciliation était survenue entre le diffamé [Maria] et l&#039;intimé [Russell], le fait remarquable existe que cette lettre, qui fut en possession de l&#039;intimé, ne fut &#039;&#039;&#039;jamais présentée comme preuve&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les &#039;&#039;&#039;lettres insultantes aux parents et amis&#039;&#039;&#039; de Maria, les avertissant de ne pas [mot illisible ?] avec le diffamé [Maria] ou de communiquer avec elle, se répétèrent le 8 novembre 1897 et une copie fut donné au diffamé [Maria] (pièce n°11). Quelques jours après cela, l&#039;intimé [Russell] téléphona à sa femme pour lui dire qu&#039;il était en train de quitter la ville; il ne dit pas où et pourquoi. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L&#039;épouse tira ses propres conclusions à propos des intentions de son mari. Puis, avec beaucoup d&#039;esprit, il fit circuler de &#039;&#039;&#039;faux rapports sur le dérangement mental de son épouse&#039;&#039;&#039;, et toutes ces manœuvres finirent d&#039;&#039;&#039;&#039;isoler complètement celle-ci de toute société&#039;&#039;&#039;, même de sa propre famille, le retrait de la nuit de tous les employés de la Watch Tower du bâtiment où elle vivait, et la totale désolation de sa maison, et le retrait de tout support, à son esprit pointait à une conclusion, à savoir qu&#039;il se proposait de traiter avec elle sous le prétexte de la folie et que son but non révélé cette nuit-là pouvait être à cette fin. Le diffamé quitta le bâtiment et prit le train pour Chicago pour chercher protection et conseil auprès de son frère qui est un membre du barreau de cette ville. »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Étudiants de la Bible===&lt;br /&gt;
Russell déclara que &amp;quot;le juge du procès, ainsi que les commissaires aux comptes dans la cour, les avocats, etc, perçurent clairement que les accusations de Mme Russell avaient été forgées de toutes pièces, qu&#039;elle n&#039;avait subi aucune indignité de [s]es mains&amp;quot;. Pour lui, aucune des charges prononcées à son encontre n&#039;était fondée, et le verdict aurait dû être en sa faveur.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, p. 224 R 3817&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une résolution du 6 mai 1906, à l&#039;initiative de l&#039;Église d&#039;Allegheny et adoptée par 400 de ses fidèles, fut approuvée par les représentants de 15 congrégations. Elle déniait les accusations portées contre Russell et affirmait que le jugement aurait dû être exactement inverse, suivant l&#039;avis du juge Collier.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, pp. 226-27 R 3819-20&amp;lt;/ref&amp;gt; Certes, les fidèles de Russell, surtout ceux de sa ville, étaient probablement les mieux placés pour connaître la personnalité du pasteur;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 19&amp;lt;/ref&amp;gt; mais d&#039;un autre côté, il est difficile de savoir à quel point l&#039;admiration des disciples envers leur pasteur charismatique ainsi que la pensée de groupe ont pu influencer sur la décision d&#039;une assemblée (actuellement, de nombreuses résolutions sont prises dans les congrégations des Témoins de Jéhovah, et sont systématiquement approuvées à l&#039;unanimité quel que soit leur contenu). De plus, il faut noter que 400 personnes de l&#039;Église d&#039;Allegheny ont voté la résolution, alors que cette année-là, l&#039;assistance au Mémorial s&#039;élevait à 750.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour [[Joseph Rutherford]], qui écrivit un ouvrage du vivant de Russell pour le défendre, &amp;quot;il a été remarqué par un certain nombre d&#039;avocats qui ont lu le dossier de cette affaire qu&#039;&amp;quot;aucun tribunal n&#039;a jamais accordé une séparation sur le témoignage si léger comme il apparaît dans ce cas&amp;quot;. Le dossier ne révèle rien, sauf un malentendu entre le mari et la femme, et qui à un moment donné fut réglé par consentement mutuel. L&#039;affaire ayant été soumise au jurés, ils conclurent manifestement que, étant déjà effectivement séparés depuis une période de sept ans, une séparation juridique pourrait tout aussi bien avoir lieu.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford17&amp;quot;/&amp;gt; Toutefois, Rutherford ne cite aucun avocat pour soutenir l&#039;avis qu&#039;il exprime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir évoqué l&#039;issue du procès, Harrison donna son avis sur le comportement des Étudiants de la Bible, écrivant: &amp;quot;Il y a quelque chose d&#039;impressionnant dans le génie particulier d&#039;un homme qui pourrait inspirer l&#039;adoration et le culte — en particulier chez les femmes — alors que les juges et les tribunaux l&#039;ont menacé de peines de prison et l&#039;ont révélé comme un sophiste et un fraudeur&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Harrison59&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sociologues, historiens et chercheurs===&lt;br /&gt;
Pour James Penton,&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 40&amp;lt;/ref&amp;gt; tous les chercheurs s&#039;accordent à dire qu&#039;il est délicat d&#039;évaluer exactement la part de responsabilité de chacun des deux époux dans leur séparation. Pour ce qui est des accusations de conduite inconvenante, l&#039;historien Bernard Blandre se demande qui il faut croire, étant donné que chacun des époux a campé sur sa position à ce sujet (beaucoup d&#039;affirmations de chacune des parties ne sont pas vérifiables et reposent sur le témoignage de celui/celle qui les a déclarées).&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre86|Blandre, 1986]], p. 41&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 16&amp;lt;/ref&amp;gt; Toujours sur le sujet de cette allégation, Stroup écrivit en 1945: &amp;quot;En examinant le cas aujourd&#039;hui, un observateur peut remarquer que la preuve de l&#039;accusation n&#039;était pas aussi concluante que le jury l&#039;a considérée. (...) La plupart du témoignage était grandement suggestive mais jamais concluante. Une preuve supplémentaire indique que Mme Russell était généralement suspicieuse des relations de son mari avec d&#039;autres femmes et qu&#039;à un certain moment de leur relation, elle ne comprit pas complètement le mépris de la personne religieusement inspirée pour les apparences&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Stroup&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poul Bregninge, un ex-Témoin danois qui a étudié en profondeur l&#039;histoire de la Société Watch Tower, écrivit que &amp;quot;Stroup avait raison [pour ce qui est de cette] observation, mais il est difficile de parvenir à une conclusion définitive. Toute enquête sur le fond du conflit du couple Russell rencontre le mur de la distorsion et du déni qui entoure encore Maria Russell, le chercheur se sentant &amp;quot;infecté&amp;quot; en conséquence&amp;quot;. Pourtant, même s&#039;il estime que Maria n&#039;a présenté que sa version des faits forcément subjective et que &amp;quot;rien n&#039;a pu être prouvé&amp;quot;, il pense aussi que Maria n&#039;a pas menti, car sa réponse négative à la question relative à l&#039;éventuelle infidélité de son mari renforce sa crédibilité et, selon la transcription de la Cour, Rose Ball aurait rapporté à Maria sa version des faits. Quant à la présentation que le pasteur J.J. Ross, critique de Russell, a fait de cette affaire dans l&#039;une de ses brochures, elle est, selon lui, composé d&#039;arguments plutôt profonds et spéciaux/personnels/exigeants, avec des &amp;quot;détails surprenants&amp;quot;, que Bregninge juge &amp;quot;sélectifs et abrasifs&amp;quot;, mais &amp;quot;utiles en tant que documents de référence&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Bregninge|Bregninge, 2013]], pp. 99, 100&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le sociologue Massimo Introvigne, Maria a éprouvé &amp;quot;une profonde insatisfaction&amp;quot; de son mariage non consommé, et cela a contribué, conjointement à des soucis financiers, à ses attaques contre son mari. Il dit aussi que d&#039;après les chercheurs, son amertume venait du fait que son mari &amp;quot;s&#039;intéressait non pas trop, mais plutôt trop peu aux femmes&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Introvigne|Introvigne, 1990]], pp. 37,38&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton considère que la proposition de séparation de Russell en 1895, assortie de la menace de ne rien obtenir en cas de refus, était cruelle, et que les déclarations du pasteur dans le cadre de la séparation légale montraient qu&#039;il avait une haute opinion de lui-même dans ses relations avec son épouse. Penton estime que Russell se méprenait lorsqu&#039;il déclara que les contestataires avaient &amp;quot;cherché à semer la discorde dans le cœur de [s]a femme par la flatterie, par des arguments relatifs aux &amp;quot;droits de la femme&amp;quot;&amp;quot;, alors qu&#039;en réalité, selon lui, ces personnes avaient simplement trouvé que le pasteur se montrait inutilement condescendant envers sa femme, argument qui semblait tout à fait être justifié. Penton pense malgré tout que Maria ne fut pas exempte de faute à cette période, car elle exaspérait probablement son mari à vouloir contrôler le contenu des publications.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 36&amp;lt;/ref&amp;gt; Il déclare que, bien que l&#039;on ne puisse pas savoir si les déclarations de Russell sont toutes rigoureusement exactes, il lui semble raisonnable de penser que le pasteur se contentait de relater les événements tels qu&#039;ils s&#039;étaient produits. Toutefois, il n&#039;y a aucune preuve que Maria se soit appliquée le titre d&#039;&amp;quot;[[esclave fidèle et avisé]]&amp;quot;, comme Russell sembla l&#039;affirmer.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 37&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Récit publié dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais) du 15 juillet 1906 fut spécialement consacrée aux explications de Russell sur les tribulations conjugales qui l&#039;amenèrent jusqu&#039;à sa séparation légale. Ce récit fut écrit dans l&#039;espoir de réhabiliter la réputation su pasteur, alors vivement critiqué dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commence par une lettre de Russell dans laquelle il se dit très peiné des difficultés qui l&#039;ont récemment éprouvé, mais qu&#039;il s&#039;attend à de telles tribulations en tant que chrétien et qu&#039;il est réconforté par les messages de sympathie que certains de ses disciples lui ont envoyés. toutefois, il dit qu&#039;il se sent le devoir envers la &amp;quot;Vérité&amp;quot; de donner les grandes lignes des événements qui ont conduit au verdict du procès. En effet, une lettre de Clayton J. Woodworth, datée du 10 mai et qui est reproduite juste après, l&#039;avait décidé à agir ainsi. Woodworth conseillait à Russell de préparer une édition de &#039;&#039;Harvest Siftings&#039;&#039; retraçant toute l&#039;affaire sur ses difficultés conjugales et de promouvoir la brochure sur la couverture intérieure de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;. La raison de ce conseil était que de nombreuses personnes lui avaient écrit à propos de cette affaire, notamment le Dr Alex Garnsey — sa lettre, datée du 8 mai 1906, est également reproduite — qui, après avoir lui un article de journal au sujet du procès, oscillait entre perplexité et indignation. Tout en affirmant son affection envers le pasteur, il laissait sous-entendre que celui-ci n&#039;était peut-être pas exempt de toute culpabilité.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, pp. 211-13, R 3808-09&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le contenu de la publication en rapport avec l&#039;affaire judiciaire:&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, pp. 221-27, R 3815-20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;NB: pour les passages relatant les événements qui ont précédé le procès, voir [[Maria Russell#Récit publié dans La Tour de Garde|Maria Russell: Récit publié dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;LES DOSSIERS DE LA COUR&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La déclaration de plainte de Mme Russell admettait qu&#039;il y avait &#039;&#039;&#039;pas eu de cohabitation entre elle et son mari&#039;&#039;&#039;, et son avocat tenta d&#039;établir qu&#039;elle &#039;&#039;&#039;avait été privée de l&#039;un des grands plaisirs de la vie&#039;&#039;&#039;. La Cour ne permettait pas cela. Le fait est que l&#039;affaire était strictement contrôlée par Mme Russell. Elle fit comprendre que son mari préférait vivre une vie de célibat, mais accepta et exprima la même chose comme étant sa préférence. Elle connaissait ses enseignements à lui sur le sujet, comme aujourd&#039;hui exprimé en &#039;&#039;DAWN&#039;&#039;, VOL. VI., chap. 12 - que ni le mari ni la femme ne peuvent &amp;quot;escroquer&amp;quot; l&#039;autre des droits conjugaux raisonnables. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nonobstant ce qui précède, Mme Russell à la barre des témoins et par le biais de son avocat tenta de &#039;&#039;&#039;donner l&#039;impression que son mari était très enclin amoureusement&#039;&#039;&#039;, &amp;quot;comme une méduse flottante&amp;quot;, &amp;quot;embrassant toutes celles qui voudraient y répondre&amp;quot;. Elle déclara que quelqu&#039;un lui avait dit cela il y avait treize ans. Un témoignage par ouï-dire n&#039;était pas recevable à la Cour, mais l&#039;objet précieux à obtenir était la marque publique de son mari comme étant un &amp;quot;coquin&amp;quot;, si son avocat fit passer frauduleusement cela en faisant que Mme Russell jure qu&#039;elle l&#039;avait dit à son mari il y avait dix ans. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Lorsque le lendemain, le mari a pris la barre des témoins et a &#039;&#039;&#039;juré qu&#039;il n&#039;avait jamais utilisé ce langage&#039;&#039;&#039; (et n&#039;en avait jamais entendu parler auparavant), tous les gens raisonnables conclurent que seule une personne idiote ferait une telle remarque si peu flatteuse d&#039;elle-même. Ils conclurent, également, que même une femme ordinaire, à la recherche d&#039;une accusation portée contre son mari pendant treize ans, pourrait imaginer des merveilles et créer des vivants et des choses réelles dans son esprit. C&#039;est l&#039;opinion la plus charitable possible d&#039;un tel serment. &#039;&#039;&#039;La Cour décida que le témoignage soit radié des dossiers de la Cour. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme Russell fit l&#039;accusation d&#039;une intimité illégitime entre son mari et &amp;quot;Rose&amp;quot;, qui était devenue un membre du ménage Russell en 1888. La tentative de Mme Russell et de son avocat d&#039;amener à la conclusion d&#039;une intimité criminelle était si manifeste que l&#039;audience fut interrompue afin d&#039;en savoir davantage, si l&#039;intimité criminelle était une accusation, pourquoi n&#039;avait-elle pas fait partie de la plainte et pourquoi &amp;quot;Rose&amp;quot; n&#039;avait-elle pas été co-défenderesse dans la plainte? Ensuite, Mme Russell et de son avocat renoncèrent tous deux à toute accusation criminelle d&#039;intimité, mais voulurent dire que &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Rose&amp;quot; s&#039;était assise sur les genoux de M. Russell et il l&#039;avait embrassée&#039;&#039;&#039;. Mme Russell a également juré qu&#039;une nuit elle est entrée dans la chambre de &amp;quot;Rose&amp;quot; et qu&#039;&#039;&#039;&#039;elle trouva M. Russell assis près de son lit et lui tenant la main&#039;&#039;&#039;. La tentative de Mme Russell n&#039;était pas d&#039;exposer &amp;quot;la vérité, toute la vérité et rien que la vérité&amp;quot;, mais à l&#039;inverse, d&#039;exposer une partie de la vérité afin de donner une base apparente pour de mauvaises conjectures, qui porterait atteinte à l&#039;influence de son mari parmi ceux qui ne le connaissaient pas. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le lendemain, M. Russell à la barre des témoins expliqua que &amp;quot;Rose&amp;quot; et son frère &amp;quot;Charles&amp;quot; furent membres de la famille et assistants du bureau - l&#039;ancien à la demande de Mme Russell. &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Rose&amp;quot; est tout à fait une petite enfant en apparence, portaient des robes courtes, et semblait avoir, selon M. Russell, environ 13 ans&#039;&#039;&#039;. Il ne savait pas son âge, mais un autre qui la connaissait devina qu&#039;elle avait alors seulement dix ans. Elle pouvait avoir plus de 13 en 1888. Le frère arriva en premier, et peu après la venue de &amp;quot;Rose&amp;quot;, il mourut. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quelques mois plus tard, M. Russell dans les bureaux de la Watch Tower, entendant sangloter, se pencha pour trouver &amp;quot;Rose&amp;quot; en larmes. Demandant la cause, &amp;quot;Rose&amp;quot;, toujours en larmes, vint et s&#039;assit sur ses genoux, et se plaignit que Mme Russell l&#039;avait fait travaillée trop dur avant de commencer par le bureau, et qu&#039;elle se sentait lasse et sans amis. Il lui dit que tout cela était une erreur. Il défendit Mme Russell comme n&#039;étant pas intentionnellement cruelle ou déraisonnable, et dit à &amp;quot;Rose&amp;quot; de faire ce qu&#039;elle était capable de faire, avec joie, et puis pour expliquer sa lassitude, et qu&#039;il était sûr que rien de déraisonnable ne lui serait demandé. Puis, soudain, essuyant ses larmes, &amp;quot;Rose&amp;quot; embrassa M. Russell. Bien que surpris par tout cela, M. R. ne fut pas contrarié ni ne réprimanda cela, mais plutôt se reprocha de ne pas s&#039;être montré plus paternel dans le passé. Cette même nuit, il parla avec sa femme de &amp;quot;Rose&amp;quot;, et souligna qu&#039;elle se sentait sûrement seule depuis la mort de son frère, et que ce serait un devoir de s&#039;occuper de ses intérêts avec davantage d&#039;attention. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme Russell fut d&#039;accord, et il fut mutuellement convenu que &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Rose&amp;quot; devait par la suite être considérée et traitée comme une fille adoptive&#039;&#039;&#039;. &amp;quot;Rose&amp;quot; fut ainsi informée en présence de trois personnes, et fut invitée à passer ses soirées dans la grande salle d&#039;étude et de lecture avec les Russell. Cette règle fut respectée; et quand &amp;quot;Rose&amp;quot; se retirait, généralement à 21 heures, Mme Russell l&#039;embrassait pour lui souhaiter bonne nuit et lui dit de &amp;quot;passer embrasser&amp;quot; M.R. également. Cette habitude se poursuivit pendant plusieurs années, jusqu&#039;à ce que M.R. dit à &amp;quot;Rose&amp;quot;: &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Je pense qu&#039;il vaut mieux que je cesse de vous embrasser, vous portez maintenant des robes longues et vous paraissez plus femme, et Mme R. pourrait en arriver à être jalouse&#039;&#039;&#039;; - même si elle n&#039;a jamais dit un mot à ce sujet, je ne voudrais pas lui donner la moindre raison de ressentir cela.&amp;quot; M. Russell déclara que ce fut un certain temps après l&#039;interruption de sa conduite paternelle vis-à-vis de &amp;quot;Rose&amp;quot; que Mme Russell (devenu folle parce qu&#039;elle n&#039;avait pas toute la liberté qu&#039;elle désirait dans les colonnes de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;) lui reprocha d&#039;embrasser &amp;quot;Rose&amp;quot;. Quant à l&#039;affirmation de Mme R. qu&#039;elle a trouvé son mari dans la chambre de &amp;quot;Rose&amp;quot; une nuit, assis près de son lit et lui tenant la main, M.R. a dit qu&#039;il n&#039;avait aucun souvenir de l&#039;événement, mais que comme il avait une faible connaissance en matière de médecine, il fut appelé par tous les membres de la famille en cas de maladie: Mme R., sa mère, ses sœurs et les enfants de ses sœurs étaient tous habitués à s&#039;adresser à M. R., qui gardait un coffre de pharmacie libre, s&#039;en référant pour les cas graves à un praticien ordinaire. M.R. présuma que le cas en question était un appel d&#039;urgence, et qu&#039;&#039;&#039;&#039;il était en train de calculer le pouls de &amp;quot;Rose&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. L&#039;ensemble du sujet sur &amp;quot;Rose&amp;quot; avait un aspect différent lorsque la lumière de la vérité fut tournée sur elle. &#039;&#039;&#039;La Cour écarta le témoignage au sujet de &amp;quot;Rose&amp;quot;, et ordonna qu&#039;il soit rayé des dossiers de la Cour&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme Russell mentionna une personne nommée &amp;quot;Emily&amp;quot;, une sœur en Christ, qui servit d&#039;aide-ménagère à la famille Russell il y a environ 14 ans. Avec l&#039;aide de son avocat, Mme R. mis en évidence de façon dramatique qu&#039;une fois, &#039;&#039;&#039;elle trouva M. R. dans la chambre d&#039;&amp;quot;Emily&amp;quot; avec la porte fermée&#039;&#039;&#039;! Encore une fois toute la vérité fut sacrifiée sous serment, et une vérité partielle avec de fausses déductions furent données au public. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À la barre des témoins le lendemain, M. R. expliqua toute l&#039;affaire. Un matin, &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Emily&amp;quot; était malade&#039;&#039;&#039;, et il fut appelé pour la voir et pour prescrire un médicament. La chambre d&#039;&amp;quot;Emily&amp;quot; contenait un puits et une pompe utilisée pour les déchets et l&#039;eau du deuxième étage. &#039;&#039;&#039;Le bruit de la pompe faisait qu&#039;il était difficile d&#039;entendre&#039;&#039;&#039;, et M. R. tourna la clef dans la porte pour éviter toute confusion jusqu&#039;à ce qu&#039;il puisse entendre ce que &amp;quot;Emily&amp;quot; disait au sujet de son état - certainement moins d&#039;une minute, sans doute pas la moitié une minute. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &amp;quot;Emily&amp;quot;, maintenant mariée, fut à la barre des témoins et jura qu&#039;elle ne savait pas que la porte était fermée, même pour un instant, et qu&#039;alors et en tout temps &#039;&#039;&#039;la conduite de M. R. à son égard fut la plus exemplaire&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« M. Russell déclara qu&#039;il n&#039;eut connaissance de l&#039;avis de sa femme sur cette question que bien des années plus tard (lorsqu&#039;elle essayait de le forcer à lui accorder toute la liberté qu&#039;elle désirait dans les colonnes de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;), elle en parla, disant qu&#039;il ne cela ne sonnerait pas bien si cela était raconté. Cependant, même à ce moment-là, M. R. ne pouvait pas croire que, dans son cœur, elle en avait l&#039;intention, ou qu&#039;elle se prêterait à une fausse déclaration si diabolique, une falsification, de &amp;quot;toute la vérité&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme R. prétendit de &#039;&#039;&#039;mauvais traitements infligés par son mari, mais n&#039;a produit aucune preuve à l&#039;appui de sa demande&#039;&#039;&#039;. Le crime principal de son mari fut qu&#039;une fois (pendant 18 ans de mariage) quand il partit pour Denver, il la négligea et &#039;&#039;&#039;refusa de l&#039;embrasser&#039;&#039;&#039; pour lui dire &amp;quot;au revoir&amp;quot;. Le lendemain, à la barre des témoins, M. R. corrigea la déclaration, disant que son voyage fut à New York et non à Denver, et qu&#039;il avait expliqué à sa femme que &#039;&#039;&#039;sa conduite [à elle] à l&#039;époque ne justifiait pas une démonstration particulière d&#039;affection&#039;&#039;&#039;, et qu&#039;il n&#039;estimait pas qu&#039;il faille donner des caresses hypocrites. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme R. affirma également que &#039;&#039;&#039;son mari avait ouvert son courrier&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua que par &#039;&#039;&#039;consentement mutuel&#039;&#039;&#039; cela avait été fait pendant des années - leur courrier avait été traité comme un bien commun, jusqu&#039;à ce que (environ six mois avant qu&#039;elle ne déserte) Mme R. avait demandé qu&#039;elle recevoir le courrier adressé à elle non ouvert. &#039;&#039;&#039;Sa demande fut promptement respectée&#039;&#039;&#039;, à sa grande gêne; de nombreux lecteurs de la &#039;&#039;Tour&#039;&#039; avaient l&#039;habitude d&#039;écrire à Mme R., pensant faire gagner du temps à l&#039;éditeur, leurs lettres contenant des questions qui devaient venir à lui [à Russell] en finalité. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre des griefs de Mme R. fut qu&#039;elle avait été invitée à &#039;&#039;&#039;rendre compte de son utilisation de l&#039;argent&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua que pendant dix-huit ans, il n&#039;avait demandé pas de rapports ou d&#039;explications sur les questions d&#039;argent, jusqu&#039;à environ six mois avant que Mme R. le quitta, quand il lui demanda ce qu&#039;elle faisait d&#039;autre que les dépenses ordinaires avec l&#039;argent qu&#039;elle recevait de lui. Était-elle en train de commencer un compte bancaire, ou quoi? Quand elle refusa de lui dire, il lui dit que, si elle refusait de faire un rapport après avoir utilisé l&#039;argent, son seul recours serait de se renseigner sur pourquoi elle voulait de l&#039;argent quand elle le demandait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une autre plainte fut que M. R. avait &#039;&#039;&#039;traité Mme R. méchamment pendant le temps de sa maladie au printemps 1897, et qu&#039;il lui avait cruellement dit qu&#039;elle souffrait d&#039;un châtiment du Seigneur&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua qu&#039;il fit sûrement ainsi en rapport avec sa maladie; mais que sachant l&#039;opposition générale de Mme R. à lui et à tout ce qu&#039;il pouvait dire, il ne lui fit pas mention de cela. Toutefois, craignant que Mme R. ait pu manquer la bénédiction à partir de la maladie, il pensa à son amie et confidente la plus intime qui l&#039;aida à prendre soin d&#039;elle. En ce qui concerne le traitement de sa femme au cours de cette maladie, M. R. assura la Cour qu&#039;&#039;&#039;&#039;il ne pouvait pas avoir été plus gentil et attentionné&#039;&#039;&#039;. Il expliqua que Mme R. avait un érysipèle contagieux qui couvrait chaque centimètre de son corps de la tête aux pieds; que cela requérait l&#039;aide d&#039;un assistant dans la journée afin d&#039;effectuer les trois opérations de toilette des éruptions (et qui attrapa la maladie); mais que la nuit le mal était encore bien pire, et, d&#039;autres étant effrayés, il effectua lui-même le traitement à trois étapes, deux fois chaque nuit. Il passa ainsi de quatre à cinq heures par nuit, et traita son épouse avec la plus extrême tendresse, espérant reconquérir l&#039;affection que son ambition avait évincée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Un autre tort reproché par Mme R. contre son mari était qu&#039;&#039;&#039;&#039;il ne voulait pas lui parler pendant des semaines pendant un temps, mais lui écrivait des lettres&#039;&#039;&#039;. Certaines de ces lettres furent mises comme pièces à conviction. M. R. expliqua que sa conduite était complètement déformée - qu&#039;il traita toujours sa femme avec la plus grande courtoisie - qu&#039;aucune femme dans le monde n&#039;aurait pu être mieux traitée. Il expliqua qu&#039;à peu près au moment où Mme R. cessa de rapporter ses discours dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;elle semblait décidée à le gêner dans son travail de rédaction, et aurait dilapidé tout son temps [à lui] à &amp;quot;discuter&amp;quot; de ses idées [à elle]&#039;&#039;&#039;, etc, s&#039;il le lui avait permis: que, pour économiser son temps, &#039;&#039;&#039;il fut obligé d&#039;écrire parce que ses discussions étaient déraisonnables et interminables&#039;&#039;&#039;. Nous citons ci-dessous, à partir du dossier de la Cour, l&#039;une de ces lettres, choisie par Mme R. comme étant la plus puissante contre son mari. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;LA LETTRE INADMISSIBLE&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les avocats de Mme Russell présentèrent un certain nombre de lettres qui jouèrent réellement contre son cas, en ce qu&#039;elles prouvèrent que M. R. avait essayé de différentes façons, comme déjà dit, de la ramener à son ancienne bonne nature. La première d&#039;entre elles qui est ici citée est celle dont Mme R. a extrait quelques phrases pour la brochure qu&#039;elle a envoyé en 1903. La portion qu&#039;elle a alors citée est en italique ici, pour qu&#039;il puisse être montré comment &#039;&#039;&#039;la citation déforma grossièrement la lettre dans son ensemble&#039;&#039;&#039;. Elle fut écrite sans la moindre pensée qu&#039;elle soit jamais utilisée à nouveau, et aucune copie ne fut conservée par M. R. Ce qui suit est une copie de l&#039;original mis en preuve devant les tribunaux: »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
: 8 juillet 1896.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Ma chère femme: - En réponse à votre proposition pour &amp;quot;une nouvelle discussion&amp;quot; des questions qui ont été récemment altéré nos affections, je réponds: je dois refuser une telle discussion, pour deux raisons: (1) Cela ne pourrait probablement que conduire à une rupture encore plus large, et (2) Comme je vous l&#039;ai dit auparavant, je n&#039;ai pas envie de discuter de nouveaux griefs avec quelqu&#039;un dont le jugement après 17 ans de relations est - &amp;quot;un manque de confiance&amp;quot;, et que je suis dépourvu d&#039;amour et de la justice. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Pendant les trois dernières années, vous avez été peu à peu forcé sur moi l&#039;évidence que nous avons tous deux &#039;&#039;&#039;commis une erreur de jugement lorsque nous nous sommes mariés&#039;&#039;&#039; - que nous ne nous sommes pas adaptés l&#039;un à l&#039;autre, pas capable de nous rendre mutuellement heureux, comme nous avions accepté de le faire, et supposé que nous pourrions le faire. Le mois dernier a fixé cette conviction sur moi bien contre mon gré. Je suis convaincu que notre difficulté est une difficulté grandissante en général - que c&#039;est une grande erreur pour les hommes et les femmes de fort esprit de se marier. S&#039;ils se marient, ceux à l&#039;esprit fort voudraient beaucoup mieux se marier comme s&#039;ils n&#039;étaient pas trop intellectuelle et à l&#039;esprit élevé, car il ne peut jamais y avoir, dans la nature des choses, la paix, dans les conditions actuelles du temps, où les deux sont sur un pied d&#039;égalité. Tout cela me convainc d&#039;autant plus de la sagesse du Livre de Dieu. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Les convictions qui s&#039;imposèrent à moi au cours du mois passé furent une épreuve extrêmement difficile pour moi, car j&#039;ai assez de virilité pour me faire désirer ardemment la sympathie et l&#039;amour de la véritable féminité, qu&#039;à beaucoup d&#039;égards vous représentez bien, mais par la grâce de Dieu je me sens renforcé pour continuer dans le &amp;quot;bon combat de la foi&amp;quot;, maintenu par sa suffisance. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Vous n&#039;avez pas à craindre un transfert de mon cœur à une autre femme! Comme je vous l&#039;ai souvent dit, &#039;&#039;&#039;je n&#039;ai jamais rencontré d&#039;aussi près mon idéal qu&#039;en vous-même&#039;&#039;&#039;, et je m&#039;y suis jamais attendu. J&#039;en conclus que je ne suis adapté à personne, et que personne n&#039;est adapté à moi - à l&#039;exception du Seigneur! Je suis tellement reconnaissant que Lui et moi nous comprenons mutuellement et avons confiance l&#039;un en l&#039;autre. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Cette lettre n&#039;est pas destinée à être méchante. Si quelque chose en elle semble méchante, veuillez l&#039;excuser comme n&#039;étant pas destinée à cet effet. Nous nous connaitrons l&#039;un l&#039;autre mieux. Espérons qu&#039;il sera révélé plutôt moins que plus de défauts qui nous contrarient mutuellement à présent. Avec une tendre souvenir de chaque bonté, et meilleurs vœux pour votre avenir temporel et éternel, je reste Votre serviteur »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: C. T. RUSSELL.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une autre accusation faite par Mme R. contre son mari fut qu&#039;&#039;&#039;&#039;il l&#039;avait isolée de ses sœurs et de ses amis et leur avait envoyé des lettres d&#039;insultes&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua que cette interdiction fut faite dans l&#039;intérêt de Mme R., à l&#039;époque où elle était devenue son ennemi actif en coopérant avec eux, dans l&#039;espoir de la ramener ainsi de sa fausse route. Il envoya ces lettres à deux reprises: la première série en septembre fut neutralisée par la réconciliation. Nous citons ci-dessous la deuxième série, également déposée par Mme R. comme partie du dossier de la Cour: »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
: ALLEGHENY, Pa., 9 novembre 1897.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Ma chère femme: - Je pense qu&#039;il est de mon devoir envers vous de vous donner une copie d&#039;une lettre envoyée (hier) à quatre de vos amis qui manifestent clairement qu&#039;ils sont mes ennemis. Personne n&#039;a connaissance du sujet, sauf Frère Bohnet, qui le sait de manière confidentielle - car il a préparé les lettres à la machine à écrire. Comme j&#039;ai interdit à ces personnes d&#039;avoir des rapports avec vous, je dois, et le fait maintenant, de vous interdire d&#039;avoir des rapports avec eux de quelconque manière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Mon espoir, Ma chère, est que, libérée de cette influence néfaste, vous puissiez &amp;quot;revenir à vous-même&amp;quot; et prendre des vues justes et raisonnables de ces questions; que le Seigneur nous bénisse encore avec le bonheur que nous avons déjà apprécié ensemble dans notre vie personnelle, et dans notre fraternité chrétienne et dans la coopération au service de Dieu. Cela me donne une grande douleur de vous priver de ce qui semble être votre seul plaisir, mais mon espoir est que vous puissiez vous détacher de l&#039;amour de ceux qui me haïssent; et pas seulement pour mon réconfort, mais aussi pour votre propre bien-être présent et éternel. Si ceux-là manifestent plus tard un changement de cœur, je serai très heureux de restaurer l&#039;ancienne relation tout autour, mais en attendant, il ne peut pas en être autrement que malicieux, et cela ne peut pas être autorisé. J&#039;ai soigneusement pesé cette question pour maintenant il y a environ un mois, et je crois que ma voie est sage, et en conformité avec la volonté du Seigneur et la Parole, comme je vous le montrerai si vous le désirez. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Permettez-moi d&#039;ajouter pour votre consolation que votre conduite le soir dernier et ce matin est beaucoup plus gentille qu&#039;autrefois, et si ce comportement avait commencé plus tôt, j&#039;aurais attendu encore plus longtemps avant d&#039;écrire à vos amis - mes ennemis. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Avec un amour sincère et sympathie,&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Votre mari, C. T. RUSSELL.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
: ALLEGHENY, Pa., 8 novembre 1897.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Mme __________:-- Il y a quelque temps je me suis adressé à vous au sujet de votre influence sur ma femme. Depuis, j&#039;ai eu quelques raisons d&#039;espérer que vous et elle étiez parvenues à considérer les choses sous un angle différent, et vous vous êtes repenties de votre complot mutuel pour me faire du tort et que vous l&#039;avez abandonné. Et agissant de bonne foi, je ne fis aucune objection à la suite de vos rapports. Depuis un mois, cependant, j&#039;ai été forcé d&#039;en arriver à contrecœur à la conclusion que le grand adversaire est en train de tromper votre clique pour prendre quelques autres lignes pour méfait - espérant un meilleur succès que la dernière fois. J&#039;ai prié pour vous tous et pour chacun, sincèrement, que le Seigneur ouvre les yeux sur l&#039;énormité de votre chemin, mais maintenant je conclus qu&#039;il est de mon devoir envers ma chère femme de l&#039;isoler de votre influence pernicieuse; car c&#039;en est une, que vous soyez consciente ou pas; et j&#039;espère et suis enclin à croire que vous n&#039;êtes pas entêtée, mais aveugle, en la matière; mais qu&#039;il n&#039;y ait aucune chance de malentendu, et que cet avis doit être à tous égards un avis juridique, je dois utiliser une grande sobriété de parole, et vous dire que votre influence, toutefois prétendue, est une influence mauvaise, car elle a un effet pervers sur ma chère épouse. Donc, loin d&#039;être un &amp;quot;faiseuse de paix&amp;quot;, comme tous ceux qui portent le nom de Jésus-Christ doivent l&#039;être, vous êtes un fabricante de méfait - une perturbatrice de la paix. Vous avez déjà aliéné de moi l&#039;affection de ma chère compagne, qui, je crois me fut donné par le Seigneur, de sorte qu&#039;elle ne ressemble en rien à son ancien nature aimante et généreuse. Vous avez incité, ou aidé à inciter en elle, un mal, une disposition égoïste, comme contraire à la définition biblique de l&#039;esprit de l&#039;amour et le caractère de notre Seigneur, comme il est contraire à son ancien beau caractère sous l&#039;influence de la grâce divine. Les lois de notre État, pour ne pas mentionner les lois supérieures de Dieu, désapprouvent toutes un tel comportement et influence pernicieuse cherchant à aliéner et séparer les maris et les femmes. -- &amp;quot;Ce que Dieu a mis sous le même joug, que l&#039;homme (ni la femme) ne le sépare pas&amp;quot; - ni dans les faits ni en esprit. Très à contrecœur, par conséquent, je vous avise que vous ne devez pas continuer cette influence néfaste; et qu&#039;à cette fin vous devez désormais vous abstenir de toutes relations avec ma chère femme - que ce soit en personne ou autre - que vous ne devrez pas la recevoir dans votre la maison, ni lui rendre visite chez moi, ni la rencontrer ailleurs, ni correspondre avec elle, que ce soit directement ou par procuration par d&#039;autres personnes. Comme c&#039;est avec douleur et regret que je vous écris donc - et seulement en dernier recours dans la défense de ma maisonnée et dans l&#039;espoir que sous la bénédiction divine, ma chère femme, étant libéré d&#039;une telle fausse sympathie et de ces encouragements méchants, devrait reprendre &amp;quot;l&#039;esprit sain&amp;quot; - le Saint-Esprit de l&#039;amour - oui, je serai le plus heureux de retirer les restrictions ici imposées en rapport avec ma femme. Mais rien ne devra être interprété comme une révocation de cet avis, à moins qu&#039;il ait été donné par écrit avec ma propre signature. Et l&#039;échec de votre part de vous conformer à cet avis, strictement, vous exposera avec raison à ces sanctions lourdes que les Cours du Comté d&#039;Allegheny peuvent ordonner. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Tristement vôtre, etc, C.T. RUSSELL.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D&#039;autres lettres de même signification font aussi partie des pièces à conviction, mais ce qui précède suffit comme honnête exemple de ce que sont les autres. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;ACCUSATION DU JUGE - VERDICT DU JURY&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le juge du procès ainsi que les commissaires aux comptes dans la cour, les avocats, etc, perçurent clairement que &#039;&#039;&#039;les accusations de Mme Russell avaient été forgées de toutes pièces&#039;&#039;&#039;, qu&#039;elle n&#039;avait subi aucune indignité de mes mains; et que l&#039;accusation du juge fut à peu près aussi forte qu&#039;elle aurait pu être faite en ma faveur. Le jury sortit pendant environ deux heures et revint avec &#039;&#039;&#039;un verdict accordant le divorce&#039;&#039;&#039; - au grand étonnement de tous les intéressés. Pour expliquer le verdict certains des jurés déclarèrent: &amp;quot;Nous avons conclu qu&#039;il n&#039;y aurait aucun espoir de réconciliation, et que nous ferions preuve de bienveillance vis-à-vis des deux parties en se prononçant en faveur d&#039;un divorce.&amp;quot; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mon avocat déposa une requête devant la Cour pour que le verdict du jury soit annulé comme étant contraire à la loi et à la preuve dans cette affaire. Le tribunal me dit qu&#039;il ne peut pas prendre une décision dans l&#039;affaire pendant des mois; même alors, nous savons tous qu&#039;un juge n&#039;aime pas faire face de façon si arbitraire au verdict d&#039;un jury, bien que la loi lui donne le droit de le faire dans un tel cas. &#039;&#039;&#039;Je ne suis pas réticent à ce que ma femme ait un divorce, mais je m&#039;oppose parce que son plaidoyer était faux et calomnieux&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Puis Russell dit que le Seigneur lui a permis de connaître cette épreuve et que cela a donné une mauvaise image, mais que la grâce du Seigneur lui suffit, et termine en remerciant ceux qui lui ont écrit pour lui assurer de leur sympathie, et qu&#039;il ne peut pas leur répondre personnellement.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Ce numéro de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; reproduit ensuite des lettres de soutien des congrégations de Scanton (Pennsylvanie) et de St. Paul (Minnesota), du [[pèlerin]] B. H. Barton, de Mme G. B. (New York), de E. R., A. M. et de leurs failles (Texas).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Enfin, une lettre provenant de 15 congrégations présente une résolution prise en faveur de Russell. Celle-ci fut prise à l&#039;issue de la réunion du dimanche 6 mai 1906 de la congrégation Bible House, qui s&#039;est tenue au Carnegie Hall Music, Allegheny. Le Conseil des anciens et des diacres demanda alors à Russell de s&#039;adresser à la congrégation et présenta à l&#039;assemblée une série de résolutions qu&#039;ils avaient déjà adoptées à l&#039;unanimité et signées, et demandèrent aux frères présents (400 personnes) d&#039;exprimer leurs sentiments à leur sujet (des représentants de quatorze différentes congrégations de tout le pays étaient là pour participer à la résolution). Approuvées à l&#039;unanimité, les résolutions déclaraient:]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Conseils des anciens et des diacres de la congrégation Bible House désire consigner les sentiments qu&#039;il entretient à l&#039;égard des réflexions sur le caractère et la réputation de leur pasteur bien-aimé, Charles T. Russell, qui a au cours des deux dernières semaines ont comparu devant le public à travers le procès de la poursuite intentée contre lui pour le divorce. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Frère Russell a été confronté au public comme prédicateur et enseignant pour les 38 dernières années, et en tant que tel il a été l&#039;objet de critiques du public en permanence, sans que le moindre mot ne soit prononcé à propos de son caractère à l&#039;heure actuelle. Nous sommes devenus ministres par lui, certains d&#039;entre nous depuis 20 ans, et d&#039;autres pour de moindres périodes, jusqu&#039;à l&#039;année dernière, et ont eu de nombreuses occasions, tant à travers notre contact personnel avec lui qu&#039;à travers l&#039;étude de la littérature dont il est l&#039;auteur, en vertu de Dieu, comme nous le croyons, de nous forger un avis sur son caractère et de déterminer avec beaucoup plus de précision que le grand public, qui reçoit ses informations par le biais de journaux imparfaits et d&#039;un témoignage partial devant le tribunal, combien de vérité réside dans les accusations qui ont été récemment rendues publiques. Nous reconnaissons qu&#039;une coloration très méchante et mauvaise a été donnée à quelques-unes des affaires privées de notre pasteur, qui &#039;&#039;&#039;n&#039;ont aucun fondement dans les faits comme nous les savons, à partir de la connaissance intime que nous possédons de lui et de ses affaires&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] Nous nous unissons dans une déclaration publique de notre confiance renouvelée dans l&#039;estime et de notre pasteur bien-aimé et frère, Charles T. Russell, le reconnaissant comme le serviteur du Seigneur, dont la Providence l&#039;a placé dans la position qu&#039;il a occupée pendant de nombreuses années, et qu&#039;il occupe toujours, pour la diffusion de Sa Vérité et l&#039;aide à Son Peuple dans la compréhension plus claire de sa sainte Parole. Nous apprécions grandement les sentiments élevés qui ont retenus notre pasteur d&#039;aller dans les détails afin d&#039;expliquer au public les questions qui ont été dilatées dans la récente action [...]. Dans le même temps, nous avons reconnu avec plaisir la justice affichée par le juge qui présidait l&#039;audience dans la charge délivrée par le jury, qui, si on en avait tenu compte, aurait eu pour effet de produire un verdict exactement inverse de ce qui a été rendu, et qui auraient disculpé notre pasteur de toutes les calomnies portées contre lui. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Puis la lettre conclue par des paroles d&#039;encouragement en faveur de Russell. Parmi les signatures figurent celles de J. A. Bohnet et de [[William E. Van Amburgh]]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La séparation dans les publications jéhovistes==&lt;br /&gt;
Comme le note Barbara Harrison, le récit du procès des époux Russell fut soigneusement caché pendant des années et, lorsque finalement les publications l&#039;évoquèrent, ils publièrent une version expurgée présentant &amp;quot;une interprétation des faits&amp;quot; dans laquelle Maria incarne la vanité.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 57&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable unsortable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication et titre&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Description du contenu et commentaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins&#039;&#039;, 1972, chap. 3, p. 17&lt;br /&gt;
|La brochure contient une seule phrase sur Maria, et se contente d&#039;affirmer dit simplement &amp;quot;les conjoints n&#039;étaient plus d&#039;accord &#039;&#039;&#039;sur la gestion de son journal&#039;&#039;&#039;, ce qui entraîna leur séparation&amp;quot;. Ainsi, ce point est présenté comme étant le motif de la rupture, alors que l&#039;examen du contenu du procès montre que Russell était accusé d&#039;&#039;&#039;&#039;offenses&#039;&#039;&#039; envers son épouse, et c&#039;est sur ce point que le jury s&#039;est prononcé.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Annuaire&#039;&#039;, 1975, p. 68&lt;br /&gt;
|Il est reconnu que Maria était une &amp;quot;femme instruite et intelligente&amp;quot; et qu&#039;elle prit la défense de son mari lorsqu&#039;il fut critiqué en 1894. Puis l&#039;article retrace les grandes lignes de la vie conjugale du couple Russell en citant des passages de la &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039; de 1906 (ci-dessus traduite). La raison de la rupture est attribuée à Maria, à cause de son &amp;quot;ambition [qui] était comparable à celle de Miriam, sœur de Moïse, qui se rebella contre son frère comme chef d&#039;Israël soumis à Dieu&amp;quot; (ce qui implique que Russell était l&#039;équivalent de Moïse). Il est relaté l&#039;épisode du procès en rapport avec la &amp;quot;méduse&amp;quot; et Rose Ball, et la publicité négative que l&#039;affaire reçut alors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce récit est n&#039;est pas rigoureusement exact pour les raisons suivantes:&lt;br /&gt;
* L&#039;ambition, réelle ou supposée, de Maria, est présentée comme étant la seule source de la dégradation des relations conjugales. En revanche, il n&#039;est pas du tout fait mention des comportements du pasteur qui motivèrent la décision du jury.&lt;br /&gt;
* Le motif pour lequel le jury aurait accordé la séparation aurait été que les époux seraient &amp;quot;plus heureux s&#039;[ils] viv[aient] séparés&amp;quot;. C&#039;est vrai, mais il n&#039;est pas précisé que ce sont les &#039;&#039;&#039;offenses&#039;&#039;&#039; dont Maria s&#039;estimait victime qui ont motivé ce verdict confirmé en appel et devant la Cour Suprême.&lt;br /&gt;
* Il est précisé en italique que les époux furent officiellement séparés, et non divorcés. Il est cité à l&#039;appui un dictionnaire juridique et les paroles mêmes de Russell qui s&#039;était exprimé sur le sujet lors d&#039;un voyage en Irlande. Or, comme le montre les propos du juge Collier cités plus haut (&amp;lt;small&amp;gt;voir section &amp;quot;[[#Verdict et démarches judiciaires ultérieures|Verdict et démarches judiciaires ultérieures]]&amp;quot;)&amp;lt;/small&amp;gt;, la distinction entre les deux termes est purement artificielle et la séparation officielle n&#039;est &#039;&#039;&#039;pas davantage honorable&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Rose Ball est présentée comme ayant été recueillie par les époux &amp;quot;en 1888, alors qu&#039;elle était âgée d&#039;environ dix ans&amp;quot;, et de surcroît comme une orpheline. Or, tant le témoignage de Maria lors du procès que les archives australiennes indiquent que Rose avait environ &#039;&#039;&#039;dix ans de plus&#039;&#039;&#039; au moment des faits; par ailleurs, elle n&#039;était pas orpheline à ce moment-là (&amp;lt;small&amp;gt;voir [[Rose J. Ball#Controverse]]&amp;quot;)&amp;lt;/small&amp;gt; Or, l&#039;article cite certaines pages du procès, ce qui laisse à penser que le rédacteur avait accès à cette information, mais n&#039;a apparemment pas jugé bon de rectifier.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu]]&#039;&#039;, 1993, pp. 645,646&lt;br /&gt;
|Les relations conjugales du couple Russell sont abordées ainsi que le jugement de séparation de corps. Bien que le compte rendu qui y est fait soit véridique, il &#039;&#039;&#039;ne traduit toutefois pas l&#039;intégralité de la situation&#039;&#039;&#039; et utilise un vocabulaire évoquant un complot contre Russell : « &#039;&#039;&#039;attaquer la réputation de frère Russell&#039;&#039;&#039; [...], &#039;&#039;&#039;ignobles mensonges&#039;&#039;&#039; [...], &#039;&#039;&#039;salir sa réputation&#039;&#039;&#039; [...], &#039;&#039;&#039;Russell [présenté] sous un jour honteusement déformé&#039;&#039;&#039; ». Il &#039;&#039;&#039;fait passer Maria pour l&#039;unique responsable&#039;&#039;&#039; des difficultés rencontrées par le couple (« certains ont commencé à flatter Maria et à exciter son orgueil [...], elle a voulu obtenir un plus grand pouvoir de décision sur ce qui paraîtrait dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;. Quand elle a compris que rien de ce qu’elle écrivait ne serait publié [...] sans l&#039;accord de son mari, elle a été grandement contrariée ») déclarant qu&#039;elle fut en contradiction avec ses propres valeurs puisqu&#039;elle aurait utilisé les méthodes qu&#039;elle avait dans un premier temps condamnées. L&#039;essentiel de l&#039;argumentation se base sur les déclarations d&#039;ecclésiastiques qui accusaient Russell d&#039;infidélité, ce qui était faux, mais ne mentionne pas les raisons qui ont motivé la décision de la cour.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
* [[Maria Russell]]&lt;br /&gt;
* [[Rose J. Ball]]&lt;br /&gt;
* [[Richesse de Russell]]&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;[[Readers of Zion Watchtower]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ressources sur le sujet==&lt;br /&gt;
{{Refbegin}}&lt;br /&gt;
; &#039;&#039;&#039;Livres et brochures&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Blandre86&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Blandre, Bernard (1986), &#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah: Un siècle d&#039;histoire]]&#039;&#039;, Desclée de Brouwer, pp. 40-41 (ISBN 2220026404)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Blandre88&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Blandre, Bernard (1988), &amp;quot;Aux origines des étudiants de la Bible et des Témoins de Jéhovah — Attentes et débats 1873-1919&amp;quot;, &#039;&#039;Mouvements religieux&#039;&#039;, Sarreguemines: Association d&#039;étude et d&#039;information sur les mouvements religieux, pp. 15-20&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Bregninge&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Bregninge, Poul (2013) (anglais), &#039;&#039;Judgment Day Must Wait: Jehovah&#039;s Witnesses — A Sect Between Idealism and Deceit&#039;&#039;, New York: YBK Publishers, pp. 76-82, 99-100 (ISBN 978-1-936411-23-8) &lt;br /&gt;
* {{plume}} Cole, Marley (1955) (anglais), &#039;&#039;[http://archive.org/details/JehovahsWitnessesTheNewWorldSocietyByMarleyCole Jehovah&#039;s Witnesses: The New World Society]&#039;&#039;, New York: Vantage Press, pp. 62-65&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Gruss&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Gruss, Edmond C. (2003) (anglais), &#039;&#039;[[The Four Presidents of the Watch Tower Society]]&#039;&#039;, Xulon, pp. 15-17 (ISBN 1-594671-31-1)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Guindon&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Guindon, Ken (2000), [http://www.scribd.com/doc/27226243/Secte-Temoins-de-Jehovah-Le-7Eme-Ange-de-L-Apocalypse-Un-Regard-Sur-Charles-T-Russell-Par-Ken-Guindon &#039;&#039;Le Septième Ange de l&#039;Apocalypse - Un regard sur Charles T. Russell, le fondateur de La Tour de Garde&#039;&#039;], p. 18&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Harrison&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Harrison, Barbara Grizzuti (1978) (anglais), &#039;&#039;[[Visions of Glory: A History and a Memory of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, New York: Simon and Schuster, pp. 54-71 (ISBN 0-671-25101-5)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Hebert&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Hébert, Gérard (1960), &#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah. Essai critique d&#039;histoire et de doctrine]]&#039;&#039;, Montréal: éditions Bellarmin, pp. 292-303 &lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Introvigne&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Introvigne, Massimo (1990), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, Le Cerf, pp. 37-38 (ISBN 2-204-04099-1)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Penton&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Penton, James (1997, 2è éd.)  (anglais), &#039;&#039;[[Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, Toronto: University of Toronto Press, pp. 35-40 (ISBN 0-8020-7973-3)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Ross&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Ross, J.J. (1913) (anglais), [http://watchtowerdocuments.com/documents/1913_Some_More_Facts_About_Russell_.pdf &#039;&#039;Some Facts and More Facts about Self-styled &amp;quot;Pastor&amp;quot; Charles T. Russell&#039;&#039;], Philadelphie, format pdf, pp. 4,15,16,20-31&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Russell&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Russell, Charles (1906) (anglais), [http://www.a2z.org/wtarchive/docs/1906_Watch_Tower.pdf &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 15 juillet 1906], WTBTS, format pdf, pp. 211-28, R 3808-20&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Rutherford&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Rutherford, Joseph Franklin (1915) (anglais), [http://www.archive.org/details/AGreatBattleInTheEcclesiasticalHeavens &#039;&#039;A Great Battle in the Ecclesiastical Heavens&#039;&#039;], WTBTS, pp. 17-19&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Tucker&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Tucker, Ruth A. (1989) (anglais), &#039;&#039;Another Gospel: Cults, Alternative Religions, and the New Age Movement&#039;&#039;, pp. 120-23 (ISBN 0-310-25937-1)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Wills&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Wills, Tony (2006, 2è éd.) (italien), [http://www.infotdgeova.it/downloads/popolo.pdf &#039;&#039;Un popolo per il suo nome&#039;&#039;], Morrisville: Lulu Entreprises, format pdf, pp. 19-32 (ISBN 978-1-4303-0100-4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
; &#039;&#039;&#039;Documents légaux&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Court&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;Court of Appeals of District of Columbia (anglais), [http://www.watchtowerdocuments.com/downloads/1908_Russell_v._Washington_Post_Company_Decision.pdf &amp;quot;Russell v. Washington Post Company&amp;quot;], 5 mai 1908, format pdf, sur watchtowerdocuments&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
; &#039;&#039;&#039;Presse&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Eagle&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;&#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; (1909) (anglais), [http://www.wtarchive.org/deposit/doc/1909_Brooklyn%20Daily%20Eagle%20NY%20.pdf scans des articles de 1909 sur Russell], format pdf, sur wtarchive&lt;br /&gt;
{{Refend}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
{{Reflist|2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Séparation légale des époux Russell|*]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Accueil&amp;diff=24373</id>
		<title>Accueil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Accueil&amp;diff=24373"/>
		<updated>2026-08-04T09:35:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
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&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Internet&amp;quot; data-article=&amp;quot;Internet&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-0&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Société Watch Tower a souvent publié des mises en garde au sujet de l&#039;utilisation d&#039;Internet ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Salut_exclusif&amp;quot; data-article=&amp;quot;Salut exclusif&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-1&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;elle enseigne à ses adeptes qu&#039;ils seront les seuls à être sauvés lors de l&#039;intervention divine à Har-Maguédôn ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Sexualité_de_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Sexualité de Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-2&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;il est très probable que Joseph Rutherford ait eu des rapports extra-conjugaux ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Baptême_des_enfants&amp;quot; data-article=&amp;quot;Baptême des enfants&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-3&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que de très jeunes enfants ont parfois été admis au baptême ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Peine_de_mort&amp;quot; data-article=&amp;quot;Peine de mort&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-4&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les publications jéhovistes ont soutenu la peine de mort à une époque où elle était suspendue aux États-Unis ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Affaire_Candace_Conti&amp;quot; data-article=&amp;quot;Affaire Candace Conti&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-5&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;en juin 2012, la Société Watch Tower a été reconnue coupable dans une affaire d&#039;abus sexuels sur une mineure ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Vote&amp;quot; data-article=&amp;quot;Vote&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-6&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que le vote aux élections a été interdit aux adeptes pendant des décennies ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Procès_contre_Ross&amp;quot; data-article=&amp;quot;Procès contre Ross&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-7&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Charles Taze Russell intenta un procès contre le révérend J.J.Ross, et qu&#039;il fut accusé à tort de parjure ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Bande_dessinée&amp;quot; data-article=&amp;quot;Bande dessinée&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-8&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que de nombreuses légendes urbaines ont circulé dans les congrégations à propos du caractère soi-disant satanique des Schtroumpfs ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Science_chrétienne&amp;quot; data-article=&amp;quot;Science chrétienne&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-9&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell critiqua vigoureusement l&#039;Église de la Science chrétienne parce que selon lui, elle niait la rançon ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Calendrier_théocratique&amp;quot; data-article=&amp;quot;Calendrier théocratique&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-10&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Clayton Woodworth a tenté de faire adopter aux adeptes un nouveau calendrier destiné à remplacer le calendrier grégorien ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Prédictions_pour_1914&amp;quot; data-article=&amp;quot;Prédictions pour 1914&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-11&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;aucune des prédictions de Russell au sujet de 1914 ne s&#039;est accomplie ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Barbe&amp;quot; data-article=&amp;quot;Barbe&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-12&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la barbe fut déconsidérée dans le mouvement de la Watch Tower à partir de la présidence de Rutherford ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Illustrations_dans_les_publications&amp;quot; data-article=&amp;quot;Illustrations dans les publications&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-13&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les illustrations dans les publications ont pour but de marquer l&#039;esprit du lecteur ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Beth-Sarim&amp;quot; data-article=&amp;quot;Beth-Sarim&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-14&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;en 1929, une somptueuse villa fut construite à San Diego afin d&#039;accueillir les patriarches de l&#039;Ancien Testament, et que c&#039;est finalement Rutherford qui en profita ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Vaccination&amp;quot; data-article=&amp;quot;Vaccination&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-15&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Société Watch Tower a considéré, pendant deux décennies, les vaccinations comme contraires aux principes bibliques ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Transplantations_d&#039;organes&amp;quot; data-article=&amp;quot;Transplantations d&#039;organes&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-16&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les transplantations d&#039;organes ont été strictement interdites pendant treize années, la Watch Tower les considérant comme du cannibalisme ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Organisation des Nations Unies&amp;quot; data-article=&amp;quot;ONU&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-17&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Société Watch Tower s&#039;est affiliée pendant dix années au DPI de l&#039;ONU, et a demandé la fin de sa participation le lendemain de la révélation du scandale ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Barbara_Anderson&amp;quot; data-article=&amp;quot;Barbara Anderson&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-18&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Barbara Anderson a été exclue parce qu&#039;elle a critiqué la politique de la Watch Tower sur la pédophilie ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Alcoolisme_de_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Alcoolisme de Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-19&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Joseph Rutherford avait de sérieux problèmes d&#039;alcoolisme, et que la plupart des historiens s&#039;accordent sur ce point ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Blé_miraculeux&amp;quot; data-article=&amp;quot;Blé miraculeux&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-20&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell a été impliqué dans la vente d&#039;un blé dit &amp;quot;miraculeux&amp;quot; qui lui a rapporté 1 800 $ ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Culte_autour_de_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Culte autour de Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-21&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell fut l&#039;objet d&#039;une très grande admiration frôlant l&#039;idolâtrie de la part de ses fidèles ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Adoration_de_Jésus&amp;quot; data-article=&amp;quot;Adoration de Jésus&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-22&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les Témoins de Jéhovah ont adoré Jésus pendant des décennies, et que cette adoration a figuré dans la charte de la Watch Tower pendant plus de 50 ans ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Richesse_de_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Richesse de Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-23&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Charles Taze Russell avait une certaine fortune dans l&#039;immobilier, le pétrole et les vêtements ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Procès_Walsh&amp;quot; data-article=&amp;quot;Procès Walsh&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-24&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que lors d&#039;un procès en Écosse en 1954, plusieurs dirigeants ont admis que l&#039;organisation avait promulgué de fausses prophéties devant être acceptées sous peine d&#039;exclusion ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bloc&amp;quot; id=&amp;quot;tj-saviez-bloc-2&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-inner&amp;quot; id=&amp;quot;tj-saviez-2&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Thomas_Birney&amp;quot; data-article=&amp;quot;Thomas Birney&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-0&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;oncle maternel de Russell était un homme d&#039;affaires prospère et franc-maçon ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Sport&amp;quot; data-article=&amp;quot;Sport&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-1&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que parmi les fidèles du mouvement figurent certaines célébrités du monde du sport ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Caractéristiques_des_réunions&amp;quot; data-article=&amp;quot;Caractéristiques des réunions&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-2&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les sociologues ont noté l&#039;absence d&#039;émotion et le côté très mécanique des réunions pour le culte ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;William_Mann&amp;quot; data-article=&amp;quot;William Mann&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-3&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;un des premiers collaborateurs de Russell fut également un inventeur qui breveta ses créations ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Colporteur&amp;quot; data-article=&amp;quot;Colporteur&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-4&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les ancêtres des &amp;quot;pionniers&amp;quot; recevaient comme instruction de vendre deux fois les mêmes ouvrages de Russell, quitte à faire preuve d&#039;une certaine malhonnêteté ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Changements_dans_les_éditions_des_Études_dans_les_Écritures&amp;quot; data-article=&amp;quot;Changements dans les éditions des Études dans les Écritures&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-5&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la série de livres écrits par Russell subit des modifications après l&#039;échec des prophéties concernant 1914 ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Christadelphiens&amp;quot; data-article=&amp;quot;Christadelphiens&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-6&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;un mouvement religieux antitrinitaire a produit une brochure de 32 pages pour réfuter chaque accusation d&#039;un article de La Tour de Garde ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Efficacité_du_porte_à_porte&amp;quot; data-article=&amp;quot;Efficacité du porte à porte&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-7&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que le porte à porte effectué par les adeptes est relativement peu efficace pour convertir ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Portraits_dans_la_culture_populaire&amp;quot; data-article=&amp;quot;Portraits dans la culture populaire&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-8&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les adeptes sont le plus souvent représentés en train de prêcher dans les œuvres de fiction ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Testament_de_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Testament de Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-9&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Rutherford viola, à plusieurs égards, les dernières volontés de Russell telles qu&#039;exprimées dans son testament ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Personnalité_de_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Personnalité de Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-10&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Rutherford avait un caractère particulièrement autoritaire ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Mariage&amp;quot; data-article=&amp;quot;Mariage&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-11&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que des caricatures ont été publiées dans L&#039;Âge d&#039;Or sous la présidence de Rutherford afin de décourager le mariage ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Études_supérieures&amp;quot; data-article=&amp;quot;Études supérieures&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-12&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Watch Tower a toujours découragé les études supérieures, avec des répercussions sur le niveau de vie des adeptes ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Service_militaire&amp;quot; data-article=&amp;quot;Service militaire&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-13&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;acceptation du service civil par la Watch Tower en 1996 n&#039;était qu&#039;un retour aux idées de Russell ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Séparation_légale_des_époux_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Séparation légale des époux Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-14&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell transféra tous ses biens à la Société Watch Tower afin de ne pas payer l&#039;augmentation de la pension alimentaire à sa femme ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Standfasters&amp;quot; data-article=&amp;quot;Standfasters&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-15&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;un groupe dissident, les Standfasters, fut considéré comme &amp;quot;apostat&amp;quot; parce qu&#039;il avait été choqué par un compromis de l&#039;organisation durant la Première guerre mondiale ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Serment_d&#039;allégeance&amp;quot; data-article=&amp;quot;Serment d&#039;allégeance&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-16&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les dirigeants de l&#039;organisation ont fréquemment signé le serment d&#039;allégeance à la Constitution des États-Unis ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Jéhovisme&amp;quot; data-article=&amp;quot;Jéhovisme&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-17&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;organisation considère comme non respectueux l&#039;emploi du terme &amp;quot;jéhoviste(s)&amp;quot; pour évoquer ses adeptes ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Albert_Jones&amp;quot; data-article=&amp;quot;Albert Jones&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-18&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell s&#039;opposa à l&#039;un de ses anciens collaborateurs lorsque celui-ci exprima un refus de la rançon dans son magazine Zion&#039;s Day Star ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Église_universelle_de_Dieu&amp;quot; data-article=&amp;quot;Église universelle de Dieu&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-19&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Watch Tower eut de nombreux points communs avec une église fondée par Herbert W. Armstrong ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Mary_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Mary Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-20&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Mary Rutherford ne vivait pas avec son époux au moment où celui-ci décéda ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Autorités_supérieures&amp;quot; data-article=&amp;quot;Autorités supérieures&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-21&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;interprétation de la Watch Tower en 1962 sur les &amp;quot;autorités supérieures&amp;quot; n&#039;était qu&#039;un retour aux idées de Russell, présentée comme une &amp;quot;nouvelle lumière&amp;quot; ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Croix&amp;quot; data-article=&amp;quot;Croix&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-22&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Société Watch Tower a cité des sources de façon tronquée pour soutenir sa doctrine relative à l&#039;instrument de torture sur lequel Jésus est mort ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Henrietta_M_Riley_Trust&amp;quot; data-article=&amp;quot;Henrietta M Riley Trust&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-23&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Société Watch Tower a reçu des sommes d&#039;argent de différentes sociétés commerciales, dont une très célèbre firme de tabac ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Participations_sur_Wikipédia&amp;quot; data-article=&amp;quot;Participations sur Wikipédia&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-24&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les contributions des Témoins de Jéhovah sur Wikipédia sont généralement le fait d&#039;adeptes non enregistrés ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;James Penton&amp;quot; data-article=&amp;quot;James Penton&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-24&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;il a courru des rumeurs de possession démoniaque lors de l&#039;exclusion du chercheur James Penton&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Controverses&amp;diff=24372</id>
		<title>Catégorie:Controverses</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Controverses&amp;diff=24372"/>
		<updated>2026-08-04T09:30:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;__NOTOC__&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;float:right; margin-left:1em; margin-bottom:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;categorytree mode=&amp;quot;pages&amp;quot; hideroot=&amp;quot;off&amp;quot;&amp;gt;Controverses&amp;lt;/categorytree&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie rassemble les controverses qu&#039;ont suscitées les Témoins de Jéhovah, tant par leur organisation et leur histoire que par leurs pratiques et leurs prises de position doctrinales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs controverses concernent directement la gestion interne du mouvement et son rapport à ses propres membres : l&#039;[[:Catégorie:Exclusion|exclusion]] des fidèles qui contestent l&#039;autorité du [[Collège Central]] ou qui rompent avec les normes comportementales imposées, ainsi que les [[:Catégorie:Compromis|compromis]] passés par l&#039;organisation avec des institutions ou des pratiques qu&#039;elle a par ailleurs condamnées chez d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres controverses touchent au comportement du mouvement vis-à-vis de la société : son statut de mouvement au [[:Catégorie:Caractère sectaire|caractère sectaire]] contesté, ses activités de [[:Catégorie:Lobbying|lobbying]], sa gestion des [[:Catégorie:Affaires judiciaires|affaires judiciaires]] auxquelles il a été mêlé, ainsi que les accusations liées à des affaires d&#039;[[:Catégorie:Pédophilie|abus sur mineurs]] et à la gestion de ces cas au sein des congrégations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Rapport au monde|rapport au monde]] du mouvement fait également l&#039;objet de critiques récurrentes, notamment sur les questions de [[:Catégorie:Santé|santé]] (position sur les soins médicaux) et de [[:Catégorie:Sexualité|sexualité]], ainsi que sur la question financière abordée dans la sous-catégorie [[:Catégorie:Argent|Argent]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, certaines controverses sont propres à des périodes ou des personnages précis de l&#039;histoire du mouvement, notamment les [[:Catégorie:Controverses liées à Russell|controverses liées à Russell]] et les [[:Catégorie:Controverses liées à Rutherford|controverses liées à Rutherford]], ainsi que des sujets plus ponctuels comme les [[:Catégorie:Images subliminales|images subliminales]] alléguées dans certaines publications, ou les [[:Catégorie:Opposition|mouvements d&#039;opposition]] au mouvement. La sous-catégorie [[:Catégorie:Changements doctrinaux|Changements doctrinaux]], également rattachée à la catégorie Doctrines, documente les révisions successives de l&#039;enseignement qui ont elles-mêmes alimenté nombre de ces controverses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Témoins de Jéhovah]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Doctrines&amp;diff=24371</id>
		<title>Catégorie:Doctrines</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Doctrines&amp;diff=24371"/>
		<updated>2026-08-04T09:23:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;__NOTOC__&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;float:right; margin-left:1em; margin-bottom:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;categorytree mode=&amp;quot;pages&amp;quot; hideroot=&amp;quot;off&amp;quot;&amp;gt;Doctrines&amp;lt;/categorytree&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La doctrine des Témoins de Jéhovah repose sur une lecture littéraliste de la Bible, dont ils utilisent leur propre traduction. Leur théologie se distingue du christianisme traditionnel sur plusieurs points majeurs : le rejet de la Trinité au profit d&#039;un monothéisme strict centré sur [[Jéhovah]] comme seul vrai Dieu et [[Jésus Christ]] comme sa première création ; la négation de l&#039;immortalité de l&#039;âme (voir [[Condition des morts]]) et le rejet de l&#039;enfer traditionnel au profit d&#039;un anéantissement des morts dans l&#039;attente d&#039;une [[Résurrection]] ; et l&#039;attente d&#039;un [[Har-Maguédôn]] imminent, bataille finale de Dieu contre le [[Monde]] actuel dominé par [[Satan]], suivie de l&#039;instauration d&#039;un [[Paradis]] terrestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;espérance eschatologique du mouvement se divise en deux classes : les [[Oints|144 000 oints]], appelés à régner avec Christ au ciel, et les autres fidèles, dont le [[Salut exclusif|salut]] est conditionné à l&#039;appartenance au mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prophéties et révisions doctrinales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les origines du mouvement, sa doctrine s&#039;est construite autour d&#039;une chronologie fondée sur l&#039;interprétation littérale de passages bibliques, censée permettre de fixer des dates précises pour des événements eschatologiques. Cette approche a donné lieu à une longue série de [[Dates prophétiques|dates]] dont l&#039;échéance n&#039;a pas été confirmée par les faits — 1914, 1925 et 1975 comptant parmi les plus documentées — obligeant le mouvement à réinterpréter régulièrement ses propres enseignements ; voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Prophéties|Prophéties]] pour l&#039;ensemble de ces prédictions. Ces révisions successives font l&#039;objet de la sous-catégorie [[:Catégorie:Changements doctrinaux|Changements doctrinaux]] (voir notamment [[Chronologie des changements doctrinaux]]), qui recense les cas où une doctrine présentée comme définitive a ensuite été abandonnée, nuancée ou réinterprétée par l&#039;organisation, notamment sur la chronologie des [[Temps des Gentils]] et des [[Derniers jours]], ou sur la composition de la classe des [[Oints|144 000]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Doctrines comportementales et organisationnelles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan comportemental, plusieurs interdits religieux structurent la vie quotidienne des fidèles, notamment ceux liés au [[Sang|sang]] (voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Transfusion sanguine|Transfusion sanguine]]) et au [[Tabac]], ainsi que le refus des symboles jugés païens comme la [[Croix]]. L&#039;organisation du mouvement, structurée autour du [[Collège Central]], revendique une autorité doctrinale centralisée : la remise en cause de cette autorité ou des enseignements officiels expose les fidèles à une accusation d&#039;[[Apostasie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie comprend également la sous-catégorie [[:Catégorie:Bible|Bible]], consacrée à la traduction et à l&#039;interprétation des Écritures par le mouvement.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<title>Catégorie:Doctrines</title>
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		<updated>2026-08-04T09:21:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;float:right; margin-left:1em; margin-bottom:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;categorytree mode=&amp;quot;pages&amp;quot; hideroot=&amp;quot;off&amp;quot;&amp;gt;Doctrines&amp;lt;/categorytree&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La doctrine des Témoins de Jéhovah repose sur une lecture littéraliste de la Bible, dont ils utilisent leur propre traduction. Leur théologie se distingue du christianisme traditionnel sur plusieurs points majeurs : le rejet de la Trinité au profit d&#039;un monothéisme strict centré sur [[Jéhovah]] comme seul vrai Dieu et [[Jésus Christ]] comme sa première création ; la négation de l&#039;immortalité de l&#039;âme (voir [[Condition des morts]]) et le rejet de l&#039;enfer traditionnel au profit d&#039;un anéantissement des morts dans l&#039;attente d&#039;une [[Résurrection]] ; et l&#039;attente d&#039;un [[Har-Maguédôn]] imminent, bataille finale de Dieu contre le [[Monde]] actuel dominé par [[Satan]], suivie de l&#039;instauration d&#039;un [[Paradis]] terrestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;espérance eschatologique du mouvement se divise en deux classes : les [[Oints|144 000 oints]], appelés à régner avec Christ au ciel, et les autres fidèles, dont le [[Salut exclusif|salut]] est conditionné à l&#039;appartenance au mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prophéties et révisions doctrinales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les origines du mouvement, sa doctrine s&#039;est construite autour d&#039;une chronologie fondée sur l&#039;interprétation littérale de passages bibliques, censée permettre de fixer des dates précises pour des événements eschatologiques. Cette approche a donné lieu à une longue série de [[Dates prophétiques|dates]] dont l&#039;échéance n&#039;a pas été confirmée par les faits — 1914, 1925 et 1975 comptant parmi les plus documentées — obligeant le mouvement à réinterpréter régulièrement ses propres enseignements ; voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Prophéties|Prophéties]] pour l&#039;ensemble de ces prédictions. Ces révisions successives font l&#039;objet de la sous-catégorie [[:Catégorie:Changements doctrinaux|Changements doctrinaux]] (voir notamment [[Chronologie des changements doctrinaux]]), qui recense les cas où une doctrine présentée comme définitive a ensuite été abandonnée, nuancée ou réinterprétée par l&#039;organisation, notamment sur la chronologie des [[Temps des Gentils]] et des [[Derniers jours]], ou sur la composition de la classe des [[Oints|144 000]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Doctrines comportementales et organisationnelles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan comportemental, plusieurs interdits religieux structurent la vie quotidienne des fidèles, notamment ceux liés au [[Sang|sang]] (voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Transfusion sanguine|Transfusion sanguine]]) et au [[Tabac]], ainsi que le refus des symboles jugés païens comme la [[Croix]]. L&#039;organisation du mouvement, structurée autour du [[Collège Central]], revendique une autorité doctrinale centralisée : la remise en cause de cette autorité ou des enseignements officiels expose les fidèles à une accusation d&#039;[[Apostasie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie comprend également la sous-catégorie [[:Catégorie:Bible|Bible]], consacrée à la traduction et à l&#039;interprétation des Écritures par le mouvement.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&lt;br /&gt;
L&#039;histoire des Témoins de Jéhovah trouve son origine dans le mouvement des [[Étudiants de la Bible]], fondé aux États-Unis à la fin du XIXe siècle sous l&#039;impulsion de [[Charles Taze Russell]] (voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Charles Taze Russell|Charles Taze Russell]]). Après sa mort en 1916, le mouvement connaît une [[:Catégorie:Crise de succession de 1917|crise de succession]] dont [[Joseph Rutherford]] (voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Joseph Rutherford|Joseph Rutherford]]) sort vainqueur, imposant une réorganisation profonde de la structure et de la doctrine qui aboutira, en 1931, à l&#039;adoption du nom « Témoins de Jéhovah ». Cette période de transition provoque plusieurs [[:Catégorie:Schismes|schismes]], certains groupes refusant de suivre les changements organisationnels et doctrinaux imposés par la nouvelle direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement traverse ensuite des périodes de forte tension avec les pouvoirs publics, notamment la [[:Catégorie:Persécution sous l&#039;Allemagne nazie|persécution sous l&#039;Allemagne nazie]], où les Témoins de Jéhovah furent parmi les groupes internés dans les camps de concentration en raison de leur refus de prêter allégeance au régime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une vue d&#039;ensemble chronologique, voir [[Chronologie de l&#039;histoire des Témoins de Jéhovah]] et [[Histoire courte des témoins de Jéhovah]] ; la sous-catégorie [[:Catégorie:Histoire par décennie|Histoire par décennie]] permet une exploration détaillée période par période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire du mouvement est également marquée par une évolution doctrinale continue, documentée dans la sous-catégorie [[:Catégorie:Changements doctrinaux|Changements doctrinaux]], ainsi que par plusieurs prédictions eschatologiques dont l&#039;échéance n&#039;a pas été confirmée (voir les pages [[1914]], [[1933]] et [[1975]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Témoins de Jéhovah]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<updated>2026-08-04T09:11:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;histoire des Témoins de Jéhovah trouve son origine dans le mouvement des [[Étudiants de la Bible]], fondé aux États-Unis à la fin du XIXe siècle sous l&#039;impulsion de [[Charles Taze Russell]] (voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Charles Taze Russell|Charles Taze Russell]]). Après sa mort en 1916, le mouvement connaît une [[:Catégorie:Crise de succession de 1917|crise de succession]] dont [[Joseph Rutherford]] (voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Joseph Rutherford|Joseph Rutherford]]) sort vainqueur, imposant une réorganisation profonde de la structure et de la doctrine qui aboutira, en 1931, à l&#039;adoption du nom « Témoins de Jéhovah ». Cette période de transition provoque plusieurs [[:Catégorie:Schismes|schismes]], certains groupes refusant de suivre les changements organisationnels et doctrinaux imposés par la nouvelle direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement traverse ensuite des périodes de forte tension avec les pouvoirs publics, notamment la [[:Catégorie:Persécution sous l&#039;Allemagne nazie|persécution sous l&#039;Allemagne nazie]], où les Témoins de Jéhovah furent parmi les groupes internés dans les camps de concentration en raison de leur refus de prêter allégeance au régime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une vue d&#039;ensemble chronologique, voir [[Chronologie de l&#039;histoire des Témoins de Jéhovah]] et [[Histoire courte des témoins de Jéhovah]] ; la sous-catégorie [[:Catégorie:Histoire par décennie|Histoire par décennie]] permet une exploration détaillée période par période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire du mouvement est également marquée par une évolution doctrinale continue, documentée dans la sous-catégorie [[:Catégorie:Changements doctrinaux|Changements doctrinaux]], ainsi que par plusieurs prédictions eschatologiques dont l&#039;échéance n&#039;a pas été confirmée (voir les pages [[1914]], [[1933]] et [[1975]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Témoins de Jéhovah]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Doctrines&amp;diff=24367</id>
		<title>Catégorie:Doctrines</title>
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		<updated>2026-08-04T09:06:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La doctrine des Témoins de Jéhovah repose sur une lecture littéraliste de la Bible, dont ils utilisent leur propre traduction. Leur théologie se distingue du christianisme traditionnel sur plusieurs points majeurs : le rejet de la Trinité au profit d&#039;un monothéisme strict centré sur [[Jéhovah]] comme seul vrai Dieu et [[Jésus Christ]] comme sa première création ; la négation de l&#039;immortalité de l&#039;âme (voir [[Condition des morts]]) et le rejet de l&#039;enfer traditionnel au profit d&#039;un anéantissement des morts dans l&#039;attente d&#039;une [[Résurrection]] ; et l&#039;attente d&#039;un [[Har-Maguédôn]] imminent, bataille finale de Dieu contre le [[Monde]] actuel dominé par [[Satan]], suivie de l&#039;instauration d&#039;un [[Paradis]] terrestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;espérance eschatologique du mouvement se divise en deux classes : les [[Oints|144 000 oints]], appelés à régner avec Christ au ciel, et les autres fidèles, dont le [[Salut exclusif|salut]] est conditionné à l&#039;appartenance au mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prophéties et révisions doctrinales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les origines du mouvement, sa doctrine s&#039;est construite autour d&#039;une chronologie fondée sur l&#039;interprétation littérale de passages bibliques, censée permettre de fixer des dates précises pour des événements eschatologiques. Cette approche a donné lieu à une longue série de [[Dates prophétiques|dates]] dont l&#039;échéance n&#039;a pas été confirmée par les faits — 1914, 1925 et 1975 comptant parmi les plus documentées — obligeant le mouvement à réinterpréter régulièrement ses propres enseignements ; voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Prophéties|Prophéties]] pour l&#039;ensemble de ces prédictions. Ces révisions successives font l&#039;objet de la sous-catégorie [[:Catégorie:Changements doctrinaux|Changements doctrinaux]] (voir notamment [[Chronologie des changements doctrinaux]]), qui recense les cas où une doctrine présentée comme définitive a ensuite été abandonnée, nuancée ou réinterprétée par l&#039;organisation, notamment sur la chronologie des [[Temps des Gentils]] et des [[Derniers jours]], ou sur la composition de la classe des [[Oints|144 000]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Doctrines comportementales et organisationnelles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan comportemental, plusieurs interdits religieux structurent la vie quotidienne des fidèles, notamment ceux liés au [[Sang|sang]] (voir la sous-catégorie [[:Catégorie:Transfusion sanguine|Transfusion sanguine]]) et au [[Tabac]], ainsi que le refus des symboles jugés païens comme la [[Croix]]. L&#039;organisation du mouvement, structurée autour du [[Collège Central]], revendique une autorité doctrinale centralisée : la remise en cause de cette autorité ou des enseignements officiels expose les fidèles à une accusation d&#039;[[Apostasie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie comprend également la sous-catégorie [[:Catégorie:Bible|Bible]], consacrée à la traduction et à l&#039;interprétation des Écritures par le mouvement.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Doctrines&amp;diff=24366</id>
		<title>Catégorie:Doctrines</title>
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		<updated>2026-08-04T09:00:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La doctrine des Témoins de Jéhovah repose sur une lecture littéraliste de la Bible, dont ils utilisent leur propre traduction. Leur théologie se distingue du christianisme traditionnel sur plusieurs points majeurs : le rejet de la Trinité au profit d&#039;un monothéisme strict centré sur [[Jéhovah]] comme seul vrai Dieu et [[Jésus Christ]] comme sa première création ; la négation de l&#039;immortalité de l&#039;âme (voir [[Condition des morts]]) et le rejet de l&#039;enfer traditionnel au profit d&#039;un anéantissement des morts dans l&#039;attente d&#039;une [[Résurrection]] ; et l&#039;attente d&#039;un [[Har-Maguédôn|Har-Maguédôn]] imminent, bataille finale de Dieu contre le [[Monde]] actuel dominé par [[Satan]], suivie de l&#039;instauration d&#039;un [[Paradis]] terrestre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;espérance eschatologique du mouvement se divise en deux classes : les [[Oints|144 000 oints]], appelés à régner avec Christ au ciel, et les autres fidèles, dont le [[Salut exclusif|salut]] est conditionné à l&#039;appartenance au mouvement. Cette doctrine s&#039;articule avec la chronologie propre au mouvement, qui voit dans les [[Temps des Gentils]] et l&#039;année 1914 le point de départ des [[Derniers jours]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan comportemental, plusieurs interdits religieux structurent la vie quotidienne des fidèles, notamment ceux liés au [[Sang|sang]] (voir aussi la sous-catégorie [[:Catégorie:Transfusion sanguine|Transfusion sanguine]]) et au [[Tabac]]. Le rejet des symboles considérés comme païens, telle la [[Croix]], illustre également le refus du mouvement de reprendre certains usages du christianisme traditionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;organisation du mouvement, structurée autour du [[Collège Central]], revendique une autorité doctrinale centralisée : la remise en cause de cette autorité ou des enseignements officiels expose les fidèles à une accusation d&#039;[[Apostasie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie comprend également des sous-catégories consacrées à des thèmes transversaux : la [[:Catégorie:Bible|Bible]] (traduction et interprétation des Écritures), les [[:Catégorie:Changements doctrinaux|Changements doctrinaux]] (révisions doctrinales au fil du temps) et les [[:Catégorie:Prophéties|Prophéties]] (prédictions eschatologiques successives du mouvement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Témoins de Jéhovah]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24365</id>
		<title>Carl Olof Jonsson</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24365"/>
		<updated>2026-08-04T08:44:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Correspondance avec le siège mondial et comité disciplinaire (1977-1980) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Carl Olof Jonsson&lt;br /&gt;
| image = Coj1.png&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Carl Olof Jonsson&#039;&#039;&#039;, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, « Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) », [https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;, est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien, devenu chercheur indépendant sur la chronologie biblique et critique de la doctrine des « temps des Gentils » professée par la Société Watch Tower. Excommunié en 1982 après avoir soumis à la direction de l&#039;organisation une étude documentée contestant la date de 607 av. n. è. retenue pour la destruction de Jérusalem, il est l&#039;auteur de l&#039;ouvrage de référence &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039; (1983), traduit en français sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jeunesse et engagement chez les Témoins de Jéhovah ===&lt;br /&gt;
