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Consolation du 24 août 1938

De Tj-encyclopédie
Version datée du 6 juillet 2026 à 18:40 par Tjrecherches (discussion | contributions) (Ajout == Contenu == — tranche 2/7)

Contenu

Le facteur de sécurité dans le corps humain

La publication s'ouvre sur un article intitulé « Le facteur de sécurité dans le corps humain »[1]. Ce texte, signé par le médecin John Harvey Kellogg, compare le corps humain à une machine dotée d'une marge de sécurité bien supérieure à celle des constructions architecturales. L'auteur explique que les organes vitaux, comme les poumons, les reins ou les glandes surrénales, fonctionnent souvent par paires, chacune étant capable d'assurer seule le travail normalement dévolu aux deux[2]. Par exemple, le cœur peut augmenter son activité jusqu'à cinq fois sa capacité de repos sans subir de dommages, et les reins peuvent éliminer des quantités de liquide bien supérieures à la normale sans dommage apparent[3].

La publication affirme que « cette marge de sécurité est essentielle pour faire face aux urgences et compenser la détérioration naturelle liée à l'âge » [4]. Elle souligne également que cette marge permet de prolonger la longévité et d'assurer une meilleure endurance face aux efforts physiques ou aux maladies. Cependant, l'article met en garde contre les comportements qui épuisent cette réserve vitale, comme le tabagisme, la consommation d'alcool, une alimentation déséquilibrée ou le manque de sommeil[5].

Un exemple concret est donné pour illustrer les dangers du tabac : un fumeur est invité à courir après avoir fumé, puis à répéter l'expérience après quelques jours d'abstinence. La différence de performance et de sensation d'épuisement révélerait l'impact du tabac sur la marge de sécurité[6]. La publication conclut en insistant sur l'importance de préserver cette marge par un mode de vie « naturel », citant notamment l'exercice physique, une alimentation saine et un sommeil suffisant[7].

Santé et foyer

Cette rubrique regroupe plusieurs articles courts axés sur des conseils pratiques et des réflexions sur la santé et le bien-être. Parmi eux, un texte intitulé « Consolez les malades »[8] aborde la manière d'apporter du réconfort aux personnes souffrantes. La publication souligne l'importance d'une attitude empathique et encourage les lecteurs à éviter les discours moralisateurs ou culpabilisants envers les malades.

Un autre article, intitulé « J'en ai assez »[9], adopte un ton humoristique pour critiquer les clichés littéraires et cinématographiques, notamment ceux qui décrivent de manière exagérée les expressions faciales des héroïnes. L'auteur ironise sur les descriptions répétitives des « yeux levés au ciel » ou des « regards lancés à travers les couloirs », qu'il juge lassantes et peu originales[10].

La rubrique inclut également des « Études de géographie »[11], présentées sous forme de dialogues humoristiques entre un enseignant et ses élèves. Ces échanges, inspirés d'un magazine londonien, illustrent avec ironie les lacunes géographiques de certains élèves, comme celui qui confond l'Autriche avec un arbre ou celui qui ignore la capitale de l'Espagne[12]. Enfin, une brève anecdote intitulée « Une blague sale »[13] rapporte une conversation entre un journaliste et un ténor, où ce dernier admet n'avoir jamais fumé de sa vie malgré une déclaration antérieure suggérant le contraire.

Maison et Santé

Consolation pour les malades

La rubrique s'ouvre sur un récit mettant en scène un médecin, le « Dr. X », qui observe une jeune fille mal vêtue pour la saison hivernale. Il note que celle-ci porte des vêtements légers aux pieds et des bas ajourés, tout en enveloppant excessivement son cou et sa tête de fourrure. Cette tenue, jugée inadaptée, lui inspire une réflexion sur les principes de thermorégulation corporelle. Le médecin explique que le corps humain, dont la température interne est de 37°C, perd sa chaleur lorsqu'il est en contact prolongé avec des surfaces froides comme le ciment, la pierre ou la glace. Cette déperdition thermique affecte en premier lieu les organes inférieurs, notamment les reins, dont la fonction essentielle est de filtrer les déchets urinaires. Si les reins sont refroidis, leur capacité à éliminer les toxines diminue, entraînant une accumulation de substances nocives dans le sang. Ces toxines, selon le texte, sont responsables de multiples affections : catarrhe, inflammations oculaires, douleurs auriculaires, maux de tête, insomnies, troubles pulmonaires, asthme, problèmes gastriques, arthrite, rhumatismes, névralgies, goutte, calculs biliaires, varices, maladies cutanées, et même des troubles mentaux. La publication recommande de réchauffer les reins par des bains chauds, des cataplasmes ou des onguents chauffants pour rétablir leur fonctionnement normal et éliminer les déchets accumulés[14].

