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« La Tour de Garde du 1er mars 1938 » : différence entre les versions

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L'article explique que Jésus, conscient de sa mort imminente, a institué le Mémorial pour instruire ses disciples et ceux qui partageraient leur foi. En rompant le pain et en partageant la coupe de vin, Jésus a symbolisé son corps et son sang, qui seraient versés pour le pardon des péchés. Cette cérémonie devait être répétée annuellement en mémoire de sa mort, jusqu'à son retour. Les disciples étaient ainsi appelés à suivre son exemple en maintenant leur intégrité envers Dieu et en participant à son sacrifice rédempteur<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 68.</ref>.
L'article explique que Jésus, conscient de sa mort imminente, a institué le Mémorial pour instruire ses disciples et ceux qui partageraient leur foi. En rompant le pain et en partageant la coupe de vin, Jésus a symbolisé son corps et son sang, qui seraient versés pour le pardon des péchés. Cette cérémonie devait être répétée annuellement en mémoire de sa mort, jusqu'à son retour. Les disciples étaient ainsi appelés à suivre son exemple en maintenant leur intégrité envers Dieu et en participant à son sacrifice rédempteur<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 68.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=5|label=Qui doit participer ?|citation=WHO SHALL}} ===
Cet article s'adresse aux personnes qui, aimant Dieu et Jésus-Christ, se sont consacrées à accomplir la volonté divine, mais hésitent quant à leur participation aux emblèmes du pain et du vin lors de la commémoration de la mort de Jésus<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>. La publication affirme que {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=5|citation=their hasting to the sorrows|label=« leur précipitation vers les douleurs »}} d'autrui peut être interprétée comme une forme d'idolâtrie, et souligne que la compréhension du dessein de Jéhovah, tel qu'exprimé dans sa Parole, permet de trancher cette question<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>.
L'institution de la commémoration par Jésus intervient immédiatement après la célébration de la dernière Pâque, et ses disciples sont invités à observer annuellement ce mémorial de sa mort<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>. La publication rappelle que la première importance est accordée à la glorification du nom de Jéhovah, illustrée par l'envoi de Moïse en Égypte pour le sanctifier. Un objectif secondaire consiste à racheter un peuple pour son nom, afin de le glorifier. Cet objectif est réalisé par l'envoi de Jésus sur terre, accomplissant ainsi la réalité préfigurée par le drame prophétique mentionné précédemment<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>.
Jéhovah révèle que son dessein est de sanctifier son nom par l'intermédiaire de son royaume, et que Christ Jésus, en tant que Roi, agit comme son Vindicateur. Ceux qui sont choisis parmi les hommes pour son nom et associés à Christ Jésus participeront également à la sanctification du nom de Dieu<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>. Le salut des hommes obéissants, bien que secondaire, constitue une manifestation de la gloire de Jéhovah, car ces derniers servent de témoignage à son nom et à sa Parole<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>.
Les paroles de Jésus lors de l'institution du mémorial mettent en évidence deux fonctions de son sang : (1) la rémission des péchés, conséquence de la transgression d'Adam, et (2) l'établissement de la nouvelle alliance, par laquelle un peuple est choisi pour le nom de Jéhovah<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>. L'ancienne alliance de la loi, conclue avec Israël par l'intermédiaire de Moïse, n'a pas permis d'accomplir cette œuvre en raison de l'imperfection des Israélites. Dieu, par la nouvelle alliance, réalise désormais ce dessein en sélectionnant une classe spirituelle qui rendra témoignage à son nom<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>.
==== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=5|label=Rémission|citation=REMISSION}} ====
La publication explique que la transmission du péché d'Adam à toute l'humanité place celle-ci sous l'esclavage du péché, conduisant inévitablement à la mort ou à la destruction totale, à moins qu'une disposition salvatrice ne soit prévue<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>. Jéhovah aurait pu anéantir toute la descendance d'Adam et créer une nouvelle race, mais il choisit de démontrer sa suprématie en rachetant une partie de la postérité d'Adam, afin de glorifier son nom<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>.
Ce dessein est accompli par l'envoi de Jésus sur terre, réalisant ainsi ce qui avait été préfiguré dans le drame prophétique mentionné précédemment. La publication souligne que Jéhovah a clairement révélé que son intention est de sanctifier son nom par l'intermédiaire de son royaume, Christ Jésus agissant comme son Vindicateur<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>. Ceux qui sont choisis parmi les hommes pour son nom et associés à Christ Jésus participeront également à la sanctification du nom de Dieu. Bien que le salut des hommes obéissants soit secondaire, il constitue une manifestation de la gloire de Jéhovah, car ces derniers servent de témoignage à son nom et à sa Parole<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 69.</ref>.
