« La Tour de Garde du 15 mars 1938 » : différence entre les versions
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La distinction entre l'action de l'esprit sur les oints et sur les Jonadabs est illustrée par l'exemple de Cyrus, roi de Perse. Bien que Jéhovah ait « réveillé l'esprit de Cyrus » pour qu'il autorise la reconstruction du temple de Jérusalem, il ne lui a pas conféré son esprit de la même manière qu'aux personnes consacrées, comme les Jonadabs, qui reçoivent à la fois l'impulsion et la direction de l'esprit saint pour accomplir la volonté divine<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 88.</ref>. | La distinction entre l'action de l'esprit sur les oints et sur les Jonadabs est illustrée par l'exemple de Cyrus, roi de Perse. Bien que Jéhovah ait « réveillé l'esprit de Cyrus » pour qu'il autorise la reconstruction du temple de Jérusalem, il ne lui a pas conféré son esprit de la même manière qu'aux personnes consacrées, comme les Jonadabs, qui reçoivent à la fois l'impulsion et la direction de l'esprit saint pour accomplir la volonté divine<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 88.</ref>. | ||
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-15-mars-1938-en-ocr.pdf|page=9|citation=spirit itself|label=« L’esprit lui-même »}} === | |||
La publication poursuit son analyse de l’opération du saint esprit parmi les fidèles, en particulier ceux qui sont « engendrés par l’esprit »<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 89.</ref>. Elle cite l’apôtre Paul dans l’épître aux Romains (<CiteBible>Romains 8:16</CiteBible>) pour souligner que « l’esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu »<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 89.</ref>. Ce témoignage, précise-t-elle, n’est pas une simple émotion ou un sentiment subjectif, mais une action divine et objective, indépendante des fluctuations humaines. Le texte insiste sur le fait que ce témoignage est réservé aux seuls « engendrés par l’esprit », c’est-à-dire aux membres de la « petite troupe » ointe, et non aux Jonadabs, qui ne bénéficient pas de cette confirmation spirituelle<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 89.</ref>. | |||
La publication rappelle également que le retour de Jésus-Christ au temple en 1918 a marqué un tournant dans l’éclairage des prophéties pour les fidèles. Depuis cette date, le Seigneur illumine directement les esprits des oints, leur permettant de comprendre et d’apprécier les Écritures avec une clarté accrue<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 89.</ref>. Cette illumination est présentée comme une preuve supplémentaire de la relation privilégiée entre Dieu et ses fils spirituels. | |||
Une distinction est établie entre les « engendrés par l’esprit » et les autres croyants, notamment à travers des références bibliques telles que <CiteBible>1 Pierre 1:3-4</CiteBible> et <CiteBible>1 Jean 3:1-2</CiteBible>. Ces passages soulignent que seuls les premiers sont appelés à partager le royaume céleste avec le Christ, tandis que les seconds, bien que fidèles, n’ont pas cette vocation<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 89.</ref>. La publication conclut cette section en annonçant que la suite de l’article abordera la question de savoir quand et comment ce témoignage de l’esprit se manifeste pour confirmer l’appel et l’élection des fidèles. | |||
==== Questions pour l’étude ==== | |||
La rubrique propose une série de questions destinées à guider l’étude des fidèles sur les thèmes abordés dans l’article. Ces questions couvrent divers aspects doctrinaux, notamment le rôle du Christ Jésus dans la gestion des affaires du royaume de Dieu, l’opération du saint esprit depuis la Pentecôte jusqu’en 1918, et les distinctions entre les différentes classes de croyants<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 89-90.</ref>. | |||
Parmi les points soulevés, on trouve des interrogations sur l’application des paroles de <CiteBible>Romains 8:16-17</CiteBible> aux seuls « engendrés par l’esprit », ainsi que sur la signification des termes « esprit de servitude » et « esprit d’adoption » mentionnés dans ce passage. Les questions invitent également les lecteurs à réfléchir sur la manière dont les fidèles peuvent discerner leur appel et leur élection, en s’appuyant sur des références scripturaires précises<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 90.</ref>. | |||
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-15-mars-1938-en-ocr.pdf|page=10|citation=LAODICEA|label=Laodicée}} === | |||