Carl Olof Jonsson naît le 8 décembre 1937 dans le village de Borgvattnet, dans la province suédoise du Jämtland&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, « Personal Experience: Carl Olof Jonsson », [https://ad1914.wordpress.com/personal-experience-carl-olof-jonsson/ consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se marie en 1967 avec une coreligionnaire et reste membre des Témoins de Jéhovah pendant vingt-six ans&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dès 1968, il exerce l&#039;activité de pionnier et devient également ancien dans une congrégation suédoise au cours des années 1960 et 1970&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, « Carl Olof Jonsson », [https://www.jhalsey.com/jerusalem-book/controversy/jonsson.html consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origine de ses recherches sur la chronologie ===&lt;br /&gt;
En 1968, alors qu&#039;il dirige une étude biblique, Jonsson est mis au défi par l&#039;homme qu&#039;il instruit de prouver la validité de la date retenue par la Société Watch Tower pour la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, à savoir 607 av. n. è. Son interlocuteur lui fait remarquer que les historiens situent unanimement cet événement une vingtaine d&#039;années plus tard, en 587 ou 586 av. n. è. Convaincu au départ que cette datation profane n&#039;était qu&#039;une supposition reposant sur des sources anciennes défectueuses, Jonsson entreprend néanmoins de vérifier la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l&#039;oblige à admettre que c&#039;est la Société Watch Tower qui se trompe&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu&#039;il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l&#039;ensemble de la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Correspondance avec le siège mondial et comité disciplinaire (1977-1980) ===&lt;br /&gt;
Le 20 mai 1977, Jonsson adresse une première lettre à la Société présentant les travaux d&#039;un « frère » ayant étudié la période néo-babylonienne, accompagnée de la deuxième partie de son traité, rédigé en anglais sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 20 mai 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société répond le 19 août 1977 en remerciant pour l&#039;envoi, tout en demandant à recevoir l&#039;intégralité du document ainsi que le nom et l&#039;adresse de son auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 19 août 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson transmet la première partie du traité le 5 septembre 1977&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 5 septembre 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis la troisième et dernière partie le 12 décembre 1977, en signalant que plusieurs frères attendent une réponse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 12 décembre 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l&#039;équipe de rédaction&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, trad. Christian Dott, Commentary Press, Atlanta, 2004/2008, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 janvier 1978, la Société répond ne pas avoir encore eu le temps d&#039;examiner le document, et rappelle que les conclusions de Jonsson ne doivent être considérées que comme un point de vue personnel, à ne pas diffuser dans la congrégation, tout changement doctrinal devant venir d&#039;une direction centrale&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 17 janvier 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson répond le 22 février 1978 en précisant qu&#039;il n&#039;a jamais cherché à propager ses vues publiquement, et accepte de retirer une formule ambiguë de la page de titre de son traité&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 22 février 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début août 1978, Albert Schroeder, membre du Collège central, déclare lors d&#039;une réunion tenue en Europe qu&#039;une campagne est menée pour démanteler la chronologie de la Société portant sur la période allant de 607 av. n. è. à 1914 — tout en précisant que la Société n&#039;a pas l&#039;intention d&#039;y renoncer&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1978, Jonsson est convoqué à une réunion devant deux représentants de la filiale suédoise, Rolf Svensson et Hasse Hulth, qui lui déconseillent de divulguer ses informations&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. À la suite de cette réunion, Jonsson renonce à sa fonction d&#039;ancien&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Penton, la Société entame ensuite une campagne d&#039;insinuations à l&#039;encontre de Jonsson, reprise dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, University of Toronto Press, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson cite à ce sujet &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er novembre 1980, page 19, qui met en garde contre les membres « entraînés » à devenir des « moqueurs » adoptant une attitude « méprisante des lois » envers « l&#039;esclave fidèle et avisé »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les mois qui suivent, il est publiquement qualifié de « rebelle », « présomptueux », « faux prophète », « hérétique », « esclave méchant » ou « blasphémateur » ; certains suggèrent en privé qu&#039;il serait « possédé du démon »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 12-13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 décembre 1978, dans une longue lettre adressée à Albert D. Schroeder, Jonsson revient sur la réunion tenue par ce dernier, au cours de laquelle celui-ci aurait évoqué une campagne, interne comme externe, contre la chronologie de la Société, tout en affirmant qu&#039;aucune modification n&#039;était envisagée et que certains documents anciens invoqués par les critiques auraient été prouvés faux ; Jonsson conteste ce dernier point et joint une étude comparative sur le Canon de Ptolémée&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à Albert D. Schroeder, 6 décembre 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société accuse simplement réception de cette lettre le 22 décembre 1978, sans commentaire sur le fond&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 22 décembre 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis précise le 1er janvier 1979 qu&#039;elle ne partage pas la conviction de Jonsson, tout en rappelant que la recherche individuelle relève de la responsabilité personnelle de chacun, mais qu&#039;insister publiquement sur des vues divergentes au point de créer la division pourrait entraîner des mesures&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 1er janvier 1979.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 28 février 1980, la Société répond enfin sur le fond, près de trois ans après l&#039;envoi initial, défendant le Canon de Ptolémée, la tablette astronomique VAT 4956, la stèle de Harran et les tablettes de la maison Egibi, tout en indiquant n&#039;avoir aucun projet de publication différente sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 28 février 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson y répond le 31 mars 1980 par une réfutation technique détaillée, point par point, concluant que l&#039;ensemble des sources séculaires disponibles confirme la date de 587 et infirme celle de 607&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 31 mars 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société accuse réception le 15 mai 1980, reconnaît les efforts de recherche de Jonsson, mais l&#039;invite à « se reposer sur Jéhovah » plutôt qu&#039;à faire pression pour un changement doctrinal&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 15 mai 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Excommunication (1982) ===&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1982, Jonsson reçoit une convocation devant un « comité judiciaire » de quatre représentants. Il demande que son traité soit examiné avant toute audition — sans réponse. Il choisit de ne pas se présenter et est exclu en son absence le 9 juin 1982. Son appel est rejeté le 7 juillet 1982 par un second comité, toujours en son absence&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19-20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une lettre datée du 7 août 1982, Raymond Franz — contraint de démissionner du Collège central en 1980, puis excommunié en 1981&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 155, 157.&amp;lt;/ref&amp;gt; — écrit à Jonsson qu&#039;il ne fait selon lui aucun doute que la filiale suédoise a agi sur instruction du siège de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, les membres du comité judiciaire ne lisaient pas l&#039;anglais et furent donc incapables de comprendre ou d&#039;évaluer eux-mêmes le contenu qui lui était reproché ; l&#039;affaire fut relatée par la presse suédoise&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après vingt-six années comme Témoin de Jéhovah, Jonsson savait que son départ entraînerait la rupture de tout contact avec la quasi-totalité de ses amis ainsi qu&#039;avec environ soixante-dix membres de sa famille restés dans l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Diffusion et retentissement de ses travaux ==&lt;br /&gt;
Quelques exemplaires de son traité, distribués à des amis Témoins, furent photocopiés et diffusés jusqu&#039;en Amérique du Sud, en Australie et au Canada. En Australie, plusieurs Témoins déjà sceptiques envers la chronologie de la Société furent confortés dans leurs doutes ; certains rejoignirent ensuite les adventistes du septième jour. Au Canada, le manuscrit contribua aux mouvements de dissidence du début des années 1980&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 140.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
Jonsson développe son traité de 1977, le complète et le remanie en 1981, avant de le publier pour la première fois en 1983 sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, Jonsson souligne à juste titre que l&#039;autorité spirituelle de Russell reposait entièrement sur l&#039;exactitude de la chronologie Barbour-Russell&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;assyriologue Luigi Cagni, professeur à l&#039;université de Naples, salue dans la préface de l&#039;édition italienne la rigueur du traitement des sources cunéiformes et la consultation directe par Jonsson de spécialistes du British Museum (H. Hunger, A. J. Sachs, D. J. Wiseman, C. B. F. Walker)&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ouvrage est traduit en français par Christian Dott sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039; (Commentary Press, Atlanta). Jonsson est également l&#039;auteur de &#039;&#039;The Watch Tower Society and Absolute Chronology&#039;&#039; (Lethbridge, Alberta, Christian Fellowships International, 1981)&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que, avec Rud Persson (sous le pseudonyme « Wolfgang Herbst »), de &#039;&#039;The &amp;quot;Sign&amp;quot; of the Last Days – When?&#039;&#039; (Atlanta, Commentary Press, 1987).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Jonsson collabore avec M. James Penton et Rud Persson à la publication de deux périodiques critiques, &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;, qui explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson y publie notamment un article sur l&#039;origine et la nature de la doctrine de la « présence invisible » du Christ, d&#039;abord dans &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; de janvier-février 1983, puis, sous une forme développée, dans &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; du printemps 1988&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 1, n. 44, 55.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Controverse avec Rolf Furuli ==&lt;br /&gt;
Rolf Furuli, Témoin de Jéhovah résidant à Oslo, ancien surveillant de district et maître de conférences en langues sémitiques à l&#039;université d&#039;Oslo, est considéré par les Témoins norvégiens comme le principal défenseur des enseignements de la Société Watch Tower dans leur pays&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 329.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1987, des Témoins norvégiens transmettent à Jonsson un article de Furuli, &#039;&#039;Den nybabyloniske kronologi og Bibelen&#039;&#039;, qui tente de discréditer les sources historiques citées dans &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;. Jonsson y répond par un texte de 93 pages. Par lettre du 23 avril 1987, Furuli qualifie alors son propre article de simples « notes personnelles » et demande à Jonsson de le détruire et de ne plus le citer. Jonsson refuse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er février 1990, Furuli produit un second article de 36 pages contestant sur des bases linguistiques l&#039;interprétation par Jonsson des « 70 ans » de désolation de Babylone. Jonsson y répond par un texte de 69 pages&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330-331.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2003, Furuli publie &#039;&#039;Persian Chronology and the Length of the Babylonian Exile of the Jews&#039;&#039; (Oslo, Rolf Furuli A/S), tentant de réviser la chronologie perse et néo-babylonienne pour la faire correspondre à la date de 607 av. n. è. Jonsson relève que Furuli tait systématiquement sa qualité de Témoin de Jéhovah ainsi que toute référence à son propre livre&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 382-383.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vie après l&#039;excommunication et décès ==&lt;br /&gt;
Jonsson réside à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il meurt le matin du 17 avril 2023, à l&#039;âge de 85 ans, laissant son épouse Gunilla&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. M. James Penton le décrit comme « un ami très cher », « un vrai soldat pour le christianisme authentique et un érudit exceptionnel »&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Jonsson, Carl Olof}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24364</id>
		<title>Carl Olof Jonsson</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24364"/>
		<updated>2026-08-04T08:42:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Correspondance avec le siège mondial et audition disciplinaire (1977-1980) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Carl Olof Jonsson&lt;br /&gt;
| image = Coj1.png&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Carl Olof Jonsson&#039;&#039;&#039;, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, « Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) », [https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;, est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien, devenu chercheur indépendant sur la chronologie biblique et critique de la doctrine des « temps des Gentils » professée par la Société Watch Tower. Excommunié en 1982 après avoir soumis à la direction de l&#039;organisation une étude documentée contestant la date de 607 av. n. è. retenue pour la destruction de Jérusalem, il est l&#039;auteur de l&#039;ouvrage de référence &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039; (1983), traduit en français sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jeunesse et engagement chez les Témoins de Jéhovah ===&lt;br /&gt;
Carl Olof Jonsson naît le 8 décembre 1937 dans le village de Borgvattnet, dans la province suédoise du Jämtland&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, « Personal Experience: Carl Olof Jonsson », [https://ad1914.wordpress.com/personal-experience-carl-olof-jonsson/ consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se marie en 1967 avec une coreligionnaire et reste membre des Témoins de Jéhovah pendant vingt-six ans&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dès 1968, il exerce l&#039;activité de pionnier et devient également ancien dans une congrégation suédoise au cours des années 1960 et 1970&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, « Carl Olof Jonsson », [https://www.jhalsey.com/jerusalem-book/controversy/jonsson.html consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origine de ses recherches sur la chronologie ===&lt;br /&gt;
En 1968, alors qu&#039;il dirige une étude biblique, Jonsson est mis au défi par l&#039;homme qu&#039;il instruit de prouver la validité de la date retenue par la Société Watch Tower pour la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, à savoir 607 av. n. è. Son interlocuteur lui fait remarquer que les historiens situent unanimement cet événement une vingtaine d&#039;années plus tard, en 587 ou 586 av. n. è. Convaincu au départ que cette datation profane n&#039;était qu&#039;une supposition reposant sur des sources anciennes défectueuses, Jonsson entreprend néanmoins de vérifier la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l&#039;oblige à admettre que c&#039;est la Société Watch Tower qui se trompe&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu&#039;il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l&#039;ensemble de la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Correspondance avec le siège mondial et comité disciplinaire (1977-1980) ===&lt;br /&gt;
Le 20 mai 1977, Jonsson adresse une première lettre à la Société présentant les travaux d&#039;un « frère » ayant étudié la période néo-babylonienne, accompagnée de la deuxième partie de son traité, rédigé en anglais sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 20 mai 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société répond le 19 août 1977 en remerciant pour l&#039;envoi, tout en demandant à recevoir l&#039;intégralité du document ainsi que le nom et l&#039;adresse de son auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 19 août 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson transmet la première partie du traité le 5 septembre 1977&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 5 septembre 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis la troisième et dernière partie le 12 décembre 1977, en signalant que plusieurs frères attendent une réponse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 12 décembre 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l&#039;équipe de rédaction&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, trad. Christian Dott, Commentary Press, Atlanta, 2004/2008, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 janvier 1978, la Société répond ne pas avoir encore eu le temps d&#039;examiner le document, et rappelle que les conclusions de Jonsson ne doivent être considérées que comme un point de vue personnel, à ne pas diffuser dans la congrégation, tout changement doctrinal devant venir d&#039;une direction centrale&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 17 janvier 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson répond le 22 février 1978 en précisant qu&#039;il n&#039;a jamais cherché à propager ses vues publiquement, et accepte de retirer une formule ambiguë de la page de titre de son traité&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 22 février 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début août 1978, Albert Schroeder, membre du Collège central, déclare lors d&#039;une réunion tenue en Europe qu&#039;une campagne est menée pour démanteler la chronologie de la Société portant sur la période allant de 607 av. n. è. à 1914 — tout en précisant que la Société n&#039;a pas l&#039;intention d&#039;y renoncer&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1978, Jonsson est convoqué à une audition devant deux représentants de la filiale suédoise, Rolf Svensson et Hasse Hulth, qui lui déconseillent de divulguer ses informations&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. À la suite de cette réunion, Jonsson renonce à sa fonction d&#039;ancien&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Penton, la Société entame ensuite une campagne d&#039;insinuations à l&#039;encontre de Jonsson, reprise dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, University of Toronto Press, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson cite à ce sujet &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er novembre 1980, page 19, qui met en garde contre les membres « entraînés » à devenir des « moqueurs » adoptant une attitude « méprisante des lois » envers « l&#039;esclave fidèle et avisé »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les mois qui suivent, il est publiquement qualifié de « rebelle », « présomptueux », « faux prophète », « hérétique », « esclave méchant » ou « blasphémateur » ; certains suggèrent en privé qu&#039;il serait « possédé du démon »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 12-13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 décembre 1978, dans une longue lettre adressée à Albert D. Schroeder, Jonsson revient sur la réunion tenue par ce dernier, au cours de laquelle celui-ci aurait évoqué une campagne, interne comme externe, contre la chronologie de la Société, tout en affirmant qu&#039;aucune modification n&#039;était envisagée et que certains documents anciens invoqués par les critiques auraient été prouvés faux ; Jonsson conteste ce dernier point et joint une étude comparative sur le Canon de Ptolémée&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à Albert D. Schroeder, 6 décembre 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société accuse simplement réception de cette lettre le 22 décembre 1978, sans commentaire sur le fond&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 22 décembre 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis précise le 1er janvier 1979 qu&#039;elle ne partage pas la conviction de Jonsson, tout en rappelant que la recherche individuelle relève de la responsabilité personnelle de chacun, mais qu&#039;insister publiquement sur des vues divergentes au point de créer la division pourrait entraîner des mesures&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 1er janvier 1979.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 11 décembre 1979 pour que Bengt Hanson, coordinateur suédois de la Société, reconnaisse que c&#039;est la validité des preuves, non son attitude, qui est en jeu. Le 28 février 1980, la Société répond enfin sur le fond, près de trois ans après l&#039;envoi initial, défendant le Canon de Ptolémée, la tablette astronomique VAT 4956, la stèle de Harran et les tablettes de la maison Egibi, tout en indiquant n&#039;avoir aucun projet de publication différente sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 28 février 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson y répond le 31 mars 1980 par une réfutation technique détaillée, point par point, concluant que l&#039;ensemble des sources séculaires disponibles confirme la date de 587 et infirme celle de 607&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 31 mars 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société accuse réception le 15 mai 1980, reconnaît les efforts de recherche de Jonsson, mais l&#039;invite à « se reposer sur Jéhovah » plutôt qu&#039;à faire pression pour un changement doctrinal&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 15 mai 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Excommunication (1982) ===&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1982, Jonsson reçoit une convocation devant un « comité judiciaire » de quatre représentants. Il demande que son traité soit examiné avant toute audition — sans réponse. Il choisit de ne pas se présenter et est exclu en son absence le 9 juin 1982. Son appel est rejeté le 7 juillet 1982 par un second comité, toujours en son absence&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19-20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une lettre datée du 7 août 1982, Raymond Franz — contraint de démissionner du Collège central en 1980, puis excommunié en 1981&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 155, 157.&amp;lt;/ref&amp;gt; — écrit à Jonsson qu&#039;il ne fait selon lui aucun doute que la filiale suédoise a agi sur instruction du siège de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, les membres du comité judiciaire ne lisaient pas l&#039;anglais et furent donc incapables de comprendre ou d&#039;évaluer eux-mêmes le contenu qui lui était reproché ; l&#039;affaire fut relatée par la presse suédoise&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après vingt-six années comme Témoin de Jéhovah, Jonsson savait que son départ entraînerait la rupture de tout contact avec la quasi-totalité de ses amis ainsi qu&#039;avec environ soixante-dix membres de sa famille restés dans l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Diffusion et retentissement de ses travaux ==&lt;br /&gt;
Quelques exemplaires de son traité, distribués à des amis Témoins, furent photocopiés et diffusés jusqu&#039;en Amérique du Sud, en Australie et au Canada. En Australie, plusieurs Témoins déjà sceptiques envers la chronologie de la Société furent confortés dans leurs doutes ; certains rejoignirent ensuite les adventistes du septième jour. Au Canada, le manuscrit contribua aux mouvements de dissidence du début des années 1980&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 140.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
Jonsson développe son traité de 1977, le complète et le remanie en 1981, avant de le publier pour la première fois en 1983 sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, Jonsson souligne à juste titre que l&#039;autorité spirituelle de Russell reposait entièrement sur l&#039;exactitude de la chronologie Barbour-Russell&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;assyriologue Luigi Cagni, professeur à l&#039;université de Naples, salue dans la préface de l&#039;édition italienne la rigueur du traitement des sources cunéiformes et la consultation directe par Jonsson de spécialistes du British Museum (H. Hunger, A. J. Sachs, D. J. Wiseman, C. B. F. Walker)&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ouvrage est traduit en français par Christian Dott sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039; (Commentary Press, Atlanta). Jonsson est également l&#039;auteur de &#039;&#039;The Watch Tower Society and Absolute Chronology&#039;&#039; (Lethbridge, Alberta, Christian Fellowships International, 1981)&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que, avec Rud Persson (sous le pseudonyme « Wolfgang Herbst »), de &#039;&#039;The &amp;quot;Sign&amp;quot; of the Last Days – When?&#039;&#039; (Atlanta, Commentary Press, 1987).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Jonsson collabore avec M. James Penton et Rud Persson à la publication de deux périodiques critiques, &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;, qui explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson y publie notamment un article sur l&#039;origine et la nature de la doctrine de la « présence invisible » du Christ, d&#039;abord dans &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; de janvier-février 1983, puis, sous une forme développée, dans &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; du printemps 1988&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 1, n. 44, 55.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Controverse avec Rolf Furuli ==&lt;br /&gt;
Rolf Furuli, Témoin de Jéhovah résidant à Oslo, ancien surveillant de district et maître de conférences en langues sémitiques à l&#039;université d&#039;Oslo, est considéré par les Témoins norvégiens comme le principal défenseur des enseignements de la Société Watch Tower dans leur pays&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 329.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1987, des Témoins norvégiens transmettent à Jonsson un article de Furuli, &#039;&#039;Den nybabyloniske kronologi og Bibelen&#039;&#039;, qui tente de discréditer les sources historiques citées dans &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;. Jonsson y répond par un texte de 93 pages. Par lettre du 23 avril 1987, Furuli qualifie alors son propre article de simples « notes personnelles » et demande à Jonsson de le détruire et de ne plus le citer. Jonsson refuse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er février 1990, Furuli produit un second article de 36 pages contestant sur des bases linguistiques l&#039;interprétation par Jonsson des « 70 ans » de désolation de Babylone. Jonsson y répond par un texte de 69 pages&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330-331.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2003, Furuli publie &#039;&#039;Persian Chronology and the Length of the Babylonian Exile of the Jews&#039;&#039; (Oslo, Rolf Furuli A/S), tentant de réviser la chronologie perse et néo-babylonienne pour la faire correspondre à la date de 607 av. n. è. Jonsson relève que Furuli tait systématiquement sa qualité de Témoin de Jéhovah ainsi que toute référence à son propre livre&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 382-383.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vie après l&#039;excommunication et décès ==&lt;br /&gt;
Jonsson réside à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il meurt le matin du 17 avril 2023, à l&#039;âge de 85 ans, laissant son épouse Gunilla&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. M. James Penton le décrit comme « un ami très cher », « un vrai soldat pour le christianisme authentique et un érudit exceptionnel »&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Jonsson, Carl Olof}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24363</id>
		<title>Carl Olof Jonsson</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24363"/>
		<updated>2026-08-03T14:45:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Carl Olof Jonsson&lt;br /&gt;
| image = Coj1.png&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Carl Olof Jonsson&#039;&#039;&#039;, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, « Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) », [https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;, est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien, devenu chercheur indépendant sur la chronologie biblique et critique de la doctrine des « temps des Gentils » professée par la Société Watch Tower. Excommunié en 1982 après avoir soumis à la direction de l&#039;organisation une étude documentée contestant la date de 607 av. n. è. retenue pour la destruction de Jérusalem, il est l&#039;auteur de l&#039;ouvrage de référence &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039; (1983), traduit en français sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jeunesse et engagement chez les Témoins de Jéhovah ===&lt;br /&gt;
Carl Olof Jonsson naît le 8 décembre 1937 dans le village de Borgvattnet, dans la province suédoise du Jämtland&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, « Personal Experience: Carl Olof Jonsson », [https://ad1914.wordpress.com/personal-experience-carl-olof-jonsson/ consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se marie en 1967 avec une coreligionnaire et reste membre des Témoins de Jéhovah pendant vingt-six ans&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dès 1968, il exerce l&#039;activité de pionnier et devient également ancien dans une congrégation suédoise au cours des années 1960 et 1970&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, « Carl Olof Jonsson », [https://www.jhalsey.com/jerusalem-book/controversy/jonsson.html consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origine de ses recherches sur la chronologie ===&lt;br /&gt;
En 1968, alors qu&#039;il dirige une étude biblique, Jonsson est mis au défi par l&#039;homme qu&#039;il instruit de prouver la validité de la date retenue par la Société Watch Tower pour la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, à savoir 607 av. n. è. Son interlocuteur lui fait remarquer que les historiens situent unanimement cet événement une vingtaine d&#039;années plus tard, en 587 ou 586 av. n. è. Convaincu au départ que cette datation profane n&#039;était qu&#039;une supposition reposant sur des sources anciennes défectueuses, Jonsson entreprend néanmoins de vérifier la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l&#039;oblige à admettre que c&#039;est la Société Watch Tower qui se trompe&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu&#039;il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l&#039;ensemble de la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Correspondance avec le siège mondial et audition disciplinaire (1977-1980) ===&lt;br /&gt;
Le 20 mai 1977, Jonsson adresse une première lettre à la Société présentant les travaux d&#039;un « frère » ayant étudié la période néo-babylonienne, accompagnée de la deuxième partie de son traité, rédigé en anglais sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 20 mai 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société répond le 19 août 1977 en remerciant pour l&#039;envoi, tout en demandant à recevoir l&#039;intégralité du document ainsi que le nom et l&#039;adresse de son auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 19 août 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson transmet la première partie du traité le 5 septembre 1977&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 5 septembre 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis la troisième et dernière partie le 12 décembre 1977, en signalant que plusieurs frères attendent une réponse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 12 décembre 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l&#039;équipe de rédaction&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, trad. Christian Dott, Commentary Press, Atlanta, 2004/2008, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 janvier 1978, la Société répond ne pas avoir encore eu le temps d&#039;examiner le document, et rappelle que les conclusions de Jonsson ne doivent être considérées que comme un point de vue personnel, à ne pas diffuser dans la congrégation, tout changement doctrinal devant venir d&#039;une direction centrale&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 17 janvier 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson répond le 22 février 1978 en précisant qu&#039;il n&#039;a jamais cherché à propager ses vues publiquement, et accepte de retirer une formule ambiguë de la page de titre de son traité&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 22 février 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début août 1978, Albert Schroeder, membre du Collège central, déclare lors d&#039;une réunion tenue en Europe qu&#039;une campagne est menée pour démanteler la chronologie de la Société portant sur la période allant de 607 av. n. è. à 1914 — tout en précisant que la Société n&#039;a pas l&#039;intention d&#039;y renoncer&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1978, Jonsson est convoqué à une audition devant deux représentants de la filiale suédoise, Rolf Svensson et Hasse Hulth, qui lui déconseillent de divulguer ses informations&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. À la suite de cette réunion, Jonsson renonce à sa fonction d&#039;ancien&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Penton, la Société entame ensuite une campagne d&#039;insinuations à l&#039;encontre de Jonsson, reprise dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, University of Toronto Press, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson cite à ce sujet &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er novembre 1980, page 19, qui met en garde contre les membres « entraînés » à devenir des « moqueurs » adoptant une attitude « méprisante des lois » envers « l&#039;esclave fidèle et avisé »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les mois qui suivent, il est publiquement qualifié de « rebelle », « présomptueux », « faux prophète », « hérétique », « esclave méchant » ou « blasphémateur » ; certains suggèrent en privé qu&#039;il serait « possédé du démon »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 12-13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 décembre 1978, dans une longue lettre adressée à Albert D. Schroeder, Jonsson revient sur la réunion tenue par ce dernier, au cours de laquelle celui-ci aurait évoqué une campagne, interne comme externe, contre la chronologie de la Société, tout en affirmant qu&#039;aucune modification n&#039;était envisagée et que certains documents anciens invoqués par les critiques auraient été prouvés faux ; Jonsson conteste ce dernier point et joint une étude comparative sur le Canon de Ptolémée&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à Albert D. Schroeder, 6 décembre 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société accuse simplement réception de cette lettre le 22 décembre 1978, sans commentaire sur le fond&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 22 décembre 1978.&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis précise le 1er janvier 1979 qu&#039;elle ne partage pas la conviction de Jonsson, tout en rappelant que la recherche individuelle relève de la responsabilité personnelle de chacun, mais qu&#039;insister publiquement sur des vues divergentes au point de créer la division pourrait entraîner des mesures&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 1er janvier 1979.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 11 décembre 1979 pour que Bengt Hanson, coordinateur suédois de la Société, reconnaisse que c&#039;est la validité des preuves, non son attitude, qui est en jeu. Le 28 février 1980, la Société répond enfin sur le fond, près de trois ans après l&#039;envoi initial, défendant le Canon de Ptolémée, la tablette astronomique VAT 4956, la stèle de Harran et les tablettes de la maison Egibi, tout en indiquant n&#039;avoir aucun projet de publication différente sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 28 février 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson y répond le 31 mars 1980 par une réfutation technique détaillée, point par point, concluant que l&#039;ensemble des sources séculaires disponibles confirme la date de 587 et infirme celle de 607&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 31 mars 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société accuse réception le 15 mai 1980, reconnaît les efforts de recherche de Jonsson, mais l&#039;invite à « se reposer sur Jéhovah » plutôt qu&#039;à faire pression pour un changement doctrinal&amp;lt;ref&amp;gt;Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 15 mai 1980.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Excommunication (1982) ===&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1982, Jonsson reçoit une convocation devant un « comité judiciaire » de quatre représentants. Il demande que son traité soit examiné avant toute audition — sans réponse. Il choisit de ne pas se présenter et est exclu en son absence le 9 juin 1982. Son appel est rejeté le 7 juillet 1982 par un second comité, toujours en son absence&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19-20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une lettre datée du 7 août 1982, Raymond Franz — contraint de démissionner du Collège central en 1980, puis excommunié en 1981&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 155, 157.&amp;lt;/ref&amp;gt; — écrit à Jonsson qu&#039;il ne fait selon lui aucun doute que la filiale suédoise a agi sur instruction du siège de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, les membres du comité judiciaire ne lisaient pas l&#039;anglais et furent donc incapables de comprendre ou d&#039;évaluer eux-mêmes le contenu qui lui était reproché ; l&#039;affaire fut relatée par la presse suédoise&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après vingt-six années comme Témoin de Jéhovah, Jonsson savait que son départ entraînerait la rupture de tout contact avec la quasi-totalité de ses amis ainsi qu&#039;avec environ soixante-dix membres de sa famille restés dans l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Diffusion et retentissement de ses travaux ==&lt;br /&gt;
Quelques exemplaires de son traité, distribués à des amis Témoins, furent photocopiés et diffusés jusqu&#039;en Amérique du Sud, en Australie et au Canada. En Australie, plusieurs Témoins déjà sceptiques envers la chronologie de la Société furent confortés dans leurs doutes ; certains rejoignirent ensuite les adventistes du septième jour. Au Canada, le manuscrit contribua aux mouvements de dissidence du début des années 1980&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 140.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
Jonsson développe son traité de 1977, le complète et le remanie en 1981, avant de le publier pour la première fois en 1983 sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, Jonsson souligne à juste titre que l&#039;autorité spirituelle de Russell reposait entièrement sur l&#039;exactitude de la chronologie Barbour-Russell&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;assyriologue Luigi Cagni, professeur à l&#039;université de Naples, salue dans la préface de l&#039;édition italienne la rigueur du traitement des sources cunéiformes et la consultation directe par Jonsson de spécialistes du British Museum (H. Hunger, A. J. Sachs, D. J. Wiseman, C. B. F. Walker)&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ouvrage est traduit en français par Christian Dott sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039; (Commentary Press, Atlanta). Jonsson est également l&#039;auteur de &#039;&#039;The Watch Tower Society and Absolute Chronology&#039;&#039; (Lethbridge, Alberta, Christian Fellowships International, 1981)&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que, avec Rud Persson (sous le pseudonyme « Wolfgang Herbst »), de &#039;&#039;The &amp;quot;Sign&amp;quot; of the Last Days – When?&#039;&#039; (Atlanta, Commentary Press, 1987).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Jonsson collabore avec M. James Penton et Rud Persson à la publication de deux périodiques critiques, &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;, qui explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson y publie notamment un article sur l&#039;origine et la nature de la doctrine de la « présence invisible » du Christ, d&#039;abord dans &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; de janvier-février 1983, puis, sous une forme développée, dans &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; du printemps 1988&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 1, n. 44, 55.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Controverse avec Rolf Furuli ==&lt;br /&gt;
Rolf Furuli, Témoin de Jéhovah résidant à Oslo, ancien surveillant de district et maître de conférences en langues sémitiques à l&#039;université d&#039;Oslo, est considéré par les Témoins norvégiens comme le principal défenseur des enseignements de la Société Watch Tower dans leur pays&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 329.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1987, des Témoins norvégiens transmettent à Jonsson un article de Furuli, &#039;&#039;Den nybabyloniske kronologi og Bibelen&#039;&#039;, qui tente de discréditer les sources historiques citées dans &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;. Jonsson y répond par un texte de 93 pages. Par lettre du 23 avril 1987, Furuli qualifie alors son propre article de simples « notes personnelles » et demande à Jonsson de le détruire et de ne plus le citer. Jonsson refuse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er février 1990, Furuli produit un second article de 36 pages contestant sur des bases linguistiques l&#039;interprétation par Jonsson des « 70 ans » de désolation de Babylone. Jonsson y répond par un texte de 69 pages&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330-331.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2003, Furuli publie &#039;&#039;Persian Chronology and the Length of the Babylonian Exile of the Jews&#039;&#039; (Oslo, Rolf Furuli A/S), tentant de réviser la chronologie perse et néo-babylonienne pour la faire correspondre à la date de 607 av. n. è. Jonsson relève que Furuli tait systématiquement sa qualité de Témoin de Jéhovah ainsi que toute référence à son propre livre&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 382-383.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vie après l&#039;excommunication et décès ==&lt;br /&gt;
Jonsson réside à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il meurt le matin du 17 avril 2023, à l&#039;âge de 85 ans, laissant son épouse Gunilla&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. M. James Penton le décrit comme « un ami très cher », « un vrai soldat pour le christianisme authentique et un érudit exceptionnel »&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Jonsson, Carl Olof}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24362</id>
		<title>Carl Olof Jonsson</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24362"/>
		<updated>2026-08-03T10:21:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Carl Olof Jonsson&lt;br /&gt;
| image = Coj1.png&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Carl Olof Jonsson&#039;&#039;&#039;, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, « Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) », [https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;, est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien de congrégation, devenu chercheur indépendant sur la chronologie biblique et critique de la doctrine des « temps des Gentils » professée par la Société Watch Tower. Excommunié en 1982 après avoir soumis à la direction de l&#039;organisation une étude documentée contestant la date de 607 av. n. è. retenue pour la destruction de Jérusalem, il est l&#039;auteur de l&#039;ouvrage de référence &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039; (1983), traduit en français sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jeunesse et engagement chez les Témoins de Jéhovah ===&lt;br /&gt;
Carl Olof Jonsson naît le 8 décembre 1937 dans le village de Borgvattnet, dans la province suédoise du Jämtland&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, « Personal Experience: Carl Olof Jonsson », [https://ad1914.wordpress.com/personal-experience-carl-olof-jonsson/ consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se marie en 1967 avec une compagne de foi et reste membre des Témoins de Jéhovah pendant vingt-six ans&amp;lt;ref&amp;gt;1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dès 1968, il exerce l&#039;activité de pionnier et devient également ancien dans une congrégation suédoise au cours des années 1960 et 1970&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, « Carl Olof Jonsson », [https://www.jhalsey.com/jerusalem-book/controversy/jonsson.html consulté en août 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origine de ses recherches sur la chronologie ===&lt;br /&gt;
En 1968, alors qu&#039;il dirige une étude biblique, Jonsson est mis au défi par l&#039;homme qu&#039;il instruit de prouver la validité de la date retenue par la Société Watch Tower pour la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, à savoir 607 av. n. è. Son interlocuteur lui fait remarquer que les historiens situent unanimement cet événement une vingtaine d&#039;années plus tard, en 587 ou 586 av. n. è. Convaincu au départ que cette datation profane n&#039;était qu&#039;une supposition reposant sur des sources anciennes défectueuses, Jonsson entreprend néanmoins de vérifier la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l&#039;oblige à admettre que c&#039;est la Société Watch Tower qui se trompe&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu&#039;il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l&#039;ensemble de la question&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Correspondance avec le siège mondial et audition disciplinaire (1977-1980) ===&lt;br /&gt;
Jonsson envoie son traité, rédigé en anglais sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;, au siège mondial de la Société Watch Tower à Brooklyn. Une première réponse de la Société, datée du 19 août 1977, invoque une charge de travail excessive pour justifier l&#039;absence d&#039;examen ; une seconde réponse, le 17 janvier 1978, réitère cette même assurance, tout en lui déconseillant de discuter de ses idées avec d&#039;autres membres&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, trad. Christian Dott, Commentary Press, Atlanta, 2004/2008, p. 10-11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l&#039;équipe de rédaction&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début août 1978, Albert Schroeder, membre du Collège central, déclare lors d&#039;une réunion tenue en Europe qu&#039;une campagne est menée pour démanteler la chronologie de la Société portant sur la période allant de 607 av. n. è. à 1914 — tout en précisant que la Société n&#039;a pas l&#039;intention d&#039;y renoncer&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1978, Jonsson est convoqué à une audition devant deux représentants de la filiale suédoise, Rolf Svensson et Hasse Hulth, qui lui déconseillent de divulguer ses informations&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. À la suite de cette réunion, Jonsson renonce à sa fonction d&#039;ancien&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Penton, la Société entame ensuite une campagne d&#039;insinuations à l&#039;encontre de Jonsson, reprise dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, University of Toronto Press, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson cite lui-même à ce sujet &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er novembre 1980, page 19, qui met en garde contre les membres « entraînés » à devenir des « moqueurs » adoptant une attitude « méprisante des lois » envers « l&#039;esclave fidèle et avisé »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les mois qui suivent, il est publiquement qualifié de « rebelle », « présomptueux », « faux prophète », « hérétique », « esclave méchant » ou « blasphémateur » ; certains suggèrent en privé qu&#039;il serait « possédé du démon »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 12-13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 11 décembre 1979 pour que Bengt Hanson, coordinateur suédois de la Société, reconnaisse que c&#039;est la validité des preuves, non son attitude, qui est en jeu. Une réponse sur le fond n&#039;arrive que le 28 février 1980, près de trois ans après l&#039;envoi initial&amp;lt;ref&amp;gt;The Jerusalem Book, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Excommunication (1982) ===&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1982, Jonsson reçoit une convocation devant un « comité judiciaire » de quatre représentants. Il demande que son traité soit examiné avant toute audition — sans réponse. Il choisit de ne pas se présenter et est exclu en son absence le 9 juin 1982. Son appel est rejeté le 7 juillet 1982 par un second comité, toujours en son absence&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19-20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une lettre datée du 7 août 1982, Raymond Franz — contraint de démissionner du Collège central en 1980, puis excommunié en 1981&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 155, 157.&amp;lt;/ref&amp;gt; — écrit à Jonsson qu&#039;il ne fait selon lui aucun doute que la filiale suédoise a agi sur instruction du siège de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, les membres du comité judiciaire ne lisaient pas l&#039;anglais et furent donc incapables de comprendre ou d&#039;évaluer eux-mêmes le contenu qui lui était reproché ; l&#039;affaire fut relatée par la presse suédoise&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après vingt-six années comme Témoin de Jéhovah, Jonsson savait que son départ entraînerait la rupture de tout contact avec la quasi-totalité de ses amis ainsi qu&#039;avec environ soixante-dix membres de sa famille restés dans l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Diffusion et retentissement de ses travaux ==&lt;br /&gt;
Quelques exemplaires de son traité, distribués à des amis Témoins, furent photocopiés et diffusés jusqu&#039;en Amérique du Sud, en Australie et au Canada. En Australie, plusieurs Témoins déjà sceptiques envers la chronologie de la Société furent confortés dans leurs doutes ; certains rejoignirent ensuite les adventistes du septième jour. Au Canada, le manuscrit contribua aux mouvements de dissidence du début des années 1980&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 140.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
Jonsson développe son traité de 1977, le complète et le remanie en 1981, avant de le publier pour la première fois en 1983 sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, Jonsson souligne à juste titre que l&#039;autorité spirituelle de Russell reposait entièrement sur l&#039;exactitude de la chronologie Barbour-Russell&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;assyriologue Luigi Cagni, professeur à l&#039;université de Naples, salue dans la préface de l&#039;édition italienne la rigueur du traitement des sources cunéiformes et la consultation directe par Jonsson de spécialistes du British Museum (H. Hunger, A. J. Sachs, D. J. Wiseman, C. B. F. Walker)&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ouvrage est traduit en français par Christian Dott sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039; (Commentary Press, Atlanta). Jonsson est également l&#039;auteur de &#039;&#039;The Watch Tower Society and Absolute Chronology&#039;&#039; (Lethbridge, Alberta, Christian Fellowships International, 1981)&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que, avec Rud Persson (sous le pseudonyme « Wolfgang Herbst »), de &#039;&#039;The &amp;quot;Sign&amp;quot; of the Last Days – When?&#039;&#039; (Atlanta, Commentary Press, 1987).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Controverse avec Rolf Furuli ==&lt;br /&gt;
Rolf Furuli, Témoin de Jéhovah résidant à Oslo, ancien surveillant de district et maître de conférences en langues sémitiques à l&#039;université d&#039;Oslo, est considéré par les Témoins norvégiens comme le principal défenseur des enseignements de la Société Watch Tower dans leur pays&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 329.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1987, des Témoins norvégiens transmettent à Jonsson un article de Furuli, &#039;&#039;Den nybabyloniske kronologi og Bibelen&#039;&#039;, qui tente de discréditer les sources historiques citées dans &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;. Jonsson y répond par un texte de 93 pages. Par lettre du 23 avril 1987, Furuli qualifie alors son propre article de simples « notes personnelles » et demande à Jonsson de le détruire et de ne plus le citer. Jonsson refuse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er février 1990, Furuli produit un second article de 36 pages contestant sur des bases linguistiques l&#039;interprétation par Jonsson des « 70 ans » de désolation de Babylone. Jonsson y répond par un texte de 69 pages&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 330-331.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2003, Furuli publie &#039;&#039;Persian Chronology and the Length of the Babylonian Exile of the Jews&#039;&#039; (Oslo, Rolf Furuli A/S), tentant de réviser la chronologie perse et néo-babylonienne pour la faire correspondre à la date de 607 av. n. è. Jonsson relève que Furuli tait systématiquement sa qualité de Témoin de Jéhovah ainsi que toute référence à son propre livre&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 382-383.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vie après l&#039;excommunication et décès ==&lt;br /&gt;
Jonsson réside à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il meurt le matin du 17 avril 2023, à l&#039;âge de 85 ans, laissant son épouse Gunilla&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. M. James Penton le décrit comme « un ami très cher », « un vrai soldat pour le christianisme authentique et un érudit exceptionnel »&amp;lt;ref&amp;gt;Beroean Pickets, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Jonsson, Carl Olof}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Carl_Olof_Jonsson&amp;diff=24361</id>
		<title>Carl Olof Jonsson</title>
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		<updated>2026-08-03T09:54:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Carl Olof Jonsson&lt;br /&gt;
| image = Coj1.png&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Carl Olof Jonsson&#039;&#039;&#039;, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |titre=Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) |site=Beroean Pickets |url=https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson |date=17 avril 2023}}&amp;lt;/ref&amp;gt;, est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien de congrégation, devenu chercheur indépendant sur la chronologie biblique et critique de la doctrine des « temps des Gentils » professée par la Société Watch Tower. Excommunié en 1982 après avoir soumis à la direction de l&#039;organisation une étude documetée contestant la date de 607 av. n. è. retenue pour la destruction de Jérusalem, il est l&#039;auteur de l&#039;ouvrage de référence &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039; (1983), traduit en français sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jeunesse et engagement chez les Témoins de Jéhovah ===&lt;br /&gt;
Carl Olof Jonsson naît le 8 décembre 1937 dans le village de Borgvattnet, dans la province suédoise du Jämtland&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |titre=Personal Experience: Carl Olof Jonsson |site=1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses |url=https://ad1914.wordpress.com/personal-experience-carl-olof-jonsson/}}&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se marie en 1967 avec une compagne de foi et reste membre des Témoins de Jéhovah pendant vingt-six ans&amp;lt;ref name=&amp;quot;ad1914&amp;quot;&amp;gt;{{Lien web |titre=Personal Experience: Carl Olof Jonsson |site=1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses |url=https://photos.watchtowerdocuments.org/personal-experience-carl-olof-jonsson/}}&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dès 1968, il exerce l&#039;activité de pionnier et devient également ancien dans une congrégation suédoise au cours des années 1960 et 1970&amp;lt;ref name=&amp;quot;jhalsey&amp;quot;&amp;gt;{{Lien web |titre=Carl Olof Jonsson |site=The Jerusalem Book |url=https://www.jhalsey.com/jerusalem-book/controversy/jonsson.html}}&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origine de ses recherches sur la chronologie ===&lt;br /&gt;
En 1968, alors qu&#039;il dirige une étude biblique, Jonsson est mis au défi par l&#039;homme qu&#039;il instruit de prouver la validité de la date retenue par la Société Watch Tower pour la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, à savoir 607 av. n. è. Son interlocuteur lui fait remarquer que les historiens situent unanimement cet événement une vingtaine d&#039;années plus tard, en 587 ou 586 av. n. è. Convaincu au départ que cette datation profane n&#039;était qu&#039;une supposition reposant sur des sources anciennes défectueuses, Jonsson entreprend néanmoins de vérifier la question&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot;&amp;gt;{{Lien web |titre=Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) |site=Beroean Pickets |url=https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson |date=17 avril 2023}}&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l&#039;oblige à admettre que c&#039;est la Société Watch Tower qui se trompe&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu&#039;il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l&#039;ensemble de la question&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Correspondance avec le siège mondial et audition disciplinaire (1977-1980) ===&lt;br /&gt;
Jonsson envoie son traité, rédigé en anglais sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;, au siège mondial de la Société Watch Tower à Brooklyn. Une première réponse de la Société, datée du 19 août 1977, invoque une charge de travail excessive pour justifier l&#039;absence d&#039;examen ; une seconde réponse, le 17 janvier 1978, réitère cette même assurance, tout en lui déconseillant de discuter de ses idées avec d&#039;autres membres&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 10-11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l&#039;équipe de rédaction&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début août 1978, Albert Schroeder, membre du Collège central, déclare lors d&#039;une réunion tenue en Europe qu&#039;une campagne est menée pour démanteler la chronologie de la Société portant sur la période allant de 607 av. n. è. à 1914 — tout en précisant que la Société n&#039;a pas l&#039;intention d&#039;y renoncer&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1978, Jonsson est convoqué à une audition devant deux représentants de la filiale suédoise, Rolf Svensson et Hasse Hulth, qui lui déconseillent de divulguer ses informations&amp;lt;ref name=&amp;quot;jhalsey&amp;quot; /&amp;gt;. À la suite de cette réunion, Jonsson renonce à sa fonction d&#039;ancien&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Penton, la Société entame ensuite une campagne d&#039;insinuations à l&#039;encontre de Jonsson, reprise dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson cite lui-même à ce sujet &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er novembre 1980, page 19, qui met en garde contre les membres « entraînés » à devenir des « moqueurs » adoptant une attitude « méprisante des lois » envers « l&#039;esclave fidèle et avisé »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les mois qui suivent, il est publiquement qualifié de « rebelle », « présomptueux », « faux prophète », « hérétique », « esclave méchant » ou « blasphémateur » ; certains suggèrent en privé qu&#039;il serait « possédé du démon »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 12-13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 11 décembre 1979 pour que Bengt Hanson, coordinateur suédois de la Société, reconnaisse que c&#039;est la validité des preuves, non son attitude, qui est en jeu. Une réponse sur le fond n&#039;arrive que le 28 février 1980, près de trois ans après l&#039;envoi initial&amp;lt;ref name=&amp;quot;jhalsey&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Excommunication (1982) ===&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1982, Jonsson reçoit une convocation devant un « comité judiciaire » de quatre représentants. Il demande que son traité soit examiné avant toute audition — sans réponse. Il choisit de ne pas se présenter et est exclu en son absence le 9 juin 1982. Son appel est rejeté le 7 juillet 1982 par un second comité, toujours en son absence&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 19-20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une lettre datée du 7 août 1982, Raymond Franz — contraint de démissionner du Collège central en 1980, puis excommunié en 1981&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 155, 157.&amp;lt;/ref&amp;gt; — écrit à Jonsson qu&#039;il ne fait selon lui aucun doute que la filiale suédoise a agi sur instruction du siège de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, les membres du comité judiciaire ne lisaient pas l&#039;anglais et furent donc incapables de comprendre ou d&#039;évaluer eux-mêmes le contenu qui lui était reproché ; l&#039;affaire fut relatée par la presse suédoise&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après vingt-six années comme Témoin de Jéhovah, Jonsson savait que son départ entraînerait la rupture de tout contact avec la quasi-totalité de ses amis ainsi qu&#039;avec environ soixante-dix membres de sa famille restés dans l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Diffusion et retentissement de ses travaux ==&lt;br /&gt;
Quelques exemplaires de son traité, distribués à des amis Témoins, furent photocopiés et diffusés jusqu&#039;en Amérique du Sud, en Australie et au Canada. En Australie, plusieurs Témoins déjà sceptiques envers la chronologie de la Société furent confortés dans leurs doutes ; certains rejoignirent ensuite les adventistes du septième jour. Au Canada, le manuscrit contribua aux mouvements de dissidence du début des années 1980&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 140.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
Jonsson développe son traité de 1977, le complète et le remanie en 1981, avant de le publier pour la première fois en 1983 sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;. Selon Penton, Jonsson souligne à juste titre que l&#039;autorité spirituelle de Russell reposait entièrement sur l&#039;exactitude de la chronologie Barbour-Russell&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;assyriologue Luigi Cagni, professeur à l&#039;université de Naples, salue dans la préface de l&#039;édition italienne la rigueur du traitement des sources cunéiformes et la consultation directe par Jonsson de spécialistes du British Museum (H. Hunger, A. J. Sachs, D. J. Wiseman, C. B. F. Walker)&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ouvrage est traduit en français par Christian Dott sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039; (Commentary Press, Atlanta). Jonsson est également l&#039;auteur de &#039;&#039;The Watch Tower Society and Absolute Chronology&#039;&#039; (Lethbridge, Alberta, Christian Fellowships International, 1981)&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que, avec Rud Persson (sous le pseudonyme « Wolfgang Herbst »), de &#039;&#039;The &amp;quot;Sign&amp;quot; of the Last Days – When?&#039;&#039; (Atlanta, Commentary Press, 1987).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Controverse avec Rolf Furuli ==&lt;br /&gt;
Rolf Furuli, Témoin de Jéhovah résidant à Oslo, ancien surveillant de district et maître de conférences en langues sémitiques à l&#039;université d&#039;Oslo, est considéré par les Témoins norvégiens comme le principal défenseur des enseignements de la Société Watch Tower dans leur pays&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 329.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1987, des Témoins norvégiens transmettent à Jonsson un article de Furuli, &#039;&#039;Den nybabyloniske kronologi og Bibelen&#039;&#039;, qui tente de discréditer les sources historiques citées dans &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;. Jonsson y répond par un texte de 93 pages. Par lettre du 23 avril 1987, Furuli qualifie alors son propre article de simples « notes personnelles » et demande à Jonsson de le détruire et de ne plus le citer. Jonsson refuse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 330.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er février 1990, Furuli produit un second article de 36 pages contestant sur des bases linguistiques l&#039;interprétation par Jonsson des « 70 ans » de désolation de Babylone. Jonsson y répond par un texte de 69 pages&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 330-331.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2003, Furuli publie &#039;&#039;Persian Chronology and the Length of the Babylonian Exile of the Jews&#039;&#039; (Oslo, Rolf Furuli A/S), tentant de réviser la chronologie perse et néo-babylonienne pour la faire correspondre à la date de 607 av. n. è. Jonsson relève que Furuli tait systématiquement sa qualité de Témoin de Jéhovah ainsi que toute référence à son propre livre&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 382-383.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vie après l&#039;excommunication et décès ==&lt;br /&gt;
Jonsson réside à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il meurt le matin du 17 avril 2023, à l&#039;âge de 85 ans, laissant son épouse Gunilla&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;. M. James Penton le décrit comme « un ami très cher », « un vrai soldat pour le christianisme authentique et un érudit exceptionnel »&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Jonsson, Carl Olof}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<title>Carl Olof Jonsson</title>
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		<updated>2026-08-03T09:45:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : Page créée avec « {{Infobox article | titre = Carl Olof Jonsson | image =  }}  &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Carl Olof Jonsson&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |titre=Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) |site=Beroean Pickets |url=https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson |date=17 avril 2023}}&amp;lt;/ref&amp;gt;, est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien de congrégation, devenu chercheur indépe... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Carl Olof Jonsson&lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Carl Olof Jonsson&#039;&#039;&#039;, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |titre=Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) |site=Beroean Pickets |url=https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson |date=17 avril 2023}}&amp;lt;/ref&amp;gt;, est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien de congrégation, devenu chercheur indépendant sur la chronologie biblique et critique de la doctrine des « temps des Gentils » professée par la Société Watch Tower. Excommunié en 1982 après avoir soumis à la direction de l&#039;organisation une étude documentée contestant la date de 607 av. n. è. retenue pour la destruction de Jérusalem, il est l&#039;auteur de l&#039;ouvrage de référence &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039; (1983), traduit en français sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jeunesse et engagement chez les Témoins de Jéhovah ===&lt;br /&gt;
Carl Olof Jonsson naît le 8 décembre 1937 dans le village de Borgvattnet, dans la province suédoise du Jämtland&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |titre=Personal Experience: Carl Olof Jonsson |site=1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses |url=https://ad1914.wordpress.com/personal-experience-carl-olof-jonsson/}}&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se marie en 1967 avec une compagne de foi et reste membre des Témoins de Jéhovah pendant vingt-six ans&amp;lt;ref name=&amp;quot;ad1914&amp;quot;&amp;gt;{{Lien web |titre=Personal Experience: Carl Olof Jonsson |site=1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah&#039;s Witnesses |url=https://photos.watchtowerdocuments.org/personal-experience-carl-olof-jonsson/}}&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dès 1968, il exerce l&#039;activité de pionnier et devient également ancien dans une congrégation suédoise au cours des années 1960 et 1970&amp;lt;ref name=&amp;quot;jhalsey&amp;quot;&amp;gt;{{Lien web |titre=Carl Olof Jonsson |site=The Jerusalem Book |url=https://www.jhalsey.com/jerusalem-book/controversy/jonsson.html}}&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origine de ses recherches sur la chronologie ===&lt;br /&gt;
En 1968, alors qu&#039;il dirige une étude biblique, Jonsson est mis au défi par l&#039;homme qu&#039;il instruit de prouver la validité de la date retenue par la Société Watch Tower pour la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, à savoir 607 av. n. è. Son interlocuteur lui fait remarquer que les historiens situent unanimement cet événement une vingtaine d&#039;années plus tard, en 587 ou 586 av. n. è. Convaincu au départ que cette datation profane n&#039;était qu&#039;une supposition reposant sur des sources anciennes défectueuses, Jonsson entreprend néanmoins de vérifier la question&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot;&amp;gt;{{Lien web |titre=Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) |site=Beroean Pickets |url=https://beroeans.net/2023/04/17/carl-jonsson |date=17 avril 2023}}&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l&#039;oblige à admettre que c&#039;est la Société Watch Tower qui se trompe&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu&#039;il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l&#039;ensemble de la question&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Correspondance avec le siège mondial et audition disciplinaire (1977-1980) ===&lt;br /&gt;
Jonsson envoie son traité, rédigé en anglais sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;, au siège mondial de la Société Watch Tower à Brooklyn. Une première réponse de la Société, datée du 19 août 1977, invoque une charge de travail excessive pour justifier l&#039;absence d&#039;examen ; une seconde réponse, le 17 janvier 1978, réitère cette même assurance, tout en lui déconseillant de discuter de ses idées avec d&#039;autres membres&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 10-11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l&#039;équipe de rédaction&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début août 1978, Albert Schroeder, membre du Collège central, déclare lors d&#039;une réunion tenue en Europe qu&#039;une campagne est menée pour démanteler la chronologie de la Société portant sur la période allant de 607 av. n. è. à 1914 — tout en précisant que la Société n&#039;a pas l&#039;intention d&#039;y renoncer&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1978, Jonsson est convoqué à une audition devant deux représentants de la filiale suédoise, Rolf Svensson et Hasse Hulth, qui lui déconseillent de divulguer ses informations&amp;lt;ref name=&amp;quot;jhalsey&amp;quot; /&amp;gt;. À la suite de cette réunion, Jonsson renonce à sa fonction d&#039;ancien&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Penton, la Société entame ensuite une campagne d&#039;insinuations à l&#039;encontre de Jonsson, reprise dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jonsson cite lui-même à ce sujet &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er novembre 1980, page 19, qui met en garde contre les membres « entraînés » à devenir des « moqueurs » adoptant une attitude « méprisante des lois » envers « l&#039;esclave fidèle et avisé »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les mois qui suivent, il est publiquement qualifié de « rebelle », « présomptueux », « faux prophète », « hérétique », « esclave méchant » ou « blasphémateur » ; certains suggèrent en privé qu&#039;il serait « possédé du démon »&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 12-13.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 11 décembre 1979 pour que Bengt Hanson, coordinateur suédois de la Société, reconnaisse que c&#039;est la validité des preuves, non son attitude, qui est en jeu. Une réponse sur le fond n&#039;arrive que le 28 février 1980, près de trois ans après l&#039;envoi initial&amp;lt;ref name=&amp;quot;jhalsey&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Excommunication (1982) ===&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1982, Jonsson reçoit une convocation devant un « comité judiciaire » de quatre représentants. Il demande que son traité soit examiné avant toute audition — sans réponse. Il choisit de ne pas se présenter et est exclu en son absence le 9 juin 1982. Son appel est rejeté le 7 juillet 1982 par un second comité, toujours en son absence&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 19-20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une lettre datée du 7 août 1982, Raymond Franz — contraint de démissionner du Collège central en 1980, puis excommunié en 1981&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 155, 157.&amp;lt;/ref&amp;gt; — écrit à Jonsson qu&#039;il ne fait selon lui aucun doute que la filiale suédoise a agi sur instruction du siège de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Penton, les membres du comité judiciaire ne lisaient pas l&#039;anglais et furent donc incapables de comprendre ou d&#039;évaluer eux-mêmes le contenu qui lui était reproché ; l&#039;affaire fut relatée par la presse suédoise&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après vingt-six années comme Témoin de Jéhovah, Jonsson savait que son départ entraînerait la rupture de tout contact avec la quasi-totalité de ses amis ainsi qu&#039;avec environ soixante-dix membres de sa famille restés dans l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Diffusion et retentissement de ses travaux ==&lt;br /&gt;
Quelques exemplaires de son traité, distribués à des amis Témoins, furent photocopiés et diffusés jusqu&#039;en Amérique du Sud, en Australie et au Canada. En Australie, plusieurs Témoins déjà sceptiques envers la chronologie de la Société furent confortés dans leurs doutes ; certains rejoignirent ensuite les adventistes du septième jour. Au Canada, le manuscrit contribua aux mouvements de dissidence du début des années 1980&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, p. 140.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
Jonsson développe son traité de 1977, le complète et le remanie en 1981, avant de le publier pour la première fois en 1983 sous le titre &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;. Selon Penton, Jonsson souligne à juste titre que l&#039;autorité spirituelle de Russell reposait entièrement sur l&#039;exactitude de la chronologie Barbour-Russell&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;assyriologue Luigi Cagni, professeur à l&#039;université de Naples, salue dans la préface de l&#039;édition italienne la rigueur du traitement des sources cunéiformes et la consultation directe par Jonsson de spécialistes du British Museum (H. Hunger, A. J. Sachs, D. J. Wiseman, C. B. F. Walker)&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ouvrage est traduit en français par Christian Dott sous le titre &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039; (Commentary Press, Atlanta). Jonsson est également l&#039;auteur de &#039;&#039;The Watch Tower Society and Absolute Chronology&#039;&#039; (Lethbridge, Alberta, Christian Fellowships International, 1981)&amp;lt;ref&amp;gt;M. James Penton, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, notes chap. 8, n. 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que, avec Rud Persson (sous le pseudonyme « Wolfgang Herbst »), de &#039;&#039;The &amp;quot;Sign&amp;quot; of the Last Days – When?&#039;&#039; (Atlanta, Commentary Press, 1987).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Controverse avec Rolf Furuli ==&lt;br /&gt;
Rolf Furuli, Témoin de Jéhovah résidant à Oslo, ancien surveillant de district et maître de conférences en langues sémitiques à l&#039;université d&#039;Oslo, est considéré par les Témoins norvégiens comme le principal défenseur des enseignements de la Société Watch Tower dans leur pays&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 329.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1987, des Témoins norvégiens transmettent à Jonsson un article de Furuli, &#039;&#039;Den nybabyloniske kronologi og Bibelen&#039;&#039;, qui tente de discréditer les sources historiques citées dans &#039;&#039;The Gentile Times Reconsidered&#039;&#039;. Jonsson y répond par un texte de 93 pages. Par lettre du 23 avril 1987, Furuli qualifie alors son propre article de simples « notes personnelles » et demande à Jonsson de le détruire et de ne plus le citer. Jonsson refuse&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 330.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er février 1990, Furuli produit un second article de 36 pages contestant sur des bases linguistiques l&#039;interprétation par Jonsson des « 70 ans » de désolation de Babylone. Jonsson y répond par un texte de 69 pages&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 330-331.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2003, Furuli publie &#039;&#039;Persian Chronology and the Length of the Babylonian Exile of the Jews&#039;&#039; (Oslo, Rolf Furuli A/S), tentant de réviser la chronologie perse et néo-babylonienne pour la faire correspondre à la date de 607 av. n. è. Jonsson relève que Furuli tait systématiquement sa qualité de Témoin de Jéhovah ainsi que toute référence à son propre livre&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, p. 382-383.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vie après l&#039;excommunication et décès ==&lt;br /&gt;
Jonsson réside à Göteborg&amp;lt;ref&amp;gt;Carl Olof Jonsson, &#039;&#039;Les « Temps des Gentils » reconsidérés&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il meurt le matin du 17 avril 2023, à l&#039;âge de 85 ans, laissant son épouse Gunilla&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;. M. James Penton le décrit comme « un ami très cher », « un vrai soldat pour le christianisme authentique et un érudit exceptionnel »&amp;lt;ref name=&amp;quot;beroeans&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Jonsson, Carl Olof}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24358</id>
		<title>James Penton</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24358"/>
		<updated>2026-07-24T09:45:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich (2004) et la controverse avec l&amp;#039;historien Garbe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      = Penton.jpg}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé le 21 juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton est témoin de Jéhovah de la quatrième génération. Il a été actif dans des congrégations aux États-Unis, à Porto Rico, en Espagne et au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nommé ancien dans la congrégation Lakeview de Lethbridge, il se considère au milieu des années 1970 parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Collège central, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton s&#039;impose également comme l&#039;un des principaux apologistes intellectuels de l&#039;organisation. Son ouvrage &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah au Canada&#039;&#039; (1976) est cité avec approbation dans les publications de la Société Watchtower et repris dans des revues académiques&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20-21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 4 octobre 1976, il défend publiquement l&#039;organisation à l&#039;émission &#039;&#039;Front Page Challenge&#039;&#039; de la Société Radio-Canada, devant le journaliste Gordon Sinclair. Il y nie que les témoins de Jéhovah aient jamais fait de fausses prophéties et les présente comme « les seuls qui se sentent assez forts pour aller prêcher aux autres »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 7-8.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La filiale canadienne de la Société lui demande encore en juin 1979 de rédiger des scripts pour ses émissions de câblodistribution&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cheminement vers la rupture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rupture de Penton avec l&#039;organisation est progressive et s&#039;étale sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l&#039;automne &#039;&#039;&#039;1974&#039;&#039;&#039;, une première friction éclate : un désaccord avec le Surveillant de circuit Tom Munro dans la congrégation de Galt Park l&#039;amène à écrire à Toronto Béthel pour exposer son point de vue et critiquer le comportement du Surveillant. Le conflit est résolu lors d&#039;une assemblée de circuit à Taber, en Alberta&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1975&#039;&#039;&#039;, une nouvelle controverse éclate lorsqu&#039;il est sévèrement critiqué avec d&#039;autres anciens pour avoir prélevé 800 dollars sur les fonds de la congrégation Lakeview afin de transporter un non-TJ, Bernard Solly — qui avait accepté le refus des transfusions sanguines —, à Houston (Texas) pour y être opéré par un médecin témoin de Jéhovah. Cette affaire révèle une conception de la charité en tension directe avec les vues de l&#039;Organisation sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1978&#039;&#039;&#039;, une source anonyme révèle à James Beverley que deux anciens de Lethbridge, Ken Landon et Larry Marleau, ainsi qu&#039;un Surveillant de district de Toronto, avaient déjà tenu des conversations sur les moyens de faire sortir Penton de l&#039;organisation — soit un an avant que celui-ci n&#039;envoie sa lettre critique au Collège central&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;7 janvier 1979&#039;&#039;&#039;, Penton écrit à Brooklyn pour dénoncer la négligence pastorale des anciens dans les congrégations et certains enseignements des publications Watchtower. Le &#039;&#039;&#039;11 juin&#039;&#039;&#039; suivant, une nouvelle lettre à la filiale de Toronto signale le manque d&#039;attention portée aux femmes célibataires au sein de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;été 1979&#039;&#039;&#039;, à l&#039;invitation de Herbert Richardson de l&#039;Université de Toronto, Penton se rend à Brooklyn pour des recherches académiques destinées à ce qui deviendra &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;. Sur place, Raymond Franz — alors membre du Collège central — lui conseille la patience. Mais Penton est profondément choqué par l&#039;adulation servile dont font l&#039;objet certains membres du Collège lors d&#039;une réunion dans une Salle du Royaume de Brooklyn. Le voyage, loin d&#039;apaiser ses inquiétudes, les cristallise&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21-22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;10 août 1979&#039;&#039;&#039;, de retour en Alberta, il adresse une lettre de huit pages au Collège central. Il la commence ainsi : « J&#039;écris avec amour mais franchise sur ce que je crois être le problème central de notre organisation — ce qui l&#039;a affaiblie et dont le Collège central doit assumer une grande part de responsabilité directe. » Ce problème est « l&#039;accent disproportionné et mal orienté mis sur l&#039;œuvre de prédication ». La lettre conteste l&#039;interprétation de la Société selon laquelle les chrétiens du premier siècle pratiquaient systématiquement le porte-à-porte, dénonçant « une œuvre de justice par les œuvres du type de celle contre laquelle Luther s&#039;était révolté au XVI{{e}} siècle ». Elle critique les prophéties manquées de 1975 et le refus d&#039;en admettre la responsabilité, plaide pour de nouvelles formes d&#039;évangélisation et dénonce la dureté de la direction envers les membres ordinaires. La lettre se conclut ainsi : « Vous pouvez rejeter mes commentaires comme ceux d&#039;un excentrique ou d&#039;un mécontent. Ce serait une erreur. J&#039;ai beaucoup d&#039;amour pour vous, mes frères, et pour l&#039;organisation dans son ensemble. C&#039;est précisément pour cette raison que j&#039;ai écrit avec tant de franchise. »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 22-23.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin &#039;&#039;&#039;août 1979&#039;&#039;&#039;, la lettre commence à circuler à Lethbridge à l&#039;insu de Penton, qui en avait confié une copie à une sœur pour transmission privée. Des rumeurs se répandent contre lui dans la communauté. L&#039;une d&#039;elles, rapportée à Rita Anderson, affirme que Penton serait « démoniaque » à cause d&#039;un collier amérindien qu&#039;il portait&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;automne 1979&#039;&#039;&#039;, le Surveillant de district Gray aurait ordonné à certains anciens de la congrégation Lakeview de solliciter des lettres à charge contre Penton. Sept lettres sont ainsi rassemblées et présentées lors de la réunion du collège des anciens qui accepte sa démission en décembre&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 33-34.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;janvier 1980&#039;&#039;&#039;, Brooklyn répond à sa lettre du 10 août par une lettre d&#039;une page enjoignant Penton de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En &#039;&#039;&#039;décembre 1979&#039;&#039;&#039;, il avait d&#039;abord remis sa démission comme ancien, avant de la rétracter. Trois anciens — John Poole, Dennis Voshell et Merv Kalichuk — démissionnent en signe de protestation contre le traitement qui lui est réservé&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, Penton est exclu en février &#039;&#039;&#039;1981&#039;&#039;&#039; pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;&#039;&#039;Alberta Report&#039;&#039;, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, &#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, &#039;&#039;Maclean&#039;s&#039;&#039; et &#039;&#039;The Globe and Mail&#039;&#039;, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;exclusion entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après l&#039;exclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions judiciaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le 30 octobre 1980 — avant même la décision officielle du comité judiciaire —, Penton fait déposer par son avocat une plainte auprès de la Cour du Banc de la Reine de Lethbridge, dénonçant l&#039;injustice et l&#039;abus d&#039;autorité dont il a été victime de la part du Surveillant de circuit Danley&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire reçoit une couverture internationale : &#039;&#039;Time&#039;&#039; consacre un article à Penton dès février 1982 sous le titre « Witness Under Prosecution », et &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; revient sur le cas en mars 1984 avec « An excommunicated scholar reveals errors in Jehovah&#039;s Witnesses »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les ex-Témoins de Jéhovah Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Ces publications explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; (1985) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il mène parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, dont il avait entrepris les recherches dès son voyage à Brooklyn en 1979. L&#039;ouvrage paraît en 1985 aux Presses de l&#039;Université de Toronto. Structuré en trois parties — historique, doctrinale et sociologique —, il constitue la première synthèse académique complète sur l&#039;organisation des témoins de Jéhovah rédigée par un ancien membre de la quatrième génération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réception est immédiate et remarquable. &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039; le qualifie d&#039;« œuvre définitive sur les témoins de Jéhovah »&amp;lt;ref&amp;gt;Dwayne JANKE, « The definitive work on Witnesses », &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, 5 octobre 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans l&#039;&#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, Timothy P. Weber salue en Penton « un informateur fiable » grâce à sa position unique d&#039;initié de la quatrième génération&amp;lt;ref&amp;gt;Timothy P. WEBER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, décembre 1986, p. 1279.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Robert C. Fuller, dans le &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, y voit « l&#039;un des rares comptes rendus complets d&#039;une tradition sectaire qui reste une énigme pour les chercheurs en religion moderne »&amp;lt;ref&amp;gt;Robert C. FULLER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, janvier 1990, p. 107.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; le présente comme « une analyse critique soigneusement rédigée et bien documentée par un spécialiste bénéficiant de l&#039;éclairage particulier qu&#039;un ancien initié peut seul apporter »&amp;lt;ref&amp;gt;Marvin MILLIS, « Watchtower World View », &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039;, 22 novembre 1985, p. 43.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxième édition paraît en 1997, enrichie d&#039;un postface couvrant les développements depuis 1985. Une troisième édition paraît en 2015, substantiellement révisée notamment sur les sources de la théologie de Charles Taze Russell et les premiers dirigeants du mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich&#039;&#039; (2004) et la controverse avec l&#039;historien Garbe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La genèse de cet ouvrage remonte à 1985, année où Penton publie un article académique intitulé « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich : The Watch Tower Society&#039;s Attempted Compromise with Nazism », première exposition publique de sa thèse sur le comportement de la direction Watchtower face au nazisme. Il y soutient que Rutherford a opéré dès 1932 un revirement délibéré dans la position de l&#039;organisation envers les Juifs pour préparer un rapprochement avec le régime hitlérien, et que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de juin 1933 — présentée par la Société comme un acte de résistance — était en réalité une tentative de compromis contenant des attaques explicites contre les Juifs&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich », &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société Watchtower réagit en refusant de lire les preuves présentées, son responsable des relations publiques pour le Canada déclarant : « Nous ne nous intéressons pas à ce que James Penton fait, écrit ou pense, parce qu&#039;il a choisi de ne plus faire partie de notre organisation. »&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, 20 juillet 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1993, Detlef Garbe (mémorial de Neuengamme, Hambourg) publie en allemand &#039;&#039;Zwischen Widerstand und Martyrium&#039;&#039;, qui reconnaît le caractère opportuniste de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; mais se montre moins critique que Penton envers Rutherford et conteste la thèse du revirement doctrinal délibéré dès 1931-1932.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2004, Penton publie &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; aux Presses de l&#039;Université de Toronto, répondant à Garbe dans sa préface et fournissant une traduction intégrale de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039;, Toronto, University of Toronto Press, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2008, Garbe publie la version anglaise de son ouvrage — traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations affiliées à la Watchtower, ce que Penton relève explicitement&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt; — et y affirme que les interprétations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et un « manque d&#039;objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, trad. Dagmar G. Grimm, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2015, dans la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, Penton évoque encore cette controverse&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernières années ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24357</id>
		<title>James Penton</title>