La condamnation à mort ne résulte pas d'un jugement individuel, mais de la transmission héréditaire de l'imperfection d'Adam. Les hommes, nés dans le péché, sont condamnés à mourir en raison de cette hérédité, à moins qu'une rédemption ne soit offerte<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. La possibilité de salut est accordée à la postérité d'Adam par le sang versé de Christ Jésus. Pour en bénéficier, chaque individu doit se soumettre aux conditions établies : croire en Jésus-Christ et obéir aux commandements de Dieu<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.
La publication précise que Jésus a racheté la postérité d'Adam en offrant sa vie humaine parfaite, sans péché ni défaut, préfigurée par l'agneau sans tache<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Jésus déclare qu'il doit rassembler les brebis obéissantes et affirme : {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=6|citation=Therefore doth my Father|label=« C'est pourquoi mon Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre »}} <ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Il souligne qu'il possède l'autorité de donner sa vie et de la reprendre, conformément au commandement reçu de son Père<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.
Jésus a effectivement sacrifié sa vie en mourant sur le bois, bien qu'il fût saint, innocent et sans péché, comme s'il était un homme pécheur<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Son droit à la vie humaine a persisté après sa mort, car Dieu l'a ressuscité et élevé au ciel. Jésus a conservé ce droit et a reçu l'autorité de son Père de reprendre sa vie humaine, mais il ne l'a pas fait<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Il a plutôt présenté ce droit à la vie humaine devant le trône de la miséricorde divine, en offrande pour les péchés de l'humanité. Son sang a ainsi été versé pour la rémission de ces péchés<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.
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La publication affirme que pour obtenir la vie éternelle, l'homme doit la recevoir de Dieu par l'intermédiaire de Jésus-Christ, car {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=6|citation=Life is the gift|label=« la vie est le don de Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur »}} <ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Jésus déclare à ses disciples : {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=6|citation=I am the way|label=« Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi »}} <ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Il n'existe aucun autre moyen d'accéder à la vie, et la seule voie de réconciliation avec Dieu passe par Jésus-Christ, par la foi et la fidélité de l'homme<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.
Abraham et d'autres hommes fidèles mentionnés dans le onzième chapitre de l'Épître aux Hébreux ont cru en la promesse divine d'envoyer le Messie, qui serait le Sauveur et le Souverain du monde<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Ils ont espéré en son royaume et ont refusé de s'associer au monde corrompu, orientant leurs cœurs vers le royaume messianique. En raison de leur foi, ces hommes ont été considérés comme justes, mais ils n'ont pas reçu la vie à cette époque, car Jésus-Christ devait d'abord racheter l'humanité par son propre sang, puis procéder à leur délivrance selon le dessein divin<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.
L'apôtre souligne que ces hommes, bien qu'ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n'ont pas reçu la promesse de la vie, car Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour eux, afin qu'ils ne soient pas rendus parfaits sans les fidèles de l'ère chrétienne<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Cette chose meilleure est l'appartenance à la maison royale des fils de Dieu, dont Christ Jésus est le Chef. L'apôtre Paul écrit : {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=6|citation=Christ as a son|label=« Mais Christ comme Fils sur sa propre maison ; dont la maison nous sommes, si nous retenons ferme jusqu'à la fin la confiance et la joie de l'espérance »}} <ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.
Dieu a maintenu la nation d'Israël sous la protection de l'alliance de la loi jusqu'à la venue de Christ, cette alliance servant de protection aux fidèles<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Jésus, conformément à la volonté de Jéhovah, s'est adressé aux Israélites, son peuple sous alliance, mais la majorité d'entre eux l'ont rejeté. Cependant, certains ont cru en lui, et Jésus leur a accordé {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=6|citation=power to become|label=« le pouvoir de devenir fils de Dieu »}} <ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.
Les apôtres, tous soumis à l'alliance de la loi, ont cru en Jésus-Christ, se sont consacrés à lui en tant que Fils bien-aimé de Dieu et sont devenus fils de Dieu<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Ce privilège a été réservé aux Juifs pendant trois ans et demi, puis étendu aux Gentils. Après la venue du saint-Esprit, les apôtres, instruits par celui-ci, ont compris le dessein de Jéhovah et l'ont proclamé aux autres : prendre {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-1er-mars-1938-en-ocr.pdf|page=6|citation=a people for|label=« un peuple pour son nom »}} <ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>. Ces hommes fidèles, les apôtres, réunis à Jérusalem, examinaient la question de l'évangile annoncé aux Gentils et cherchaient à comprendre pourquoi cela avait été fait. À cette occasion, le saint-Esprit leur a révélé le dessein de Dieu, à savoir prendre parmi les nations un peuple pour son nom<ref>''La Tour de Garde du 1er mars 1938'', p. 70.</ref>.

