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« Canada » : différence entre les versions

De Tj-encyclopédie
Ajout mentions Consolation du 20 septembre 1939
Ajout mentions Consolation du 1er novembre 1939
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== [[Consolation du 20 septembre 1939]] ==
== [[Consolation du 20 septembre 1939]] ==
Le Canada est mentionné à plusieurs reprises dans ce numéro de Consolation en lien direct avec les activités et les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah. D'une part, la table des matières comporte une rubrique intitulée 'Jehovah's Witnesses in Quebec', indiquant un article consacré à la situation des Témoins dans la province francophone du Canada. D'autre part, le texte évoque explicitement la 'padlock law' canadienne (loi du cadenas), décrite comme un instrument juridique conçu officiellement pour empêcher les réunions communistes en permettant de cadenasser les domiciles de présumés communistes, mais présentée par la revue comme un outil de répression de la Hiérarchie catholique contre ses opposants, au premier rang desquels figurent les Témoins de Jéhovah. La publication souligne que cette loi, promulguée au Québec, servait à réduire à la soumission les ennemis de l'Église catholique romaine là où il n'existait pas suffisamment de communistes réels pour justifier de telles mesures. Le texte qualifie l'utilisation de cette loi d'exemple de 'smoke-screen' (écran de fumée) permettant à la Hiérarchie de persécuter ses adversaires sous prétexte de lutte anticommuniste. L'organisation Watch Tower associe ainsi la législation québécoise à un système d'oppression religieuse organisée, soulignant le rôle de l'Église catholique dans la politique locale canadienne. La mention de Coughlin comme 'prêtre canadien' renforce le lien établi entre le catholicisme canadien et les persécutions visant les Témoins. Par ailleurs, le tarif d'abonnement différencié mentionné en page de garde (1,25 dollar pour le Canada contre 1 dollar pour les États-Unis) confirme l'existence d'un lectorat et d'une communauté organisée de Témoins au Canada.
Le Canada est mentionné à plusieurs reprises dans ce numéro de Consolation en lien direct avec les activités et les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah. D'une part, la table des matières comporte une rubrique intitulée 'Jehovah's Witnesses in Quebec', indiquant un article consacré à la situation des Témoins dans la province francophone du Canada. D'autre part, le texte évoque explicitement la 'padlock law' canadienne (loi du cadenas), décrite comme un instrument juridique conçu officiellement pour empêcher les réunions communistes en permettant de cadenasser les domiciles de présumés communistes, mais présentée par la revue comme un outil de répression de la Hiérarchie catholique contre ses opposants, au premier rang desquels figurent les Témoins de Jéhovah. La publication souligne que cette loi, promulguée au Québec, servait à réduire à la soumission les ennemis de l'Église catholique romaine là où il n'existait pas suffisamment de communistes réels pour justifier de telles mesures. Le texte qualifie l'utilisation de cette loi d'exemple de 'smoke-screen' (écran de fumée) permettant à la Hiérarchie de persécuter ses adversaires sous prétexte de lutte anticommuniste. L'organisation Watch Tower associe ainsi la législation québécoise à un système d'oppression religieuse organisée, soulignant le rôle de l'Église catholique dans la politique locale canadienne. La mention de Coughlin comme 'prêtre canadien' renforce le lien établi entre le catholicisme canadien et les persécutions visant les Témoins. Par ailleurs, le tarif d'abonnement différencié mentionné en page de garde (1,25 dollar pour le Canada contre 1 dollar pour les États-Unis) confirme l'existence d'un lectorat et d'une communauté organisée de Témoins au Canada.
== [[Consolation du 1er novembre 1939]] ==
Le texte consacre de longs développements au Canada, présentant ce pays comme le théâtre d'une persécution active des témoins de Jéhovah orchestrée par la hiérarchie catholique romaine, notamment dans la province de Québec. Plusieurs raids de la police provinciale sont détaillés : en septembre 1937, le domicile d'Albert Ouellette à Montréal est perquisitionné en l'absence des adultes, et la littérature saisie n'est jamais restituée malgré les démarches juridiques. En avril 1939, le domicile de Mme Raymond à Maisonneuve est perquisitionné lors d'une étude biblique, avec saisie de 56 livres, 342 brochures, un phonographe et 30 disques. Le même mois, le domicile de pionniers témoins à Montréal est également perquisitionné, et sept d'entre eux sont arrêtés et accusés de « conspiration séditieuse ». Le 26 avril 1939, la résidence d'un certain M. Williams à Verdun (Québec) est fouillée, avec saisie de livres, phonographe, disques, correspondance avec la Société et documents juridiques. Le texte mentionne que cinquante témoins de Jéhovah sont impliqués dans des procès judiciaires au Québec pour prédication de l'Évangile qualifiée de « sédition » dans vingt-deux cas, et que deux témoins francophones ont été condamnés à six mois de prison par un jury catholique. Il signale aussi des tentatives de la « Holy Name Society » pour obtenir du gouvernement de l'Ontario l'établissement d'un conseil de censure ciblant notamment les publications des témoins. Le texte dénonce également l'antisémitisme montant dans la région des Laurentides au Québec, soutenu par le clergé catholique local, comme contexte idéologique dans lequel s'inscrit la répression contre les témoins.