Cet article examine le message adressé à l’église de Laodicée, tel qu’il est rapporté dans le livre de l’Apocalypse (<CiteBible>Apocalypse 3:14-22</CiteBible>). La publication souligne que ce message s’applique particulièrement à la période suivant le retour du Seigneur Jésus au temple en 1918, une époque marquée par le jugement des serviteurs de Dieu<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 90.</ref>. | |||
Le texte met en lumière le caractère tiède des Laodicéens, décrits comme étant « ni froids ni chauds », ce qui provoque le dégoût du Seigneur. Cette tiédeur est illustrée par leur autosatisfaction et leur aveuglement spirituel : ils se considèrent comme riches et n’ayant besoin de rien, alors qu’en réalité, ils sont « misérables, pauvres, aveugles et nus »<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 90.</ref>. La publication interprète cette condition comme le résultat d’un manque de zèle et d’activité dans le service de Dieu, notamment dans la proclamation du message divin. | |||
Le Seigneur exhorte les Laodicéens à se repentir et à devenir zélés dans leur service. Il se présente comme celui qui frappe à la porte, prêt à entrer et à souper avec ceux qui lui ouvrent. Cette image est interprétée comme une invitation à accueillir le Seigneur dans leur vie et à participer activement à son œuvre<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 90.</ref>. La publication souligne que cette exhortation s’adresse spécifiquement aux membres de l’église qui, bien que liés par l’alliance avec Dieu, manquent de ferveur et de dévouement. | |||
Une distinction est établie entre les « jeunes hommes » et les « vieillards » au sein de l’église. Les premiers, décrits comme zélés et actifs, ont reçu une vision claire de la vérité et se sont engagés avec enthousiasme dans le service de Dieu. Les seconds, en revanche, sont présentés comme languissants et inactifs, se contentant de rêver aux récompenses célestes sans participer activement à l’œuvre divine<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 90.</ref>. Cette dichotomie est utilisée pour illustrer la nécessité d’un réveil spirituel parmi les fidèles. | |||
La publication conclut en rappelant que le jugement de Dieu commence par sa maison, et que ceux qui répondent à l’invitation du Seigneur seront récompensés en partageant son trône, tout comme lui-même a surmonté les épreuves et s’est assis avec son Père sur son trône<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 90.</ref>. | |||
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-15-mars-1938-en-ocr.pdf|page=11|citation=LAODICEA|label=Laodicée (suite)}} === | |||
La publication poursuit son analyse du message à Laodicée en soulignant les conséquences de la tiédeur spirituelle. Elle décrit les Laodicéens comme étant « wretched, and miserable, and poor, and blind, and naked »<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 91.</ref> {{SourceDoc|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-15-mars-1938-en-ocr.pdf|page=11|citation=wretched, and miserable|label=« misérables, malheureux »}}, une condition qui les rend malheureux et inconfortables. Leur manque de joie dans le Seigneur les empêche de comprendre la véritable nature de la joie divine et les prive de toute appréciation du royaume de Dieu. | |||
Le texte met en lumière l’illusion des Laodicéens, qui se croient riches alors qu’ils sont en réalité pauvres. Cette pauvreté spirituelle est attribuée à leur refus de subir le « reproche du Christ », une condition nécessaire pour être riche aux yeux de Dieu<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 91.</ref>. La publication cite des références bibliques, telles que <CiteBible>Hébreux 11:26</CiteBible> et <CiteBible>Proverbes 22:1</CiteBible>, pour souligner que la véritable richesse réside dans une bonne réputation auprès de Jéhovah et dans sa faveur, plutôt que dans les possessions matérielles. | |||
Une distinction est faite entre les « zélés » et les « tièdes ». Les premiers, décrits comme « chauds », sont ceux qui voient et apprécient l’organisation de Dieu et magnifient son nom. Leur zèle les pousse à participer activement à l’œuvre de témoignage, malgré les épreuves et les privations. Les seconds, en revanche, sont ceux qui évitent le reproche du Christ et se contentent de méditer sur les vérités reçues avant 1917, sans chercher à comprendre les développements doctrinaux ultérieurs<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 91.</ref>. | |||