Des proclamateurs du Royaume de Jéhovah témoignant dans les îles du Pacifique Sud.

Rouleaux à pâtisserie et bouteilles de bière !

Un court article propose une astuce domestique pour soulager les pieds fatigués. Une femme témoigne utiliser un rouleau à pâtisserie pour masser la voûte plantaire avant de se coucher, affirmant que cette pratique renforce ses arches. L'article suggère qu'un homme pourrait obtenir un effet similaire en remplissant une bouteille de bière vide d'eau chaude et en la roulant sous ses pieds. Cette recommandation s'inscrit dans une approche pratique et peu coûteuse des soins corporels[15].

Comment nettoyer les ustensiles en émail

Une lectrice partage une méthode pour entretenir les ustensiles en émail. Elle recommande d'utiliser une lame de rasoir à dos émoussé pour gratter les résidus alimentaires, évitant ainsi d'abîmer l'émail comme le feraient les produits de nettoyage abrasifs. Pour redonner de l'éclat aux casseroles ternies, elle préconise d'appliquer une cuillère à soupe de Purex (un produit de blanchiment) avant de laver à l'eau savonneuse. Cette astuce reflète les préoccupations domestiques de l'époque et l'importance accordée à l'économie domestique[16].

Le dépôt de suie

Un encadré statistique révèle que dans les grandes villes, le dépôt annuel de suie varie entre 100 tonnes par mile carré dans les zones peu polluées et plusieurs milliers de tonnes dans les zones industrielles. Ce phénomène engendre des coûts estimés à 20 dollars par citoyen, liés au nettoyage à sec, à la dégradation des bâtiments, aux dommages causés aux marchandises, aux atteintes à la végétation et à la perte de lumière ultraviolette[17].

Un million de bègues en Amérique

Une brève note indique qu'environ un million de personnes bèguent aux États-Unis, principalement des hommes issus de foyers bilingues. Le texte souligne que tout le monde bégaye occasionnellement, mais que le trouble s'aggrave dès que la personne en prend conscience. Cette observation s'inscrit dans une approche médicale et sociale des troubles du langage[18].

Dit la cigarette

Un court texte humoristique attribue à une cigarette un discours ironique sur ses effets néfastes. Elle affirme contribuer aux troubles nerveux, réduire l'énergie physique, multiplier les douleurs, diviser les capacités mentales, détourner l'intérêt du travail et diminuer les chances de succès. Ce ton moralisateur reflète l'opposition des Témoins de Jéhovah aux substances addictives, dont le tabac[19].

Australasie

Écoles sectaires en Nouvelle-Zélande

La publication dénonce une décision des autorités néo-zélandaises autorisant les élèves des écoles paroissiales à emprunter les bus scolaires publics lorsque ceux-ci ont de la place. Elle critique cette mesure, estimant qu'elle favorise les institutions religieuses au détriment des écoles publiques. Selon le texte, cette pratique conduit à remplir les bus avec des élèves d'écoles sectaires, obligeant les derniers élèves des écoles publiques à marcher. De plus, elle affaiblit les écoles locales, entraînant parfois le licenciement d'enseignants. La publication y voit une preuve du coût social du sectarisme et de l'absence d'esprit public chez les groupes religieux[20].

Le phare le plus haut

Un encadré présente le phare de Deal Island, en Tasmanie, comme le plus haut du monde, culminant à 957 pieds (environ 292 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Doté d'une puissance d'un million de bougies, il projette sa lumière à plus de soixante miles. Les provisions destinées au gardien et à sa famille sont hissées le long de la falaise, tandis qu'un chariot chargé de terre descend en contrepoids. Cette description met en avant les prouesses techniques et les défis logistiques liés à l'entretien d'un tel ouvrage[21].