Version du 16 juillet 2026 à 21:11

Contenu

« Compagnons »

Ce numéro de La Tour de Garde annonce une période de témoignage intitulée « Compagnons », prévue du 9 au 17 avril 1938. Cette campagne vise à unir les efforts des oints restants (le « reste oint ») et des Jonadabs (les « autres brebis ») dans une activité mondiale de prédication. La stratégie inclut l'offre d'un abonnement d'un an à la revue Consolation, accompagnée des livres Ennemis (ou Riches) et de la nouvelle brochure Cure, pour une contribution de 1,00 dollar. Les détails logistiques et organisationnels de cette campagne sont précisés dans les prochains numéros de l'Informant[1].

La publication souligne l'importance de cette période pour manifester l'unité entre les deux groupes dans le service de Jéhovah, en insistant sur la nécessité de planifier et de préparer cette campagne à l'avance[2].

Mémorial

La date du Mémorial, célébration annuelle de la mort de Jésus-Christ, est fixée au vendredi 15 avril 1938, après 18 heures. Les compagnies des oints sont invitées à se rassembler pour cette occasion, en présence des Jonadabs. Les emblèmes utilisés doivent être du pain sans levain et du vrai vin rouge, conformément à la pratique de Jésus et de ses apôtres. La publication rappelle que le vin symbolise le sang de Christ et que cette observance doit être fidèle aux instructions bibliques[3].

Convention

Une convention des Témoins de Jéhovah est organisée à Sydney, en Australie, du 22 au 25 avril 1938. Cette assemblée servira à la fois l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le discours public du président de la Société Watch Tower sera radiodiffusé. Tous les serviteurs de Jéhovah sont invités à y participer[4].

Une autre convention, destinée particulièrement aux frères hispanophones, est prévue à San Antonio, au Texas, du 15 au 17 avril 1938. Les frères Montero et Keller y assisteront, et les arrangements locaux sont confiés à la compagnie de San Antonio, sous la direction de la Société. Les frères intéressés sont invités à contacter J. D. Carter pour plus d'informations[5].

« Cure »

La Société Watch Tower annonce la publication d'une nouvelle brochure intitulée Cure, rédigée par Joseph Franklin Rutherford. Ce document, présenté avec une couverture percutante, aborde des thèmes liés à la recherche d'un remède spirituel dans un monde en crise. Bien que la sortie officielle pour la campagne soit annoncée ultérieurement, les proclamateurs du Royaume sont encouragés à se familiariser avec son contenu. Des exemplaires peuvent être obtenus pour une contribution de 5 cents chacun[6].