La publication critique également l’attitude de ceux qui, bien qu’ayant une certaine activité, ne suivent pas les commandements de Dieu. Elle souligne que ces individus ne voient pas la distinction claire entre l’organisation de Satan et celle de Dieu, et négligent ainsi leur devoir de témoins zélés pour Jéhovah. Leur manque de vision spirituelle les rend aveugles aux accomplissements des prophéties et aux desseins divins<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 91.</ref>. | |||
Enfin, le texte rappelle que le Seigneur, par amour pour ceux qui sont dans l’alliance, les reprend et les exhorte à se repentir. Il les avertit de la nécessité de changer leur comportement et de devenir zélés dans le service de Dieu, afin d’éviter les conséquences de leur tiédeur spirituelle<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 91.</ref>. | |||
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/tour-de-garde/1938/la-tour-de-garde-du-15-mars-1938-en-ocr.pdf|page=12|citation=JEHOVAH IN HIS TEMPLE|label=Jéhovah dans son temple}} === | |||
Cet article met en lumière la révélation progressive de Jéhovah comme le Souverain suprême et le Roi de l’éternité, une compréhension qui s’est affinée parmi les fidèles après le retour du Seigneur Jésus au temple en 1918<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 92.</ref>. La publication souligne que la période allant de 1879 à 1918 a été marquée par la « préparation du chemin devant Jéhovah », tandis que la période suivant 1918, jusqu’à la bataille d’Armageddon, est décrite comme « le jour de sa préparation », conformément à la prophétie de <CiteBible>Nahum 2:3</CiteBible>. | |||
Le texte invite les lecteurs à méditer sur les chapitres 4 et 5 de l’Apocalypse, qui offrent une vision symbolique de Jéhovah dans son temple et de son représentant glorieux, « l’Agneau ». Ces images sont présentées comme sublimes et exaltantes, reflétant les réalités spirituelles qui se sont manifestées depuis 1914<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 92.</ref>. La publication encourage une lecture attentive de ces passages pour saisir pleinement leur signification. | |||
L’article décrit ensuite une vision symbolique dans laquelle l’apôtre Jean, représentant le reste des fidèles oints, est invité à « monter ici » pour contempler des réalités spirituelles. Cette invitation est interprétée comme l’ouverture d’une porte permettant de discerner les choses spirituelles qui devaient être comprises à cette époque<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 92.</ref>. La vision révèle Jéhovah assis sur son trône, entouré d’une gloire resplendissante, symbolisée par des pierres précieuses et un arc-en-ciel, représentant la sainteté de la vie et l’immortalité divine. | |||
La publication souligne que cette vision a coïncidé avec le déversement du saint esprit sur toute chair, comme annoncé dans <CiteBible>Joël 2:28-29</CiteBible>. Ce déversement a permis aux fidèles de discerner les « choses profondes de Dieu », préparées pour ceux qui l’aiment, et qui ne peuvent être comprises que par l’intermédiaire du saint esprit<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 92.</ref>. | |||
Enfin, le texte décrit la voix du Seigneur Jésus, comparée au son d’une trompette, annonçant des événements majeurs. Cette voix est interprétée comme celle de l’Annonciateur ou Verbe de Jéhovah, invitant les fidèles à contempler les réalités spirituelles qui se déroulent depuis son retour au temple. La publication conclut en soulignant l’importance de cette révélation pour les fidèles, qui sont appelés à participer activement à l’œuvre de témoignage pour Jéhovah et son royaume<ref>''La Tour de Garde du 15 mars 1938'', p. 92.</ref>. | |||
Version du 16 juillet 2026 à 22:13
Contenu
« Compagnons »
Cette rubrique annonce la période de témoignage intitulée « Compagnons », qui se déroulera du 9 au 17 avril 1938. Elle est destinée à rassembler les membres oints (le « reste oint ») et les Jonadabs (les « autres brebis ») dans une campagne mondiale d'évangélisation. La stratégie de prédication proposée combine un abonnement d'un an à la revue Consolation avec les livres Ennemis (ou Akiches) et le nouveau livret Cure, le tout pour une contribution de 1,00 dollar. Les détails supplémentaires sur cette campagne sont annoncés pour paraître dans les prochains numéros de l'Informant[1].
Mémorial
La date du Mémorial, célébration annuelle de la mort de Jésus-Christ, est fixée au vendredi 15 avril 1938, après 18 heures. Les compagnies des oints sont invitées à se rassembler pour cette commémoration, en présence des Jonadabs. Les emblèmes utilisés doivent être du pain sans levain et du vrai vin rouge, conformément à la pratique de Jésus et de ses apôtres[2].