Précipitations en Australie

Un article souligne que l'Australie bénéficie de vastes zones recevant plus de vingt pouces (50 cm) de précipitations annuelles, soit huit fois la superficie des îles britanniques. Les régions les plus productives pour la culture du blé se situent dans les zones recevant seize pouces de pluie, et une partie importante du blé est cultivée dans des zones ne recevant que dix pouces. Le texte note également que les Italiens s'adaptent bien à l'Australie, tandis que les Britanniques, après une tentative, retournent souvent en Angleterre. Les conditions d'immigration sont mentionnées : les couples mariés doivent posséder 300 livres sterling ou un revenu annuel de 100 livres, tandis que les célibataires doivent disposer de 50 livres à leur arrivée[22].

Chasse au buffle en Australie

Un encadré rapporte que la chasse au buffle est pratiquée à grande échelle en Australie. Sur une seule exploitation, 2 500 buffles ont été abattus l'année précédente, dont 1 000 par le gérant lui-même. Ces animaux, importés d'Asie (Timor) il y a un siècle, se sont bien adaptés à l'Australie et se sont multipliés. Le texte souligne leur agressivité lorsqu'ils sont blessés, reflétant les dangers de cette activité[23].

Pas besoin de canonnières

L'île de Pitcairn, dans le Pacifique Sud, est présentée comme un exemple de communauté pacifique. Ses 200 habitants, descendants des mutins du Bounty, n'ont vu qu'un seul navire de guerre en 24 ans et ignorent presque leur appartenance à l'Empire britannique. Le texte souligne que les insulaires vivent en harmonie sans moyens de violence, affirmant que « personne ne cherche à tuer son prochain ». Cette description idéalisée sert à illustrer les bienfaits d'une société sans conflit, en contraste avec les tensions internationales de l'époque[24].

Bali, la terre heureuse

Un long article décrit Bali comme une terre préservée de la civilisation moderne, qualifiée d'« utopie » par les voyageurs. Située près de l'équateur, l'île est présentée comme un paradis terrestre, où les habitants vivent en harmonie avec la nature et entre eux. Bien que la religion locale soit critiquée, le texte souligne l'absence d'influence de « la prostituée de l'Apocalypse » (allusion à Babylone la Grande, symbole des religions corrompues dans l'eschatologie des Témoins de Jéhovah) et des missionnaires. Les Balinais sont décrits comme des gens « naturels », vivant en plein air, vêtus simplement d'un sarong (une pièce de tissu enroulée autour de la taille) et portant des charges sur la tête, ce qui leur confère une posture droite et gracieuse. Leur alimentation, principalement à base de riz, est abondante grâce à la fertilité du sol, permettant jusqu'à quatre récoltes par an. Les Balinais ignorent la pauvreté, le chômage et les conflits, et leur société est présentée comme égalitaire, sans accumulation de richesses. Le texte compare leur mode de vie aux idéaux exposés par le médecin et biologiste Alexis Carrel dans son ouvrage Man, the Unknown (1935), soulignant leur philosophie de vie, leur régime alimentaire équilibré et leur absence de cupidité. Bien que les femmes soient plus nombreuses que les hommes et assument la majorité des tâches, elles ne cherchent pas à dominer les hommes, qui s'occupent des travaux agricoles et de l'irrigation. Les enfants sont encouragés à développer leurs talents dès l'âge de quatre ou cinq ans, suivant une approche éducative proche de la méthode Montessori. Le texte conclut en affirmant que la paix et le bonheur dont jouissent les Balinais ne sont rien comparés à ceux que le Royaume de Jéhovah apportera à l'humanité, invitant les lecteurs à se ranger du côté de Dieu plutôt qu'à chercher refuge à Bali[25].

Soixante-dix ans en Australie

Mary Gilmore, dans un article publié dans le Sydney Daily Telegraph, témoigne des violences commises contre les Aborigènes d'Australie au cours des soixante-dix dernières années. Elle décrit avoir vu des centaines d'Aborigènes morts après avoir bu dans des points d'eau empoisonnés, des expéditions de Blancs organisées pour les chasser, et des enfants aborigènes morts en si grand nombre qu'ils étaient confondus avec des moutons. Elle évoque également des murs de huttes couverts de scalps d'Aborigènes, collectés comme des trophées, et rapporte avoir trouvé un sac rempli d'oreilles d'Aborigènes, coupées pour toucher des primes, comme le faisaient les chasseurs de dingos. Ces récits, bien que qualifiés de « presque incroyables », sont présentés comme véridiques par la personne transmettant l'information. Ce témoignage reflète une critique des exactions coloniales et du traitement réservé aux populations autochtones[26].