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		<updated>2026-07-24T09:40:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Cheminement vers la rupture */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      = Penton.jpg}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé le 21 juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton est témoin de Jéhovah de la quatrième génération. Il a été actif dans des congrégations aux États-Unis, à Porto Rico, en Espagne et au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nommé ancien dans la congrégation Lakeview de Lethbridge, il se considère au milieu des années 1970 parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Collège central, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton s&#039;impose également comme l&#039;un des principaux apologistes intellectuels de l&#039;organisation. Son ouvrage &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah au Canada&#039;&#039; (1976) est cité avec approbation dans les publications de la Société Watchtower et repris dans des revues académiques&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20-21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 4 octobre 1976, il défend publiquement l&#039;organisation à l&#039;émission &#039;&#039;Front Page Challenge&#039;&#039; de la Société Radio-Canada, devant le journaliste Gordon Sinclair. Il y nie que les témoins de Jéhovah aient jamais fait de fausses prophéties et les présente comme « les seuls qui se sentent assez forts pour aller prêcher aux autres »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 7-8.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La filiale canadienne de la Société lui demande encore en juin 1979 de rédiger des scripts pour ses émissions de câblodistribution&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cheminement vers la rupture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rupture de Penton avec l&#039;organisation est progressive et s&#039;étale sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l&#039;automne &#039;&#039;&#039;1974&#039;&#039;&#039;, une première friction éclate : un désaccord avec le Surveillant de circuit Tom Munro dans la congrégation de Galt Park l&#039;amène à écrire à Toronto Béthel pour exposer son point de vue et critiquer le comportement du Surveillant. Le conflit est résolu lors d&#039;une assemblée de circuit à Taber, en Alberta&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1975&#039;&#039;&#039;, une nouvelle controverse éclate lorsqu&#039;il est sévèrement critiqué avec d&#039;autres anciens pour avoir prélevé 800 dollars sur les fonds de la congrégation Lakeview afin de transporter un non-TJ, Bernard Solly — qui avait accepté le refus des transfusions sanguines —, à Houston (Texas) pour y être opéré par un médecin témoin de Jéhovah. Cette affaire révèle une conception de la charité en tension directe avec les vues de l&#039;Organisation sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1978&#039;&#039;&#039;, une source anonyme révèle à James Beverley que deux anciens de Lethbridge, Ken Landon et Larry Marleau, ainsi qu&#039;un Surveillant de district de Toronto, avaient déjà tenu des conversations sur les moyens de faire sortir Penton de l&#039;organisation — soit un an avant que celui-ci n&#039;envoie sa lettre critique au Collège central&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;7 janvier 1979&#039;&#039;&#039;, Penton écrit à Brooklyn pour dénoncer la négligence pastorale des anciens dans les congrégations et certains enseignements des publications Watchtower. Le &#039;&#039;&#039;11 juin&#039;&#039;&#039; suivant, une nouvelle lettre à la filiale de Toronto signale le manque d&#039;attention portée aux femmes célibataires au sein de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;été 1979&#039;&#039;&#039;, à l&#039;invitation de Herbert Richardson de l&#039;Université de Toronto, Penton se rend à Brooklyn pour des recherches académiques destinées à ce qui deviendra &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;. Sur place, Raymond Franz — alors membre du Collège central — lui conseille la patience. Mais Penton est profondément choqué par l&#039;adulation servile dont font l&#039;objet certains membres du Collège lors d&#039;une réunion dans une Salle du Royaume de Brooklyn. Le voyage, loin d&#039;apaiser ses inquiétudes, les cristallise&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21-22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;10 août 1979&#039;&#039;&#039;, de retour en Alberta, il adresse une lettre de huit pages au Collège central. Il la commence ainsi : « J&#039;écris avec amour mais franchise sur ce que je crois être le problème central de notre organisation — ce qui l&#039;a affaiblie et dont le Collège central doit assumer une grande part de responsabilité directe. » Ce problème est « l&#039;accent disproportionné et mal orienté mis sur l&#039;œuvre de prédication ». La lettre conteste l&#039;interprétation de la Société selon laquelle les chrétiens du premier siècle pratiquaient systématiquement le porte-à-porte, dénonçant « une œuvre de justice par les œuvres du type de celle contre laquelle Luther s&#039;était révolté au XVI{{e}} siècle ». Elle critique les prophéties manquées de 1975 et le refus d&#039;en admettre la responsabilité, plaide pour de nouvelles formes d&#039;évangélisation et dénonce la dureté de la direction envers les membres ordinaires. La lettre se conclut ainsi : « Vous pouvez rejeter mes commentaires comme ceux d&#039;un excentrique ou d&#039;un mécontent. Ce serait une erreur. J&#039;ai beaucoup d&#039;amour pour vous, mes frères, et pour l&#039;organisation dans son ensemble. C&#039;est précisément pour cette raison que j&#039;ai écrit avec tant de franchise. »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 22-23.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin &#039;&#039;&#039;août 1979&#039;&#039;&#039;, la lettre commence à circuler à Lethbridge à l&#039;insu de Penton, qui en avait confié une copie à une sœur pour transmission privée. Des rumeurs se répandent contre lui dans la communauté. L&#039;une d&#039;elles, rapportée à Rita Anderson, affirme que Penton serait « démoniaque » à cause d&#039;un collier amérindien qu&#039;il portait&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;automne 1979&#039;&#039;&#039;, le Surveillant de district Gray aurait ordonné à certains anciens de la congrégation Lakeview de solliciter des lettres à charge contre Penton. Sept lettres sont ainsi rassemblées et présentées lors de la réunion du collège des anciens qui accepte sa démission en décembre&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 33-34.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;janvier 1980&#039;&#039;&#039;, Brooklyn répond à sa lettre du 10 août par une lettre d&#039;une page enjoignant Penton de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En &#039;&#039;&#039;décembre 1979&#039;&#039;&#039;, il avait d&#039;abord remis sa démission comme ancien, avant de la rétracter. Trois anciens — John Poole, Dennis Voshell et Merv Kalichuk — démissionnent en signe de protestation contre le traitement qui lui est réservé&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, Penton est exclu en février &#039;&#039;&#039;1981&#039;&#039;&#039; pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;&#039;&#039;Alberta Report&#039;&#039;, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, &#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, &#039;&#039;Maclean&#039;s&#039;&#039; et &#039;&#039;The Globe and Mail&#039;&#039;, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;exclusion entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après l&#039;exclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions judiciaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le 30 octobre 1980 — avant même la décision officielle du comité judiciaire —, Penton fait déposer par son avocat une plainte auprès de la Cour du Banc de la Reine de Lethbridge, dénonçant l&#039;injustice et l&#039;abus d&#039;autorité dont il a été victime de la part du Surveillant de circuit Danley&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire reçoit une couverture internationale : &#039;&#039;Time&#039;&#039; consacre un article à Penton dès février 1982 sous le titre « Witness Under Prosecution », et &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; revient sur le cas en mars 1984 avec « An excommunicated scholar reveals errors in Jehovah&#039;s Witnesses »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les ex-Témoins de Jéhovah Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Ces publications explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; (1985) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il mène parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, dont il avait entrepris les recherches dès son voyage à Brooklyn en 1979. L&#039;ouvrage paraît en 1985 aux Presses de l&#039;Université de Toronto. Structuré en trois parties — historique, doctrinale et sociologique —, il constitue la première synthèse académique complète sur l&#039;organisation des témoins de Jéhovah rédigée par un ancien membre de la quatrième génération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réception est immédiate et remarquable. &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039; le qualifie d&#039;« œuvre définitive sur les témoins de Jéhovah »&amp;lt;ref&amp;gt;Dwayne JANKE, « The definitive work on Witnesses », &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, 5 octobre 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans l&#039;&#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, Timothy P. Weber salue en Penton « un informateur fiable » grâce à sa position unique d&#039;initié de la quatrième génération&amp;lt;ref&amp;gt;Timothy P. WEBER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, décembre 1986, p. 1279.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Robert C. Fuller, dans le &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, y voit « l&#039;un des rares comptes rendus complets d&#039;une tradition sectaire qui reste une énigme pour les chercheurs en religion moderne »&amp;lt;ref&amp;gt;Robert C. FULLER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, janvier 1990, p. 107.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; le présente comme « une analyse critique soigneusement rédigée et bien documentée par un spécialiste bénéficiant de l&#039;éclairage particulier qu&#039;un ancien initié peut seul apporter »&amp;lt;ref&amp;gt;Marvin MILLIS, « Watchtower World View », &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039;, 22 novembre 1985, p. 43.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxième édition paraît en 1997, enrichie d&#039;un postface couvrant les développements depuis 1985. Une troisième édition paraît en 2015, substantiellement révisée notamment sur les sources de la théologie de Charles Taze Russell et les premiers dirigeants du mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich&#039;&#039; (2004) et la controverse avec l&#039;historien Garbe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La genèse de cet ouvrage remonte à 1985, année où Penton publie un article académique intitulé « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich : The Watch Tower Society&#039;s Attempted Compromise with Nazism », première exposition publique de sa thèse sur le comportement de la direction Watchtower face au nazisme. Il y soutient que Rutherford a opéré dès 1932 un revirement délibéré dans la position de l&#039;organisation envers les Juifs pour préparer un rapprochement avec le régime hitlérien, et que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de juin 1933 — présentée par la Société comme un acte de résistance — était en réalité une tentative de compromis contenant des attaques explicites contre les Juifs&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich », &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société Watchtower réagit en refusant de lire les preuves présentées, son responsable des relations publiques pour le Canada déclarant : « Nous ne nous intéressons pas à ce que James Penton fait, écrit ou pense, parce qu&#039;il a choisi de ne plus faire partie de nous. »&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, 20 juillet 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1993, Detlef Garbe (mémorial de Neuengamme, Hambourg) publie en allemand &#039;&#039;Zwischen Widerstand und Martyrium&#039;&#039;, qui reconnaît le caractère opportuniste de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; mais se montre moins critique que Penton envers Rutherford et conteste la thèse du revirement doctrinal délibéré dès 1931-1932.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2004, Penton publie &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; aux Presses de l&#039;Université de Toronto, répondant à Garbe dans sa préface et fournissant une traduction intégrale de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039;, Toronto, University of Toronto Press, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2008, Garbe publie la version anglaise de son ouvrage — traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations affiliées à la Watchtower, ce que Penton relève explicitement&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt; — et y affirme que les interprétations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et un « manque d&#039;objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, trad. Dagmar G. Grimm, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2015, dans la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, Penton évoque encore cette controverse&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernières années ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=S%C3%A9paration_l%C3%A9gale_des_%C3%A9poux_Russell&amp;diff=24356</id>
		<title>Séparation légale des époux Russell</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=S%C3%A9paration_l%C3%A9gale_des_%C3%A9poux_Russell&amp;diff=24356"/>
		<updated>2026-07-24T09:34:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Séparation légale des époux Russell&lt;br /&gt;
| image = Divorce.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; style=&amp;quot;float: right; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 30%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; | &#039;&#039;&#039;Chronologie&#039;&#039;&#039;: &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; | &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;1903&#039;&#039;&#039;: Maria dépose une demande en justice pour une séparation&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;avril 1906&#039;&#039;&#039;: La Cour tranche en faveur de Maria, reconnaissant la séparation&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;janvier 1907&#039;&#039;&#039;: Maria demande une pension alimentaire&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;janvier 1908&#039;&#039;&#039;: La pension alimentaire est réévaluée à 100 $; Russell ne veut pas payer&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;mars 1908&#039;&#039;&#039;: La Cour confirme la séparation de corps et de biens&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;octobre 1908&#039;&#039;&#039;: La Cour supérieure confirme le jugement&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;séparation légale des époux Russell&#039;&#039;&#039; fut une décision de justice impliquant [[Charles Taze Russell]] et sa femme [[Maria Russell|Maria]] qui fut accordée en 1906 par une cour de Pittsburgh, à la demande de l&#039;épouse qui, en 1903, avait saisi la justice pour obtenir un divorce limité. Deux ans plus tard, ce jugement fut confirmé en appel ainsi que devant la Cour Suprême de l&#039;État de Pennsylvanie. Compte tenu des accusations que Maria proféra contre son mari — impudicité, égoïsme, méchanceté —, et du transfert par Charles de son argent à la Société Watch Tower qu&#039;il déménagea dans un autre État lorsque la pension alimentaire due à sa femme fut augmentée par le tribunal, cet épisode fut utilisé à l&#039;époque pour discréditer le pasteur et reste aujourd&#039;hui un fréquent sujet de controverse mis en avant par des critiques des Témoins de Jéhovah actuels. Toutefois, il apparaît que l&#039;accusation d&#039;adultère, qui fut la plus médiatisée, n&#039;est pas fondée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Déroulement du procès==&lt;br /&gt;
===Accusations de Maria===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir aussi [[Témoignage des époux Russell en rapport avec Rose Ball]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
En juin 1903, après environ six ans de séparation, Maria intenta un procès en séparation légale devant la Cour de Common Pleas de Pittsburgh. Dix ans plus tard, elle expliqua au Board of Tax Commissioner qu&#039;elle avait demandé un divorce limité parce qu&#039;il permettait un soutien financier, alors que ce n&#039;était pas le cas d&#039;un divorce absolu, bien qu&#039;elle aurait pu obtenir un divorce absolu avec les mêmes preuves.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrision|Harrison, 1978]], p. 57:&lt;br /&gt;
: « I asked for a limited divorce because it carries with it support, while absolute divorce does not, though I could have secured an absolute divorce on the same evidence. »&amp;lt;/ref&amp;gt; Le procès débuta en avril 1906 et fut présidé par le juge Collier.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford17&amp;quot;&amp;gt;[[#Rutherford|Rutherford, 1915]], p. 17&amp;lt;/ref&amp;gt; Ceux qui témoignèrent en sa faveur furent J.H. Brown de Chicago, Mme Mary Corbett, Mme Mary E. Sumner, Mme Helen M. Brace, Mme Emma H. Ackley Russell, Mme Laura J. Ackley Rainer, Mme Lena Guibert, et L.M. Ackley de Chicago.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Parkinson40&amp;quot;&amp;gt;Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), &#039;&#039;[http://www.globallight.org.uk/downloads/Vertical%20Lines.pdf The Bible Student Movement in the Days of CT Russell]&#039;&#039;, format pdf, p. 40&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les griefs qu&#039;elle énonça contre son mari furent les suivants:&lt;br /&gt;
* Il ne se comportait pas comme un mari envers sa femme, ce qui impliquait le fait qu&#039;ils n&#039;avaient pas de relations sexuelles; &lt;br /&gt;
* Il aurait eu une attitude trop familière avec les autres femmes de la maison, leur jeune employée et fille adoptive Rose Ball et la servante Emily Matthews, et elle affirma qu&#039;il aurait dit: &amp;quot;Je suis comme une méduse. Je flotte ici et là. Je touche celle-ci et celle-là; si elle répond, je la prends, sinon je flotte vers d&#039;autres&amp;quot;. Ainsi, elle mettait en cause sa moralité;&lt;br /&gt;
* Il aurait eu des mauvais comportements à son égards, et elle donnant comme exemple le fait qu&#039;il avait refusé de l&#039;embrasser un jour qu&#039;il partait en voyage; &lt;br /&gt;
* Il ouvrait son courrier et le lisait;&lt;br /&gt;
* Il lui demandait de rendre des comptes sur l&#039;utilisation de son argent;&lt;br /&gt;
* Il se serait comporté méchamment et l&#039;aurait délaissée alors qu&#039;elle était malade en 1897;&lt;br /&gt;
* Il ne lui aurait pas adressé la parole pendant des semaines, communiquant avec elle au moyen de mots écrits sur des papiers;&lt;br /&gt;
* Il avait envoyé des lettres à la famille et aux amis de sa femme pour qu&#039;ils cessent tout contact, car il estimait que ces relations étaient mauvaises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, lors du procès, lorsque son avocat demanda à Maria si elle estimait que son mari était coupable d&#039;adultère avec Rose Ball, alors jeune sténographe de Russell, elle répondit : &amp;quot;Non&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, Maria affirma qu&#039;elle était à l&#039;origine du plan des trois premiers volumes de la série &#039;&#039;Millennial Dawn&#039;&#039; et qu&#039;elle en avait rédigé au moins la moitié; elle dit aussi qu&#039;elle avait quasiment fini le quatrième volume quand elle était partie pour Chicago (des années plus tard, les nièces de Maria confirmèrent que celle-ci avait bien rédigé ces ouvrages, qui furent pourtant crédités à Russell).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rose Ball, qui était en Australie, ne témoigna pas à la barre. Les accusations de Maria relatives à cette affaire furent prononcées à la barre le jeudi 26 avril 1906. Elle évoqua des griefs qui remontaient à 1894, mais, comme les accusations dans la déclaration de sa plainte ne commençaient qu&#039;en 1897, l&#039;avocat de Russell obtient de la Cour que les propos ayant trait à des accusations antérieures à 1897 soient enlevées des minutes du procès.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Russell v. Russell&#039;&#039;, jugement de 1906, pp. 19-20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses de Russell===&lt;br /&gt;
Ceux qui témoignèrent en faveur de Charles furent  [[John A. Bohnet]], Clara Taylor, W.E. Page, Marcus Tuttle et Mme Emily Sheesly (Emily Mathews, la servante).&amp;lt;ref name=&amp;quot;Parkinson40&amp;quot;/&amp;gt; Charles répondit à chacune des accusations de sa femme, excepté sur l&#039;abstinence sexuelle du couple car la cour ne permit pas que ce sujet soit abordé publiquement. Ses explications furent les suivantes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nia avoir prononcé les paroles que sa femme lui attribuait en rapport avec la méduse, et justifia chacun des situations qui lui étaient reprochées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que Rose Ball était une jeune fille qui se sentait fatiguée et seule depuis la mort de son frère Charles. Un soir qu&#039;il la trouva entrain de pleurer, il la consola, et elle s&#039;assit sur ses genoux et l&#039;embrassa. Comprenant qu&#039;il devait se comporter de façon plus paternelle, Russell proposa à sa femme que Rose soit considérée comme leur fille et qu&#039;elle se joigne à eux pour l&#039;étude de la Bible. Ainsi, quand elle allait se coucher à 21 heures, elle les embrassait tous les deux jusqu&#039;à ce qu&#039;elle ait suffisamment grandi pour que Russell estime qu&#039;il valait mieux qu&#039;elle ne l&#039;embrasse plus, ceci afin de ne pas provoquer la jalousie de sa femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre fois, il déclara que s&#039;il avait tenu la main de Rose dans sa chambre une nuit, c&#039;était probablement parce qu&#039;elle était malade et qu&#039;il lui prenait le pouls. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l&#039;aide-ménagère Emily, il ne s&#039;enferma dans sa chambre qu&#039;un très court instant simplement parce qu&#039;elle était malade et qu&#039;il n&#039;entendait pas ce qu&#039;elle lui disait à cause du bruit d&#039;une pompe à eau utilisée au deuxième étage. Par ailleurs, Emily témoigna du comportement irréprochable de Russell à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell contesta vigoureusement les déclarations de sa femme à propos de sa participation à la rédaction des ouvrages de la série &#039;&#039;Millennial Dawn&#039;&#039;, disant: &amp;quot;Je ne pense pas du tout que Mme Russell serait capable d&#039;écrire les trois volumes, ou le quatrième volume, ou n&#039;importe lequel des volumes. Si elle a cette capacité, je ne l&#039;ai jamais su; et pourtant j&#039;ai été surpris par son témoignage et j&#039;ai pensé que je me devrait demander une pension alimentaire lorsque j&#039;ai entendu son témoignage sur le sujet&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Verdict et démarches judiciaires ultérieures===&lt;br /&gt;
Avant la délibération, le juge Collier adressa au jury ces quelques recommandations qui permettent d&#039;apprécier la valeur du verdict qui a été rendu:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Ross|Ross, 1913]], pp. 21,22&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« Dans cet État, l&#039;une des causes de divorce est la présentation de tels affronts à la personne de l&#039;épouse ou le mari telles qu&#039;ils rendent son état intolérable et sa vie insupportable et, partant, l&#039;oblige à se retirer de la société de l&#039;épouse ou du mari. C&#039;est ce cas, et il est &#039;&#039;&#039;totalement indifférent de savoir si c&#039;est un divorce de corps ou d&#039;un divorce d&#039;avec les liens du mariage&#039;&#039;&#039;, parce que dans les deux cas, &#039;&#039;&#039;la relation familiale est dissoute&#039;&#039;&#039; et chacun en souffre si la loi n&#039;est pas respectée. Je mentionne ces choses parce que c&#039;est mon devoir solennel de le faire, afin que vous le compreniez, et je ne doute pas que vous y parvenez. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans cette perspective, examinez les preuves. &#039;&#039;&#039;Cette dame doit vous convaincre&#039;&#039;&#039;, messieurs, qu&#039;en vertu de la diffamation qu&#039;elle a déposée, il est clair par la force de la preuve &#039;&#039;&#039;que de telles indignités personnelles ont été mises sur elle de temps de façon continue pendant une certaine période de temps, pas occasionnellement, mais de façon continue pendant une certaine période de temps, de manière à rendre son état intolérable et sa vie insupportable et l&#039;obliger à se retirer de la maison de son mari&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous le savez tous, votre bon sens vous enseigne que, sans un juge pour vous dire que chaque petite prise de bec entre un mari et sa femme, après avoir vécu quatorze années ensemble, n&#039;est pas une cause de divorce. Chaque petit désaccord, n&#039;est pas souvent parlant, ou rude, ne sont pas des causes de divorce, parce que la relation du mariage couvre tout cela. Les vœux qu&#039;ils ont pris, comme vous le savez tous, couvrent tout cela. Il doit y avoir quelque chose de plus que cela, &#039;&#039;&#039;il doit y avoir de telles indignités à sa personne telle qu&#039;elle la pousse à quitter son mari à cause de l&#039;indignité qu&#039;elle subie, rendant sa vie pesante et sa condition intolérable&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Maintenant, avec cette définition s&#039;applique la preuve. Une autre règle de droit, c&#039;est qu&#039;&#039;&#039;&#039;il ne doit pas être en partie sa faute, cela doit être entièrement la faute de son mari&#039;&#039;&#039; [...]. Vous devez vous prononcer sur ces faits, et vous devez juger la situation de ces personnes, leur intelligence, leur manière de vivre, leurs occupations et n&#039;importe quoi de ce genre. Vous allez juger et dire &#039;&#039;&#039;si ces indignités, si elles ont été commises, lui ont causé le sentiment que son état était intolérable et sa vie pesante et qu&#039;elle devrait partir&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si elles le sont — et je n&#039;ai mentionné que certaines d&#039;entre elles, alors elle aurait droit à un divorce de corps et de biens et aurait droit à un divorce complet si c&#039;est vrai. Il n&#039;y a pas de différence entre un divorce de corps et de bien, et le divorce complet; ne vous mélangez pas. &#039;&#039;&#039;L&#039;un est juste aussi mauvais que l&#039;autre; il faut des causes dans la même quantité dans un cas comme dans l&#039;autre&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 1908, le jury décida de prononcer une séparation de corps et de bien, car visiblement aucune réconciliation n&#039;était possible entre les époux. Saisie par Russell en octobre de la même année, la Cour supérieure de l&#039;État de Pennsylvanie confirma le jugement de première instance. Cette seconde décision, qui compte 150 pages, fut publiée le 19 octobre 1908.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wills20&amp;quot;&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], p. 20&amp;lt;/ref&amp;gt; Russell demanda à en appeler à la Cour suprême de l&#039;État de Pennsylvanie, mais sa requête fut rejetée.&amp;lt;ref name=&amp;quot;H37&amp;quot;&amp;gt;[[#Hebert|Hébert, 1960]], p. 37&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Polémique sur la pension alimentaire==&lt;br /&gt;
En janvier 1907, Maria obtint une pension mensuelle de 40 $, pension qui fut réévaluée à 100 $ en janvier 1908, avec {{unité|1000}} $ d&#039;arriérés et des frais de cour qui s&#039;élevaient à {{unité|1225}} $.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Hebert|Hébert, 1960]], p. 36&amp;lt;/ref&amp;gt; Or, en 1909, Russell transféra en plusieurs fois toute sa fortune estimée à {{unité|317000}} $ à la Société Watch Tower, puis déménagea toute l&#039;organisation dans l&#039;État de New York,&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 68&amp;lt;/ref&amp;gt; et ne versa pas plus que 40 $ par mois à sa femme avant juin 1909.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Blandre20&amp;quot;&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 20, qui se base sur &#039;&#039;Le Messager de la Parousie&#039;&#039;, P.S.L. Johnson, 1977, pp. 377, ss&amp;lt;/ref&amp;gt; De ce fait, quand on demanda à Russell lors du procès en appel: &amp;quot;Avez-vous des biens ou objets de valeur dans votre nom à l&#039;heure actuelle?&amp;quot;, celui-ci répondit à la cour: &amp;quot;J&#039;ai aux environs de 200 $, au plus près que je m&#039;en souvienne, en espèces à la banque&amp;quot;, et ajouta que c&#039;était là tout ce qu&#039;il avait.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Gruss|Gruss, 2003]], p. 202, qui se base sur &#039;&#039;Russell v. Russell&#039;&#039;, appel de 1907, p. 74&amp;lt;/ref&amp;gt; Une saisie fut réalisée en décembre 1908 par un shérif qui mis aux enchères les actions de Russell dans la Société Watch Tower et dans la United States Investment Company, ce qui rapporta un total de 67 $.&amp;lt;ref name=&amp;quot;H37&amp;quot;/&amp;gt; Selon le [[testament de Russell]], la somme de 200 $ était le seul héritage qu&#039;il réservait à sa femme après son décès.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Blandre20&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette attitude fut critiquée par la cour comme étant une violation de la pension alimentaire qu&#039;il devait à sa femme.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Gruss17&amp;quot;/&amp;gt; La cour déclara: &amp;quot;Le but de cette transaction dans son ensemble a été de priver sa femme de son intérêt relatif à la dot et a été une fraude&amp;quot;. Maria demanda au tribunal d&#039;obliger son mari à verser la pension alimentaire, et une saisie fut ordonnée. Le juge J. R. McFarlane qui entendit la requête, exprima l&#039;avis de la Cour: &amp;quot;La réponse du répondant au règlement de la saisie est en grande partie une répétition de la défense, mise en place à la demande du règlement de la pension alimentaire. Pour autant qu&#039;il [Russell] est concerné, il fut statué contre lui que son bien a été éliminé par lui en fraude des droits de sa femme, et ses itération et réitération du refus de ce devoir est, à tout le moins, de mauvais goût, en particulier compte tenu des circonstances [...]. Les transferts furent effectués, pour autant que le défendeur est concerné, sans le droit de faire, contre sa femme. Refuser une saisie permettrait à tout défendeur de mettre sa propriété dans les mains d&#039;un ami qui se prête à sa volonté, et ensuite défier le pouvoir de la cour.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Ross|Ross, 1913]], p. 23&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait de transférer l&#039;organisation d&#039;un État à un autre obligeait Maria à obtenir une ordonnance d&#039;extradition, ce qu&#039;elle fit, et conduisit à la condamnation du pasteur par une troisième cour.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Ross|Ross, 1913]], p. 24&amp;lt;/ref&amp;gt; Dans une interview accordée au &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; du 3 avril 1909, Russell déclara: &amp;quot;Tous les hommes sont plus ou moins influencés par le charme d&#039;une belle femme. Bien que je ne dise pas que ce fut la raison pour laquelle la Cour a permis à ma femme d&#039;obtenir une augmentation de sa pension alimentaire. [...] J&#039;ai dit à la Cour que je n&#039;étais pas en mesure de payer, alors ils sont maintenant en train de chercher à m&#039;envoyer en prison en guise de représailles. Mais je suis serein. S&#039;ils me veulent à Pittsburgh, je m&#039;en vais. Mais je ne vais pas payer un sou de plus que 40 $ par mois.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 30,31&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un fait tend à valider la théorie de la fuite de Russell pour échapper aux poursuites. En mai 1909, un ordre d&#039;arrestation fut lancé à Pittsburgh sur la personne de Russell. Néanmoins, comme le note le &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; du 3 mai, Russell &amp;quot;ne pouvait pas être arrêté ici&amp;quot; (Brooklyn) &amp;quot;sur la base de l&#039;arrêt de la cour de Pittsburgh&amp;quot;, mais pouvait l&#039;être s&#039;il retournait à Pittsburgh.&amp;lt;ref&amp;gt;(en) &amp;quot;Pastor Rusell&#039;s troubles&amp;quot;, &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039;, 3 mai 1909&amp;lt;/ref&amp;gt; De leur côté, les amis du pasteur affirmèrent que celui-ci avait transféré le siège de la société à Brooklyn pour fuir la &amp;quot;persécution&amp;quot; qu&#039;il aurait subie à l&#039;endroit où ses difficultés conjugales furent exposées au tribunal. Russell, quant à lui, avança le fait que ce transfert faisait partie de ses projets afin d&#039;étendre son œuvre d&#039;évangélisation.&amp;lt;ref&amp;gt;(en) &amp;quot;Pastor Russell returns&amp;quot;, &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039;, 2 février 1909&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces deux dernières versions sont celles qui continuent d&#039;être retenues par le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque pour justifier le transfert à Brooklyn.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 18, qui se base sur &#039;&#039;L&#039;Étendard de la Bible&#039;&#039;, juillet 1976, p. 944&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interviewé dans la presse, Russell déclara en outre qu&#039;il n&#039;avait aucune propriété en son nom (ce qui revenait à jouer sur les mots), qu&#039;il n&#039;avait pas de quoi payer car il avait transféré tout ce qu&#039;il avait à la Société Watch Tower et qu&#039;il n&#039;avait pas peur de l&#039;annonce de la saisie de ses biens par l&#039;avocat Porter. Ironiquement, l&#039;article termine en relevant qu&#039;à la fin de la discussion, Russell parla au téléphone avec le directeur d&#039;un établissement d&#039;imprimerie et ordonna nonchalamment qu&#039;un million de copies d&#039;un tract sorte des presses aussi si vite que possible.&amp;lt;ref&amp;gt;(en) &amp;quot;Pastor Russell says he&#039;s not frightened&amp;quot;, &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039;, 4 mai 1909&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des critiques des Témoins de Jéhovah reprochent aussi cette attitude, notamment Ken Guindon qui déclare: &amp;quot;Il est cependant intéressant de noter que c&#039;est durant cette même année que le siège du mouvement, qui se trouvait à Pittsburgh où cette longue affaire (1903-1908) traînait devant le tribunal, fut transféré à Brooklyn, dans l&#039;État de New York. Y a-t-il un rapport... ?&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Guindon|Guindon, 2000]], p. 18&amp;lt;/ref&amp;gt; Le problème majeur était que Russell était le principal actionnaire de la Société Watch Tower, ainsi que d&#039;autres sociétés dont la United Cemetaries Company, la People&#039;s Pulpit Association et la [[Solon Society]]. Toutefois, comme le note Timothy White, il ne faut pas oublier non plus que Russell utilisait son argent pour promouvoir son œuvre d&#039;évangélisation et que Maria s&#039;était déjà servi de cet l&#039;argent pour imprimer des tracts dont le but était de détruire le travail qu&#039;il avait cherché à construire.&amp;lt;ref name=&amp;quot;W22&amp;quot;&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 22,23&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En définitive, ce sont ses amis Étudiants de la Bible qui récoltèrent les fonds nécessaires pour payer une pension dont le total s&#039;élevait alors à {{unité|9000}} $ en arriérés de paiement et en avances pour jusqu&#039;en 1913, frais de justice et honoraires d&#039;avocats inclus. C&#039;est Rutherford qui remis à Russell l&#039;argent récolté.&amp;lt;ref name=&amp;quot;W22&amp;quot;/&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 1er juillet 1909, p. 199 R 4424&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], pp. 68,69&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Motifs de séparation et du verdict==&lt;br /&gt;
Globalement, les raisons qui ont poussé le couple à s&#039;entre-déchirer sont les suivantes:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], pp. 35,36&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Abstinence sexuelle&#039;&#039;&#039;: certes, les époux y consentirent avant leur mariage, mais tous deux ne vécurent pas de la même manière cette situation. En effet, Russell semblait ne pas être particulièrement intéressé par le sexe, et vivait très bien son absence de relations sexuelles. Ce mode de vie était motivé par des considérations d&#039;ordre religieux: pour lui, il fallait délaisser les plaisirs charnels même à l&#039;intérieur du couple marié — bien qu&#039;il n&#039;en faisait pas une règle générale à suivre — pour mériter la récompense spirituelle. En revanche, Maria apparut comme frustrée et révéla, par l&#039;intermédiaire de son avocat lors de sa séparation officielle, qu&#039;une telle abstinence la privait de l&#039;un des plaisirs de la vie.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Différences sur la place de la femme&#039;&#039;&#039;: Russell avait peu d&#039;attentions pour sa femme, et la considérait surtout comme son associée au sein de la Société Watch Tower et la rédactrice de son magazine. De ce fait, Maria estimait qu&#039;elle n&#039;était considérée avec pas plus d&#039;égards qu&#039;une simple servante. Par ailleurs, elle était ambitieuse et profondément influencée les idées féministes, et aurait aimé que son mari lui accorde davantage de responsabilités au sein de la gestion de l&#039;organisation.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Jalousie de Maria&#039;&#039;&#039;: celle-ci estimait que son mari accordait trop d&#039;attention à d&#039;autres femmes, notamment Rose Ball et la servante Emily, et était trop familier physiquement avec elles. Cela la contraria beaucoup, bien qu&#039;elle ne pensait pas qu&#039;il allait jusqu&#039;à commettre l&#039;adultère avec elles. En fait, il était évident que Russell entretenait des romances platoniques avec ces jeunes femmes et d&#039;autres qui étaient de grandes admiratrices; même si ce n&#039;était pas sexuel, cela démontrait bien l&#039;ascendant que Russell avait sur ses employées et ses fidèles proches. Cela peut expliquer pourquoi Maria se sentait frustrée de cette situation, puisqu&#039;au fond, Russell se comportait de façon plus galante avec d&#039;autres femmes qu&#039;avec sa propre épouse.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Querelles familiales&#039;&#039;&#039;: un testament que Russell aurait rédigé pour son père provoqua la colère d&#039;Emma, la femme de son père, et Maria décida de se ranger du côté de sa sœur dans cette histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;auteure Barbara Grizzuti Harrison, ex-Béthélite, rapporte de longs passages du procès parus dans le &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; — passages repris dans la réédition italienne du livre de Timothy White —,  et qui dépeignent Maria comme &amp;quot;une femme malade et aigrie, abandonnée dans une grande maison vide de quatre étages, désorientée, inquiète, sans aucune aide&amp;quot;. Plusieurs points précis amenèrent au jugement en faveur de Maria, dont ceux-ci:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 23-27&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Il écrivit en 1896 qu&#039;il pensait depuis trois ans avoir fait une erreur en se mariant, alors qu&#039;en 1893, Maria le soutenait sans réserves;&lt;br /&gt;
* Russell dit à la cour que, lorsque sa femme fut malade en 1897, il pensait que son état de santé résultait de la volonté du Seigneur et le lui fit savoir par l&#039;intermédiaire de Rose Ball qui lui transmis des messages de cette teneur; à son rétablissement, il lui demanda, devant Rose, de préparer un rapport détaillé de ses actes illicites;&lt;br /&gt;
* Lors de la réunion du 5 septembre, il reconnut avoir déclaré que sa femme était faible mentalement et influencée par Satan, donc déséquilibrée; Helen Brace, témoin de cette réunion, et une lettre du 8 septembre 1897 de Russell à M. Brown, confirmèrent que, selon lui, elle souffrait de confusion mentale et était à demi-hypnotisée par sa sœur Emma, elle-même considérée comme une manifestation du diable;&lt;br /&gt;
* Maria ne put pas s&#039;exprimer lors de cette réunion, bien qu&#039;elle résidait alors dans l&#039;immeuble, puisque la porte de la salle fut fermée à clé;&lt;br /&gt;
* Elle témoigna avoir dit à son mari: &amp;quot;Même un chien a plus de droits que moi&amp;quot;, et il lui a répondu :&amp;quot;Vous avez les droits que vous méritez&amp;quot;, ce qu&#039;il ne contesta pas; de même, un jour, il lui prit le bras et lui dit: &amp;quot;Va-t&#039;en, maudite&amp;quot;, &amp;quot;Vous n&#039;êtes que ma femme légalement&amp;quot; et &amp;quot;Une femme n&#039;a pas droit au même respect que son mari.&amp;quot;&lt;br /&gt;
* Dans une lettre datée du 9 juillet 1896, il écrivit: &amp;quot;Pour éviter tout malentendu, je vous dis que lorsque les circonstances l&#039;exigent, vous serez la seule à prendre l&#039;initiative de me souhaiter bonjour et bonne nuit: il ne serait pas correct que je le fasse moi-même&amp;quot;;&lt;br /&gt;
* Il l&#039;écarta de tous ses proches, et ainsi elle se retrouva complètement isolée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faisant part de son point de vue sur le procès, Harrison écrivit: &amp;quot;C&#039;est une histoire (...) pleine de vapeurs victoriennes et d&#039;horreurs; mais la douleur d&#039;une femme d&#039;être poussée dans la folie, tourmentée par des messages vindicatifs envoyés à elle sous le couvert de l&#039;amour conjugal par le biais de son mari intime, est non dissimulée dans la prose cramoisie de son avocat [à Maria] la défendant et la prose majestueuse d&#039;un juge splendide dans sa colère.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Harrison59&amp;quot;&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 59&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répercussions dans la presse==&lt;br /&gt;
L&#039;affaire fut largement relayée par voie de presse: il y eut, entre autres, des articles critiques dans le &#039;&#039;Inter-Ocean&#039;&#039; du 25 avril 1906,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, p. 212, R 3809&amp;lt;/ref&amp;gt; et dans le &#039;&#039;Pittsburg Sun&#039;&#039;;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, p. 226, R 3819&amp;lt;/ref&amp;gt; cependant, d&#039;autres journaux, tels le &#039;&#039;Pittsburg Gazette&#039;&#039;, qui avait titré son article &amp;quot;Russell dénie les accusations de sa femme&amp;quot;, furent moins virulents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 4 mai 1906, le journal &#039;&#039;Washington Post&#039;&#039; publia un article particulièrement vindicatif et ironique contre Russell, dans lequel l&#039;affirmation selon laquelle le pasteur se comportait comme une &amp;quot;méduse&amp;quot; était considérée comme un fait incontestable. L&#039;article déclarait:&amp;lt;ref name=&amp;quot;WPC&amp;quot;&amp;gt;(en) [http://www.watchtowerdocuments.com/downloads/1908_Russell_v._Washington_Post_Company_Decision.pdf Court of Appeals of District of Columbia, &amp;quot;Russell v. &#039;&#039;Washington Post&#039;&#039; Company&amp;quot;, 5 mai 1908], format pdf, sur watchtowerdocuments. Consulté le 18 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Tucker|Tucker, 1989]], p. 122&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« [...] Le pasteur Russell est le fondateur d&#039;une nouvelle foi. Il appelle ses fidèles les &amp;quot;Russellistes&amp;quot;. Il ne croit pas qu&#039;il y ait du tout d&#039;enfer excepté ici sur terre, et cette doctrine, il la prêche à une congrégation très zélée et dévouée. Nous rajoutons aussi qu&#039;il monopolise l&#039;entreprise de la méduse en sa qualité de chef de l&#039;Église. Il flotte autour parmi ses fidèles, les touchant ici et là. Celles qui répondent, il les embrasse rapidement. Quand elles ne répondent pas, c&#039;est, sans doute, son idée de l&#039;enfer. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] Le pasteur Russell dit qu&#039;il est comme une méduse qu&#039;il flotte pour toucher ses paroissiennes quand il s&#039;approche suffisamment, et que, quand elles &amp;quot;répondent&amp;quot;, — quoi que cela peut signifier, — il les embrasse. Il ajoute que le seul enfer qu&#039;il connaît ou dans lequel il croit est un enfer strictement terrestre; à partir de quoi nous concluons qu&#039;il trouve des diables seulement parmi celles qui ne &amp;quot;répondent&amp;quot; pas quand il les touche. Le cas particulier qui a précipité la procédure de divorce ne semble pas avoir été du tout infernal. Dans ce cas, la méduse a touché une certaine Rose Ball, qui dut répondre très rapidement, puisque Mme Maria Frances Russell, la plaignante dans la procédure de divorce, fut témoin oculaire de l&#039;embrassement qui s&#039;ensuivit. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais dans l&#039;ensemble, cette foi nouvelle, les &amp;quot;Russellistes&amp;quot;, semble posséder un grand nombre des éléments de popularité. Tôt ou tard, bien sûr, les plus hauts officiels de l&#039;église, et peut-être quelques-uns des messieurs les plus aventureux de la congrégation, peuvent conclure qu&#039;avec un peu de pratique, ils pourraient devenir des méduses très actives eux-mêmes, et que cela mènerait inévitablement à la dissension. [...] Bien sûr, il est malheureux que l&#039;épouse de notre méduse soit entrée en scène juste au moment critique. Ces incidents, cependant, arriveront même dans les plans d&#039;exaltation les plus soigneusement préparés. La grande vérité reste que Rév. Russell-méduse a ouvert une voie puissamment attractive vers la vie supérieure, et que, sauf catastrophes imprévues, il s&#039;y rendra avec une fréquence enviable. » &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 février 1908, le pasteur poursuivit le journal pour diffamation, et le 5 mai, le jury trancha en sa faveur, lui accordant un dollar de dommages et intérêts. Russell fut autorisé par la Cour d&#039;appel du District de Columbia à ester en appel et obtint un règlement en espèces de {{unité|15000}} $  — l&#039;équivalent de {{unité|310000}} dollars en 2005 —, le paiement de tous les frais de justice, le droit de publier un démenti sur les allégations diffamatoires, et une autorisation à publier les sermons dans le journal.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford19&amp;quot;&amp;gt;[[#Rutherford|Rutherford, 1915]], pp. 19-20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, un prédicateur du New Jersey écrivit un article dans le &#039;&#039;Chicago Mission Friend&#039;&#039;, accusant le pasteur d&#039;immoralité en se basant sur l&#039;histoire de la &amp;quot;méduse&amp;quot;. Une plainte pour diffamation fut déposée par l&#039;avocat de Russell et la Cour se positionna en faveur de ce dernier. L&#039;avocat de la partie adverse chercha un compromis au niveau des dommages et intérêts, et finalement un démenti réhabilitant la moralité de Russell fut publié dans le journal.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford19&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de la publicité négative que cette issue défavorable occasionna à la réputation du pasteur, [[Clayton J. Woodworth]] conseilla à ce dernier de s&#039;expliquer publiquement, ce qu&#039;il fit dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais) du 15 juillet 1906 &amp;lt;small&amp;gt;(voir les extraits plus bas)&amp;lt;/small&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux versions de cette histoire furent et continuent d&#039;être rapportées: d&#039;une part, celle de Russell, qui fut publiée dans cette &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039;, et qui est reprise par ceux qui le soutiennent, lui ou les mouvements dont il est à l&#039;origine, et d&#039;autre part, celle publiée dans la presse et diffusée par le clergé pour nuire à Russell et à son mouvement, et qui basait son argumentation sur la supposée inconduite sexuelle du pasteur, celle-ci faisant désormais partie — à tort — des biographies officielles en Amérique. Les deux versions ne sont toutefois pas rigoureusement exactes, étant trop partisanes pour être objectives.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wills20&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, cette affaire de séparation fut désastreuse pour l&#039;image de Russell, car beaucoup de ses disciples furent désabusés et hostiles à son égard, pensant qu&#039;il ne pouvait pas être un serviteur de Dieu dans de telles circonstances. Selon le chercheur Herbert Stroup, des milliers de disciples ont alors quitté le mouvement.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Stroup&amp;quot;&amp;gt;Stroup, Herbert H. (1945) (anglais), &#039;&#039;The Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, Columbia University Press, pp. 9,10&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Différents points de vue sur l&#039;affaire==&lt;br /&gt;
===Juge Orlady===&lt;br /&gt;
Après avoir pris connaissance du transcript du procès en première instance, le juge Orlady, de la Cour supérieure de l&#039;État de Pennsylvanie, exprima ainsi son opinion:&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Wills|Wills, 2006]], pp. 20-22&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Gruss17&amp;quot;&amp;gt;[[#Gruss|Gruss, 2003]], p. 17&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« Dans la plainte déposée dans cette affaire, le défendeur [C.T. Russell] est accusé d&#039;avoir opéré des indignités à l&#039;encontre de l&#039;accusatrice [Mme Russell] au point de &#039;&#039;&#039;lui avoir rendu les conditions d&#039;existence insupportables et la vie difficile, l&#039;obligeant donc à quitter la maison et la famille&#039;&#039;&#039;. Un éclaircissement des indignités a été spécifié dans le &#039;&#039;&#039;manque de respect dont elle a fait l&#039;objet devant la domestique et d&#039;autres personnes&#039;&#039;&#039;; le &#039;&#039;&#039;langage irrespectueux&#039;&#039;&#039; contre elle; le fait que son mari &#039;&#039;&#039;fit circuler parmi ses amis la rumeur qu&#039;elle n&#039;était pas saine d&#039;esprit&#039;&#039;&#039;, et d&#039;autres histoires qui ont tendance à avoir &#039;&#039;&#039;une incidence sur sa personnalité et sur son droits de recevoir, d&#039;entretenir ou de visiter ses amis, avec des répercussions évidentes sur sa réputation et ses qualités morales&#039;&#039;&#039;, et que ce soit en paroles comme en actions, il l&#039;a sérieusement engagée à croire qu&#039;il voulait la priver de sa liberté; en raison d&#039;un tel traitement, elle a été &#039;&#039;&#039;maintenue dans une crainte constante&#039;&#039;&#039;, sa santé en a été affectée sérieusement, son existence est devenue intolérable et insupportable&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Après un examen attentif des 150 pages de témoignages sur cette affaire, nous sommes &#039;&#039;&#039;convaincus que le verdict a été pleinement respecté et correctement validé par le refus des motions de l&#039;accusé&#039;&#039;&#039;... Il nous suffit de dire que nous avons examiné toutes les preuves à la lumière des principes généraux relatifs à cette cause de divorce, et bien qu&#039;il existe de nombreux détails contradictoires, nous sommes obligés de conclure que &#039;&#039;&#039;les témoignages de l&#039;accusatrice et de ses témoins, s&#039;ils ont été jugé valables par le jury, sont suffisants pour leur permettre d&#039;en tirer les éléments essentiels pour une dissolution de toute la légitimité du mariage&#039;&#039;&#039;. Ici se termine notre devoir pour autant que nous en sommes autorisés par la preuve. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le tribunal a fourni des instructions appropriées au jury, en expliquant qu&#039;il serait dans l&#039;obligation d&#039;être convaincu, sur la base de la force de la preuve, que &#039;&#039;&#039;les outrages perpétrés de temps à autre contre la demanderesse, ne l&#039;étaient pas occasionnellement, mais en permanence, de manière à lui rendre les conditions de vie intolérables et l&#039;existence insupportable et de la forcer à abandonner le toit conjugal. Ce fait a été réaffirmé à plusieurs reprises dans l&#039;acte d&#039;accusation&#039;&#039;&#039;. Et aussi que les conditions intolérables qui l&#039;obligèrent à partir, ne devaient pas être lui [à Maria] être comptés comme faute, comme l&#039;une de ses formes d&#039;obstination aussi intellectuelle que d&#039;un autre genre. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si on analyse le témoignage, il est difficile de comprendre les raisons du défendeur pour expliquer son comportement envers sa femme. De son point de vue, il est clairement convaincu que &#039;&#039;&#039;ses droits de mari sont profondément différents de ce que les règles établies par la loi imposent et qui sont reconnus par tous les tribunaux de ce pays&#039;&#039;&#039;. Il a dit à sa femme: &amp;quot;Je peux vous indiquer des milliers de femmes qui seraient heureuses d&#039;être à votre place et, connaissant mes désirs, seraient promptes à les satisfaire&amp;quot;. Sa haute opinion de lui-même est évidente dans les mots qu&#039;il a adressés à un ami: &amp;quot;J&#039;ai été approché à deux reprises par des gens qui ont pensé à organiser une grande banque à Pittsburgh, avec un capital de trois millions de dollars, et ils m&#039;ont demandé d&#039;utiliser mon nom pour l&#039;organisation en tant que président probable&amp;quot;, et à un autre ami, il a dit: &amp;quot;Après avoir lu &#039;&#039;Le Divin Plan des Âges&#039;&#039;, les gens disent que le frère Russell [sic] est grand! Je veux aller à Allegheny pour rester proche de ce grand homme. Une fois arrivé, on se rend compte que le frère Russell [sic] n&#039;a pas d&#039;idées délirantes de grandeur, et qu&#039;il croit tout simplement que c&#039;est la Parole de Dieu d&#039;être merveilleux. Il leur explique les choses comme s&#039;il s&#039;agissait d&#039;un problème de mathématique; et quand ils entendent ses réponses, ils disent &amp;quot;comme c&#039;est simple&amp;quot;&amp;quot;. &#039;&#039;&#039;Son témoignage est plein de ces expressions et d&#039;autres sur l&#039;estime de lui-même. Ses lettres à ses amis nous donnent une certaine idée de combien il s&#039;estime lui-même&#039;&#039;&#039;. Il déclara à plusieurs reprises ne pas être prétentieux, mais doux et non arrogant, et écrit que deux phrénologues l&#039;ont examiné et lui ont assuré qu&#039;il était dépourvu d&#039;estime de lui-même. De tout son témoignage émerge sa conviction dans son droit d&#039;être venu à la conclusion qu&#039;il a déclaré dans une lettre à sa femme, à savoir: &amp;quot;J&#039;en conclus que je ne suis adapté à personne, et que personne n&#039;est adapté à moi hormis le Seigneur. Je suis reconnaissant du fait que Lui et moi nous comprenons l&#039;un l&#039;autre et nous faisons mutuellement confiance. Le mois dernier, j&#039;en ai été encore convaincu, même contre mon gré. Je suis convaincu que nos difficultés, qui ne sont pas seulement les nôtres, démontrent comme c&#039;est une grosse erreur que les hommes et les femmes à l&#039;intelligence particulière, se marient&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Envisager les choses de son point de vue est cohérent, et il est naturel qu&#039;on se soit naturellement senti autorisé à croire que tout doute sur l&#039;exactitude de ses opinions ou les conclusions avait été le fruit d&#039;un complot et des manœuvres de sa femme; que sa femme était blasphématoire, ou comme il le dit lui-même: &amp;quot;Une des deux choses est certaine: ou ma femme est devenue mentalement déséquilibrée, ou elle est possédée par un mauvais esprit&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le témoignage indique clairement que chacun des deux est fermement convaincu d&#039;interpréter correctement les Saintes Écritures. Les deux ont été impliqués dans la publication d&#039;un journal appelé &#039;&#039;La Tour de Garde de Sion&#039;&#039; et &#039;&#039;L&#039;Aurore du Millennium&#039;&#039;, de tracts &#039;&#039;La Bible Tour de Garde&#039;&#039; [sic] et de brochures. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le comportement [de Russell] envers sa femme démontre un &#039;&#039;&#039;égoïsme persistant&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;louange extravagante de lui-même&#039;&#039;&#039;, qui a clairement indiqué au jury que son comportement envers elle était une succession ininterrompue d&#039;un comportement d&#039;une arrogance supérieure, ce qui aurait rendu la vie de n&#039;importe quelle femme chrétienne &#039;&#039;&#039;insupportable et intolérable&#039;&#039;&#039;. Son inconvenance de &#039;&#039;&#039;la traiter comme une servante&#039;&#039;&#039; en face des domestiques, &#039;&#039;&#039;l&#039;accusant d&#039;être folle&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;sous l&#039;influence de personnes mauvaises et traîtres&#039;&#039;&#039; motive amplement son abandon du toit conjugal et justifie la crainte qu&#039;il avait &#039;&#039;&#039;l&#039;intention de l&#039;humilier davantage avec la menace de recourir au droit de la déclarer malade mentale&#039;&#039;&#039;. Il n&#039;y a pas une seule syllabe dans tout son témoignage pour justifier ses &#039;&#039;&#039;calomnies continuelles&#039;&#039;&#039; en confrontation avec sa personnalité ou son état d&#039;esprit, ni de la façon qu&#039;il explique sa conviction qu&#039;ils étaient différents, si ce n&#039;est avec le fait que elle n&#039;était pas d&#039;accord avec lui sur le mode de vivre et de mener ses affaires. Il dit lui-même qu&#039;elle est une femme de hautes qualités intellectuelles et d&#039;un parfait caractère moral. Tandis qu&#039;il nia d&#039;une manière générale le fait qu&#039;il tenta de diminuer sa femme comme elle le prétendait, l&#039;effet général de son propre témoignage est une excellente confirmation de ses allégations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bien qu&#039;initialement, autant en Angleterre que dans certains États américains, on croyait que la souffrance psychique, les difficultés ou les blessures et les problèmes de santé qui sont causés par des souffrances physiques et morales ne suffisaient pas à configurer l&#039;infraction de cruauté, de meilleurs approfondissements ultérieurs de cette question rejetèrent la doctrine antérieure car elle était uniquement fondée sur une évaluation trop simpliste de la relation conjugale, et il est maintenant généralement admis, et cela a toujours été le cas en Pennsylvanie, que chaque comportement injustifiable de la part du mari ou de la femme, au point de constituer une grave attaque sur la santé mentale de l&#039;autre, ou mettant gravement en danger sa stabilité émotionnelle de manière à nuire à sa santé, ou privant de sens et de but le lien matrimonial, constitue de la cruauté, même si la personne n&#039;en vient pas à causer de violence physique, ou à menacer dans ce sens: [citation d&#039;un certain nombre de précédents]. Pour s&#039;assurer du bien-fondé d&#039;un divorce sur la base du comportement de l&#039;une des deux parties qui a rendu à l&#039;autre des conditions de vie insupportables, et dans lequel il n&#039;existe aucune preuve concrète de violence physique, que celle-ci soit réellement infligée ou seulement menacée, il doit y avoir &#039;&#039;&#039;des preuves fortes et convaincantes que les mauvais traitements présumés ont été très sérieux et perpétrés sur une longue durée&#039;&#039;&#039;. La plaignante a pris sa décision après avoir clairement examiné toutes les circonstances, et &#039;&#039;&#039;les preuves qu&#039;elle a présentées au cours du procès garantissent l&#039;exactitude du verdict a été émis. Comme il n&#039;y avait aucune erreur dans la procédure, la peine est confirmée&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Me Porter, avocat de Maria===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eagle, 15 novembre 1911 (1).jpg|thumb|right|200px||Article du &#039;&#039;Brooklyn Eagle&#039;&#039;, 15/11/1911, partie 1]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Eagle, 15 novembre 1911 (2).jpg|thumb|right|200px||Article du &#039;&#039;Brooklyn Eagle&#039;&#039;, 15/11/1911, partie 2]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article du &#039;&#039;Brooklyn Eagle&#039;&#039; daté du 15 novembre 1911 (voir scans à droite) rapporta les raisons pour lesquelles la femme du pasteur le quitta. L&#039;article cite textuellement le long mémoire préparé par Me Porter, l&#039;avocat de Maria Russell, et qui fut présenté à la Cour Supérieure de Pennsylvanie. Ce mémoire fut rédigé après que Russell eut fait appel du verdict autorisant la séparation entre les époux, et contient les preuves qui motivèrent la Cour de Common Pleas à prononcer cette sentence. Il contient les conclusions prononcées par le juge Orlady dans lesquelles celui-ci estime que la mauvaise conduite de Russell &amp;quot;justifiait pleinement l&#039;abandon de domicile de Mme Russell&amp;quot;. Puis les conditions de vie de Maria sont décrites par le juge Orlady:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
« Les appartements dans lesquels les Russells vivaient étaient au quatrième étage d&#039;une maison commerçante de Arch Street, Alleghney, Pa. Il n&#039;y avait pas de voisin à une distance d&#039;appel dans la nuit, et bien que pendant un certain nombre d&#039;années, le bâtiment avait été occupé par les employés de la Watch Tower la nuit; encore peu après que l&#039;intimé [Russell] eut commencé ses rapports au sujet de la santé mentale de sa femme, tous les employés furent enlevés de l&#039;immeuble, &#039;&#039;&#039;laissant Mme Russell seule&#039;&#039;&#039; lorsque son mari était absent. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les conditions étaient celles de &#039;&#039;&#039;désolation totale&#039;&#039;&#039; en ce qui la concerne. Quels durent être les sentiments de cette femme après ces deux années d&#039;&#039;&#039;&#039;indignités&#039;&#039;&#039; ? Pas de doute, elle fut &#039;&#039;&#039;écrasée, humiliée et le cœur brisé&#039;&#039;&#039;, et aurait naturellement des appréhensions lors de l&#039;absence de son mari ou prendrait une sorte de procédure basée sur le prétexte allégué [par son mari] de son inconsistance mentale [à elle], et il ne fait aucun doute que son mari envisageait sérieusement à l&#039;époque l&#039;opportunité d&#039;enquêter sur l&#039;état mental de sa femme par une expertise, et nonobstant le fait que lorsque la question fut posée au témoin à la barre il nia, sa lettre au juge Breedon (pièce n°15) contient cette déclaration:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: &amp;quot;En effet, s&#039;il n&#039;avait pas eu mon aversion pour la publicité sur le compte de la dame tout aussi bien que sur le mien, j&#039;aurais senti cela seulement comme un devoir normal de  demander au tribunal de nommer un examen d&#039;experts compétents sur l&#039;état mental de la dame.&amp;quot; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tandis qu&#039;il vivait seul avec sa femme dans ce large immeuble, il prépara une lettre astucieusement formulée [dans laquelle il était dit qu&#039;] ils avaient concilié leurs différences, puis le vendredi soir de cette semaine-là il la présenta à sa femme pour qu&#039;elle la signe, et tout le long de la nuit, il la suivit de pièce en pièce, l&#039;exhortant, la câlinant, l&#039;implorant et la menaçant jusqu&#039;à ce que sa tête [à Maria] soit dans un tourbillon de doutes et de peurs, et tous les jours suivants il continua cela et lui &#039;&#039;&#039;imposa donc de signer la lettre&#039;&#039;&#039; sous la protestation. Cela n&#039;a pas été dénié par l&#039;intimé [Russell], et bien que la défense était basée sur le fait qu&#039;une réconciliation était survenue entre le diffamé [Maria] et l&#039;intimé [Russell], le fait remarquable existe que cette lettre, qui fut en possession de l&#039;intimé, ne fut &#039;&#039;&#039;jamais présentée comme preuve&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les &#039;&#039;&#039;lettres insultantes aux parents et amis&#039;&#039;&#039; de Maria, les avertissant de ne pas [mot illisible ?] avec le diffamé [Maria] ou de communiquer avec elle, se répétèrent le 8 novembre 1897 et une copie fut donné au diffamé [Maria] (pièce n°11). Quelques jours après cela, l&#039;intimé [Russell] téléphona à sa femme pour lui dire qu&#039;il était en train de quitter la ville; il ne dit pas où et pourquoi. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L&#039;épouse tira ses propres conclusions à propos des intentions de son mari. Puis, avec beaucoup d&#039;esprit, il fit circuler de &#039;&#039;&#039;faux rapports sur le dérangement mental de son épouse&#039;&#039;&#039;, et toutes ces manœuvres finirent d&#039;&#039;&#039;&#039;isoler complètement celle-ci de toute société&#039;&#039;&#039;, même de sa propre famille, le retrait de la nuit de tous les employés de la Watch Tower du bâtiment où elle vivait, et la totale désolation de sa maison, et le retrait de tout support, à son esprit pointait à une conclusion, à savoir qu&#039;il se proposait de traiter avec elle sous le prétexte de la folie et que son but non révélé cette nuit-là pouvait être à cette fin. Le diffamé quitta le bâtiment et prit le train pour Chicago pour chercher protection et conseil auprès de son frère qui est un membre du barreau de cette ville. »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Étudiants de la Bible===&lt;br /&gt;
Russell déclara que &amp;quot;le juge du procès, ainsi que les commissaires aux comptes dans la cour, les avocats, etc, perçurent clairement que les accusations de Mme Russell avaient été forgées de toutes pièces, qu&#039;elle n&#039;avait subi aucune indignité de [s]es mains&amp;quot;. Pour lui, aucune des charges prononcées à son encontre n&#039;était fondée, et le verdict aurait dû être en sa faveur.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, p. 224 R 3817&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une résolution du 6 mai 1906, à l&#039;initiative de l&#039;Église d&#039;Allegheny et adoptée par 400 de ses fidèles, fut approuvée par les représentants de 15 congrégations. Elle déniait les accusations portées contre Russell et affirmait que le jugement aurait dû être exactement inverse, suivant l&#039;avis du juge Collier.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, pp. 226-27 R 3819-20&amp;lt;/ref&amp;gt; Certes, les fidèles de Russell, surtout ceux de sa ville, étaient probablement les mieux placés pour connaître la personnalité du pasteur;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 19&amp;lt;/ref&amp;gt; mais d&#039;un autre côté, il est difficile de savoir à quel point l&#039;admiration des disciples envers leur pasteur charismatique ainsi que la pensée de groupe ont pu influencer sur la décision d&#039;une assemblée (actuellement, de nombreuses résolutions sont prises dans les congrégations des Témoins de Jéhovah, et sont systématiquement approuvées à l&#039;unanimité quel que soit leur contenu). De plus, il faut noter que 400 personnes de l&#039;Église d&#039;Allegheny ont voté la résolution, alors que cette année-là, l&#039;assistance au Mémorial s&#039;élevait à 750.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour [[Joseph Rutherford]], qui écrivit un ouvrage du vivant de Russell pour le défendre, &amp;quot;il a été remarqué par un certain nombre d&#039;avocats qui ont lu le dossier de cette affaire qu&#039;&amp;quot;aucun tribunal n&#039;a jamais accordé une séparation sur le témoignage si léger comme il apparaît dans ce cas&amp;quot;. Le dossier ne révèle rien, sauf un malentendu entre le mari et la femme, et qui à un moment donné fut réglé par consentement mutuel. L&#039;affaire ayant été soumise au jurés, ils conclurent manifestement que, étant déjà effectivement séparés depuis une période de sept ans, une séparation juridique pourrait tout aussi bien avoir lieu.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Rutherford17&amp;quot;/&amp;gt; Toutefois, Rutherford ne cite aucun avocat pour soutenir l&#039;avis qu&#039;il exprime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir évoqué l&#039;issue du procès, Harrison donna son avis sur le comportement des Étudiants de la Bible, écrivant: &amp;quot;Il y a quelque chose d&#039;impressionnant dans le génie particulier d&#039;un homme qui pourrait inspirer l&#039;adoration et le culte — en particulier chez les femmes — alors que les juges et les tribunaux l&#039;ont menacé de peines de prison et l&#039;ont révélé comme un sophiste et un fraudeur&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Harrison59&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sociologues, historiens et chercheurs===&lt;br /&gt;
Pour James Penton,&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 40&amp;lt;/ref&amp;gt; tous les chercheurs s&#039;accordent à dire qu&#039;il est délicat d&#039;évaluer exactement la part de responsabilité de chacun des deux époux dans leur séparation. Pour ce qui est des accusations de conduite inconvenante, l&#039;historien Bernard Blandre se demande qui il faut croire, étant donné que chacun des époux a campé sur sa position à ce sujet (beaucoup d&#039;affirmations de chacune des parties ne sont pas vérifiables et reposent sur le témoignage de celui/celle qui les a déclarées).&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre86|Blandre, 1986]], p. 41&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre88|Blandre, 1988]], p. 16&amp;lt;/ref&amp;gt; Toujours sur le sujet de cette allégation, Stroup écrivit en 1945: &amp;quot;En examinant le cas aujourd&#039;hui, un observateur peut remarquer que la preuve de l&#039;accusation n&#039;était pas aussi concluante que le jury l&#039;a considérée. (...) La plupart du témoignage était grandement suggestive mais jamais concluante. Une preuve supplémentaire indique que Mme Russell était généralement suspicieuse des relations de son mari avec d&#039;autres femmes et qu&#039;à un certain moment de leur relation, elle ne comprit pas complètement le mépris de la personne religieusement inspirée pour les apparences&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Stroup&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poul Bregninge, un ex-Témoin danois qui a étudié en profondeur l&#039;histoire de la Société Watch Tower, écrivit que &amp;quot;Stroup avait raison [pour ce qui est de cette] observation, mais il est difficile de parvenir à une conclusion définitive. Toute enquête sur le fond du conflit du couple Russell rencontre le mur de la distorsion et du déni qui entoure encore Maria Russell, le chercheur se sentant &amp;quot;infecté&amp;quot; en conséquence&amp;quot;. Pourtant, même s&#039;il estime que Maria n&#039;a présenté que sa version des faits forcément subjective et que &amp;quot;rien n&#039;a pu être prouvé&amp;quot;, il pense aussi que Maria n&#039;a pas menti, car sa réponse négative à la question relative à l&#039;éventuelle infidélité de son mari renforce sa crédibilité et, selon la transcription de la Cour, Rose Ball aurait rapporté à Maria sa version des faits. Quant à la présentation que le pasteur J.J. Ross, critique de Russell, a fait de cette affaire dans l&#039;une de ses brochures, elle est, selon lui, composé d&#039;arguments plutôt profonds et spéciaux/personnels/exigeants, avec des &amp;quot;détails surprenants&amp;quot;, que Bregninge juge &amp;quot;sélectifs et abrasifs&amp;quot;, mais &amp;quot;utiles en tant que documents de référence&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Bregninge|Bregninge, 2013]], pp. 99, 100&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le sociologue Massimo Introvigne, Maria a éprouvé &amp;quot;une profonde insatisfaction&amp;quot; de son mariage non consommé, et cela a contribué, conjointement à des soucis financiers, à ses attaques contre son mari. Il dit aussi que d&#039;après les chercheurs, son amertume venait du fait que son mari &amp;quot;s&#039;intéressait non pas trop, mais plutôt trop peu aux femmes&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Introvigne|Introvigne, 1990]], pp. 37,38&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton considère que la proposition de séparation de Russell en 1895, assortie de la menace de ne rien obtenir en cas de refus, était cruelle, et que les déclarations du pasteur dans le cadre de la séparation légale montraient qu&#039;il avait une haute opinion de lui-même dans ses relations avec son épouse. Penton estime que Russell se méprenait lorsqu&#039;il déclara que les contestataires avaient &amp;quot;cherché à semer la discorde dans le cœur de [s]a femme par la flatterie, par des arguments relatifs aux &amp;quot;droits de la femme&amp;quot;&amp;quot;, alors qu&#039;en réalité, selon lui, ces personnes avaient simplement trouvé que le pasteur se montrait inutilement condescendant envers sa femme, argument qui semblait tout à fait être justifié. Penton pense malgré tout que Maria ne fut pas exempte de faute à cette période, car elle exaspérait probablement son mari à vouloir contrôler le contenu des publications.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 36&amp;lt;/ref&amp;gt; Il déclare que, bien que l&#039;on ne puisse pas savoir si les déclarations de Russell sont toutes rigoureusement exactes, il lui semble raisonnable de penser que le pasteur se contentait de relater les événements tels qu&#039;ils s&#039;étaient produits. Toutefois, il n&#039;y a aucune preuve que Maria se soit appliquée le titre d&#039;&amp;quot;[[esclave fidèle et avisé]]&amp;quot;, comme Russell sembla l&#039;affirmer.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 37&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Récit publié dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais) du 15 juillet 1906 fut spécialement consacrée aux explications de Russell sur les tribulations conjugales qui l&#039;amenèrent jusqu&#039;à sa séparation légale. Ce récit fut écrit dans l&#039;espoir de réhabiliter la réputation su pasteur, alors vivement critiqué dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commence par une lettre de Russell dans laquelle il se dit très peiné des difficultés qui l&#039;ont récemment éprouvé, mais qu&#039;il s&#039;attend à de telles tribulations en tant que chrétien et qu&#039;il est réconforté par les messages de sympathie que certains de ses disciples lui ont envoyés. toutefois, il dit qu&#039;il se sent le devoir envers la &amp;quot;Vérité&amp;quot; de donner les grandes lignes des événements qui ont conduit au verdict du procès. En effet, une lettre de Clayton J. Woodworth, datée du 10 mai et qui est reproduite juste après, l&#039;avait décidé à agir ainsi. Woodworth conseillait à Russell de préparer une édition de &#039;&#039;Harvest Siftings&#039;&#039; retraçant toute l&#039;affaire sur ses difficultés conjugales et de promouvoir la brochure sur la couverture intérieure de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;. La raison de ce conseil était que de nombreuses personnes lui avaient écrit à propos de cette affaire, notamment le Dr Alex Garnsey — sa lettre, datée du 8 mai 1906, est également reproduite — qui, après avoir lui un article de journal au sujet du procès, oscillait entre perplexité et indignation. Tout en affirmant son affection envers le pasteur, il laissait sous-entendre que celui-ci n&#039;était peut-être pas exempt de toute culpabilité.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, pp. 211-13, R 3808-09&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le contenu de la publication en rapport avec l&#039;affaire judiciaire:&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, pp. 221-27, R 3815-20&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;NB: pour les passages relatant les événements qui ont précédé le procès, voir [[Maria Russell#Récit publié dans La Tour de Garde|Maria Russell: Récit publié dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;LES DOSSIERS DE LA COUR&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La déclaration de plainte de Mme Russell admettait qu&#039;il y avait &#039;&#039;&#039;pas eu de cohabitation entre elle et son mari&#039;&#039;&#039;, et son avocat tenta d&#039;établir qu&#039;elle &#039;&#039;&#039;avait été privée de l&#039;un des grands plaisirs de la vie&#039;&#039;&#039;. La Cour ne permettait pas cela. Le fait est que l&#039;affaire était strictement contrôlée par Mme Russell. Elle fit comprendre que son mari préférait vivre une vie de célibat, mais accepta et exprima la même chose comme étant sa préférence. Elle connaissait ses enseignements à lui sur le sujet, comme aujourd&#039;hui exprimé en &#039;&#039;DAWN&#039;&#039;, VOL. VI., chap. 12 - que ni le mari ni la femme ne peuvent &amp;quot;escroquer&amp;quot; l&#039;autre des droits conjugaux raisonnables. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nonobstant ce qui précède, Mme Russell à la barre des témoins et par le biais de son avocat tenta de &#039;&#039;&#039;donner l&#039;impression que son mari était très enclin amoureusement&#039;&#039;&#039;, &amp;quot;comme une méduse flottante&amp;quot;, &amp;quot;embrassant toutes celles qui voudraient y répondre&amp;quot;. Elle déclara que quelqu&#039;un lui avait dit cela il y avait treize ans. Un témoignage par ouï-dire n&#039;était pas recevable à la Cour, mais l&#039;objet précieux à obtenir était la marque publique de son mari comme étant un &amp;quot;coquin&amp;quot;, si son avocat fit passer frauduleusement cela en faisant que Mme Russell jure qu&#039;elle l&#039;avait dit à son mari il y avait dix ans. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Lorsque le lendemain, le mari a pris la barre des témoins et a &#039;&#039;&#039;juré qu&#039;il n&#039;avait jamais utilisé ce langage&#039;&#039;&#039; (et n&#039;en avait jamais entendu parler auparavant), tous les gens raisonnables conclurent que seule une personne idiote ferait une telle remarque si peu flatteuse d&#039;elle-même. Ils conclurent, également, que même une femme ordinaire, à la recherche d&#039;une accusation portée contre son mari pendant treize ans, pourrait imaginer des merveilles et créer des vivants et des choses réelles dans son esprit. C&#039;est l&#039;opinion la plus charitable possible d&#039;un tel serment. &#039;&#039;&#039;La Cour décida que le témoignage soit radié des dossiers de la Cour. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme Russell fit l&#039;accusation d&#039;une intimité illégitime entre son mari et &amp;quot;Rose&amp;quot;, qui était devenue un membre du ménage Russell en 1888. La tentative de Mme Russell et de son avocat d&#039;amener à la conclusion d&#039;une intimité criminelle était si manifeste que l&#039;audience fut interrompue afin d&#039;en savoir davantage, si l&#039;intimité criminelle était une accusation, pourquoi n&#039;avait-elle pas fait partie de la plainte et pourquoi &amp;quot;Rose&amp;quot; n&#039;avait-elle pas été co-défenderesse dans la plainte? Ensuite, Mme Russell et de son avocat renoncèrent tous deux à toute accusation criminelle d&#039;intimité, mais voulurent dire que &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Rose&amp;quot; s&#039;était assise sur les genoux de M. Russell et il l&#039;avait embrassée&#039;&#039;&#039;. Mme Russell a également juré qu&#039;une nuit elle est entrée dans la chambre de &amp;quot;Rose&amp;quot; et qu&#039;&#039;&#039;&#039;elle trouva M. Russell assis près de son lit et lui tenant la main&#039;&#039;&#039;. La tentative de Mme Russell n&#039;était pas d&#039;exposer &amp;quot;la vérité, toute la vérité et rien que la vérité&amp;quot;, mais à l&#039;inverse, d&#039;exposer une partie de la vérité afin de donner une base apparente pour de mauvaises conjectures, qui porterait atteinte à l&#039;influence de son mari parmi ceux qui ne le connaissaient pas. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le lendemain, M. Russell à la barre des témoins expliqua que &amp;quot;Rose&amp;quot; et son frère &amp;quot;Charles&amp;quot; furent membres de la famille et assistants du bureau - l&#039;ancien à la demande de Mme Russell. &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Rose&amp;quot; est tout à fait une petite enfant en apparence, portaient des robes courtes, et semblait avoir, selon M. Russell, environ 13 ans&#039;&#039;&#039;. Il ne savait pas son âge, mais un autre qui la connaissait devina qu&#039;elle avait alors seulement dix ans. Elle pouvait avoir plus de 13 en 1888. Le frère arriva en premier, et peu après la venue de &amp;quot;Rose&amp;quot;, il mourut. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quelques mois plus tard, M. Russell dans les bureaux de la Watch Tower, entendant sangloter, se pencha pour trouver &amp;quot;Rose&amp;quot; en larmes. Demandant la cause, &amp;quot;Rose&amp;quot;, toujours en larmes, vint et s&#039;assit sur ses genoux, et se plaignit que Mme Russell l&#039;avait fait travaillée trop dur avant de commencer par le bureau, et qu&#039;elle se sentait lasse et sans amis. Il lui dit que tout cela était une erreur. Il défendit Mme Russell comme n&#039;étant pas intentionnellement cruelle ou déraisonnable, et dit à &amp;quot;Rose&amp;quot; de faire ce qu&#039;elle était capable de faire, avec joie, et puis pour expliquer sa lassitude, et qu&#039;il était sûr que rien de déraisonnable ne lui serait demandé. Puis, soudain, essuyant ses larmes, &amp;quot;Rose&amp;quot; embrassa M. Russell. Bien que surpris par tout cela, M. R. ne fut pas contrarié ni ne réprimanda cela, mais plutôt se reprocha de ne pas s&#039;être montré plus paternel dans le passé. Cette même nuit, il parla avec sa femme de &amp;quot;Rose&amp;quot;, et souligna qu&#039;elle se sentait sûrement seule depuis la mort de son frère, et que ce serait un devoir de s&#039;occuper de ses intérêts avec davantage d&#039;attention. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme Russell fut d&#039;accord, et il fut mutuellement convenu que &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Rose&amp;quot; devait par la suite être considérée et traitée comme une fille adoptive&#039;&#039;&#039;. &amp;quot;Rose&amp;quot; fut ainsi informée en présence de trois personnes, et fut invitée à passer ses soirées dans la grande salle d&#039;étude et de lecture avec les Russell. Cette règle fut respectée; et quand &amp;quot;Rose&amp;quot; se retirait, généralement à 21 heures, Mme Russell l&#039;embrassait pour lui souhaiter bonne nuit et lui dit de &amp;quot;passer embrasser&amp;quot; M.R. également. Cette habitude se poursuivit pendant plusieurs années, jusqu&#039;à ce que M.R. dit à &amp;quot;Rose&amp;quot;: &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Je pense qu&#039;il vaut mieux que je cesse de vous embrasser, vous portez maintenant des robes longues et vous paraissez plus femme, et Mme R. pourrait en arriver à être jalouse&#039;&#039;&#039;; - même si elle n&#039;a jamais dit un mot à ce sujet, je ne voudrais pas lui donner la moindre raison de ressentir cela.&amp;quot; M. Russell déclara que ce fut un certain temps après l&#039;interruption de sa conduite paternelle vis-à-vis de &amp;quot;Rose&amp;quot; que Mme Russell (devenu folle parce qu&#039;elle n&#039;avait pas toute la liberté qu&#039;elle désirait dans les colonnes de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;) lui reprocha d&#039;embrasser &amp;quot;Rose&amp;quot;. Quant à l&#039;affirmation de Mme R. qu&#039;elle a trouvé son mari dans la chambre de &amp;quot;Rose&amp;quot; une nuit, assis près de son lit et lui tenant la main, M.R. a dit qu&#039;il n&#039;avait aucun souvenir de l&#039;événement, mais que comme il avait une faible connaissance en matière de médecine, il fut appelé par tous les membres de la famille en cas de maladie: Mme R., sa mère, ses sœurs et les enfants de ses sœurs étaient tous habitués à s&#039;adresser à M. R., qui gardait un coffre de pharmacie libre, s&#039;en référant pour les cas graves à un praticien ordinaire. M.R. présuma que le cas en question était un appel d&#039;urgence, et qu&#039;&#039;&#039;&#039;il était en train de calculer le pouls de &amp;quot;Rose&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. L&#039;ensemble du sujet sur &amp;quot;Rose&amp;quot; avait un aspect différent lorsque la lumière de la vérité fut tournée sur elle. &#039;&#039;&#039;La Cour écarta le témoignage au sujet de &amp;quot;Rose&amp;quot;, et ordonna qu&#039;il soit rayé des dossiers de la Cour&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme Russell mentionna une personne nommée &amp;quot;Emily&amp;quot;, une sœur en Christ, qui servit d&#039;aide-ménagère à la famille Russell il y a environ 14 ans. Avec l&#039;aide de son avocat, Mme R. mis en évidence de façon dramatique qu&#039;une fois, &#039;&#039;&#039;elle trouva M. R. dans la chambre d&#039;&amp;quot;Emily&amp;quot; avec la porte fermée&#039;&#039;&#039;! Encore une fois toute la vérité fut sacrifiée sous serment, et une vérité partielle avec de fausses déductions furent données au public. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« À la barre des témoins le lendemain, M. R. expliqua toute l&#039;affaire. Un matin, &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Emily&amp;quot; était malade&#039;&#039;&#039;, et il fut appelé pour la voir et pour prescrire un médicament. La chambre d&#039;&amp;quot;Emily&amp;quot; contenait un puits et une pompe utilisée pour les déchets et l&#039;eau du deuxième étage. &#039;&#039;&#039;Le bruit de la pompe faisait qu&#039;il était difficile d&#039;entendre&#039;&#039;&#039;, et M. R. tourna la clef dans la porte pour éviter toute confusion jusqu&#039;à ce qu&#039;il puisse entendre ce que &amp;quot;Emily&amp;quot; disait au sujet de son état - certainement moins d&#039;une minute, sans doute pas la moitié une minute. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &amp;quot;Emily&amp;quot;, maintenant mariée, fut à la barre des témoins et jura qu&#039;elle ne savait pas que la porte était fermée, même pour un instant, et qu&#039;alors et en tout temps &#039;&#039;&#039;la conduite de M. R. à son égard fut la plus exemplaire&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« M. Russell déclara qu&#039;il n&#039;eut connaissance de l&#039;avis de sa femme sur cette question que bien des années plus tard (lorsqu&#039;elle essayait de le forcer à lui accorder toute la liberté qu&#039;elle désirait dans les colonnes de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;), elle en parla, disant qu&#039;il ne cela ne sonnerait pas bien si cela était raconté. Cependant, même à ce moment-là, M. R. ne pouvait pas croire que, dans son cœur, elle en avait l&#039;intention, ou qu&#039;elle se prêterait à une fausse déclaration si diabolique, une falsification, de &amp;quot;toute la vérité&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme R. prétendit de &#039;&#039;&#039;mauvais traitements infligés par son mari, mais n&#039;a produit aucune preuve à l&#039;appui de sa demande&#039;&#039;&#039;. Le crime principal de son mari fut qu&#039;une fois (pendant 18 ans de mariage) quand il partit pour Denver, il la négligea et &#039;&#039;&#039;refusa de l&#039;embrasser&#039;&#039;&#039; pour lui dire &amp;quot;au revoir&amp;quot;. Le lendemain, à la barre des témoins, M. R. corrigea la déclaration, disant que son voyage fut à New York et non à Denver, et qu&#039;il avait expliqué à sa femme que &#039;&#039;&#039;sa conduite [à elle] à l&#039;époque ne justifiait pas une démonstration particulière d&#039;affection&#039;&#039;&#039;, et qu&#039;il n&#039;estimait pas qu&#039;il faille donner des caresses hypocrites. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mme R. affirma également que &#039;&#039;&#039;son mari avait ouvert son courrier&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua que par &#039;&#039;&#039;consentement mutuel&#039;&#039;&#039; cela avait été fait pendant des années - leur courrier avait été traité comme un bien commun, jusqu&#039;à ce que (environ six mois avant qu&#039;elle ne déserte) Mme R. avait demandé qu&#039;elle recevoir le courrier adressé à elle non ouvert. &#039;&#039;&#039;Sa demande fut promptement respectée&#039;&#039;&#039;, à sa grande gêne; de nombreux lecteurs de la &#039;&#039;Tour&#039;&#039; avaient l&#039;habitude d&#039;écrire à Mme R., pensant faire gagner du temps à l&#039;éditeur, leurs lettres contenant des questions qui devaient venir à lui [à Russell] en finalité. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre des griefs de Mme R. fut qu&#039;elle avait été invitée à &#039;&#039;&#039;rendre compte de son utilisation de l&#039;argent&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua que pendant dix-huit ans, il n&#039;avait demandé pas de rapports ou d&#039;explications sur les questions d&#039;argent, jusqu&#039;à environ six mois avant que Mme R. le quitta, quand il lui demanda ce qu&#039;elle faisait d&#039;autre que les dépenses ordinaires avec l&#039;argent qu&#039;elle recevait de lui. Était-elle en train de commencer un compte bancaire, ou quoi? Quand elle refusa de lui dire, il lui dit que, si elle refusait de faire un rapport après avoir utilisé l&#039;argent, son seul recours serait de se renseigner sur pourquoi elle voulait de l&#039;argent quand elle le demandait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une autre plainte fut que M. R. avait &#039;&#039;&#039;traité Mme R. méchamment pendant le temps de sa maladie au printemps 1897, et qu&#039;il lui avait cruellement dit qu&#039;elle souffrait d&#039;un châtiment du Seigneur&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua qu&#039;il fit sûrement ainsi en rapport avec sa maladie; mais que sachant l&#039;opposition générale de Mme R. à lui et à tout ce qu&#039;il pouvait dire, il ne lui fit pas mention de cela. Toutefois, craignant que Mme R. ait pu manquer la bénédiction à partir de la maladie, il pensa à son amie et confidente la plus intime qui l&#039;aida à prendre soin d&#039;elle. En ce qui concerne le traitement de sa femme au cours de cette maladie, M. R. assura la Cour qu&#039;&#039;&#039;&#039;il ne pouvait pas avoir été plus gentil et attentionné&#039;&#039;&#039;. Il expliqua que Mme R. avait un érysipèle contagieux qui couvrait chaque centimètre de son corps de la tête aux pieds; que cela requérait l&#039;aide d&#039;un assistant dans la journée afin d&#039;effectuer les trois opérations de toilette des éruptions (et qui attrapa la maladie); mais que la nuit le mal était encore bien pire, et, d&#039;autres étant effrayés, il effectua lui-même le traitement à trois étapes, deux fois chaque nuit. Il passa ainsi de quatre à cinq heures par nuit, et traita son épouse avec la plus extrême tendresse, espérant reconquérir l&#039;affection que son ambition avait évincée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Un autre tort reproché par Mme R. contre son mari était qu&#039;&#039;&#039;&#039;il ne voulait pas lui parler pendant des semaines pendant un temps, mais lui écrivait des lettres&#039;&#039;&#039;. Certaines de ces lettres furent mises comme pièces à conviction. M. R. expliqua que sa conduite était complètement déformée - qu&#039;il traita toujours sa femme avec la plus grande courtoisie - qu&#039;aucune femme dans le monde n&#039;aurait pu être mieux traitée. Il expliqua qu&#039;à peu près au moment où Mme R. cessa de rapporter ses discours dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;elle semblait décidée à le gêner dans son travail de rédaction, et aurait dilapidé tout son temps [à lui] à &amp;quot;discuter&amp;quot; de ses idées [à elle]&#039;&#039;&#039;, etc, s&#039;il le lui avait permis: que, pour économiser son temps, &#039;&#039;&#039;il fut obligé d&#039;écrire parce que ses discussions étaient déraisonnables et interminables&#039;&#039;&#039;. Nous citons ci-dessous, à partir du dossier de la Cour, l&#039;une de ces lettres, choisie par Mme R. comme étant la plus puissante contre son mari. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;LA LETTRE INADMISSIBLE&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les avocats de Mme Russell présentèrent un certain nombre de lettres qui jouèrent réellement contre son cas, en ce qu&#039;elles prouvèrent que M. R. avait essayé de différentes façons, comme déjà dit, de la ramener à son ancienne bonne nature. La première d&#039;entre elles qui est ici citée est celle dont Mme R. a extrait quelques phrases pour la brochure qu&#039;elle a envoyé en 1903. La portion qu&#039;elle a alors citée est en italique ici, pour qu&#039;il puisse être montré comment &#039;&#039;&#039;la citation déforma grossièrement la lettre dans son ensemble&#039;&#039;&#039;. Elle fut écrite sans la moindre pensée qu&#039;elle soit jamais utilisée à nouveau, et aucune copie ne fut conservée par M. R. Ce qui suit est une copie de l&#039;original mis en preuve devant les tribunaux: »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
: 8 juillet 1896.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Ma chère femme: - En réponse à votre proposition pour &amp;quot;une nouvelle discussion&amp;quot; des questions qui ont été récemment altéré nos affections, je réponds: je dois refuser une telle discussion, pour deux raisons: (1) Cela ne pourrait probablement que conduire à une rupture encore plus large, et (2) Comme je vous l&#039;ai dit auparavant, je n&#039;ai pas envie de discuter de nouveaux griefs avec quelqu&#039;un dont le jugement après 17 ans de relations est - &amp;quot;un manque de confiance&amp;quot;, et que je suis dépourvu d&#039;amour et de la justice. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Pendant les trois dernières années, vous avez été peu à peu forcé sur moi l&#039;évidence que nous avons tous deux &#039;&#039;&#039;commis une erreur de jugement lorsque nous nous sommes mariés&#039;&#039;&#039; - que nous ne nous sommes pas adaptés l&#039;un à l&#039;autre, pas capable de nous rendre mutuellement heureux, comme nous avions accepté de le faire, et supposé que nous pourrions le faire. Le mois dernier a fixé cette conviction sur moi bien contre mon gré. Je suis convaincu que notre difficulté est une difficulté grandissante en général - que c&#039;est une grande erreur pour les hommes et les femmes de fort esprit de se marier. S&#039;ils se marient, ceux à l&#039;esprit fort voudraient beaucoup mieux se marier comme s&#039;ils n&#039;étaient pas trop intellectuelle et à l&#039;esprit élevé, car il ne peut jamais y avoir, dans la nature des choses, la paix, dans les conditions actuelles du temps, où les deux sont sur un pied d&#039;égalité. Tout cela me convainc d&#039;autant plus de la sagesse du Livre de Dieu. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Les convictions qui s&#039;imposèrent à moi au cours du mois passé furent une épreuve extrêmement difficile pour moi, car j&#039;ai assez de virilité pour me faire désirer ardemment la sympathie et l&#039;amour de la véritable féminité, qu&#039;à beaucoup d&#039;égards vous représentez bien, mais par la grâce de Dieu je me sens renforcé pour continuer dans le &amp;quot;bon combat de la foi&amp;quot;, maintenu par sa suffisance. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Vous n&#039;avez pas à craindre un transfert de mon cœur à une autre femme! Comme je vous l&#039;ai souvent dit, &#039;&#039;&#039;je n&#039;ai jamais rencontré d&#039;aussi près mon idéal qu&#039;en vous-même&#039;&#039;&#039;, et je m&#039;y suis jamais attendu. J&#039;en conclus que je ne suis adapté à personne, et que personne n&#039;est adapté à moi - à l&#039;exception du Seigneur! Je suis tellement reconnaissant que Lui et moi nous comprenons mutuellement et avons confiance l&#039;un en l&#039;autre. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Cette lettre n&#039;est pas destinée à être méchante. Si quelque chose en elle semble méchante, veuillez l&#039;excuser comme n&#039;étant pas destinée à cet effet. Nous nous connaitrons l&#039;un l&#039;autre mieux. Espérons qu&#039;il sera révélé plutôt moins que plus de défauts qui nous contrarient mutuellement à présent. Avec une tendre souvenir de chaque bonté, et meilleurs vœux pour votre avenir temporel et éternel, je reste Votre serviteur »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: C. T. RUSSELL.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une autre accusation faite par Mme R. contre son mari fut qu&#039;&#039;&#039;&#039;il l&#039;avait isolée de ses sœurs et de ses amis et leur avait envoyé des lettres d&#039;insultes&#039;&#039;&#039;. M. R. expliqua que cette interdiction fut faite dans l&#039;intérêt de Mme R., à l&#039;époque où elle était devenue son ennemi actif en coopérant avec eux, dans l&#039;espoir de la ramener ainsi de sa fausse route. Il envoya ces lettres à deux reprises: la première série en septembre fut neutralisée par la réconciliation. Nous citons ci-dessous la deuxième série, également déposée par Mme R. comme partie du dossier de la Cour: »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
: ALLEGHENY, Pa., 9 novembre 1897.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Ma chère femme: - Je pense qu&#039;il est de mon devoir envers vous de vous donner une copie d&#039;une lettre envoyée (hier) à quatre de vos amis qui manifestent clairement qu&#039;ils sont mes ennemis. Personne n&#039;a connaissance du sujet, sauf Frère Bohnet, qui le sait de manière confidentielle - car il a préparé les lettres à la machine à écrire. Comme j&#039;ai interdit à ces personnes d&#039;avoir des rapports avec vous, je dois, et le fait maintenant, de vous interdire d&#039;avoir des rapports avec eux de quelconque manière. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Mon espoir, Ma chère, est que, libérée de cette influence néfaste, vous puissiez &amp;quot;revenir à vous-même&amp;quot; et prendre des vues justes et raisonnables de ces questions; que le Seigneur nous bénisse encore avec le bonheur que nous avons déjà apprécié ensemble dans notre vie personnelle, et dans notre fraternité chrétienne et dans la coopération au service de Dieu. Cela me donne une grande douleur de vous priver de ce qui semble être votre seul plaisir, mais mon espoir est que vous puissiez vous détacher de l&#039;amour de ceux qui me haïssent; et pas seulement pour mon réconfort, mais aussi pour votre propre bien-être présent et éternel. Si ceux-là manifestent plus tard un changement de cœur, je serai très heureux de restaurer l&#039;ancienne relation tout autour, mais en attendant, il ne peut pas en être autrement que malicieux, et cela ne peut pas être autorisé. J&#039;ai soigneusement pesé cette question pour maintenant il y a environ un mois, et je crois que ma voie est sage, et en conformité avec la volonté du Seigneur et la Parole, comme je vous le montrerai si vous le désirez. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Permettez-moi d&#039;ajouter pour votre consolation que votre conduite le soir dernier et ce matin est beaucoup plus gentille qu&#039;autrefois, et si ce comportement avait commencé plus tôt, j&#039;aurais attendu encore plus longtemps avant d&#039;écrire à vos amis - mes ennemis. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Avec un amour sincère et sympathie,&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Votre mari, C. T. RUSSELL.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