Mémorial

Accomplissement prophétique

Cet article souligne l'importance du Mémorial comme accomplissement des prophéties bibliques concernant la vindication du nom de Jéhovah. Il rappelle que la rébellion de Lucifer (Satan) a mis en cause la suprématie de Jéhovah et que ce dernier a promis de susciter une « semence » pour détruire le méchant et rétablir sa gloire. Pour préparer cette vindication, Jéhovah a utilisé des figures prophétiques comme Abraham, Isaac et Moïse[7].

Abraham, représentant Jéhovah, et Sarah, symbolisant l'organisation de Dieu, ont engendré Isaac, une préfiguration de Christ Jésus. Le rite de la circoncision, imposé à Abraham, illustre la nécessité d'une dévotion totale et inconditionnelle à Jéhovah et à son Royaume. Plus tard, les descendants d'Abraham ont été conduits en Égypte, symbole de l'organisation de Satan, où ils ont été opprimés. Jéhovah a alors envoyé Moïse pour les délivrer et faire connaître son nom, comme le montre le passage de 2 Samuel 7:23[8].

La Pâque et son symbolisme

L'article explique que Moïse préfigure Christ Jésus, le grand Prophète et Libérateur. La Pâque, instituée en Égypte, symbolise la délivrance des premiers-nés d'Israël grâce au sang de l'agneau pascal, qui représente le sang de Christ, « l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29). Le sang de l'agneau, appliqué sur les poteaux des portes, protégeait les Israélites de la mort, préfigurant ainsi la protection et le salut offerts par le sacrifice de Jésus[9].

La célébration annuelle de la Pâque était une commémoration de la délivrance d'Israël et de la suprématie de Jéhovah. Après la sortie d'Égypte, Jéhovah a établi l'alliance de la Loi avec les Israélites par l'intermédiaire de Moïse, au mont Sinaï. Cette alliance avait pour but de protéger les Israélites de l'influence de la religion satanique jusqu'à la venue de Christ Jésus, la « semence » promise. Ceux qui restaient fidèles à cette alliance seraient transférés sous l'autorité de Christ à son avènement (Galates 3:19,24)[10].

Jésus et l'accomplissement du type

L'article souligne que Jésus est venu dans le nom de Jéhovah pour accomplir sa volonté, comme l'illustre le Psaume 40:8. Tout comme Moïse a témoigné fidèlement du nom de Jéhovah en Égypte, Jésus a rendu témoignage à son Père pendant son ministère terrestre. La mort de Jésus, préfigurée par l'agneau pascal, marque l'accomplissement de cette prophétie. Lors de son dernier repas pascal avec ses disciples, Jésus a institué le Mémorial en utilisant du pain sans levain et du vin, symboles de son corps et de son sang versé pour le pardon des péchés (Matthieu 26:26-28)[11].

Jésus a demandé à ses disciples de perpétuer cette commémoration en souvenir de lui, comme le rapporte Luc 22:19 et 1 Corinthiens 11:25,26. Cette observance rappelle aux fidèles que, pour faire partie du corps du Christ, ils doivent suivre son exemple en maintenant leur intégrité envers Dieu et en participant à son sacrifice rédempteur[12].

Institution du Mémorial

L'article explique que Jésus, conscient de sa mort imminente, a institué le Mémorial pour instruire ses disciples et ceux qui partageraient leur foi. En rompant le pain et en partageant la coupe de vin, Jésus a symbolisé son corps et son sang, qui seraient versés pour le pardon des péchés. Cette cérémonie devait être répétée annuellement en mémoire de sa mort, jusqu'à son retour. Les disciples étaient ainsi appelés à suivre son exemple en maintenant leur intégrité envers Dieu et en participant à son sacrifice rédempteur[13].

Qui doit participer ?

Cet article s'adresse aux personnes qui, aimant Dieu et Jésus-Christ, se sont consacrées à accomplir la volonté divine, mais hésitent quant à leur participation aux emblèmes du pain et du vin lors de la commémoration de la mort de Jésus[14]. La publication affirme que « leur précipitation vers les douleurs » d'autrui peut être interprétée comme une forme d'idolâtrie, et souligne que la compréhension du dessein de Jéhovah, tel qu'exprimé dans sa Parole, permet de trancher cette question[15].