Convention
Une convention des Témoins de Jéhovah est prévue à Sydney, en Australie, du 22 au 25 avril 1938. Cette assemblée servira à la fois l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le discours public du président sera diffusé par radio. Tous les serviteurs de Jéhovah sont invités à y participer[3].
Convention espagnole des Témoins de Jéhovah
Une convention spécialement destinée aux frères hispanophones est organisée à San Antonio, au Texas, du 15 au 17 avril 1938. Les Témoins de Jéhovah de langue espagnole sont encouragés à y assister. La compagnie locale de San Antonio, sous la direction de la Société Watch Tower, est chargée des préparatifs. Les frères Montero et Keller y participeront. Les intéressés peuvent contacter J.D. Carter pour plus d'informations[4].
« Cure »
La Société Watch Tower publie un nouveau livret intitulé Cure, rédigé par Joseph Franklin Rutherford. Ce livret, présenté dans une couverture percutante, propose une réponse aux recherches vaines des nations et des individus pour un remède aux maux de l'humanité. Sa sortie est annoncée pour une campagne de prédication. Les proclamateurs du Royaume sont invités à se familiariser avec son contenu. Des exemplaires peuvent être obtenus contre une contribution de 5 cents chacun[5].
Son troupeau (1re partie)
Cet article examine la distinction entre les deux groupes composant le troupeau de Jéhovah : le « petit troupeau » (les oints) et les « autres brebis » (la grande multitude). Jéhovah a confié à Jésus-Christ la tâche de rassembler ces deux groupes pour former un seul troupeau sous sa direction. Le « petit troupeau » est destiné à régner avec Christ dans les cieux, tandis que la « grande multitude » vivra éternellement sur la terre. L'article souligne que cette distinction a été révélée progressivement : en 1918, lorsque Christ est venu au temple pour juger les siens ; en 1931, lorsque Jéhovah a donné un nouveau nom à son peuple ; et en 1935, lorsque l'identité de la grande multitude a été clarifiée.
La publication affirme que « Ne crains point, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Luc 12:32). Elle explique que chaque individu doit déterminer lui-même, à la lumière des Écritures, s'il appartient au « petit troupeau » ou à la « grande multitude ». Les dates clés mentionnées (1918, 1931, 1935) servent de repères pour comprendre le processus de rassemblement en cours[6].
Témoignage de l'esprit
Cette section analyse le passage de Romains 8:16-17, qui déclare que « l'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ». L'article précise que ce message s'adresse exclusivement aux « appelés », c'est-à-dire aux membres du « petit troupeau », et non à la grande multitude. Plusieurs traductions de ce passage sont citées pour en éclairer le sens, notamment celles de la Version Révisée Américaine, du Diaglott, de Weymouth, de la Bible de Douay (catholique), de Rotherham et de l'édition syriaque.
La publication affirme que « L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » est une preuve intérieure et invisible, donnée par Dieu, qui permet aux oints de reconnaître leur filiation divine. Cette reconnaissance implique une relation filiale avec Jéhovah, où le croyant peut l'invoquer comme « Père ». L'article souligne que cette relation est réservée aux membres du « petit troupeau », qui sont héritiers de Dieu et cohéritiers avec Christ, à condition de souffrir avec lui[7].
Souffrance
Cette partie aborde la condition de la souffrance comme élément nécessaire pour être cohéritier avec Christ. L'article précise que la souffrance seule, même jusqu'à la mort, ne suffit pas à déterminer si une personne fait partie du « petit troupeau ». Il cite les exemples des hommes fidèles de l'Ancien Testament, qui ont enduré des persécutions sans pour autant être considérés comme fils de Dieu ou héritiers célestes. La publication affirme que « Concernant ce salut, les prophètes qui ont prophétisé au sujet de la grâce qui vous était destinée, l'ont recherché et examiné avec soin » (1 Pierre 1:10-12), soulignant que ces prophètes ne faisaient pas partie des élus, mais annonçaient les souffrances du Christ et les gloires qui suivraient, réservées aux oints[8].