: ALLEGHENY, Pa., 8 novembre 1897.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Mme __________:-- Il y a quelque temps je me suis adressé à vous au sujet de votre influence sur ma femme. Depuis, j&#039;ai eu quelques raisons d&#039;espérer que vous et elle étiez parvenues à considérer les choses sous un angle différent, et vous vous êtes repenties de votre complot mutuel pour me faire du tort et que vous l&#039;avez abandonné. Et agissant de bonne foi, je ne fis aucune objection à la suite de vos rapports. Depuis un mois, cependant, j&#039;ai été forcé d&#039;en arriver à contrecœur à la conclusion que le grand adversaire est en train de tromper votre clique pour prendre quelques autres lignes pour méfait - espérant un meilleur succès que la dernière fois. J&#039;ai prié pour vous tous et pour chacun, sincèrement, que le Seigneur ouvre les yeux sur l&#039;énormité de votre chemin, mais maintenant je conclus qu&#039;il est de mon devoir envers ma chère femme de l&#039;isoler de votre influence pernicieuse; car c&#039;en est une, que vous soyez consciente ou pas; et j&#039;espère et suis enclin à croire que vous n&#039;êtes pas entêtée, mais aveugle, en la matière; mais qu&#039;il n&#039;y ait aucune chance de malentendu, et que cet avis doit être à tous égards un avis juridique, je dois utiliser une grande sobriété de parole, et vous dire que votre influence, toutefois prétendue, est une influence mauvaise, car elle a un effet pervers sur ma chère épouse. Donc, loin d&#039;être un &amp;quot;faiseuse de paix&amp;quot;, comme tous ceux qui portent le nom de Jésus-Christ doivent l&#039;être, vous êtes un fabricante de méfait - une perturbatrice de la paix. Vous avez déjà aliéné de moi l&#039;affection de ma chère compagne, qui, je crois me fut donné par le Seigneur, de sorte qu&#039;elle ne ressemble en rien à son ancien nature aimante et généreuse. Vous avez incité, ou aidé à inciter en elle, un mal, une disposition égoïste, comme contraire à la définition biblique de l&#039;esprit de l&#039;amour et le caractère de notre Seigneur, comme il est contraire à son ancien beau caractère sous l&#039;influence de la grâce divine. Les lois de notre État, pour ne pas mentionner les lois supérieures de Dieu, désapprouvent toutes un tel comportement et influence pernicieuse cherchant à aliéner et séparer les maris et les femmes. -- &amp;quot;Ce que Dieu a mis sous le même joug, que l&#039;homme (ni la femme) ne le sépare pas&amp;quot; - ni dans les faits ni en esprit. Très à contrecœur, par conséquent, je vous avise que vous ne devez pas continuer cette influence néfaste; et qu&#039;à cette fin vous devez désormais vous abstenir de toutes relations avec ma chère femme - que ce soit en personne ou autre - que vous ne devrez pas la recevoir dans votre la maison, ni lui rendre visite chez moi, ni la rencontrer ailleurs, ni correspondre avec elle, que ce soit directement ou par procuration par d&#039;autres personnes. Comme c&#039;est avec douleur et regret que je vous écris donc - et seulement en dernier recours dans la défense de ma maisonnée et dans l&#039;espoir que sous la bénédiction divine, ma chère femme, étant libéré d&#039;une telle fausse sympathie et de ces encouragements méchants, devrait reprendre &amp;quot;l&#039;esprit sain&amp;quot; - le Saint-Esprit de l&#039;amour - oui, je serai le plus heureux de retirer les restrictions ici imposées en rapport avec ma femme. Mais rien ne devra être interprété comme une révocation de cet avis, à moins qu&#039;il ait été donné par écrit avec ma propre signature. Et l&#039;échec de votre part de vous conformer à cet avis, strictement, vous exposera avec raison à ces sanctions lourdes que les Cours du Comté d&#039;Allegheny peuvent ordonner. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Tristement vôtre, etc, C.T. RUSSELL.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D&#039;autres lettres de même signification font aussi partie des pièces à conviction, mais ce qui précède suffit comme honnête exemple de ce que sont les autres. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;ACCUSATION DU JUGE - VERDICT DU JURY&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le juge du procès ainsi que les commissaires aux comptes dans la cour, les avocats, etc, perçurent clairement que &#039;&#039;&#039;les accusations de Mme Russell avaient été forgées de toutes pièces&#039;&#039;&#039;, qu&#039;elle n&#039;avait subi aucune indignité de mes mains; et que l&#039;accusation du juge fut à peu près aussi forte qu&#039;elle aurait pu être faite en ma faveur. Le jury sortit pendant environ deux heures et revint avec &#039;&#039;&#039;un verdict accordant le divorce&#039;&#039;&#039; - au grand étonnement de tous les intéressés. Pour expliquer le verdict certains des jurés déclarèrent: &amp;quot;Nous avons conclu qu&#039;il n&#039;y aurait aucun espoir de réconciliation, et que nous ferions preuve de bienveillance vis-à-vis des deux parties en se prononçant en faveur d&#039;un divorce.&amp;quot; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mon avocat déposa une requête devant la Cour pour que le verdict du jury soit annulé comme étant contraire à la loi et à la preuve dans cette affaire. Le tribunal me dit qu&#039;il ne peut pas prendre une décision dans l&#039;affaire pendant des mois; même alors, nous savons tous qu&#039;un juge n&#039;aime pas faire face de façon si arbitraire au verdict d&#039;un jury, bien que la loi lui donne le droit de le faire dans un tel cas. &#039;&#039;&#039;Je ne suis pas réticent à ce que ma femme ait un divorce, mais je m&#039;oppose parce que son plaidoyer était faux et calomnieux&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Puis Russell dit que le Seigneur lui a permis de connaître cette épreuve et que cela a donné une mauvaise image, mais que la grâce du Seigneur lui suffit, et termine en remerciant ceux qui lui ont écrit pour lui assurer de leur sympathie, et qu&#039;il ne peut pas leur répondre personnellement.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Ce numéro de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; reproduit ensuite des lettres de soutien des congrégations de Scanton (Pennsylvanie) et de St. Paul (Minnesota), du [[pèlerin]] B. H. Barton, de Mme G. B. (New York), de E. R., A. M. et de leurs failles (Texas).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Enfin, une lettre provenant de 15 congrégations présente une résolution prise en faveur de Russell. Celle-ci fut prise à l&#039;issue de la réunion du dimanche 6 mai 1906 de la congrégation Bible House, qui s&#039;est tenue au Carnegie Hall Music, Allegheny. Le Conseil des anciens et des diacres demanda alors à Russell de s&#039;adresser à la congrégation et présenta à l&#039;assemblée une série de résolutions qu&#039;ils avaient déjà adoptées à l&#039;unanimité et signées, et demandèrent aux frères présents (400 personnes) d&#039;exprimer leurs sentiments à leur sujet (des représentants de quatorze différentes congrégations de tout le pays étaient là pour participer à la résolution). Approuvées à l&#039;unanimité, les résolutions déclaraient:]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le Conseils des anciens et des diacres de la congrégation Bible House désire consigner les sentiments qu&#039;il entretient à l&#039;égard des réflexions sur le caractère et la réputation de leur pasteur bien-aimé, Charles T. Russell, qui a au cours des deux dernières semaines ont comparu devant le public à travers le procès de la poursuite intentée contre lui pour le divorce. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Frère Russell a été confronté au public comme prédicateur et enseignant pour les 38 dernières années, et en tant que tel il a été l&#039;objet de critiques du public en permanence, sans que le moindre mot ne soit prononcé à propos de son caractère à l&#039;heure actuelle. Nous sommes devenus ministres par lui, certains d&#039;entre nous depuis 20 ans, et d&#039;autres pour de moindres périodes, jusqu&#039;à l&#039;année dernière, et ont eu de nombreuses occasions, tant à travers notre contact personnel avec lui qu&#039;à travers l&#039;étude de la littérature dont il est l&#039;auteur, en vertu de Dieu, comme nous le croyons, de nous forger un avis sur son caractère et de déterminer avec beaucoup plus de précision que le grand public, qui reçoit ses informations par le biais de journaux imparfaits et d&#039;un témoignage partial devant le tribunal, combien de vérité réside dans les accusations qui ont été récemment rendues publiques. Nous reconnaissons qu&#039;une coloration très méchante et mauvaise a été donnée à quelques-unes des affaires privées de notre pasteur, qui &#039;&#039;&#039;n&#039;ont aucun fondement dans les faits comme nous les savons, à partir de la connaissance intime que nous possédons de lui et de ses affaires&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [...] Nous nous unissons dans une déclaration publique de notre confiance renouvelée dans l&#039;estime et de notre pasteur bien-aimé et frère, Charles T. Russell, le reconnaissant comme le serviteur du Seigneur, dont la Providence l&#039;a placé dans la position qu&#039;il a occupée pendant de nombreuses années, et qu&#039;il occupe toujours, pour la diffusion de Sa Vérité et l&#039;aide à Son Peuple dans la compréhension plus claire de sa sainte Parole. Nous apprécions grandement les sentiments élevés qui ont retenus notre pasteur d&#039;aller dans les détails afin d&#039;expliquer au public les questions qui ont été dilatées dans la récente action [...]. Dans le même temps, nous avons reconnu avec plaisir la justice affichée par le juge qui présidait l&#039;audience dans la charge délivrée par le jury, qui, si on en avait tenu compte, aurait eu pour effet de produire un verdict exactement inverse de ce qui a été rendu, et qui auraient disculpé notre pasteur de toutes les calomnies portées contre lui. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Puis la lettre conclue par des paroles d&#039;encouragement en faveur de Russell. Parmi les signatures figurent celles de J. A. Bohnet et de [[William E. Van Amburgh]]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La séparation dans les publications jéhovistes==&lt;br /&gt;
Comme le note Barbara Harrison, le récit du procès des époux Russell fut soigneusement caché pendant des années et, lorsque finalement les publications l&#039;évoquèrent, ils publièrent une version expurgée présentant &amp;quot;une interprétation des faits&amp;quot; dans laquelle Maria incarne la vanité.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 57&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable unsortable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication et titre&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Description du contenu et commentaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins&#039;&#039;, 1972, chap. 3, p. 17&lt;br /&gt;
|La brochure contient une seule phrase sur Maria, et se contente d&#039;affirmer dit simplement &amp;quot;les conjoints n&#039;étaient plus d&#039;accord &#039;&#039;&#039;sur la gestion de son journal&#039;&#039;&#039;, ce qui entraîna leur séparation&amp;quot;. Ainsi, ce point est présenté comme étant le motif de la rupture, alors que l&#039;examen du contenu du procès montre que Russell était accusé d&#039;&#039;&#039;&#039;offenses&#039;&#039;&#039; envers son épouse, et c&#039;est sur ce point que le jury s&#039;est prononcé.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Annuaire&#039;&#039;, 1975, p. 68&lt;br /&gt;
|Il est reconnu que Maria était une &amp;quot;femme instruite et intelligente&amp;quot; et qu&#039;elle prit la défense de son mari lorsqu&#039;il fut critiqué en 1894. Puis l&#039;article retrace les grandes lignes de la vie conjugale du couple Russell en citant des passages de la &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039; de 1906 (ci-dessus traduite). La raison de la rupture est attribuée à Maria, à cause de son &amp;quot;ambition [qui] était comparable à celle de Miriam, sœur de Moïse, qui se rebella contre son frère comme chef d&#039;Israël soumis à Dieu&amp;quot; (ce qui implique que Russell était l&#039;équivalent de Moïse). Il est relaté l&#039;épisode du procès en rapport avec la &amp;quot;méduse&amp;quot; et Rose Ball, et la publicité négative que l&#039;affaire reçut alors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce récit est n&#039;est pas rigoureusement exact pour les raisons suivantes:&lt;br /&gt;
* L&#039;ambition, réelle ou supposée, de Maria, est présentée comme étant la seule source de la dégradation des relations conjugales. En revanche, il n&#039;est pas du tout fait mention des comportements du pasteur qui motivèrent la décision du jury.&lt;br /&gt;
* Le motif pour lequel le jury aurait accordé la séparation aurait été que les époux seraient &amp;quot;plus heureux s&#039;[ils] viv[aient] séparés&amp;quot;. C&#039;est vrai, mais il n&#039;est pas précisé que ce sont les &#039;&#039;&#039;offenses&#039;&#039;&#039; dont Maria s&#039;estimait victime qui ont motivé ce verdict confirmé en appel et devant la Cour Suprême.&lt;br /&gt;
* Il est précisé en italique que les époux furent officiellement séparés, et non divorcés. Il est cité à l&#039;appui un dictionnaire juridique et les paroles mêmes de Russell qui s&#039;était exprimé sur le sujet lors d&#039;un voyage en Irlande. Or, comme le montre les propos du juge Collier cités plus haut (&amp;lt;small&amp;gt;voir section &amp;quot;[[#Verdict et démarches judiciaires ultérieures|Verdict et démarches judiciaires ultérieures]]&amp;quot;)&amp;lt;/small&amp;gt;, la distinction entre les deux termes est purement artificielle et la séparation officielle n&#039;est &#039;&#039;&#039;pas davantage honorable&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Rose Ball est présentée comme ayant été recueillie par les époux &amp;quot;en 1888, alors qu&#039;elle était âgée d&#039;environ dix ans&amp;quot;, et de surcroît comme une orpheline. Or, tant le témoignage de Maria lors du procès que les archives australiennes indiquent que Rose avait environ &#039;&#039;&#039;dix ans de plus&#039;&#039;&#039; au moment des faits; par ailleurs, elle n&#039;était pas orpheline à ce moment-là (&amp;lt;small&amp;gt;voir [[Rose J. Ball#Controverse]]&amp;quot;)&amp;lt;/small&amp;gt; Or, l&#039;article cite certaines pages du procès, ce qui laisse à penser que le rédacteur avait accès à cette information, mais n&#039;a apparemment pas jugé bon de rectifier.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu]]&#039;&#039;, 1993, pp. 645,646&lt;br /&gt;
|Les relations conjugales du couple Russell sont abordées ainsi que le jugement de séparation de corps. Bien que le compte rendu qui y est fait soit véridique, il &#039;&#039;&#039;ne traduit toutefois pas l&#039;intégralité de la situation&#039;&#039;&#039; et utilise un vocabulaire évoquant un complot contre Russell : « &#039;&#039;&#039;attaquer la réputation de frère Russell&#039;&#039;&#039; [...], &#039;&#039;&#039;ignobles mensonges&#039;&#039;&#039; [...], &#039;&#039;&#039;salir sa réputation&#039;&#039;&#039; [...], &#039;&#039;&#039;Russell [présenté] sous un jour honteusement déformé&#039;&#039;&#039; ». Il &#039;&#039;&#039;fait passer Maria pour l&#039;unique responsable&#039;&#039;&#039; des difficultés rencontrées par le couple (« certains ont commencé à flatter Maria et à exciter son orgueil [...], elle a voulu obtenir un plus grand pouvoir de décision sur ce qui paraîtrait dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;. Quand elle a compris que rien de ce qu’elle écrivait ne serait publié [...] sans l&#039;accord de son mari, elle a été grandement contrariée ») déclarant qu&#039;elle fut en contradiction avec ses propres valeurs puisqu&#039;elle aurait utilisé les méthodes qu&#039;elle avait dans un premier temps condamnées. L&#039;essentiel de l&#039;argumentation se base sur les déclarations d&#039;ecclésiastiques qui accusaient Russell d&#039;infidélité, ce qui était faux, mais ne mentionne pas les raisons qui ont motivé la décision de la cour.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
* [[Maria Russell]]&lt;br /&gt;
* [[Rose J. Ball]]&lt;br /&gt;
* [[Richesse de Russell]]&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;[[Readers of Zion Watchtower]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ressources sur le sujet==&lt;br /&gt;
{{Refbegin}}&lt;br /&gt;
; &#039;&#039;&#039;Livres et brochures&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Blandre86&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Blandre, Bernard (1986), &#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah: Un siècle d&#039;histoire]]&#039;&#039;, Desclée de Brouwer, pp. 40-41 (ISBN 2220026404)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Blandre88&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Blandre, Bernard (1988), &amp;quot;Aux origines des étudiants de la Bible et des Témoins de Jéhovah — Attentes et débats 1873-1919&amp;quot;, &#039;&#039;Mouvements religieux&#039;&#039;, Sarreguemines: Association d&#039;étude et d&#039;information sur les mouvements religieux, pp. 15-20&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Bregninge&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Bregninge, Poul (2013) (anglais), &#039;&#039;Judgment Day Must Wait: Jehovah&#039;s Witnesses — A Sect Between Idealism and Deceit&#039;&#039;, New York: YBK Publishers, pp. 76-82, 99-100 (ISBN 978-1-936411-23-8) &lt;br /&gt;
* {{plume}} Cole, Marley (1955) (anglais), &#039;&#039;[http://archive.org/details/JehovahsWitnessesTheNewWorldSocietyByMarleyCole Jehovah&#039;s Witnesses: The New World Society]&#039;&#039;, New York: Vantage Press, pp. 62-65&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Gruss&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Gruss, Edmond C. (2003) (anglais), &#039;&#039;[[The Four Presidents of the Watch Tower Society]]&#039;&#039;, Xulon, pp. 15-17 (ISBN 1-594671-31-1)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Guindon&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Guindon, Ken (2000), [http://www.scribd.com/doc/27226243/Secte-Temoins-de-Jehovah-Le-7Eme-Ange-de-L-Apocalypse-Un-Regard-Sur-Charles-T-Russell-Par-Ken-Guindon &#039;&#039;Le Septième Ange de l&#039;Apocalypse - Un regard sur Charles T. Russell, le fondateur de La Tour de Garde&#039;&#039;], p. 18&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Harrison&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Harrison, Barbara Grizzuti (1978) (anglais), &#039;&#039;[[Visions of Glory: A History and a Memory of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, New York: Simon and Schuster, pp. 54-71 (ISBN 0-671-25101-5)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Hebert&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Hébert, Gérard (1960), &#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah. Essai critique d&#039;histoire et de doctrine]]&#039;&#039;, Montréal: éditions Bellarmin, pp. 292-303 &lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Introvigne&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Introvigne, Massimo (1990), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, Le Cerf, pp. 37-38 (ISBN 2-204-04099-1)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Penton&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Penton, James (1997, 2è éd.)  (anglais), &#039;&#039;[[Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, Toronto: University of Toronto Press, pp. 35-40 (ISBN 0-8020-7973-3)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Ross&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Ross, J.J. (1913) (anglais), [http://watchtowerdocuments.com/documents/1913_Some_More_Facts_About_Russell_.pdf &#039;&#039;Some Facts and More Facts about Self-styled &amp;quot;Pastor&amp;quot; Charles T. Russell&#039;&#039;], Philadelphie, format pdf, pp. 4,15,16,20-31&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Russell&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Russell, Charles (1906) (anglais), [http://www.a2z.org/wtarchive/docs/1906_Watch_Tower.pdf &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 15 juillet 1906], WTBTS, format pdf, pp. 211-28, R 3808-20&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Rutherford&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Rutherford, Joseph Franklin (1915) (anglais), [http://www.archive.org/details/AGreatBattleInTheEcclesiasticalHeavens &#039;&#039;A Great Battle in the Ecclesiastical Heavens&#039;&#039;], WTBTS, pp. 17-19&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Tucker&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Tucker, Ruth A. (1989) (anglais), &#039;&#039;Another Gospel: Cults, Alternative Religions, and the New Age Movement&#039;&#039;, pp. 120-23 (ISBN 0-310-25937-1)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Wills&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Wills, Tony (2006, 2è éd.) (italien), [http://www.infotdgeova.it/downloads/popolo.pdf &#039;&#039;Un popolo per il suo nome&#039;&#039;], Morrisville: Lulu Entreprises, format pdf, pp. 19-32 (ISBN 978-1-4303-0100-4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
; &#039;&#039;&#039;Documents légaux&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Court&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;Court of Appeals of District of Columbia (anglais), [http://www.watchtowerdocuments.com/downloads/1908_Russell_v._Washington_Post_Company_Decision.pdf &amp;quot;Russell v. Washington Post Company&amp;quot;], 5 mai 1908, format pdf, sur watchtowerdocuments&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
; &#039;&#039;&#039;Presse&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Eagle&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;&#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; (1909) (anglais), [http://www.wtarchive.org/deposit/doc/1909_Brooklyn%20Daily%20Eagle%20NY%20.pdf scans des articles de 1909 sur Russell], format pdf, sur wtarchive&lt;br /&gt;
{{Refend}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
{{Reflist|2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Séparation légale des époux Russell|*]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<title>Église universelle de Dieu</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Église universelle de Dieu&lt;br /&gt;
| image = HerbertWArmstrong.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;&#039;&#039;&#039;Église universelle de Dieu&#039;&#039;&#039;, rebaptisée &#039;&#039;&#039;Grace Communion International&#039;&#039;&#039; depuis le 16 avril 2009, est un mouvement chrétien qui a présenté de grandes similitudes avec la [[Société Watch Tower]]. Fondée sur un terreau adventiste aux États-Unis par Herbert W. Armstrong, ses doctrines et ses pratiques étaient en grande partie identiques à celles de la Watch Tower (rejet de la Trinité, de la croix, croyance en un paradis terrestre, etc), à tel point qu&#039;il est possible de s&#039;interroger sur les éventuelles influences théologiques entre les deux mouvements. Très sectaire dans son mode d&#039;organisation, cette église se réforma de façon radicale vers le milieu des années 1990, abandonnant ses dogmes et pratiques controversés et présentant des excuses pour les souffrances occasionnées aux fidèles, ce qui entraîna une chute spectaculaire de ses effectifs et de ses revenus. Beaucoup d&#039;anciens Témoins de Jéhovah souhaiteraient que la Watch Tower prenne modèle sur cette église en se réformant de la même façon.&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;JW Struggle (anglais), &amp;quot;[http://www.jwstruggle.com/2011/09/jws-and-the-worldwide-church-of-god/ JWs and The Worldwide Church of God]&amp;quot;, jwstruggle.com. Consulté le 11 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Grundy, Paul (anglais), &amp;quot;[http://www.jwfacts.com/watchtower/similar-religions/church-of-god.php Worldwide Church of God]&amp;quot;, jwfacts.com. Consulté le 11 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Origine commune==&lt;br /&gt;
[[Fichier:The Plain Truth.jpg|thumb|400px|right|Trois exemplaires de la revue &#039;&#039;La Pure Vérité&#039;&#039;, autrefois publiée par l&#039;Église universelle de Dieu. Leur design était similaire à celui des publications de la Watch Tower.]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:1975 in Prophecy.jpg|thumb|400px|right|Dessins tirés de la brochure &#039;&#039;1975 in Prophecy!&#039;&#039; (1956, par H.W. Armstrong), dépeignant (1) les malheurs des méchants et (2) un enfant dans le paradis. Ce genre d&#039;illustrations est (ou a été) classique dans les publications de la Watch Tower.]]&lt;br /&gt;
Les ressemblances entre les deux mouvements indiquent que leur origine — en l&#039;occurrence, l&#039;adventisme — fut manifestement la même. Par exemple, même si aujourd&#039;hui, le terme &amp;quot;Watchtower&amp;quot; fait directement référence à l&#039;organisation des Témoins de Jéhovah dans l&#039;esprit de bien des gens, le fait est que d&#039;autres groupes ont utilisé ce terme issu du mouvement adventiste, dont Herbert W. Armstrong qui enseigna que son église devait être &amp;quot;a Watchman to the House of Israel&amp;quot;. Le fait est que les deux groupes avaient été largement influencés par l&#039;adventiste [[George Storrs]] qui, dans les années 1850, avait publié le livre &#039;&#039;The Watch Tower: Or, Man in Death; and the Hope for a Future Life&#039;&#039;. De plus, vers les années 1920, les Étudiants de la Bible firent paraître le &#039;&#039;Bulletin&#039;&#039; (aujourd&#039;hui connu sous le nom &#039;&#039;Le Ministère du Royaume&#039;&#039;); or, un titre identique fut choisi par Armstrong dans les années 1930 pour un périodique à destination des pasteurs de l&#039;Église universelle de Dieu, à savoir le &#039;&#039;General&#039;s Bulletin&#039;&#039;. De plus, si le mot &amp;quot;vérité&amp;quot; est utilisé de façon récurrente au sein des Témoins de Jéhovah pour désigner leur organisation, le mouvement d&#039;Armstrong nomma sa principale revue &#039;&#039;La Pure Vérité&#039;&#039;. En outre, il est possible que le système très centralisé de la Watch Tower ait influencé celui de l&#039;Église universelle de Dieu dans les années 1950. Des disciples de l&#039;Église utilisèrent même le livre jéhoviste &#039;&#039;Équipés pour tout œuvre bonne&#039;&#039; pour établir des dates prophétiques.&amp;lt;ref&amp;gt;White, Craig M. (2009) (anglais), &amp;quot;[http://www.allen-armstrong.org/c_white.pdf Herbert W. Armstrong: Man of God!]&amp;quot;, allen-armstrong.org, pp. 8-12. Consulté le 9 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les similitudes entres les deux mouvements furent si évidentes que de nombreuses personnes se demandèrent si Armstrong n&#039;avait pas été lui-même Témoin de Jéhovah. De ce fait, en 1956, il écrivit une longue réponse sur ce sujet, niant catégoriquement tout lien avec les Témoins de Jéhovah, et affirmant avoir tout découvert de lui-même par sa propre lecture de la Bible:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais été un membre de ces soi-disant &amp;quot;Témoins de Jéhovah&amp;quot;, ni des Adventistes du Septième Jour. Je n&#039;ai jamais eu, de quelque manière, de connexion lointaine avec eux, ou n&#039;ai été associé à une secte ou confession. Je n&#039;ai jamais eu de communion avec eux. (...) Je n&#039;ai jamais, cependant, assisté à une réunion de la secte des &amp;quot;Témoins de Jéhovah&amp;quot;. Je n&#039;ai jamais eu aucune sorte de communion avec l&#039;un de leurs dirigeants ou membres. Je n&#039;ai pas connu, ou n&#039;ai jamais vu, leur défunt leader, le juge Ruthford [sic] — des contes étranges me viennent comme quoi j&#039;aurai passé du temps avec lui en prison. Je n&#039;ai jamais été en prison. (...) Je n&#039;ai &amp;lt;u&amp;gt;pas appris toute la vérité de Dieu à partir de la secte des &amp;quot;Témoins de Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;. J&#039;ai, bien sûr, &amp;lt;u&amp;gt;lu quelques-uns de leurs écrits et de leurs livres&amp;lt;/u&amp;gt;, et j&#039;ai été heureux de constater qu&#039;&amp;lt;u&amp;gt;ils détiennent certaines vérités&amp;lt;/u&amp;gt;, comme toutes les sectes et confessions en ont (bien mélangées avec des erreurs dangereuses), mais Dieu avait déjà révélé ces vérités à moi bien avant que je les ai lues d&#039;entre eux dans leur littérature. &amp;lt;u&amp;gt;Je n&#039;ai rien appris que je crois et que j&#039;enseigne à partir de cette secte&amp;lt;/u&amp;gt;. S&#039;ils se vantent de m&#039;avoir appris quelque chose, ils le déforment. J&#039;ai appris la vérité de Dieu directement de Dieu — à travers sa Parole — la Sainte Bible. Je ne l&#039;ai pas apprise à partir d&#039;une quelconque secte ou confession.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Armstrong, Herbert W. (novembre 1970) (anglais), &amp;quot;[http://home.sprynet.com/~pabco/no_jehov.htm No! I Never Was a &amp;quot;Jehovah&#039;s Witness,&amp;quot; or a Seventh Day Adventist!]&amp;quot;, &#039;&#039;The Plain Truth&#039;&#039;, pp. 106,107, home.sprynet.com. Consulté le 9 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Actuellement, les mouvements schismatiques de l&#039;Église universelle de Dieu qui s&#039;estiment fidèles aux idées d&#039;Armstrong — dont l&#039;Église restaurée de Dieu et l&#039;Église vivante de Dieu — éprouvent le besoin de nier toute origine commune avec les Témoins de Jéhovah, estimant que les différences sont bien plus nombreuses que les similitudes.&amp;lt;ref&amp;gt;Restored Church of God (anglais), &amp;quot;[http://rcg.org/articles/wjwosa.html We Are Not Jehovah&#039;s Witnesses or Seventh-Day Adventists]&amp;quot;, rcg.org. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;COG&amp;quot;&amp;gt;Living Church of God (anglais), &amp;quot;[http://www.cogwriter.com/jehovahswitnesses.htm Similarities and Differences between the Jehovah&#039;s Witnesses and the Living Church of God]&amp;quot;, cogwriter.co. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt; Après avoir comparé les enseignements des Témoins de Jéhovah aux siens, l&#039;Église vivante de Dieu conclut ainsi: &amp;quot;La plupart des gens qui se considèrent comme Témoins de Jéhovah &amp;lt;u&amp;gt;semblent sincères et ont souvent un zèle à servir Dieu&amp;lt;/u&amp;gt;. (...) Ils ont un certain dévouement et zèle, mais &amp;lt;u&amp;gt;sans toute la connaissance dont ils ont besoin&amp;lt;/u&amp;gt;. Et alors que, officiellement, les Témoins de Jéhovah enseignent que vous pouvez identifier la vraie religion ainsi: &amp;quot;Les serviteurs de Dieu fondent leurs enseignements sur la Bible&amp;quot; (&#039;&#039;Qu&#039;enseigne réellement la Bible&#039;&#039;, p. 146), en adoptant le dimanche, en contradiction avec leur propre traduction de la Bible, etc, &amp;lt;u&amp;gt;les Témoins de Jéhovah ne sont tout simplement pas vrais serviteurs de Dieu&amp;lt;/u&amp;gt;. J&#039;exhorte les Témoins de Jéhovah à être comme les Béréens qui &amp;quot;chaque jour scrutaient les Écritures pour savoir si ces choses étaient ainsi&amp;quot; (&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Actes 17:11&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;). (...) Ils doivent &amp;lt;u&amp;gt;décider s&#039;ils vont obéir à Dieu plutôt qu&#039;aux traditions des hommes&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;COG&amp;quot;/&amp;gt; Quant à l&#039;Église principale, aujourd&#039;hui renommée Grace Communion International, elle indique clairement sur son site son origine dans la doctrine de [[William Miller]], n&#039;étant séparé des Témoins que par leur différence de point de vue sur le Sabbat.&amp;lt;ref&amp;gt;Tkach, Joseph Jr. (1997) (anglais), &#039;&#039;Transformed By Truth: The Worldwide Church of God Rejects the Teachings of Founder Herbert W. Armstrong and Embraces Historic Christianity. This Is the Inside Story&#039;&#039;, annexe &amp;quot;[http://www.gci.org/aboutus/roots Roots of the Worldwide Church of God]&amp;quot;, Multnomah Books (ISBN 978-1-5767-3181-9), gci.org&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut aussi se demander si la Watch Tower n&#039;a pas utilisé certaines croyances de l&#039;Église universelle de Dieu, les incorporant à sa propre doctrine. Par exemple, l&#039;auteur critique Edmond C. Gruss rapporte dans l&#039;un de ses ouvrages que [[Frederick Franz]] était abonné à de nombreuses revues religieuses, fait alors largement connu parmi les Témoins du siège mondial, et dit que, selon un ex-Béthélite, Franz recevait notamment &#039;&#039;La Pure Vérité&#039;&#039; d&#039;Armstrong; il possédait d&#039;anciens numéros de cette revue, dont l&#039;une, consultée par cet ancien Béthélite, traitait de sujets qui ressemblaient beaucoup à ce qui avait paru dans une &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039; alors récente.&amp;lt;ref&amp;gt;Gruss, Edmond C. (2003) (anglais), &#039;&#039;[[The Four Presidents of the Watch Tower Society]]&#039;&#039;, Xulon Press, p. 239 (ISBN 1-594671-31-1)&amp;lt;/ref&amp;gt; De ce fait, certains, dont l&#039;ex-membre Brenda Lee, se demandent quelle organisation a emprunté les enseignements de l&#039;autre, et jusqu&#039;à quel point on pourrait parler de plagiat.&amp;lt;ref&amp;gt;Lee, Brenda (2005) (anglais), &amp;quot;[http://www.outofthecocoon.net/PDF/WhichCameFirst_TheWorldwideChurchofGodOrTheWatchtowerBibleandTractSociety.pdf Which Came First: The Worldwide Church Of God or The Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society?]&amp;quot;, Out of the Cocoon, format pdf. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt; Inversement, un site critique de l&#039;Église universelle de Dieu cite plusieurs doctrines des Témoins et dit: &amp;quot;Alors qu&#039;Herbert Armstrong n&#039;a pas enseigné tout ce qui précède, nous pouvons repérer [les enseignements] qu&#039;il a copiés des Témoins de Jéhovah&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Exit and Support Network (anglais), &amp;quot;[http://www.exitsupportnetwork.com/mike_ep/exam/doctrine.htm Any Good Doctrine in the Herbert Armstrong Era?]&amp;quot;, exitsupportnetwork.com. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comparaison==&lt;br /&gt;
Note: Ce tableau se réfère à l&#039;Église universelle de Dieu telle qu&#039;elle se présentait avant les réformes mises en place par les successeurs d&#039;Armstrong (c&#039;est-à-dire avant 1988). Seules les informations controversées sont sourcées.&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot; width=&amp;quot;10%&amp;quot;|Sujet&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot; width=&amp;quot;45%&amp;quot;|Société &amp;lt;br/&amp;gt; Watch Tower&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot; width=&amp;quot;45%&amp;quot;|Église universelle &amp;lt;br/&amp;gt; de Dieu&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!colspan=&amp;quot;3&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot;|Histoire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Mégalomanie et richesse du fondateur/dirigeant&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Idem:&lt;br /&gt;
* [[Charles Taze Russell]] fut critiqué pour son [[Train de vie des dirigeants internationaux|train de vie]] alors qu&#039;il effectuait ses [[Voyages de Russell|tournées mondiales de sermons]]. [[Joseph Rutherford]] le fut encore plus parce qu&#039;il vivait dans un luxe scandaleux, que ce soit au niveau de ses résidences (cf. [[Beth-Sarim]]), de ses moyens de transport ou de ses loisirs.&lt;br /&gt;
* Armstrong fut souvent critiqué pour sa richesse (jet personnel, limousines et Roll Royce, beaux vêtements, cinq luxueuses maisons, etc), tandis que ses adeptes, qui payaient trois fois la dîme, vivaient de façon très simple.&amp;lt;ref&amp;gt;Hopkins, Joseph M. (1974) (anglais), &#039;&#039;The Armstrong Empire: A Look at the Worldwide Church of God Empire&#039;&#039;, W. B. Eerdmans Publishing Co., p. 183 (ISBN 978-0-8028-1508-8)&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;The Painful Truth (anglais), &amp;quot;[http://hwarmstrong.com/ar/Fleecing.html Fleecing the Flock]&amp;quot;, &#039;&#039;Ambassador Report&#039;&#039;, hwarmstrong.com. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Exit and Support Network (anglais), &amp;quot;[http://www.exitsupportnetwork.com/recovery/back/rich.htm Herbert W. Armstrong: The Rich Apostle]&amp;quot;, exitsupportnetwork.com.Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt; De plus, Armstrong aimait se faire photographier aux côtés des dirigeants politiques les plus douteux afin de recevoir des honneurs.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Vie privée du dirigeant&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Controversée:&lt;br /&gt;
* De très forts [[Sexualité de Rutherford|soupçons d&#039;adultère]] ont pesé sur Rutherford qui, par ailleurs, vécu séparé de [[Mary Rutherford|sa femme]] et de [[Malcolm Rutherford|son fils]].&lt;br /&gt;
* Armstrong fut accusé d&#039;entretenir une liaison avec sa propre fille,&amp;lt;ref&amp;gt;Living Armstrongism (1er février 2009) (anglais), &amp;quot;[http://livingarmstrongism.blogspot.fr/2009/02/incest.html Resources on HWA&#039;s Incest]&amp;quot;, livingarmstrongism.blogspot.fr. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt; et épousa en secondes noces une femme de 46 ans plus jeune que lui, mariage qui prit fin par un divorce, l&#039;épouse invoquant une infidélité de son mari.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Lakeland Ledger&#039;&#039; (12 mai 1984) (anglais), &amp;quot;[http://news.google.com/newspapers?id=7pEsAAAAIBAJ&amp;amp;sjid=YvsDAAAAIBAJ&amp;amp;dq=worldwide-church-of-god%20armstrong%20incest&amp;amp;pg=5909%2C4889548 Church Leader&#039;s Marriage Dissolved]&amp;quot;, news.google.com. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt; Par ailleurs, jusqu&#039;à sa mort, Armstrong ne se réconcilia pas avec son fils Garner Ted.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
!Crise de succession&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Mal vécue:&lt;br /&gt;
* La [[crise de succession de 1917]] et les nombreuses modifications de la Watch Tower sous Rutherford conduisirent à l&#039;éclatement du mouvement des [[Étudiants de la Bible]] en de nombreux petits groupes s&#039;estimant fidèles aux idées du fondateur (cf. [[Liste de schismes de la Société Watch Tower]]).&lt;br /&gt;
* La mort de Armonstrong a conduit ses deux successeurs à la tête de l&#039;Église universelle de Dieu, Joseph W. Tkach Sr. et son fils Joseph Tkach Jr., à de profondes réformes introduites d&#039;abord timidement à partir de 1988, puis ouvertement en 1995, ce qui provoqua de nombreux schismes durant cette période, notamment l&#039;Église de Dieu de Philadelphie, l&#039;Église globale de Dieu, l&#039;Église vivante de Dieu, l&#039;Église unie de Dieu, l&#039;Église restaurée de Dieu, etc, chacune d&#039;entre elles se réclamant des idées du fondateur. De très nombreux groupes sont encore en activité.&amp;lt;ref&amp;gt;Tkach, Joseph Jr. (1997) (anglais), &#039;&#039;Transformed By Truth: The Worldwide Church of God Rejects the Teachings of Founder Herbert W. Armstrong and Embraces Historic Christianity. This Is the Inside Story&#039;&#039;, annexe &amp;quot;[http://www.gci.org/aboutus/splits Worldwide Church of God Organizational Splits]&amp;quot;, Multnomah Books (ISBN 978-1-5767-3181-9), gci.org&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Utilisation de la radio pour évangéliser&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Idem:&lt;br /&gt;
* Dès 1924 et pendant trois décennies, la Watch Tower utilisa massivement les ondes de radio, dont la WBBR, pour diffuser son message.&lt;br /&gt;
* Dès octobre 1933, l&#039;Église universelle de Dieu — alors nommée Radio Church of God — se servit des radios KORE, WHO et Radio Luxembourg.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Crise interne&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Durant les années 1970, les deux mouvements expérimentèrent une crise interne qui s&#039;est traduite par une remise en question d&#039;une structure trop rigide et trop sévère dans l&#039;application des sanctions, ainsi que la perte d&#039;effectif à cause de la non-réalisation de la prophétie sur 1975. De plus, les raisons admissibles pour le divorce furent modifiées dans les années 1970 dans les deux mouvements. Puis, dans les années 1980, les deux mouvements eurent à juguler des tentatives de réformes de la part de membres moins sectaires (pour les Témoins, celles de [[Raymond Franz]] n&#039;aboutit pas).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!colspan=&amp;quot;3&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot;|Doctrines&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Autorité de la Bible&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Celle-ci est perçue comme étant la Parole de Dieu; toutes les doctrines doivent être basées sur elle. Elle est supérieure à la tradition humaine.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
![[Trinité]]&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Rejetée, car Jésus n&#039;est pas Dieu et l&#039;Esprit saint est simplement la force de Dieu.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Fausses prophéties&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Oui:&lt;br /&gt;
* De nombreuses prophéties (destruction de la chrétienté, saints emmenées dans les cieux, [[Har-Maguédôn]], etc) ont été annoncées en rapport avec des dates bien spécifiques, incluant 1874, 1914, 1915, 1918, 1925 et 1975 entre autres (cf. article [[Dates prophétiques]]), et aucune d&#039;entre elles ne s&#039;est avéré exacte.&lt;br /&gt;
* Armstrong fut à l&#039;origine de très nombreuses prophéties qui se révélèrent fausses: il annonça en 1938 que les armées de Mussolini pénétreraient dans Jérusalem; en 1957, il prophétisa qu&#039;un tiers de la population mourrait de famine et de maladie avant 1972; en 1963, il affirma qu&#039;une Troisième guerre mondiale aurait lieu en 1978; en 1968, il prédit le retour du Christ pour 1983, etc. Au total, il aurait fait 209 fausses prophéties sur une période de 52 années.&amp;lt;ref&amp;gt;The Painful Truth (anglais), &amp;quot;[http://www.hwarmstrong.com/prophet-1.htm Herbert W. Armstrong&#039;s 209 False Prophecies]&amp;quot;, hwarmstrong.com. Consulté le 10 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Pratique de l&#039;excommunication&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Oui, incluant autant ceux qui transgressent la doctrine et ceux qui la remettent en question. Les liens amicaux et familiaux sont rompus, ce qui entraîne l&#039;éclatement des familles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Résurrection et vie terrestre&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Oui&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Immortalité de l&#039;âme&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Non, les morts sont inconscients et attendent la résurrection.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Grand tribulation et millénium proches&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Oui, la doctrine apocalyptique est au cœur du message doctrinal, avec la surveillance des événements mondiaux afin de les relier aux &amp;quot;prophéties&amp;quot; bibliques.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Importance de l&#039;année 1975&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Idem:&lt;br /&gt;
* À partir de 1966, la Watch Tower enseigna que le septième millénaire de l&#039;existence humaine débuterait en 1975. De ce fait, cette date fut perçue au sein des Témoins de Jéhovah, comme étant la date d&#039;[[Har-Maguédôn]].&lt;br /&gt;
* En 1956, l&#039;Église universelle de Dieu a édité la brochure &#039;&#039;1975 in Prophecy!&#039;&#039;; dans celle-ci, Armstrong prédisait une guerre nucléaire à venir et l&#039;esclavage ultérieure de l&#039;humanité, ce qui conduirait au retour de Jésus Christ. La brochure étaient censée décrire les événements qui se dérouleraient après février 1972 et qui culmineraient en 1975.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Seule vraie religion&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Oui, toutes les autres viennent du Diable et ont sombré dans l&#039;[[apostasie]] qui aurait commencé lors de la chute de Jérusalem au Ier siècle pour l&#039;Église universelle de Dieu, et après la mort des apôtres pour les Témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Doctrine sur les Juifs&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Ceux-ci sont actuellement considérés comme une fausse religion, bien que Russell et Rutherford aient enseigné, pendant des décennies, que le [[sionisme]] était une doctrine fondamentale du christianisme.&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Armstrong défendait l&#039;Anglo-Israélisme, doctrine selon laquelle les peuples de l&#039;Europe de l&#039;Ouest, et notamment l&#039;Empire britannique (Éphraïm) et les États-Unis (Manassé), étaient des descendants des 12 tribus d&#039;Israël. Selon Armstrong, cette doctrine fournissait la clé à la compréhension des prophéties bibliques.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Enfer de feu&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Non, celui-ci désigne la destruction éternelle.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Création&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Oui, l&#039;évolution est rejetée.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Spiritisme et utilisation d&#039;images dans le culte&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Ils doivent être rejetés.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
![[Nouvelle alliance]]&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Celle-ci est établie avec l&#039;Israël spirituel.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Observance du Sabbat&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Non&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Oui&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Observance des Dix Commandements&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Non&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Oui&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Croix&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Elle est perçue comme un symbole païen qu&#039;il faut donc rejeter; néanmoins, si la Watch Tower estime que Jésus n&#039;est pas mort sur une croix, en revanche, l&#039;Église universelle de Dieu ne contestait pas ce point.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!colspan=&amp;quot;3&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot;|Organisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Finances&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Bien que la nécessité de donner de l&#039;argent soit régulièrement mise en avant par l&#039;organisation, la participation reste libre et sans contrôle.&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Les adeptes ordinaires devaient s&#039;acquitter d&#039;une triple dîme (30%): la première dîme, la seule qui soit payée par l&#039;ensemble des adeptes, y compris par les ministres, était utilisée pour le fonctionnement de l&#039;église; la deuxième dîme servait à payer les dépenses pour les fêtes annuelles de l&#039;église; la troisième dîme, qui était payée à chaque troisième et sixième année d&#039;un cycle de sept ans, servait à l&#039;origine aux indigents du mouvement, mais plus tard fut utilisé pour subventionner les ministres du culte (et servit notamment à acheter et entretenir l&#039;avion privé d&#039;Armstrong). En plus de ces trois dîmes, les membres étaient tenus de faire des offrandes aux sept jours saints de l&#039;église.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Littérature&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Nombreuses publications&lt;br /&gt;
* La Watch Tower a édité une quantité impressionnante de livres, brochures et périodiques. Le département graphique utilise [[Illustrations dans les publications|des desseins et des photographies]] qui jouent sur les sentiments et les émotions des lecteurs.&lt;br /&gt;
* Armstrong eut aussi beaucoup de publications, notamment &#039;&#039;La Pure Vérité&#039;&#039; qui ressemblait beaucoup à &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;. Il se servit du dessinateur Basil Wolverton pour illustrer certains de ses écrits, exploitant en images la peur du châtiment qu&#039;il mettait en opposition avec les bienfaits du paradis terrestre, ceci afin d&#039;influencer le lecteur. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Direction&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Très hiérarchisée, la direction des deux mouvements n&#039;est composée que de membres masculins, et leur autorité ne peut pas être remise en question.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!colspan=&amp;quot;3&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot;|Comportements&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Fêtes&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Idem: toutes les fêtes adoptées après l&#039;époque biblique ([[Noël]], Pâques, anniversaires de naissance, Saint-Valentin, etc) sont considérées comme païennes et doivent être rejetées. Toutefois, l&#039;Église universelle de Dieu allait plus loin en requérant l&#039;observance de toutes les fêtes juives définies dans l&#039;Ancien Testament (Pâque, fête des Tabernacles...).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
![[Rapport au monde|Participation à la vie sociale]]&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Limitation des liens avec les non-membres, refus toute de toute [[participation à la guerre]] ainsi qu&#039;au [[vote]] (sur ce dernier point, la position de la Watch Tower a évolué à partir de 1999).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
![[Sexualité]]&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Morale puritaine: condamnation des relations sexuelles hors mariage, de l&#039;adultère, de la [[masturbation]] et de l&#039;[[homosexualité]].&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Apparence physique&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Idem: strict contrôle de la tenue vestimentaire et de la coiffure (pas de cheveux longs pour les hommes, pas de piercings ni de tatouages, pas de pantalon pour les femmes dans le cadre du culte, etc). Toutefois, l&#039;Église universelle de Dieu allait plus loin en interdisant le pantalon pour les femmes en toutes circonstances, hormis dans le cadre du [[sport]], ainsi que le maquillage.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Scolarité et [[université]]&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|L&#039;éducation universitaire était découragée puisque les adeptes étaient censés vivre au temps de la fin.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Soins médicaux&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Les Témoins de Jéhovah rejettent la transfusion sanguine depuis 1945, après avoir condamné les [[vaccinations]] entre 1931 et 1952 et les [[transplantations d&#039;organes]] entre 1967 et 1980. &lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}À l&#039;exception des réparations de membres ou d&#039;organes, l&#039;Église universelle de Dieu rejetait les soins médicaux (transfusions sanguines, médicaments, vaccinations, etc), car elle préconisait la guérison par la prière uniquement. Armstrong fit l&#039;éloge des vertus d&#039;une bonne alimentation d&#039;une hygiène de vie saine, et en conséquence les membres de l&#039;Église universelle de Dieu eurent tendance à produire leur propres produits alimentaires.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Interdits alimentaires&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Non, excepté les aliments contenant du sang, tels que le boudin noir.&lt;br /&gt;
|{{Ca dépend}}Oui, les interdits étaient nombreux (levure et sucre blancs, porc, crustacés...) auxquels s&#039;ajoutait un jeûne une fois par mois.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Attitude vis-à-vis des critiques&lt;br /&gt;
|colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Aucune critique possible sans risquer des sanctions; d&#039;ailleurs, de nombreux ex-membres estiment avoir fait partie d&#039;une secte.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Témoignages d&#039;ex-membres==&lt;br /&gt;
[[Raymond Franz]], ancien membre du [[Collège Central]] des Témoins de Jéhovah, visita le College Ambassador, centre d&#039;enseignement de l&#039;Église universelle de Dieu, et lut le récit d&#039;un ex-membre de ce mouvement. Franz releva de très grandes similitudes avec ce qui se passait chez les Témoins, que ce soit au niveau du mode de fonctionnement, des raisonnements tenus que des répercussions sur les adeptes, notant les points suivants:&amp;lt;ref&amp;gt;Franz, Raymond V. (2002, 3è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[À la recherche de la liberté chrétienne]]&#039;&#039;, Atlanta: Commentary Press, pp. 306-08&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Les locaux [de l&#039;Église universelle de Dieu] étaient agréables; tout était scrupuleusement propre; les jeunes gens présents, de différentes origines raciales, étaient tous habillés avec soin, beaucoup ayant des sacoches et leurs visages reflétaient un sentiment de dévouement. L&#039;impression première pourrait être celle d&#039;une unité paisible, de sérieux dans ce qu&#039;ils comprenaient être le dessein de Dieu.&amp;quot;&lt;br /&gt;
* Quand l&#039;ex-membre commença à douter, &amp;quot;il a estimé qu&#039;il s&#039;agissait de la véritable église de Dieu et qu&#039;Il &amp;quot;s&#039;occuperait de la situation&amp;quot;; et s&#039;il s&#039;agissait effectivement de la &amp;quot;seule véritable église, vers qui d&#039;autres aller?&amp;quot;&lt;br /&gt;
* Les adeptes disaient: &amp;quot;Nous ne devrions même pas ouvrir une publication écrite par un &#039;dissident&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* Lorsqu&#039;une personne s&#039;intéressait à l&#039;église, elle devait vérifier par elle-même les enseignements, pensant ainsi que c&#039;était elle qui faisait la démarche de vérifier la validité des &amp;quot;vérités&amp;quot; qu&#039;on lui présentait.&lt;br /&gt;
* Mais dès que cette personne faisait partie de cette église, elle ne devait plus contester les enseignements, mais les accepter obligatoirement, selon un procédé de subordination à l&#039;autorité d&#039;Armstrong et de son clergé.&lt;br /&gt;
* Selon un raisonnement circulaire, il était enseigné aux adeptes qu&#039;Armstrong était le chef de l&#039;Église car il était proche de Dieu et bénéficiait de l&#039;Esprit saint plus que n&#039;importe qui d&#039;autre, et donc que les opinions des membres ordinaires n&#039;avaient aucune valeur.&lt;br /&gt;
* Le membre devait toujours se référer aux explications du mouvement, n&#039;étant désormais plus autorisé à comprendre la Bible par lui-même; de ce fait, il apprenait à défendre l&#039;enseignement de l&#039;église et ainsi à devenir spirituellement dépendant de celle-ci, et non du Christ.&lt;br /&gt;
* Compte tenu de cette uniformisation, il fallait désormais beaucoup de force de caractère pour s&#039;interroger à nouveau sur les enseignements du groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Changements majeurs==&lt;br /&gt;
Une fois que le fondateur du mouvement, Herbert W. Armstrong, fut décédé, le nouveau pasteur général, Joseph W. Tkach Sr, puis son fils Joseph Tkach Jr, réformèrent en profondeur le mouvement au point que celui-ci passa du statut de &amp;quot;secte&amp;quot; à celui d&#039;une église évangélique traditionnelle. Dans le numéro de mars/avril 1996 de sa revue &#039;&#039;La Pure Vérité&#039;&#039;, l&#039;église publia un article intitulé &amp;quot;Pardonne-nous nos offenses&amp;quot; qui annonça des changements majeurs et présenta des excuses pour les abus passés. Cet article de Tkach disait ceci:&amp;lt;ref&amp;gt;Tkach, Joseph W. (mars/avril 1996) (anglais), &amp;quot;[http://www.gci.org/aboutus/forgiveus Forgive Us Our Trespasses]&amp;quot;, &#039;&#039;The Plain Truth&#039;&#039;, Grace Communion International. Consulté le 11 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;toccolours&amp;quot; margin-left: 1em; margin-right: 2em; font-size: 100%; background:; color:black; width:30em; max-width: 100%;&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;2&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;text-align: left;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
&amp;quot;Comme les lecteurs assidus de ce magazine le savent, l&#039;Église universelle de Dieu, éditrice de &#039;&#039;La Pure Vérité&#039;&#039;, a changé sa position concernant de nombreuses croyances et pratiques durant les quelques années passées. Au cœur de ces changements, il y eut une acceptation que le salut est par la grâce à travers la foi. Bien que cela fut prêché dans le passé, il a toujours été couplé avec le message selon lequel Dieu nous doit une récompense pour nos œuvres qui s&#039;appuient sur caractère saint et juste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant des décennies, nous avons considéré que l&#039;application scrupuleuse de la loi était la base de notre justice. Nous avons tenté d&#039;établir un lien avec Dieu à travers les règles de l&#039;ancienne alliance dans notre désir ardent de lui plaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans sa miséricorde, Dieu nous a montré que les obligations de l&#039;ancienne alliance ne s&#039;appliquent pas aux chrétiens qui sont sous la [[nouvelle alliance]]. Il nous a conduit dans les richesses de sa grâce et à une relation renouvelée avec Jésus-Christ. Il nous a ouvert les cœurs et les esprits à la joie de son salut. Les Écritures nous parlent avec un sens nouveau, et nous nous réjouissons tous les jours dans la relation personnelle que nous entretenons avec notre Seigneur et Sauveur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans même temps, nous étions vivement conscients du lourd héritage de notre passé. Le Saint Esprit travaille aujourd&#039;hui dans le corps du Christ pour guérir les blessures historiques et rétablir de bonnes relations entre les offenseurs et les offensés. Il est de ma douloureuse responsabilité de reconnaître que l&#039;Église universelle de Dieu a été parmi les offenseurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre compréhension doctrinale défectueuse voilait le simple Évangile de Jésus-Christ et a conduit à diverses conclusions erronées et à des pratiques non scripturales. Nous avons bien des raisons de nous repentir et de présenter des excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous portions jugement et étions satisfaits de nous — condamnant d&#039;autres Chrétiens, les traitant de &amp;quot;soi-disant Chrétiens&amp;quot; et d&#039;&amp;quot;instruments de Satan&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous imposions à nos membres une méthode de vie chrétienne basée sur les œuvres. Nous exigions l&#039;adhésion à des réglementations accablantes du code de l&#039;Ancien Testament. Nous gouvernions l&#039;Église d&#039;une façon extrêmement légaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre ancienne approche de l&#039;Ancien Testament entretenait des attitudes d&#039;exclusion et de supériorité plutôt que l&#039;enseignement du Nouveau Testament sur la fraternité et l&#039;unité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous accordions trop d&#039;importance aux prédictions et aux spéculations prophétiques, minimisant le véritable Évangile de salut par Jésus-Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces enseignements et ces pratiques sont cause d&#039;immense regret. Nous sommes douloureusement conscients de la peine et de la souffrance qui en ont résulté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous étions dans l&#039;erreur. Nous n&#039;avons jamais eu l&#039;intention de tromper qui que ce soit. Nous étions si totalement concentrés sur ce que nous croyions faire pour Dieu que nous ne voyions pas le chemin sur lequel nous étions engagés. Qu&#039;il soit ou non voulu, ce chemin n&#039;avait rien de biblique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le recul, nous nous demandons comment nous avons pu aller aussi loin dans l&#039;erreur. Nos cœurs sont avec ceux pour qui nos enseignements ont tordu le sens des Écritures. Nous ne minimisons pas notre désorientation spirituelle et notre confusion. Nous aspirons instamment à votre compréhension et votre pardon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne voyez là aucune tentative pour camoufler nos erreurs doctrinales et bibliques du passé. Nous ne faisons pas cette démarche pour simplement dissimuler les failles. Nous scrutons carrément notre histoire et faisons face aux fautes et aux péchés que nous y trouvons. Ils feront toujours partie de notre histoire, souvenirs perpétuels du danger du légalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(...)&amp;quot;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, sous la présidence des Tkach père et fils, l&#039;église autorisa ses membres à consulter des médecins, à voter, à travailler le jour du sabbat, les femmes à porter du maquillage, supprima les interdits alimentaires, les dîmes, et révisa bon nombre de ses doctrines (acceptation de la [[Trinité]], etc) qui sont désormais typiques de n&#039;importe quelle église évangélique.&amp;lt;ref&amp;gt;Église universelle de Dieu (février 2011), &amp;quot;[http://www.laviechretienne.com/wp-content/uploads/2012/04/Enonce_des_croyances.pdf Énoncé des croyances]&amp;quot;, laviechretienne.com, format pdf. Consulté le 11 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces changements furent décrits comme spectaculaires par Ruth Tucker, une auteur évangélique, qui écrivit: &amp;quot;Les &amp;quot;changements&amp;quot;, comme ils sont appelés par les membres, sont véritablement historiques. Jamais auparavant dans l&#039;histoire du christianisme il n&#039;y eut une tel changement aussi complet vers le christianisme orthodoxe de la part d&#039;une église non orthodoxe marginale&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Tucker, Ruth (15 juillet 1996) (anglais), &amp;quot;From the Fringe to the Fold&amp;quot;, &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039;, pp. 26–32&amp;lt;/ref&amp;gt; De même, Vern Bullough, éditeur du journal humaniste &#039;&#039;Free Inquiry&#039;&#039;, releva l&#039;importance des changements en ces termes: &amp;quot;La perte de presque toutes les doctrines de l&#039;Église universelle de Dieu (...) est une histoire presque sans parallèle dans l&#039;histoire religieuse américaine&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Bullough, Vern (anglais), &amp;quot;[http://www.secularhumanism.org/library/fi/bullough_22_4.htm The Will to Believe Keeps the Worldwide Church of God Afloat]&amp;quot;, &#039;&#039;Free Inquiry&#039;&#039;, volume 22, n°4, secularhumanism.org. Consulté le 11 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, dans les faits, l&#039;abandon des anciennes doctrines jugées erronées et du mode de fonctionnement autoritaire eut des conséquences douloureuses pour l&#039;Église universelle de Dieu, produisant une chute des effectifs (d&#039;environ {{unité|150000}} à {{unité|49000}}), des revenus (de plus de 200 millions de dollars en 1990 à 50 millions en 1996), des abonnements à &#039;&#039;La Pure Vérité&#039;&#039; (de {{unité|8000000}} à {{unité|100000}}) et du personnel au siège (de {{unité|1000}} à environ 50).&amp;lt;ref&amp;gt;Communion Internationale dans la Grâce de Montréal, &amp;quot;[http://www.eudmtl.org/nvntlight/nl08200209.htm Transformée par Christ — Une histoire brève de l&#039;Église Universelle de Dieu]&amp;quot;, eudmtl.org. Consulté le 11 juin 2012&amp;lt;/ref&amp;gt; À propos des livres publiés par l&#039;Église universelle de Dieu relatant ses changements, de nombreux commentaires sur Amazon.com se montrent davantage favorables à Armstrong et très critiques envers ses successeurs perçus comme des traîtres,&amp;lt;ref&amp;gt;Tkach, Joseph Jr. (1997) (anglais), &#039;&#039;[http://www.amazon.com/Transformed-Truth-Joseph-Tkach/dp/1576731812/ref=cm_cr_pr_product_top Transformed by Truth: The Worldwide Church of God Rejects the Teachings of Founder Herbert W. Armstrong and Embraces Historic Christianity. This Is the Inside Story]&#039;&#039;, Multnomah Books (ISBN 978-1-5767-3181-9)&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Feazell, Michael J. (2001) (anglais), &#039;&#039;[http://www.amazon.com/The-Liberation-Worldwide-Church-God/dp/B0045JL8VM/ref=pd_sim_sbs_b_1 The Liberation of the Worldwide Church of God]&#039;&#039;, Zondervan Publishing Company (ISBN 0310238587)&amp;lt;/ref&amp;gt; tandis qu&#039;un livre émanant d&#039;une église fidèle à Armstrong reçoit de nombreux éloges,&amp;lt;ref&amp;gt;Flurry, Stephen (2006) (anglais), &#039;&#039;[http://www.amazon.com/Raising-Ruins-Revive-Herbert-Armstrong/dp/097455071X/ref=pd_sim_sbs_b_2 Raising the Ruins: The Fight to Revive the Legacy of Herbert W. Armstrong]&#039;&#039;, Philadelphia Church of God (ISBN 978-0-9745-5071-8)&amp;lt;/ref&amp;gt; preuve que ces changements vers davantage de liberté ne furent pas forcément aussi bien reçus qu&#039;on aurait pu le supposer, vu de l&#039;extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malheureusement, comme le relève Raymond Franz en rapport avec la lettre de mars/avril 1996, &amp;quot;nulle part dans les publications de la Watch Tower nous ne trouvons un tel aveu sincère et acceptation de responsabilité pour le mal causé&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Franz, Raymond V. (2007), &#039;&#039;[[Crise de conscience]]&#039;&#039;, Atlanta: Commentary Press, p. 321&amp;lt;/ref&amp;gt; Bien au contraire, alors que Tkach reconnaît la responsabilité de l&#039;Église dans les souffrances endurées par les membres et endosse les conséquences de cet aveu et des changements opérés, la Watch Tower n&#039;admet pas ouvertement les nombreux changements dans sa doctrine — qu&#039;elle préfère présenter comme de &amp;quot;nouvelles lumières&amp;quot; — et n&#039;a jamais assumé la moindre responsabilité dans les conséquences parfois désastreuses de ses enseignements (imminence d&#039;[[Har-Maguédôn]], rejet des [[études supérieures]], renonciation au [[mariage]] et au fait d&#039;avoir des enfants, refus de certains soins médicaux, etc); elle est davantage soucieuse de conserver sa crédibilité, de ne pas nuire à son image et de ne pas subir des pertes en cas de reconnaissance des erreurs du passé...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dans les publications jéhovistes==&lt;br /&gt;
L&#039;Église universelle de Dieu fut rarement mentionnée dans les publications jéhovistes, et lorsque ce fut le cas, le but était de mettre en avant la richesse des dirigeants et les dissensions. Par exemple, en 1978, &#039;&#039;[[Réveillez-vous!]]&#039;&#039; rapporta l&#039;excommunication de Garner Ted Armstrong par son père Herbert, précisant: &amp;quot;Le fils, qui touchait jusque-là un salaire annuel de {{unité|85000}} dollars, avait expliqué quelque temps auparavant que &amp;quot;tout l&#039;empire s&#039;écroule&amp;quot; à cause des dépenses extravagantes des responsables ainsi que des divisions et de la crainte qui règnent parmi les fidèles&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 décembre 1978, p. 30, &amp;quot;Coup d&#039;œil sur le monde&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Puis en 1979, &#039;&#039;[[La Tour de Garde]]&#039;&#039; rapporta que des membres dissidents de l&#039;Église internationale de Dieu avaient accusé Armonstrong et ses collaborateurs d&#039;avoir &amp;quot;détourné les fonds ecclésiastiques&amp;quot;, et rapporte que &amp;quot;le tribunal de grande instance de Californie a prononcé la saisie provisoire des finances de l&#039;Église&amp;quot;, car les dirigeants avaient &amp;quot;dépens[é] des sommes folles pour recevoir d&#039;éminents hommes politiques du monde entier&amp;quot;, &amp;quot;men[é] grande vie&amp;quot; et &amp;quot;per[çu] des rémunérations extrêmement élevées&amp;quot;, les dépenses s&#039;étant traduites &amp;quot;en locations d&#039;avions, en hôtels et en restaurants luxueux, ainsi qu&#039;en cadeaux très coûteux destinés à de hauts fonctionnaires étrangers&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er septembre 1979, p. 27, &amp;quot;Regard sur l&#039;actualité: l&#039;opulence d&#039;Armstrong&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Ainsi, si elles sont toujours promptes à dénoncer les abus dans d&#039;autres religions, les publications jéhovistes se sont en revanche montré assez discrètes sur le [[Train de vie des dirigeants internationaux|train de vie de Rutherford]], qui pourtant vécut comme un millionnaire en pleine période de la Grande Dépression, aux frais de ses adeptes...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vidéos==&lt;br /&gt;
* Documentaire abordant les changements radicaux de l&#039;église (vidéo 1), programme promotionnel diffusé aux États-Unis le 16 février 1985 (vidéo 2), et témoignages critiques (vidéos 3 à 5):&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|&amp;lt;videoflash&amp;gt;LWAtvE1xiRk&amp;lt;/videoflash&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;videoflash&amp;gt;n-15brQFZiA&amp;lt;/videoflash&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;videoflash&amp;gt;86CZcF_LzTo&amp;lt;/videoflash&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;videoflash&amp;gt;jBU0nb2g448&amp;lt;/videoflash&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;videoflash&amp;gt;LZ0FmVnpUMc&amp;lt;/videoflash&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
* Sites officiels [http://www.gci.org/ international] et pour la [http://www.laviechretienne.com/ France]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Eglise Universelle De Dieu}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Autres religions]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
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		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Fichier:HerbertWArmstrong.jpg&amp;diff=24353</id>
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		<updated>2026-07-24T09:23:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Culte_autour_de_Russell&amp;diff=24352</id>
		<title>Culte autour de Russell</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Culte_autour_de_Russell&amp;diff=24352"/>
		<updated>2026-07-24T09:20:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Culte autour de Russell&lt;br /&gt;
| image = adoration.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[Société Watch Tower]] affirme rejeter le culte de la créature comme étant une &amp;quot;forme moderne d&#039;idolâtrie&amp;quot;, celle-ci ne se manifestant pas seulement par des gestes, mais aussi par une certaine inclination mentale.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er novembre 1990, p. 26, § 16&amp;lt;/ref&amp;gt; Toutefois, la façon dont le fondateur de l&#039;organisation, [[Charles Taze Russell]], fut considéré de son vivant, puis peu après sa mort, indique que celui-ci faisait l&#039;objet d&#039;un &#039;&#039;&#039;culte de la personnalité&#039;&#039;&#039;, et cet état d&#039;esprit en vint à imprégner les publications du mouvement. En effet, Russell fut non seulement présenté comme étant un être exceptionnel, doté de toutes les qualités imaginables, mais aussi comme remplissant le rôle antitypique de certains personnages bibliques. À présent, la Watch Tower n&#039;aborde que rarement le sujet de l&#039;admiration quasi-idolâtrique des Étudiants de la Bible envers Russell, et lorsqu&#039;elle le fait, elle cherche souvent à donner une image édulcorée de la situation de l&#039;époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dans les publications de l&#039;époque==&lt;br /&gt;
===Qualités===&lt;br /&gt;
Que ce soit vers la fin de la vie de Russell ou peu après sa mort, les discours dithyrambiques à son sujet étaient nombreux dans les publications de la Société Watch Tower. Ces panégyriques ne se limitaient pas aux réalisations religieuses de Russell, mais portaient également sur les aspects personnels de sa vie, notamment ses talents en affaires et ses capacités au niveau de l&#039;écriture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;édition de juin 1915 du périodique des Étudiants de la Bible &#039;&#039;The Bible Students Monthly&#039;&#039;, un article présenta le pasteur comme étant un homme qui, bien qu&#039;ayant des &amp;quot;talents phénoménaux pour les affaires&amp;quot;, avait tout abandonné pour se consacrer à la religion; s&#039;il n&#039;avait pas agi ainsi, &amp;quot;il [aurait été] facile d&#039;imaginer que John D. Rockefeller n&#039;eût pas été alors l&#039;homme le plus riche au monde, ni que J.P. Morgan le prince des financiers&amp;quot;. Il est dit qu&#039;il &amp;quot;posséd[ait] de remarquables talents mentaux des caractères les plus variés... comme un grand poète ou un devin hébreu; c&#039;est comme si Isaïe et J.P. Morgan étaient réunis dans un seul individu!... Il a[vait] la distinction aiguë et l&#039;analyse d&#039;un grand avocat... Son talent littéraire le distinguerait entre les écrivains de sa génération... Un autre aspect de ses multiples facettes de grandeur est son talent scientifique... Un esprit comme Agassiz et Newton&amp;quot;. Russell est présenté comme étant &amp;quot;courageux comme un lion, pur comme la neige, sage comme un serpent, inoffensif comme une colombe, un chevalier de Dieu sans peur et sans reproche&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Gruss|Gruss, 2003]], pp. 49,50&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son éloge funéraire fut caractérisée par une présentation hagiographique de sa vie par tous ceux qui prirent la parole. Par exemple, Rutherford déclara: &amp;quot;Charles Taze Russell n&#039;a pas seulement reçu une mention favorable de Dieu, mais il est né à Sion — un membre de la famille royale des cieux&amp;quot;, le qualifia de &amp;quot;plus grand homme qui ait vécu depuis l&#039;apôtre Paul&amp;quot;,&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, 1927]], p. 15&amp;lt;/ref&amp;gt; et le décrivit comme ayant &amp;quot;un physique solide, un cerveau fertile, et un cœur courageux, entièrement consacré au Seigneur&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, 1927]], p. 18&amp;lt;/ref&amp;gt; Il ajouta qu&#039;&amp;quot;il fit un plus grand travail pour la cause du Royaume du Messie que n&#039;importe quel homme qui ait jamais vécu sur terre&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, 1927]], p. 20&amp;lt;/ref&amp;gt; À propos de la toge romaine dont il fut revêtu, par son secrétaire Menta Sturgeon, lors de sa mort, Rutherford déclara que c&#039;était approprié: &amp;quot;C&#039;était la robe officielle des hauts magistrats, des prêtres et des personnes exerçant des vœux, et était portée lors d&#039;occasions spéciales comme la célébration de triomphe&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, 1927, p. 21]]&amp;lt;/ref&amp;gt; Concernant son caractère, il dit: &amp;quot;Vraiment, on peut dire que le caractère de pasteur Russell a été et est sans tache. Il a été le plus clair, le plus pur et le meilleur homme que j&#039;aie jamais connu.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, 1927]], p. 30&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Paru en 1917, le livre &#039;&#039;Le Mystère Accompli&#039;&#039; contenait des passages frôlant la divinisation de Russell, lui attribuant les qualités d&#039;un saint homme. Il était présenté ainsi: &amp;quot;Le pasteur Russell était la voix utilisée [par le Seigneur]. Merveilleuse voix du Seigneur: forte, humble, sage, aimante, douce, juste, clémente, fidèle, plein d&#039;abnégation; l&#039;un des plus nobles, des plus grandioses caractères de toute l&#039;histoire... Sans une tache dans son caractère, avec les idéaux les plus nobles de Dieu, et les possibilités de l&#039;homme, il domine comme un géant, inégalé.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le Mystère Accompli&#039;&#039;, p. 125, original en anglais, cité par [[#Gruss|Gruss, 2003]], pp. 50,51:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Pastor Russell was the voice used. Beautiful voice of the Lord: strong, humble, wise, loving, gentle, just, merciful, faithful, self-sacrificing; one of the noblest, grandest character of all history... Without a blemish in his character, with the loftiest ideals of God, and the possibilities of man, he towers like a giant, unmatched.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biographie de 1923 &#039;&#039;Le Messager de Laodicée&#039;&#039;, publiée par l&#039;International Bible Students Association, déclarait, entre autres: &amp;quot;Le pasteur Russell [était] le plus grand interprète de vérités bibliques depuis l&#039;époque de saint Paul, le douzième et le plus grand des apôtres de l&#039;Agneau, et le plus ardent défenseur de « la foi transmise une fois aux saints » depuis Luther&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#IBSA|International Bible Students Association, 1923]], p. 9&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;quot;Depuis le jour des apôtres de Jésus, aucun homme sur terre n&#039;a occupé une place plus chère dans le cœur des chrétiens consacrés que Pasteur Charles T. Russell. Il était connu dans le monde entier, et le plus aimé par ceux qui le connaissaient le mieux. (...) Le pasteur Russell était un grand homme. (...) Certains hommes sont nés grands, tandis que d&#039;autres atteignent la grandeur en raison de leur fidélité au devoir. Le pasteur Russell était un grand homme de ces deux points de vue.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#IBSA|International Bible Students Association, 1923]], p. 152&amp;lt;/ref&amp;gt; Les titres des chapitres le présentent comme un &amp;quot;érudit&amp;quot; et un &amp;quot;roi&amp;quot;, et des passages glorifient aussi ses réalisations dans le monde des affaires avant qu&#039;il ne se consacre à la religion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1927, la Watch Tower fit paraître une biographie qui déclarait: &amp;quot;Il fut l&#039;enseignant religieux la plus grand depuis St-Paul, et fit plus que n&#039;importe quel autre homme des temps modernes pour établir la foi des gens dans les Écritures.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society]], 1927, p. 2&amp;lt;/ref&amp;gt; Puis ses réalisations furent évoquées avec force détails, notamment les chiffres relatifs à la circulation de ses publications dans le monde et leurs traductions dans d&#039;autres langues, le nombre de ses sermons, etc.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, 1927]], pp. 4,5&amp;lt;/ref&amp;gt; Il est aussi écrit: &amp;quot;Ainsi s&#039;achève la carrière d&#039;un homme des plus remarquables. Il était le plus aimé par ceux qui le connaissaient le mieux&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#WT27|Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, 1927]], p. 8&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, Russell est très largement &amp;quot;désacralisé&amp;quot; au sein de la Watch Tower, bien qu&#039;incidemment mis au même niveau que Paul et Jésus dans une illustration de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 15 mars 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Titres===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Esclave fidèle et avisé]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell et ses écrits portèrent systématiquement le titre qu&#039;il s&#039;était lui-même donné, &amp;quot;Pasteur&amp;quot;, et ceci alors qu&#039;il n&#039;a jamais été ordonné et n&#039;avait jamais reçu de formation théologique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, Russell refusa d&#039;accepter l&#039;application personnelle du titre d&#039;[[esclave fidèle et avisé]], et suggéra qu&#039;il devrait s&#039;appliquer à la Watch Tower, plutôt qu&#039;à son éditeur, car bien que flatté, il se montrait prudent en n&#039;exprimant pas ouvertement le fait qu&#039;il était bel et bien cet esclave — bien que manifestement il se considérait comme tel. En 1909, &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 15 septembre assimila Russell à l&#039;esclave fidèle et avisé. Dans une lettre ouverte, ceux qui quittèrent la Watch Tower la même année lors du [[schisme de la nouvelle alliance]] reprochèrent à Russell de s&#039;identifier ainsi dans le but de se placer comme leader visible de l&#039;Église à la place du Christ. En réponse à ces accusations, &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er octobre mentionna que &amp;quot;l&#039;application sur nous de Matthieu 24:45&amp;quot; était apparue &amp;quot;quelque quatorze ans plus tôt&amp;quot;, soit environ vers 1895. L&#039;article, qui prend la forme d&#039;un dialogue entre les &amp;quot;amis&amp;quot; et les &amp;quot;opposants&amp;quot; de Russell, poursuit en disant  que la &amp;quot;littérature de la Société fut le &#039;&#039;canal&#039;&#039; par lequel le Seigneur leur a envoyés pratiquement tout ce qu&#039;ils savent au sujet de la Bible et les desseins divins.&amp;quot; Selon l&#039;article, ce sont les &amp;quot;opposants&amp;quot; qui prétendent que l&#039;esclave serait en fait l&#039;ensemble de l&#039;Église du Christ. En 1916, Russell publia dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; des lettres de lecteurs et même de la filiale de Londres qui le reconnaissaient ouvertement comme étant l&#039;&amp;quot;esclave&amp;quot;, et pourtant jamais il ne rectifia cette idée (alors qu&#039;il avait l&#039;habitude de répondre à ceux avec qui il était en désaccord), et de ce fait, &amp;quot;approuvait tacitement leur contenu&amp;quot;. De même, lors de l&#039;enterrement de Russell, les fidèles ayant prononcé une éloge funéraire — que ce soient [[Paul Johnson]], William Van Amburgh, le représentant de la congrégation de Washington Pyles, et Rutherford lui-même — identifièrent explicitement Russell à l&#039;esclave. Ainsi, l&#039;opinion unanime parmi les Étudiants de la Bible était celle que Russell était &amp;quot;le serviteur fidèle et prudent&amp;quot; de la parabole de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell fut aussi appelé le &amp;quot;Messager de Laodicée&amp;quot;, une publication biographique ayant même été intitulée ainsi. Cette expression provenait des sept églises du livre de l&#039;Apocalypse auxquelles le Christ a adressé ses messages; l&#039;église de Laodicée était perçue par les Étudiants de la Bible comme la dernière phase de l&#039;église, époque qui, selon leurs croyances, avait commencé en 1874 avec Russell comme porte-parole de Dieu. Une large pyramide construite près de la tombe de Russell le proclame explicitement &amp;quot;Messager de Laodicée&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le leader charismatique des Étudiants de la Bible reçut d&#039;autres titres encore: il était l&#039;homme à l&#039;écritoire mentionné en &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Ézéchiel 9:2-4&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; qui marquait au front pour la survie ceux qui &amp;quot;soupiraient et gémissaient à cause de toutes les choses détestables&amp;quot; commises alors au sein de la chrétienté; il était aussi le berger frappé évoqué en &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Zacharie 13:7&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; et l&#039;ange-compagnon de service d&#039;&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Apocalypse 19:10&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Blandre&amp;quot;&amp;gt;Blandre, Bernard (1979), &amp;quot;Russell et le serviteur fidèle et prudent&amp;quot;, &#039;&#039;Revue de l&#039;histoire des religions&#039;&#039;, tome 195, n°2, p. 201&amp;lt;/ref&amp;gt; Russell était vu par ses disciples comme étant à la fois le porte-parole de Dieu et son canal de communication particulier, dispensant la nourriture spirituelle d&#039;une façon unique. Toutefois, étant donné que Russell déclarait que ses enseignements n&#039;étaient pas nouveaux, qu&#039;il s&#039;agissait simplement d&#039;explications basées sur la Bible puisqu&#039;il adhérait à la &#039;&#039;sola scriptura&#039;&#039; — alors que dans les faits ses enseignements étaient implicitement perçus comme des vérités surpassant la Bible elle-même — les Étudiants de la Bible en vinrent, à leur insu, à développer le concept catholique du &#039;&#039;magisterium&#039;&#039; de la papauté, comme le note l&#039;historien James Penton.&amp;lt;ref&amp;gt;Penton, James M. (1997, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, Toronto: University of Press Toronto, p. 34 (ISBN 0-8020-7973-3)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le professeur Joseph Zygmunt parle, au sujet de Russell, d&#039;un &amp;quot;acte de &amp;quot;canonisation&amp;quot;&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Gruss&amp;quot;&amp;gt;Zygmunt, Joseph (1967) (anglais), &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses: A Study of Symbolic and Structural Elements in the Development and Institutionalization of a Sectarian Sect&#039;&#039;, University of Chicago; cité par [[#Gruss|Gruss, 2003]], p. 51&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:The Brooklyn Daily Eagle, 14 août 1909.jpg|thumb|150px|right|&#039;&#039;The Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; du 14 août 1909, racontant l&#039;incident relatif à Sophie Hosan]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comportements de certains admirateurs==&lt;br /&gt;
Selon l&#039;historien Bernard Blandre, &amp;quot;il fa[llait] lire le courrier des lecteurs de la &#039;&#039;Watch Tower&#039;&#039; pour comprendre avec quel respect et quelle affection il [Russell] était considéré par ses lecteurs&amp;quot;,&amp;lt;ref&amp;gt;Blandre, Bernard (1991), &#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah]]&#039;&#039;, Belgique: Brepols, p. 15 (ISBN 2-503-50063-3)&amp;lt;/ref&amp;gt; précisant que ce dernier était devenu avec le temps &amp;quot;le chef charismatique du mouvement qu&#039;il dirigeait et qu&#039;il marqua de sa forte personnalité&amp;quot;,&amp;lt;ref&amp;gt;Blandre, Bernard (1987), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah, un siècle d&#039;histoire&#039;&#039;, Paris: Desclée de Brouwer, p. 21 (ISBN 978-2-2200-2640-4)&amp;lt;/ref&amp;gt; et que les Étudiants de la Bible avaient fait de lui &amp;quot;un personnage providentiel utilisé par Dieu dans les derniers jours&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Blandre, Bernard (1987), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah, un siècle d&#039;histoire&#039;&#039;, Paris: Desclée de Brouwer, p. 48 (ISBN 978-2-2200-2640-4)&amp;lt;/ref&amp;gt; De son côté, Alan Rogerson écrivit: &amp;quot;Beaucoup de ses disciples l&#039;adoraient presque et à sa mort il n&#039;y avait personne qui pouvait le remplacer de façon adéquate&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Rogerson, Alan (1969) (anglais), &#039;&#039;Millions Now Living Will Never Die&#039;&#039;, Londres: Constable, p. 5 (ISBN 0094559406)&amp;lt;/ref&amp;gt; Le sociologue Massimo Introvigne affirme que Russell était &amp;quot;acclamé par ses disciples, en raison notamment de ses succès, comme &amp;quot;serviteur fidèle et avisé&amp;quot; et &amp;quot;Messager de Laodicée&amp;quot;, et que le mouvement des Étudiants de la Bible se marginalisait par rapport aux groupes protestants notamment à cause du &amp;quot;culte de la personnalité entourant Russell&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Introvigne, Massimo (1990) (français), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, Éditions Fides, pp. 35,37 (ISBN 2-204-04099-1)&amp;lt;/ref&amp;gt; [[Alexander Macmillan]], un Témoin de Jéhovah fidèle à la Watch Tower jusqu&#039;à sa mort, déclara dans son livre &#039;&#039;La Foi en marche&#039;&#039; que, selon lui, Russell devait recevoir des révélations spéciales, telles que &amp;quot;des songes ou des visions quelconques&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Blandre&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;admiration qu&#039;entretenaient certains disciples fut illustrée par un incident relaté dans la presse de l&#039;époque: Sophie Hosan, une adolescente fervente admiratrice de Russell, avait rencontré le pasteur sur un bateau à vapeur à destination de l&#039;Europe et fut si impressionnée par son éloquence qu&#039;elle fit plusieurs fois le voyage du New Jersay où elle vivait jusqu&#039;à Brooklyn pour l&#039;écouter. En 1909, elle parvint à s&#039;introduire à minuit dans le bâtiment où il vivait, au 124 Columbus Heights, et fut arrêtée par l&#039;officier John T. Regan et incarcérée. Elle était entrée dans l&#039;appartement de Russell, s&#039;était enlevé les chaussures et l&#039;attendait, accroupie. Le lendemain, elle expliqua qu&#039;elle était entré chez lui parce qu&#039;elle voulait être &amp;quot;proche de son jeune marié&amp;quot;. Quelques semaines avant, elle avait déjà importuné le pasteur en sonnant chez lui de façon persistante afin le voir.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; (14 août 1909) (anglais), &amp;quot;Girl&#039;s Midnight Visit to Pastor C.T. Russell&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réécriture de l&#039;histoire==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot;|Citation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins&#039;&#039;, 1972, chap. 11, p. 68&lt;br /&gt;
|&amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Certains&amp;lt;/u&amp;gt; persistaient tellement à croire que Russell avait été ce &amp;quot;serviteur&amp;quot; que leur attitude tenait, au fond, du &amp;lt;u&amp;gt;culte de la créature&amp;lt;/u&amp;gt;. À les entendre, &amp;lt;u&amp;gt;toutes les vérités que Dieu désirait révéler à son peuple, il les avait révélées à Russell&amp;lt;/u&amp;gt;. (...) En raison de cette attitude, Rutherford a été amené à &amp;lt;u&amp;gt;extirper&amp;lt;/u&amp;gt; de l&#039;organisation toute trace du culte de la personnalité.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er mai 1989, p. 4, article &amp;quot;Babylone la Grande — Sa chute et son jugement&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Certains&amp;lt;/u&amp;gt; honoraient la créature: Charles Russell, le premier président de la Société Watch Tower, était &amp;lt;u&amp;gt;l&#039;objet du culte de la personnalité auquel ils se livraient&amp;lt;/u&amp;gt;. (...) Puis, en 1917, peu après la mort de Russell, un &amp;lt;u&amp;gt;changement important&amp;lt;/u&amp;gt; s&#039;amorça [en rapport avec ce sujet et d&#039;autres tels que les anniversaires de naissance, [[Noël]] et la croix].&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu&#039;&#039;, 1993, chap. 5, p. 65&lt;br /&gt;
|&amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;D&#039;autres&amp;lt;/u&amp;gt;, du fait de leur profond respect pour frère Russell, semblaient davantage soucieux d&#039;essayer de copier ses qualités et de créer &amp;lt;u&amp;gt;une sorte de culte dont il était le centre&amp;lt;/u&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Watch Tower opère une relecture de son histoire:&lt;br /&gt;
* Elle cherche à relativiser l&#039;ampleur de la quasi-déification de Russell en utilisant de pronoms indéfinis, tels que &amp;quot;certains&amp;quot; ou &amp;quot;d&#039;autres&amp;quot;; elle feint de présenter le culte attribué à Russell comme étant une déviation initiée par un petit groupe de fidèles trop exaltés, laissant supposer que cette attitude était uniquement celle d&#039;une partie des Étudiants de la Bible de l&#039;époque, ceux qui étaient là pour un homme et qui, partant, causèrent des problèmes lors de la mort du pasteur. Or, comme le prouvent les passages mentionnés plus haut, l&#039;admiration excessive pour Russell était bel et bien le comportement &amp;quot;normal&amp;quot; des fidèles, et non celui de quelques illuminés, puisque cela figurait à maintes reprises dans les publications et même parmi l&#039;équipe dirigeante, et c&#039;étaient ceux qui n&#039;acceptaient pas cette situation qui étaient alors considérés comme infidèles. Mais la Watch Tower est bien obligée aujourd&#039;hui de relativiser l&#039;aura ayant entouré le personnage Russell dans son histoire, le présentant simplement comme le premier maillon de la chaîne des &amp;quot;serviteurs modernes de Dieu&amp;quot;, notamment parce qu&#039;une très grande partie de son enseignement a été abandonnée depuis, et aussi parce que l&#039;organisation ne souhaite être accusée d&#039;avoir eu un &amp;quot;gourou&amp;quot; à sa tête.&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1989), &#039;&#039;Comment raisonner à partir des Écritures&#039;&#039;, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, p. 396:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Certains définissent une secte comme un groupement (...) qui suit un chef ou un enseignant humains. Cependant, [en ce qui concerne] les Témoins de Jéhovah (...), c&#039;est en Jésus Christ et non en quelque humain qu&#039;ils saluent leur Conducteur. D&#039;autres encore qualifient de sectes les groupes de personnes qui (...) ont un chef humain (...). Or les Témoins (...) ne suivent pas un homme.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Elle feint de condamner le comportement des admirateurs en question par l&#039;utilisation de tournures de phrases connotées (&amp;quot;extirper&amp;quot;, comme s&#039;il s&#039;agissait d&#039;un mal qu&#039;il a fallu déraciner) et prétend donc que les changements drastiques initiés par Rutherford étaient motivés par un souci de redresser la situation. La réalité était toute autre: l&#039;élévation de Russell puis la démolition ultérieure de son image glorieuse ne traduisaient rien d&#039;autre qu&#039;une volonté de reporter le charisme du défunt leader sur l&#039;organisation afin d&#039;assurer la pérennité de celle-ci. Rutherford lui-même avait, dans un premier temps, volontairement promu le culte de Russell afin de bénéficier ensuite de son aura puis, lorsque sa propre position fut bien établie, il fit disparaître ce culte car étant plutôt [[Personnalité et vie privée de Rutherford|orgueilleux]], il supportait mal de voir les adeptes encore attachés à son prédécesseur. Les changements n&#039;étaient pas le fruit de la volonté divine: ils étaient avant tout d&#039;ordre pragmatique. Dans tous les cas, on peut s&#039;interroger: si Russell était bien le représentant de Dieu sur terre, au même titre que Rutherford quelques années plus tard, pourquoi a-t-il fallu que ce dernier vienne démolir la majorité de ce que son prédécesseur avait construit pour &amp;quot;rétablir les choses&amp;quot;?&lt;br /&gt;
* Elle invente des épisodes qui ne se sont jamais produits: ainsi, contrairement à l&#039;affirmation contenue dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 1er mai 1989, aucun &amp;quot;changement important&amp;quot; ne survint en 1917. Il n&#039;est mentionné dans la publication que dans le but de donner l&#039;illusion d&#039;une &amp;quot;lumière croissante&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;[http://www.quotes-watchtower.co.uk/1917_significant_change.html 1917 - Significant Change?]&amp;quot;, www.quotes-watchtower.co.uk. Consulté le 16 septembre 2011&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, le fait de &amp;quot;dérusselliser&amp;quot; la Watch Tower ne changea pas le problème: le charisme et la très grande autorité d&#039;une personne physique était simplement transmise à une personne morale. En effet, à la mort de Russell, il était important de donner une &amp;quot;image surnaturelle&amp;quot; du fondateur, et de dépeindre la Société Watch Tower dans des termes similaires tout en la présentant alors comme l&#039;entité qui lui succéderait car, comme le note Zygmunt, &amp;quot;ce lien charismatique portait également des implications pour sa propre légitimation [celle du successeur, Rutherford] en tant que leader&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Gruss&amp;quot;/&amp;gt; Aujourd&#039;hui, ce n&#039;est donc plus un individu qui est idolâtré, mais une organisation, la Watch Tower.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ressources sur le sujet==&lt;br /&gt;
{{Refbegin}}&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Gruss&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Gruss, Edmond C. (2003) (anglais), &#039;&#039;[[The Four Presidents of the Watch Tower Society]]&#039;&#039;, Xulon Press (ISBN 1-594671-31-1)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=IBSA&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} International Bible Students Association (1923) (anglais), &#039;&#039;[http://www.archive.org/details/TheLaodiceanMessenger The Laodicean Messenger: Being the Memoirs of the Life, Works and Character of That Faithful and Wise Servant of the Most High God]&#039;&#039;, Bible Students Book Store&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=WT27&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society (1927) (anglais), &amp;quot;[http://www.archive.org/details/BiographyOfPastorRussell Biography of Pastor Russell]&amp;quot;, publiée dans l&#039;édition de 1927 du &#039;&#039;Divin Plan des Âges&#039;&#039;, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society&lt;br /&gt;
{{Refend}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
{{Reflist|2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Controverses liées à Russell]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Fichier:Adoration.jpg&amp;diff=24351</id>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Henrietta_M_Riley_Trust&amp;diff=24350</id>
		<title>Henrietta M Riley Trust</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Henrietta_M_Riley_Trust&amp;diff=24350"/>
		<updated>2026-07-24T09:18:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Henrietta M Riley Trust&lt;br /&gt;
| image= tabac.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;Henrietta M Riley Trust&#039;&#039;&#039; est une société de fonds d&#039;investissement basée à Détroit qui fut créée vers 1970. Comme l&#039;ont prouvé des documents publics de déclaration fiscale, cette société, enregistrée comme un organisme de bienfaisance, est en lien étroit avec la Société Watch Tower puisqu&#039;elle lui apporte des revenus. Compte tenu du des implications commerciales et financières de cette démarche, ainsi que de la nature de certaines des entreprises liées à la fiducie, cette affaire est souvent considérée par des critiques comme constituant un compromis de la part de la Watch Tower, eu égard aux règles formulées dans ses propres publications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Présentation==&lt;br /&gt;