L'institution de la commémoration par Jésus intervient immédiatement après la célébration de la dernière Pâque, et ses disciples sont invités à observer annuellement ce mémorial de sa mort[16]. La publication rappelle que la première importance est accordée à la glorification du nom de Jéhovah, illustrée par l'envoi de Moïse en Égypte pour le sanctifier. Un objectif secondaire consiste à racheter un peuple pour son nom, afin de le glorifier. Cet objectif est réalisé par l'envoi de Jésus sur terre, accomplissant ainsi la réalité préfigurée par le drame prophétique mentionné précédemment[17].

Jéhovah révèle que son dessein est de sanctifier son nom par l'intermédiaire de son royaume, et que Christ Jésus, en tant que Roi, agit comme son Vindicateur. Ceux qui sont choisis parmi les hommes pour son nom et associés à Christ Jésus participeront également à la sanctification du nom de Dieu[18]. Le salut des hommes obéissants, bien que secondaire, constitue une manifestation de la gloire de Jéhovah, car ces derniers servent de témoignage à son nom et à sa Parole[19].

Les paroles de Jésus lors de l'institution du mémorial mettent en évidence deux fonctions de son sang : (1) la rémission des péchés, conséquence de la transgression d'Adam, et (2) l'établissement de la nouvelle alliance, par laquelle un peuple est choisi pour le nom de Jéhovah[20]. L'ancienne alliance de la loi, conclue avec Israël par l'intermédiaire de Moïse, n'a pas permis d'accomplir cette œuvre en raison de l'imperfection des Israélites. Dieu, par la nouvelle alliance, réalise désormais ce dessein en sélectionnant une classe spirituelle qui rendra témoignage à son nom[21].

Rémission

La publication explique que la transmission du péché d'Adam à toute l'humanité place celle-ci sous l'esclavage du péché, conduisant inévitablement à la mort ou à la destruction totale, à moins qu'une disposition salvatrice ne soit prévue[22]. Jéhovah aurait pu anéantir toute la descendance d'Adam et créer une nouvelle race, mais il choisit de démontrer sa suprématie en rachetant une partie de la postérité d'Adam, afin de glorifier son nom[23].

Ce dessein est accompli par l'envoi de Jésus sur terre, réalisant ainsi ce qui avait été préfiguré dans le drame prophétique mentionné précédemment. La publication souligne que Jéhovah a clairement révélé que son intention est de sanctifier son nom par l'intermédiaire de son royaume, Christ Jésus agissant comme son Vindicateur[24]. Ceux qui sont choisis parmi les hommes pour son nom et associés à Christ Jésus participeront également à la sanctification du nom de Dieu. Bien que le salut des hommes obéissants soit secondaire, il constitue une manifestation de la gloire de Jéhovah, car ces derniers servent de témoignage à son nom et à sa Parole[25].

La condamnation à mort ne résulte pas d'un jugement individuel, mais de la transmission héréditaire de l'imperfection d'Adam. Les hommes, nés dans le péché, sont condamnés à mourir en raison de cette hérédité, à moins qu'une rédemption ne soit offerte[26]. La possibilité de salut est accordée à la postérité d'Adam par le sang versé de Christ Jésus. Pour en bénéficier, chaque individu doit se soumettre aux conditions établies : croire en Jésus-Christ et obéir aux commandements de Dieu[27].

La publication précise que Jésus a racheté la postérité d'Adam en offrant sa vie humaine parfaite, sans péché ni défaut, préfigurée par l'agneau sans tache[28]. Jésus déclare qu'il doit rassembler les brebis obéissantes et affirme : « C'est pourquoi mon Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre » [29]. Il souligne qu'il possède l'autorité de donner sa vie et de la reprendre, conformément au commandement reçu de son Père[30].