« Esprit » et application
Ce long développement théologique examine l'interprétation de l'apôtre Paul dans l'épître aux Romains, chapitre 8, en particulier les versets 14 à 17, pour distinguer les conditions spirituelles des membres oints du « petit troupeau » et des « Jonadabs » (ou « autres brebis »), ces derniers représentant les personnes de bonne volonté ayant une espérance terrestre[9]. La publication affirme que la filiation divine, réservée aux oints, ne peut être prouvée par la seule souffrance ou le témoignage rendu au nom de Jéhovah, mais nécessite également « le témoignage de l'esprit avec notre esprit » (Romains 8:16)[10].
L'article souligne que les Jonadabs, bien que consacrés à faire la volonté de Dieu et bénéficiant de son esprit pour accomplir cette mission, ne sont pas « engendrés de l'esprit » comme les membres du corps de Christ. Leur espérance reste terrestre, et ils doivent « marcher selon l'esprit » plutôt que selon la chair, c'est-à-dire rejeter les désirs du monde et se consacrer à la justice divine[11]. La « chair », dans ce contexte, désigne une orientation vers les choses du monde, sous l'influence de Satan, tandis que l'esprit implique une dévotion exclusive à Jéhovah et à son royaume[12].
La distinction entre les deux groupes est approfondie par une analyse des versets 9 à 11 de Romains 8. Les oints, en tant que « temple spirituel » où réside l'esprit de Dieu, sont libérés de la « loi du péché et de la mort » grâce à leur union avec Christ. En revanche, les Jonadabs, bien que guidés par l'esprit de Dieu, ne sont pas « en Christ » au sens spirituel et ne bénéficient pas de cette libération absolue. Leur salut dépend de leur fidélité à rester dans « la ville de refuge », c'est-à-dire l'organisation théocratique sous la direction de Christ[13].
L'article aborde également la notion de « gémissement » de la création, mentionnée en Romains 8:22, en l'interprétant comme l'attente de la manifestation des fils spirituels de Dieu, qui s'est produite en 1918 avec la venue de Christ au temple pour le jugement. Les Jonadabs, ayant reconnu cette manifestation, ont cessé de gémir et se réjouissent désormais avec les oints, formant un seul troupeau sous la direction de Christ[14].
Enfin, la publication explique que l'adoption en tant que fils de Dieu, mentionnée en Romains 8:15, s'applique uniquement aux oints. Ceux-ci, libérés de la « servitude de la crainte » imposée par les religions humaines, crient « Abba, Père » avec assurance. Les Jonadabs, bien qu'ils adressent également des prières à Jéhovah en tant que Père, le font dans l'espoir d'être un jour pleinement intégrés à la famille divine sur terre, à l'image des disciples de Jésus avant la Pentecôte[15].
« L'Esprit »
Cette section approfondit la signification du terme « esprit » dans Romains 8:16, où l'apôtre Paul écrit : « L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu »[16]. La publication précise que cette déclaration s'adresse exclusivement aux oints, qui ont reçu « l'esprit d'adoption » et sont ainsi reconnus comme fils spirituels de Dieu. L'« esprit » mentionné ici désigne la force active invisible de Jéhovah, qui agit comme un « consolateur » pour les disciples de Christ après son départ[17].
L'article cite les paroles de Jésus en Jean 14:16-17,26, où il promet l'envoi d'un « autre consolateur », identifié comme l'esprit saint, pour enseigner et rappeler aux disciples tout ce qu'il leur a dit. Cette promesse s'est accomplie à la Pentecôte, lorsque l'esprit saint a été répandu sur les premiers chrétiens, confirmant leur statut de fils de Dieu[18]. La publication souligne que cette manifestation de l'esprit ne s'est pas limitée aux oints, mais a également été accordée à des figures de l'Ancien Testament, comme Betsaleel, que Jéhovah a « rempli de son esprit » pour accomplir des travaux artistiques dans le tabernacle, sans pour autant l'engendrer spirituellement[19].
La distinction entre l'action de l'esprit sur les oints et sur les Jonadabs est illustrée par l'exemple de Cyrus, roi de Perse. Bien que Jéhovah ait « réveillé l'esprit de Cyrus » pour qu'il autorise la reconstruction du temple de Jérusalem, il ne lui a pas conféré son esprit de la même manière qu'aux personnes consacrées, comme les Jonadabs, qui reçoivent à la fois l'impulsion et la direction de l'esprit saint pour accomplir la volonté divine[20].