Des documents publics de comptabilité, et particulièrement le formulaire 990 qui détaille l&#039;activité de Henrietta M Riley Trust pour l&#039;année écoulée, révèlent que cette fiducie a pour objectif de &amp;quot;soutenir la Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society&amp;quot;, et qu&#039;il s&#039;agit de son but premier, à tel point que le nom du trust est, sur chacun des documents, intimement lié à celui de la Watch Tower (&amp;quot;H.M. Riley Tr. for Watch Tower Bible&amp;quot;). Concrètement, la fiducie apporte annuellement à l&#039;organisation religieuse des revenus provenant des avoirs laissés par Mme Henrietta Riley, qui est à l&#039;origine du trust. L&#039;identité de cette dame aujourd&#039;hui décédée reste inconnue, mais peut-être s&#039;agissait-il d&#039;une adepte fortunée qui souhaitait ainsi faire de la Société Watch Tower la seule bénéficiaire du revenu de son trust. La page 16 du document de 2006 indique qu&#039;il n&#039;existe aucune relation entre le donateur et le donataire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les revenus ainsi générés sont issus de deux sources principales: la majorité est constituée de redevances sur le pétrole et le gaz, et la seconde, qui représente environ deux millions de dollars suivant l&#039;exercice, provient d&#039;investissements dans de nombreuses entreprises spécialisées dans des domaines très divers. Ces revenus sont ensuite transférés à la Société Watch Tower sous forme de dons, et comme indiqué dans les documents, cette dernière dispose de toute latitude en ce qui concerne l&#039;utilisation de cet argent. La Société Watch Tower n&#039;achète pas de stock issu de ces entreprises, mais reçoit de l&#039;argent, et cela se poursuit encore en 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À titre d&#039;exemple, pour l&#039;exercice de l&#039;année se clôturant le 30 avril 2002, la fiducie généra des revenus dont le montant atteignirent {{unité|1740127}} $, et finalement la somme de {{unité|1945645}} $ fut donné à la Société Watch Tower. En comparaison, pour l&#039;année 2001, le trust produisit {{unité|2939731}} $ de revenus, et le don à la Société s&#039;éleva à 3 285 050 $. La différence entre les recettes et les dépenses est obtenue grâce à des gains sur les actifs détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Morris2.jpg|Page d&#039;accueil du formulaire 990 de la fiducie, présentant l&#039;activité pour l&#039;année se terminant le 30 avril 2002&lt;br /&gt;
Fichier:Morris3.jpg|Deuxième page du même formulaire indiquant que le but principal de la fiducie est le &amp;quot;soutien à la Watch Tower Bible and Tract Society&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Controverses==&lt;br /&gt;
===Immixtion dans les affaires du monde===&lt;br /&gt;
La déclaration annuelle de la fiducie fournit les détails sur ses revenus et les actifs de placement détenus à la fin de l&#039;année. Il existe une variété d&#039;investissements dans des sociétés qui diffèrent suivant les années, et qui incluent entre autres:&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable unsortable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Année&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Nom de l&#039;entreprise &lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Domaine(s) d&#039;activités &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!rowspan=&amp;quot;6&amp;quot;|2002&lt;br /&gt;
|Exxon Mobil&lt;br /&gt;
|Pétrole et gaz&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Coca Cola&lt;br /&gt;
|Boisson gazeuse&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Barclay&#039;s&lt;br /&gt;
|Banque&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|JDS Uniphase&lt;br /&gt;
|Optique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Proctor &amp;amp; Gamble&lt;br /&gt;
|Hygiène et produits de beauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Philip Morris&lt;br /&gt;
|[[Tabac]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!rowspan=&amp;quot;10&amp;quot;|2006&lt;br /&gt;
|Harley Davidson&lt;br /&gt;
|Motocyclettes&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Pfizer&lt;br /&gt;
|Produits pharmaceutiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|MBNA&lt;br /&gt;
|Banque&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Bank of America&lt;br /&gt;
|Banque&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Bed Bath &amp;amp; Beyond&lt;br /&gt;
|Indice boursier NASDAQ-100&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Colgate-Palmolive&lt;br /&gt;
|Hygiène: savons, détergents, dentifrices, brosses à dents&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Wal-Mart&lt;br /&gt;
|Grande distribution&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Exxon Mobil&lt;br /&gt;
|Prétole et gaz&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Johnson &amp;amp; Johnson&lt;br /&gt;
|Produits pharmaceutiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Microsoft&lt;br /&gt;
|Informatique&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Des adeptes de la Société Watch Tower estiment que si celle-ci &amp;quot;peut mettre de l&#039;argent à bon escient, il est parfaitement acceptable pour elle de le faire&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Watchtower21 (anglais), &amp;quot;[http://www.watchtower21.org/2010/09/false-accusations-of-political.html False accusations of political and commercial involvement]&amp;quot;, sur watchtower21.org, 27 septembre 2010. Consulté le 23 février 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; Or, cet argument est irrecevable car la littérature de l&#039;organisation indique clairement que, selon elle, la vraie religion ne peut pas s&#039;immiscer dans des activités commerciales, domaine qu&#039;elle considère comme étant sous la coupe du Diable, et dénonce les placements réalisés par d&#039;autres religions, notamment l&#039;Église catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, sous le titre &amp;quot;Les Églises dans les affaires&amp;quot;, le &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039; du 8 juin 1970, pp. 21-23, déclarait qu&#039;un livre de Nino Lo Bello, &#039;&#039;L&#039;Or du Vatican&#039;&#039;, avait &amp;quot;rassemblé des preuves montrant que les capitaux du Vatican investis dans diverses entreprises constituent une somme prodigieuse&amp;quot;. Il est dit ensuite:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;[Le Vatican] &amp;lt;u&amp;gt;se sert souvent d&#039;une société qui lui appartient pour devenir le principal actionnaire dans de nombreuses autres entreprises, dissimulant ainsi, jusqu&#039;à un certain point, ses intérêts dans celles-ci&amp;lt;/u&amp;gt;. Par exemple, le Vatican est le principal actionnaire de l&#039;Italgas, société qui a l&#039;exclusivité de la distribution du gaz domestique dans trente-six villes italiennes. Cependant, à son tour, cette société en contrôle onze autres qui sont productrices de goudron, d&#039;anhydrides, de minerai de fer, de phosphore, de coke, de produits de distillation, d&#039;eau potable, d&#039;installations de chauffage, de réchauds et d’autres appareils à gaz, ainsi que de fours industriels. (...) Les vastes intérêts financiers du Vatican et d&#039;autres organisations religieuses &amp;lt;u&amp;gt;les rattachent étroitement au monde des affaires&amp;lt;/u&amp;gt;. Quel contraste ces organisations offrent avec les vrais chrétiens dont Jésus déclara : &amp;quot;Ils ne font pas partie du monde&amp;quot; (&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Jean 17:16&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;). &amp;lt;u&amp;gt;L&#039;organisation religieuse qui sert réellement Dieu en harmonie avec l&#039;exemple laissé par Jésus-Christ&amp;lt;/u&amp;gt; (...) &amp;lt;u&amp;gt;ne s&#039;occupe pas d&#039;affaires commerciales&amp;lt;/u&amp;gt;. Conformément à l&#039;ordre donné par la Bible, &amp;lt;u&amp;gt;elle ne se mêle pas aux &amp;quot;affaires commerciales de la vie&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt; (&amp;lt;CiteBible&amp;gt;2 Timothée 2:4&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;).&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le livre &#039;&#039;La Révélation: Le grand dénouement est proche!&#039;&#039;, publié en 1988, dit à la page 264:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Au contraire, &amp;lt;u&amp;gt;la religion d&#039;origine babylonienne&amp;lt;/u&amp;gt; entretient souvent des &amp;lt;u&amp;gt;rapports équivoques avec le monde des affaires&amp;lt;/u&amp;gt;. (...) L&#039;administrateur financier de l&#039;archidiocèse catholique de Miami (États-Unis) reconnaissait que l&#039;Église possède des &amp;lt;u&amp;gt;actions dans des sociétés&amp;lt;/u&amp;gt; productrices d&#039;armes nucléaires, de films classés X, et de &amp;lt;u&amp;gt;cigarettes&amp;lt;/u&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pourtant, c&#039;est exactement ce que fait la Société Watch Tower: elle est la seule bénéficiaire de la fiducie Henrietta M Riley, qui elle-même détient des investissements dans des sociétés produisant de nombreux biens dans des domaines très variés. En fait, &amp;lt;u&amp;gt;seule l&#039;envergure des profits diffère entre les placements de l&#039;Église catholique et ceux de la Société Watch Tower, mais le principe est le même&amp;lt;/u&amp;gt;. Par ses propres déclarations, la Watch Tower se condamne: elle &amp;quot;fait partie du monde&amp;quot; et se mêle des &amp;quot;affaires commerciales de la vie&amp;quot;, ce qui ne l&#039;identifie pas à &amp;quot;l&#039;organisation religieuse qui sert réellement Dieu en harmonie avec l&#039;exemple laissé par Jésus-Christ&amp;quot;, mais plutôt à &amp;quot;la religion d&#039;origine babylonienne&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Nature de certaines des entreprises===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Morris4.jpg|thumb|right|200px|Page du formulaire mentionnant Philip Morris]]&lt;br /&gt;
Parmi la liste des entreprises figurant dans les déclarations fiscales, on peut remarquer la présence de Phillip Morris Companies Inc. Cela est problématique, car voici ce qu&#039;on peut lire sur le site de la compagnie:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Philip Morris International (PMI) est &amp;lt;u&amp;gt;la principale société de tabac au monde&amp;lt;/u&amp;gt;, avec des produits vendus dans environ 180 pays. En 2010, nous avons tenu environ 16,0 parts pour cent du marché international des cigarettes hors total des États-Unis, soit 27,6 pour cent à l&#039;exclusion de la République populaire de Chine et les États-Unis. Nos activités au jour le jour &amp;lt;u&amp;gt;impliquent plus que la fabrication des cigarettes&amp;lt;/u&amp;gt;, ils concernent aussi la façon dont nous menons nos affaires et interagissent avec le monde hors de nos bureaux.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses publications indiquent que la Watch Tower considère le [[Tabac|tabagisme]] comme étant contraire aux principes bibliques, notamment &amp;lt;CiteBible&amp;gt;2 Corinthiens 7:1&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;; de ce fait, un Témoin de Jéhovah ne peut ni fumer, ni détenir des parts dans l&#039;industrie du tabac, ni travailler dans une firme en rapport avec le tabac, et cela sous peine d&#039;exclusion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable unsortable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Contenu et commentaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039; (anglais), 8 février 1962, pp. 21-23 &lt;br /&gt;
|&amp;quot;Quand il sait qu&#039;une entreprise est entièrement consacré à &amp;lt;u&amp;gt;de la marchandise qui est employée dans un but moralement mauvais&amp;lt;/u&amp;gt;, il serait &amp;lt;u&amp;gt;incorrect pour lui qu&#039;il viole sa conscience en investissant de l&#039;argent dans le stock de cette compagnie&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Original en anglais:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;When he knows that a corporation is devoted entirely to manufacturing merchandise that is used for a morally wrong purpose, it would be improper for him to violate his conscience by investing money in the stock of that company.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Philip Morris est entièrement consacré au [[tabac]], pratique que la Watch Tower condamne clairement. Ainsi, elle agit en contradiction avec le principe qu&#039;elle-même énonce.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu&#039;&#039;, 1993, p. 181&lt;br /&gt;
|&amp;quot;À partir de 1973, (...) un fumeur ne pouvait plus se faire baptiser. Les mois suivants, on a aidé &amp;lt;u&amp;gt;ceux dont le travail avait un rapport avec la production ou la vente de tabac à comprendre qu&#039;ils ne pouvaient demeurer dans cette situation et être acceptés comme Témoins de Jéhovah&amp;lt;/u&amp;gt;. Les conseils de la Parole de Dieu doivent être appliqués dans tous les aspects de la vie sans exception.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 octobre 1995, p. 28&lt;br /&gt;
|L&#039;article reproche les investissements du Vatican dans le tabac et cite un prêtre interrogeant le pape: &amp;quot;Pourquoi le Vatican vend-il encore des cigarettes? (...) Ce commerce est en contradiction avec vos appels constants en faveur de la protection de la santé et avec notre activité pastorale.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; De même, la Watch Tower est contradictoire puisqu&#039;elle enseigne le rejet de tout emploi lié au tabac et dans le même temps tire profit d&#039;une firme dont c&#039;est la seule activité.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 15 avril 1999, p. 29&lt;br /&gt;
|&amp;quot;Il en va tout à fait différemment de l&#039;employé qui, dans le même magasin, s&#039;occupe du comptoir &amp;lt;u&amp;gt;où se vend le tabac&amp;lt;/u&amp;gt;. Tout son travail, jour après jour, se rapporte &amp;lt;u&amp;gt;à un produit que les croyances chrétiennes condamnent&amp;lt;/u&amp;gt;. (...) Quand il choisit un emploi, un chrétien doit réfléchir à la mesure dans laquelle cet emploi l&#039;obligera à s&#039;impliquer et à la fréquence à laquelle il aura à s&#039;occuper de choses contraires à la Bible.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Or, il s&#039;avère que Philip Morris, qui fournit une somme d&#039;argent à la Watch Tower, n&#039;exerce son activité que dans le domaine du tabac. L&#039;organisation pourrait donc être exclue, sur la base de ses propres critères.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, on pourrait arguer qu&#039;il y a bien un intermédiaire, la fiducie, entre les entreprises dont le domaine de spécialisation est considéré comme non-chrétien par la Watch Tower, puisque celle-ci reçoit l&#039;argent de la fondation et non directement des actions détenues par la fiducie. Mais cela ne change est rien le problème, car la Watch Tower sait forcément, depuis le temps que les documents sont librement disponibles sur Internet, d&#039;où ces revenus proviennent et pourrait tout à fait les refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des défenseurs de l&#039;organisation également peuvent rétorquer que la Watch Tower n&#039;a probablement pas demandé de détenir des actions dans le tabac, et qu&#039;elle n&#039;a pas précisé aux administrateurs de la fiducie dans quelles entreprises il ne fallait pas investir. Mais, d&#039;une part, comme cela indiqué sur les bordereaux, l&#039;ensemble des transactions est géré par une banque, la Comerica Bank, et non pas par un quelconque directoire. D&#039;autre part, la Watch Tower pouvait très bien expliquer que, d&#039;un point de vue éthique, elle ne pouvait pas accepter ces revenus; il va de soi que le bénéficiaire d&#039;une fiducie n&#039;a pas un rôle totalement passif et garde le contrôle sur ses rentrées d&#039;argent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, s&#039;il est vrai que l&#039;investissement dans la compagnie de tabac est relativement faible par rapport au montant total du revenu fourni par la fiducie, cela ne change rien au principe: au final, la Watch Tower a bel et bien bénéficié d&#039;un revenu provenant d&#039;une entreprise qui dirige ses activités dans un domaine qu&#039;elle-même juge inconcevable pour un chrétien. Selon ses publications, un adepte se serait compromis s&#039;il conservait un emploi dans ce domaine, même son but n&#039;était que de pourvoir aux besoins de sa famille. Or, la Watch Tower est loin d&#039;être pauvre et pourrait se passer sans problème de ce revenu à la provenance douteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est révélatrice de l&#039;hypocrisie de l&#039;organisation qui interdit à ses membres, sous peine de sanctions, quelque chose qui ne devient plus problématique lorsque c&#039;est elle qui le fait, et critique les autres religions et les condamne pour des actions qu&#039;elle-même s&#039;autorise lorsque cela lui permet d&#039;en tirer un profit financier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
* [[Liste de compromis de la Société Watch Tower]]&lt;br /&gt;
* [[Tabac]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
* [http://www.pmi.com/eng/pages/homepage.aspx Site officiel de Philip Morris]&lt;br /&gt;
* [http://www2.guidestar.org/organizations/38-6043103/henrietta-m-riley-trust-33b006006-fbo.aspx Site de GuideStar], page de la Henrietta M Riley Trust 33b006006, base de données&lt;br /&gt;
* [http://nccsdataweb.urban.org/PubApps/showVals.php?ft=bmf&amp;amp;ein=386043103 Site du National Center for Charitable Statistics (NCCS)], page de la Henrietta M Riley Trust 33b006006 FBO Watch Tower Bible, documents pour les années 2003 à 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Compromis}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Argent]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Compromis]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<title>Transplantations d&#039;organes</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Transplantations d&#039;organes&lt;br /&gt;
| image = organ.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans leur souci de pouvoir apporter une réponse à toute question que serait susceptible de se poser le fidèle, les dirigeants des Témoins de Jéhovah ont très tôt légiféré en matière de &#039;&#039;&#039;transplantations d&#039;organes&#039;&#039;&#039;. Toutefois, leur position sur cette question a évolué au cours du temps, et l&#039;examen des arguments avancé par la Société Watch Tower peut s&#039;avérer riche en enseignements sur la rhétorique déployée par les Témoins de Jéhovah pour soutenir leurs positions. Le parallèle avec les arguments avancés pour défendre leur refus des transfusions sanguines et des composés sanguins est tout à fait frappant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant treize années, l&#039;interdiction de toute greffe eut des conséquences dramatiques sur les Témoins de Jéhovah qui avaient absolument besoin d&#039;une transplantation de cornée, car soit ils l&#039;acceptaient et se voyaient exclus du mouvement et dignes de la destruction éternelle, soit ils la refusaient et risquaient ainsi la mort ou du moins une certaine souffrance physique.&amp;lt;ref&amp;gt;Penton, James (1997, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, Toronto: University of Toronto Press, pp. 112-14 (ISBN 0-8020-7973-3)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
===Avant 1967: pas d&#039;objection===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Awake 22 décembre 1949 page 17.jpg|thumb|200px|right|&#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039; (angl.) du 22 décembre 1949, p. 17. L&#039;article, l&#039;un des premiers abordant le thème des greffes, n&#039;est pas hostile à cette pratique.]]&lt;br /&gt;
Avant 1967, le Société Watch Tower ne vit pas le moindre problème à ce que ses fidèles aient recours aux transplantations d&#039;organes. Elle estimait alors que c&#039;était une décision personnelle et que rien dans la Bible ne s&#039;opposait à cette pratique. Le premier article en date abordant cette question était un &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039; de 1949.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1967-1980: pas pour les chrétiens===&lt;br /&gt;
Puis, soudain, en novembre 1967, les greffes — et bien sûr, les donations d&#039;organes aussi — furent interdites, et différentes raisons furent apportées pour soutenir ce point de vue. D&#039;ailleurs, en juillet 1969, [[Milton Henschel]], futur président de l&#039;organisation, déclara dans une interview accordée au journal &#039;&#039;Detroit Free Press&#039;&#039;: « La transplantation d&#039;organes est vraiment du cannibalisme. Dans les greffes, vous prenez quelque chose d&#039;une autre vie pour soutenir votre propre vie. ... Nous sommes convaincus de la résurrection et ne craignons pas la mort. Si une personne gagne cinq autres années en raison d&#039;une transplantation, qu&#039;est-ce qui a été gagné si elle perd l&#039;avenir ? »&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;[http://www.paradisecafediscussions.net/printthread.php?tid=2271 Heart transplants held cannibalism]&amp;quot; (anglais), &#039;&#039;The Detroit Free Press&#039;&#039;, juillet 1968, interview dirigée par Hiley H. Ward:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Transplanting organs is really cannibalism. In transplants, you are taking something from another life to sustain your own life. (...) We are confident of the resurrection and do not fear death. If a person gains another five years because of a transplant, what has been gained if he loses the future?&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Raisons invoquées====&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Assimilation à du cannibalisme&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Dès 1967, la greffe d&#039;organe fut clairement proscrite pour &amp;quot;les témoins chrétiens de Jéhovah&amp;quot;, car accepter une telle thérapie était alors assimilée ni plus ni moins à du cannibalisme. Les douze années qui suivront le premier énoncé de cet interdit furent riches en rappels concernant la protection supposée que constitue cette position pour les Témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1973, elle n&#039;hésita pas à évoquer un faits divers relatif au crash d&#039;un avion dans les Andes lors duquel les passagers se sont livrés au cannibalisme pour survivre, et cita à l&#039;appui un théologien de l’&#039;&#039;Osservatore Romano&#039;&#039; qui assimila cet acte à une greffe d&#039;organe, ceci afin de prouver qu&#039;elle avait adopté le bon point de vue sur la question en faisant une analogie entre les deux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Inefficacité et dangerosité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
À partir de ce moment-là, la pratique médicale qui se développa à cette époque fut déclarée en échec dans les publications de la Société Watch Tower, son inefficacité étant lourdement soulignée, et sa disparition semblant selon les articles plus ou moins programmée. Par la suite, une approche systématiquement négative de la question se poursuivra, souvent sous la forme de &amp;quot;brèves&amp;quot; (exactement de la même manière qu&#039;avec les transfusions aujourd&#039;hui).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis, se faisant l&#039;écho de tout communiqué allant dans son sens, la Watch Tower continua à partir de 1971 de souligner tous les dangers réels ou supposés de la chirurgie transplantatoire durant les années 1970, qu&#039;il s&#039;agisse des troubles émotifs ou des aberrations mentales. On trouva encore des avertissements des dangers de la greffe d&#039;organes, qu&#039;ils soient directs ou indirects par le compte-rendu minutieux de complications post-opératoires, au début de l&#039;année 1980, trois mois avant le changement majeur de directives sur le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour dénigrer la greffe de rein, la Watch Tower alla même jusqu&#039;à souligner de façon détournée combien la Bible est juste en envisageant que ce qu&#039;eux-mêmes pensent être une allégorie biblique (quand la Bible parle des &amp;quot;reins&amp;quot;) pourrait en fait, selon eux, exact du point de vue littéral (cf. &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 15 décembre 1975).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Changement de personnalité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Rapidement, l&#039;idée du &amp;quot;changement de personnalité&amp;quot; fut rapporté par la Watchtower, d&#039;abord de façon timide, puis quelques mois plus tard de façon beaucoup moins hésitante, citant alors longuement en appui de cette théorie les travaux du Professeur Schneider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Techniques employées====&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Point de vue négatif uniquement&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Les médecins défendant la transplantation ne furent pas cités, et seul un point de vue alarmiste sur cette question fut relayé dans les publications. Par ailleurs, on peut noter avec intérêt que, dans l&#039;article du 8 février 1970, le chiffre du taux de survie le plus prometteur (celui concernant les greffes de reins entre membres de la même famille) fut déclaré &amp;quot;plus élevé&amp;quot;, mais n&#039;était pas donné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Arguments d&#039;autorité et affirmations péremptoires&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
- L&#039;usage de l&#039;expression &amp;quot;le point de vue biblique&amp;quot; dans le numéro du 8 mars 1973 était tout à fait révélateur de la façon dont les Témoins de Jéhovah usent de l&#039;argument d&#039;autorité. C&#039;est d&#039;autant plus remarquable qu&#039;aucun verset biblique ne put — très logiquement —, de près ou de loin, être cité pour soutenir l&#039;assimilation de la greffe d&#039;organe à du cannibalisme. C&#039;est du reste ce que finit par reconnaître la Watch Tower quelques année plus tard. En occurrence, on ne peut que remarquer la facilité avec laquelle les Témoins de Jéhovah qualifient &amp;quot;point de vue biblique&amp;quot; ce qui n&#039;est que le point de vue (de l&#039;époque) de leurs dirigeants.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
- La Watch Tower s&#039;attarda souvent sur les titres des docteurs qu&#039;elle citait, ceci afin de montrer qu&#039;il s&#039;agissait de sommités en la matière.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Elle cita même à l&#039;appui un théologien (un membre de Babylone la Grande!) quand celui-ci soutenait son point de vue.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
- C&#039;était carrément Jéhovah lui-même qui interdisait la transplantation dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 15 août 1968, page 510.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Analogie douteuse&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
L&#039;assimilant la transplantation à du cannibalisme était pour le moins hasardeuse, mais elle était à cette époque sans appel. On peut noter que l&#039;assimilation d&#039;interdits bibliques strictement alimentaires à une pratique médicale qui n&#039;existait pas aux temps de la rédaction biblique reste à ce jour l&#039;argument principal pour justifier le refus de transfusions sanguines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Allégorie biblique détournée&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La Watch Tower instrumentalisa ce qu&#039;elle savait pertinemment être une allégorie biblique en &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Jérémie 17:10&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; et &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Révélation 2:23&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; afin de soutenir son point de vue (cf. &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 15 décembre 1975).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Juin 1980: changement majeur===&lt;br /&gt;
Toutefois, &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 15 juin 1980, apporta un changement sur cette question. En effet, la &amp;quot;Question des lecteurs&amp;quot;, à la page 31, posait cette question : &amp;quot;La congrégation doit-elle prendre des mesures disciplinaires à l’encontre d’un chrétien baptisé qui accepte la transplantation d’un organe humain, tel qu’une cornée ou un rein?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réponse fut que, sur ce sujet, &amp;quot;il appartien[nai]t à chaque Témoin de Jéhovah de prendre une décision en accord avec sa conscience&amp;quot;, qu&#039;&amp;quot;il s&#039;agi[ssai]t là d&#039;une affaire personnelle (Gal. 6:5)&amp;quot; et que &amp;quot;le comité judiciaire de la congrégation ne prendra aucune mesure disciplinaire si quelqu&#039;un accepte une transplantation d&#039;organe&amp;quot;, pourvu qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;apport de sang étranger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour défendre ce nouveau point de vue, la Société Watch Tower dit clairement que :&lt;br /&gt;
* &amp;quot;la Bible n&#039;interdit pas expressément les transplantations d&#039;organes&amp;quot;, reconnaissant ainsi implicitement que son point de vue antérieur n&#039;était pas du tout basé sur la Bible ; &lt;br /&gt;
* le cannibalisme est différent de la greffe d&#039;organes car dans le deuxième cas, le donneur n&#039;a pas été intentionnellement mis à mort pour satisfaire le receveur, il n&#039;y a donc pas eu de meurtre (le donneur est peut-être mort, mais il a généralement consenti de son vivant à donner l&#039;un de ses organes), alors que l&#039;organisation avait jusque-là soutenu que les deux étaient similaires ;&lt;br /&gt;
* des Témoins feront peut-être l&#039;analogie entre cannibalisme et greffe d&#039;organes, disant que &amp;quot;certains&amp;quot; auront peut-être ce sentiment, semblant oublier que c&#039;est elle précisément qui a enseigné ce point de vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Société Watch Tower s&#039;est contredite sur toute la ligne sans toutefois reconnaître ses erreurs, et bien sûr, ne présenta aucune excuse envers les familles de ceux qui étaient décédés pour avoir refusé une transplantation afin de rester fidèles à ses directives. On revenait alors ni plus ni moins au point de vue antérieur à 1967.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Depuis 1980: banalisation===&lt;br /&gt;
Depuis lors, chaque article qui aborde ce sujet renvoie à cette &amp;quot;Question des lecteurs&amp;quot; de juin 1980. La Société Watch Tower ne produit plus un seul article pour avertir des dangers graves de la transplantation, de ses lourds échecs, de la perte de personnalité, etc, comme si les risques avaient désormais totalement disparu. Au contraire, elle montre qu&#039;elle est efficace. Ainsi, dans un revirement spectaculaire, une pratique médicale décriée et dénoncée pendant douze ans est donc désormais reconnue comme l&#039;intervention de la dernière chance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Articles dans les publications==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable unsortable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication &amp;lt;sup&amp;gt;1&amp;lt;/sup&amp;gt;&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Idée exprimée&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039; (angl.), 22 décembre 1949, &amp;quot;Pièces de rechanges pour votre corps&amp;quot;, pp. 17-20&lt;br /&gt;
|Les transplantations d&#039;organes, qu&#039;elles soient d&#039;origine humaine comme artificielle, ne sont pas condamnées et même présentées positivement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er août 1961, p. 480 (angl.)&lt;br /&gt;
|Le fait de donner son corps à la science est présenté comme étant mal vu dans certaines religions, mais la Société Watch Tower dit sans ambages : &amp;quot;Il semble qu&#039;aucun principe ou loi scriptural ne soit impliqué. C&#039;est de ce fait quelque chose que chaque individu doit décider pour lui-même&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), 15 novembre 1967, pp. 702-04&lt;br /&gt;
|Ceux qui subissent une greffes vivent grâce à la chair de quelqu&#039;un d&#039;autre, ce qui est considéré comme du cannibalisme. Or, le fait que Jéhovah est permis de se nourrir de chair animale n&#039;autorise pas les humains à maintenir leur vie par cannibalisme. Les chrétiens qui sont &amp;quot;éclairés par la Parole de Dieu&amp;quot; ne prennent pas les décisions de donner ou recevoir un organe sur la base d&#039;un &amp;quot;caprice personnel ou d&#039;émotions&amp;quot;, mais considèrent les principes des Écritures pour rechercher la direction de Dieu et placent leur confiance en lui. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 septembre 1968, p. 22&lt;br /&gt;
|&amp;quot;Il est des personnes, les témoins chrétiens de Jéhovah notamment, qui considèrent toutes les transplantations d’organes entre humains comme du cannibalisme. En effet, utiliser la chair humaine pour soutenir sa propre vie, n’est-ce pas de l’anthropophagie?&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 février 1970, &amp;quot;Qu’en est-il des transplantations cardiaques?&amp;quot;, pp. 3-5&lt;br /&gt;
|Selon le périodique, la mort d&#039;une personne transplantée 594 après son opération remet en cause la valeur de cette pratique médicale. Sont évoquées comme problèmes majeurs la difficulté de pallier au rejet de la greffe, ce qui conduit à de nombreux morts, ainsi que &amp;quot;le temps, les frais et les risques&amp;quot; de la transplantation qui ne sont pas justifiés au vu des résultats obtenus; celle-ci est présentée comme du cannibalisme et ne constitue pas une garantie de survie. L&#039;article conclura en rappelant que seule l&#039;obéissance à Dieu peut valoir à l&#039;homme la vie. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 22 novembre 1970, &amp;quot;Le bilan des transplantations cardiaques est “décevant”&amp;quot;, p. 29&lt;br /&gt;
|Selon un congrès mondial de cardiologie, seuls deux patients greffés au monde sur les 165 d&#039;alors étaient encore vivants, ce qui pousse un médecin à dire que &amp;quot;la transplantation cardiaque ne doit pas être continuée (...) tant que nous n’aurons rien de mieux à offrir aux malades.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 22 décembre 1970, &amp;quot;Un changement de personnalité&amp;quot;, p. 29&lt;br /&gt;
|La fille de Philip Blaiberg déclare que la personnalité de son père a complètement changé depuis sa greffe du cœur, bien qu&#039;elle dise aussi : &amp;quot;Je ne sais pas s’il faut attribuer ce changement aux médicaments ou à la transplantation elle-même.&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er juillet 1971, &amp;quot;Quel est l’état de votre cœur?&amp;quot;, pp. 391-92&lt;br /&gt;
|Selon le neurologue et psychiatre de New York D. E. Schneider, il existe &amp;quot;une preuve de l’existence d’une relation à double sens entre l’esprit et le cœur&amp;quot; et que &amp;quot;le cœur peut exercer à son tour une grande influence sur l’esprit&amp;quot;. Or, les malades à qui l’on a fait une transplantation cardiaque ont eu de graves troubles émotifs postopératoires car leur nouveau cœur réagit très difficilement aux influences extérieures et ne transmet que peu d’éléments stimulateurs au cerveau, et leur personnalité en a été affectée. Selon le psychiatre Donald T. Lunde, plusieurs malades cité dans le périodique &amp;quot;présentent quelques-unes des aberrations mentales les moins graves observées chez les 13 sujets sur lesquels Shumway a opéré une transplantation cardiaque au cours des 16 mois écoulés.&amp;quot; Puis l&#039;article évoque rapidement l&#039;idée que ces troubles pouvaient avoir été conséquents à la grave opération qu&#039;ils ont subie et à leur longue hospitalisation, et redonne ensuite la parole au professeur Schneider qui met en garde contre les transplantations.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 août 1972, &amp;quot;Les conséquences des transplantations d’organe&amp;quot;, p. 30&lt;br /&gt;
|Selon le périodique, &amp;quot;une proportion anormalement élevée de malades auxquels on a transplanté un organe sont atteints du cancer et de troubles mentaux.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 mars 1973, &amp;quot;Cannibalisme et greffes d’organes&amp;quot;, p. 31&lt;br /&gt;
|Les rescapés d&#039;un crash en Uruguay se sont nourris des cadavres des autres passagers, ce que le père Gino Concetti, théologien de l’&#039;&#039;Osservatore Romano&#039;&#039;, qualifie &amp;quot;même du point de vue théologique, d’acte de cannibalisme&amp;quot; assimilable à la greffe d’un organe. De même, l&#039;un des rescapés soutenant également cette idée est cité. L&#039;article conclut triomphalement : &amp;quot;Ces hommes assimilent donc les greffes d’organes au cannibalisme, conformément au point de vue biblique que les témoins de Jéhovah ont toujours soutenu.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039;, 15 octobre 1973, p. 639&lt;br /&gt;
|Un &amp;quot;lecteur&amp;quot; demande si Galates 4:15 peut s&#039;appliquer à la transplantation ou au don d&#039;organe (&amp;quot;Car je vous rends témoignage que, si cela avait été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner&amp;quot;), mais la Société Watchtower répond par la négative.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Non.png|15px]] &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 15 décembre 1975, &amp;quot;Problèmes de transplantation&amp;quot;, p. 762&lt;br /&gt;
|Selon l&#039;article, il est un fait que les malades qui ont subi une transplantation cardiaque ont des troubles psychiques postopératoires supérieurs à la moyenne, et que cela est également valable désormais pour les transplantations de reins. L&#039;article en conclut donc : &amp;quot;Il est intéressant de noter que la Bible associe étroitement les reins et les émotions humaines. — Voir Jérémie 17:10 et Révélation 2:23.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 15 juin 1980, &amp;quot;Question des lecteurs&amp;quot;, p. 31&lt;br /&gt;
|La décision d&#039;accepter une greffe redevient une question de conscience que chacun prend individuellement et aucune sanction n&#039;est prévue pour ceux qui l&#039;acceptent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 22 mars 1980, &amp;quot;Greffe de rage&amp;quot;, p. 30&lt;br /&gt;
|L&#039;article donne les suites d&#039;un fait divers déjà signalé dans l&#039;édition du 22 septembre 1979 (toujours dans la rubrique &amp;quot;Coup d&#039;œil sur le monde&amp;quot;), déclarant : &amp;quot;Il y a un an, deux cas de rage dans lesquels le virus rabique avait été inoculé par une transplantation de cornée ont été publiés dans la presse médicale. (...) Le receveur de la cornée [qui est donc décédé], un maître-assistant à la faculté des sciences de Nancy, n’avait que 36 ans.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 octobre 1990&lt;br /&gt;
|Est rapporté le cas de Casey Lunsford, dont l&#039;espérance de vie était réduite à trois ou quatre mois, et que le don d&#039;un rein par son père Témoin de Jéhovah a sauvé. Toutefois, M. Lunsford portera plainte contre l&#039;hôpital et le chirurgien qui ont sauvé la vie de son enfant, puisqu&#039;une transfusion sanguine a été administrée au garçon contre la volonté de ses parents, expressément signalé comme il se dot pour un Témoin de Jéhovah avant l&#039;opération. Mais jamais il n&#039;est remis en question que la greffe de rein (si décriée dix ans auparavant) a sauvé la vie de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 22 mai 1994&lt;br /&gt;
|Est rapporté le cas de Chandra Sharp, trois ans, dont l&#039;espérance de vie était estimée à quelques semaines par les médecins, et qui subit avec succès une greffe de cœur, sans que la transfusion sanguine n&#039;ait à être utilisée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039; du 22 septembre 1996, &amp;quot;Pénurie d’organes&amp;quot;, p. 29&lt;br /&gt;
|Oubliant qu&#039;elle avait vingt ans auparavant sous-entendu que cette pratique médicale, qu&#039;elle condamnait alors, était plus que probablement vouée à l&#039;échec, la Watchtower déclara même que la pratique transplantatoire est &amp;quot;victime de son succès&amp;quot;, cita des chiffre montrant sa popularité et semble déplorer que des patients meurent fautent de n&#039;avoir pas reçu de greffe, faute de donneur. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, novembre 1996&lt;br /&gt;
|L&#039;article relate encore le cas de Lee Cordaray, qui est placé sur la liste des receveurs de reins dès janvier 1981, et constate que son opération est malheureusement conclue par un échec (mais à laquelle il survit heureusement), mais précise bien qu&#039;il ne recommande ni ne condamne aucune thérapie.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Image:Yes.png|15px]] &#039;&#039;Réveillez-vous!&#039;&#039;, 8 juillet 1998, &amp;quot;Pour être en bonne santé&amp;quot;, p. 6&lt;br /&gt;
|Est rapporté le cas d&#039;une jeune femme de São Paulo souffrant d’une insuffisance rénale chronique et qui fut finalement obligée de subir une greffe.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;sup&amp;gt;1&amp;lt;/sup&amp;gt; [[Image:Non.png|15px]] = interdiction ; [[Image:Yes.png|15px]] = autorisation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cas impliquant un Témoin de Jéhovah==&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;1971&#039;&#039;&#039; : Aux USA, Gary Busselman a témoigné qu&#039;en 1971 sa femme de 26 ans est décédée en refusant une greffe.&amp;lt;ref&amp;gt;Busselman, Gary (novembre 2001) (anglais), &amp;quot;[http://tjrecherches.chez.com/busselman.htm L&#039;histoire de Gary Busselman]&amp;quot;, &#039;&#039;Investigator&#039;&#039; n° 81, sur tjrecherches.chez.com. Consulté le 17 février 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Années 1970&#039;&#039;&#039;: Un ex-ancien de Belgique a connu un Témoin de Jéhovah qui est décédé dans les bras de sa femme tout en récitant le &amp;quot;Notre Père&amp;quot;, suite à son refus de greffe.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;8 janvier 2010&#039;&#039;&#039; : Une épouse Témoin de Jéhovah a donné un rein à son mari qui en avait besoin. Elle déclare que le fait qu&#039;elle ne puisse pas donner ou recevoir du sang a conduit à des idées fausses comme quoi les Témoins ne peuvent pas donner des organes. Or, elle dit que le rein a été vidé de son sang pour la transplantation, de sorte qu&#039;il était propre pour le destinataire. Elle estime que c&#039;est un choix personnel et a déclaré: « En faisant don d&#039;organes, nous pouvons aider les uns les autres et c&#039;est donner à quelqu&#039;un la chance de vivre. Personnellement, je pense que c&#039;est vraiment une chose qui vaut la peine d&#039;être faite. Il y a tant de gens là-bas qui ont besoin d&#039;un organe. »&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;[http://www.stamfordmercury.co.uk/news/Wife-saves-husband-with-kidney.5966842.jp Wife saves husband with kidney donation]&amp;quot; (anglais), &#039;&#039;Stamford Mercury&#039;&#039;, 8 janvier 2010. Consulté le 17 février 2010&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
: Manifestement, cette femme ne sait pas ou oublie volontairement que la  greffe d&#039;organes a été interdite par la Société Watchtower et que cela n&#039;avait aucun rapport avec le sang. Ce n&#039;était donc pas une &amp;quot;idée fausse&amp;quot; comme quoi les Témoins refusaient les greffes, mais bien l&#039;exacte réalité pendant treize ans. De plus, par son commentaire apparemment naïf, elle montre que pendant ces treize ans, 1/ la Société n&#039;aidait pas les autres à survivre; 2/ refusait de faire une chose qui en valait la peine; 3/ privait de nombreuses personnes de cette chance puisqu&#039;il y avait &amp;quot;tant de gens&amp;quot; qui en avaient besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
* {{web}} Luc, Jacques, &amp;quot;[http://www.aggelia.be/sang.html Vaccination, transplantation, transfusion: jamais deux sans trois]&amp;quot;, aggelia.be. Consulté le 26 mars 2011&lt;br /&gt;
* {{web}} Quotes-Watchtower (anglais), &amp;quot;[http://www.quotes-watchtower.co.uk/organ_transplants.html Organ transplants]&amp;quot;, collections de citations, quotes-watchtower.co.uk. Consulté le 26 mars 2011&lt;br /&gt;
* {{web}} Governing Body Letters (anglais), &amp;quot;[http://governingbodyletters.blogspot.com/2008/04/organ-transplants-were-once-forbidden.html Organ transplants were once forbidden]&amp;quot;, governingbodyletters.blogspot.com. Consulté le 26 mars 2011&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Changements doctrinaux]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Médecine]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<title>Beth-Sarim</title>
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		<updated>2026-07-24T09:11:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Beth-Sarim&lt;br /&gt;
| image = Beth_Sarim_(croquis).jpg&lt;br /&gt;
| légende = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1929, [[Joseph Rutherford]], deuxième président de la [[Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania|Société Watch Tower]], fit construire une luxueuse villa sur les hauteurs de San Diego en Californie, qu&#039;il nomma la maison de &#039;&#039;&#039;Beth-Sarim&#039;&#039;&#039; ou &amp;quot;maison des princes&amp;quot;. Cette maison fut présentée à ses fidèles comme une construction faite pour glorifier Dieu, ayant pour but d&#039;accueillir les futurs rois de la terre ressuscités, que Rutherford avait désignés comme ses véritables bénéficiaires dans un acte notarié. En attendant les &amp;quot;princes&amp;quot;, Rutherford et son équipe&amp;lt;ref&amp;gt;Dans sa déposition dans le [[procès Moyle]] contre Watch Tower, le secrétaire particulier de Rutherford William P. Heath affirme que résidaient dans cette maison Rutherford, Heath et sa femme Bonnie Boyd et un autre secrétaire Monsieur Keller. Transcript du procès page 1298. Bonnie Boyd ajoute plus loin que les dernières années de la vie de Rutherford, il faudra ajouter à cette équipe la femme de Rutherford invalide, qui n&#039;habitait plus avec lui depuis longtemps; néanmoins à ce moment les Heath ont déménagé dans la villa de la Société Watch Tower adjacente à Beth-Sarim: Beth-Shan&amp;lt;/ref&amp;gt; y résidèrent en hiver, puis à temps complet les trois dernières années de la vie de Rutherford, pour y travailler et en raison de la santé de ce dernier. Finalement, les &amp;quot;princes&amp;quot; ne vinrent pas et quelques années après la mort de Rutherford, la propriété fut vendue par la Société Watch Tower. Dans ses publications actuelles, quand l&#039;organisation évoque la villa de Beth-Sarim, ce qui est très rare, elle en occulte totalement ce but et son luxe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Acte notarié==&lt;br /&gt;
L&#039;acte notarié, rédigé par Rutherford et Robert J. Martin, un de ses proches suiveurs, fut certainement un des documents les plus surprenant qu&#039;un notaire ait eu à voir, en ce qui concerne les véritables bénéficiaires originels de l&#039;acte. Celui-ci est disponible dans le volume relié annuel de &#039;&#039;[[The Golden Age|L&#039;Âge d&#039;Or]]&#039;&#039; du 19 mars 1930 (pp. 405, 406):&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Age d&#039;orc.gif|thumb|100px|Age d&#039;Or(Acte notarié)]] [[Image:Age d&#039;or 2.gif|thumb|100px]]&lt;br /&gt;
: « Tant le cessionnaire que le cédant, JOSEPH F. RUTHERFORD, sont entièrement persuadés du témoignage de la Bible. La parole de Jéhovah Dieu et des preuves externes montrent que le royaume de Dieu est maintenant en cours d’établissement et qu’il en résultera des avantages pour les peuples de la terre; que la puissance et l’autorité du gouvernement seront invisibles aux hommes, mais que le royaume de Dieu aura des représentants sur la terre qui auront la charge des affaires des nations sous la surveillance du dirigeant invisible, le Christ; que parmi ceux qui seront ainsi les représentants fidèles et les gouverneurs visibles du monde il y aura &#039;&#039;&#039;David, qui a été une fois le roi d&#039;Israël; et aussi Gideon, Barak, Samson, Jephthae et Joseph autrefois dirigeant de l&#039;Égypte ainsi que Samuel le prophète et d’autres hommes fidèles nommés avec approbation dans le onzième chapitre des Hébreux dans la Bible. La condition consiste en ce que &amp;lt;u&amp;gt;la WATCHTOWER BIBLE AND TRACT SOCIETY possèdera le titre de propriété perpétuellement&amp;lt;/u&amp;gt; pour l&#039;utilisation de chacun ou de tous les hommes ci-dessus nommés représentants du royaume de Dieu sur la terre et que de tels hommes auront la possession et l&#039;utilisation de cette propriété ci-dessus décrite dans le meilleur intérêt du travail pour lequel ils sont engagés. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Cette propriété a été acquise ainsi que les bâtiments construits dessus à la demande et sous la direction de JOSEPH F. RUTHERFORD et consacrée à Jéhovah Dieu et à Son Roi Christ qui est le dirigeant légitime de la terre et dans le but express d’être utilisée par ceux qui sont les domestiques de Jéhovah Dieu. Pour cette raison les dispositions faites dans cet acte font que la propriété sera pour toujours utilisée dans le but soumis ainsi que n’importe quelles dépendances qui pourront avoir été placées dessus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « IL EST DE PLUS CONVENU que JOSEPH F. RUTHERFORD tant qu&#039;il sera vivant sur terre, et suivant le bail, l&#039;acte ou le contrat, stipule que d&#039;autres personnes connectées avec la WATCHTOWER BIBLE AND TRACT SOCIETY auront le droit de résider dans les locaux &#039;&#039;&#039;jusqu&#039;à l&#039;apparition de David ou de certains des autres hommes mentionnés dans le onzième chapitre des Hébreux&#039;&#039;&#039; et expose qu’une telle personne ou des personnes désignées par JOSEPH F. RUTHERFORD dans un tel bail ou dans une autre écriture aura le droit et le privilège de résidence dans les locaux &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;jusqu&#039;au moment où David ou certains des autres hommes en prendront possession&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;, et que cette propriété et ces locaux étant consacrés à Jéhovah et à l’utilisation pour son royaume ils seront utilisés comme tels pour toujours. N’importe quelle personne prétendante à la possession de ces locaux devra prouver d’abord et s’identifier auprès des officiels appropriés de la Société susdite comme la personne ou les personnes décrites dans le chapitre onze des Hébreux. EN TÉMOIGNAGE DE QUOI le nommé ROBERT J. MARTIN et le nommé JOSEPH F. RUTHERFORD avons signé de nos noms ce 24ème jour de décembre 1929. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « ROBERT J. MARTIN, JOSEPH F. RUTHERFORD »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Chronologie de la polémique==&lt;br /&gt;
Dans le recensement de 1930, Rutherford était répertorié comme étant propriétaire de Beth-Sarim, qui était évalué à 25 000 ou 85 000 dollars (le chiffre ressemble autant à un un 2 qu&#039;à un 8). Cette valeur était de très loin plus élevée que celle des autres maisons du quartier, qui oscillait entre 5 000 et 6 500 dollars. Il vivait alors au 4440 Braeburn Road, Kensington, de San Diego, aux côtés de la [[famille Balko]] — August, le gardin, sa femme Blanch, la cuisinière, et leur fille Bonnie —, ainsi que Bonnie Boyd et Donald Haslett, inscrits comme secrétaires.&amp;lt;ref&amp;gt;Leolaia (2009) (anglais), &amp;quot;[http://www.jehovahs-witness.net/watchtower/scandals/77915/29/Rutherford-Exposed-The-Story-of-Berta-and-Bonnie Rutherford Exposed: The Story of Berta and Bonnie], jehovahs-witness.net. Consulté le 24 février 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Image:BT1.jpg|thumb|left|200px|Beth-Sarim, vue de derrière]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1930===&lt;br /&gt;
====Justification de la construction de Beth-Sarim dans les revues du mouvement====&lt;br /&gt;
Aux même pages de ce numéro de &#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039;, Robert J. Martin, celui-là même qui a rédigé et signé l&#039;acte avec Rutherford, justifia à sa façon cette construction en préambule de l&#039;acte précédemment cité:&lt;br /&gt;
: « Il n&#039;est pas toujours commode de trouver un endroit confortable pour vivre quand il est nécessaire de louer une maison pendant quelques mois. Pendant les deux ans passés, plusieurs frères et moi-même, avons sollicité Frère Rutherford sur la nécessité d’avoir une maison à San Diego où il puisse vivre et faire le travail qui doit être fait. L&#039;année dernière, en compagnie de quelques autres frères, nous avons appuyé cette question auprès de lui, à ce moment-là le Seigneur a fourni les moyens pour que la construction de la maison ne soit pas un fardeau pour la Société. Il a finalement consenti à la possibilité de construire cette maison à la seule condition que cette maison serve exclusivement au travail du seigneur, dorénavant et pour toujours et pas pour un quelconque gain privé de qui que ce soit. En octobre 1929, je suis allé en Californie, j&#039;ai acquis la propriété du terrain en mon nom, j&#039;ai passé un contrat avec le constructeur et la maison a été construite à mon nom. Je suis de nouveau allé en Californie au début de l&#039;année 1930 pour clôturer les derniers détails de la construction. Je suis heureux d&#039;y avoir pris part parce que je sais ce que cela signifie pour le travail du Seigneur. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Je suis sûr que le Seigneur aime le Frère Rutherford autant qu&#039;il a aimé David. David a construit une maison pour lui et a ensuite pensé à la construction de celle pour le Seigneur. Après de nombreux souhaits répétés par les frères loyaux pour que la maison de San Diego soit construite, &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;le frère Rutherford a refusé de la posséder pour lui-même&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; à moins de l&#039;utiliser pour le travail du Seigneur. &#039;&#039;&#039;Un acte a été écrit transmettant la propriété de la maison&#039;&#039;&#039;. Cet acte a été écrit par le frère Rutherford lui-même. Je suis certain qu&#039;il n&#039;y a aucun autre acte ou titre de propriété comme cela sous le soleil. Je suis reconnaissant au Seigneur d&#039;avoir eu part à cela. L&#039;acte est un enregistrement public tiré des enregistrements de San Diego, Californie, je suis donc libre de le publier et je soumets vraiment ici l&#039;acte pour que tous puissent voir et comprendre comment le frère Rutherford a été insulté et calomnié par ceux qui blessent le travail du Seigneur. »&lt;br /&gt;
: « &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Je suis certain que les fidèles ont été heureux d&#039;aider à financer la maison&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; quand l&#039;occasion a été donnée et qu&#039;ils se réjouiront quand ils sauront que cette propriété sera pour toujours pour le peuple du Seigneur; quand le frère Rutherford en aura fini, quelqu&#039;un d&#039;autre dans le travail du Seigneur l&#039;aura et quand David et Joseph ou d&#039;autres serviteurs du passé reviendront, ils l&#039;auront. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====La maison de Beth-Sarim et son luxe, dans la presse====&lt;br /&gt;
Quelles preuves a-t-on du luxe supposé de cette villa? Rutherford était à l&#039;époque loin d&#039;être discret, tant sur sa maison dont il devait tirer quelque fierté, que sur la venue de ses propriétaires légitimes. Il convia à plusieurs reprises la presse locale pour s&#039;exprimer devant les média. Les journalistes ne purent qu&#039;être frappés par le discours et par le luxe des lieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Time 31 mars 19301.jpg|thumb|100px|Time Magazine du 31 mars 1930]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Time Magazine&#039;&#039;, 31 mars 1930, page 60:&lt;br /&gt;
:: « Grand, les yeux bleus, le juge Joseph Frederick Rutherford, vit dans &#039;&#039;&#039;un manoir espagnol de 10 pièces&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;4 chambres, trois salles de bain, une salle à manger, un salon, une cuisine&#039;&#039; - Témoignage de Bonnie Boyd Heath dans le [[procès Moyle]] contre Watch Tower, page 1385&amp;lt;/ref&amp;gt;, No 4440 Braebum Rd, San Diego, Californie. La semaine dernière il a cédé par acte notarié le No 4440 Braebum Road, &#039;&#039;&#039;les deux garages à voitures adjacents et une paire d&#039;automobiles&#039;&#039;&#039; au roi David, à Gideon, Barak, Samson, Jephthae, Samuel et divers autres puissants et anciens de Palestine. Il est sûr et certain qu&#039;ils vont bientôt réapparaître sur la terre, il dit: &amp;quot;&#039;&#039;&#039;J’ai volontairement aménagé le terrain avec des palmiers et des oliviers&#039;&#039;&#039; pour que les princes de l&#039;univers se sentent chez eux quand ils vont venir pour offrir aux hommes une chance d&#039;être parfaits&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;San Diego Sun&#039;&#039;: Dans une interview donnée à ce journal et parue le 15 mars 1930, Rutherford fut interrogé sur la façon dont il comptait reconnaître les princes du passé:&lt;br /&gt;
:: « &amp;quot;Mais comment identifierez-vous le roi David ou les autres représentants de Dieu?&amp;quot;, fut demandé à Rutherford. &amp;quot;J’ai pensé justement à tout ça avant d&#039;écrire l&#039;acte, répliqua le juge avec un scintillement dans ses yeux gris. J&#039;ai envisagé la possibilité que quelques vieux hommes étranges arrivent de bon matin tout sourire en déclarant qu&#039;ils étaient David. Les hommes que j&#039;ai désignés pour tester l&#039;identité de ces hommes sont des responsables de ma société et sont eux-mêmes consacrés par le Seigneur, ils sont divinement autorisés à différencier les imposteurs des vrais princes&amp;quot;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Bt4.jpg|thumb|left|200px|Rutherford dans sa chambre à coucher]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et effectivement cela arriva. Il n&#039;y eut d&#039;ailleurs qu&#039;un seul prétendant à la possession de la demeure. Ce fut l&#039;occasion pour Rutherford de convoquer à nouveau la presse et de lui faire le tour du propriétaire. Le &#039;&#039;San Diego Sun&#039;&#039; du 9 janvier 1931 en fit le rapport:&lt;br /&gt;
: « Un clochard émacié et mal rasé fut l&#039;unique réclamant &#039;&#039;&#039;de la villa sud Californienne à 75 000 dollars&#039;&#039;&#039; de David, roi d&#039;Israël, depuis qu&#039;elle avait été cédée par acte notarié au personnage biblique un an plus tôt. Cela a été révélé aujourd&#039;hui par le Juge James Rutherford, &#039;&#039;&#039;temporairement propriétaire de la villa espagnole richement meublée&#039;&#039;&#039; du 4440 Braebum Road &#039;&#039;&#039;dans le très huppé district de Kensington Heigts&#039;&#039;&#039;. Dans un des plus originaux actes notariés jamais enregistrés, Rutherford, président de l&#039;association internationale des Étudiants de la Bible et de la Watch Tower Bible and Tract Society, a placé en dépôt &#039;&#039;&#039;la luxueuse propriété&#039;&#039;&#039; aux anciens rois et prophètes d&#039;Israël. Le tueur de Goliath et ses compagnons pourront occuper &#039;&#039;&#039;les 10 chambres modernes de cette maison avec ses jardins aménagés et son patio&#039;&#039;&#039; dès que leurs lettres de créance auront été approuvées par Rutherford et les responsables de ses sociétés, divinement habilités à les reconnaître. &amp;quot;Un matin, comme j&#039;allais de la maison au garage, une créature étrange s&#039;approcha de moi, pointa son chapeau sale et cria: « Salut Juge, je suis David. » Je lui dis: « Va dire ça aux vents » et il partit sans discuter. J&#039;avais pu voir en un clin d&#039;œil que ce n&#039;était pas David. Il n&#039;avait pas l&#039;air de ce à quoi je savais que David devait ressembler.&amp;quot; Interrogé sur l&#039;apparence attendue de David et ses frères distingués, Rutherford, sans hésitation, ouvrit son énorme Bible et pointa sur un verset disant que les princes de l&#039;Univers seraient réveillés de la mort &amp;quot;en tant qu’hommes parfaits&amp;quot;. &amp;quot;Je pense que cela signifie, déclara le grand Juge Rutherford plein de dignité, que David, Gideon, Barak, Samson, Jephthae, Joseph and Samuel seront envoyés ici pour arracher le monde des griffes de Satan, vêtus de vêtements modernes comme nous, et capables, avec peu d&#039;efforts, de parler notre langue.&amp;quot; Rutherford dépeint l&#039;arrivée de la délégation biblique habillée de manteaux, de grands chapeaux, de canes et de demi-guêtres. [[Image:Caddy.jpg|thumb|right|200px|Rutherford et une de ses deux luxueuses Cadillac]] À Beth-Sarim (Maison des Princes), comme Rutherford a nommé sa villa, David trouvera&#039;&#039;&#039;les appareils les plus modernes que la science a inventés&#039;&#039;&#039;. Quand les distingués invités emprunteront &#039;&#039;&#039;la cage d&#039;escalier circulaire menant au second étage, ils trouveront un grand cabinet avec des chaises en cuir rouge et un plateau de bureau miroitant surplombé par des lumières inversées. Des téléphones français attendent également les doigts des princes&#039;&#039;&#039;. En ouvrant une large porte, les fils natifs de la Palestine découvriront &#039;&#039;&#039;une grande salle de bain au carrelage noir reluisant, avec une douche encastrée et un coffre à médecine abondamment rempli&#039;&#039;&#039;. C&#039;est avec un frisson dans le dos que Samson, qui détruit un palais à mains nues, pourra découvrir &#039;&#039;&#039;un rasoir de sécurité en or avec une bande de cuir pour l&#039;aiguiser&#039;&#039;&#039;. Rutherford a construit une chambre au deuxième étage, qu&#039;il occupe temporairement, suffisamment large afin de pouvoir recevoir plusieurs des propriétaires attendus. Avec une grande baie donnant sur le Cuyamacas pourpre à l&#039;Est et la première mission de Californie au Nord, la chambre est presque sévère dans son ameublement. Les rois de l&#039;Univers auront des goûts simples, le juge le croit apparemment, bien que le bout des austères tables de sport soient gaiement couvertes de magazines de fiction. &#039;&#039;&#039;Rutherford a importé du Cognac et de l&#039;eau de Cologne d&#039;Allemagne&#039;&#039;&#039; pour rafraîchir les faces princières après s&#039;être rasées. Un chapeau noir est accroché à un des bords du lit. &amp;quot;La venue de David et de ses compagnons sera la meilleure nouvelle de tous les temps, prédit Rutherford. Je ne cherche pas la publicité, dit Rutherford avec un scintillement dans ses yeux marrons, mais je sens que le monde doit être au courant de leur arrivée. Ce sera une excellente nouvelle. La parole de cette « maison du roi David » atteindra tous les points de la terre, affirma le juge. Partout où je vais, des gens m&#039;interrogent à propos de cet endroit, dit Rutherford. À Chicago, un industriel millionnaire offrit de construire une autre maison pour David, mais j&#039;ai décliné son offre. Il y a littéralement des milliers de gens qui sont venus ici pour voir cet endroit, continua Rutherford. Beaucoup sont venus à la porte et mon secrétaire leur a fait découvrir les lieux. &#039;&#039;&#039;Le patio, avec sa piscine argentée, ses palmiers et ses oliviers, est égayé par des fleurs&#039;&#039;&#039;. Descendant en direction du canyon, les sentiers ont été aménagés pour permettre à David et ses amis d&#039;y méditer en marchant. Un grand nombre de fruits et d’arbres, originaires de Palestine, accueilleront les rois quand ils arriveront. &#039;&#039;&#039;Dans les deux garages à voitures de la maison voisine nouvellement construite, un coupé 16 cylindrés jaune&#039;&#039;&#039; sera légué aux rois avec tous les biens personnels de la propriété. Tout sera à eux, la maison, le terrain, l’ameublement, et même les vêtements s&#039;ils en ont besoin, dit le juge Rutherford. Que ferais-je? Oh, ne vous inquiétez pas. Je m&#039;arrangerai au mieux.&amp;quot; Le juge sourit. Il a une autre résidence &#039;Watch Tower&#039; à Staten Island et pratiquement un étage entier du Béthel. &amp;quot;Les sept célèbres hommes n&#039;auront pas à rester très longtemps dans leur résidence de San Diego parce qu&#039;ils conduiront bientôt les forces du Seigneur pour vaincre les serviteurs de Satan à la bataille d&#039;Armageddon, croit Rutherford. Mais ils gagneront. [[Image:Beth.jpg|thumb|left|200px|La maison de Beth-Sarim]] Le Seigneur punira le Diable et montrera que les prêcheurs et les politiciens avaient donné aux gens de mauvais conseils&amp;quot;, dit Rutherford confiant. Rutherford prendra la mer le 9 mai pour l&#039;Europe où il s&#039;exprimera lors d&#039;assemblées à Berlin, Paris et Londres. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut rester conscient du contexte historique de cette construction: c&#039;était en 1930, soit quelques mois seulement après le terrible crash boursier de 1929. C&#039;est donc la récession. Toutes les industries avaient baissé leurs rendements et leurs bénéfices avaient chuté. La consommation était presque réduite à néant. C&#039;est dans ce contexte économique catastrophique que Rutherford se fit payer une luxueuse villa sur le district le plus huppé de San Diego. Non seulement il vécut dans un luxe indécent, mais en plus il le fit au détriment de ses adeptes que la situation économique rapprochait du seuil de pauvreté. Ce paradoxe sembla ne pas avoir échappé à la presse qui ne ménagea pas Rutherford pour ses goûts de luxe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1931===&lt;br /&gt;
[[Image:Messenger recomposé- 2.jpg|thumb|left|100px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réponse à ses rapports de presse négatifs, le magazine &#039;&#039;The Messenger&#039;&#039; daté du 25 juillet 1931 et publié lors d&#039;une convention de la Watch Tower, consacra plusieurs pages à la maison de Beth-Sarim, avec de nombreuses photos à l&#039;appui ([http://www.catholic-forum.com/members/popestleo/1931MSG6A.jpg], [http://www.catholic-forum.com/members/popestleo/1931MSG6B.jpg], [http://www.catholic-forum.com/members/popestleo/1931MSG8A.jpg], [http://www.catholic-forum.com/members/popestleo/1931MSG8B.jpg]). L&#039;histoire de la naissance de Beth-Sarim y fut rapportée:&lt;br /&gt;
: « Le Juge Rutherford, président de la Société Watch Tower, est un des hommes les plus travailleurs du monde. N&#039;importe qui peut être un chrétien en temps de paix, mais le Juge a été l&#039;un des chrétiens de temps de guerre; et pour l&#039;avoir été jusqu&#039;au bout, il est allé au pénitencier d&#039;Atlanta sous quatre condamnations de vingt ans chacune. &#039;&#039;&#039;Quand il en est sorti, il était dans une triste condition physique et aujourd&#039;hui encore, il n&#039;a l&#039;usage que d&#039;un seul poumon&#039;&#039;&#039;. Depuis son retour d&#039;Atlanta, la prudence et le bon sens voulait qu&#039;un homme travaillant aussi dur que lui bénéficie du climat hivernal le plus clément qui peut être trouvé. Il est bien connu de tous les météorologues que le climat de San Diego en Californie est un climat aussi proche que possible de la perfection. [...] Durant plusieurs années après sa sortie de prison, le juge Rutherford est allé à San Diego pour travailler durant les mois d&#039;hiver, louant dans un type de quartiers pouvant être sécurisé. Son médecin, le Dr.A.G. Eckols de San Diego, l&#039;encourageait à faire de cette ville sa résidence hivernale permanente et dans la dernière partie de l&#039;année 1929, &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;quelques frères, utilisant leurs fonds personnels, arrangèrent la construction de Beth-Sarim, &amp;quot;la maison des princes&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; [...]. &#039;&#039;&#039;Avant que le Juge Rutherford accepte et utilise la maison, il a insisté pour écrire l&#039;acte notarié qui la lègue perpétuellement et en confiance à la Société Watch Tower dans le but de l&#039;utiliser pour le travail des princes sur terre, avec l&#039;espoir que le moment venu, Abraham, Melchisedec, Joseph, Moïse, Joshua, David, Isaïe ou n&#039;importe lesquels des patriarches ou prophètes des temps anciens apparaitront et seront heureux d&#039;utiliser cette maison qui a été préparée pour un ou plusieurs d&#039;entre eux&#039;&#039;&#039; au seuil du monde nouveau. Le climat est le même qu&#039;en Palestine. L&#039;endroit est planté de palmiers et dattiers, comme il doit être familier et plaisant à la vue de ces hommes. Pour le juge Rutherford, dédier cette maison au travail du Seigneur et à l&#039;usage de ces hommes était un simple acte de foi. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hormis le fait de justifier la construction de cette maison par la maladie de Rutherford et de faire une présentation du &amp;quot;lac&amp;quot; que certains journalistes ont prétendu de plusieurs acres, alors qu&#039;il ne s&#039;agissait en réalité que d&#039;un bassin, l&#039;article ne répond à aucune des accusations des journaux sur le luxe de Beth-Sarim. Au contraire, en comparant les critiques à Judas se plaignant auprès de Jésus que l&#039;huile coûteuse qui était répandue sur sa chevelure aurait pu être vendue pour en donner les bénéfices aux pauvres, l&#039;article reconnaît implicitement la véracité des accusations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1939===&lt;br /&gt;
Donc pour résumer, Rutherford, physiquement affaibli, se fit construire une sublime demeure en expliquant qu&#039;il n&#039;assurait que l&#039;intérim avant que les véritables propriétaires ne ressuscitent pour venir prendre possession de leur bien. Et celui-ci, sans doute convaincu de l&#039;accomplissement de cette prophétie, se fait fort de présenter à ses fidèles cette maison comme une construction faite pour glorifier Dieu en accueillant les futurs rois de la terre ressuscités, et non pour lui. Cela est clairement visible dans le livre &#039;&#039;[[Salut]]&#039;&#039;, écrit par Rutherford en 1939. À la page 272, voici comment il s&#039;exprime à propos de Beth-Sarim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Bethsarim4pa.gif|thumb|right|100px]]&lt;br /&gt;
: « Beth-Sarim »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « En 1929 fut construite, sur un petit domaine à San Diego, en Californie, une maison qui porte le nom de Beth-Sarim, mot qui, en hébreu, signifie &amp;quot;Maison des Princes&amp;quot;. Le but de l&#039;acquisition de ce terrain et de la construction de cette demeure est de prouver d&#039;une façon tangible qu&#039;aujourd’hui certains hommes ayant une foi absolue en Dieu, en Christ et en son Royaume, sont persuadés que le Tout-Puissant ressuscitera bientôt ses dévoués serviteurs des temps anciens pour leur confier la direction des affaires de ce monde. &#039;&#039;&#039;Cette propriété qui appartient à la Watch Tower Bible and Tract Society, est à la disposition du Président de la Société et de ses collaborateurs jusqu&#039;au moment où elle sera remise aux &amp;quot;princes&amp;quot; de la terre revenus&#039;&#039;&#039;. Il est vrai que tout ce que renferme notre planète appartiendra alors au Seigneur, et que ni lui ni les princes n&#039;ont besoin que d&#039;autres leur bâtissent des maisons. Mais il fut reconnu qu&#039;il était bon et agréable à Dieu d&#039;édifier cette habitation pour rendre témoignage à son glorieux nom, &#039;&#039;&#039;car c&#039;est là une puissante manifestation de foi de la part de ceux qui attendent la réalisation des desseins du Très-Haut&#039;&#039;&#039;. De nombreuses personnes connaissent la destination de cette demeure. Les incrédules ont donné libre cours à leurs sarcasmes, mais elle n&#039;en est pas moins un témoignage au nom de Jéhovah. &#039;&#039;&#039;Quand quelques princes ressuscités l&#039;habiteront, les moqueurs seront confondus et la foi de ceux qui firent construire Beth-Sarim sera justifiée.&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela faisait alors dix ans déjà qu&#039;il occupait les lieux et qu&#039;il tenait le même discours à propos du retour des princes. Il faut remarquer les termes qu&#039;il utilise: &amp;quot;petit domaine&amp;quot;, &amp;quot;maison&amp;quot;; autant de termes ayant pour but de cacher l&#039;opulence de l&#039;habitation, peut-être en réponse aux accusations portées par la presse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1942===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bsleft.jpg|right|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois ans plus tard, après la mort de Rutherford, l&#039;organisation des Témoins de Jéhovah insista encore et déclara que cette demeure était réservée pour l&#039;hébergement des princes, ce qui était censé représenter un puissant témoignage de leur foi dans le monde nouveau. &#039;&#039;The New World&#039;&#039;, 1942, à la page 104, dit:&lt;br /&gt;
: « Dans cette expectative, la maison de San Diego, Californie, maison qui fut mise en vedette par les ennemis religieux dans une intention malveillante, fut construite en 1930 et appelée Beth-Sarim, signifiant &amp;quot;maison des princes&amp;quot;. En confiance, &#039;&#039;&#039;elle sera réservée pour l&#039;hébergement des princes lors de leur retour&#039;&#039;&#039;. Les faits les plus récents démontrent que les religieux de ce monde condamné grincent des dents à cause du témoignage que cette &amp;quot;maison des princes&amp;quot; apporte au monde nouveau. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numéro de &#039;&#039;[[L&#039;Âge d&#039;Or]]&#039;&#039; du 19 mars 1930 le laissa entendre, puis le magazine &#039;&#039;The Messenger&#039;&#039;, daté du 25 juillet 1931, l&#039;expliqua de manière claire: plusieurs fidèles avaient contribué à l&#039;achat de cette propriété. Toutefois, le &#039;&#039;Consolation&#039;&#039; du 27 avril 1942 prétendit qu&#039;un seul contributeur fortuné aurait été à l&#039;origine de cette maison et que Rutherford n&#039;aurait pas sollicité ce don. De plus, la revue insista sur le fait qu&#039;il s&#039;agissait, non pas d&#039;un lieu de villégiature, mais de travail, allant jusqu&#039;à établir une comparaison entre Rutherford et les apôtres du Ier siècle, au niveau du travail et de la persécution. Un fois de plus, il semble que la Société Watch Tower répondait à des accusations portant sur le financement et la finalité de la maison de Beth-Sarim, qui devenait probablement de plus en plus encombrante pour l&#039;organisation, d&#039;autant plus que les &amp;quot;princes&amp;quot; des temps anciens se faisaient attendre...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, une autre version des faits fut donnée par l&#039;auteur anonyme du livre &#039;&#039;[[The Four Presidents of the Watch Tower Society]]&#039;&#039;, qui prétendit avoir eu une conversation avec Hayden C. Convington alors qu&#039;il avait un peu trop bu et était à l&#039;époque vice-président de la Société Watch Tower. Durant cette discussion, il aurait prétendu que l&#039;argumentation théologique de Beth-Sarim avait été concoctée sur mesure par Frederick Franz avec l&#039;aide de Nathan Knorr, pour se débarrasser de la présence du Juge Rutherford au Béthel de Brooklyn.&amp;lt;ref&amp;gt;Guss, Edmond C. (2003) (anglais), &#039;&#039;[[The Four Presidents of the Watch Tower Society]]&#039;&#039;, Xulon Press, p. 31 (ISBN 978-1594671319)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Beth-Sarim: Un tombeau pour Rutherford?==&lt;br /&gt;
[[Image:BScrypt.jpg|thumb|left|200px|Tombeau inachevé de Rutherford à Beth-Sarim - Photo Edmond C Gruss.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu avant sa mort, Rutherford émit le désir d&#039;être enterré au milieu des 100 acres de terre de la propriété de Beth-Sarim. Selon son défenseur, Heath, il voulait suivre la tradition de Joseph, Jacob et Abraham qui avaient voulu se faire enterrer en terre promise, tandis que lui voulait se faire inhumer sur le lieu qui verrait les &amp;quot;princes&amp;quot; gouverner sur terre. De plus, Rutherford demanda à être enterré face à soleil levant, car selon lui, Jésus était appelé &amp;quot;le Roi de l&#039;Est&amp;quot; dans la Bible.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Consolation&#039;&#039;, 27 mai 1942, page 6&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;Consolation&#039;&#039; du 27 avril 1942 raconta l&#039;histoire de cette tentative d&#039;enterrement comme suit:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois semaines avant la mort de Rutherford, une société de cimetière fut créée,&amp;lt;ref&amp;gt;Du nom de Beth-Sarim&#039;s Rest&amp;lt;/ref&amp;gt; composée de membres de la &amp;quot;famille&amp;quot; de Beth-Sarim, et un emplacement sur la propriété fut rétrocédé à cette société. Le jour de la mort de Rutherford, lorsque cette société demanda aux autorités locales le permis d&#039;inhumer le corps, elle apprit qu&#039;une loi de 1940 restreignait le droit d&#039;enterrer dans cette région, et qu&#039;il lui fallait demander auprès du conseil des superviseurs, ainsi que la Commission du Planning, un permis conditionnel pour créer un cimetière. Mis au courant, 259 propriétaires des environs signèrent une pétition contre l&#039;enterrement de Rutherford sur les lieux; de leur côté les défenseurs du projet récoltèrent 1070 signatures de personnes habitant le Comté de San-Diego.&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;article déclare que les signatures obtenues durant toute l&#039;affaire s&#039;élevèrent à 14 693 et venaient toutes de personnes de &amp;quot;bonne volonté&amp;quot;, donc Témoins de Jéhovah et sympathisants en majorité.&amp;lt;/ref&amp;gt; Deux semaines après, la première demande fut refusée alors que le corps était encore à la morgue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;inquiétude des propriétaires semble s&#039;être focalisée sur plusieurs points: la peur d&#039;un mausolée imposant et visible qui aurait réduit la valeur immobilière du quartier, la possibilité d&#039;un lieu de pèlerinage, la multiplication des tombes sur le site. [[Image:Ruth10.jpg|thumb|right|200px]] Pour la défense du projet, Heath assura que le lieu ne servirait qu&#039;à la tombe de Rutherford et que celle-ci serait invisible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face au refus, les Témoins de Jéhovah proposèrent un deuxième emplacement sur la propriété de Beth-Shan attenante à la propriété de Beth-Sarim, et portèrent en parallèle l&#039;affaire devant la Cour supérieure du Comté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 14 mars, après inspection des lieux, le conseil des superviseurs refusa aussi le lieu, même s&#039;il était encore plus inaccessible que le premier et que le voisin le plus proche était d&#039;accord pour l&#039;enterrement. Selon la revue du mouvement, l&#039;unique raison invoquée (les autres ayant été éliminées) vient de la notoriété (négative) de Rutherford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une dernière confrontation eu lieu en justice avec les différentes parties réunies, et le juge donna raison aux officiels du Comté. Ne pouvant attendre un appel devant la Haute Cour de la Californie qui aurait pris un an, le corps de Rutherford fut transporté et enterré à Staten Island (New-York) le 25 avril 1942 sur le site de la radio WBBR où il fut inhumé dans la concession de la société sur ce lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Beth-Shan: En face de Beth-Sarim, un abri anti-aérien pour Rutherford==&lt;br /&gt;
[[Image:Bethshan.jpg|thumb|right|200px|L&#039;abri antiaérien de Beth-Shan en 2002]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans la controverse sur le lieu d&#039;enterrement de Joseph Rutherford, ni les fidèles, ni le grand public n&#039;auraient jamais connu l&#039;existence d&#039;une deuxième propriété des Témoins de Jéhovah à San-Diego, attenante à Beth-Sarim, seulement séparée de celle-ci par un petit canyon et appelée Beth-Shan, la &amp;quot;maison de sécurité&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numéro de &#039;&#039;Consolation&#039;&#039; qui présenta cette propriété comme le second site proposé pour l&#039;enterrement de Rutherford, la décrit comme possédant une grande et une petite habitations, ainsi que plusieurs autres dépendances sur un terrain de 75 acres (65 acres de terrain naturel et 7 acres de terre cultivée), séparée de Beth-Sarim d&#039;un-demi miles par le canyon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres informations furent apportées grâce aux investigations d&#039;Edmond Gruss qui a retrouvé l&#039;un des propriétaires de cette maison après qu&#039;elle ait été vendue par la Société Watch Tower en 1945, nommé Fred Eason:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:BS-Aerial.jpg|thumb|left|200px|Vue d&#039;avion de Beth-Shan avec la &amp;quot;grange aux chèvres&amp;quot; (Photo Edmond Gruss)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;une manière assez équivalente à Beth-Sarim, l&#039;acte d&#039;achat de cette propriété fut rédigé le 3 février 1939 au nom de William Heath, secrétaire particulier de Rutherford et le suivant partout où il allait, acte qui transférait la propriété à la Société Watchtower le 20 mai 1940, pour les futurs &#039;princes&#039; qui allaient régner sur terre.&lt;br /&gt;
* Les travaux de construction, semble-t-il faits de manière assez secrète, se déroulèrent en 1939.&amp;lt;ref&amp;gt; Témoignage de William P. Heath dans le [[procès Moyle]] contre Watch Tower, p. 1297&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* La propriété, en dehors de la maison où la famille Heath a résidé,&amp;lt;ref&amp;gt;Cette famille était composée de William Heath et de sa femme Bonnie Boyd, tous deux secrétaires particuliers de Rutherford. Cette information fut confirmée par le témoignage de Bonnie Boyd lors du procès Olin Moyle, p. 1385 du transcript. Avant la construction, le couple vivait à Beth-Sarim.&amp;lt;/ref&amp;gt; comprenait une &amp;quot;maison pour un gardien,&amp;lt;ref&amp;gt;William P. Heath mentionna deux autres habitants de la maison principale: Robert Astel et Joe Lubeck, un prédicateur et un fermier. Voir p. 1297 du procès Olin Moyle&amp;lt;/ref&amp;gt; une grange à cheval et une étable, une grange pour des chèvres et un abri pour des équipements. Il y avait un réservoir souterrain de 12 000 litres pour le gasoil, un générateur électrique actionné par un diesel et un atelier, l&#039;eau était fournie par un puits de 150 mètres de profondeur et était connectée à un réservoir sous pression de 7.000 litres et à un réservoir de stockage en acajou de 70 000 litres. Il y avait deux bouches d&#039;incendie et l&#039;eau était reliée à la maison et aux granges&amp;quot;. Cette maison pouvait fonctionner de façon autonome. &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.chez.com/tjrecherches/BETHSHAN.htm Beth-Shan, sur Tjrecherches]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Le bâtiment appelé &amp;quot;la grange aux chèvres&amp;quot; situé à 80 mètres de la maison principale contenait un abri anti-aérien souterrain secret de dix mètres sur cinq dans lequel on entrait grâce à un système de levier dissimulé dans la salle de bain du bâtiment.&lt;br /&gt;
* La propriété fut vendue par la Société Watchtower en 1945, quelques années avant Beth-Sarim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finalité de cette propriété fut naïvement révélée dans un avis contenu au début de &#039;&#039;[[La Tour de Garde]]&#039;&#039; du 1er juin 1940, page 162, qui critiqua &amp;quot;une fausse rumeur qui circul[ait] parmi les Témoins de Jéhovah comme quoi Beth-Sarim serait agrandie pour être transformée en place de sécurité&amp;quot;. Bien sûr, l&#039;avis nia que cela soit la vérité et encouragea les partisans de la Théocratie à &amp;quot;véhiculer le message du Royaume plutôt que les imaginations fausses de certains&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Original en  anglais:&lt;br /&gt;
: « FALSE REPORTS: Some unreliable person are responsible for the circulation of a report that Beth-Sarin is being enlarged as a place of security and that this is being built by the Society. There is absolutely one word of truth in the report. Those who are interested in the Theocracy would better be circulating the kingdom message, rather than false imaginations of others. »&amp;lt;/ref&amp;gt; Pourtant quelques années après, les faits démontrèrent qu&#039;il ne s&#039;agissait pas là d&#039;une fausse rumeur, en dehors peut-être de savoir qui avait réellement effectué les travaux et avec quel argent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vente de Beth-Sarim==&lt;br /&gt;
[[Image:Beth5.jpg|thumb|right|200px|Vue aérienne Beth-Sarim de nos jours]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la mort de Rutherford, le nouveau président [[Nathan Knorr]], qui travaillait en étroite collaboration avec [[Frederick Franz]], n&#039;eut pas la même vision de l&#039;avenir que Rutherford. Alors que ce dernier voyait la guerre finir par une victoire du totalitarisme et par la bataille d&#039;Har-maguédon, Knorr, pour sa part, vit une (courte?)&amp;lt;ref&amp;gt;Bien que Knorr présenta cette idée d&#039;une courte période de paix, tous les investissements et programmes qu&#039;il lança en vue d&#039;une campagne mondiale de prédication ne pouvaient voir leur pleine réalisation que dans la durée.&amp;lt;/ref&amp;gt; période de paix après la guerre, qui nécessitait un programme d&#039;évangélisation mondiale. Consacrant les ressources financières du mouvement à agrandir ou construire des imprimeries et des filiales, et les ressources humaines à se former pour devenir des prédicateurs efficaces, Knorr ne vit aucun avenir pour Beth-Sarim. Après une inspection en février 1947, c&#039;est en août de cette même année qu&#039;il annonça, lors d&#039;une assemblée à Los Angelès le désir de la Société de vendre la maison. Il invoqua le fait que ce bâtiment ne servait en rien au travail d&#039;expansion en cours, qu&#039;il avait pleinement atteint son but et qu&#039;il était un domaine cher à entretenir; de plus, d&#039;un point de vue théologique, il affirma que les &amp;quot;princes&amp;quot; n&#039;étaient pas à attendre dans un endroit particulier, mais par toute la terre&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 15 décembre 1947, p. 382:&lt;br /&gt;
: « Brother Knorr then discussed farm and refuge places which served no good purpose in the expansion work and which were accordingly being  disposed. This led logically to his refering to the Society&#039;s property in San Diego, Californy to wit, the house of Beth-Sarim meaning &amp;quot;House of Princes&amp;quot;. The audience, now grown to 32,107, applauded when informed that the Society&#039;s board of directors had voted unanimously to dispose of Beth-Sarim, either by outright sale or by rent, because it had fully served its purpose and was now only serving as a monument quite expensive to keep; our faith in the return of the men of old time whom the King Christ Jesus will make princes in ALL the earth (not merely in California) is based, not upon that house Beth-Sarim, but upon God’s Word of promise. »&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon certains sites web, la vente de Beth-Sarim aurait eu lieu en 1948.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Beth-Sarim dans les publications actuelles==&lt;br /&gt;
[[Image:BT2.jpg|thumb|left|150px|Vue du dehors du Patio vers le Parloir du Soleil]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant d&#039;examiner la différence entre la version présentée actuellement par la Société Watch Tower pour justifier cette construction, et les raisons invoquées à l&#039;époque par Rutherford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Annuaire des Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, 1975, pp. 193-94:&lt;br /&gt;
:: « JOURS DU CRÉPUSCULE À BETH-SARIM » &lt;br /&gt;
:: « En novembre 1941, &#039;&#039;&#039;la grave maladie dont souffrait frère Rutherford avait progressé&#039;&#039;&#039;, si bien qu&#039;il dut se faire opérer à Elkhart, dans l&#039;Indiana. &#039;&#039;&#039;Après, il exprima le désir d&#039;aller en Californie. Il fut donc amené à une maison appelée &amp;quot;Beth-Sarim&amp;quot;, à San Diego.&#039;&#039;&#039; Depuis quelques temps déjà, il était manifeste pour ses collaborateurs et les meilleurs médecins consultés qu&#039;il ne se remettrait pas de sa maladie. Précisons, en peu de mots, qu&#039;après l&#039;incarcération injuste qu&#039;il avait subie en 1918-1919, à cause de sa fidélité à Jéhovah, frère Rutherford avait fait une grave pneumonie. Cette maladie ne lui avait laissé qu&#039;un seul poumon valide, si bien que les hivers de New York le mettaient pratiquement dans l&#039;impossibilité de s&#039;acquitter de ses devoirs de président de la Société. Dans les années vingt, &#039;&#039;&#039;il suivit un traitement médical à San Diego. Le climat lui convenait particulièrement bien, et son docteur l&#039;encouragea à passer le maximum de temps possible à San Diego&#039;&#039;&#039;. Finalement, Rutherford suivit ce conseil. &#039;&#039;&#039;Au bout d’un certain temps, quelqu&#039;un fit un don en vue de la construction d&#039;une maison à San Diego, à l&#039;usage de frère Rutherford&#039;&#039;&#039;. Cette &#039;&#039;&#039;maison ne fut pas bâtie aux frais de la Société Watch Tower&#039;&#039;&#039;. À propos de cette propriété, le livre &#039;&#039;Salut&#039;&#039;, publié en 1939, déclarait: &amp;quot;En 1929 fut construite sur un petit domaine à San Diego, en Californie, une maison qui porte le nom de Beth-Sarim. [...] Après leur départ, frère Rutherford continua de s&#039;affaiblir et, environ trois semaines plus tard, le jeudi 8 janvier 1942, il acheva fidèlement sa course terrestre et reçut des privilèges de service plus grands dans les cours de son Père céleste&amp;quot;. À 17 h 15 le même jour, la nouvelle de sa mort fut communiquée par téléphone au siège de l&#039;œuvre à Brooklyn. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu]]&#039;&#039;, 1993, p. 76:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:BT3.jpg|thumb|right|150px|La propriété de Beth-Sarim de nos jours. Le cercle rouge représente l&#039;emplacement du tombeau inachevé de Rutherford]]&lt;br /&gt;
:: « En sortant de prison en 1919 après un internement injuste, &#039;&#039;&#039;frère Rutherford a contracté une grave pneumonie&#039;&#039;&#039;, qui lui a lésé irrémédiablement un poumon. Dans les années 20, &#039;&#039;&#039;sous traitement médical, il s&#039;est rendu à San Diego (Californie), le médecin lui ayant recommandé d&#039;y passer autant de temps que possible. À partir de 1929, frère Rutherford travaillait l&#039;hiver dans une maison de San Diego qu&#039;il avait nommée Beth-Sarim&#039;&#039;&#039;. Beth-Sarim avait été construite grâce à un don fait spécialement dans ce but. &#039;&#039;&#039;L&#039;acte, publié intégralement dans &#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; du 19 mars 1930 (en anglais), &amp;lt;u&amp;gt;faisait de Joseph Rutherford le propriétaire de cette maison, et après lui la Société Watch Tower&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;. Au sujet de Beth-Sarim, le livre &#039;&#039;Salut&#039;&#039;, paru en 1939, explique: &amp;quot;&#039;Beth-Sarim&#039;, mot qui, en hébreu, signifie &#039;Maison des princes&#039;. Le but de l&#039;acquisition de ce terrain et de la construction de cette demeure est de prouver d&#039;une façon tangible qu&#039;aujourd&#039;hui certains hommes ayant une foi absolue en Dieu, en Christ et en son Royaume, sont persuadés que le Tout-Puissant ressuscitera bientôt ses dévoués serviteurs des temps anciens pour leur confier la direction des affaires de ce monde.&amp;quot; Quelques années après la mort de frère Rutherford, le conseil d&#039;administration de la Société Watch Tower a décidé de vendre Beth-Sarim. Pourquoi? &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; du 15 décembre 1947 (en anglais) a expliqué: &amp;quot;Elle avait pleinement rempli son rôle et n&#039;était plus maintenant qu&#039;un témoignage dont l&#039;entretien était assez coûteux; notre foi dans le retour des hommes du passé que le Roi Christ Jésus fera princes par TOUTE la terre (et pas seulement en Californie) repose, non sur cette maison Beth-Sarim, mais sur la Parole divine de promesse.&amp;quot; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:BethSarim 2008.jpg|thumb|right|Une photo récente de la propriété de Beth Sarim, prise en 2008]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah: prédicateurs du Royaume de Dieu&#039;&#039;, édité par la Watch Tower, se proposa de retracer l&#039;histoire de l&#039;organisation des Témoins de Jéhovah de façon honnête et objective. Il n&#039;en est rien, comme le prouve la présentation tendancieuse et malhonnête des faits en rapport avec la maison de Beth-Sarim: d&#039;une part, il n&#039;est évidemment pas fait état du luxe et des dimensions de cette maison, et d&#039;autre part et surtout, un des deux buts invoqués à l&#039;époque, à savoir le discours prophétique concernant le retour des princes utilisé par Rutherford pour justifier cette construction, est complètement dissimulé. Il est évident que la Société Watch Tower s&#039;est fait forte d&#039;oublier et de faire oublier cet épisode peu reluisant de son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ressources sur le sujet==&lt;br /&gt;
: &#039;&#039;&#039;Sur Beth-Sarim&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* {{web}} Gruss, Edmond C.; Chretien Leonard (anglais), &#039;&#039;[http://www.equip.org/PDF/DJ564.pdf Beth-Sarim: A Monument to a False Prophet and to False Prophecy]&#039;&#039;, format pdf. Consulté le 25 février 2012&lt;br /&gt;
* (en) [http://www.bibletopics.com/biblestudy/89.htm Beth-Sarim and the Jehovah&#039;s Witnesses]&lt;br /&gt;
* (en) [http://www.bibletopics.com/biblestudy/91.htm Beth Sarim - Home of the Prophets?]&lt;br /&gt;
* (de) [http://www.manfred-gebhard.de/19482Beth.htm Beth-Sarim sur le site Manfred Gebhart]&lt;br /&gt;
* [http://www.chez.com/tjrecherches/bethsari1.htm &amp;quot;Comment duper les gens afin de vous construire une belle maison&amp;quot;]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: &#039;&#039;&#039;Sur le tombeau de Rutherford à Beth-Sarim&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* (en) [http://www.seanet.com/~raines/crypt.html Le tombeau inachevé de Rutherford - Site de Ken Raines]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: &#039;&#039;&#039;Sur Beth-Shan&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* [http://www.chez.com/tjrecherches/BETHSHAN.htm Beth-Shan, l&#039;abri anti-aérien secret de Rutherford]&lt;br /&gt;
* (en) [http://www.exjws.net/museum/bethshan.htm Article et photos sur Beth-Shan]&lt;br /&gt;
* (en] [http://www.seanet.com/~raines/bethshan.html Beth-Shan sur le site de Ken Raines]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références et remerciements==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
* Merci à [[Nicolas Jacquette]] pour m&#039;avoir permis d&#039;utiliser le fruit de ses recherches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Localisation de Beth-Sarim==&lt;br /&gt;
* Adresse: 4440 Braeburn Road, San Diego, Californie, USA&lt;br /&gt;
* Latitude: 32°46&#039;16.19&amp;quot;N&lt;br /&gt;
* Longitude: 117° 5&#039;56.59&amp;quot;O&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;googlemap controls=&amp;quot;small&amp;quot; overview=&amp;quot;yes&amp;quot; scale=&amp;quot;yes&amp;quot; zoom=&amp;quot;19&amp;quot; lon=&amp;quot;-117.09895&amp;quot; lat=&amp;quot;32.77141&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
32.718834, -117.163841, San Diego, CA, USA&lt;br /&gt;
32.771046, -117.099319, Braeburn Rd&lt;br /&gt;
32.771046, -117.099319, Braeburn Rd&lt;br /&gt;
32.771046, -117.099319, Braeburn Rd&lt;br /&gt;
32.770492, -117.099366&lt;br /&gt;
32.771261, -117.098977, Beth-Sarim&lt;br /&gt;
&amp;lt;/googlemap&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Joseph Rutherford}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Années 1920]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Années 1930]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Controverses liées à Rutherford]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Fichier:Beth_Sarim_(croquis).jpg&amp;diff=24345</id>
		<title>Fichier:Beth Sarim (croquis).jpg</title>
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		<updated>2026-07-24T09:11:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : Tjrecherches a téléversé une nouvelle version de Fichier:Beth Sarim (croquis).jpg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Croquis de Beth-Sarim&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24344</id>
		<title>James Penton</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24344"/>