Version du 11 juin 2026 à 14:24

Cette page recense les mentions et informations relatives à Canada dans les publications des Témoins de Jéhovah et des étudiants de la Bible indexées sur ce wiki.

Mentions dans les publications (Consolation du 26 juillet 1939)

Au Québec, les Témoins de Jéhovah subissent des persécutions légales et des raids policiers sous la Loi du cadenas.

1939

Le Canada est mentionné à plusieurs reprises dans ce numéro de Consolation en lien direct avec les Témoins de Jéhovah et l'histoire de la Watch Tower Society. Le texte rappelle qu'en février 1918, le gouvernement canadien a interdit, à l'instigation du clergé, la circulation du livre 'The Finished Mystery' (également appelé 'Le Septième Volume'), publié par l'International Bible Students Association. Un arrêté officiel du Secrétaire d'État canadien, cité dans le texte et daté du 12 février 1918, prohibait la possession de cette publication sur le territoire canadien. La presse de Winnipeg est mentionnée comme ayant relayé les dénonciations de cette publication par des membres du clergé protestant depuis leurs chaires, notamment le révérend Charles G. Patterson de l'église Saint-Stephen, lequel avait attiré l'attention de l'Attorney General sur le sujet. Le texte souligne que les actions du gouvernement canadien et du gouvernement américain, menées simultanément, démontraient selon Rutherford une coordination entre les autorités des deux pays, sous l'impulsion du clergé. Un correspondant canadien anonyme est également cité brièvement, évoquant son activité de témoignage depuis un véhicule portant des panneaux de propagande de l'organisation. Le Canada représente ainsi dans ce document un exemple précoce de répression étatique visant les publications des Étudiants de la Bible, répression présentée comme directement orchestrée par la hiérarchie catholique et protestante.

Le Canada est mentionné à plusieurs reprises dans ce numéro de Consolation en lien direct avec les activités et les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah. D'une part, la table des matières comporte une rubrique intitulée 'Jehovah's Witnesses in Quebec', indiquant un article consacré à la situation des Témoins dans la province francophone du Canada. D'autre part, le texte évoque explicitement la 'padlock law' canadienne (loi du cadenas), décrite comme un instrument juridique conçu officiellement pour empêcher les réunions communistes en permettant de cadenasser les domiciles de présumés communistes, mais présentée par la revue comme un outil de répression de la Hiérarchie catholique contre ses opposants, au premier rang desquels figurent les Témoins de Jéhovah. La publication souligne que cette loi, promulguée au Québec, servait à réduire à la soumission les ennemis de l'Église catholique romaine là où il n'existait pas suffisamment de communistes réels pour justifier de telles mesures. Le texte qualifie l'utilisation de cette loi d'exemple de 'smoke-screen' (écran de fumée) permettant à la Hiérarchie de persécuter ses adversaires sous prétexte de lutte anticommuniste. L'organisation Watch Tower associe ainsi la législation québécoise à un système d'oppression religieuse organisée, soulignant le rôle de l'Église catholique dans la politique locale canadienne. La mention de Coughlin comme 'prêtre canadien' renforce le lien établi entre le catholicisme canadien et les persécutions visant les Témoins. Par ailleurs, le tarif d'abonnement différencié mentionné en page de garde (1,25 dollar pour le Canada contre 1 dollar pour les États-Unis) confirme l'existence d'un lectorat et d'une communauté organisée de Témoins au Canada.

Le texte consacre de longs développements au Canada, présentant ce pays comme le théâtre d'une persécution active des témoins de Jéhovah orchestrée par la hiérarchie catholique romaine, notamment dans la province de Québec. Plusieurs raids de la police provinciale sont détaillés : en septembre 1937, le domicile d'Albert Ouellette à Montréal est perquisitionné en l'absence des adultes, et la littérature saisie n'est jamais restituée malgré les démarches juridiques. En avril 1939, le domicile de Mme Raymond à Maisonneuve est perquisitionné lors d'une étude biblique, avec saisie de 56 livres, 342 brochures, un phonographe et 30 disques. Le même mois, le domicile de pionniers témoins à Montréal est également perquisitionné, et sept d'entre eux sont arrêtés et accusés de « conspiration séditieuse ». Le 26 avril 1939, la résidence d'un certain M. Williams à Verdun (Québec) est fouillée, avec saisie de livres, phonographe, disques, correspondance avec la Société et documents juridiques. Le texte mentionne que cinquante témoins de Jéhovah sont impliqués dans des procès judiciaires au Québec pour prédication de l'Évangile qualifiée de « sédition » dans vingt-deux cas, et que deux témoins francophones ont été condamnés à six mois de prison par un jury catholique. Il signale aussi des tentatives de la « Holy Name Society » pour obtenir du gouvernement de l'Ontario l'établissement d'un conseil de censure ciblant notamment les publications des témoins. Le texte dénonce également l'antisémitisme montant dans la région des Laurentides au Québec, soutenu par le clergé catholique local, comme contexte idéologique dans lequel s'inscrit la répression contre les témoins.