« L’esprit lui-même »
La publication poursuit son analyse de l’opération du saint esprit parmi les fidèles, en particulier ceux qui sont « engendrés par l’esprit »[21]. Elle cite l’apôtre Paul dans l’épître aux Romains (Romains 8:16) pour souligner que « l’esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu »[22]. Ce témoignage, précise-t-elle, n’est pas une simple émotion ou un sentiment subjectif, mais une action divine et objective, indépendante des fluctuations humaines. Le texte insiste sur le fait que ce témoignage est réservé aux seuls « engendrés par l’esprit », c’est-à-dire aux membres de la « petite troupe » ointe, et non aux Jonadabs, qui ne bénéficient pas de cette confirmation spirituelle[23].
La publication rappelle également que le retour de Jésus-Christ au temple en 1918 a marqué un tournant dans l’éclairage des prophéties pour les fidèles. Depuis cette date, le Seigneur illumine directement les esprits des oints, leur permettant de comprendre et d’apprécier les Écritures avec une clarté accrue[24]. Cette illumination est présentée comme une preuve supplémentaire de la relation privilégiée entre Dieu et ses fils spirituels.
Une distinction est établie entre les « engendrés par l’esprit » et les autres croyants, notamment à travers des références bibliques telles que 1 Pierre 1:3-4 et 1 Jean 3:1-2. Ces passages soulignent que seuls les premiers sont appelés à partager le royaume céleste avec le Christ, tandis que les seconds, bien que fidèles, n’ont pas cette vocation[25]. La publication conclut cette section en annonçant que la suite de l’article abordera la question de savoir quand et comment ce témoignage de l’esprit se manifeste pour confirmer l’appel et l’élection des fidèles.
Questions pour l’étude
La rubrique propose une série de questions destinées à guider l’étude des fidèles sur les thèmes abordés dans l’article. Ces questions couvrent divers aspects doctrinaux, notamment le rôle du Christ Jésus dans la gestion des affaires du royaume de Dieu, l’opération du saint esprit depuis la Pentecôte jusqu’en 1918, et les distinctions entre les différentes classes de croyants[26].
Parmi les points soulevés, on trouve des interrogations sur l’application des paroles de Romains 8:16-17 aux seuls « engendrés par l’esprit », ainsi que sur la signification des termes « esprit de servitude » et « esprit d’adoption » mentionnés dans ce passage. Les questions invitent également les lecteurs à réfléchir sur la manière dont les fidèles peuvent discerner leur appel et leur élection, en s’appuyant sur des références scripturaires précises[27].
Laodicée
Cet article examine le message adressé à l’église de Laodicée, tel qu’il est rapporté dans le livre de l’Apocalypse (Apocalypse 3:14-22). La publication souligne que ce message s’applique particulièrement à la période suivant le retour du Seigneur Jésus au temple en 1918, une époque marquée par le jugement des serviteurs de Dieu[28].
Le texte met en lumière le caractère tiède des Laodicéens, décrits comme étant « ni froids ni chauds », ce qui provoque le dégoût du Seigneur. Cette tiédeur est illustrée par leur autosatisfaction et leur aveuglement spirituel : ils se considèrent comme riches et n’ayant besoin de rien, alors qu’en réalité, ils sont « misérables, pauvres, aveugles et nus »[29]. La publication interprète cette condition comme le résultat d’un manque de zèle et d’activité dans le service de Dieu, notamment dans la proclamation du message divin.
Le Seigneur exhorte les Laodicéens à se repentir et à devenir zélés dans leur service. Il se présente comme celui qui frappe à la porte, prêt à entrer et à souper avec ceux qui lui ouvrent. Cette image est interprétée comme une invitation à accueillir le Seigneur dans leur vie et à participer activement à son œuvre[30]. La publication souligne que cette exhortation s’adresse spécifiquement aux membres de l’église qui, bien que liés par l’alliance avec Dieu, manquent de ferveur et de dévouement.
Une distinction est établie entre les « jeunes hommes » et les « vieillards » au sein de l’église. Les premiers, décrits comme zélés et actifs, ont reçu une vision claire de la vérité et se sont engagés avec enthousiasme dans le service de Dieu. Les seconds, en revanche, sont présentés comme languissants et inactifs, se contentant de rêver aux récompenses célestes sans participer activement à l’œuvre divine[31]. Cette dichotomie est utilisée pour illustrer la nécessité d’un réveil spirituel parmi les fidèles.