		<updated>2026-07-24T09:05:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      = Penton.jpg}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé le 21 juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton est témoin de Jéhovah de la quatrième génération. Il a été actif dans des congrégations aux États-Unis, à Porto Rico, en Espagne et au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nommé ancien dans la congrégation Lakeview de Lethbridge, il se considère au milieu des années 1970 parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Collège central, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton s&#039;impose également comme l&#039;un des principaux apologistes intellectuels de l&#039;organisation. Son ouvrage &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah au Canada&#039;&#039; (1976) est cité avec approbation dans les publications de la Société Watchtower et repris dans des revues académiques&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20-21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 4 octobre 1976, il défend publiquement l&#039;organisation à l&#039;émission &#039;&#039;Front Page Challenge&#039;&#039; de la Société Radio-Canada, devant le journaliste Gordon Sinclair. Il y nie que les témoins de Jéhovah aient jamais fait de fausses prophéties et les présente comme « les seuls qui se sentent assez forts pour aller prêcher aux autres »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 7-8.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La filiale canadienne de la Société lui demande encore en juin 1979 de rédiger des scripts pour ses émissions de câblodistribution&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cheminement vers la rupture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rupture de Penton avec l&#039;organisation est progressive et s&#039;étale sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l&#039;automne &#039;&#039;&#039;1974&#039;&#039;&#039;, une première friction éclate : un désaccord avec le Surveillant de circuit Tom Munro dans la congrégation de Galt Park l&#039;amène à écrire à Toronto Béthel pour exposer son point de vue et critiquer le comportement du Surveillant. Le conflit est résolu lors d&#039;une assemblée de circuit à Taber, en Alberta&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1975&#039;&#039;&#039;, une nouvelle controverse éclate lorsqu&#039;il est sévèrement critiqué avec d&#039;autres anciens pour avoir prélevé 800 dollars sur les fonds de la congrégation Lakeview afin de transporter un non-TJ, Bernard Solly — qui avait accepté le refus des transfusions sanguines —, à Houston (Texas) pour y être opéré par un médecin témoin de Jéhovah. Cette affaire révèle une conception de la charitéen tension directe avec les vues de l&#039;Organisation sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1978&#039;&#039;&#039;, une source anonyme révèle à James Beverley que deux anciens de Lethbridge, Ken Landon et Larry Marleau, ainsi qu&#039;un Surveillant de district de Toronto, avaient déjà tenu des conversations sur les moyens de faire sortir Penton de l&#039;organisation — soit un an avant que celui-ci n&#039;envoie sa lettre critique au Collège central&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;7 janvier 1979&#039;&#039;&#039;, Penton écrit à Brooklyn pour dénoncer la négligence pastorale des anciens dans les congrégations et certains enseignements des publications Watchtower. Le &#039;&#039;&#039;11 juin&#039;&#039;&#039; suivant, une nouvelle lettre à la filiale de Toronto signale le manque d&#039;attention portée aux femmes célibataires au sein de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;été 1979&#039;&#039;&#039;, à l&#039;invitation de Herbert Richardson de l&#039;Université de Toronto, Penton se rend à Brooklyn pour des recherches académiques destinées à ce qui deviendra &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;. Sur place, Raymond Franz — alors membre du Collège central — lui conseille la patience. Mais Penton est profondément choqué par l&#039;adulation servile dont font l&#039;objet certains membres du Collège lors d&#039;une réunion dans une Salle du Royaume de Brooklyn. Le voyage, loin d&#039;apaiser ses inquiétudes, les cristallise&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21-22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;10 août 1979&#039;&#039;&#039;, de retour en Alberta, il adresse une lettre de huit pages au Collège central. Il la commence ainsi : « J&#039;écris avec amour mais franchise sur ce que je crois être le problème central de notre organisation — ce qui l&#039;a affaiblie et dont le Collège central doit assumer une grande part de responsabilité directe. » Ce problème est « l&#039;accent disproportionné et mal orienté mis sur l&#039;œuvre de prédication ». La lettre conteste l&#039;interprétation de la Société selon laquelle les chrétiens du premier siècle pratiquaient systématiquement le porte-à-porte, dénonçant « une œuvre de justice par les œuvres du type de celle contre laquelle Luther s&#039;était révolté au XVI{{e}} siècle ». Elle critique les prophéties manquées de 1975 et le refus d&#039;en admettre la responsabilité, plaide pour de nouvelles formes d&#039;évangélisation et dénonce la dureté de la direction envers les membres ordinaires. La lettre se conclut ainsi : « Vous pouvez rejeter mes commentaires comme ceux d&#039;un excentrique ou d&#039;un mécontent. Ce serait une erreur. J&#039;ai beaucoup d&#039;amour pour vous, mes frères, et pour l&#039;organisation dans son ensemble. C&#039;est précisément pour cette raison que j&#039;ai écrit avec tant de franchise. »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 22-23.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin &#039;&#039;&#039;août 1979&#039;&#039;&#039;, la lettre commence à circuler à Lethbridge à l&#039;insu de Penton, qui en avait confié une copie à une sœur pour transmission privée. Des rumeurs se répandent contre lui dans la communauté. L&#039;une d&#039;elles, rapportée à Rita Anderson, affirme que Penton serait « démoniaque » à cause d&#039;un collier amérindien qu&#039;il portait&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;automne 1979&#039;&#039;&#039;, le Surveillant de district Gray aurait ordonné à certains anciens de la congrégation Lakeview de solliciter des lettres à charge contre Penton. Sept lettres sont ainsi rassemblées et présentées lors de la réunion du collège des anciens qui accepte sa démission en décembre&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 33-34.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;janvier 1980&#039;&#039;&#039;, Brooklyn répond à sa lettre du 10 août par une lettre d&#039;une page enjoignant Penton de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En &#039;&#039;&#039;décembre 1979&#039;&#039;&#039;, il avait d&#039;abord remis sa démission comme ancien, avant de la rétracter. Trois anciens — John Poole, Dennis Voshell et Merv Kalichuk — démissionnent en signe de protestation contre le traitement qui lui est réservé&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, Penton est exclu en février &#039;&#039;&#039;1981&#039;&#039;&#039; pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;&#039;&#039;Alberta Report&#039;&#039;, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, &#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, &#039;&#039;Maclean&#039;s&#039;&#039; et &#039;&#039;The Globe and Mail&#039;&#039;, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;exclusion entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après l&#039;exclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions judiciaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le 30 octobre 1980 — avant même la décision officielle du comité judiciaire —, Penton fait déposer par son avocat une plainte auprès de la Cour du Banc de la Reine de Lethbridge, dénonçant l&#039;injustice et l&#039;abus d&#039;autorité dont il a été victime de la part du Surveillant de circuit Danley&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire reçoit une couverture internationale : &#039;&#039;Time&#039;&#039; consacre un article à Penton dès février 1982 sous le titre « Witness Under Prosecution », et &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; revient sur le cas en mars 1984 avec « An excommunicated scholar reveals errors in Jehovah&#039;s Witnesses »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les ex-Témoins de Jéhovah Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Ces publications explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; (1985) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il mène parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, dont il avait entrepris les recherches dès son voyage à Brooklyn en 1979. L&#039;ouvrage paraît en 1985 aux Presses de l&#039;Université de Toronto. Structuré en trois parties — historique, doctrinale et sociologique —, il constitue la première synthèse académique complète sur l&#039;organisation des témoins de Jéhovah rédigée par un ancien membre de la quatrième génération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réception est immédiate et remarquable. &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039; le qualifie d&#039;« œuvre définitive sur les témoins de Jéhovah »&amp;lt;ref&amp;gt;Dwayne JANKE, « The definitive work on Witnesses », &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, 5 octobre 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans l&#039;&#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, Timothy P. Weber salue en Penton « un informateur fiable » grâce à sa position unique d&#039;initié de la quatrième génération&amp;lt;ref&amp;gt;Timothy P. WEBER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, décembre 1986, p. 1279.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Robert C. Fuller, dans le &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, y voit « l&#039;un des rares comptes rendus complets d&#039;une tradition sectaire qui reste une énigme pour les chercheurs en religion moderne »&amp;lt;ref&amp;gt;Robert C. FULLER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, janvier 1990, p. 107.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; le présente comme « une analyse critique soigneusement rédigée et bien documentée par un spécialiste bénéficiant de l&#039;éclairage particulier qu&#039;un ancien initié peut seul apporter »&amp;lt;ref&amp;gt;Marvin MILLIS, « Watchtower World View », &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039;, 22 novembre 1985, p. 43.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxième édition paraît en 1997, enrichie d&#039;un postface couvrant les développements depuis 1985. Une troisième édition paraît en 2015, substantiellement révisée notamment sur les sources de la théologie de Charles Taze Russell et les premiers dirigeants du mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich&#039;&#039; (2004) et la controverse avec l&#039;historien Garbe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La genèse de cet ouvrage remonte à 1985, année où Penton publie un article académique intitulé « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich : The Watch Tower Society&#039;s Attempted Compromise with Nazism », première exposition publique de sa thèse sur le comportement de la direction Watchtower face au nazisme. Il y soutient que Rutherford a opéré dès 1932 un revirement délibéré dans la position de l&#039;organisation envers les Juifs pour préparer un rapprochement avec le régime hitlérien, et que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de juin 1933 — présentée par la Société comme un acte de résistance — était en réalité une tentative de compromis contenant des attaques explicites contre les Juifs&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich », &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société Watchtower réagit en refusant de lire les preuves présentées, son responsable des relations publiques pour le Canada déclarant : « Nous ne nous intéressons pas à ce que James Penton fait, écrit ou pense, parce qu&#039;il a choisi de ne plus faire partie de nous. »&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, 20 juillet 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1993, Detlef Garbe (mémorial de Neuengamme, Hambourg) publie en allemand &#039;&#039;Zwischen Widerstand und Martyrium&#039;&#039;, qui reconnaît le caractère opportuniste de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; mais se montre moins critique que Penton envers Rutherford et conteste la thèse du revirement doctrinal délibéré dès 1931-1932.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2004, Penton publie &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; aux Presses de l&#039;Université de Toronto, répondant à Garbe dans sa préface et fournissant une traduction intégrale de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039;, Toronto, University of Toronto Press, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2008, Garbe publie la version anglaise de son ouvrage — traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations affiliées à la Watchtower, ce que Penton relève explicitement&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt; — et y affirme que les interprétations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et un « manque d&#039;objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, trad. Dagmar G. Grimm, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2015, dans la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, Penton évoque encore cette controverse&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernières années ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Accueil&amp;diff=24343</id>
		<title>Accueil</title>
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		<updated>2026-07-24T09:04:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Sexualité_de_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Sexualité de Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-2&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;il est très probable que Joseph Rutherford ait eu des rapports extra-conjugaux ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Baptême_des_enfants&amp;quot; data-article=&amp;quot;Baptême des enfants&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-3&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que de très jeunes enfants ont parfois été admis au baptême ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Peine_de_mort&amp;quot; data-article=&amp;quot;Peine de mort&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-4&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les publications jéhovistes ont soutenu la peine de mort à une époque où elle était suspendue aux États-Unis ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Affaire_Candace_Conti&amp;quot; data-article=&amp;quot;Affaire Candace Conti&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-5&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;en juin 2012, la Société Watch Tower a été reconnue coupable dans une affaire d&#039;abus sexuels sur une mineure ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Procès_contre_Ross&amp;quot; data-article=&amp;quot;Procès contre Ross&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-7&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Charles Taze Russell intenta un procès contre le révérend J.J.Ross, et qu&#039;il fut accusé à tort de parjure ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Science_chrétienne&amp;quot; data-article=&amp;quot;Science chrétienne&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-9&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell critiqua vigoureusement l&#039;Église de la Science chrétienne parce que selon lui, elle niait la rançon ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Calendrier_théocratique&amp;quot; data-article=&amp;quot;Calendrier théocratique&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-10&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Clayton Woodworth a tenté de faire adopter aux adeptes un nouveau calendrier destiné à remplacer le calendrier grégorien ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Prédictions_pour_1914&amp;quot; data-article=&amp;quot;Prédictions pour 1914&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-11&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;aucune des prédictions de Russell au sujet de 1914 ne s&#039;est accomplie ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Barbe&amp;quot; data-article=&amp;quot;Barbe&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-12&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la barbe fut déconsidérée dans le mouvement de la Watch Tower à partir de la présidence de Rutherford ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Illustrations_dans_les_publications&amp;quot; data-article=&amp;quot;Illustrations dans les publications&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-13&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les illustrations dans les publications ont pour but de marquer l&#039;esprit du lecteur ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Beth-Sarim&amp;quot; data-article=&amp;quot;Beth-Sarim&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-14&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;en 1929, une somptueuse villa fut construite à San Diego afin d&#039;accueillir les patriarches de l&#039;Ancien Testament, et que c&#039;est finalement Rutherford qui en profita ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Vaccination&amp;quot; data-article=&amp;quot;Vaccination&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-15&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Société Watch Tower a considéré, pendant deux décennies, les vaccinations comme contraires aux principes bibliques ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Transplantations_d&#039;organes&amp;quot; data-article=&amp;quot;Transplantations d&#039;organes&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-16&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les transplantations d&#039;organes ont été strictement interdites pendant treize années, la Watch Tower les considérant comme du cannibalisme ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Organisation des Nations Unies&amp;quot; data-article=&amp;quot;ONU&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-17&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Société Watch Tower s&#039;est affiliée pendant dix années au DPI de l&#039;ONU, et a demandé la fin de sa participation le lendemain de la révélation du scandale ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Barbara_Anderson&amp;quot; data-article=&amp;quot;Barbara Anderson&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-18&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Barbara Anderson a été exclue parce qu&#039;elle a critiqué la politique de la Watch Tower sur la pédophilie ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Alcoolisme_de_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Alcoolisme de Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-19&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Joseph Rutherford avait de sérieux problèmes d&#039;alcoolisme, et que la plupart des historiens s&#039;accordent sur ce point ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Blé_miraculeux&amp;quot; data-article=&amp;quot;Blé miraculeux&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-20&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell a été impliqué dans la vente d&#039;un blé dit &amp;quot;miraculeux&amp;quot; qui lui a rapporté 1 800 $ ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Culte_autour_de_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Culte autour de Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-21&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell fut l&#039;objet d&#039;une très grande admiration frôlant l&#039;idolâtrie de la part de ses fidèles ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Adoration_de_Jésus&amp;quot; data-article=&amp;quot;Adoration de Jésus&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-22&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les Témoins de Jéhovah ont adoré Jésus pendant des décennies, et que cette adoration a figuré dans la charte de la Watch Tower pendant plus de 50 ans ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Richesse_de_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Richesse de Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-23&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Charles Taze Russell avait une certaine fortune dans l&#039;immobilier, le pétrole et les vêtements ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Procès_Walsh&amp;quot; data-article=&amp;quot;Procès Walsh&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-1-24&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que lors d&#039;un procès en Écosse en 1954, plusieurs dirigeants ont admis que l&#039;organisation avait promulgué de fausses prophéties devant être acceptées sous peine d&#039;exclusion ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bloc&amp;quot; id=&amp;quot;tj-saviez-bloc-2&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-inner&amp;quot; id=&amp;quot;tj-saviez-2&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Thomas_Birney&amp;quot; data-article=&amp;quot;Thomas Birney&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-0&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;oncle maternel de Russell était un homme d&#039;affaires prospère et franc-maçon ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Sport&amp;quot; data-article=&amp;quot;Sport&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-1&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que parmi les fidèles du mouvement figurent certaines célébrités du monde du sport ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Caractéristiques_des_réunions&amp;quot; data-article=&amp;quot;Caractéristiques des réunions&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-2&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les sociologues ont noté l&#039;absence d&#039;émotion et le côté très mécanique des réunions pour le culte ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;William_Mann&amp;quot; data-article=&amp;quot;William Mann&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-3&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;un des premiers collaborateurs de Russell fut également un inventeur qui breveta ses créations ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Colporteur&amp;quot; data-article=&amp;quot;Colporteur&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-4&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les ancêtres des &amp;quot;pionniers&amp;quot; recevaient comme instruction de vendre deux fois les mêmes ouvrages de Russell, quitte à faire preuve d&#039;une certaine malhonnêteté ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Changements_dans_les_éditions_des_Études_dans_les_Écritures&amp;quot; data-article=&amp;quot;Changements dans les éditions des Études dans les Écritures&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-5&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la série de livres écrits par Russell subit des modifications après l&#039;échec des prophéties concernant 1914 ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Christadelphiens&amp;quot; data-article=&amp;quot;Christadelphiens&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-6&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;un mouvement religieux antitrinitaire a produit une brochure de 32 pages pour réfuter chaque accusation d&#039;un article de La Tour de Garde ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Efficacité_du_porte_à_porte&amp;quot; data-article=&amp;quot;Efficacité du porte à porte&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-7&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que le porte à porte effectué par les adeptes est relativement peu efficace pour convertir ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Portraits_dans_la_culture_populaire&amp;quot; data-article=&amp;quot;Portraits dans la culture populaire&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-8&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les adeptes sont le plus souvent représentés en train de prêcher dans les œuvres de fiction ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Testament_de_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Testament de Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-9&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Rutherford viola, à plusieurs égards, les dernières volontés de Russell telles qu&#039;exprimées dans son testament ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Personnalité_de_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Personnalité de Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-10&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Rutherford avait un caractère particulièrement autoritaire ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Mariage&amp;quot; data-article=&amp;quot;Mariage&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-11&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que des caricatures ont été publiées dans L&#039;Âge d&#039;Or sous la présidence de Rutherford afin de décourager le mariage ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Études_supérieures&amp;quot; data-article=&amp;quot;Études supérieures&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-12&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Watch Tower a toujours découragé les études supérieures, avec des répercussions sur le niveau de vie des adeptes ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Service_militaire&amp;quot; data-article=&amp;quot;Service militaire&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-13&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;acceptation du service civil par la Watch Tower en 1996 n&#039;était qu&#039;un retour aux idées de Russell ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Séparation_légale_des_époux_Russell&amp;quot; data-article=&amp;quot;Séparation légale des époux Russell&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-14&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell transféra tous ses biens à la Société Watch Tower afin de ne pas payer l&#039;augmentation de la pension alimentaire à sa femme ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Standfasters&amp;quot; data-article=&amp;quot;Standfasters&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-15&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...qu&#039;un groupe dissident, les Standfasters, fut considéré comme &amp;quot;apostat&amp;quot; parce qu&#039;il avait été choqué par un compromis de l&#039;organisation durant la Première guerre mondiale ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Serment_d&#039;allégeance&amp;quot; data-article=&amp;quot;Serment d&#039;allégeance&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-16&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que les dirigeants de l&#039;organisation ont fréquemment signé le serment d&#039;allégeance à la Constitution des États-Unis ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Jéhovisme&amp;quot; data-article=&amp;quot;Jéhovisme&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-17&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;organisation considère comme non respectueux l&#039;emploi du terme &amp;quot;jéhoviste(s)&amp;quot; pour évoquer ses adeptes ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Albert_Jones&amp;quot; data-article=&amp;quot;Albert Jones&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-18&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Russell s&#039;opposa à l&#039;un de ses anciens collaborateurs lorsque celui-ci exprima un refus de la rançon dans son magazine Zion&#039;s Day Star ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Église_universelle_de_Dieu&amp;quot; data-article=&amp;quot;Église universelle de Dieu&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-19&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que la Watch Tower eut de nombreux points communs avec une église fondée par Herbert W. Armstrong ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Mary_Rutherford&amp;quot; data-article=&amp;quot;Mary Rutherford&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-20&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que Mary Rutherford ne vivait pas avec son époux au moment où celui-ci décéda ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-item&amp;quot; data-href=&amp;quot;Autorités_supérieures&amp;quot; data-article=&amp;quot;Autorités supérieures&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-bg&amp;quot; id=&amp;quot;tj-sbg-2-21&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-overlay&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;tj-saviez-content&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p class=&amp;quot;tj-saviez-texte&amp;quot;&amp;gt;...que l&#039;interprétation de la Watch Tower en 1962 sur les &amp;quot;autorités supérieures&amp;quot; n&#039;était qu&#039;un retour aux idées de Russell, présentée comme une &amp;quot;nouvelle lumière&amp;quot; ?&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>James Penton</title>
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		<updated>2026-07-24T09:00:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich (2004) et la controverse Garbe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      = Penton.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé le 21 juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton est témoin de Jéhovah de la quatrième génération. Il a été actif dans des congrégations aux États-Unis, à Porto Rico, en Espagne et au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nommé ancien dans la congrégation Lakeview de Lethbridge, il se considère au milieu des années 1970 parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Collège central, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton s&#039;impose également comme l&#039;un des principaux apologistes intellectuels de l&#039;organisation. Son ouvrage &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah au Canada&#039;&#039; (1976) est cité avec approbation dans les publications de la Société Watchtower et repris dans des revues académiques&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20-21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 4 octobre 1976, il défend publiquement l&#039;organisation à l&#039;émission &#039;&#039;Front Page Challenge&#039;&#039; de la Société Radio-Canada, devant le journaliste Gordon Sinclair. Il y nie que les témoins de Jéhovah aient jamais fait de fausses prophéties et les présente comme « les seuls qui se sentent assez forts pour aller prêcher aux autres »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 7-8.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La filiale canadienne de la Société lui demande encore en juin 1979 de rédiger des scripts pour ses émissions de câblodistribution&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cheminement vers la rupture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rupture de Penton avec l&#039;organisation est progressive et s&#039;étale sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l&#039;automne &#039;&#039;&#039;1974&#039;&#039;&#039;, une première friction éclate : un désaccord avec le Surveillant de circuit Tom Munro dans la congrégation de Galt Park l&#039;amène à écrire à Toronto Béthel pour exposer son point de vue et critiquer le comportement du Surveillant. Le conflit est résolu lors d&#039;une assemblée de circuit à Taber, en Alberta&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1975&#039;&#039;&#039;, une nouvelle controverse éclate lorsqu&#039;il est sévèrement critiqué avec d&#039;autres anciens pour avoir prélevé 800 dollars sur les fonds de la congrégation Lakeview afin de transporter un non-TJ, Bernard Solly — qui avait accepté le refus des transfusions sanguines —, à Houston (Texas) pour y être opéré par un médecin témoin de Jéhovah. Cette affaire révèle une conception de la charitéen tension directe avec les vues de l&#039;Organisation sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1978&#039;&#039;&#039;, une source anonyme révèle à James Beverley que deux anciens de Lethbridge, Ken Landon et Larry Marleau, ainsi qu&#039;un Surveillant de district de Toronto, avaient déjà tenu des conversations sur les moyens de faire sortir Penton de l&#039;organisation — soit un an avant que celui-ci n&#039;envoie sa lettre critique au Collège central&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;7 janvier 1979&#039;&#039;&#039;, Penton écrit à Brooklyn pour dénoncer la négligence pastorale des anciens dans les congrégations et certains enseignements des publications Watchtower. Le &#039;&#039;&#039;11 juin&#039;&#039;&#039; suivant, une nouvelle lettre à la filiale de Toronto signale le manque d&#039;attention portée aux femmes célibataires au sein de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;été 1979&#039;&#039;&#039;, à l&#039;invitation de Herbert Richardson de l&#039;Université de Toronto, Penton se rend à Brooklyn pour des recherches académiques destinées à ce qui deviendra &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;. Sur place, Raymond Franz — alors membre du Collège central — lui conseille la patience. Mais Penton est profondément choqué par l&#039;adulation servile dont font l&#039;objet certains membres du Collège lors d&#039;une réunion dans une Salle du Royaume de Brooklyn. Le voyage, loin d&#039;apaiser ses inquiétudes, les cristallise&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21-22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;10 août 1979&#039;&#039;&#039;, de retour en Alberta, il adresse une lettre de huit pages au Collège central. Il la commence ainsi : « J&#039;écris avec amour mais franchise sur ce que je crois être le problème central de notre organisation — ce qui l&#039;a affaiblie et dont le Collège central doit assumer une grande part de responsabilité directe. » Ce problème est « l&#039;accent disproportionné et mal orienté mis sur l&#039;œuvre de prédication ». La lettre conteste l&#039;interprétation de la Société selon laquelle les chrétiens du premier siècle pratiquaient systématiquement le porte-à-porte, dénonçant « une œuvre de justice par les œuvres du type de celle contre laquelle Luther s&#039;était révolté au XVI{{e}} siècle ». Elle critique les prophéties manquées de 1975 et le refus d&#039;en admettre la responsabilité, plaide pour de nouvelles formes d&#039;évangélisation et dénonce la dureté de la direction envers les membres ordinaires. La lettre se conclut ainsi : « Vous pouvez rejeter mes commentaires comme ceux d&#039;un excentrique ou d&#039;un mécontent. Ce serait une erreur. J&#039;ai beaucoup d&#039;amour pour vous, mes frères, et pour l&#039;organisation dans son ensemble. C&#039;est précisément pour cette raison que j&#039;ai écrit avec tant de franchise. »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 22-23.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin &#039;&#039;&#039;août 1979&#039;&#039;&#039;, la lettre commence à circuler à Lethbridge à l&#039;insu de Penton, qui en avait confié une copie à une sœur pour transmission privée. Des rumeurs se répandent contre lui dans la communauté. L&#039;une d&#039;elles, rapportée à Rita Anderson, affirme que Penton serait « démoniaque » à cause d&#039;un collier amérindien qu&#039;il portait&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;automne 1979&#039;&#039;&#039;, le Surveillant de district Gray aurait ordonné à certains anciens de la congrégation Lakeview de solliciter des lettres à charge contre Penton. Sept lettres sont ainsi rassemblées et présentées lors de la réunion du collège des anciens qui accepte sa démission en décembre&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 33-34.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;janvier 1980&#039;&#039;&#039;, Brooklyn répond à sa lettre du 10 août par une lettre d&#039;une page enjoignant Penton de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En &#039;&#039;&#039;décembre 1979&#039;&#039;&#039;, il avait d&#039;abord remis sa démission comme ancien, avant de la rétracter. Trois anciens — John Poole, Dennis Voshell et Merv Kalichuk — démissionnent en signe de protestation contre le traitement qui lui est réservé&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, Penton est exclu en février &#039;&#039;&#039;1981&#039;&#039;&#039; pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;&#039;&#039;Alberta Report&#039;&#039;, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, &#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, &#039;&#039;Maclean&#039;s&#039;&#039; et &#039;&#039;The Globe and Mail&#039;&#039;, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;exclusion entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après l&#039;exclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions judiciaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le 30 octobre 1980 — avant même la décision officielle du comité judiciaire —, Penton fait déposer par son avocat une plainte auprès de la Cour du Banc de la Reine de Lethbridge, dénonçant l&#039;injustice et l&#039;abus d&#039;autorité dont il a été victime de la part du Surveillant de circuit Danley&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire reçoit une couverture internationale : &#039;&#039;Time&#039;&#039; consacre un article à Penton dès février 1982 sous le titre « Witness Under Prosecution », et &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; revient sur le cas en mars 1984 avec « An excommunicated scholar reveals errors in Jehovah&#039;s Witnesses »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les ex-Témoins de Jéhovah Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Ces publications explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; (1985) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il mène parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, dont il avait entrepris les recherches dès son voyage à Brooklyn en 1979. L&#039;ouvrage paraît en 1985 aux Presses de l&#039;Université de Toronto. Structuré en trois parties — historique, doctrinale et sociologique —, il constitue la première synthèse académique complète sur l&#039;organisation des témoins de Jéhovah rédigée par un ancien membre de la quatrième génération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réception est immédiate et remarquable. &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039; le qualifie d&#039;« œuvre définitive sur les témoins de Jéhovah »&amp;lt;ref&amp;gt;Dwayne JANKE, « The definitive work on Witnesses », &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, 5 octobre 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans l&#039;&#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, Timothy P. Weber salue en Penton « un informateur fiable » grâce à sa position unique d&#039;initié de la quatrième génération&amp;lt;ref&amp;gt;Timothy P. WEBER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, décembre 1986, p. 1279.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Robert C. Fuller, dans le &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, y voit « l&#039;un des rares comptes rendus complets d&#039;une tradition sectaire qui reste une énigme pour les chercheurs en religion moderne »&amp;lt;ref&amp;gt;Robert C. FULLER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, janvier 1990, p. 107.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; le présente comme « une analyse critique soigneusement rédigée et bien documentée par un spécialiste bénéficiant de l&#039;éclairage particulier qu&#039;un ancien initié peut seul apporter »&amp;lt;ref&amp;gt;Marvin MILLIS, « Watchtower World View », &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039;, 22 novembre 1985, p. 43.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxième édition paraît en 1997, enrichie d&#039;un postface couvrant les développements depuis 1985. Une troisième édition paraît en 2015, substantiellement révisée notamment sur les sources de la théologie de Charles Taze Russell et les premiers dirigeants du mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich&#039;&#039; (2004) et la controverse avec l&#039;historien Garbe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La genèse de cet ouvrage remonte à 1985, année où Penton publie un article académique intitulé « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich : The Watch Tower Society&#039;s Attempted Compromise with Nazism », première exposition publique de sa thèse sur le comportement de la direction Watchtower face au nazisme. Il y soutient que Rutherford a opéré dès 1932 un revirement délibéré dans la position de l&#039;organisation envers les Juifs pour préparer un rapprochement avec le régime hitlérien, et que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de juin 1933 — présentée par la Société comme un acte de résistance — était en réalité une tentative de compromis contenant des attaques explicites contre les Juifs&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich », &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société Watchtower réagit en refusant de lire les preuves présentées, son responsable des relations publiques pour le Canada déclarant : « Nous ne nous intéressons pas à ce que James Penton fait, écrit ou pense, parce qu&#039;il a choisi de ne plus faire partie de nous. »&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, 20 juillet 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1993, Detlef Garbe (mémorial de Neuengamme, Hambourg) publie en allemand &#039;&#039;Zwischen Widerstand und Martyrium&#039;&#039;, qui reconnaît le caractère opportuniste de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; mais se montre moins critique que Penton envers Rutherford et conteste la thèse du revirement doctrinal délibéré dès 1931-1932.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2004, Penton publie &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; aux Presses de l&#039;Université de Toronto, répondant à Garbe dans sa préface et fournissant une traduction intégrale de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039;, Toronto, University of Toronto Press, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2008, Garbe publie la version anglaise de son ouvrage — traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations affiliées à la Watchtower, ce que Penton relève explicitement&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt; — et y affirme que les interprétations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et un « manque d&#039;objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, trad. Dagmar G. Grimm, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2015, dans la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, Penton évoque encore cette controverse&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernières années ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24341</id>
		<title>James Penton</title>
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		<updated>2026-07-24T08:58:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      = Penton.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé le 21 juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton est témoin de Jéhovah de la quatrième génération. Il a été actif dans des congrégations aux États-Unis, à Porto Rico, en Espagne et au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nommé ancien dans la congrégation Lakeview de Lethbridge, il se considère au milieu des années 1970 parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Collège central, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton s&#039;impose également comme l&#039;un des principaux apologistes intellectuels de l&#039;organisation. Son ouvrage &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah au Canada&#039;&#039; (1976) est cité avec approbation dans les publications de la Société Watchtower et repris dans des revues académiques&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20-21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 4 octobre 1976, il défend publiquement l&#039;organisation à l&#039;émission &#039;&#039;Front Page Challenge&#039;&#039; de la Société Radio-Canada, devant le journaliste Gordon Sinclair. Il y nie que les témoins de Jéhovah aient jamais fait de fausses prophéties et les présente comme « les seuls qui se sentent assez forts pour aller prêcher aux autres »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 7-8.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La filiale canadienne de la Société lui demande encore en juin 1979 de rédiger des scripts pour ses émissions de câblodistribution&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cheminement vers la rupture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rupture de Penton avec l&#039;organisation est progressive et s&#039;étale sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l&#039;automne &#039;&#039;&#039;1974&#039;&#039;&#039;, une première friction éclate : un désaccord avec le Surveillant de circuit Tom Munro dans la congrégation de Galt Park l&#039;amène à écrire à Toronto Béthel pour exposer son point de vue et critiquer le comportement du Surveillant. Le conflit est résolu lors d&#039;une assemblée de circuit à Taber, en Alberta&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1975&#039;&#039;&#039;, une nouvelle controverse éclate lorsqu&#039;il est sévèrement critiqué avec d&#039;autres anciens pour avoir prélevé 800 dollars sur les fonds de la congrégation Lakeview afin de transporter un non-TJ, Bernard Solly — qui avait accepté le refus des transfusions sanguines —, à Houston (Texas) pour y être opéré par un médecin témoin de Jéhovah. Cette affaire révèle une conception de la charitéen tension directe avec les vues de l&#039;Organisation sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1978&#039;&#039;&#039;, une source anonyme révèle à James Beverley que deux anciens de Lethbridge, Ken Landon et Larry Marleau, ainsi qu&#039;un Surveillant de district de Toronto, avaient déjà tenu des conversations sur les moyens de faire sortir Penton de l&#039;organisation — soit un an avant que celui-ci n&#039;envoie sa lettre critique au Collège central&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;7 janvier 1979&#039;&#039;&#039;, Penton écrit à Brooklyn pour dénoncer la négligence pastorale des anciens dans les congrégations et certains enseignements des publications Watchtower. Le &#039;&#039;&#039;11 juin&#039;&#039;&#039; suivant, une nouvelle lettre à la filiale de Toronto signale le manque d&#039;attention portée aux femmes célibataires au sein de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;été 1979&#039;&#039;&#039;, à l&#039;invitation de Herbert Richardson de l&#039;Université de Toronto, Penton se rend à Brooklyn pour des recherches académiques destinées à ce qui deviendra &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;. Sur place, Raymond Franz — alors membre du Collège central — lui conseille la patience. Mais Penton est profondément choqué par l&#039;adulation servile dont font l&#039;objet certains membres du Collège lors d&#039;une réunion dans une Salle du Royaume de Brooklyn. Le voyage, loin d&#039;apaiser ses inquiétudes, les cristallise&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21-22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;10 août 1979&#039;&#039;&#039;, de retour en Alberta, il adresse une lettre de huit pages au Collège central. Il la commence ainsi : « J&#039;écris avec amour mais franchise sur ce que je crois être le problème central de notre organisation — ce qui l&#039;a affaiblie et dont le Collège central doit assumer une grande part de responsabilité directe. » Ce problème est « l&#039;accent disproportionné et mal orienté mis sur l&#039;œuvre de prédication ». La lettre conteste l&#039;interprétation de la Société selon laquelle les chrétiens du premier siècle pratiquaient systématiquement le porte-à-porte, dénonçant « une œuvre de justice par les œuvres du type de celle contre laquelle Luther s&#039;était révolté au XVI{{e}} siècle ». Elle critique les prophéties manquées de 1975 et le refus d&#039;en admettre la responsabilité, plaide pour de nouvelles formes d&#039;évangélisation et dénonce la dureté de la direction envers les membres ordinaires. La lettre se conclut ainsi : « Vous pouvez rejeter mes commentaires comme ceux d&#039;un excentrique ou d&#039;un mécontent. Ce serait une erreur. J&#039;ai beaucoup d&#039;amour pour vous, mes frères, et pour l&#039;organisation dans son ensemble. C&#039;est précisément pour cette raison que j&#039;ai écrit avec tant de franchise. »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 22-23.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin &#039;&#039;&#039;août 1979&#039;&#039;&#039;, la lettre commence à circuler à Lethbridge à l&#039;insu de Penton, qui en avait confié une copie à une sœur pour transmission privée. Des rumeurs se répandent contre lui dans la communauté. L&#039;une d&#039;elles, rapportée à Rita Anderson, affirme que Penton serait « démoniaque » à cause d&#039;un collier amérindien qu&#039;il portait&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;automne 1979&#039;&#039;&#039;, le Surveillant de district Gray aurait ordonné à certains anciens de la congrégation Lakeview de solliciter des lettres à charge contre Penton. Sept lettres sont ainsi rassemblées et présentées lors de la réunion du collège des anciens qui accepte sa démission en décembre&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 33-34.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;janvier 1980&#039;&#039;&#039;, Brooklyn répond à sa lettre du 10 août par une lettre d&#039;une page enjoignant Penton de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En &#039;&#039;&#039;décembre 1979&#039;&#039;&#039;, il avait d&#039;abord remis sa démission comme ancien, avant de la rétracter. Trois anciens — John Poole, Dennis Voshell et Merv Kalichuk — démissionnent en signe de protestation contre le traitement qui lui est réservé&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, Penton est exclu en février &#039;&#039;&#039;1981&#039;&#039;&#039; pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;&#039;&#039;Alberta Report&#039;&#039;, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, &#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, &#039;&#039;Maclean&#039;s&#039;&#039; et &#039;&#039;The Globe and Mail&#039;&#039;, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;exclusion entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après l&#039;exclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions judiciaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le 30 octobre 1980 — avant même la décision officielle du comité judiciaire —, Penton fait déposer par son avocat une plainte auprès de la Cour du Banc de la Reine de Lethbridge, dénonçant l&#039;injustice et l&#039;abus d&#039;autorité dont il a été victime de la part du Surveillant de circuit Danley&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire reçoit une couverture internationale : &#039;&#039;Time&#039;&#039; consacre un article à Penton dès février 1982 sous le titre « Witness Under Prosecution », et &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; revient sur le cas en mars 1984 avec « An excommunicated scholar reveals errors in Jehovah&#039;s Witnesses »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les ex-Témoins de Jéhovah Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Ces publications explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; (1985) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il mène parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, dont il avait entrepris les recherches dès son voyage à Brooklyn en 1979. L&#039;ouvrage paraît en 1985 aux Presses de l&#039;Université de Toronto. Structuré en trois parties — historique, doctrinale et sociologique —, il constitue la première synthèse académique complète sur l&#039;organisation des témoins de Jéhovah rédigée par un ancien membre de la quatrième génération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réception est immédiate et remarquable. &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039; le qualifie d&#039;« œuvre définitive sur les témoins de Jéhovah »&amp;lt;ref&amp;gt;Dwayne JANKE, « The definitive work on Witnesses », &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, 5 octobre 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans l&#039;&#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, Timothy P. Weber salue en Penton « un informateur fiable » grâce à sa position unique d&#039;initié de la quatrième génération&amp;lt;ref&amp;gt;Timothy P. WEBER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, décembre 1986, p. 1279.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Robert C. Fuller, dans le &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, y voit « l&#039;un des rares comptes rendus complets d&#039;une tradition sectaire qui reste une énigme pour les chercheurs en religion moderne »&amp;lt;ref&amp;gt;Robert C. FULLER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, janvier 1990, p. 107.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; le présente comme « une analyse critique soigneusement rédigée et bien documentée par un spécialiste bénéficiant de l&#039;éclairage particulier qu&#039;un ancien initié peut seul apporter »&amp;lt;ref&amp;gt;Marvin MILLIS, « Watchtower World View », &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039;, 22 novembre 1985, p. 43.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxième édition paraît en 1997, enrichie d&#039;un postface couvrant les développements depuis 1985. Une troisième édition paraît en 2015, substantiellement révisée notamment sur les sources de la théologie de Charles Taze Russell et les premiers dirigeants du mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich&#039;&#039; (2004) et la controverse Garbe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La genèse de cet ouvrage remonte à 1985, année où Penton publie un article académique intitulé « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich : The Watch Tower Society&#039;s Attempted Compromise with Nazism », première exposition publique de sa thèse sur le comportement de la direction Watchtower face au nazisme. Il y soutient que Rutherford a opéré dès 1932 un revirement délibéré dans la position de l&#039;organisation envers les Juifs pour préparer un rapprochement avec le régime hitlérien, et que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de juin 1933 — présentée par la Société comme un acte de résistance — était en réalité une tentative de compromis contenant des attaques explicites contre les Juifs&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich », &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société Watchtower réagit en refusant de lire les preuves présentées, son responsable des relations publiques pour le Canada déclarant : « Nous ne nous intéressons pas à ce que James Penton fait, écrit ou pense, parce qu&#039;il a choisi de ne plus faire partie de nous. »&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, 20 juillet 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1993, Detlef Garbe (mémorial de Neuengamme, Hambourg) publie en allemand &#039;&#039;Zwischen Widerstand und Martyrium&#039;&#039;, qui reconnaît le caractère opportuniste de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; mais se montre moins critique que Penton envers Rutherford et conteste la thèse du revirement doctrinal délibéré dès 1931-1932.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2004, Penton publie &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; aux Presses de l&#039;Université de Toronto, répondant à Garbe dans sa préface et fournissant une traduction intégrale de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039;, Toronto, University of Toronto Press, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2008, Garbe publie la version anglaise de son ouvrage — traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations affiliées à la Watchtower, ce que Penton relève explicitement&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt; — et y affirme que les interprétations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et un « manque d&#039;objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, trad. Dagmar G. Grimm, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2015, dans la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, Penton évoque encore cette controverse&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernières années ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé le 21 juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton est témoin de Jéhovah de la quatrième génération. Il a été actif dans des congrégations aux États-Unis, à Porto Rico, en Espagne et au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nommé ancien dans la congrégation Lakeview de Lethbridge, il se considère au milieu des années 1970 parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Collège central, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penton s&#039;impose également comme l&#039;un des principaux apologistes intellectuels de l&#039;organisation. Son ouvrage &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah au Canada&#039;&#039; (1976) est cité avec approbation dans les publications de la Société Watchtower et repris dans des revues académiques&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20-21.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 4 octobre 1976, il défend publiquement l&#039;organisation à l&#039;émission &#039;&#039;Front Page Challenge&#039;&#039; de la Société Radio-Canada, devant le journaliste Gordon Sinclair. Il y nie que les témoins de Jéhovah aient jamais fait de fausses prophéties et les présente comme « les seuls qui se sentent assez forts pour aller prêcher aux autres »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 7-8.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La filiale canadienne de la Société lui demande encore en juin 1979 de rédiger des scripts pour ses émissions de câblodistribution&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cheminement vers la rupture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rupture de Penton avec l&#039;organisation est progressive et s&#039;étale sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l&#039;automne &#039;&#039;&#039;1974&#039;&#039;&#039;, une première friction éclate : un désaccord avec le Surveillant de circuit Tom Munro dans la congrégation de Galt Park l&#039;amène à écrire à Toronto Béthel pour exposer son point de vue et critiquer le comportement du Surveillant. Le conflit est résolu lors d&#039;une assemblée de circuit à Taber, en Alberta&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1975&#039;&#039;&#039;, une nouvelle controverse éclate lorsqu&#039;il est sévèrement critiqué avec d&#039;autres anciens pour avoir prélevé 800 dollars sur les fonds de la congrégation Lakeview afin de transporter un non-TJ, Bernard Solly — qui avait accepté le refus des transfusions sanguines —, à Houston (Texas) pour y être opéré par un médecin témoin de Jéhovah. Cette affaire révèle une conception de la charitéen tension directe avec les vues de l&#039;Organisation sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;1978&#039;&#039;&#039;, une source anonyme révèle à James Beverley que deux anciens de Lethbridge, Ken Landon et Larry Marleau, ainsi qu&#039;un Surveillant de district de Toronto, avaient déjà tenu des conversations sur les moyens de faire sortir Penton de l&#039;organisation — soit un an avant que celui-ci n&#039;envoie sa lettre critique au Collège central&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;7 janvier 1979&#039;&#039;&#039;, Penton écrit à Brooklyn pour dénoncer la négligence pastorale des anciens dans les congrégations et certains enseignements des publications Watchtower. Le &#039;&#039;&#039;11 juin&#039;&#039;&#039; suivant, une nouvelle lettre à la filiale de Toronto signale le manque d&#039;attention portée aux femmes célibataires au sein de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;été 1979&#039;&#039;&#039;, à l&#039;invitation de Herbert Richardson de l&#039;Université de Toronto, Penton se rend à Brooklyn pour des recherches académiques destinées à ce qui deviendra &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;. Sur place, Raymond Franz — alors membre du Collège central — lui conseille la patience. Mais Penton est profondément choqué par l&#039;adulation servile dont font l&#039;objet certains membres du Collège lors d&#039;une réunion dans une Salle du Royaume de Brooklyn. Le voyage, loin d&#039;apaiser ses inquiétudes, les cristallise&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 21-22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;10 août 1979&#039;&#039;&#039;, de retour en Alberta, il adresse une lettre de huit pages au Collège central. Il la commence ainsi : « J&#039;écris avec amour mais franchise sur ce que je crois être le problème central de notre organisation — ce qui l&#039;a affaiblie et dont le Collège central doit assumer une grande part de responsabilité directe. » Ce problème est « l&#039;accent disproportionné et mal orienté mis sur l&#039;œuvre de prédication ». La lettre conteste l&#039;interprétation de la Société selon laquelle les chrétiens du premier siècle pratiquaient systématiquement le porte-à-porte, dénonçant « une œuvre de justice par les œuvres du type de celle contre laquelle Luther s&#039;était révolté au XVI{{e}} siècle ». Elle critique les prophéties manquées de 1975 et le refus d&#039;en admettre la responsabilité, plaide pour de nouvelles formes d&#039;évangélisation et dénonce la dureté de la direction envers les membres ordinaires. La lettre se conclut ainsi : « Vous pouvez rejeter mes commentaires comme ceux d&#039;un excentrique ou d&#039;un mécontent. Ce serait une erreur. J&#039;ai beaucoup d&#039;amour pour vous, mes frères, et pour l&#039;organisation dans son ensemble. C&#039;est précisément pour cette raison que j&#039;ai écrit avec tant de franchise. »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 22-23.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin &#039;&#039;&#039;août 1979&#039;&#039;&#039;, la lettre commence à circuler à Lethbridge à l&#039;insu de Penton, qui en avait confié une copie à une sœur pour transmission privée. Des rumeurs se répandent contre lui dans la communauté. L&#039;une d&#039;elles, rapportée à Rita Anderson, affirme que Penton serait « démoniaque » à cause d&#039;un collier amérindien qu&#039;il portait&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l&#039;&#039;&#039;&#039;automne 1979&#039;&#039;&#039;, le Surveillant de district Gray aurait ordonné à certains anciens de la congrégation Lakeview de solliciter des lettres à charge contre Penton. Sept lettres sont ainsi rassemblées et présentées lors de la réunion du collège des anciens qui accepte sa démission en décembre&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 33-34.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En &#039;&#039;&#039;janvier 1980&#039;&#039;&#039;, Brooklyn répond à sa lettre du 10 août par une lettre d&#039;une page enjoignant Penton de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En &#039;&#039;&#039;décembre 1979&#039;&#039;&#039;, il avait d&#039;abord remis sa démission comme ancien, avant de la rétracter. Trois anciens — John Poole, Dennis Voshell et Merv Kalichuk — démissionnent en signe de protestation contre le traitement qui lui est réservé&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, Penton est exclu en février &#039;&#039;&#039;1981&#039;&#039;&#039; pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;&#039;&#039;Alberta Report&#039;&#039;, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, &#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, &#039;&#039;Maclean&#039;s&#039;&#039; et &#039;&#039;The Globe and Mail&#039;&#039;, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;exclusion entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après l&#039;exclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions judiciaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le 30 octobre 1980 — avant même la décision officielle du comité judiciaire —, Penton fait déposer par son avocat une plainte auprès de la Cour du Banc de la Reine de Lethbridge, dénonçant l&#039;injustice et l&#039;abus d&#039;autorité dont il a été victime de la part du Surveillant de circuit Danley&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 48.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire reçoit une couverture internationale : &#039;&#039;Time&#039;&#039; consacre un article à Penton dès février 1982 sous le titre « Witness Under Prosecution », et &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; revient sur le cas en mars 1984 avec « An excommunicated scholar reveals errors in Jehovah&#039;s Witnesses »&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 139.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les ex-Témoins de Jéhovah Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Ces publications explorent les fondements doctrinaux et historiques de l&#039;organisation&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; (1985) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il mène parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, dont il avait entrepris les recherches dès son voyage à Brooklyn en 1979. L&#039;ouvrage paraît en 1985 aux Presses de l&#039;Université de Toronto. Structuré en trois parties — historique, doctrinale et sociologique —, il constitue la première synthèse académique complète sur l&#039;organisation des témoins de Jéhovah rédigée par un ancien membre de la quatrième génération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réception est immédiate et remarquable. &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039; le qualifie d&#039;« œuvre définitive sur les témoins de Jéhovah »&amp;lt;ref&amp;gt;Dwayne JANKE, « The definitive work on Witnesses », &#039;&#039;The Lethbridge Herald&#039;&#039;, 5 octobre 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans l&#039;&#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, Timothy P. Weber salue en Penton « un informateur fiable » grâce à sa position unique d&#039;initié de la quatrième génération&amp;lt;ref&amp;gt;Timothy P. WEBER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;American Historical Review&#039;&#039;, décembre 1986, p. 1279.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Robert C. Fuller, dans le &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, y voit « l&#039;un des rares comptes rendus complets d&#039;une tradition sectaire qui reste une énigme pour les chercheurs en religion moderne »&amp;lt;ref&amp;gt;Robert C. FULLER, recension d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Religion&#039;&#039;, janvier 1990, p. 107.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039; le présente comme « une analyse critique soigneusement rédigée et bien documentée par un spécialiste bénéficiant de l&#039;éclairage particulier qu&#039;un ancien initié peut seul apporter »&amp;lt;ref&amp;gt;Marvin MILLIS, « Watchtower World View », &#039;&#039;Christianity Today&#039;&#039;, 22 novembre 1985, p. 43.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxième édition paraît en 1997, enrichie d&#039;un postface couvrant les développements depuis 1985. Une troisième édition paraît en 2015, substantiellement révisée notamment sur les sources de la théologie de Charles Taze Russell et les premiers dirigeants du mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich&#039;&#039; (2004) et la controverse Garbe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La genèse de cet ouvrage remonte à 1985, année où Penton publie un article académique intitulé « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich : The Watch Tower Society&#039;s Attempted Compromise with Nazism », première exposition publique de sa thèse sur le comportement de la direction Watchtower face au nazisme. Il y soutient que Rutherford a opéré dès 1932 un revirement délibéré dans la position de l&#039;organisation envers les Juifs pour préparer un rapprochement avec le régime hitlérien, et que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de juin 1933 — présentée par la Société comme un acte de résistance — était en réalité une tentative de compromis contenant des attaques explicites contre les Juifs&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, « Jehovah&#039;s Witnesses, Anti-semitism and the Third Reich », &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Société Watchtower réagit en refusant de lire les preuves présentées, son responsable des relations publiques pour le Canada déclarant : « Nous ne nous intéressons pas à ce que James Penton fait, écrit ou pense, parce qu&#039;il a choisi de ne plus faire partie de nous. »&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Toronto Star&#039;&#039;, 20 juillet 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1993, Detlef Garbe (mémorial de Neuengamme, Hambourg) publie en allemand &#039;&#039;Zwischen Widerstand und Martyrium&#039;&#039;, qui reconnaît le caractère opportuniste de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; mais se montre moins critique que Penton envers Rutherford et conteste la thèse du revirement doctrinal délibéré dès 1931-1932.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2004, Penton publie &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; aux Presses de l&#039;Université de Toronto, répondant à Garbe dans sa préface et fournissant une traduction intégrale de la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039;, Toronto, University of Toronto Press, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2008, Garbe publie la version anglaise de son ouvrage — traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations affiliées à la Watchtower, ce que Penton relève explicitement&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt; — et y affirme que les interprétations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et un « manque d&#039;objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, trad. Dagmar G. Grimm, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2015, dans la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, Penton évoque encore cette controverse&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, préface.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernières années ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039; malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24338</id>
		<title>James Penton</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24338"/>
		<updated>2026-07-24T07:57:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Rupture et exclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé en juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nommé ancien en 1973, Penton s&#039;investit activement dans la vie de sa congrégation de Lethbridge. Au milieu des années 1970, il se considère parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Corps directeur, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rupture et exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme d&#039;un voyage au siège mondial de Brooklyn à l&#039;été 1979, Penton adresse le 10 août une lettre de huit pages à la Société Watchtower, soulevant plusieurs griefs : les prophéties manquées de 1975 et le refus de l&#039;organisation d&#039;en admettre la responsabilité, les méthodes de pression exercées sur les membres pour la prédication de porte-à-porte, le manque de considération pour le bien-être des membres ordinaires, ainsi que le traitement infligé à son fils aîné David pour avoir fréquenté l&#039;université&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039; ; Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En janvier 1980, il reçoit une réponse d&#039;une page lui enjoignant de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, il est exclu (&#039;&#039;disfellowshipped&#039;&#039;) en février 1981 pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;Alberta Report, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par The Lethbridge Herald, The Toronto Star, Maclean&#039;s et The Globe and Mail, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;affaire entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;, et reçoit une large couverture médiatique au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après l&#039;exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les chercheurs Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Il entreprend parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, publiée en 1985&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition de cet ouvrage malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réception critique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son ouvrage sur les témoins de Jéhovah sous le nazisme a suscité des débats académiques. Penton y soutient que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de 1933 — rédigée par le président Rutherford et distribuée à 2,1 millions d&#039;exemplaires lors d&#039;une convention à Berlin — constituait une tentative de compromis avec le régime hitlérien comportant des attaques contre les Juifs, et que la Société Watchtower a depuis falsifié cette page d&#039;histoire. L&#039;historien Detlef Garbe (Université de Hambourg), dont les travaux font pourtant référence sur la même période, estime que les affirmations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et manquent d&#039; « objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. George Chryssides (Université de Wolverhampton) adopte une position plus nuancée, contestant notamment que la théologie de Rutherford sur les Juifs ait radicalement changé après 1933, tout en reconnaissant le caractère opportuniste de la Déclaration&amp;lt;ref&amp;gt;CHRYSSIDES George D., « Provocation or Persecution? The &#039;&#039;Bibelforscher&#039;&#039; in the Third Reich », conférence CESNUR, San Diego, juillet 2006, [https://www.cesnur.org/2006/sd_chryssides.htm consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Penton, de son côté, juge que Garbe a cherché à disculper Rutherford « à la demande de l&#039;ancien archiviste allemand des témoins de Jéhovah », et relève que la version anglaise de son ouvrage a été traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations Watchtower&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24337</id>
		<title>James Penton</title>
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		<updated>2026-07-24T07:57:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Rupture et exclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé en juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nommé ancien en 1973, Penton s&#039;investit activement dans la vie de sa congrégation de Lethbridge. Au milieu des années 1970, il se considère parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Corps directeur, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rupture et exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme d&#039;un voyage au siège mondial de Brooklyn à l&#039;été 1979, Penton adresse le 10 août une lettre de huit pages à la Société Watchtower, soulevant plusieurs griefs : les prophéties manquées de 1975 et le refus de l&#039;organisation d&#039;en admettre la responsabilité, les méthodes de pression exercées sur les membres pour la prédication de porte-à-porte, le manque de considération pour le bien-être des membres ordinaires, ainsi que le traitement infligé à son fils aîné David pour avoir fréquenté l&#039;université&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039; ; Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En janvier 1980, il reçoit une réponse d&#039;une page lui enjoignant de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, il est exclu (&#039;&#039;disfellowshipped&#039;&#039;) en février 1981 pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La soirée du comité judiciaire dégénère lorsqu&#039;un photographe de l&#039;Alberta Report, posté sur le trottoir public devant la Salle du Royaume, est pris en chasse par le Surveillant de ville. Une altercation éclate entre le fils de Penton, David, et un membre de la congrégation : ce dernier ayant frappé le premier, David riposte et lui fracture la mâchoire. Les témoins de Jéhovah portent plainte, mais la police classe l&#039;affaire lorsque l&#039;agresseur admet avoir porté le premier coup&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;Crisis of Allegiance&#039;&#039;, Burlington, Welch Publishing, 1986, p. 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;incident est rapporté dans les jours suivants par The Lethbridge Herald, The Toronto Star, Maclean&#039;s et The Globe and Mail, faisant de l&#039;affaire Penton un événement médiatique national&amp;lt;ref&amp;gt;BEVERLEY James A., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 74-75.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 L&#039;affaire entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;, et reçoit une large couverture médiatique au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après l&#039;exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les chercheurs Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Il entreprend parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, publiée en 1985&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition de cet ouvrage malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réception critique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son ouvrage sur les témoins de Jéhovah sous le nazisme a suscité des débats académiques. Penton y soutient que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de 1933 — rédigée par le président Rutherford et distribuée à 2,1 millions d&#039;exemplaires lors d&#039;une convention à Berlin — constituait une tentative de compromis avec le régime hitlérien comportant des attaques contre les Juifs, et que la Société Watchtower a depuis falsifié cette page d&#039;histoire. L&#039;historien Detlef Garbe (Université de Hambourg), dont les travaux font pourtant référence sur la même période, estime que les affirmations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et manquent d&#039; « objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. George Chryssides (Université de Wolverhampton) adopte une position plus nuancée, contestant notamment que la théologie de Rutherford sur les Juifs ait radicalement changé après 1933, tout en reconnaissant le caractère opportuniste de la Déclaration&amp;lt;ref&amp;gt;CHRYSSIDES George D., « Provocation or Persecution? The &#039;&#039;Bibelforscher&#039;&#039; in the Third Reich », conférence CESNUR, San Diego, juillet 2006, [https://www.cesnur.org/2006/sd_chryssides.htm consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Penton, de son côté, juge que Garbe a cherché à disculper Rutherford « à la demande de l&#039;ancien archiviste allemand des témoins de Jéhovah », et relève que la version anglaise de son ouvrage a été traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations Watchtower&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24336</id>
		<title>James Penton</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=James_Penton&amp;diff=24336"/>
		<updated>2026-07-24T07:42:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé en juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nommé ancien en 1973, Penton s&#039;investit activement dans la vie de sa congrégation de Lethbridge. Au milieu des années 1970, il se considère parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Corps directeur, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rupture et exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme d&#039;un voyage au siège mondial de Brooklyn à l&#039;été 1979, Penton adresse le 10 août une lettre de huit pages à la Société Watchtower, soulevant plusieurs griefs : les prophéties manquées de 1975 et le refus de l&#039;organisation d&#039;en admettre la responsabilité, les méthodes de pression exercées sur les membres pour la prédication de porte-à-porte, le manque de considération pour le bien-être des membres ordinaires, ainsi que le traitement infligé à son fils aîné David pour avoir fréquenté l&#039;université&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039; ; Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En janvier 1980, il reçoit une réponse d&#039;une page lui enjoignant de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, il est exclu (&#039;&#039;disfellowshipped&#039;&#039;) en février 1981 pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;, et reçoit une large couverture médiatique au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après l&#039;exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les chercheurs Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Il entreprend parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, publiée en 1985&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition de cet ouvrage malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réception critique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son ouvrage sur les témoins de Jéhovah sous le nazisme a suscité des débats académiques. Penton y soutient que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de 1933 — rédigée par le président Rutherford et distribuée à 2,1 millions d&#039;exemplaires lors d&#039;une convention à Berlin — constituait une tentative de compromis avec le régime hitlérien comportant des attaques contre les Juifs, et que la Société Watchtower a depuis falsifié cette page d&#039;histoire. L&#039;historien Detlef Garbe (Université de Hambourg), dont les travaux font pourtant référence sur la même période, estime que les affirmations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et manquent d&#039; « objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. George Chryssides (Université de Wolverhampton) adopte une position plus nuancée, contestant notamment que la théologie de Rutherford sur les Juifs ait radicalement changé après 1933, tout en reconnaissant le caractère opportuniste de la Déclaration&amp;lt;ref&amp;gt;CHRYSSIDES George D., « Provocation or Persecution? The &#039;&#039;Bibelforscher&#039;&#039; in the Third Reich », conférence CESNUR, San Diego, juillet 2006, [https://www.cesnur.org/2006/sd_chryssides.htm consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Penton, de son côté, juge que Garbe a cherché à disculper Rutherford « à la demande de l&#039;ancien archiviste allemand des témoins de Jéhovah », et relève que la version anglaise de son ouvrage a été traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations Watchtower&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>James Penton</title>
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		<updated>2026-07-24T07:41:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : Page créée avec « {{Infobox article | titre      = M. James Penton | image      = }}  &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Marvin James Penton&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&amp;#039;histoire et d&amp;#039;études religieuses à l&amp;#039;Université de Lethbridge (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&amp;#039;organis... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre      = M. James Penton&lt;br /&gt;
| image      =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Marvin James Penton&#039;&#039;&#039; (27 avril 1932, Saskatchewan – 4 novembre 2024, Brantford, Ontario) est un historien canadien, professeur émérite d&#039;histoire et d&#039;études religieuses à l&#039;[[Université de Lethbridge]] (Alberta). Élevé comme témoin de Jéhovah de la quatrième génération, il en est exclu en 1981 pour apostasie après avoir critiqué les enseignements et la direction de l&#039;organisation. Il est l&#039;auteur de trois ouvrages universitaires faisant référence sur l&#039;histoire des témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Origines et formation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marvin James Penton naît le 27 avril 1932 en Saskatchewan (Canada). Sa famille est associée aux témoins de Jéhovah depuis le début du XX{{e}} siècle : son arrière-grand-père, Henry Penton, avait rejoint le mouvement au Canada, et la famille avait subi des persécutions des autorités canadiennes lors des deux guerres mondiales en raison de son refus de saluer le drapeau national&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, « Penton, M. James 1932- (Jim Penton) », &#039;&#039;Contemporary Authors&#039;&#039;, [https://www.encyclopedia.com/arts/educational-magazines/penton-m-james-1932-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par sa grand-mère maternelle, Florestine Gariépy, il est également d&#039;ascendance métisse&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah&#039;s Witnesses », [https://avoidjw.org/news/remembering-james-penton-a-courageous-voice-and-scholar-for-former-jehovahs-witnesses/ consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des raisons médicales, il déménage en 1948 à Tucson, en Arizona, où il est baptisé en juin de la même année. Il épouse Marilyn Mae Kling en 1951 — elle-même pionnière à Pittsburgh, en Pennsylvanie — avec qui il aura trois enfants : David, John et Anne&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il effectue ses études supérieures à l&#039;Université de l&#039;Arizona, où il obtient en 1956 un baccalauréat en histoire, avec des mineures en allemand et en espagnol, puis à l&#039;Université d&#039;État de l&#039;Iowa, où il soutient une maîtrise en 1958 et un doctorat en 1965&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carrière universitaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un bref passage comme chargé de cours à l&#039;Université de Porto Rico à Mayaguez (1959), puis à l&#039;Université du Michigan du Nord à Marquette (1960-1963) et à l&#039;Université du Wisconsin à Whitewater (1964-1965), Penton enseigne à l&#039;Université de Calgary (1965-1967), avant d&#039;obtenir en 1967 un poste de professeur titulaire à l&#039;Université de Lethbridge (Alberta), où il demeure jusqu&#039;à sa retraite anticipée en 1990&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il préside également la Société canadienne de l&#039;histoire de l&#039;Église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours au sein de l&#039;organisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nommé ancien en 1973, Penton s&#039;investit activement dans la vie de sa congrégation de Lethbridge. Au milieu des années 1970, il se considère parmi les « membres oints », c&#039;est-à-dire les fidèles revendiquant une espérance céleste&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, « James Penton », [https://infogalactic.com/info/James_Penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cette période, il participe à l&#039;organisation d&#039;un comité hospitalier local — structure informelle mise en place à Toronto par des anciens canadiens, sans autorisation préalable du siège de Brooklyn, pour accompagner les témoins de Jéhovah hospitalisés et informer le corps médical de leur refus des transfusions sanguines. Penton note lui-même : « Je fus personnellement impliqué dans l&#039;organisation de l&#039;un de ces comités hospitaliers, qui fut pendant un temps très actif et efficace. »&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON M. James, &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, 3{{e}} éd., Toronto, University of Toronto Press, 2015, note 21, p. 430.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces comités, qui se répandent rapidement dans plusieurs villes canadiennes, sont dissous sur ordre du Corps directeur, avant que celui-ci ne s&#039;approprie le principe en créant les Comités de liaison hospitalière (CLH) officiels, présentés en 1993 comme une initiative émanant de Brooklyn&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 134-135.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rupture et exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme d&#039;un voyage au siège mondial de Brooklyn à l&#039;été 1979, Penton adresse le 10 août une lettre de huit pages à la Société Watchtower, soulevant plusieurs griefs : les prophéties manquées de 1975 et le refus de l&#039;organisation d&#039;en admettre la responsabilité, les méthodes de pression exercées sur les membres pour la prédication de porte-à-porte, le manque de considération pour le bien-être des membres ordinaires, ainsi que le traitement infligé à son fils aîné David pour avoir fréquenté l&#039;université&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039; ; Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En janvier 1980, il reçoit une réponse d&#039;une page lui enjoignant de réviser son point de vue ou de garder le silence&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Radié de sa fonction d&#039;ancien, il est exclu (&#039;&#039;disfellowshipped&#039;&#039;) en février 1981 pour apostasie. Il qualifie cette procédure de « chasse aux sorcières »&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;affaire entraîne le départ ou l&#039;exclusion d&#039;environ quatre-vingts membres de la congrégation locale — soit près d&#039;un quart de l&#039;effectif — qui se solidarisent avec lui&amp;lt;ref&amp;gt;Infogalactic, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;, et reçoit une large couverture médiatique au Canada&amp;lt;ref&amp;gt;Encyclopedia.com, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après l&#039;exclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1981, Penton collabore avec les chercheurs Carl Olof Jonsson et Rud Persson pour publier deux périodiques critiques : &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (juillet 1981 – janvier/février 1983) et &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039;. Il entreprend parallèlement la rédaction d&#039;&#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, publiée en 1985&amp;lt;ref&amp;gt;Avoidjw.org, &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son épouse Marilyn, qui avait relu les épreuves de la troisième édition de cet ouvrage malgré une santé déclinante, décède avant sa parution en 2015. Penton lui dédie le livre. Il se remarie par la suite avec Beth, avec qui il partage les dernières années de sa vie à Brantford (Ontario). Il s&#039;éteint le 4 novembre 2024 à l&#039;hôpital général de Brantford, à l&#039;âge de 92 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Avis de décès, Dwayne D. Budgell Funeral Home Limited, [https://www.budgellfuneralhome.ca/obituary/dr-marvin-jim-penton consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses in Canada : Champions of Freedom of Speech and Worship&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah au Canada : défenseurs de la liberté d&#039;expression et de culte], Toronto, Macmillan of Canada, 1976.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Apocalypse Delayed. The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039; [L&#039;Apocalypse retardée. L&#039;histoire des témoins de Jéhovah], Toronto, University of Toronto Press, 1985 ; 2{{e}} éd. 1997 ; 3{{e}} éd. 2015.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Third Reich : Sectarian Politics under Persecution&#039;&#039; [Les témoins de Jéhovah et le III{{e}} Reich : politique sectaire sous la persécution], Toronto, University of Toronto Press, 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Périodiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Bible Examiner&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson), juillet 1981 – janvier/février 1983.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;The Christian Quest&#039;&#039; (avec Carl Olof Jonsson et Rud Persson).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réception critique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son ouvrage sur les témoins de Jéhovah sous le nazisme a suscité des débats académiques. Penton y soutient que la &#039;&#039;Déclaration des faits&#039;&#039; de 1933 — rédigée par le président Rutherford et distribuée à 2,1 millions d&#039;exemplaires lors d&#039;une convention à Berlin — constituait une tentative de compromis avec le régime hitlérien comportant des attaques contre les Juifs, et que la Société Watchtower a depuis falsifié cette page d&#039;histoire. L&#039;historien Detlef Garbe (Université de Hambourg), dont les travaux font pourtant référence sur la même période, estime que les affirmations de Penton reflètent une « profonde aversion » envers son ancienne communauté et manquent d&#039; « objectivité scientifique »&amp;lt;ref&amp;gt;GARBE Detlef, &#039;&#039;Between Resistance and Martyrdom : Jehovah&#039;s Witnesses in the Third Reich&#039;&#039;, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, p. xx.&amp;lt;/ref&amp;gt;. George Chryssides (Université de Wolverhampton) adopte une position plus nuancée, contestant notamment que la théologie de Rutherford sur les Juifs ait radicalement changé après 1933, tout en reconnaissant le caractère opportuniste de la Déclaration&amp;lt;ref&amp;gt;CHRYSSIDES George D., « Provocation or Persecution? The &#039;&#039;Bibelforscher&#039;&#039; in the Third Reich », conférence CESNUR, San Diego, juillet 2006, [https://www.cesnur.org/2006/sd_chryssides.htm consulté en juillet 2026].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Penton, de son côté, juge que Garbe a cherché à disculper Rutherford « à la demande de l&#039;ancien archiviste allemand des témoins de Jéhovah », et relève que la version anglaise de son ouvrage a été traduite par un témoin de Jéhovah et financée par des organisations Watchtower&amp;lt;ref&amp;gt;PENTON, &#039;&#039;Apocalypse Delayed&#039;&#039;, 3{{e}} éd., &#039;&#039;op. cit.&#039;&#039;, p. 189.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Penton, Marvin James}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ex-adeptes_de_la_Société_Watch_Tower]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<title>John Taylor</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article | titre = John Taylor | image =Johntaylor.jpeg }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;John Taylor&#039;&#039;&#039; (31 juillet 1781 – 5 juillet 1864) est un éditeur, essayiste et écrivain britannique, connu de son vivant principalement comme l&#039;éditeur des poètes John Keats et John Clare. Il est aujourd&#039;hui retenu par les historiens des religions comme le fondateur de la &#039;&#039;&#039;pyramidologie&#039;&#039;&#039; moderne : la thèse selon laquelle la Grande Pyramide de Gizeh aurait été conçue sous inspiration divine et que ses dimensions renfermeraient des vérités mathématiques et religieuses. Sans jamais avoir visité l&#039;Égypte, il posa en 1859 les bases théoriques d&#039;un courant de pensée protestant anglo-saxon dont l&#039;influence devait, par une chaîne d&#039;intermédiaires, atteindre le mouvement des [[étudiants de la Bible]] fondé par Charles Taze Russell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né à East Retford dans le Nottinghamshire, fils d&#039;un imprimeur et libraire, Taylor fait ses études à la Lincoln Grammar School puis à la grammar school de Retford. Il s&#039;installe à Londres vers 1806 et devient associé dans la maison d&#039;édition Taylor &amp;amp; Hessey, au 93 Fleet Street, qui deviendra ensuite Taylor &amp;amp; Walton, éditeur attitré de la nouvelle Université de Londres.&amp;lt;ref&amp;gt;William Albert Samuel Hewins, « Taylor, John (1781–1864) », &#039;&#039;Dictionary of National Biography&#039;&#039;, vol. 55, London, Smith, Elder &amp;amp; Co., 1898, [https://en.wikisource.org/wiki/Taylor,_John_(1781-1864)_(DNB00) p. 447].&amp;lt;/ref&amp;gt; Le fonds de la maison comprend des sermons, des traités moraux et des homélies, ce qui témoigne de l&#039;orientation chrétienne de Taylor. La maison publie aussi des poètes contemporains, dont John Keats et John Clare, qui lui vaudront une réputation durable dans l&#039;histoire littéraire anglaise. De 1821 à 1824, Taylor dirige le &#039;&#039;London Magazine&#039;&#039;, dont les collaborateurs comprennent Charles Lamb, Coleridge et Thomas De Quincey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement à son activité d&#039;éditeur, Taylor publie une dizaine d&#039;ouvrages sur les questions monétaires et de politique économique entre 1821 et 1843, s&#039;opposant notamment aux mesures de Sir Robert Peel sur la monnaie. En 1852, il publie encore un &#039;&#039;Nouveau Testament accentué, avec un essai introductif sur l&#039;emphase en grec&#039;&#039; (&#039;&#039;The Emphatic New Testament, with an introductory Essay on Greek Emphasis&#039;&#039;), qui témoigne de sa connaissance des Écritures. C&#039;est dans ce contexte d&#039;intérêts mêlant réforme monétaire, érudition biblique et christianisme convaincu que s&#039;inscrit sa contribution à la pyramidologie. Il meurt le 5 juillet 1864 à Kensington et est inhumé à Gamston, près de Retford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvre pyramidologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (1859) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1859, Taylor publie un ouvrage dans lequel il soutient que la Grande Pyramide de Khoufou à Gizeh ne peut pas être une œuvre égyptienne : ses proportions mathématiques sont trop sophistiquées pour que les Égyptiens de l&#039;Antiquité en aient été les auteurs. Son architecte serait le patriarche biblique Noé, agissant sous la direction divine, la pyramide ayant été construite pour « enregistrer les mesures de la Terre ».&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;, Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor s&#039;appuie sur les relevés de l&#039;archéologue britannique du XVII{{e}} siècle John Greaves et sur ceux des savants français qui avaient examiné la pyramide lors de l&#039;expédition napoléonienne. De cette analyse, il déduit l&#039;existence d&#039;un « pouce de pyramide » (&#039;&#039;pyramid inch&#039;&#039;) — légèrement plus long que le pouce anglais — correspondant au vingt-cinquième d&#039;une « coudée sacrée » dérivée d&#039;observations astronomiques antiques. Vingt-cinq millions de ces pouces approcheraient la longueur du rayon polaire de la Terre. Il est également le premier à relever que le rapport du périmètre de la base de la pyramide à deux fois sa hauteur est très proche du nombre π, concluant que ce rapport avait été délibérément intégré à la conception de l&#039;édifice.&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |url=https://www.physics.smu.edu/pseudo/Probability/pyramid.htm |titre=A Case of Science, Pseudo-Science and Religion: Pyramidology in the Adventist-Bible Student Tradition |consulté le=2026-07-21}}&amp;lt;/ref&amp;gt; Le pouce anglais étant lui-même dérivé de ce « pouce de pyramide » d&#039;origine divine, Taylor en conclut que les unités de mesure britanniques sont d&#039;inspiration céleste. Une communication présentée à la Royal Academy sur ce sujet fut rejetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (1864) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même année que sa mort, Taylor publie &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), dans lequel il prolonge sa démonstration en l&#039;appliquant à la controverse métrologique de son époque. Il s&#039;oppose à l&#039;introduction du système métrique en Grande-Bretagne, faisant valoir que les unités de mesure anglaises sont d&#039;origine divine puisqu&#039;elles dérivent du « pouce de pyramide » révélé par Dieu aux bâtisseurs de Gizeh.