Jésus a effectivement sacrifié sa vie en mourant sur le bois, bien qu'il fût saint, innocent et sans péché, comme s'il était un homme pécheur[31]. Son droit à la vie humaine a persisté après sa mort, car Dieu l'a ressuscité et élevé au ciel. Jésus a conservé ce droit et a reçu l'autorité de son Père de reprendre sa vie humaine, mais il ne l'a pas fait[32]. Il a plutôt présenté ce droit à la vie humaine devant le trône de la miséricorde divine, en offrande pour les péchés de l'humanité. Son sang a ainsi été versé pour la rémission de ces péchés[33].

Fils spirituels

La publication affirme que pour obtenir la vie éternelle, l'homme doit la recevoir de Dieu par l'intermédiaire de Jésus-Christ, car « la vie est le don de Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur » [34]. Jésus déclare à ses disciples : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » [35]. Il n'existe aucun autre moyen d'accéder à la vie, et la seule voie de réconciliation avec Dieu passe par Jésus-Christ, par la foi et la fidélité de l'homme[36].

Abraham et d'autres hommes fidèles mentionnés dans le onzième chapitre de l'Épître aux Hébreux ont cru en la promesse divine d'envoyer le Messie, qui serait le Sauveur et le Souverain du monde[37]. Ils ont espéré en son royaume et ont refusé de s'associer au monde corrompu, orientant leurs cœurs vers le royaume messianique. En raison de leur foi, ces hommes ont été considérés comme justes, mais ils n'ont pas reçu la vie à cette époque, car Jésus-Christ devait d'abord racheter l'humanité par son propre sang, puis procéder à leur délivrance selon le dessein divin[38].

L'apôtre souligne que ces hommes, bien qu'ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n'ont pas reçu la promesse de la vie, car Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour eux, afin qu'ils ne soient pas rendus parfaits sans les fidèles de l'ère chrétienne[39]. Cette chose meilleure est l'appartenance à la maison royale des fils de Dieu, dont Christ Jésus est le Chef. L'apôtre Paul écrit : « Mais Christ comme Fils sur sa propre maison ; dont la maison nous sommes, si nous retenons ferme jusqu'à la fin la confiance et la joie de l'espérance » [40].

Dieu a maintenu la nation d'Israël sous la protection de l'alliance de la loi jusqu'à la venue de Christ, cette alliance servant de protection aux fidèles[41]. Jésus, conformément à la volonté de Jéhovah, s'est adressé aux Israélites, son peuple sous alliance, mais la majorité d'entre eux l'ont rejeté. Cependant, certains ont cru en lui, et Jésus leur a accordé « le pouvoir de devenir fils de Dieu » [42].

Les apôtres, tous soumis à l'alliance de la loi, ont cru en Jésus-Christ, se sont consacrés à lui en tant que Fils bien-aimé de Dieu et sont devenus fils de Dieu[43]. Ce privilège a été réservé aux Juifs pendant trois ans et demi, puis étendu aux Gentils. Après la venue du saint-Esprit, les apôtres, instruits par celui-ci, ont compris le dessein de Jéhovah et l'ont proclamé aux autres : prendre « un peuple pour son nom » [44]. Ces hommes fidèles, les apôtres, réunis à Jérusalem, examinaient la question de l'évangile annoncé aux Gentils et cherchaient à comprendre pourquoi cela avait été fait. À cette occasion, le saint-Esprit leur a révélé le dessein de Dieu, à savoir prendre parmi les nations un peuple pour son nom[45].

  1. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 66.
  2. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 66.
  3. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 66.
  4. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 66.
  5. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 66.
  6. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 66.
  7. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 67.
  8. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 67.
  9. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 67.
  10. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 67.
  11. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 68.
  12. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 68.
  13. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 68.
  14. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  15. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  16. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  17. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  18. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  19. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  20. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  21. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  22. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  23. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  24. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  25. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 69.
  26. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  27. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  28. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  29. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  30. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  31. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  32. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  33. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  34. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  35. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  36. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  37. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  38. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  39. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  40. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  41. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  42. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  43. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  44. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.
  45. La Tour de Garde du 1er mars 1938, p. 70.