Une boisson à base de levure australienne

Un lecteur australien partage une recette de boisson à base de levure, présentée comme stimulante pour l'appétit. La préparation consiste à faire bouillir pendant une heure trois tasses de sucre dans trois gallons et demi d'eau, avec un sachet en mousseline contenant une tasse de houblon, une demi-tasse de blé et une demi-tasse de gingembre vert (ou une cuillère à café de gingembre moulu). Après refroidissement, une tasse de levure est ajoutée, puis la boisson est mise en bouteille et bouchée. Après deux jours (ou plus par temps froid), elle est prête à être consommée. Le contributeur affirme ne pas avoir détecté d'alcool dans cette boisson, bien qu'une faible teneur puisse exister. Le coût de production est estimé à moins d'un demi-penny par bouteille[27].

Colons de luxe

Le gouvernement des États-Unis a installé sept jeunes colons sur l'île de Canton et quatre sur l'île d'Enderbury, toutes deux revendiquées par la Grande-Bretagne. Chaque colon reçoit le gîte et trois dollars par jour. Ces îles sont destinées à servir de relais sur la route aérienne reliant Hawaï à la Nouvelle-Zélande. Cette initiative reflète les enjeux géopolitiques et les rivalités coloniales de l'époque[28].

Maisons en paille

Un encadré présente une innovation architecturale en Australie : des maisons construites en paille compressée sous forme de panneaux. Ces habitations, qualifiées de « chaudes en hiver et fraîches en été », sont également résistantes aux parasites. La paille utilisée peut être de n'importe quel type, et le matériau ne se déforme pas. Cette solution économique et écologique illustre les adaptations locales aux conditions climatiques[29].

Afflux d'Italiens

Le texte critique l'augmentation de l'immigration italienne en Australie, attribuée à un geste symbolique du Premier ministre australien, Joseph Lyons, qui aurait embrassé le pied du pape. Cette action est présentée comme un encouragement à l'arrivée massive de catholiques italiens, jugée excessive et difficile à assimiler par le pays. Cette remarque reflète les tensions religieuses et xénophobes de l'époque[30].

  1. Consolation du 24 août 1938, p. 3.
  2. Consolation du 24 août 1938, p. 3.
  3. Consolation du 24 août 1938, p. 3.
  4. Consolation du 24 août 1938, p. 3.
  5. Consolation du 24 août 1938, p. 4.
  6. Consolation du 24 août 1938, p. 5.
  7. Consolation du 24 août 1938, p. 5.
  8. Consolation du 24 août 1938, p. 6.
  9. Consolation du 24 août 1938, p. 8.
  10. Consolation du 24 août 1938, p. 8.
  11. Consolation du 24 août 1938, p. 2.
  12. Consolation du 24 août 1938, p. 2.
  13. Consolation du 24 août 1938, p. 2.
  14. Consolation du 24 août 1938, p. 6.
  15. Consolation du 24 août 1938, p. 7.
  16. Consolation du 24 août 1938, p. 7.
  17. Consolation du 24 août 1938, p. 7.
  18. Consolation du 24 août 1938, p. 7.
  19. Consolation du 24 août 1938, p. 7.
  20. Consolation du 24 août 1938, p. 8.
  21. Consolation du 24 août 1938, p. 8.
  22. Consolation du 24 août 1938, p. 8.
  23. Consolation du 24 août 1938, p. 8.
  24. Consolation du 24 août 1938, p. 8.
  25. Consolation du 24 août 1938, p. 9.
  26. Consolation du 24 août 1938, p. 10.
  27. Consolation du 24 août 1938, p. 10.
  28. Consolation du 24 août 1938, p. 10.
  29. Consolation du 24 août 1938, p. 10.
  30. Consolation du 24 août 1938, p. 10.