&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Battle of the Standards&#039;&#039;, Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt; La cohérence entre ses décennies de travaux sur la réforme monétaire et cet ultime ouvrage métrologique n&#039;est pas fortuite : selon l&#039;historien des sciences Bernard Lightman, ces deux publications sont intimement liées.&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Lightman, &#039;&#039;Victorian Science in Context&#039;&#039;, University of Chicago Press, 1997, p. 450.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réfutation scientifique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les théories de Taylor exercèrent une influence considérable dans les milieux protestants anglo-saxons avant d&#039;être invalidées sur le plan scientifique. En 1880, l&#039;égyptologue Flinders Petrie — dont l&#039;intérêt pour l&#039;Égypte avait précisément été éveillé par la lecture du livre de Taylor — se rendit sur place pour effectuer de nouvelles mesures de précision. Il établit que la pyramide était de plusieurs pieds plus petite que ce que Taylor et ses successeurs avaient postulé, et publia ses résultats en 1883 dans &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, concluant qu&#039;il n&#039;existait « aucun exemple authentique, résistant à l&#039;examen, d&#039;un pouce de pyramide ».&amp;lt;ref&amp;gt;Flinders Petrie, &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, London, 1883.&amp;lt;/ref&amp;gt; Petrie refusa par la suite de répondre aux objections des pyramidologues, les comparant aux partisans de la Terre plate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Influence sur les étudiants de la Bible ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor n&#039;eut aucun lien direct avec le mouvement des étudiants de la Bible. Son influence s&#039;exerça par l&#039;intermédiaire de [[Charles Piazzi Smyth]] (1819–1900), astronome royal pour l&#039;Écosse, qui lut son ouvrage, en adopta entièrement les principes et, à la mort de Taylor en 1864, devint le principal propagateur de la théorie pyramidologique. Smyth approfondit et corrigea Taylor : il redéfinit le « pouce de pyramide » à 1,001 pouce anglais, identifia les bâtisseurs de la pyramide aux Hébreux — qu&#039;il assimilait aux Hyksos, envahisseurs asiatiques de l&#039;Égypte — et affirma que sa construction avait été supervisée par le roi biblique Melchisédek. Pour Smyth, le pouce de pyramide était une unité de mesure transmise par Dieu, destinée à permettre la compréhension des prophéties.&amp;lt;ref&amp;gt;Charles Piazzi Smyth, &#039;&#039;Our Inheritance in the Great Pyramid&#039;&#039;, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est en s&#039;appuyant explicitement sur l&#039;ouvrage de Smyth que [[Nelson Barbour]] introduisit la pyramidologie dans le mouvement qui allait devenir celui des étudiants de la Bible. Dans un article paru dans le &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;) en janvier 1876, Barbour cita &#039;&#039;Notre Héritage dans la Grande Pyramide&#039;&#039; pour justifier son interprétation des dimensions de l&#039;édifice et en tira deux dates prophétiques : 1881, début du retour du peuple d&#039;Israël en Terre sainte, et 1914, fin des « temps des Gentils ».&amp;lt;ref&amp;gt;Nelson Barbour, « La grande pyramide » (« The Great Pyramid »), &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;), janvier 1876, p. 7-8. Cité dans Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 138.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Charles Taze Russell]], qui rencontra Barbour en 1876, hérita de cette dimension pyramidologique et lui consacra un appendice dans le troisième volume de ses &#039;&#039;Études des Écritures&#039;&#039;, &#039;&#039;Ton Royaume vient&#039;&#039; (&#039;&#039;Thy Kingdom Come&#039;&#039;, 1891). Russell attribuait toutefois la théorie à un certain Robert Menzies, popularisée par Smyth, sans mentionner Taylor.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 85-86.&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme l&#039;a montré Bernard Blandre, Russell n&#039;a fait sur ce point que s&#039;inspirer de Barbour, qui lui-même s&#039;était appuyé sur Smyth, lequel avait développé la théorie de Taylor : « Smyth avait lui-même développé une théorie de Taylor dans le contexte du refus de l&#039;introduction du système métrique en Angleterre, justifié par le fait que le système de mesure anglais était d&#039;origine divine. »&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 140-141.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pyramidologie resta un élément secondaire dans le système de Russell mais ouvrit la voie, chez ses successeurs, à des dérivations chronologiques de plus en plus éloignées de la tradition historiciste.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 86.&amp;lt;/ref&amp;gt; La Société de garde devait finalement abandonner toute référence à la pyramide, la condamnant même comme relevant de l&#039;occultisme — tout en continuant à utiliser la date de 1914 dont la pyramidologie avait contribué à l&#039;élaboration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Publications principales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (&#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;), Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Taylor, John}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pyramidologie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Étudiants de la Bible]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Précurseurs des étudiants de la Bible]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Biographies]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Drapeau des États-Unis&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le domaine public&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article | titre = John Taylor | image =Johntaylor.jpeg }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;John Taylor&#039;&#039;&#039; (31 juillet 1781 – 5 juillet 1864) est un éditeur, essayiste et écrivain britannique, connu de son vivant principalement comme l&#039;éditeur des poètes John Keats et John Clare. Il est aujourd&#039;hui retenu par les historiens des religions comme le fondateur de la &#039;&#039;&#039;pyramidologie&#039;&#039;&#039; moderne : la thèse selon laquelle la Grande Pyramide de Gizeh aurait été conçue sous inspiration divine et que ses dimensions renfermeraient des vérités mathématiques et religieuses. Sans jamais avoir visité l&#039;Égypte, il posa en 1859 les bases théoriques d&#039;un courant de pensée protestant anglo-saxon dont l&#039;influence devait, par une chaîne d&#039;intermédiaires, atteindre le mouvement des [[étudiants de la Bible]] fondé par Charles Taze Russell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né à East Retford dans le Nottinghamshire, fils d&#039;un imprimeur et libraire, Taylor fait ses études à la Lincoln Grammar School puis à la grammar school de Retford. Il s&#039;installe à Londres vers 1806 et devient associé dans la maison d&#039;édition Taylor &amp;amp; Hessey, au 93 Fleet Street, qui deviendra ensuite Taylor &amp;amp; Walton, éditeur attitré de la nouvelle Université de Londres.&amp;lt;ref&amp;gt;William Albert Samuel Hewins, « Taylor, John (1781–1864) », &#039;&#039;Dictionary of National Biography&#039;&#039;, vol. 55, London, Smith, Elder &amp;amp; Co., 1898, [https://en.wikisource.org/wiki/Taylor,_John_(1781-1864)_(DNB00) p. 447].&amp;lt;/ref&amp;gt; Le fonds de la maison comprend des sermons, des traités moraux et des homélies, ce qui témoigne de l&#039;orientation chrétienne de Taylor. La maison publie aussi des poètes contemporains, dont John Keats et John Clare, qui lui vaudront une réputation durable dans l&#039;histoire littéraire anglaise. De 1821 à 1824, Taylor dirige le &#039;&#039;London Magazine&#039;&#039;, dont les collaborateurs comprennent Charles Lamb, Coleridge et Thomas De Quincey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement à son activité d&#039;éditeur, Taylor publie une dizaine d&#039;ouvrages sur les questions monétaires et de politique économique entre 1821 et 1843, s&#039;opposant notamment aux mesures de Sir Robert Peel sur la monnaie. En 1852, il publie encore un &#039;&#039;Nouveau Testament accentué, avec un essai introductif sur l&#039;emphase en grec&#039;&#039; (&#039;&#039;The Emphatic New Testament, with an introductory Essay on Greek Emphasis&#039;&#039;), qui témoigne de sa connaissance des Écritures. C&#039;est dans ce contexte d&#039;intérêts mêlant réforme monétaire, érudition biblique et christianisme convaincu que s&#039;inscrit sa contribution à la pyramidologie. Il meurt le 5 juillet 1864 à Kensington et est inhumé à Gamston, près de Retford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvre pyramidologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (1859) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1859, Taylor publie un ouvrage dans lequel il soutient que la Grande Pyramide de Khoufou à Gizeh ne peut pas être une œuvre égyptienne : ses proportions mathématiques sont trop sophistiquées pour que les Égyptiens de l&#039;Antiquité en aient été les auteurs. Son architecte serait le patriarche biblique Noé, agissant sous la direction divine, la pyramide ayant été construite pour « enregistrer les mesures de la Terre ».&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;, Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor s&#039;appuie sur les relevés de l&#039;archéologue britannique du XVII{{e}} siècle John Greaves et sur ceux des savants français qui avaient examiné la pyramide lors de l&#039;expédition napoléonienne. De cette analyse, il déduit l&#039;existence d&#039;un « pouce de pyramide » (&#039;&#039;pyramid inch&#039;&#039;) — légèrement plus long que le pouce anglais — correspondant au vingt-cinquième d&#039;une « coudée sacrée » dérivée d&#039;observations astronomiques antiques. Vingt-cinq millions de ces pouces approcheraient la longueur du rayon polaire de la Terre. Il est également le premier à relever que le rapport du périmètre de la base de la pyramide à deux fois sa hauteur est très proche du nombre π, concluant que ce rapport avait été délibérément intégré à la conception de l&#039;édifice.&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |url=https://www.physics.smu.edu/pseudo/Probability/pyramid.htm |titre=A Case of Science, Pseudo-Science and Religion: Pyramidology in the Adventist-Bible Student Tradition |consulté le=2026-07-21}}&amp;lt;/ref&amp;gt; Le pouce anglais étant lui-même dérivé de ce « pouce de pyramide » d&#039;origine divine, Taylor en conclut que les unités de mesure britanniques sont d&#039;inspiration céleste. Une communication présentée à la Royal Academy sur ce sujet fut rejetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (1864) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même année que sa mort, Taylor publie &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), dans lequel il prolonge sa démonstration en l&#039;appliquant à la controverse métrologique de son époque. Il s&#039;oppose à l&#039;introduction du système métrique en Grande-Bretagne, faisant valoir que les unités de mesure anglaises sont d&#039;origine divine puisqu&#039;elles dérivent du « pouce de pyramide » révélé par Dieu aux bâtisseurs de Gizeh.&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Battle of the Standards&#039;&#039;, Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt; La cohérence entre ses décennies de travaux sur la réforme monétaire et cet ultime ouvrage métrologique n&#039;est pas fortuite : selon l&#039;historien des sciences Bernard Lightman, ces deux publications sont intimement liées.&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Lightman, &#039;&#039;Victorian Science in Context&#039;&#039;, University of Chicago Press, 1997, p. 450.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réfutation scientifique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les théories de Taylor exercèrent une influence considérable dans les milieux protestants anglo-saxons avant d&#039;être invalidées sur le plan scientifique. En 1880, l&#039;égyptologue Flinders Petrie — dont l&#039;intérêt pour l&#039;Égypte avait précisément été éveillé par la lecture du livre de Taylor — se rendit sur place pour effectuer de nouvelles mesures de précision. Il établit que la pyramide était de plusieurs pieds plus petite que ce que Taylor et ses successeurs avaient postulé, et publia ses résultats en 1883 dans &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, concluant qu&#039;il n&#039;existait « aucun exemple authentique, résistant à l&#039;examen, d&#039;un pouce de pyramide ».&amp;lt;ref&amp;gt;Flinders Petrie, &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, London, 1883.&amp;lt;/ref&amp;gt; Petrie refusa par la suite de répondre aux objections des pyramidologues, les comparant aux partisans de la Terre plate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Influence sur les étudiants de la Bible ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor n&#039;eut aucun lien direct avec le mouvement des étudiants de la Bible. Son influence s&#039;exerça par l&#039;intermédiaire de [[Charles Piazzi Smyth]] (1819–1900), astronome royal pour l&#039;Écosse, qui lut son ouvrage, en adopta entièrement les principes et, à la mort de Taylor en 1864, devint le principal propagateur de la théorie pyramidologique. Smyth approfondit et corrigea Taylor : il redéfinit le « pouce de pyramide » à 1,001 pouce anglais, identifia les bâtisseurs de la pyramide aux Hébreux — qu&#039;il assimilait aux Hyksos, envahisseurs asiatiques de l&#039;Égypte — et affirma que sa construction avait été supervisée par le roi biblique Melchisédek. Pour Smyth, le pouce de pyramide était une unité de mesure transmise par Dieu, destinée à permettre la compréhension des prophéties.&amp;lt;ref&amp;gt;Charles Piazzi Smyth, &#039;&#039;Our Inheritance in the Great Pyramid&#039;&#039;, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est en s&#039;appuyant explicitement sur l&#039;ouvrage de Smyth que [[Nelson Barbour]] introduisit la pyramidologie dans le mouvement qui allait devenir celui des étudiants de la Bible. Dans un article paru dans le &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;) en janvier 1876, Barbour cita &#039;&#039;Notre Héritage dans la Grande Pyramide&#039;&#039; pour justifier son interprétation des dimensions de l&#039;édifice et en tira deux dates prophétiques : 1881, début du retour du peuple d&#039;Israël en Terre sainte, et 1914, fin des « temps des Gentils ».&amp;lt;ref&amp;gt;Nelson Barbour, « La grande pyramide » (« The Great Pyramid »), &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;), janvier 1876, p. 7-8. Cité dans Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 138.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Charles Taze Russell]], qui rencontra Barbour en 1876, hérita de cette dimension pyramidologique et lui consacra un appendice dans le troisième volume de ses &#039;&#039;Études des Écritures&#039;&#039;, &#039;&#039;Ton Royaume vient&#039;&#039; (&#039;&#039;Thy Kingdom Come&#039;&#039;, 1891). Russell attribuait toutefois la théorie à un certain Robert Menzies, popularisée par Smyth, sans mentionner Taylor.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 85-86.&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme l&#039;a montré Bernard Blandre, Russell n&#039;a fait sur ce point que s&#039;inspirer de Barbour, qui lui-même s&#039;était appuyé sur Smyth, lequel avait développé la théorie de Taylor : « Smyth avait lui-même développé une théorie de Taylor dans le contexte du refus de l&#039;introduction du système métrique en Angleterre, justifié par le fait que le système de mesure anglais était d&#039;origine divine. »&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 140-141.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pyramidologie resta un élément secondaire dans le système de Russell mais ouvrit la voie, chez ses successeurs, à des dérivations chronologiques de plus en plus éloignées de la tradition historiciste.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 86.&amp;lt;/ref&amp;gt; La Société de garde devait finalement abandonner toute référence à la pyramide, la condamnant même comme relevant de l&#039;occultisme — tout en continuant à utiliser la date de 1914 dont la pyramidologie avait contribué à l&#039;élaboration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Publications principales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (&#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;), Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Taylor, John}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pyramidologie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Étudiants de la Bible]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Précurseurs des étudiants de la Bible]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2026-07-21T21:49:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article | titre = John Taylor | image = }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;John Taylor&#039;&#039;&#039; (31 juillet 1781 – 5 juillet 1864) est un éditeur, essayiste et écrivain britannique, connu de son vivant principalement comme l&#039;éditeur des poètes John Keats et John Clare. Il est aujourd&#039;hui retenu par les historiens des religions comme le fondateur de la &#039;&#039;&#039;pyramidologie&#039;&#039;&#039; moderne : la thèse selon laquelle la Grande Pyramide de Gizeh aurait été conçue sous inspiration divine et que ses dimensions renfermeraient des vérités mathématiques et religieuses. Sans jamais avoir visité l&#039;Égypte, il posa en 1859 les bases théoriques d&#039;un courant de pensée protestant anglo-saxon dont l&#039;influence devait, par une chaîne d&#039;intermédiaires, atteindre le mouvement des [[étudiants de la Bible]] fondé par Charles Taze Russell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né à East Retford dans le Nottinghamshire, fils d&#039;un imprimeur et libraire, Taylor fait ses études à la Lincoln Grammar School puis à la grammar school de Retford. Il s&#039;installe à Londres vers 1806 et devient associé dans la maison d&#039;édition Taylor &amp;amp; Hessey, au 93 Fleet Street, qui deviendra ensuite Taylor &amp;amp; Walton, éditeur attitré de la nouvelle Université de Londres.&amp;lt;ref&amp;gt;William Albert Samuel Hewins, « Taylor, John (1781–1864) », &#039;&#039;Dictionary of National Biography&#039;&#039;, vol. 55, London, Smith, Elder &amp;amp; Co., 1898, [https://en.wikisource.org/wiki/Taylor,_John_(1781-1864)_(DNB00) p. 447].&amp;lt;/ref&amp;gt; Le fonds de la maison comprend des sermons, des traités moraux et des homélies, ce qui témoigne de l&#039;orientation chrétienne de Taylor. La maison publie aussi des poètes contemporains, dont John Keats et John Clare, qui lui vaudront une réputation durable dans l&#039;histoire littéraire anglaise. De 1821 à 1824, Taylor dirige le &#039;&#039;London Magazine&#039;&#039;, dont les collaborateurs comprennent Charles Lamb, Coleridge et Thomas De Quincey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement à son activité d&#039;éditeur, Taylor publie une dizaine d&#039;ouvrages sur les questions monétaires et de politique économique entre 1821 et 1843, s&#039;opposant notamment aux mesures de Sir Robert Peel sur la monnaie. En 1852, il publie encore un &#039;&#039;Nouveau Testament accentué, avec un essai introductif sur l&#039;emphase en grec&#039;&#039; (&#039;&#039;The Emphatic New Testament, with an introductory Essay on Greek Emphasis&#039;&#039;), qui témoigne de sa connaissance des Écritures. C&#039;est dans ce contexte d&#039;intérêts mêlant réforme monétaire, érudition biblique et christianisme convaincu que s&#039;inscrit sa contribution à la pyramidologie. Il meurt le 5 juillet 1864 à Kensington et est inhumé à Gamston, près de Retford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvre pyramidologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (1859) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1859, Taylor publie un ouvrage dans lequel il soutient que la Grande Pyramide de Khoufou à Gizeh ne peut pas être une œuvre égyptienne : ses proportions mathématiques sont trop sophistiquées pour que les Égyptiens de l&#039;Antiquité en aient été les auteurs. Son architecte serait le patriarche biblique Noé, agissant sous la direction divine, la pyramide ayant été construite pour « enregistrer les mesures de la Terre ».&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;, Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor s&#039;appuie sur les relevés de l&#039;archéologue britannique du XVII{{e}} siècle John Greaves et sur ceux des savants français qui avaient examiné la pyramide lors de l&#039;expédition napoléonienne. De cette analyse, il déduit l&#039;existence d&#039;un « pouce de pyramide » (&#039;&#039;pyramid inch&#039;&#039;) — légèrement plus long que le pouce anglais — correspondant au vingt-cinquième d&#039;une « coudée sacrée » dérivée d&#039;observations astronomiques antiques. Vingt-cinq millions de ces pouces approcheraient la longueur du rayon polaire de la Terre. Il est également le premier à relever que le rapport du périmètre de la base de la pyramide à deux fois sa hauteur est très proche du nombre π, concluant que ce rapport avait été délibérément intégré à la conception de l&#039;édifice.&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |url=https://www.physics.smu.edu/pseudo/Probability/pyramid.htm |titre=A Case of Science, Pseudo-Science and Religion: Pyramidology in the Adventist-Bible Student Tradition |consulté le=2026-07-21}}&amp;lt;/ref&amp;gt; Le pouce anglais étant lui-même dérivé de ce « pouce de pyramide » d&#039;origine divine, Taylor en conclut que les unités de mesure britanniques sont d&#039;inspiration céleste. Une communication présentée à la Royal Academy sur ce sujet fut rejetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (1864) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même année que sa mort, Taylor publie &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), dans lequel il prolonge sa démonstration en l&#039;appliquant à la controverse métrologique de son époque. Il s&#039;oppose à l&#039;introduction du système métrique en Grande-Bretagne, faisant valoir que les unités de mesure anglaises sont d&#039;origine divine puisqu&#039;elles dérivent du « pouce de pyramide » révélé par Dieu aux bâtisseurs de Gizeh.&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Battle of the Standards&#039;&#039;, Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt; La cohérence entre ses décennies de travaux sur la réforme monétaire et cet ultime ouvrage métrologique n&#039;est pas fortuite : selon l&#039;historien des sciences Bernard Lightman, ces deux publications sont intimement liées.&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Lightman, &#039;&#039;Victorian Science in Context&#039;&#039;, University of Chicago Press, 1997, p. 450.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réfutation scientifique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les théories de Taylor exercèrent une influence considérable dans les milieux protestants anglo-saxons avant d&#039;être invalidées sur le plan scientifique. En 1880, l&#039;égyptologue Flinders Petrie — dont l&#039;intérêt pour l&#039;Égypte avait précisément été éveillé par la lecture du livre de Taylor — se rendit sur place pour effectuer de nouvelles mesures de précision. Il établit que la pyramide était de plusieurs pieds plus petite que ce que Taylor et ses successeurs avaient postulé, et publia ses résultats en 1883 dans &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, concluant qu&#039;il n&#039;existait « aucun exemple authentique, résistant à l&#039;examen, d&#039;un pouce de pyramide ».&amp;lt;ref&amp;gt;Flinders Petrie, &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, London, 1883.&amp;lt;/ref&amp;gt; Petrie refusa par la suite de répondre aux objections des pyramidologues, les comparant aux partisans de la Terre plate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Influence sur les étudiants de la Bible ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor n&#039;eut aucun lien direct avec le mouvement des étudiants de la Bible. Son influence s&#039;exerça par l&#039;intermédiaire de [[Charles Piazzi Smyth]] (1819–1900), astronome royal pour l&#039;Écosse, qui lut son ouvrage, en adopta entièrement les principes et, à la mort de Taylor en 1864, devint le principal propagateur de la théorie pyramidologique. Smyth approfondit et corrigea Taylor : il redéfinit le « pouce de pyramide » à 1,001 pouce anglais, identifia les bâtisseurs de la pyramide aux Hébreux — qu&#039;il assimilait aux Hyksos, envahisseurs asiatiques de l&#039;Égypte — et affirma que sa construction avait été supervisée par le roi biblique Melchisédek. Pour Smyth, le pouce de pyramide était une unité de mesure transmise par Dieu, destinée à permettre la compréhension des prophéties.&amp;lt;ref&amp;gt;Charles Piazzi Smyth, &#039;&#039;Our Inheritance in the Great Pyramid&#039;&#039;, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est en s&#039;appuyant explicitement sur l&#039;ouvrage de Smyth que [[Nelson Barbour]] introduisit la pyramidologie dans le mouvement qui allait devenir celui des étudiants de la Bible. Dans un article paru dans le &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;) en janvier 1876, Barbour cita &#039;&#039;Notre Héritage dans la Grande Pyramide&#039;&#039; pour justifier son interprétation des dimensions de l&#039;édifice et en tira deux dates prophétiques : 1881, début du retour du peuple d&#039;Israël en Terre sainte, et 1914, fin des « temps des Gentils ».&amp;lt;ref&amp;gt;Nelson Barbour, « La grande pyramide » (« The Great Pyramid »), &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;), janvier 1876, p. 7-8. Cité dans Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 138.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Charles Taze Russell]], qui rencontra Barbour en 1876, hérita de cette dimension pyramidologique et lui consacra un appendice dans le troisième volume de ses &#039;&#039;Études des Écritures&#039;&#039;, &#039;&#039;Ton Royaume vient&#039;&#039; (&#039;&#039;Thy Kingdom Come&#039;&#039;, 1891). Russell attribuait toutefois la théorie à un certain Robert Menzies, popularisée par Smyth, sans mentionner Taylor.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 85-86.&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme l&#039;a montré Bernard Blandre, Russell n&#039;a fait sur ce point que s&#039;inspirer de Barbour, qui lui-même s&#039;était appuyé sur Smyth, lequel avait développé la théorie de Taylor : « Smyth avait lui-même développé une théorie de Taylor dans le contexte du refus de l&#039;introduction du système métrique en Angleterre, justifié par le fait que le système de mesure anglais était d&#039;origine divine. »&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 140-141.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pyramidologie resta un élément secondaire dans le système de Russell mais ouvrit la voie, chez ses successeurs, à des dérivations chronologiques de plus en plus éloignées de la tradition historiciste.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 86.&amp;lt;/ref&amp;gt; La Société de garde devait finalement abandonner toute référence à la pyramide, la condamnant même comme relevant de l&#039;occultisme — tout en continuant à utiliser la date de 1914 dont la pyramidologie avait contribué à l&#039;élaboration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Publications principales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (&#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;), Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Taylor, John}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pyramidologie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Étudiants de la Bible]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Précurseurs des étudiants de la Bible]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>John Taylor</title>
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		<updated>2026-07-21T21:49:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : Page créée avec « {{Infobox article | titre = John Taylor | image = }}  &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;John Taylor&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (31 juillet 1781 – 5 juillet 1864) est un éditeur, essayiste et écrivain britannique, connu de son vivant principalement comme l&amp;#039;éditeur des poètes John Keats et John Clare. Il est aujourd&amp;#039;hui retenu par les historiens des religions comme le fondateur de la &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;pyramidologie&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; moderne : la thèse selon laquelle la Grande Pyramide de Gizeh aurait été conçue sous inspiration divine et... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article | titre = John Taylor | image = }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;John Taylor&#039;&#039;&#039; (31 juillet 1781 – 5 juillet 1864) est un éditeur, essayiste et écrivain britannique, connu de son vivant principalement comme l&#039;éditeur des poètes John Keats et John Clare. Il est aujourd&#039;hui retenu par les historiens des religions comme le fondateur de la &#039;&#039;&#039;pyramidologie&#039;&#039;&#039; moderne : la thèse selon laquelle la Grande Pyramide de Gizeh aurait été conçue sous inspiration divine et que ses dimensions renfermeraient des vérités mathématiques et religieuses. Sans jamais avoir visité l&#039;Égypte, il posa en 1859 les bases théoriques d&#039;un courant de pensée protestant anglo-saxon dont l&#039;influence devait, par une chaîne d&#039;intermédiaires, atteindre le mouvement des [[étudiants de la Bible]] fondé par Charles Taze Russell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né à East Retford dans le Nottinghamshire, fils d&#039;un imprimeur et libraire, Taylor fait ses études à la Lincoln Grammar School puis à la grammar school de Retford. Il s&#039;installe à Londres vers 1806 et devient associé dans la maison d&#039;édition Taylor &amp;amp; Hessey, au 93 Fleet Street, qui deviendra ensuite Taylor &amp;amp; Walton, éditeur attitré de la nouvelle Université de Londres.&amp;lt;ref&amp;gt;William Albert Samuel Hewins, « Taylor, John (1781–1864) », &#039;&#039;Dictionary of National Biography&#039;&#039;, vol. 55, London, Smith, Elder &amp;amp; Co., 1898, [https://en.wikisource.org/wiki/Taylor,_John_(1781-1864)_(DNB00) p. 447].&amp;lt;/ref&amp;gt; Le fonds de la maison comprend des sermons, des traités moraux et des homélies, ce qui témoigne de l&#039;orientation chrétienne de Taylor. La maison publie aussi des poètes contemporains, dont John Keats et John Clare, qui lui vaudront une réputation durable dans l&#039;histoire littéraire anglaise. De 1821 à 1824, Taylor dirige le &#039;&#039;London Magazine&#039;&#039;, dont les collaborateurs comprennent Charles Lamb, Coleridge et Thomas De Quincey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement à son activité d&#039;éditeur, Taylor publie une dizaine d&#039;ouvrages sur les questions monétaires et de politique économique entre 1821 et 1843, s&#039;opposant notamment aux mesures de Sir Robert Peel sur la monnaie. En 1852, il publie encore un &#039;&#039;Nouveau Testament accentué, avec un essai introductif sur l&#039;emphase en grec&#039;&#039; (&#039;&#039;The Emphatic New Testament, with an introductory Essay on Greek Emphasis&#039;&#039;), qui témoigne de sa connaissance des Écritures. C&#039;est dans ce contexte d&#039;intérêts mêlant réforme monétaire, érudition biblique et christianisme convaincu que s&#039;inscrit sa contribution à la pyramidologie. Il meurt le 5 juillet 1864 à Kensington et est inhumé à Gamston, près de Retford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvre pyramidologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (1859) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1859, Taylor publie un ouvrage dans lequel il soutient que la Grande Pyramide de Khoufou à Gizeh ne peut pas être une œuvre égyptienne : ses proportions mathématiques sont trop sophistiquées pour que les Égyptiens de l&#039;Antiquité en aient été les auteurs. Son architecte serait le patriarche biblique Noé, agissant sous la direction divine, la pyramide ayant été construite pour « enregistrer les mesures de la Terre ».&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;, Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor s&#039;appuie sur les relevés de l&#039;archéologue britannique du XVII{{e}} siècle John Greaves et sur ceux des savants français qui avaient examiné la pyramide lors de l&#039;expédition napoléonienne. De cette analyse, il déduit l&#039;existence d&#039;un « pouce de pyramide » (&#039;&#039;pyramid inch&#039;&#039;) — légèrement plus long que le pouce anglais — correspondant au vingt-cinquième d&#039;une « coudée sacrée » dérivée d&#039;observations astronomiques antiques. Vingt-cinq millions de ces pouces approcheraient la longueur du rayon polaire de la Terre. Il est également le premier à relever que le rapport du périmètre de la base de la pyramide à deux fois sa hauteur est très proche du nombre π, concluant que ce rapport avait été délibérément intégré à la conception de l&#039;édifice.&amp;lt;ref&amp;gt;{{Lien web |url=https://www.physics.smu.edu/pseudo/Probability/pyramid.htm |titre=A Case of Science, Pseudo-Science and Religion: Pyramidology in the Adventist-Bible Student Tradition |consulté le=2026-07-21}}&amp;lt;/ref&amp;gt; Le pouce anglais étant lui-même dérivé de ce « pouce de pyramide » d&#039;origine divine, Taylor en conclut que les unités de mesure britanniques sont d&#039;inspiration céleste. Une communication présentée à la Royal Academy sur ce sujet fut rejetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (1864) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même année que sa mort, Taylor publie &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), dans lequel il prolonge sa démonstration en l&#039;appliquant à la controverse métrologique de son époque. Il s&#039;oppose à l&#039;introduction du système métrique en Grande-Bretagne, faisant valoir que les unités de mesure anglaises sont d&#039;origine divine puisqu&#039;elles dérivent du « pouce de pyramide » révélé par Dieu aux bâtisseurs de Gizeh.&amp;lt;ref&amp;gt;John Taylor, &#039;&#039;The Battle of the Standards&#039;&#039;, Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt; La cohérence entre ses décennies de travaux sur la réforme monétaire et cet ultime ouvrage métrologique n&#039;est pas fortuite : selon l&#039;historien des sciences Bernard Lightman, ces deux publications sont intimement liées.&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Lightman, &#039;&#039;Victorian Science in Context&#039;&#039;, University of Chicago Press, 1997, p. 450.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réfutation scientifique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les théories de Taylor exercèrent une influence considérable dans les milieux protestants anglo-saxons avant d&#039;être invalidées sur le plan scientifique. En 1880, l&#039;égyptologue Flinders Petrie — dont l&#039;intérêt pour l&#039;Égypte avait précisément été éveillé par la lecture du livre de Taylor — se rendit sur place pour effectuer de nouvelles mesures de précision. Il établit que la pyramide était de plusieurs pieds plus petite que ce que Taylor et ses successeurs avaient postulé, et publia ses résultats en 1883 dans &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, concluant qu&#039;il n&#039;existait « aucun exemple authentique, résistant à l&#039;examen, d&#039;un pouce de pyramide ».&amp;lt;ref&amp;gt;Flinders Petrie, &#039;&#039;The Pyramids and Temples of Gizeh&#039;&#039;, London, 1883.&amp;lt;/ref&amp;gt; Petrie refusa par la suite de répondre aux objections des pyramidologues, les comparant aux partisans de la Terre plate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Influence sur les étudiants de la Bible ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taylor n&#039;eut aucun lien direct avec le mouvement des étudiants de la Bible. Son influence s&#039;exerça par l&#039;intermédiaire de [[Charles Piazzi Smyth]] (1819–1900), astronome royal pour l&#039;Écosse, qui lut son ouvrage, en adopta entièrement les principes et, à la mort de Taylor en 1864, devint le principal propagateur de la théorie pyramidologique. Smyth approfondit et corrigea Taylor : il redéfinit le « pouce de pyramide » à 1,001 pouce anglais, identifia les bâtisseurs de la pyramide aux Hébreux — qu&#039;il assimilait aux Hyksos, envahisseurs asiatiques de l&#039;Égypte — et affirma que sa construction avait été supervisée par le roi biblique Melchisédek. Pour Smyth, le pouce de pyramide était une unité de mesure transmise par Dieu, destinée à permettre la compréhension des prophéties.&amp;lt;ref&amp;gt;Charles Piazzi Smyth, &#039;&#039;Our Inheritance in the Great Pyramid&#039;&#039;, London, 1864.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est en s&#039;appuyant explicitement sur l&#039;ouvrage de Smyth que [[Nelson Barbour]] introduisit la pyramidologie dans le mouvement qui allait devenir celui des étudiants de la Bible. Dans un article paru dans le &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;) en janvier 1876, Barbour cita &#039;&#039;Notre Héritage dans la Grande Pyramide&#039;&#039; pour justifier son interprétation des dimensions de l&#039;édifice et en tira deux dates prophétiques : 1881, début du retour du peuple d&#039;Israël en Terre sainte, et 1914, fin des « temps des Gentils ».&amp;lt;ref&amp;gt;Nelson Barbour, « La grande pyramide » (« The Great Pyramid »), &#039;&#039;Héraut du Matin&#039;&#039; (&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;), janvier 1876, p. 7-8. Cité dans Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 138.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Charles Taze Russell]], qui rencontra Barbour en 1876, hérita de cette dimension pyramidologique et lui consacra un appendice dans le troisième volume de ses &#039;&#039;Études des Écritures&#039;&#039;, &#039;&#039;Ton Royaume vient&#039;&#039; (&#039;&#039;Thy Kingdom Come&#039;&#039;, 1891). Russell attribuait toutefois la théorie à un certain Robert Menzies, popularisée par Smyth, sans mentionner Taylor.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 85-86.&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme l&#039;a montré Bernard Blandre, Russell n&#039;a fait sur ce point que s&#039;inspirer de Barbour, qui lui-même s&#039;était appuyé sur Smyth, lequel avait développé la théorie de Taylor : « Smyth avait lui-même développé une théorie de Taylor dans le contexte du refus de l&#039;introduction du système métrique en Angleterre, justifié par le fait que le système de mesure anglais était d&#039;origine divine. »&amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Blandre, &#039;&#039;La préhistoire des témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 140-141.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pyramidologie resta un élément secondaire dans le système de Russell mais ouvrit la voie, chez ses successeurs, à des dérivations chronologiques de plus en plus éloignées de la tradition historiciste.&amp;lt;ref&amp;gt;James Crompton, &#039;&#039;Counting the Days to Armageddon&#039;&#039;, p. 86.&amp;lt;/ref&amp;gt; La Société de garde devait finalement abandonner toute référence à la pyramide, la condamnant même comme relevant de l&#039;occultisme — tout en continuant à utiliser la date de 1914 dont la pyramidologie avait contribué à l&#039;élaboration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Publications principales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Grande Pyramide : Pourquoi a-t-elle été construite ? et Qui l&#039;a construite ?&#039;&#039; (&#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? &amp;amp; Who Built It?&#039;&#039;), Longman, Green, Longman and Roberts, London, 1859.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Bataille des Standards&#039;&#039; (&#039;&#039;The Battle of the Standards: The Ancient, of Four Thousand Years, Against the Modern, of the Last Fifty Years&#039;&#039;), Longman, Green, Longman, Roberts &amp;amp; Green, London, 1864.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Taylor, John}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pyramidologie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Étudiants de la Bible]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Précurseurs des étudiants de la Bible]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Éditeur britannique]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Naissance en 1781]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Décès en 1864]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Grande_Pyramide_de_Gizeh&amp;diff=24327</id>
		<title>Grande Pyramide de Gizeh</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Grande_Pyramide_de_Gizeh&amp;diff=24327"/>
		<updated>2026-07-21T21:21:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Grande Pyramide de Gizeh&lt;br /&gt;
| image = Grande_Pyramide_de_Gizeh.JPG&lt;br /&gt;
| légende = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;pyramide de Khéops&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;Grande Pyramide de Gizeh&#039;&#039;&#039; est un monument construit par les Égyptiens de l&#039;Antiquité, formant une pyramide à base carrée de 137 m de hauteur. Tombeau du pharaon Khéops, elle fut édifiée il y a plus de {{unité|4500}} ans, sous la IVe dynastie, au centre d&#039;un vaste complexe funéraire se situant à Gizeh en Égypte. Elle est la seule des sept merveilles du monde de l&#039;Antiquité à avoir survécu jusqu&#039;à nos jours et est également la plus ancienne. Or, se faisant l&#039;écho de certaines théories alors en vogue, [[Charles Taze Russell]], le fondateur de la [[Société Watch Tower]], s&#039;intéressa de près à ce monument, croyant qu&#039;il avait été construit sous la direction de Dieu et que ses mesures contenaient des messages prophétiques corroborant la Bible. Cet enseignement resta en vigueur jusqu&#039;en 1928, date à laquelle [[Joseph Rutherford]] fit volte face sur cette question doctrinale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Naissance des théories==&lt;br /&gt;
[[Fichier:John Edgar.jpg|thumb|160px|left|John Edgar prenant des mesures dans la pyramide en 1909]]&lt;br /&gt;
Au XIXè siècle, des théories sur la pyramidologie virent le jour à la marge de la science naissante que devenait l&#039;égyptologie. John Taylor publia en 1859 l&#039;ouvrage &#039;&#039;The Great Pyramid: Why Was It Built? And Who Built It?&#039;&#039; dans lequel il proposait l&#039;idée que la Grande Pyramide de Gizeh aurait été construite par un architecte israélite sous la direction divine. Cette théorie avait comme toile de fond la controverse de l&#039;époque sur les standards de mesures internationaux, entre le pied et le miles &amp;quot;anglais&amp;quot;, contre le mètre &amp;quot;français&amp;quot;, Taylor voyant dans la Grande Pyramide une confirmation que les mesures anglaises étaient d&#039;inspiration divine, théorie développée plus en détail dans sa brochure de 1864 &#039;&#039;The Battle of the Standards (of Linear Measure): The Ancient of Four Thousands Years Against the Modern of Last Fifty Years - The Less Perfect of the Two&#039;&#039;. De même, l&#039;astronome et professeur écossais Charles Piazzi Smyth, ayant prit connaissance de l&#039;ouvrage de Taylor et étant convaincu, fit le voyage en Égypte en 1865, pour mesurer plus exactement la Grande Pyramide, car la théorie de Taylor n&#039;était basée que sur des mesures de seconde main, parfois même simplement déduites, à la suite de ce voyage, il produisit plusieurs livres sur le sujet — &#039;&#039;Our Inheritance in the Great Pyramid&#039;&#039; (1864) qui supporta quatre différentes révisions (1874,1877 et 1880), &#039;&#039;Life and Work at the Great Pyramid&#039;&#039; (1867) and &#039;&#039;On the Antiquity of Intellectual Man&#039;&#039; (1868).&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Gruss|Gruss, 2007]], p. 209&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces théories ne furent pas reconnues par les égyptologues de l&#039;époque, comme s&#039;en plaignit amèrement Smyth dans sa préface de l&#039;édition de 1880 dans laquelle il y déclara notamment que &amp;quot;l&#039;archéologie académique ne les a pas acceptées&amp;quot; (page vii); il en imputa la raison au fait que les &amp;quot;savants des hiéroglyphes, ceux &amp;lt;!-- est-ce bien cela? --&amp;gt; qu&#039;on appelle les égyptologues, qui sont ainsi excessivement instruits dans &#039;&#039;leur&#039;&#039; (l&#039;italique est dans l&#039;original) façon savante se rapportant aux restes égyptiens d&#039;un temps plus récent, n&#039;ont jamais cherché à examiner la plus ancienne et plus parfaite, Grande Pyramide, de la manière mécanique et scientifique requise&amp;quot; (page viii et ix de la préface).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Robert Menzies, un lecteur écossais des travaux de Smyth, lui écrivit en 1865, pour lui présenter l&#039;idée que les mesures des passages de la Grande Pyramide avaient un caractère biblique, et représentaient une sorte de calendrier de l&#039;histoire humaine, particulièrement la Grande Galerie, se rapportant à la période chrétienne, idée que Smyth accueilli avec enthousiasme.&amp;lt;ref&amp;gt;Seiss, Joseiph A. (1877) (anglais), &#039;&#039;The Great Pyramid: A miracle in Stone&#039;&#039;, SteinerBooks, p. 129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Implication de Russell==&lt;br /&gt;
Néanmoins, inspirés par ces théories, [[Nelson Barbour]] et Russell ont tous deux enseigné que la Grande Pyramide de Gizeh contenait des mesures prophétiques, lesquelles ont abouti à la découverte de dates telles que 1874 et 1914.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039; (anglais), janvier 1876&amp;lt;/ref&amp;gt; Russell se fondait sur des passages bibliques tels qu&#039;&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Isaïe 19:19,20&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; pour justifier cette interprétation, et a ainsi considéré les divers sections du monument comme étant des symboles de la chute de l&#039;homme, de la constitution de la Loi mosaïque, de la mort du Christ, et de la résurrection des oints aux cieux. Dès déclarations favorables à cette pyramide comme instrument divin commencèrent à paraître dès &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; de 1881.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell considéra cette Grande Pyramide comme le Témoin en pierre et le Prophète de Dieu. Smyth a d&#039;ailleurs réexaminé le chapitre relatif à la Grande Pyramide dans le livre de Russell &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039; avant sa publication, et Russell attribua à Smyth ainsi qu&#039;à l&#039;auteur écossais Robert Menzies le point de vue selon lequel la Grande Pyramide était un &#039;Témoin&#039; de Jéhovah, et que celle-ci est aussi importante pour comprendre la vérité biblique que la science naturelle.&amp;lt;ref name=&amp;quot;MMIL&amp;quot;&amp;gt;[[#Russell|Russell, 1891]]&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Seiss, Joseph (anglais), &#039;&#039;[http://books.google.com/books?id=WUZ0biY1jNUC&amp;amp;dq A Miracle in Stone]&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell fit d&#039;ailleurs deux [[Voyages de Russell|voyages]] en Égypte afin de visiter la pyramide: en 1892 et en 1910 (ce qui signifie qu&#039;il n&#039;avait pas encore vérifié par lui-même le caractère &amp;quot;divin&amp;quot; de la pyramide lorsqu&#039;il avait écrit dans &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, en 1891).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Constructeur et emplacement==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Russell-pyramid.jpg|right|thumb|200px|Russell mesurant la Grande Pyramide]]&lt;br /&gt;
Après avoir fait paraître une lettre de Smyth dans la préface de son livre &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, Russell s&#039;attarda longuement sur la pyramide dans le chapitre qui lui était consacré, lui attribuant toutes les qualités possibles et la qualifiant de &amp;quot;construction la plus remarquable du monde&amp;quot;. Il expliqua que cette pyramide recouvrait un espace de treize acres (5,2607 ha environ), que sa hauteur était de 486 pieds (148 m) et le côté de sa base mesurait 764 pieds (232,9 m), le tout représentant un poids de six millions de tonnes.&amp;lt;ref name=&amp;quot;MMIL&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à savoir qui avait construit la pyramide, Russell expliqua qu&#039;il &amp;quot;fallait plus que la sagesse humaine&amp;quot; et constata qu&#039;elle ne contenait &amp;quot;ni sarcophages, ni momies, ni inscriptions&amp;quot; afin que les humains ne découvrent rien avant le &amp;quot;temps de la fin&amp;quot;. Il rapporta que Smyth avait estimé sa date de construction à -2170 grâce des observations astronomiques impliquant notamment l&#039;étoile Alpha du Dragon et la constellation des Pléiades, ce qui fait dire à Russell: &amp;quot;Une coïncidence si merveilleuse (...), car, l&#039;étoile Alpha du Dragon n&#039;est rien moins qu&#039;un symbole du péché et de Satan, et les Pléiades un symbole de Dieu et du centre de l&#039;univers. La Grande Pyramide indique ainsi que son Architecte connaissait la prépondérance du mal&amp;quot;. Russell suggéra que le monument a pu être construit par le roi-prêtre Melchisédek, mentionné dans l&#039;Ancien Testament, et identifiant les habitants de Salem aux Hyksos;&amp;lt;ref name=&amp;quot;MMIL&amp;quot;/&amp;gt; toutefois, sous la présidence de Rutherford, le livre &#039;&#039;The Way to Paradise&#039;&#039;, publié en 1924, déclara qu&#039;il était &amp;quot;assez probable que Sem, le fils de Noé&amp;quot;, ait construit la pyramide.&amp;lt;ref&amp;gt;Van Amburgh, William E. (1924) (anglais), &#039;&#039;The Way to Paradise&#039;&#039;, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, p. 156&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suivant les découvertes de l&#039;ingénieur hydrographe Henry Mitchell qui avait conclut que la pyramide &amp;quot;occup[ait] une situation physique plus importante que toute autre construction érigée par l&#039;homme&amp;quot;, Russell estimait aussi qu&#039;il y avait &amp;quot;une relation géographique remarquable entre la position de ce monument et le delta du Nil; ce dernier est limité au nord par la mer, il a la forme d&#039;un quart de cercle ayant pour centre la Grande Pyramide&amp;quot;. Il considérait aussi qu&#039;&amp;quot;elle est située au centre géographique de la surface des continents&amp;quot;.&amp;lt;ref name=&amp;quot;MMIL&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce que la pyramide révélerait==&lt;br /&gt;
===Plan de rédemption de Dieu===&lt;br /&gt;
Pour Russell, la pierre angulaire du sommet, qu&#039;il supposait avoir été méprisée par les constructeurs de la pyramide — ne sachant pas s&#039;ils pourraient s&#039;en servir du fait de ses cinq faces, ses cinq sommets et ses seize angles —, aurait représenté le Chef de l&#039;église, Jésus, versets bibliques à l&#039;appui (&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Esaie 28:16&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;; Zacharie 4:7; Job 38:6,7; Psaume 118:22-24; &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Matthieu 21:42,44&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;; &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Actes 4:11&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;). La forme extérieure de la Pyramide aurait représenté &amp;quot;la perfection et la plénitude (...) du plan de Dieu&amp;quot;, car les autres pierres, &amp;quot;parfaitement disposées à leurs places respectives&amp;quot; et cimentées ensemble, auraient été le symbole de &amp;quot;l&#039;administration de la plénitude des temps&amp;quot; dont le but serait de réunir l&#039;humanité en une seule famille dont tous les membres seraient reliés par l&#039;amour avec Christ à leur tête.&amp;lt;ref name=&amp;quot;MMIL&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Russell, l&#039;intérieur avait, bien sûr, lui aussi une signification; par exemple, les différentes pièces ou segments constituaient, en fonction de leur apparence (caractère descendant ou ascendant, matériau, superficie, hauteur, etc), des symboles de l&#039;un des aspects du plan de rédemption prévu par Dieu. Voici quelques exemples:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot;|Partie de la pyramide&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot;|Caractéristiques&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot;|Ce qu&#039;il est censé représenter&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Passage d&#039;entrée&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Incliné et bas&lt;br /&gt;
|Chute actuelle de l&#039;humanité vers la destruction&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Chambre souterraine&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Petite pièce faite dans le roc &lt;br /&gt;
|Mauvais résultats du salaire du péché&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Premier passage ascendant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Petit, bas et difficile à gravir&lt;br /&gt;
|Dispensation de la Loi et la nation d&#039;Israël après la sortie d&#039;Égypte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Grande galerie&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Grand vestibule élégant et haut&lt;br /&gt;
|Période de l&#039;appel de l&#039;Évangile &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Puits&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
* 33 pouces de la Grande Galerie au Puits =&amp;gt; l&#039;âge du Christ à sa mort&lt;br /&gt;
* Aspect comme celle d&#039;une explosion =&amp;gt; Jésus a ouvert l&#039;accès à la vie&lt;br /&gt;
* Seul chemin pour accéder aux passages supérieurs =&amp;gt; foi en Jésus indispensable au salut&lt;br /&gt;
|Mort, ensevelissement et résurrection de Jésus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Passage descendant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Mène à la Chambre souterraine&lt;br /&gt;
|Chemin emprunté par la majorité des humains dirigés par le Diable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Plan des Âges (dates)===&lt;br /&gt;
[[Fichier:1911 Bible Students Convention Souvenir Report.jpg|thumb|200px|left|Plan de la pyramide paru dans Convention Souvenir Report de 1911]]&lt;br /&gt;
Des dates prophétiques dérivées des mesures intérieures de ce monument ont été perçues comme étant complémentaires aux interprétations bibliques. En 1914, Russell parla de la Grande Pyramide dans le &#039;&#039;[[Photo-Drame de la Création]]&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.freeminds.org/media/dramarussell.ram Vidéo de Russell discutant de la Grande Pyramide] (anglais), freeminds.org&amp;lt;/ref&amp;gt; Suivant les souhaits de Russell, une reproduction d&#039;une pyramide de sept pieds de hauteur a été érigée à son cimetière à Pittsburgh, en Pennsylvanie.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://cchasson.free.fr/deposit/CR/1919convention.pdf &#039;&#039;1919 Bible Student Convention Souvenir Booklet&#039;&#039;] (anglais), pp. 6,7]&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.a2z.org/wtarchive/docs/Russell_Grave_Pittsburgh_Pennsylvania.pdf Photos de la pyramide érigée par Russell]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les interprétations de Russell par rapport à la Grande Pyramide ont été soutenues par les auteurs John et Morton Edgar qui étaient des membres prééminents de son mouvement.&amp;lt;ref&amp;gt;Romer, John (2007) (anglais), &#039;&#039;The Great Pyramid: Ancient Egypt Revisited&#039;&#039;, Cambridge University Press, p. 55&amp;lt;/ref&amp;gt; Plusieurs &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039; (anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.heraldmag.org/olb/bsl/Library/Russell/Towers/Zwt1910/WTAug10.PDF 1er août 1910], p. 4658; [http://www.heraldmag.org/olb/bsl/Library/Russell/Towers/Zwt1913/WTOct13.PDF 15 octobre 1913], p. 306, réédition p. 5336&amp;lt;/ref&amp;gt; firent de la publicité pour [http://www.a2z.org/wtarchive/docs/1913_Great_Pyramid_Passages_Vol_II.pdf &#039;&#039;Great Pyramid Passages and Chambers&#039;&#039;] des Edgar. Les recherches de ces derniers sur la Grande Pyramide ont été publiées dans plusieurs &#039;&#039;Tour de Garde&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 novembre 1904, p. 3459, 15 juin 1905, p. 3574 ; 1er juin 1910, p. 4621&amp;lt;/ref&amp;gt; John Edgar a été nommé pour faire partie du Comité d&#039;édition du magazine &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; dans le numéro du 1er décembre 1916, p. 5999, mais il est mort avant Russell. Les recherches de Morton Edgar ont été publiées dans plusieurs numéros de périodiques des Étudiants de la Bible.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 août 1923, pp. 253-4&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; (anglais), 31 décembre 1924, pp. 209-11&amp;lt;/ref&amp;gt; L&#039;année 1874 a été trouvée par une mesure de {{unité|3416}} pouces (86,76 m) de pyramide&amp;lt;ref&amp;gt;Russell , Charles T. (1904) (anglais), &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, p. 342&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis la mesure a été révisée en 1910 à {{unité|3457}} pouces (87,81 m),&amp;lt;ref&amp;gt;Russell , Charles T. (1910) (anglais), &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, copyright 1891, édition 1910, p. 342&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), novembre 1904, p. 326&amp;lt;/ref&amp;gt; ce qui donna la date de 1915. Les Edgar ont attribué les précédentes mesures et dates à des erreurs faites par Smyth.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.mostholyfaith.com/bible/Reprints/Z1904NOV.asp#Z326:1 &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;], novembre 1904, p. 326, &amp;quot;The Great Pyramid Measurements&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début des années 1920, les prédictions trouvées grâce à la Pyramide pour 1914 ont été réinterprétées pour signifier que le &amp;quot;vieil ordre [de choses] mauvais a commencé à mourir en 1914&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Edgar (1924) (anglais), [http://www.a2z.org/wtarchive/docs/1924_Great_Pyramid_Passages_Volume_II.pdf &#039;&#039;Great Pyramid Passages Volume II]&#039;&#039;, p. 72&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Edgar (1924) (anglais), [http://www.a2z.org/wtarchive/docs/1924_Great_Pyramid_Its_Symbolism_Science_and_Prophecy.pdf &#039;&#039;The Great Pyramid: Its Symbolism, Science and Prophecy&#039;&#039;], p. 119&amp;lt;/ref&amp;gt; Un article de [[William Van Amburgh]] contenu dans le magazine &#039;&#039;[[L&#039;Âge d&#039;Or]]&#039;&#039; qualifia la Grande Pyramide comme étant la &amp;quot;Bible scientifique&amp;quot;, et ajouta que les mesures sur la Grande Galerie à l&#039;intérieur de la Pyramide avaient confirmé les dates de [[1874]], [[1914]] et [[1925]].&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.a2z.org/wtarchive/docs/g24DEC31.pdf &#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039;] (anglais), 31 décembre 1924, pp. 207,222&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot; colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|Changements de longueur et de date suivant les éditions du livre &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot;|&#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, édition de 1891, p. 342&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot;|&#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, édition de 1911, p. 342&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;quot;We find it to be &#039;&#039;&#039;3416 inches&#039;&#039;&#039;, symbolizing 3416 years from the above date, B.C. 1542. This calculation shows &#039;&#039;&#039;A.D. 1874&#039;&#039;&#039; as marking the beginning of the period of trouble; for 1542 years B.C. plus 1874 years A.D. equals 3416 years. Thus the Pyramid witnesses that the close of &#039;&#039;&#039;1874&#039;&#039;&#039; was the chronological beginning of the time of trouble such as was not since there was a nation-no, not ever shall be afterward.&amp;quot;  &amp;lt;br&amp;gt; [[Fichier:Thy-kingdom-come-1891-p342.jpg|thumb|center|170px]]&lt;br /&gt;
|&amp;quot;We find it to be &#039;&#039;&#039;3457 inches&#039;&#039;&#039;, symbolizing 3457 years from the above date, B.C. 1542. This calculation shows &#039;&#039;&#039;A.D. 1915&#039;&#039;&#039; as marking the beginning of the period of trouble; for 1542 years B.C. plus 1915 years A.D. equals 3457 years. Thus the Pyramid witnesses that the close of &#039;&#039;&#039;1914&#039;&#039;&#039; will be the beginning of the time of trouble such as was not since there was a nation-no, not ever shall be afterward.&amp;quot; &amp;lt;br&amp;gt; [[Fichier:Thy-kingdom-come-1911-p342.jpg|thumb|center|170px]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rejet dès 1928==&lt;br /&gt;
L&#039;idée que cette Grande Pyramide ait contenu un modèle prophétique de la chronologie biblique a été maintenue jusqu&#039;en 1928. Cette année-là, [[Joseph Rutherford]] écrit dans &#039;&#039;[[La Tour de Garde]]&#039;&#039; que ce monument avait été construit &amp;quot;sous la direction de [[Satan|Satan le Diable]]&amp;quot;. Le dernière référence favorable à la pyramide figura dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 avril 1928, p. 125, et la première explicitement défavorable figura pour la première fois dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 novembre 1928, p. 341. Pourtant, les &#039;&#039;Études dans les Écritures&#039;&#039; qui comportaient des passages en faveur de l&#039;ancienne doctrine sur le sujet et/ou comportant des publicités en faveur de livres sur l&#039;étude de la pyramide produits par des auteurs extérieurs au mouvement, ont continué à être vendus jusqu&#039;en 1944, faisant ainsi la promotion d&#039;une théorie que le mouvement lui-même qualifiait de &amp;quot;démoniaque&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Gruss|Gurss, 2007]], p. 212&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;évocation de cette doctrine est plutôt rare dans les publications actuelles, et lorsque c&#039;est le cas, celles-ci ne s&#039;attardent pas sur l&#039;importance capitale que cette croyance occupait dans la théologie du mouvement jusqu&#039;en 1928.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dans les écrits de la Watch Tower==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable unsortable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Publication et date&lt;br /&gt;
!Contenu + commentaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#dddddd&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot; colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|À étudier, œuvre de Dieu&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), mai 1881, R224,225&lt;br /&gt;
|La pyramide &amp;quot;semble à tous égards être &amp;lt;u&amp;gt;en parfait accord&amp;lt;/u&amp;gt; avec le plan de Dieu que nous trouvons écrit dans Sa Parole, (...) [elle] corrobore l&#039;Écriture&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Comment un accord si &amp;quot;parfait&amp;quot; peut-il être ensuite dénié? Soit il ne l&#039;était pas tant que ça, et &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; exagère grandement, soit le rejet ultérieur de la pyramide par le mouvement est fautif.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), mars 1885, R737&lt;br /&gt;
|&amp;quot;Si &amp;lt;u&amp;gt;frappants et clairs&amp;lt;/u&amp;gt; sont ses enseignements [ceux de la pyramide] que quelque-uns parmi les astronomes les plus proéminents du monde n&#039;ont pas hésité à la prononcer comme étant d&#039;origine Divine.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; La position sociale élevée dans le &amp;quot;monde&amp;quot; de certaines personnes est soudainement mise en avant comme faisant autorité quand cela peut apporter de l&#039;eau au moulin des théories de la Watch Tower.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, 1891, chapitre 10, &amp;quot;Le Témoignage Divin du témoin et prophète de pierre, la Grande Pyramide d&#039;Égypte&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;MMIL&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;quot;La Grande Pyramide est certainement à tous points de vue, la &amp;lt;u&amp;gt;construction la plus remarquable du monde&amp;lt;/u&amp;gt;, est devenue l&#039;objet d&#039;un &amp;lt;u&amp;gt;intérêt grandissant pour chaque chrétien avancé dans l&#039;étude de la Parole de Dieu&amp;lt;/u&amp;gt;; car elle semble nous donner d&#039;une &amp;lt;u&amp;gt;façon remarquable&amp;lt;/u&amp;gt;, et d&#039;accord avec tous les prophètes, un aperçu du plan de Dieu. (...) Il a été également &amp;lt;u&amp;gt;démontré&amp;lt;/u&amp;gt; qu&#039;à l&#039;inverse de la Grande Pyramide, [les autres pyramides] ne contiennent aucun détail symbolique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;[Elle est] un &amp;lt;u&amp;gt;précieux dépôt de vérités importantes&amp;lt;/u&amp;gt; — scientifiques, historiques et prophétiques — et son témoignage est en &amp;lt;u&amp;gt;parfaite harmonie avec la Bible&amp;lt;/u&amp;gt;. (...) La plupart de ceux qui l&#039;étudient soigneusement, remarquant &amp;lt;u&amp;gt;l&#039;harmonie de son témoignage avec celui de la Parole écrite&amp;lt;/u&amp;gt;, ne peuvent manquer d&#039;avoir le sentiment que la construction de la Grande Pyramide fut &amp;lt;u&amp;gt;projetée et dirigée par la même sagesse divine&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il est remarquable aussi que (...) cette pierre &amp;quot;témoin&amp;quot; ait gardé le silence jusqu&#039;à maintenant (...). Mais les saints, les amis de Dieu auxquels &amp;lt;u&amp;gt;le Père&amp;lt;/u&amp;gt; ne cachera rien, ont le &amp;lt;u&amp;gt;privilège d&#039;entendre ce témoignage actuellement&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;La Grande Pyramide est, croyons-nous, &amp;lt;u&amp;gt;le principal de ces &amp;quot;signes et prodiges&amp;quot; mêmes&amp;lt;/u&amp;gt;. [&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Jérémie 32:20&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;] (...) Les questions et les déclarations que l&#039;Éternel adresse à Job (&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Job 38:3-7&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;) au sujet de la terre, s’éclairent d&#039;une façon remarquable par la Grande Pyramide, que l&#039;on croit être par sa structure et par ses dimensions une représentation de la terre et du Plan de Dieu qui s&#039;y rapporte. (...) Cet antique édifice auquel &amp;lt;u&amp;gt;il est fait allusion à maintes reprises dans les Écritures&amp;lt;/u&amp;gt; nous donne la &amp;lt;u&amp;gt;certitude&amp;lt;/u&amp;gt; que si ce &amp;quot;témoin&amp;quot; de l&#039;Éternel dans le pays d’Égypte est interrogé, il rendra un témoignage tout à l&#039;honneur de Jéhovah et confirmera en tous points sa Parole écrite. Nous avons ainsi voulu présenter ce &amp;quot;témoin&amp;quot;, parce que l’inspiration de son témoignage sera sans doute aussi &amp;lt;u&amp;gt;contestée que celle des Écritures par le prince des ténèbres, le dieu de ce monde, et par ceux qu&#039;il a aveuglés&amp;lt;/u&amp;gt; afin qu&#039;ils ne vissent pas la vérité.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 1er juin 1910, R4621&lt;br /&gt;
|La pyramide est considérée comme le &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Grand Témoin du Seigneur des armées&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 mars 1911, R4790&lt;br /&gt;
|&amp;quot;[Le chapitre sur la pyramide dans &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;] montre que la Pyramide est en &amp;lt;u&amp;gt;exacte harmonie avec la Bible&amp;lt;/u&amp;gt;. En effet, certains, après avoir lui cet ouvrage , ont fait référence à la Grande Pyramide comme étant la &#039;Bible dans la pierre&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;[[Le Mystère Accompli]]&#039;&#039;, 1917, p. 60&lt;br /&gt;
|&amp;quot;Mroton Edgar, auteur de &#039;&#039;Pyramid Passages&#039;&#039;, a trouvé dans la Grande Pyramide d&#039;Égypte des &amp;lt;u&amp;gt;preuves abondantes&amp;lt;/u&amp;gt; de l&#039;exactitude de la chronologie biblique du Pasteur Russell.&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; (anglais), 19 janvier 1921, pp. 232-37&lt;br /&gt;
|[[Joseph Franklin Rutherford]] y relata sa visite à la Grande Pyramide. Reprenant l&#039;historique et les croyances des Étudiants de la Bible de l&#039;époque à ce sujet, il ajouta en ce qui concernait les autres édifices autour de la Grande Pyramide: &amp;quot;Les preuves semblent concluantes que ce Temple, le Sphinx, et la pyramide qui leur est liée par un passage souterrain, ainsi que toutes les pyramides autour, en dehors de la Grande Pyramide, ont été construits sous la direction de Satan dans le but spécifique de détourner l&#039;esprit des gens des leçons enseignées par le &#039;témoin du Seigneur&#039; et de les rendre aveugles aux desseins de Dieu.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juin 1922, p. 187&amp;lt;ref name=&amp;quot;Reed&amp;quot;&amp;gt;Reed, David A. (2000, 7è éd.), &#039;&#039;Index of Watch Tower Errors&#039;&#039;, Barker Books House, Michigan: Grand Rapids, p. 114 (ISBN 978-0-8010-7756-2)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;quot;Dans les passages de la Grande Pyramide de Gizeh, l&#039;accord d&#039;un ou de deux mesures avec la présente chronologie de la vérité pourrait être accidentel, mais la &amp;lt;u&amp;gt;correspondance de douzaines de mesures&amp;lt;/u&amp;gt; prouve que &amp;lt;u&amp;gt;le même Dieu a élaboré à la fois la pyramide et le plan&amp;lt;/u&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Puisque c&#039;est finalement Satan qui, selon la Watch Tower, fut le constructeur de la pyramide, il faut en déduire que la &amp;quot;vérité&amp;quot; que l&#039;organisation transmet provient également du Diable suivant cette citation.  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; (anglais), 14 mars 1923, p. 356&lt;br /&gt;
|&amp;lt;u&amp;gt;Jéhovah&amp;lt;/u&amp;gt; est présenté comme ayant soutenu la construction de la Pyramide. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 mai 1925, p. 148&amp;lt;ref name=&amp;quot;Reed&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
|La Grande Pyramide d&#039;Égypte, se tenant debout comme un &amp;lt;u&amp;gt;témoin silencieux et inanimé du Seigneur&amp;lt;/u&amp;gt;, est un messager; et son témoignage &amp;lt;u&amp;gt;parle avec grande éloquence au sujet du plan divin&amp;lt;/u&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!bgcolor=&amp;quot;#FFFF00&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot; colspan=&amp;quot;2&amp;quot;|À rejeter, œuvre de Satan&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 novembre 1928, p. 344&amp;lt;ref name=&amp;quot;Reed&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;quot;Il est plus raisonnable de conclure que la Grande Pyramide de Gizeh, aussi bien que les autres pyramides (...) ont été construites (...) &amp;lt;u&amp;gt;sous la direction de Satan le Diable&amp;lt;/u&amp;gt;. (...) [À propos de] ceux qui se sont &amp;lt;u&amp;gt;dévoués eux-mêmes à la pyramide&amp;lt;/u&amp;gt;, (...) &amp;lt;u&amp;gt;leur esprit est détourné de Jéhovah et de sa Parole&amp;lt;/u&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Donc, durant toute sa vie, Russell était &amp;quot;détourné de Jéhovah et de sa Parole&amp;quot; puisqu&#039;il cherchait des calculs prophétiques dans la pyramide. Comment pouvait-il avoir l&#039;approbation de Dieu?  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Plusieurs publications entre 1935 et 1956&lt;br /&gt;
|Le fait de croire dans la pyramide est présenté comme &amp;quot;une absurdité, et même &amp;lt;u&amp;gt;pire qu&#039;une absurdité&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot;,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; (anglais), 13 mars 1935, p. 355, cité par [[#Gruss|Gruss, 2007]], p. 212&amp;lt;/ref&amp;gt; une &amp;quot;complication&amp;quot; supprimée des voies du peuple de Dieu,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; (anglais), 10 avril 1935, p. 445, cité par [[#Gruss|Gruss, 2007]], p. 212&amp;lt;/ref&amp;gt; une &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;illusion&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot;,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 1er mai 1935, p. 142, cité par [[#Gruss|Gruss, 2007]], p. 212&amp;lt;/ref&amp;gt; une &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;philosophie humaine&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot;,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 mai 1936, p. 153, cité par [[#Gruss|Gruss, 2007]], p. 212&amp;lt;/ref&amp;gt; un &amp;quot;monument de &amp;lt;u&amp;gt;démonisme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot; glorifiant des croyances non bibliques,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 novembre 1955, p. 697, cité par [[#Gruss|Gruss, 2007]], p. 212&amp;lt;/ref&amp;gt; une &amp;quot;manifestation de la &amp;lt;u&amp;gt;religion du Diable&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 mai 1956, p. 300, cité par [[#Gruss|Gruss, 2007]], p. 212&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Alors que les faits relatifs à la pyramide étaient sensiblement les mêmes que ceux de l&#039;époque de Russell, Rutherford exprime désormais tout le contraire, dans des propos dénonciateurs aussi durs qu&#039;ils étaient élogieux et catégoriques avant 1928. Ainsi, on peut constater combien il est très facile pour Rutherford, alors président de la Watch Tower, d&#039;abandonner une doctrine qui fut en vigueur pendant près de cinq décennies. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;[[Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu]]&#039;&#039;, 1993, p. 201&lt;br /&gt;
|&amp;quot;Pendant 35 ans, le pasteur Russell a pensé que la Grande Pyramide de Guizèh était un témoin de pierre pour Dieu, qui corroborait les périodes bibliques (És. 19:19). Mais les Témoins de Jéhovah ont renoncé à l&#039;idée qu&#039;une pyramide égyptienne ait quelque chose à voir avec le vrai culte.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Une seule petite phrase aussi brève dans un livre apologétique peut-elle réellement faire prendre conscience au Témoin actuel de l&#039;importance que revêtait cet enseignement à l&#039;époque, et donc de l&#039;ampleur de l&#039;erreur des enseignements du passé? De surcroît, même si la citation ne mentionne que Russell, Rutherford a enseigné la même doctrine pendant 12 années de plus.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er janvier 2000, p. 10, § 16,17&lt;br /&gt;
|Dans [l&#039;un des livres de Russell], &amp;quot;il y avait une carte qui établissait un parallèle entre les âges de l&#039;histoire humaine et la grande pyramide d&#039;Égypte. À l’époque, &amp;lt;u&amp;gt;on&amp;lt;/u&amp;gt; pensait que ce mémorial du pharaon Khoufou (Kheops) correspondait à la colonne mentionnée en Isaïe 19:19, 20 (...) Selon la compréhension qu&#039;&amp;lt;u&amp;gt;on&amp;lt;/u&amp;gt; avait alors, &amp;lt;u&amp;gt;on croyait&amp;lt;/u&amp;gt; par exemple que la longueur de certaines galeries de la grande pyramide indiquait le moment où commencerait la &amp;quot;grande tribulation&amp;quot; de Matthieu 24:21. &amp;lt;u&amp;gt;Des Étudiants de la Bible&amp;lt;/u&amp;gt; se sont mis en tête de mesurer différents éléments de la pyramide dans le but d’en déduire certains renseignements. Pendant plusieurs dizaines d&#039;années, &amp;lt;u&amp;gt;on&amp;lt;/u&amp;gt; a accordé un grand crédit à cette &#039;Bible de pierre&#039;, jusqu&#039;à ce que les numéros des 15 novembre et 1er décembre 1928 de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (édition anglaise) expliquent noir sur blanc que Jéhovah n&#039;a pas besoin d&#039;un monument construit par des pharaons païens (...). &amp;lt;u&amp;gt;On&amp;lt;/u&amp;gt; a alors fait de la prophétie d&#039;Isaïe une application d&#039;ordre spirituel.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; On remarque que cet enseignement est présenté non comme une simple croyance, alors que c&#039;était à l&#039;époque une certitude présentée comme une vérité indiscutable, soi-disant corroborée par tous les faits et présentée à de maintes reprises dans les publications. De plus, on peut relever l&#039;utilisation de pronoms et adjectifs indéfinis (&amp;quot;on&amp;quot;, &amp;quot;des&amp;quot;), alors que les personnes qui faisaient la promotion de cet enseignement au sein du mouvement étaient en réalité les deux premiers présidents (Russell, toute sa vie, et Rutherford jusqu&#039;en 1928).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, on peut noter que, loin de s&#039;excuser pour les erreurs du passé, le mouvement fait paraître ce compte-rendu sous le sous-titre &amp;quot;Une purification progressive&amp;quot; et fait suivre ces deux paragraphes du commentaire suivant: &amp;quot;Au fil des années, Jéhovah continue d&#039;affiner notre intelligence de la vérité, notamment dans le domaine prophétique&amp;quot;. Autrement dit, cette reconnaissance d&#039;une ancienne doctrine erronée est exprimée ici uniquement parce qu&#039;elle est s&#039;inscrit dans une volonté de justifier le dogme de l&#039;organisation concernant une compréhension progressive de la Bible (&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Proverbes 4:18&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; est d&#039;ailleurs cité juste après). Il ne s&#039;agit donc pas d&#039;un aveu, mais d&#039;un rapport qui, bien au contraire, est censé prouver que le mouvement bénéficie d&#039;un accroissement de vérité au fil du temps, et donc de la faveur divine.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ressources sur le sujet==&lt;br /&gt;
{{Refbegin}}&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Gruss, Edmond C. (2007, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[Jehovah&#039;s Witnesses: Their Claims, Doctrinal Changes and Prophetic Speculation. What Does the Record Show?]]&#039;&#039;, Xulon Press, pp. 209-14 (ISBN 1-931232-30-X)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{Plume}} Russell, Charles T. (1891), &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039;, Watch Tower, chapitre &amp;quot;[http://ctrussell.fr/pyramide.htm Le Témoignage Divin du témoin et prophète de pierre, la Grande Pyramide d&#039;Égypte]&amp;quot;, ctrussell.fr&lt;br /&gt;
* Edgar (John et Morton), [http://pyramide.bible.free.fr/7_brochure_gp_2.htm &#039;&#039;Les Passages de la Grande Pyramide&#039;&#039;], pyramide.bible.free.fr — extraits&lt;br /&gt;
* {{web}} &amp;quot;[http://ctr.reslight.net/?p=48 Russell and the Great Pyramid]&amp;quot;, ctr.reslight.net&lt;br /&gt;
* {{web}} &amp;quot;[http://gp.reslight.net/ The Great Pyramid and the Bible]&amp;quot;, gp.reslight.net — collection de liens vidéos, livres et documents&lt;br /&gt;
{{Refend}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
{{Reflist}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prophéties]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Changements doctrinaux]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Théologie de Russell]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Charles_Taze_Russell&amp;diff=24326</id>
		<title>Charles Taze Russell</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Charles_Taze_Russell&amp;diff=24326"/>
		<updated>2026-07-21T21:19:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Enfance, adolescence et mariage */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Biographie&lt;br /&gt;
| nom        = Charles Taze Russell&lt;br /&gt;
| image       = Charles Taze Russell sharp.jpg&lt;br /&gt;
| légende     = Charles Russell en 1911&lt;br /&gt;
| date de naissance  = 16 février 1852&lt;br /&gt;
| lieu de naissance = Allegheny, Pennsylvania&lt;br /&gt;
| date de décès = 31 octobre 1916&lt;br /&gt;
| lieu de décès = Pampa, Texas&lt;br /&gt;
| nationalité = [[Fichier:Etats-Unis.jpg|30px]] Américaine&lt;br /&gt;
| occupation  = prédicateur religieux, écrivain&lt;br /&gt;
| connu pour  = fondateur de la [[Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania]] et du mouvement des Étudiants de la Bible&lt;br /&gt;
| titre = pasteur&lt;br /&gt;
| influences = [[Nelson Barbour]], [[John Paton]], Georges Stetson, [[George Storrs]]&lt;br /&gt;
| parents= Joseph Lytel Russell&amp;lt;br&amp;gt;Ann Eliza Birney&lt;br /&gt;
| conjoint = [[Maria Russell]]&lt;br /&gt;
| frères et sœurs = Thomas, Margaret, Lucinda, Joseph&lt;br /&gt;
| œuvres célèbres = Série des &#039;&#039;[[Études dans les Écritures]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| procès célèbres =  [[séparation légale des époux Russell|Russell v. Russell]] &amp;lt;small&amp;gt;(séparation légale)&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;br/&amp;gt; [[Blé miraculeux|Russell v. &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039;]] &amp;lt;small&amp;gt;(affaire du blé miraculeux)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Charles Taze Russell&#039;&#039;&#039; (16 février 1852 - 31 octobre 1916), également connu comme le &#039;&#039;&#039;pasteur Russell&#039;&#039;&#039;, était un célèbre ministre restaurationniste de Pittsburgh, en Pennsylvanie, qui vécut au début du 20ème. Il fonda ce qui est connu comme le mouvement des Étudiants de la Bible,&amp;lt;ref&amp;gt;Parkinson, James (1975) (anglais), &#039;&#039;The Bible Student Movement in the Days of CT Russell&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt; à partir duquel les Témoins de Jéhovah et de nombreux groupes indépendants émergèrent après sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de juillet 1879, il commença à publier une revue mensuelle à caractère religieux intitulée &#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower and Herald of Christ&#039;s Presence&#039;&#039;. La revue est désormais publiée deux fois par mois sous le nom de &#039;&#039;[[La Tour de Garde|La Tour de Garde annonçant le Royaume de Jéhovah]]&#039;&#039;. En 1881, il co-fonda la [[Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania|Zion&#039;s Watch Tower Tract Society]] et la société fut officiellement enregistrée en 1884, avec Russell comme président — jusqu&#039;à cette date, ce fut [[William Conley]] qui fut le président. Russell écrivit de nombreux articles, livres, tracts, brochures et prononça de nombreux sermons, totalisant environ 50 000 pages imprimées. De 1886 à 1904, il publia une série de six volumes d&#039;étude biblique intitulée à l&#039;origine &#039;&#039;Millennial Dawn&#039;&#039;, ultérieurement rebaptisée &#039;&#039;Études dans les Écritures&#039;&#039;, près de 20 millions d&#039;exemplaires furent imprimés et distribués dans le monde entier en plusieurs langues au cours de sa vie&amp;lt;ref&amp;gt;Penton, 1997, pp. 13–46&amp;lt;/ref&amp;gt; (un septième volume fut rédigé par deux de ses proches collaborateurs, et publié par [[Joseph Rutherford]] en 1917). La Société Watch Tower déclare officiellement qu&#039;elle cessa la publication des écrits de Russell en 1927,&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1973) (anglais), &#039;&#039;God&#039;s Kingdom of a Thousand Years Has Approached&#039;&#039;, p. 347&amp;lt;/ref&amp;gt; bien que ses livres ont continué à être publiés par plusieurs groupes qui sont devenus indépendants depuis lors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell était un personnage charismatique, mais officiellement il ne revendiqua aucune révélation particulière ou vision pour ses enseignements, bien qu&#039;il considéra qu&#039;il valait mieux, quitte à choisir, lire ses écrits à lui, plutôt que la Bible elle-même. Il déclara qu&#039;il n&#039;avait pas cherché à trouver une nouvelle dénomination, mais avait simplement voulu rassembler ceux qui étaient à la recherche de la vérité de la Parole de Dieu &amp;quot;au cours de cette période de moisson&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Russell, Charles T. (1895) (anglais), &#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039;, 15 septembre 1895, p. 216:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Beware of &amp;quot;organization.&amp;quot; It is wholly unnecessary. The Bible rules will be the only rules you will need. Do not seek to bind others&#039; consciences, and do not permit others to bind yours.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Russell, Charles T. (1897) (anglais), &#039;&#039;The Battle of Armageddon&#039;&#039;, pp. 157–59&amp;lt;/ref&amp;gt; Il écrivit que le &amp;quot;clair déroulement de la vérité&amp;quot; au sein de ses enseignements était dû au &amp;quot;simple fait que le temps convenable de Dieu était venu&amp;quot;, ajoutant: &amp;quot;Si je ne parle pas, et si aucun autre agent ne pouvait être trouvé, les pierres crieraient&amp;quot;, et se vit lui-même comme le &amp;quot;porte-parole de Dieu&amp;quot; et un ambassadeur du Christ.&amp;lt;ref&amp;gt;Russell, Charles T. (1906) (anglais), &#039;&#039;[http://www.pastor-russell.com/legacy/zwt15july06.html Zion&#039;s Watch Tower]&#039;&#039;, 15 juillet 1906, p. 229&amp;lt;/ref&amp;gt; Plus tard dans sa carrière, il accepta sans protester que de nombreux Étudiants de la Bible le considéraient comme le &amp;quot;[[esclave fidèle et avisé|serviteur fidèle et prudent]]&amp;quot; de Matthieu 24:45 et, après sa mort, fut décrit dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; comme ayant été nommé &amp;quot;gouverneur de tous les biens du Seigneur&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 1er mars 1923, pp. 68,71&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la mort de Russell, une crise de succession survint autour du nouveau président de la Société, [[Joseph Franklin Rutherford]], ce qui aboutit à de nombreux schisme à l&#039;échelle internationale. Près des trois quarts des quelques 50 000 Étudiants de la Bible qui avait été jusque associés à la Watch Tower en 1917 partirent vers 1931,&amp;lt;ref&amp;gt;Schnell, William J. (1956) (anglais), &#039;&#039;Thirty Years a Watchtower Slave&#039;&#039;,  Baker: Grand Rapids; cité par Rogerson, 1969, p. 52. Rogerson note qu&#039;on ne sait pas exactement combien de fidèles sont partis alors. Joseph Rutherford écrivit en 1934 que &amp;quot;de la grande multitude qui quitta le monde pour suivre Jésus Christ, un petit nombre seulement est maintenant dans l&#039;organisation de Dieu&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Chicago Daily Tribune&#039;&#039;, 30 octobre 1949, p. 18: &amp;quot;Pastor Russell died In 1916. In the 33 years since, the methods of this sect have deviated completely from those of Pastor Russell and his manner of teaching.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; ce qui engendra la formation de plusieurs groupes qui conservèrent le nom d&#039;Étudiants de la Bible, avec quelques variations. Ceux qui restèrent associés à la Société Watch Tower adoptèrent le nom de Témoins de Jéhovah en 1931, tandis que ceux qui ont rompu leurs relations avec elle formèrent des groupes tels que l&#039;[[Institut Biblique Pastoral]] en 1918, le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque en 1919, et l&#039;Association des Étudiants de la Bible de l&#039;Aurore en 1929.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Enfance, adolescence et mariage==&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillés [[Jeunesse de Russell]], [[Famille de Russell]] et [[Maria Russell]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Russell et son frere.jpg|thumb|150px|left|&amp;lt;small&amp;gt;Charles Taze Russell (à gauche) et son frère, tiré du numéro spécial de &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; de 1912&amp;lt;/small&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né le 16 février 1852 à Allegheny, Pennsylvania, Charles était le second fils d&#039;une fratrie de cinq enfants. Son père était Joseph Lytel (prononcer /ˈlɪtəl/) Russell (décédé le 17 décembre 1897) et Ann Eliza Birney Russell (décédée le 25 janvier 1861), famille d&#039;émigrés écossais-irlandais.&amp;lt;ref&amp;gt;Part 1—Early Voices (1870–1878)&amp;quot;, &#039;&#039;The Watchtower&#039;&#039;: 7, 1er janvier 1955: &amp;quot;Both parents were Presbyterians of Scottish-Irish lineage.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Sa mère décéda alors qu&#039;il avait neuf ans. Seuls sa sœur et lui-même dépassèrent l&#039;âge adulte.&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1959) (anglais), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins&#039;&#039;, p. 17&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Russell vécut à Philadelphie, et à Allegheny, avant de s&#039;installer à Pittsburgh, où ils sont devenus membres de l&#039;Église presbytérienne; toutefois, vers l&#039;âge de 13 ans, Charles rejoignit l&#039;Église congrégationnaliste en raison de &amp;quot;ses vues plus libérales&amp;quot; selon la littérature jéhoviste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l&#039;âge de 11 ans, Charles se serait associé à son père dans les affaires en rédigeant lui-même son contrat.&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1993), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu&#039;&#039;, p. 42&amp;lt;/ref&amp;gt; À 12 ans, son père l&#039;aurait trouvé entrain de lire la Bible et d&#039;étudier une concordance. À 15 ans, les affaires des Russell aurait été florissantes au point qu&#039;ils possédaient une chaîne de magasin de vêtements pour homme dans les environs de Pittsburgh.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l&#039;âge de seize ans, une discussion avec un ami d&#039;enfance sur les défauts perçus dans le christianisme, notamment ce qu&#039;il percevait comme étant des contradictions dans les croyances, ainsi que des traditions médiévales, conduisit Charles à remettre en cause sa foi. Il commença alors à s&#039;intéresser à d&#039;autres points de vue et philosophies religieuses, y compris le confucianisme, le bouddhisme, le taoïsme, l&#039;hindouisme, mais conclut qu&#039;elles n&#039;avaient pas fourni les réponses qu&#039;il cherchait.&amp;lt;ref&amp;gt;Parkinson, 1975, p. A–1&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rapidement, Russell s&#039;engagea dans le mouvement second adventiste. En effet en 1869, il assista à une assemblée adventiste de Allegheny, dirigée par [[Jonas Wendell]]. Celui-ci exposa sa conviction que 1874 serait la date de la seconde venue du Christ, une conclusion qui Russell considéra comme logique et bien motivé. Plus tard, il déclara que cela avait ravivé sa foi.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039;, 1er juin 1916 p. 170&amp;lt;/ref&amp;gt; De 1869 à 1873, son père et lui-même écrivirent régulièrement dans le journal adventiste &#039;&#039;&amp;quot;The Advent Christian Time&amp;quot;&#039;&#039; pour leur poser des questions, démontrant qu&#039;il en est un lecteur assidu (3/28/1871 p. 244, 4/1/1871 p. 260,4/18/1871 p. 268,6/6/1871 p. 324,7/25/1871 p. 372,2/25/1873,6/24/1873).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la même époque, grâce [[George Stetson]] qui fut pasteur de la communauté adventiste (1871-1873), il entra en contact avec les idées de [[George Storrs]] et sa revue &#039;&#039;Herald of Life&#039;&#039;, idées qui différaient sur le déroulement de la fin du monde. Enfin en [[1874]] d&#039;après sa sœur, il se fit baptiser par [[George Storrs]] qui n&#039;étant pas membre de l&#039;Advent Christian Church, mais plutôt un second adventiste indépendant de la première heure, ce qui permit à Russell de prétendre qu&#039;il n&#039;a jamais été techniquement un adventiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 13 mars 1879, Russell épousa [[Maria Frances Ackley]] (1850-1938) après des fréquentations de quelques mois. À la suite de désaccords conjugaux et familiaux, ils se séparèrent légalement en 1897.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ministère==&lt;br /&gt;
À partir de 1870 jusqu&#039;en 1875, la famille Russell ainsi que d&#039;autres, entreprit ce que les publications de la Watch Tower considérèrent comme une étude analytique de la Bible et des origines de la doctrine, de la croyance, et de la tradition chrétienne. Le groupe, grandement influencé par les ministres adventistes &amp;quot;millérites&amp;quot; Georges Storrs et George Stetson, en vint à croire qu&#039;il avait trouvé des erreurs significatives dans la croyance chrétienne commune, notamment la croyance dans l&#039;enfer de feu et l&#039;immortalité de l&#039;âme.&amp;lt;ref&amp;gt;Penton, 1997, pp. 14-17&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Rogerson, 1969, p. 6&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Wills, 2006, p. 4&amp;lt;/ref&amp;gt; En raison de ces études, la famille Russell pensa qu&#039;elle avait acquis une meilleure compréhension du véritable christianisme, et fut re-baptisée en 1874.&amp;lt;ref&amp;gt;1907 Convention Report, pp. 12,13&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1916) (anglais), &#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039;, 1er juin 1916, pp. 170–75&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Influences et débuts===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Nelson Barbour]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 1875, Nelson Barbour envoya un exemplaire de &#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039; à Russell, alors en voyage d&#039;affaires. Ce dernier contacta Barbour afin de convenir d&#039;une rencontre. Une première réponse fut la visite de [[John Henry Paton]] à Allegheny en mars 1876. Russell s&#039;arrangea pour rencontrer Barbour à Philadelphie afin de comparer leur vision respectives des Écritures; à cette fin, il lui paya le voyage jusqu&#039;à lui. Il parraina aussi un discours prononcé par Barbour dans le Hall Saint-Georges, à Philadelphie, en août 1876, et assista à d&#039;autres conférences qu&#039;il pronoçait.&amp;lt;ref&amp;gt;Schulz and de Vienne (2009) (anglais), &#039;&#039;Nelson Barbour: The Millennium&#039;s Forgotten Prophet&#039;&#039;, Fluttering Wings Press via Lulu.com, pp. 118–24&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barbour présenta certains points de vue nouveaux qui, selon Russell, le convainquirent, notamment le fait que les chrétiens qui étaient endormis dans la mort seraient relevés en avril 1878,&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039; (anglais), juillet 1878, p. 5&amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que ses explications sur la chronologie prophétique et biblique, sur le temps de la Moisson et sur la venue du Christ en 1874; Russell, quant à lui, informa Barbour sur la manière du retour du Christ et la [[rançon]]. Russell se senti poussé à consacrer sa vie à ce qu&#039;il croyait maintenant les deux dernières années avant le retour du Christ. Il vendit les cinq magasins de vêtements qu&#039;il possédait pour environ 300 000 $ (7 millions de dollars américains en 2010). Un texte que Russell avait écrit en 1874, &#039;&#039;The Object and Manner of our Lord&#039;s Return&#039;&#039;, fut également publié la même année.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, p. 230&amp;lt;/ref&amp;gt; La volonté de Russell de mener une renouveau chrétien fut mise en évidence par son invitation à deux réunions séparées adressées à chaque dirigeant religieux de Pittsburgh. Les idées de Russell, en particulier son insistance sur l&#039;imminence du ravissement des saints, furent rejetées à chaque fois.&amp;lt;ref&amp;gt;Parkinson, 1975, pp. A–2&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1959) (anglais), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins&#039;&#039;, pp. 18,19&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La revue de Barbour, alors en perte de vitesse suite à la déception de 1874, fut renflouée par Russell. De plus, ce dernier finança le livre de Barbour qu&#039;il co-signa &#039;&#039;[[The Three Worlds]]&#039;&#039;, et qui fut publié en 1877.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Séparation d&#039;avec Barbour===&lt;br /&gt;
Lorsque qu&#039;arrive l&#039;année 1878, l&#039;échec de l&#039;enlèvement des saints fut une cause de grande déception pour Barbour et Russell, ainsi que leurs associés et leurs lecteurs. Selon l&#039;un des associés de Russell, [[Alexander Hugh Macmillan]]:&amp;lt;ref&amp;gt;Macmillan, Alexander H. (1957) (anglais), &#039;&#039;Faith on the March&#039;&#039;, p. 27&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: « Tout en parlant avec Russell au sujet des événements de 1878, je lui ai dit que les documents de Pittsburgh avait signalé qu&#039;il était sur le pont de la Sixth Street vêtu d&#039;une robe blanche dans la nuit du Mémorial de la mort du Christ, s&#039;attendant à être enlevé au ciel avec beaucoup d&#039;autres . Je lui ai demandé: &amp;quot;Est-ce exact?&amp;quot;, Russell rit de bon cœur et dit: &amp;quot;J&#039;étais dans mon lit cette nuit entre 22:30 -23:00. Cependant, quelques-uns des plus radicaux pouvaient avoir été là, mais je n&#039;y étais pas. Je ne m&#039;attends à être enlevé au ciel ce moment-là, car je me sentais qu&#039;il y avait beaucoup de travail à faire pour prêcher le message du Royaume pour les peuples de la terre avant que l&#039;église ne soit enlevée. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confus par cette erreur de calcul, Russell réexamina la doctrine afin de voir s&#039;il pouvait déterminer si elle avait des origines bibliques ou était tout simplement le fruit de la tradition chrétienne. Il commencer à enseigner dans les pages du &#039;&#039;Herald&#039;&#039; qu&#039;ils avaient attendu &amp;quot;la mauvaise chose au bon moment&amp;quot; et qu&#039;à partir de cette date, chaque saint qui mourrait sur terre était directement ressuscité au ciel. De son côté, Barbour reconnut son erreur, admettant avoir entretenu dans la tête de ses lecteurs &amp;quot;une fausse espérance&amp;quot;; il rejeta les explications de Russell et se rétracta sur certains des points de vue qu&#039;il avait déjà partagés avec lui, notamment le recours à la chronologie prophétique. Entre le début de 1878 à la mi-1879, les deux hommes, ainsi que John Paton, se lancèrent dans des débats qui parurent dans les numéros successifs de la revue  &#039;&#039;Herald&#039;&#039;. Leurs désaccords se transforma en un débat sur la rançon de Christ, ce qui entraîna une scission entre les deux. Russell retira son soutien financier et commença son propre journal, &#039;&#039;[[La Tour de Garde|Zion&#039;s Watch Tower and Herald of Christ&#039;s Presence]]&#039;&#039;, dont le premier numéro fut publié en juillet 1879. Barbour forma The Church of the Strangers la même année, et continua à publier &#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;Message to &#039;&#039;Herald of the Morning&#039;&#039; subscribers, &#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039; (anglais), 1er juillet 1879, supplément&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039; (anglais), 1er juin 1916, p. 171&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Fondation de la Société Watch Tower===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Fondation de la Société Watch Tower]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
En 1881, Russell fonda la Zion&#039;s Watch Tower Tract Society, avec [[William Henry Conley]] en tant que président et lui-même en tant que secrétaire-trésorier, dans le but de diffuser des tracts et des traités doctrinaux et des Bibles. Tous les matériaux étaient imprimés et reliés par une société privée de Russell, la Tower Publishing Company,&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1975) (anglais), &#039;&#039;Annuaire des Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 42&amp;lt;/ref&amp;gt; puis distribués par des &amp;quot;colporteurs&amp;quot; (personnes qui voyageaient afin de vendre les bibles, des tracts religieux, etc.). La Société fut officiellement enregistrée en 1884, avec Russell en tant que président, et en 1886 son nom fut changé pour celui de Watch Tower Bible and Tract Society. En 1908, lors de sa [[Séparation légale des époux Russell|séparation légale d&#039;avec son épouse]], Russell transféra le siège de la Société Watch Tower à son emplacement actuel à Brooklyn, New York.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Activités éditoriales==&lt;br /&gt;
[[Image:Ctr.jpg|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Évangélisation par les journaux===&lt;br /&gt;
Avec la formation de la Société Watch Tower, le ministère de Russell s&#039;intensifia. Son groupe d&#039;étude biblique s&#039;éleva à plusieurs centaines de membres locaux, avec des adeptes dans toute la Nouvelle-Angleterre, les Virginie, l&#039;Ohio, et ailleurs, qui chaque année réélirent le &amp;quot;pasteur&amp;quot;, et se référèrent à lui comme le &amp;quot;pasteur Russell&amp;quot;. Les &#039;&#039;ecclesias&#039;&#039; qui finirent par se former dans d&#039;autres nations suivirent cette tradition.&amp;lt;ref name=&amp;quot;LDPDA,6&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Le Divin Plan des Âges&#039;&#039; (anglais), 1918, p. 6&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1903, suite à son [[Débat Russell-Eaton|débat avec le révérend Eaton]], la &#039;&#039;Gazette&#039;&#039; de Pittsburgh qui avait publié le texte intégral de ce débat, proposa à Russell de publier ses sermons si les fidèles de son mouvement s&#039;abonnaient à la revue. En 1904 la &#039;&#039;Gazette&#039;&#039; fut remplacée par le &#039;&#039;Pittsburgh Dispatch&#039;&#039;. En 1905, trois journaux publièrent ses sermons, en 1906 cinq puis en 1907, le nombre passe à huit. Russell voyait dans ce moyen l&#039;opportunité de toucher un large public qui ne lisait pas de revues religieuses; en 1909, il passa un contrat avec un syndicat de journaux, durant cette année une centaine de journaux publient ses sermons, au moins de septembre le nombre passa à 300 puis à 400 en décembre. En 1910, plus de 1 000 journaux publient ses sermons. Le point culminant fut atteint en 1913 avec plus de 2024 journaux qui publiaient ses sermons aux USA, au Royaume-Uni, au Canada, en Afrique du Sud et en Australie. Le lectorat estimé finit par atteindre quelque 15 millions aux États-Unis et au Canada.&amp;lt;ref name=&amp;quot;LDPDA,6&amp;quot;/&amp;gt; À partir de cette date, le nombre de journaux déclina car Russell s&#039;occupait alors du &#039;&#039;[[Photo-Drame de la Création]]&#039;&#039; et la Société Watch Tower subit une crise financière en 1915.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du fait de sa critique des religions, Russell fut à son tour sévèrement critiqué et souvent considéré comme hérétique.&amp;lt;ref&amp;gt;Haldeman, I.M. (1913) (anglais), &#039;&#039;Millennial Dawnism: The Annihilation of Jesus Christ&#039;&#039;; Burridge, J.H. (anglais), &#039;&#039;&amp;quot;Pastor&amp;quot; Russell&#039;s Position and Credentials&#039;&#039;; Ross, J.J. (1912) (anglais), &#039;&#039;Some Facts about the self-styled &amp;quot;Pastor&amp;quot; Charles Taze Russell&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Études dans les Écritures&#039;&#039;===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Études dans les Écritures]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Russell publia et distribua &#039;&#039;Food for Thinking Christians&#039;&#039; en 1881, suivi la même année de &#039;&#039;The Tabernacle and its Teachings and Tabernacle Shadows of the Better Sacrifices&#039;&#039;. En 1886, il commença à publier ce qui était destiné à être une série de sept volumes. Ceux-ci furent collectivement appelés &#039;&#039;Millennial Dawn&#039;&#039;, puis rebaptisés plus tard &#039;&#039;Études dans les Écritures&#039;&#039; afin de préciser qu&#039;il ne s&#039;agissait pas de romans. Russell publia six volumes de la série:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Le Plan des Âges&#039;&#039;, plus tard retitré &#039;&#039;Le Divin Plan des Âges&#039;&#039; (1886)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Le Temps est Proche&#039;&#039; (1889)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Que ton Royaume vienne&#039;&#039; (1891)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Le Jour de Vengeance&#039;&#039;, plus tard retitré &#039;&#039;La Bataille d&#039;Armagueddon&#039;&#039; (1897)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Réconciliation entre Dieu et les hommes&#039;&#039; (1899)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;La Nouvelle Création&#039;&#039; (1904)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le septième volume fut édité après la mort de Russell. Publié en 1917, il se nommait &#039;&#039;[[Le Mystère Accompli]]&#039;&#039; et contenait une interprétation de l&#039;Apocalypse, d&#039;Ézéchiel et du Cantique des Cantiques. Une controverse se leva immédiatement tant autour de sa publication que de son contenu, et il devint vite su que la plupart des contenus furent rédigés et compilés par deux des associés de Russell, [[Clayton Woodworth]] et [[George Fisher]], et édité par Joseph Rutherford, d&#039;ici là, le futur président de la Société Watch Tower.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Photo-Drame de la Création&#039;&#039;===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Photo-Drame de la Création]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1910, Russell eut l&#039;idée de lancer un film racontant l&#039;histoire de la Bible de la Création au règne millénaire du Christ. Cela donna une production d&#039;une durée de huit heures composée de clichés fixes, entrecoupés de morceaux de film muet animés, sonorisés par des disques passés sur phonographe. En 1914, six jeux de ce qui fut appelé le &#039;&#039;Photo-Drame de la Création&#039;&#039; furent prêts et diffusés respectivement à New-York, Cincinnati, Cleveland, Saint-Louis, Toledo et Boston. En juin de la même année, la diffusion commença au Royaume-Uni. Un livre du même nom a également fut publié. Pour des raisons financières, une version plus courte fut développée, appelée &#039;&#039;Eureka Drama N° Y&#039;&#039; pour les &#039;&#039;[[ecclesias]]&#039;&#039;, ne contenant que des clichés fixes projetés par une double lanterne magique et 96 disques passés sur phonographe. Il en coûta à chaque &#039;&#039;ecclesia&#039;&#039; 262,50 dollars pour l&#039;obtenir. Le coût total du &#039;&#039;Photo-Drame&#039;&#039; fut estimé à environ 300 000 $ américains (6 560 000 $ actuels).&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Society Uses Many Means to Expand Preaching&amp;quot;, &#039;&#039;Centennial of the Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania 1884–1984&#039;&#039;, p. 24:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;The Photo-Drama presented the explanation of Bible truth from the time of creation, the fall into sin, the promises of God to redeem man and His dealings through history until the millennial restitution. It is believed to have been viewed by more than 9,000,000 people throughout North America and Europe, as well as many others in places around the world. It took two years and $300,000 to complete the project, many of the scenes being hand colored. Yet admission was free and no collections were taken.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1975) (anglais), &#039;&#039;Annuaire des Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 59&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 1er mars 1955, p. 143, article &amp;quot;The Warning Work (1909–1914)&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Théologie et enseignements==&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Développement des doctrines]] et [[Chronologie des changements doctrinaux]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à son examen analytique de la Bible, Russell et d&#039;autres Étudiants de la Bible en sont venus à croire que les croyances et traditions chrétiennes constituaient des erreurs nocives, croyant qu&#039;ils avaient rétabli le christianisme dans sa pureté originelle. Ces conclusions furent considérées comme des hérésie par les dirigeants des Églises ainsi que des érudits de l&#039;époque. Bon nombre des doctrines qu&#039;il enseigna sont aujourd&#039;hui abandonnées par les Témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Russell était d&#039;accord avec d&#039;autres groupes religieux sur plusieurs points, notamment la primauté de la Bible et la justification par la foi seule, mais pensa que des erreurs avaient été introduites dans l&#039;interprétation. Russell épousa les vues doctrinales d&#039;autres groupes du XIXè siècle, dont les Millérites, sur le concept d&#039;une grande apostasie qui aurait commencé au Ier siècle après JC et sur la croyance en la Seconde Venue imminente du Christ, et Armageddon. Quelques-uns des domaines dans lesquels ses interprétations scripturaires diffèrent de celles des catholiques, et de nombreux protestants, sont les suivants:&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Enfer&#039;&#039;&#039;. Russell affirma qu&#039;il y avait une résurrection céleste pour 144 000 justes ainsi que pour une &amp;quot;grande foule&amp;quot;, mais estimait que le reste de l&#039;humanité qui dormait dans la mort attendait une résurrection terrestre.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Trinité&#039;&#039;&#039;. Russell croyait en la divinité du Christ, mais différait de l&#039;orthodoxie sur ce point. Il enseigna aussi que le Saint-Esprit n&#039;était pas une personne, mais la manifestation de la puissance de Dieu (ces points de vue n&#039;étaient pas ceux qu&#039;ils enseignaient au départ).&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Seconde venue du Christ&#039;&#039;&#039;. Russell croyait que le Christ était revenu invisiblement en 1874, et qu&#039;il avait obtenu le pouvoir depuis les cieux depuis cette date. Il prédit qu&#039;une période connue comme étant le &amp;quot;Temps des Gentils&amp;quot; prendrait fin en 1914, et que le Christ prendrait alors le pouvoir sur les affaires terrestres. Il interpréta le déclenchement de la Première Guerre mondiale comme étant le début d&#039;Armageddon, qu&#039;il considérait être à la fois comme une détérioration progressive de la société civilisée, et une attaque multinationale contre l&#039;Israël restauré accompagnée d&#039;une anarchie dans le monde entier.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Pyramidologie&#039;&#039;&#039;. Russell adopta des points de vue qui étaient précédemment enseignées par des écrivains chrétiens tels que John Taylor, Charles Piazzi Smyth et Joseph Seiss, croyant que la [[Grande Pyramide de Gizeh]] avait été construite par les Hébreux (associés aux &#039;&#039;Hyksos&#039;&#039;) sous la direction de Dieu, afin d&#039;être comprise de nos jours seulement. Il s&#039;appropria la phrase de Seiss comme quoi le monument était en fait &amp;quot;la Bible dans la pierre&amp;quot;. Il croyait que certains textes bibliques, dont &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Isaïe 19:19,20&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; et d&#039;autres, avait prophétisé une compréhension future de la Grande Pyramide et adopta l&#039;avis que les différents passages ascendants et descendants représentaient la chute de l&#039;homme, la mise à disposition de la loi mosaïque, la mort du Christ, la joie des saints dans le ciel, etc. Les calculs furent effectués en utilisant la règle d&#039;un pouce par année, et des dates telles que 1874, 1914 et 1948 furent trouvées par l&#039;étude de ce monument.&amp;lt;ref&amp;gt;Russell, Charles T (1891) (anglais), &#039;&#039;[http://www.pastor-russell.com/volumes/V3/v03s10.php Que ton Royaume vienne]&#039;&#039;, chapitre 10&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Sionisme chrétien&#039;&#039;&#039;. En se basant sur une idée suggérée par Nelson Barbour, Russell enseigna dès 1879 que la faveur de Dieu avait été rétablie pour les Juifs comme le résultat d&#039;un &amp;quot;double&amp;quot; prophétique qui s&#039;est achevé en 1878 (la faveur de Jacob jusqu&#039;à Jésus, puis la défaveur de Jésus jusqu&#039;en 1878). En 1910, il dirigea une réunion à New York, au Hippodrome Theater, avec des milliers de Juifs présents. Les Juifs et les chrétiens furent choqués par son enseignement selon lequel les Juifs ne devaient pas se convertir au christianisme. Russell croyait que la terre de Palestine appartenait exclusivement à la race juive, que Dieu allait les rappeler à leur terre, et qu&#039;ils seraient au centre de la direction terrestre sous le Royaume de Dieu. Dans les premières années de son ministère, Russell spécula que les Juifs afflueraient vers la Palestine et formeraient leur propre nation pour 1910. Peu avant sa mort, il utilisa la presse juive pour souligner que 1914 avait marqué prophétiquement l&#039;époque où les nations des Gentils n&#039;avait plus l&#039;autorité terrestre avec le résultat que tous les Juifs avaient été guidés par Dieu à partir de ce moment pour se rassembler en Palestine et récupérer hardiment la terre pour eux-mêmes.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Changement climatique&#039;&#039;&#039;. Dans ses écrits dès 1883, et jusqu&#039;à la fin de sa vie, Russell exprima à maintes reprises l&#039;avis selon lequel le climat mondial changerait progressivement mais de façon significative comme prélude à la re-création de l&#039;Éden dans des conditions similaires. Ces changements, dit-il, comprendraient la fonte progressive de la calotte glaciaire du Groenland, les calottes de glace arctique et antarctique et le réchauffement général de la terre.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[http://www.pastor-russell.com/legacy/warming.html Zion&#039;s Watch Tower]&#039;&#039;, extraits des numéros suivants: septembre 1883, p. 8; septembre 1886, p. 1; août 1896, p. 189; mai 1903, p. 131; janvier 1913, p. 11&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres doctrines, telle que celle de l&#039;[[esclave fidèle et avisé]], furent l&#039;œuvre de proches de Russell: selon lui, c&#039;est sa femme, [[Maria Russell]], qui en 1894 présenta l&#039;idée que son mari était l&#039;esclave fidèle et avisé de la parabole contenue en &amp;lt;citebible&amp;gt;Matthieu 24:45-47&amp;lt;/citebible&amp;gt;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 juillet 1906, pp. 215,216 Reprints&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Décès et legs==&lt;br /&gt;
[[Image:Wt1915Russelldeath1.jpg|thumb|left|100px|Lettre d&#039;annonce du décès de Russell]]&lt;br /&gt;
La santé de Russell était devenu de plus en plus précaire dans les trois dernières années qui précédant sa mort. Lors de sa tournée ministérielle finale dans l&#039;Ouest et le Sud-Ouest des États-Unis, il devint de plus en plus malade, étant atteint de cystite,&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wills,35&amp;quot;&amp;gt;Wills, 2006, p. 35&amp;lt;/ref&amp;gt; mais ignora les conseils qui lui étaient donnés de renoncer à la tournée.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[http://www.mostholyfaith.com/bible/Reprints/Z1916DEC.asp Zion&#039;s Watch Tower]&#039;&#039; (anglais), décembre 1916, pp. R6601: 360-R6006:366&amp;lt;/ref&amp;gt; Il souffrit de coups de froid durant sa dernière semaine, et parfois dû être maintenu en position couchée sur un lit pour éviter de suffoquer. Il fut forcé de prononcer certains de ses discours assis dans un fauteuil, et à quelques reprises, sa voix était si faible qu&#039;elle était à peine audible. Russell, âgé de 64 ans, décéda le 31 octobre 1916, près de Pampa, Texas, alrosqu&#039;il retournait à Brooklyn par le train.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wills,35&amp;quot;/&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Rogerson, 1969, p. 31&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Zellner, W.W.; Kephart, William M. (2000) (anglais), &amp;quot;The Jehovah&#039;s Witnesses&amp;quot;, &#039;&#039;Extraordinary groups&#039;&#039;, p. 338: &lt;br /&gt;
: &amp;quot;On October 31, 1916, the stormy life of Charles Russell came to an end. While on a nationwide lecture tour, he died unexpectedly of heart failure in a Pullman car near Pampa, Texas.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;New York Times&#039;&#039;, 1er novembre 1916; cité par Macmillan, Alexander H. (1957) (anglais), &#039;&#039;Faith on the March&#039;&#039;, p. 62:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;October 31: Charles Taze Russell, pastor of the Brooklyn Tabernacle, and known all over the country as &amp;quot;Pastor Russell,&amp;quot; died from heart disease at 2:30 o&#039;clock this afternoon on an Atchison, Topeka Santa Fe train, en route from Los Angeles to New York.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Un associé de Russell déclara qu&#039;à l&#039;âge de 64 ans, son corps était plus usé que celui de son père qui était décédé à l&#039;âge de 84 ans.&amp;lt;ref&amp;gt;St. Paul Enterprise, 14 novembre 1916, p. 1, col. 2:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Is it any wonder he died a score of years ahead of his natural time? His father looked younger at 84 than did the son at 64.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Russell fut enterré dans le Rosemont United Cemetery, à Pittsburgh. Le tombeau, marqué par une pierre tombale, se dresse à proximité de 7 pieds de hauteur (2,1 m) pyramide commémorative érigée par la Bible et de la Watch Tower Tract Society en 1921.&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;[http://www.quotes-watchtower.co.uk/pyramid.html The Great Pyramid of Gizeh - Jehovah’s Stone Witness]&amp;quot;, citations extraites des publications, quotes-watchtower.co.uk. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Russell Laodicean Messenger.JPG|thumb|150px|right|Pierre tombale de Charles Russell, à Pittsburgh, en Pennsylvania]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1917, Joseph Franklin Rutherford fut élu président de la Watch Tower Bible and Tract Society, en dépit de différends sur le processus électoral. D&#039;autres litiges naquirent de l&#039;interprétation des sections du testament de Russell traitant du contenu ultérieur du périodique &#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039;, ainsi que de ceux qui auraient le pouvoir d&#039;imprimer de la littérature. À la fin des années 1920, près des trois quarts des congrégations Étudiants de la Bible avait rejeté Rutherford sur les changements à propos de l&#039;organisation, de l&#039;interprétation des doctrines et des pratiques dans la congrégation,&amp;lt;ref&amp;gt;Penton, 1997, p. 61&amp;lt;/ref&amp;gt; certains d&#039;entre eux commençant à paraître dans des documents imprimés par la Watch Tower Société dès 1917. Beaucoup d&#039;Étudiants Bible furent mécontents du rejet par Rutherford des opinions de Russell au sujet de son rôle dans la restauration de la &amp;quot;vérité&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), février 1927&amp;lt;/ref&amp;gt; et du soutien qu&#039;il avait apporté à la Grande Pyramide comme ayant été construite sous la direction de Dieu.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), novembre 1928&amp;lt;/ref&amp;gt; Ceux qui restent fidèles à Rutherford adoptèrent le nouveau nom de &amp;quot;Témoins de Jéhovah&amp;quot; en 1931.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le site Famous Dead Mormons, Russell a été baptisé deux fois mormon après sa mort: le 20 août 1918 et le 14 mars 1922; il fut scellé à ses parents le 7 février 1989.&amp;lt;ref&amp;gt;Famous Dead Mormons (anglais), &amp;quot;[http://famousdeadmormons.com/index.php?id=196 Charles Taze Russell]&amp;quot;, famousdeadmormons.com. Consulté le 21 mars 2012&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Controverses==&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir aussi [[Auteurs critiques de Russell]] et [[Procès soutenus par Russell]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles Russell a été et est toujours l&#039;objet de nombreuses critiques touchant aussi bien à son enseignement religieux, à sa manière de diriger la Watch Tower qu&#039;à sa vie personnelle. Toutefois, certains points de controverses, dont l&#039;accusation relative à une supposée appartenance à la franc-maçonnerie ou à une infidélité conjugale, manquent de pertinence, bien qu&#039;ils continuent à être fréquemment relayés dans des ouvrages ou sur Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Caractère autoritaire===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Schisme de 1894]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1892, les opinions religieuses de Russell ainsi que sa façon de diriger son organisation furent vivement critiquées par certaines personnes associées à son ministère. En 1893, un document fut rédigé et distribué aux étudiants de la Bible à Pittsburgh par ses associés: Otto van Zech, Elmer Bryan, J.B. Adamson, S.G. Rogers, Paul Koetitz et quelques autres. Ceux-ci accusèrent Russell d&#039;être un chef autoritaire, un homme d&#039;affaires avisé qui paraissait surtout désireux de recueillir des fonds provenant de la vente de ses livres, et qu&#039;il a publié des milliers d&#039; &#039;&#039;Aurore du Millénium&#039;&#039; sous un pseudonyme féminin. Un livret intitulé &#039;&#039;A Conspiracy Exposed and Harvest Siftings&#039;&#039; fut écrit par Russell et publié comme un supplément au magazine &#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039; d&#039;avril 1894 afin stopper les tentatives des opposants de rallier à leurs opinions d&#039;autres Étudiants de la Bible. À l&#039;époque, l&#039;épouse de Russell, [[Maria Russell|Maria]], prit sa défense publiquement dans le magazine ainsi que dans des discours. Russell publia des copies des lettres qu&#039;il avait reçues de ces anciens associés, afin de montrer que leurs revendications étaient fausses, et que ceux qui étaient impliqués étaient guidés par Satan dans une tentative de subvertir son travail d&#039;un ministre de l&#039;Évangile.&amp;lt;ref&amp;gt;Parkinson, 1975, pp. P–1 to P–4&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Séparation d&#039;avec sa femme===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Séparation légale des époux Russell]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épouse de Charles, Maria, fut sa plus fidèle collaboratrice jusqu&#039;en 1894. Toutefois, en 1897 elle quitta le domicile conjugal et, en 1903, saisit la justice pour obtenir un divorce limité, affirmant que son mari était coupable de méchanceté, d&#039;impudicité et d&#039;égoïsme. En 1906, une cour de Pittsburgh lui accorda une séparation légale au motif de &amp;quot;cruauté mentale&amp;quot; de la part de son mari; puis deux ans plus tard, le jugement fut confirmé en appel par le juge Orlady qui estima que le jugement de première instance était pleinement justifié au vu des preuves, et enfin par la Cour Suprême de l&#039;État de Pennsylvanie. De plus, au même moment, Russell transféra ses biens, soit 317 000 $, à la Société Watch Tower qu&#039;il déménagea à Brooklyn, et essaya de cacher l&#039;existence de sociétés qu&#039;il contrôlait, notamment la [[Solon Society]], ce que des critiques considèrent comme une tentative de se soustraire à l&#039;ordre de la cour qui l&#039;avait condamné à payer une pension alimentaire à sa femme. De plus, étant donné que Maria évoqua un supposé comportement indécent de la part de son mari avec la [[Rose Ball|jeune fille qu&#039;ils hébergeaient]], l&#039;accusation d&#039;infidélité fut largement relayée à l&#039;époque, bien qu&#039;aucune preuve concrète ne soit venue étayer cette accusation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Affaire du blé miraculeux===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Blé miraculeux]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de 1910, Russell fut impliqué dans la vente du &amp;quot;blé miraculeux&amp;quot;, une espèce de blé découverte par un fermier et censée produire 30 fois plus que les variétés de blé existantes à l&#039;époque. Une partie des grains avait été achetée par un disciple de Russell et revendu au profit de la Société Watchtower, ce qui rapporta 1 800 $. Après avoir reçu une certaine publicité par ce moyen, Russell fut ridiculisé dans les média quand le blé ne se révéla pas aussi productif qu&#039;espéré. Par ailleurs, en 1913, le pasteur poursuivit en justice le journal &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; qui avait publié une caricature le dépeignant comme un escroc. Au cours du procès furent révélés par le secrétaire-trésorier [[William E. Van Amburgh]] l&#039;existence de deux sociétés écrans de l&#039;organisation ainsi que le contrôle absolu de Russell dans la Société Watchtower. À cause de ces faits, le pasteur perdit le procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Qualifications et parjure===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Procès contre Ross]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
En juin 1912 le révérend J.J. Ross, pasteur de l&#039;Église baptiste à Hamilton, en Ontario, publia la brochure &#039;&#039;Some facts about the Self-Styled &#039;Pastor&#039; Charles T. Russell&#039;&#039;, dénonçant Russell, et notamment ses qualifications en tant que ministre, ce qui poussa Russell à poursuivre Ross pour diffamation. Au cours de l&#039;interrogatoire du 17 mars 1913, Russell déclara qu&#039;il avait fréquenté l&#039;école publique pendant seulement sept ans, et qu&#039;il avait quitté celle-ci quand il avait environ quatorze ans. Russell admit qu&#039;il ne savait rien du latin et de l&#039;hébreu, et qu&#039;il n&#039;avait jamais pris de cours de philosophie ou de théologie, et qu&#039;il n&#039;avait jamais fréquenté les écoles d&#039;enseignement supérieur. Les journaux de Hamilton et Toronto signalèrent les allégations faites par Ross, mais ne formulèrent pas d&#039;accusation d&#039;inconduite de la part de Russell, et critiquèrent Ross pour son comportement personnel et son attitude non professionnelle.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Hamilton Spectator&#039;&#039; (anglais), 9 décembre 1912; 7 février et 17,18 et 22 mars 1913&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Toronto Globe&#039;&#039;, 18 mars 1913&amp;lt;/ref&amp;gt; En réponse aux accusations de Ross qui prétendait que Russell s&#039;était parjuré, ce dernier déclara au travers de diverses sources imprimées et publiques qu&#039;il n&#039;avait jamais revendiqué une quelconque connaissance de la langue grecque, mais simplement qu&#039;il connaissait l&#039;alphabet. Il croyait que son ordination venait &amp;quot;de Dieu&amp;quot;, selon le &amp;quot;modèle biblique&amp;quot;, ne nécessitant pas l&#039;approbation confessionnelle, et que son élection annuelle comme &amp;quot;pasteur&amp;quot; par plus de 500 congrégations dans le monde entier faisait de lui quelqu&#039;un d&#039;&amp;quot;ordonné&amp;quot;, ou choisi, pour être ministre de l&#039;Évangile. &amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1993) (anglais), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu&#039;&#039;, p. 560&amp;lt;/ref&amp;gt; Les accusations de parjure de Ross sont fréquemment rejetées par les sociologues et les historiens comme étant inexactes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Accusation de sermons imaginaires===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Accusation de sermons imaginaires]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article du &#039;&#039;Brooklyn Daily Eagle&#039;&#039; paru le 19 février 1912 affirma en gros titre que Russell prononçait des discours imaginaires lors de sa tournée mondiale. En effet, le journal rapporta que Russell prétextait, dans les rapports qu&#039;il émettait, avoir prononcé des discours dans de nombreux endroits dans le monde tels qu&#039;Hawaï et d&#039;autres pays asiatiques, mais qu&#039;en réalité, il n&#039;y avait pas de discours et que ses visites étaient très courtes. L&#039;auteur évangélique Walter R. Martin reprit intégralement cet article dans ses livres &#039;&#039;Kingdom of the Cults&#039;&#039; et &#039;&#039;Jehovah of the Watch Tower&#039;&#039;, et en tira comme conclusion que Russell mentait régulièrement au sujet de ses activités d&#039;évangélisation, notamment en relatant qu&#039;il se contenait de parler brièvement en public dans des endroits où son navire s&#039;arrêtait pour se ravitailler en carburant. Par la suite, cette information fut reprise dans différents ouvrages parlant de Russell. Toutefois, un examen des journaux de l&#039;époque qui permettent de reconstituer l&#039;histoire de la tournée du pasteur, indique que cette accusation est nettement amplifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Train de vie===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Richesse de Russell]] et [[Sociétés dans lesquelles Russell était impliqué]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succès de la publication de ses sermons dans la presse amena Russell à changer de mode de vie. Les patrons de presse et les syndicats de presse insistèrent pour que Russell soigne son image médiatique. Affublé de titres tels que &amp;quot;le prêcheur favori du Peuple&amp;quot;, &amp;quot;le plus populaire des prêcheurs aux USA&amp;quot;, Russell devint célèbre. Les syndicats de presse lui payeront de quoi faire des voyages internationaux, lui demanderont de séjourner dans des hôtels de luxe, de s&#039;habiller d&#039;une manière plus aristocratique, tout cela pour faire vendre leurs journaux. Russell se plia à ces règles car il y voyait un moyen de toucher plus de monde, néanmoins certains de ces lecteurs lui en firent le reproche.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 1er avril 1910; 1er juin 1910, pp. 4597, 4621; 15 janvier 1912, p. 4960; 15 juillet 1913, p. 5283 &amp;lt;/ref&amp;gt; Dans le même ordre d&#039;idées, ses derniers tours de prédication aux États-Unis furent financés par un &amp;quot;tour operator&amp;quot; qui fit payer très cher le billet du voyage en train aux quelques privilégiés qui accompagnèrent Russell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens avec la franc-maçonnerie===&lt;br /&gt;
Plusieurs décennies après la mort de Russell, il fut allégué que celui-ci avait des liens avec la franc-maçonnerie, notamment par plusieurs écrivains dont Lady Queenborough (Edith Star Miller) dans &#039;&#039;Occult Theocrasy&#039;&#039; publié posthumément dans les années 1930 ou l&#039;américain Fritz Springmeier en 1990.&amp;lt;ref&amp;gt;Springmeier, Fritz (1990) (anglais), &#039;&#039;The Watchtower &amp;amp; The Masons: A preliminary investigation&#039;&#039;, Portland&amp;lt;/ref&amp;gt; Certains prétendirent que les différents symboles utilisés dans sa littérature étaient de nature maçonnique, et que de telles associations impliquaient un engagement dans une activité occulte. Dans les éditions ultérieures de la série des &#039;&#039;Études dans les Écritures&#039;&#039;, un disque solaire ailé fut représenté sur la couverture, symbole associé à la franc-maçonnerie. Cependant, l&#039;utilisation par Russell du disque solaire ailé provenait de sa compréhension de &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Malachie 4:2&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; qui évoque un soleil avec des ailes comme symbole que le Règne millénaire du Christ avait commencé à émerger.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039; (anglais), 1er décembre 1911, pp. 443,444&amp;lt;/ref&amp;gt; Certains critiques affirment également que la pyramide près de la tombe de Russell ainsi que son utilisation de la croix et du symbole de la Couronne étaient des symboles maçonniques, ce qui reste contesté.&amp;lt;ref name=&amp;quot;FM&amp;quot;&amp;gt;[http://www.freemasonry.bcy.ca/anti-masonry/anti-masonry03.html Sec. 3, Anti-masonry Frequently Asked Questions], freemasonry.bcy.ca. Consulté le 6 août 2011: The cross and crown symbol does not appear on his gravestone in the Rosemont United Cemetery, Pittsburgh, Pennsylvania — it appears on a memorial erected some years later.&amp;quot; Retrieved 2009-5-29.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.kingsolomonslodge.org/freemasonry/masonic-logo.php Masonic Emblem and Logo Collection], kingsolomonslodge.org. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; De même, un ex-membre affirme que ses recherches démontreraient que Russell avait entretenu des liens de proximité avec la franc-maçonnerie pour l&#039;organisation de ses rassemblements. Dans les années 1990, la maçonnerie de Pittsburgh a construit son plus important édifice sur ce qui était la maison de ferme de la famille Russell.&amp;lt;ref&amp;gt;Leblanc, Michel, &amp;quot;[http://v.i.v.free.fr/l.htm Le Cimetière oublié]&amp;quot;, v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://v.i.v.free.fr/wt/amisfm.html &#039;&#039;Watch Tower, Bible Students et Franc-Maçonnerie]&#039;&#039;, v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Leblanc, Michel, [http://v.i.v.free.fr/wt/dpyramide.html Photos des lieux],, v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; Tout à coté se trouve le cimetière Russellite où un monument en forme de pyramide commémore le fondateur des Étudiants de la Bible à coté de sa pierre tombale.&amp;lt;ref&amp;gt;Leblanc, Michel, [http://v.i.v.free.fr/wt/dvpyramide.html Vidéos des lieux], v.i.v.free.fr. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce cimetière était une possession de l&#039;organisation russelite et recèle les tombes de plusieurs membres de l&#039;organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, d&#039;autres études menées sur le sujet avancent que cette idée aurait pour origine les milieux nazis des années 1930,&amp;lt;ref&amp;gt;Martin-Dupont, Xavier, &amp;quot;[http://web.archive.org/web/20060217203106/http://www.gargouille.info/Pyramide/debug.htm Sur la pyramide un symbole maçonnique...]&amp;quot;, gargouille.info, version archivée du 17 février 2006. Consulté le 27 mars 2013&amp;lt;/ref&amp;gt; que Russell portait un regard critique sur la maçonnerie,&amp;lt;ref&amp;gt;Chasson, Charles, &amp;quot;[http://www.chez.com/tjrecherches/fm1.htm Russell était-il franc-maçon : À travers ses écrits]&amp;quot;, tjrecherches. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; et qu&#039;il n&#039;y a aucune trace de l&#039;appartenance de celui-ci au milieu maçonnique dans les archives de Pittsburgh, ville où il a vécu la majeure partie de sa vie.&amp;lt;ref&amp;gt;Chasson, Charles, &amp;quot;[http://www.chez.com/tjrecherches/AllegFM.htm Russell, un franc-maçon qui passe inaperçu]&amp;quot;, tjrecherches. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; En juin 1913, lors de sa tournée de conférences transcontinentales, Russell donna un discours dans une salle maçonnique à San Francisco, où il déclara: &amp;quot;Bien que je n&#039;ai jamais été un franc-maçon... (...) Quelque chose que je fais semble être pareil que ce que font les francs-maçons, je ne sais pas ce que c&#039;est&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Sermon &amp;quot;[http://www.heraldmag.org/olb/contents/russell/crs.pdf The Temple of God]&amp;quot;, &#039;&#039;Convention Report Sermons&#039;&#039;, pp. 359–65:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;But now I am talking about this great order of masonry of which Jesus is the Grand Master. This Order is to be entered in a peculiar way. There are certain conditions, the low gate, the narrow way, the difficult path. Although I have never been a Mason, I have heard that in Masonry they have something which very closely illustrates all of this.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Tout au long de son ministère, il déclara qu&#039;il croyait que l&#039;identité chrétienne était incompatible avec la franc-maçonnerie,&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.pastor-russell.com/life/mason1.html In His Own Words... Was Pastor Russell a Freemason?], pastor-russell.com. Consulté le 6 août 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; et que celle-ci ainsi que les Chevaliers de Pythias, la théosophie, et d&#039;autres groupes similaires étaient des &amp;quot;fléaux graves&amp;quot; et &amp;quot;impurs&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Zion&#039;s Watch Tower&#039;&#039; (anglais), juin 1895, p. 143&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Russell, Charles T. (anglais), &#039;&#039;La Nouvelle Création&#039;&#039;, pp. 580,581&amp;lt;/ref&amp;gt; Un site Internet franc-maçon déclare: &amp;quot;Russell n&#039;a pas été franc-maçon, et ni les symboles trouvés dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, ni la croix et le symbole de la Couronne ne sont exclusivement maçonniques&amp;quot;, et que les symboles utilisés ne sont pas exclusifs à la maçonnerie.&amp;lt;ref name=&amp;quot;FM&amp;quot;/&amp;gt; Le livre &#039;&#039;Encyclopedia of Occultism and Parapsychology&#039;&#039; note que les partisans de Russell, avec d&#039;autres églises chrétiennes ont &amp;quot;montré une aversion marquée pour le spiritisme et les phénomènes occultes. Très tôt dans l&#039;histoire du groupe, Russell attaqua le spiritisme&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Melton, Gordon (2001) (anglais), &#039;&#039;Encyclopedia of Occultism and Parapsychology&#039;&#039;, Gale Group, vol. 1, p. 829.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude du CESNUR analysa, au-delà du cadre de la théorie du complot développée par Springmeier, les arguments sur une  éventuelle appartenance de Russell à la franc-maçonnerie, concluant que celle-ci n&#039;était pas prouvée, mais qu&#039;une  influence maçonnique sur sa doctrine reste cependant plausible, Russell semblant côtoyer un milieu où la franc-maçonnerie était répandue. Selon cette étude, des symboles comme la croix et la couronne employés par les Étudiants de la Bible  seraient effectivement présents dans certains courants de la franc-maçonnerie, mais également dans d&#039;autres mouvements de cette époque, y compris anti-maçons.&amp;lt;ref&amp;gt;Don Ernesto, Zucchini (italien), &amp;quot;[http://www.infotdgeova.it/zucchini.htm La massoneria e le origini dei testimoni di Geova]&amp;quot;, in &lt;br /&gt;
&#039;&#039;[http://www.alleanzacattolica.org/indici/ex_libris/introvignem245.htm Massoneria e religioni]&#039;&#039;, étude coordonnée par Massimo Introvigne&lt;br /&gt;
CESNUR,  Elle Di Ci, Leumann (Torino), 1994&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://www.ctrussell.fr/ Les publications de Russell en français], ctrussell.fr, site du MMIL&lt;br /&gt;
* [http://www.pastor-russell.com/legacy/intro.html Site du Pasteur Russell], pastor-russell.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ressources sur le sujet==&lt;br /&gt;
; Biographies de Russell&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Redeker&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{plume}} Redeker, Charles F. (vers 2000) (anglais), &#039;&#039;Pastor C.T. Russell: Messenger of Millennial Hope&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Zydek&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{plume}} Zydek, Fredrick (2010, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[Charles Taze Russell: His Life and Time. The Man, the Millennium and the Message]]&#039;&#039;, Winthrop Press (ISBN 978-1-4499-5157-3)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
; Ouvrages généraux&lt;br /&gt;
* {{plume}} Parkinson, James (1975) (anglais), &#039;&#039;The Bible Student Movement in the Days of CT Russell&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* {{plume}} Penton, James M. (1997, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, Toronto: University of Toronto Press (ISBN 0-8020-7973-3)&lt;br /&gt;
* {{plume}} Rogerson, Alan (1969) (anglais), &#039;&#039;Millions Now Living Will Never Die&#039;&#039;, London: Constable&lt;br /&gt;
* {{plume}} Wills, Tony (2006) (anglais), &#039;&#039;[[A People for His Name: A History of Jehovah&#039;s Witnesses and an Evaluation]]&#039;&#039;, Morisville: Lulu Enterprises (ISBN 978-1-4303-0100-4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist|2}}&lt;br /&gt;
* Cet article est traduit à partir de l&#039;article anglais de Wikipédia &amp;quot;[http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Taze_Russell Charles Taze Russell]&amp;quot;, en date du 6 août 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{s-start}}&lt;br /&gt;
{{succession box|title= President de la [[Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania|Watch Tower Bible and Tract Society]]|President of Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania|before=[[William Henry Conley]]|after=[[Joseph Franklin Rutherford|Joseph F. Rutherford]]|years=15 décembre 1884 — 31 octobre 1916}}&lt;br /&gt;
{{s-end}}&lt;br /&gt;
{{Charles Taze Russell}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Charles Taze Russell|*]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://tj-encyclopedie.org/index.php?title=Condition_f%C3%A9minine&amp;diff=24325</id>
		<title>Condition féminine</title>
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		<updated>2026-07-21T20:48:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Tjrecherches : /* Au sein de la famille */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox article&lt;br /&gt;
| titre = Condition féminine&lt;br /&gt;
|image=femmetj.jpg}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur leur compréhension d&#039;un certain nombre de versets bibliques, les Témoins de Jéhovah estiment que la &#039;&#039;&#039;femme&#039;&#039;&#039; a un rôle différent de celui de l&#039;homme au sein du cadre familial, religieux et social. Elle est pour eux complémentaire de l&#039;homme et doit lui être soumise.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er mars 2005, p. 16, § 5: &lt;br /&gt;
: &amp;quot;Les chrétiennes ne dédaignent pas leurs maris ni ne cherchent à minimiser la disposition biblique relative à l&#039;autorité dans le mariage.  Au contraire, elles soutiennent leurs maris et leur sont soumises, elles coopèrent avec eux, et de cette manière les encouragent.  Quand l&#039;homme et la femme agissent avec autant d&#039;amour, leur mariage ne peut que réussir, et tous deux puisent de la joie dans leur vie commune.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Cette soumission implique un certain nombre de particularités dans le rôle spécifique qu&#039;elle tient au sein de la structure familiale, dans la congrégation et par conséquent, dans la société. De ce fait, des critiques du mouvement estiment que la Société Watch Tower a un point de vue désuet sur le rôle de la femme, n&#039;accordant pas une place valorisante à celle-ci et ne respectant pas ainsi la parité entre les deux sexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Le point de vue adopté par le mouvement sur la place et le rôle de la femme a été globalement assez consistant au fil du temps&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 73&amp;lt;/ref&amp;gt; et semble s&#039;être bien stabilisé.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Blandre|Blandre, 1995]], p. 11&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Époque de Russell===&lt;br /&gt;
Dès les premières années de la Société Watch Tower, il fut précisé dans les publications que, sur la base de certains passages des lettres pauliniennes, la femme ne pouvait pas enseigner en public, hormis dans un cadre privé et en prédiction; elle devait également être soumise à son mari. Toutefois, dans les faits, des femmes occupaient alors des fonctions importantes dans l&#039;organisation à l&#039;époque de Russell: dès 1884, [[Maria Russell]], son épouse, fut la secrétaire-trésorière,&amp;lt;ref&amp;gt;Statuts de la Watch Tower Bible and Tract Society, pp. 1-3; cité dans WTBTS (1971), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins&#039;&#039;, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, chapitre 4, p. 27&amp;lt;/ref&amp;gt; prononça des allocutions dans différentes congrégations — notamment lorsqu&#039;elle défendit son mari lors du [[schisme de 1894]] —, participa à l&#039;élaboration de la théologie et rédigea des articles dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; jusqu&#039;en 1897; la même année, elle dirigea aussi, aux côtés de ses sœurs, un groupe féminin dans l&#039;Église d&#039;Allegheny.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, [[Rose J. Ball]] fut l&#039;une des directrices de la Watch Tower à partir de 1894 et participa au recueil de chants &#039;&#039;[[Zion&#039;s Glad Songs]]&#039;&#039;, paru en 1908; [[Gertrude Woodcock Seibert]] fut aussi rédactrice de poèmes qui parurent dans le magazine &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; dans les années 1910 et furent compilés dans le recueil &#039;&#039;Poems of Dawn&#039;&#039;, et apparemment composa aussi certains cantiques. Quant à Elizabeth Horne, l&#039;une des premières Étudiantes de la Bible d&#039;Angleterre, elle joua un rôle très important dans le mouvement: elle eut de fonctions en matière d&#039;organisation au sein de l&#039;&#039;&#039;ecclesia&#039;&#039; de Londres et fut conviée par les époux Russell à venir en Amérique pour y apprendre des méthodes d&#039;organisation qui lui serait utile pour la direction de la branche londonienne. Ce voyage &amp;quot;d&#039;affaires&amp;quot; lui fut payé par les Russell et, au moment où se produisit la [[Schisme de 1894|dissension de 1894]], Horne était en train de diriger le mouvement depuis la Maison de la Bible, le couple de dirigeants étant alors en voyage. Elle fut assistée dans cette tâche par Charlie Ball, le frère de Rose. En conséquence, Horne participa de façon significative à la croissance du groupe.&amp;lt;ref&amp;gt;Zydek, Fredrick (2010, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[Charles Taze Russell: His Life and Time. The Man, the Millennium and the Message]]&#039;&#039;, Winthrop Press, pp. 134,147 (ISBN 978-1-4499-5157-3)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dépit de cette place accordée aux femmes dans l&#039;organisation à cette époque, une publication jéhoviste de 1973 rapporte que Russell, alors en tournée dans les îles Britanniques dans les années 1900, &amp;quot;exprim[a] sa désapprobation&amp;quot; lorsqu&#039;il apprit qu&#039;&amp;quot;à Glasgow et dans d&#039;autres congrégations, certaines femmes avaient joué des rôles importants, présidant, par exemple, l&#039;école du dimanche tenue pour les enfants&amp;quot;. Il mit un terme à cette situation, ce qui est présenté comme démarche ayant rendu le mouvement &amp;quot;plus conforme aux exigences bibliques&amp;quot;, et entraînant quelques remous: &amp;quot;Certaines sœurs s&#039;offusquèrent de cette nouvelle façon de comprendre la place de la femme&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS (1973), &#039;&#039;Annuaire des Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, p. 90&amp;lt;/ref&amp;gt; Ainsi, il apparaît que des femmes occupaient des fonctions au début de l&#039;histoire des Étudiants de la Bible, mais que les [[Séparation légale des époux Russell|tribulations matrimoniales du pasteur]] l&#039;ont poussé à revoir la place et le rôle de la femme au sein de l&#039;église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1904, Russell écrivit que, selon la Bible, les personnes choisies pour occuper des fonctions dans l&#039;antique Israël et dans la congrégation du Ier siècle étaient tous des hommes (prêtres, apôtres); la féminité de la femme pouvait la pousser à enseigner des erreurs, il valait donc mieux qu&#039;elle s&#039;en abstienne; elle était toutefois apte à participer aux élections des [[ancien]]s. Dans tous les cas, la soumission de la femme était vue comme étant temporaire: à partir du règne millénaire du Christ, l&#039;égalité entre les sexes reviendrait.&amp;lt;ref&amp;gt;Russell, Charles T. (1904), &#039;&#039;La Nouvelle Création&#039;&#039;, p. 282; cité par [[#Blandre|Blandre, 1995]], pp. 5,6&amp;lt;/ref&amp;gt; En 1906, Russell expliqua que selon lui, le travail de [[colporteur]] n&#039;était pas forcément destiné à une épouse, à moins que le mari y soit favorable, car en effectuant ce travail elle en viendrait à négliger ce dernier ainsi que sa maison, expliquant qu&#039;&amp;quot;elle a un devoir d&#039;épouse&amp;quot; qu&#039;elle &amp;quot;ne doit pas violer&amp;quot;, devoir incluant la prise en charge de la maisonnée.&amp;lt;ref&amp;gt;Discours du 27 juillet 1906 lors de la convention d&#039;Asbury Park, New Jersey, &#039;&#039;[http://www.heraldmag.org/olb/contents/treatises/1906cr.htm 1906 Souvenir Report from the Conventions of the Watch Tower Bible and Tract Society]&#039;&#039;, heraldmag.org&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son testament, Russell précisa au sujet de ses actions de vote à la Watch Tower Bible and Tract Society qu&#039;il les remettait entre les mains de cinq femmes qu&#039;il cita nommément: il s&#039;agissait de  &amp;quot;sœurs E. Louisa Hamilton, Almeta M. Nation Robison, J.G. Herr, C. Tomlins, Alice C. James&amp;quot;. De même, pour le déroulement de son enterrement, il s&#039;en remit entièrement à sa sœur [[Margaret Land]] et aux filles de celles-ci Alice et May, précisant qu&#039;elle pourraient éventuellement être &amp;quot;aidées et conseillées par les frères, si elles le désir[ai]ent&amp;quot;. Ce furent d&#039;ailleurs des femmes, notamment sa sœur et Laura M. Whitehouse qui travaillait pour lui au sein de la [[Solon Society]], qui furent témoins de son testament. Ainsi, bien qu&#039;affirmant que la femme ne devait pas enseigner en public, Russell accordait malgré tout une grande importance aux femmes puisque nombre d&#039;entre elles collaboraient étroitement avec lui. Toutefois, l&#039;auteure Barbara Harrison estime que Russell employait un &amp;quot;ton misogyne&amp;quot; dans les publications, et que, s&#039;il est vrai qu&#039;il nomma plusieurs femmes comme exécutrices testamentaires, c&#039;était davantage parce qu&#039;il se doutait qu&#039;elles exécuteraient sans murmurer ses volontés, étant ses servantes &amp;quot;dignes de confiance&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Harrison|Harrison, 1978]], p. 81&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Époque de Rutherford===&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir aussi [[Personnalité de Rutherford]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, [[Joseph Rutherford]], le successeur de Russell à la tête de la Watch Tower, estima que le fait de mettre en avant les femmes dans les affaires de la religion contribuait à détruire le caractère sacré de la maison et détournait les hommes de Dieu.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; (anglais), 9 mai 1934, p. 489:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;Putting women to the fore in the affairs of religion and the councils of state has much to do with destroying the sacredness of the home and with turning men away from God.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Selon lui, les femmes ne devaient pas être l&#039;objet de romantisme ou d&#039;adulation. Elles conservaient une bonne position en s&#039;activant dans l&#039;activité de [[prédication]] et en restant soumise à la fois au foyer et dans la congrégation; le mieux étaient qu&#039;elles restent seules et qu&#039;elles soient pionniers. Au pire, les femmes pouvaient être considérées comme étant des &#039;Jézabel&#039; hautaines (personnage biblique, épouse du roi israélite Achab, et qui était connue pour son arrogance) qui perturbent l&#039;ordre théocratique au sein de l&#039;organisation des Témoins de Jehovah.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 262&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1922, &#039;&#039;[[L&#039;Âge d&#039;Or]]&#039;&#039; présentait comme une &amp;quot;ruse subtile du Serpent&amp;quot; le fait qu&#039;&amp;quot;à notre époque les femmes se battent pour l&#039;égalité parfaite avec les hommes à tous les égards&amp;quot;, car &amp;quot;l&#039;opinion publique, à travers un sens mal compris de &amp;quot;chevalerie&amp;quot;, approuve le féminisme par la flatterie stupide, leurrant les femmes dans une conviction secrète de leur supériorité innée&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Âge d&#039;Or&#039;&#039; (anglais), 1er mars 1922, pp. 345-48, &amp;quot;Christian Science&amp;quot;, par O.R. Rosenkrans Jr.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se basant que des passages comme &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Ézéchiel 13:17&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; dans lequel le prophète s&#039;adressait aux filles d&#039;Israël, Rutherford condamna les mouvements pour l&#039;égalité entre les sexes qui émergeaient alors. Il critiqua le Congrès des États-Unis qui avait participé à la libération de la femme en 1919-20, faisant remarquer que cela s&#039;était produit juste après que Satan ait été chassé des cieux. Les femmes seraient aussi responsables de l&#039;affaiblissement de la virilité des hommes — ce qui est jugé grave, compte tenu de &amp;lt;CiteBible&amp;gt;1 Corinthiens 6:9&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; —, et d&#039;une diminution de leur pouvoir, que ce soit en religion, en famille et en politique. Selon Rutherford, le fait de se lever pour saluer une femme qui entre dans une pièce, ou encore d&#039;ôter son chapeau en guise de révérence, revenait à accorder trop d&#039;importance à une femme, et constituait un &amp;quot;stratagème de Satan pour détourner les gens de Dieu&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Wills, Tony (2006, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[A People for His Name: A History of Jehovah&#039;s Witnesses and an Evaluation]]&#039;&#039;, Morisville: Lulu Enterprises, p. 139 (ISBN 978-1-4303-0100-4)&amp;lt;/ref&amp;gt; Ainsi, les comportements de gentleman tout à fait normaux étaient proscrits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette optique, Rutherford condamna la fête des Mères, car selon lui, cette fête, bien qu&#039;en apparence innocente, était une habile ruse de Satan destinée à amener les gens au &amp;quot;culte de la créature&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;Gruss, Edmond C. (2003) (anglais), &#039;&#039;[[The Four Presidents of the Watch Tower Society]]&#039;&#039;, Xulon Press, p. 213 (ISBN 978-1594671319). L&#039;ouvrage cite comme référence les publications suivantes: &#039;&#039;Vindication I&#039;&#039;, 1931, pp. 156,158,159; &#039;&#039;The Golden Age&#039;&#039;, 9 mai 1934, pp. 489,490; &#039;&#039;Let God Be True&#039;&#039;, deuxième édition, 1952, p. 24&amp;lt;/ref&amp;gt; Ainsi, Rutherford dépréciait les femmes et ne se privait pas de l&#039;exprimer;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;The Role of Women&amp;quot;, &#039;&#039;Jehovah&#039;s Witnesses and the Problem of Mental Illness&#039;&#039;, Jerry Bergman, Clayton, Californie : Witness Inc., 1992, pp. 246-54&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Gruss, Edmond C. (2003) (anglais), &#039;&#039;The Four Presidents of The Watch Tower Society&#039;&#039;, Xulon Press, p. 30 (ISBN 978-1594671319)&amp;lt;/ref&amp;gt; par exemple, lors d&#039;un congrès de 1941 dans le Missouri, il cita la description de la femme faite par Rudyard Kipling, à savoir que celle-ci était &amp;quot;une loque et un tas d&#039;os et une tignasse&amp;quot;,&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 66&amp;lt;/ref&amp;gt; et cette citation fut reprise dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (anglais), 15 septembre 1941, p. 287:&lt;br /&gt;
: &amp;quot;In the Kingdom the &#039;great multitude&#039; will look to the Lord to guide as to selecting each a mate for himself. Why, then, should a man who has the prospect before him of being of the great multitude now tie himself up to a stack of bones and a hank of hair?&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt; Toutefois, malgré de telles consignes misogynes, Rutherford était connu comme étant un coureur de jupons et eut probablement deux maîtresses: sa diététicienne [[Berta L. Teel]] et sa sténographe [[Bonnie Boyd Heath]], ce qui ne l&#039;empêcha pas de délaisser sa propre femme, [[Mary Rutherford]], avec qui il ne vivait pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, Nathan Homer Knorr, le président suivant, a réhabilité la place de la femme et les épouses furent en général bien traitées au sein de la communauté.&amp;lt;ref&amp;gt;[[#Penton|Penton, 1997]], p. 267&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rôle de la femme==&lt;br /&gt;
===Au sein de la famille===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le modèle familial au sein des Témoins de Jéhovah est de type patriarcal : c&#039;est le mari et père qui constitue la tête et prend les décisions importantes.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 15 août 1980, p. 7&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS, &#039;&#039;Étude perspicace des Écritures&#039;&#039; vol.2, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, p. 220&amp;lt;/ref&amp;gt; La femme se doit de lui être soumise et de le considérer comme son « chef légitime »,&amp;lt;ref&amp;gt;Blandre, Bernard (1991), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, éditions Brepols, p. 99&amp;lt;/ref&amp;gt; une disposition que les femmes jéhovistes québécoises interrogées par la sociologue Rachel Genest ne vivent généralement pas comme une discrimination, la rationalisant comme une distribution des rôles voulue par Jéhovah ;&amp;lt;ref&amp;gt;Genest, Rachel (2016), &#039;&#039;Statut des femmes chez les Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, p. 353.&amp;lt;/ref&amp;gt; Genest relève néanmoins une asymétrie fondamentale : ces femmes ont les mêmes obligations que les hommes — prédication, respect des principes bibliques, investissement religieux — sans bénéficier des mêmes droits ni des mêmes fonctions.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), pp. 353-355.&amp;lt;/ref&amp;gt; La femme est en outre attendue dans les tâches domestiques et l&#039;éducation des enfants,&amp;lt;ref&amp;gt;Blandre (1991), p. 99&amp;lt;/ref&amp;gt; une répartition que la sociologue australienne Miriam Hughes, elle-même ancienne Témoin de Jéhovah excommuniée, documente comme reposant entièrement sur la femme, le mari ne participant ni aux travaux ménagers ni à l&#039;éducation des enfants, cette absence étant directement légitimée par la doctrine de soumission.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes, Miriam (2006), &#039;&#039;From Eve to Jezebel: Jehovah&#039;s Witnesses and Christian Fundamentalism&#039;&#039;, thèse de doctorat, University of South Australia, pp. 224-230.&amp;lt;/ref&amp;gt; La femme doit également s&#039;habiller avec modestie et, selon le portrait de la femme capable décrit en &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Proverbes 31:10-31&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;, ce rôle est présenté par le mouvement comme tout à fait honorable.&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS, &#039;&#039;Étude perspicace des Écritures&#039;&#039;, vol.2, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, p. 691&amp;lt;/ref&amp;gt; Une différence de croyance n&#039;autorise pas une femme à quitter son mari pour une séparation légale ou un divorce — hormis si le mari s&#039;oppose farouchement à la foi de son épouse, la maltraite au point de mettre sa santé ou sa vie en danger, ou la trompe —&amp;lt;ref&amp;gt;Blandre (1991), p. 99&amp;lt;/ref&amp;gt; et Hughes signale que des cas de violences conjugales ont été portés à la connaissance d&#039;anciens de congrégation qui ont choisi de ne pas intervenir.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 226-227.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études supérieures sont par ailleurs activement découragées par la Société Watch Tower, ce qui place les femmes dans une situation de dépendance économique structurelle. Miriam Hughes documente que les femmes qu&#039;elle a interrogées ont pour la plupart renoncé à toute formation qualifiante, non par choix délibéré mais parce que l&#039;organisation avait rendu toute alternative à la vie jéhoviste psychologiquement inconcevable.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes, Miriam (2006), &#039;&#039;From Eve to Jezebel: Jehovah&#039;s Witnesses and Christian Fundamentalism&#039;&#039;, thèse de doctorat, University of South Australia, pp. 145-149.&amp;lt;/ref&amp;gt; Genest confirme ce constat pour le contexte québécois : les répondantes de son enquête sont peu scolarisées et occupent des emplois ne demandant pas de hauts niveaux de formation, privilégiant un emploi à temps partiel pour consacrer davantage de temps à la prédication.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), pp. 182-184.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Au sein de la congrégation===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la congrégation, la femme ne peut accéder à aucune fonction de surveillance — ancien, assistant ministériel — celles-ci étant exclusivement réservées aux hommes, et ne peut a fortiori faire partie du Collège Central. Elle ne peut pas enseigner en public lors des réunions en prononçant des discours ou en dirigeant des parties du programme ; elle peut donner des commentaires et effectuer des sujets en tant qu&#039;élève, mais dans ce cas elle s&#039;adresse non pas à l&#039;auditoire mais à une interlocutrice.&amp;lt;ref&amp;gt;Lucretius (12 octobre 2006), « [http://www.tj-revelation.org/Sois-belle-et-tais-toi-la-femme Sois belle et tais-toi - la femme entre vase et potiche] », tj-revelation.org.&amp;lt;/ref&amp;gt; La sociologue Rachel Genest relève l&#039;asymétrie que cette organisation produit : les femmes sont astreintes aux mêmes obligations que les hommes, notamment la prédication, sans avoir accès aux mêmes fonctions ; les répondantes de son enquête n&#039;y voient pourtant pas de discrimination, estimant que les rôles sont simplement distribués différemment par Jéhovah, certaines allant jusqu&#039;à exprimer un soulagement de ne pas avoir à préparer les réunions.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest, Rachel (2016), &#039;&#039;Statut des femmes chez les Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, pp. 353-355.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le raisonnement de la Watch Tower est que les chrétiens qui enseignaient au I{{er}} siècle étaient tous des hommes, mais qu&#039;il existait aussi des prophétesses tant dans l&#039;Ancien que dans le Nouveau Testament ; l&#039;organisation en déduit que si l&#039;enseignement au sein des congrégations est limité aux hommes, les femmes peuvent en revanche participer au ministère public.&amp;lt;ref&amp;gt;Blandre, Bernard (1995), « La place des femmes dans les minorités religieuses chrétiennes », &#039;&#039;Mouvements religieux&#039;&#039;, p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt; La plus grande partie de cette œuvre de prédication est d&#039;ailleurs effectuée par des femmes, compte tenu de leur plus grande disponibilité en semaine.&amp;lt;ref&amp;gt;Penton, James M. (1997, 2è éd.), &#039;&#039;Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, Toronto: University of Toronto Press, p. 268.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, en l&#039;absence d&#039;hommes, une femme doit remplir un rôle lié au culte normalement dévolu à l&#039;homme, elle doit se couvrir la tête en signe de soumission.&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS, &#039;&#039;Comment raisonner à partir des Écritures&#039;&#039;, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, p. 160.&amp;lt;/ref&amp;gt; Genest note une légère évolution dans cette pratique : là où les femmes devaient autrefois se couvrir la tête dès qu&#039;un homme était présent lors d&#039;études bibliques, cette obligation ne s&#039;applique désormais qu&#039;en présence d&#039;un homme baptisé, sans qu&#039;il soit possible de déterminer si ce changement reflète une volonté d&#039;évolution à l&#039;égard des femmes ou une simple relecture d&#039;un principe biblique de la part de la Société.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), p. 356.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éventuellement, la femme peut être membre ointe, c&#039;est-à-dire avoir l&#039;espérance céleste et faire partie des 144 000.&amp;lt;ref&amp;gt;WTBTS, &#039;&#039;Comment raisonner à partir des Écritures&#039;&#039;, Watch Tower Bible &amp;amp; Tract Society, pp. 158-159.&amp;lt;/ref&amp;gt; Elle peut également occuper des postes importants dans d&#039;autres instances jéhovistes, comme par exemple être à la tête du Cercle européen des Témoins de Jéhovah anciens déportés et internés (CETJAD), rôle assumé par Ruth Danner, elle-même ancienne déportée.&amp;lt;ref&amp;gt;Barbey, Philippe (2003), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah - Pour un christianisme original&#039;&#039;, L&#039;Harmattan, p. 109.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barbara Harrison estime que le jéhovisme, qu&#039;elle juge « explicitement anti-féministe », peut néanmoins séduire les femmes en situation de fragilité — celles déçues en amour, vivant dans la pauvreté, ayant peur du choix ou du monde qui les entoure — en leur offrant un cadre de réponses et un sentiment d&#039;appartenance ; par leur participation au porte-à-porte, elles ont le sentiment d&#039;être entendues et de véhiculer un message d&#039;espoir.&amp;lt;ref&amp;gt;Harrison, Barbara Grizzuti (1978), &#039;&#039;Visions of Glory: A History and a Memory of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, New York: Simon and Schuster, pp. 82-83.&amp;lt;/ref&amp;gt; Miriam Hughes prolonge cette analyse en montrant que c&#039;est précisément ce qui attire les femmes dans la foi — la sécurité, le sentiment d&#039;appartenance, des réponses aux questions existentielles — qui finit souvent par les en éloigner : une fois pleinement acculturées, elles prennent conscience de l&#039;étendue des contrôles exercés sur leur vie, et le coût social de quitter l&#039;organisation — perte simultanée de la famille, des amis et de l&#039;identité — devient le principal mécanisme de rétention.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 197-199.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Femme et viol==&lt;br /&gt;
:: &#039;&#039;Voir article détaillé [[Viol]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de 1964, la Watch Tower a enseigné que si une femme ne criait pas, ne se débattait pas ou ne fuyait pas lors d&#039;une tentative de viol, elle devenait complice de son agresseur, commettait la fornication et était donc passible de l&#039;excommunication.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er octobre 1964, pp. 607-608.&amp;lt;/ref&amp;gt; Cette doctrine s&#039;inscrit dans le cadre plus large d&#039;un contrôle doctrinal permanent exercé sur le corps et la sexualité des femmes au sein de l&#039;organisation : la sociologue Miriam Hughes montre que ce contrôle traverse l&#039;ensemble de la vie des femmes jéhovistes, du rapport à la menstruation — présentée dans les publications comme une forme d&#039;impureté — jusqu&#039;aux relations conjugales, créant chez nombre d&#039;entre elles un sentiment durable de dissociation entre leur corps et leur identité.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes, Miriam (2006), &#039;&#039;From Eve to Jezebel: Jehovah&#039;s Witnesses and Christian Fundamentalism&#039;&#039;, thèse de doctorat, University of South Australia, pp. 215-223.&amp;lt;/ref&amp;gt; La prise de position de 1964 sur le viol a eu pour conséquence la mort ou la mutilation de nombreuses jeunes femmes violées — au Malawi et au Mozambique notamment — qui avaient suivi les consignes de la Société Watch Tower.&amp;lt;ref&amp;gt;Luc, Jacques, « [http://www.aggelia.be/viol.html Criez, filles africaines!] », aggelia.be.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Wilson, Diane (26 juillet 1994), « [http://www.freeminds.org/psych/rape.htm Rape and Jehovah&#039;s Witnesses] », freeminds.org.&amp;lt;/ref&amp;gt; Hughes signale par ailleurs que des violences conjugales ont été portées à la connaissance d&#039;anciens de congrégation qui ont choisi de ne pas intervenir, révélant un continuum entre la doctrine institutionnelle sur le corps féminin et la tolérance de fait envers les violences domestiques.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 226-227.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1993, une Témoin de Jéhovah violée qui n&#039;a pas crié n&#039;est plus considérée comme coupable de fornication et n&#039;est plus passible d&#039;excommunication.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Réveillez-vous !&#039;&#039;, 8 mars 1993, pp. 4-5.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039;, 1er avril 1995, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Critiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains détracteurs du mouvement estiment que la Société Watch Tower a un point de vue désuet sur le rôle de la femme, n&#039;accordant pas une place valorisante à celle-ci et ne respectant pas ainsi la parité entre les deux sexes.&amp;lt;ref&amp;gt;« [http://web.archive.org/web/20081223083626/http://www.unelueur.org/femme.htm La femme et la Watchtower] », unelueur.org, version archivée du 23 décembre 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage autobiographique, Dany Bouchard, une ancienne fidèle, s&#039;est plainte du rôle attribué à la femme dans l&#039;organisation, en évoquant notamment la soumission au mari, les interdictions d&#039;enseigner en public à la Salle du Royaume et de venir en pantalon aux réunions hebdomadaires, estimant que les Témoins de Jéhovah ont mis en place pour les femmes « un schéma moyennâgeux proche de l&#039;inquisition ».&amp;lt;ref&amp;gt;Bouchard, Dany (2001), &#039;&#039;Dans l&#039;enfer des Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, p. 47.&amp;lt;/ref&amp;gt; L&#039;ex-membre Dominique Dott abonde dans ce sens : « Maintenant que je ne suis plus dans l&#039;orbe du groupe, je mesure le côté exécrable et humiliant de cette phallocratie. Si celle-ci ne s&#039;exerçait que dans un cadre religieux, ce serait moindre mal ; le problème est que ce principe d&#039;un autre âge s&#039;applique à tous les aspects de la vie d&#039;un adepte puisque son identité est l&#039;adeptat. »&amp;lt;ref&amp;gt;Dott, Dominique (2009), &#039;&#039;Les Témoins de Jéhovah, théocratie apocalyptique&#039;&#039;, Biarritz: Atlantica, p. 350.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces témoignages trouvent un écho dans les travaux académiques. Barbara Harrison, qui juge le jéhovisme « explicitement anti-féministe », observe que les femmes Témoins tiennent deux discours : celui des publications, à destination du monde non-Témoin, dans lequel elles s&#039;affichent heureuses et épanouies, et celui qu&#039;elles tiennent entre elles dans la réalité quotidienne, se soutenant et se témoignant mutuellement de la sympathie.&amp;lt;ref&amp;gt;Harrison, Barbara Grizzuti (1978), &#039;&#039;Visions of Glory: A History and a Memory of Jehovah&#039;s Witnesses&#039;&#039;, New York: Simon and Schuster, pp. 84-85.&amp;lt;/ref&amp;gt; La sociologue Rachel Genest confirme partiellement ce double discours : les femmes québécoises qu&#039;elle a interrogées, encore membres et pratiquantes, décrivent une vie épanouie et n&#039;expriment pas de sentiment de discrimination, mais Genest relève que cette satisfaction est indissociable d&#039;une intériorisation profonde du cadre doctrinal qui rend difficile toute perception critique de sa propre condition.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest, Rachel (2016), &#039;&#039;Statut des femmes chez les Témoins de Jéhovah&#039;&#039;, mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, pp. 353-355.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est précisément ce que documente Miriam Hughes à partir du vécu de femmes ayant quitté l&#039;organisation : une fois ce cadre brisé, les séquelles sont durables. Hughes décrit des difficultés profondes à établir des relations intimes saines, une culpabilité corporelle ancrée dans le discours de la Société sur la menstruation comme impureté et la sexualité comme péché lié à la chute d&#039;Ève, ainsi qu&#039;un isolement social total consécutif à l&#039;excommunication — perte simultanée de la famille, des amis et de l&#039;identité.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes, Miriam (2006), &#039;&#039;From Eve to Jezebel: Jehovah&#039;s Witnesses and Christian Fundamentalism&#039;&#039;, thèse de doctorat, University of South Australia, pp. 215-235.&amp;lt;/ref&amp;gt; Harrison avait déjà noté que le système jéhoviste engendre à la fois le narcissisme et le sentiment de supériorité, mais aussi l&#039;auto-dépréciation et la culpabilité, et que certaines femmes qui expérimentent ces deux groupes de sentiments finissent par développer ce qu&#039;elle décrit comme une forme de personnalité clivée.&amp;lt;ref&amp;gt;Harrison (1978), pp. 87-88.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les femmes Témoins talentueuses renoncent souvent à leurs atouts pour se soumettre aux exigences de leur religion,&amp;lt;ref&amp;gt;Harrison (1978), p. 88.&amp;lt;/ref&amp;gt; une observation que Hughes prolonge en montrant que ce renoncement n&#039;est pas vécu comme un sacrifice librement consenti mais comme le résultat d&#039;un conditionnement progressif dont les femmes ne prennent conscience qu&#039;après avoir quitté l&#039;organisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 231-235.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Études académiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux universitaires consacrés à la condition des femmes au sein des Témoins de Jéhovah sont rares. Deux études se distinguent toutefois par leur rigueur méthodologique et leur complémentarité : le mémoire de maîtrise de la sociologue québécoise Rachel Genest, soutenu à l&#039;Université de Sherbrooke en 2016, et la thèse de doctorat de la sociologue australienne Miriam Hughes, soutenue à l&#039;University of South Australia en 2006. Les deux travaux se complètent précisément parce qu&#039;ils observent des populations opposées : Genest interroge des femmes encore membres et pratiquantes dans une congrégation francophone du Québec, dont l&#039;intériorisation du cadre doctrinal influe nécessairement sur la perception qu&#039;elles ont de leur propre condition ; Hughes interroge des femmes ayant quitté l&#039;organisation, parfois excommuniées, dont le recul critique permet de mettre au jour ce que le discours officiel tend à occulter. La divergence de leurs conclusions n&#039;est donc pas une contradiction mais un effet de méthode : elles éclairent deux faces d&#039;une même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rachel Genest : le vécu des femmes qui restent ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S&#039;appuyant sur une analyse systématique des revues &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; et &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (édition d&#039;étude) publiées entre 2013 et 2015, complétée par un questionnaire administré à des femmes membres d&#039;une congrégation québécoise, Genest utilise le concept de représentations sociales pour dégager les droits, devoirs, rôles et fonctions des femmes au sein de l&#039;organisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest, Rachel (2016), &#039;&#039;Statut des femmes chez les Témoins de Jéhovah : regard sur les fonctions, rôles, obligations, droits et devoirs sur le plan de la vie privée et de la vie publique&#039;&#039;, mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, p. 89.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son constat central est celui d&#039;une asymétrie fondamentale : les femmes ont les mêmes obligations que les hommes — prédication, respect des principes bibliques, investissement religieux — sans bénéficier des mêmes droits ni des mêmes fonctions. Les postes de pouvoir, les fonctions décisionnelles et l&#039;enseignement devant un auditoire leur sont interdits, et ce de façon non négociable selon la Société Watch Tower.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), pp. 353-355.&amp;lt;/ref&amp;gt; Pourtant, les répondantes de son enquête n&#039;expriment pas de sentiment de discrimination : elles acceptent cette différence en la rationalisant comme une distribution des rôles voulue par Jéhovah pour une meilleure organisation, certaines allant jusqu&#039;à exprimer un soulagement de ne pas avoir à préparer les réunions.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), p. 353.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie privée, les femmes interrogées se consacrent principalement aux tâches ménagères, à l&#039;éducation des enfants et au soutien de leur époux, conformément au modèle prescrit par les publications. Genest note cependant une évolution par rapport aux études antérieures : contrairement aux femmes interrogées par Lucie Noël dans les années 1980, qui étaient pour la plupart femmes au foyer, les répondantes de Genest exercent majoritairement un emploi — mais à temps partiel, afin de consacrer davantage de temps à la prédication.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), pp. 184-185.&amp;lt;/ref&amp;gt; Elles sont par ailleurs peu scolarisées, ce que Genest attribue en partie au fait que la Société Watch Tower ne valorise pas les études supérieures.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), pp. 182-183.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Genest conclut à une certaine évolution du statut des femmes au fil du temps, mais juge cette évolution « très minime » : ce qui ressort comme non négociable est l&#039;interdiction faite aux femmes d&#039;accéder à des postes de hiérarchie ou de pouvoir au sein de l&#039;organisation, une interdiction qu&#039;aucune des répondantes n&#039;a contestée ni même regrettée.&amp;lt;ref&amp;gt;Genest (2016), pp. 462-464.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Miriam Hughes : le vécu des femmes qui partent ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hughes aborde la question depuis une position d&#039;insider-outsider : elle-même ancienne Témoin de Jéhovah, baptisée à 24 ans et excommuniée à 29 après une séparation conjugale, elle conduit sa recherche à partir d&#039;entretiens avec trois ex-membres australiennes et de dix-sept questionnaires recueillis auprès de femmes ayant quitté l&#039;organisation, complétés par une analyse approfondie des publications de la Société Watch Tower.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes, Miriam (2006), &#039;&#039;From Eve to Jezebel: Jehovah&#039;s Witnesses and Christian Fundamentalism. The Construction and Reconstruction of Women&#039;s Gendered Identities within the Faith&#039;&#039;, thèse de doctorat, University of South Australia, pp. 200-204.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa thèse centrale est que les Témoins de Jéhovah constituent une forme de fondamentalisme chrétien légaliste-littéraliste, dont la caractéristique principale n&#039;est pas doctrinale mais comportementale : l&#039;organisation exerce un contrôle permanent sur les comportements de ses membres, et ce contrôle se concentre en priorité sur les femmes, leurs corps et leur sexualité.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 140-143.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce contrôle commence dès la conversion — souvent vécue non comme un choix libre mais comme le résultat de pressions familiales ou d&#039;un besoin d&#039;appartenance — et se prolonge dans tous les aspects de la vie : division des tâches domestiques entièrement à la charge de la femme, découragement actif des études supérieures créant une dépendance économique structurelle, et surveillance doctrinale de la sexualité.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 205-215.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ce dernier point, Hughes documente des séquelles particulièrement profondes. Le discours de la Société sur la menstruation — présentée dans les publications comme une forme d&#039;impureté — et sur la sexualité comme péché lié à la chute d&#039;Ève engendre chez de nombreuses femmes un sentiment durable de dissociation entre leur corps et leur identité, qu&#039;elles décrivent comme le fait de vivre dans un « corps étranger ».&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 215-223.&amp;lt;/ref&amp;gt; Ces effets persistent longtemps après le départ de l&#039;organisation : les femmes interrogées par Hughes décrivent des difficultés durables à établir des relations intimes saines, à ressentir du plaisir sans culpabilité, et à transmettre à leurs propres enfants des repères relationnels qu&#039;elles n&#039;ont elles-mêmes jamais reçus.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 228-235.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;excommunication elle-même constitue un traumatisme social majeur : elle entraîne une rupture totale avec l&#039;ensemble du réseau social construit au sein de l&#039;organisation — famille, amis, identité — et s&#039;accompagne fréquemment de rumeurs propagées dans la congrégation, Hughes en ayant elle-même fait l&#039;expérience.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 7-9.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le coût social considérable de ce départ constitue d&#039;ailleurs, selon Hughes, le principal mécanisme de rétention de l&#039;organisation : davantage que la conviction doctrinale, c&#039;est la peur de perdre simultanément sa famille, ses amis et son identité qui maintient les membres dans la foi.&amp;lt;ref&amp;gt;Hughes (2006), pp. 197-199.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Deux études en miroir ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La confrontation des deux travaux est éclairante. Ce que Genest documente comme une acceptation sereine de la différence des rôles, Hughes le documente comme le résultat d&#039;un conditionnement progressif dont les femmes ne prennent conscience qu&#039;après avoir quitté l&#039;organisation. Ce que Genest observe comme un équilibre conjugal satisfaisant — les répondantes décrivent des maris aidants et des couples épanouis — Hughes le documente comme une réalité bien plus contrastée, où la division des tâches repose entièrement sur la femme et où des violences conjugales peuvent être couvertes par les instances de la congrégation. Ce que Genest interprète comme une évolution minime mais réelle du statut des femmes, Hughes le replace dans une continuité historique plus longue, montrant que les constructions de genre au sein de l&#039;organisation puisent directement dans les écrits de Russell et Rutherford et n&#039;ont que superficiellement évolué depuis un siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La divergence des deux études tient moins à une contradiction qu&#039;à un effet de temporalité : Genest photographie le présent vécu de femmes encore immergées dans le cadre doctrinal ; Hughes documente ce que ce cadre laisse comme traces une fois qu&#039;il s&#039;est brisé. Les deux lectures sont nécessaires pour rendre compte de la complexité de la condition féminine au sein des Témoins de Jéhovah.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La femme dans les premières publications==&lt;br /&gt;
===Au niveau religieux===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication et titre&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Description du contenu et commentaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), février 1881, p. 8 R 194&lt;br /&gt;
|Une question des lecteurs demande à l&#039;éditeur d&#039;expliquer &amp;lt;CiteBible&amp;gt;1 Corinthiens 14:34&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; qui déclare que la femme doit apprendre en silence. Dans la courte réponse, il est admis que &amp;quot;ce n&#039;est pas à nous pour dire pourquoi, quand Dieu n&#039;apporte aucune raison&amp;quot; et affirme aussi ne pas être en mesure d&#039;expliquer pourquoi Jésus n&#039;a pas envoyé prêcher les femmes de foi qui l&#039;ont cru, mais seulement des hommes. Bien que reconnaissant des bonnes actions accomplies par les femmes, il est dit que ce passage de la Bible ne peut être ignoré et donc qu&#039;il doit être suivi.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), mai 1881, p. 8 R 227&lt;br /&gt;
|Une question des lecteurs demande une explication de trois textes dont &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Actes 1:14&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; et &amp;lt;CiteBible&amp;gt;1 Corinthiens 11:5&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;. En réponse, il est dit que les femmes du temps des apôtres furent approuvées et appréciées par eux et par le Seigneur, mais qu&#039;elles ne prenaient la parole que dans de petites réunions. Le passage de 1 Cor. 14:34, qui dit que la femme apprenne en silence et qu&#039;elle n&#039;enseigne pas en public, est interprété comme faisant référence aux réunions publiques, dans lesquelles il y a fréquemment des débats. Dans ce cadre-là, il serait déplacé, selon Paul, qu&#039;une femme prenne la parole. Toutefois, cette règle ne doit pas être poussée à l&#039;extrême, et l&#039;éditeur pense que ce serait une erreur d&#039;interdire à une femme de prier ou d&#039;enseigner dans des réunions chrétiennes privées. L&#039;homme et la femme représentent respectivement le Christ et son épouse, l&#039;Église, et l&#039;homme est ainsi à la tête de la congrégation, voilà pourquoi il a davantage de fonctions publiques dans la congrégation. Toutefois, les fonctions des personnes des deux sexes sont &amp;quot;tout aussi acceptables à Dieu&amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), juin 1885, p. 7 R 766&lt;br /&gt;
|Selon l&#039;article &amp;quot;God&#039;s order&amp;quot;, la règle contenue en &amp;lt;CiteBible&amp;gt;1 Timothée 2:12&amp;lt;/CiteBible&amp;gt; résulte du principe d&#039;autorité du mari dans le couple. Mais cela ne veut pas dire que la femme ne puisse pas annoncer la bonne nouvelle, car ce passage doit être harmonisé avec d&#039;autres déclarations de l&#039;apôtre (&amp;quot;Il n&#039;y a ni Juif ni Grec, il n&#039;y a ni esclave ni libre, il n&#039;y a ni mâle ni femelle&amp;quot;), et d&#039;Isaïe (tous sont oints pour annoncer la bonne nouvelle). La femme ne peut donc pas occuper une fonction d&#039;autorité ou de commandement. Elle peut prêcher, mais le faire avec une modestie empreinte de conviction. Puis l&#039;article reprend le contenu de &#039;&#039;The Watchtower&#039;&#039; de mai 1881 (voir ci-dessus), et conclut en déclarant que ces explications sont destinées à répondre aux questions de sœurs qui s&#039;interrogeaient sur leur droit à prêcher sans enfreindre l&#039;enseignement de l&#039;apôtre Paul. (L&#039;article est signé par Maria Russell.)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), octobre / novembre 1888, pp. 6-8, R 1075,76&lt;br /&gt;
|L&#039;article reprend ce qui est dit dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.) de juin 1885. (L&#039;article est signé par Maria Russell.)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dans le cadre du couple===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication et titre&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Description du contenu et commentaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), juin 1885, p. 6 R 765-66&lt;br /&gt;
|Commentant &amp;lt;CiteBible&amp;gt;Éphésiens 5:23&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;, l&#039;article &amp;quot;God&#039;s order&amp;quot; déclare notamment : &amp;quot;Les préjugés, l&#039;opinion publique et l&#039;abus de pouvoir, ont rendu cette expression et d&#039;autres similaires faites par les Apôtres fidèles, très impopulaires. Et ce n&#039;est pas surprenant, dans la chute et le désordre de la condition de l&#039;humanité. L&#039;apôtre Paul est diversement accusé d&#039;être un contempteur des femmes, et s&#039;exprimant sans l&#039;autorité divine, et cela même parmi les chrétiens. Mais quand il est examiné correctement, Paul, comme d&#039;habitude, se trouve en train de donner une expression fidèle à l&#039;ordre divin dictée par la sagesse infaillible pour le plus grand bonheur et de tous&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épouse doit collaborer en harmonie avec son mari, et &amp;quot;celle qui deviendrait la partenaire d&#039;un homme dans la vie, devrait voir qu&#039;elle est prête à remplir cette position selon la disposition divine&amp;quot;. Si la femme a davantage de capacités et de jugement que son mari, elle doit malgré tout l&#039;aider discrètement avec modestie; il faudrait prendre en compte cela avant de s&#039;engager dans le mariage. Par contre, si la volonté du mari est en conflit avec celle du Seigneur, l&#039;épouse, en tant que &amp;quot;nouvelle créature&amp;quot; fiancée au Christ, doit se positionner pour le Seigneur. Bien que l&#039;épouse doit être soumise à son mari, cela ne constitue pas de l&#039;esclavage domestique, qui est le résultat du péché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le couple, la femme doit &amp;quot;chercher avec une fierté légitime la force virile et la gloire de son mari&amp;quot;, et lui doit &amp;quot;considérer avec admiration et affection sa grâce féminine - pas égaux et semblables à tous égards, mais chacun possédant des qualités de cœur et d&#039;esprit qui les rendent compagnons l&#039;un pour l&#039;autre&amp;quot;. &amp;quot;La supériorité de l&#039;homme réside dans sa plus grande force, à la fois physique et mentale&amp;quot;, ce qui est voulu par Dieu. &amp;quot;Dans la condition actuelle imparfaite, de nombreuses femmes sont supérieures à beaucoup d&#039;hommes, mais de telle femmes devraient être absolument sûres de ne pas devenir des épouses de ces hommes; car, ce faisant, elles doivent soit violer l&#039;ordre divin (&amp;lt;CiteBible&amp;gt;Éphésiens 5:22&amp;lt;/CiteBible&amp;gt;), soit se soumettre à un inférieur, ce qui n&#039;est pas non plus en harmonie avec la conception du Seigneur&amp;quot;. La femme doit se comporter de façon similaire à l&#039;épouse du Christ. (L&#039;article est signée par Maria.)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), octobre / novembre 1888, pp. 6-8, R 1075,76&lt;br /&gt;
|L&#039;article reprend ce qui est dit dans &#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.) de juin 1885. La sphère de la femme chrétienne diffère quelque peu de celle des frères, mais qu&#039;elle &amp;quot;n&#039;est en aucun cas un sens restreinte, comme beaucoup semblent le considérer&amp;quot;. L&#039;épouse doit être le joyeux co-travailleur de l&#039;homme en harmonie avec la volonté de celui-ci. Dans le cas où la femme a plus d&#039;aptitudes que l&#039;homme, elle devrait prendre cela en compte avant le mariage, et si celui-ci a déjà été contracté, il faut que l&#039;épouse fasse de son mieux avec modestie. Le mari qui demande à sa femme quelque chose qui n&#039;est pas chrétien ne doit pas être écouté, car l&#039;allégeance de la chrétienne va d&#039;abord au Seigneur. La soumission de la femme ne signifie pas servilité, et elle s&#039;y pliera &amp;quot;comme à la disposition de Dieu pour leur bien mutuel, et plus loin, [et] elle se fera un plaisir de servir par amour&amp;quot;. L&#039;homme est supérieur à la femme qui est le &amp;quot;vase faible&amp;quot;. (L&#039;article est signé par Maria Russell.)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dans les autres domaines===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Publication et titre&lt;br /&gt;
!align=&amp;quot;center&amp;quot;|Description du contenu et commentaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;La Tour de Garde&#039;&#039; (angl.), mars 1889, p. 4, R 1104&lt;br /&gt;
|L&#039;article &amp;quot;As becometh women professing Godliness&amp;quot; s&#039;adresse aux &amp;quot;sœurs en Christ qui ont des talents, grands ou petits, dont elles demandent de faire usage dans l&#039;intérêt des travaux de grande moisson&amp;quot;. Elles doivent, dans toutes leurs activités, manifester des qualités telles que la modestie dans l&#039;attitude, l&#039;habillement. Elles peuvent aller voir les malades, s&#039;occuper des enfants de leur quartier, visiter les différentes églises, écrire des lettres à des amis ou des inconnus, préparer des repas, et disperser la vérité en laissant des publications. Il faut éviter les commérages et savoir rester simples. (L&#039;article est signé par Maria Russell.)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
* [[Mariage]]&lt;br /&gt;
* [[Sexualité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ressources sur le sujet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Refbegin}}&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Blandre&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{plume}} Blandre, Bernard (septembre-novembre 1995), &amp;quot;La place des femmes dans les minorités religieuses chrétiennes&amp;quot;, &#039;&#039;Mouvements religieux&#039;&#039;, Sarreguemines: Association d&#039;Étude et d&#039;Information sur les Mouvements Religieux (ISSN 0242-7931)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Genest&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{plume}} Genest, Rachel (2016), &#039;&#039;Statut des femmes chez les Témoins de Jéhovah : regard sur les fonctions, rôles, obligations, droits et devoirs sur le plan de la vie privée et de la vie publique&#039;&#039;, mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, Centre d&#039;études du religieux contemporain, sous la direction de Patrick Snyder.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Harrison&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{plume}} Harrison, Barbara Grizzuti (1978) (anglais), &#039;&#039;[[Visions of Glory: A History and a Memory of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, New York: Simon and Schuster (ISBN 0-671-25101-5)&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Hughes&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{plume}} Hughes, Miriam (2006) (anglais), &#039;&#039;From Eve to Jezebel: Jehovah&#039;s Witnesses and Christian Fundamentalism. The Construction and Reconstruction of Women&#039;s Gendered Identities within the Faith&#039;&#039;, thèse de doctorat, School of Education, University of South Australia.&lt;br /&gt;
* {{web}} Jehovahs Witnesses Net (2003) (anglais), &amp;quot;[http://www.jehovahs-witness.net/jw/friends/48219/1/History-of-Head-Covering-for-JW-Women History of Head Covering for JW Women]&amp;quot;, jehovahs-witness.net. Consulté le 11 mars 2012 — liste des publications ayant expliqué en quelles circonstances la femme doit se couvrir la tête&lt;br /&gt;
* &amp;lt;cite id=Penton&amp;gt;&amp;lt;/cite&amp;gt;{{plume}} Penton, James M. (1997, 2è éd.) (anglais), &#039;&#039;[[Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah&#039;s Witnesses]]&#039;&#039;, Toronto: University of Toronto Press (ISBN 0-8020-7973-3)&lt;br /&gt;
{{Refend}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
{{Reflist|2}}&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Condition féminine chez les Témoins de Jéhovah&amp;quot; sur Wikipedia&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Famille]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Questions éthiques]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tjrecherches</name></author>
	</entry>
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