La publication conclut en rappelant que le jugement de Dieu commence par sa maison, et que ceux qui répondent à l’invitation du Seigneur seront récompensés en partageant son trône, tout comme lui-même a surmonté les épreuves et s’est assis avec son Père sur son trône[32].
Laodicée (suite)
La publication poursuit son analyse du message à Laodicée en soulignant les conséquences de la tiédeur spirituelle. Elle décrit les Laodicéens comme étant « wretched, and miserable, and poor, and blind, and naked »[33] « misérables, malheureux », une condition qui les rend malheureux et inconfortables. Leur manque de joie dans le Seigneur les empêche de comprendre la véritable nature de la joie divine et les prive de toute appréciation du royaume de Dieu.
Le texte met en lumière l’illusion des Laodicéens, qui se croient riches alors qu’ils sont en réalité pauvres. Cette pauvreté spirituelle est attribuée à leur refus de subir le « reproche du Christ », une condition nécessaire pour être riche aux yeux de Dieu[34]. La publication cite des références bibliques, telles que Hébreux 11:26 et Proverbes 22:1, pour souligner que la véritable richesse réside dans une bonne réputation auprès de Jéhovah et dans sa faveur, plutôt que dans les possessions matérielles.
Une distinction est faite entre les « zélés » et les « tièdes ». Les premiers, décrits comme « chauds », sont ceux qui voient et apprécient l’organisation de Dieu et magnifient son nom. Leur zèle les pousse à participer activement à l’œuvre de témoignage, malgré les épreuves et les privations. Les seconds, en revanche, sont ceux qui évitent le reproche du Christ et se contentent de méditer sur les vérités reçues avant 1917, sans chercher à comprendre les développements doctrinaux ultérieurs[35].
La publication critique également l’attitude de ceux qui, bien qu’ayant une certaine activité, ne suivent pas les commandements de Dieu. Elle souligne que ces individus ne voient pas la distinction claire entre l’organisation de Satan et celle de Dieu, et négligent ainsi leur devoir de témoins zélés pour Jéhovah. Leur manque de vision spirituelle les rend aveugles aux accomplissements des prophéties et aux desseins divins[36].
Enfin, le texte rappelle que le Seigneur, par amour pour ceux qui sont dans l’alliance, les reprend et les exhorte à se repentir. Il les avertit de la nécessité de changer leur comportement et de devenir zélés dans le service de Dieu, afin d’éviter les conséquences de leur tiédeur spirituelle[37].
Jéhovah dans son temple
Cet article met en lumière la révélation progressive de Jéhovah comme le Souverain suprême et le Roi de l’éternité, une compréhension qui s’est affinée parmi les fidèles après le retour du Seigneur Jésus au temple en 1918[38]. La publication souligne que la période allant de 1879 à 1918 a été marquée par la « préparation du chemin devant Jéhovah », tandis que la période suivant 1918, jusqu’à la bataille d’Armageddon, est décrite comme « le jour de sa préparation », conformément à la prophétie de Nahum 2:3.
Le texte invite les lecteurs à méditer sur les chapitres 4 et 5 de l’Apocalypse, qui offrent une vision symbolique de Jéhovah dans son temple et de son représentant glorieux, « l’Agneau ». Ces images sont présentées comme sublimes et exaltantes, reflétant les réalités spirituelles qui se sont manifestées depuis 1914[39]. La publication encourage une lecture attentive de ces passages pour saisir pleinement leur signification.
L’article décrit ensuite une vision symbolique dans laquelle l’apôtre Jean, représentant le reste des fidèles oints, est invité à « monter ici » pour contempler des réalités spirituelles. Cette invitation est interprétée comme l’ouverture d’une porte permettant de discerner les choses spirituelles qui devaient être comprises à cette époque[40]. La vision révèle Jéhovah assis sur son trône, entouré d’une gloire resplendissante, symbolisée par des pierres précieuses et un arc-en-ciel, représentant la sainteté de la vie et l’immortalité divine.
La publication souligne que cette vision a coïncidé avec le déversement du saint esprit sur toute chair, comme annoncé dans Joël 2:28-29. Ce déversement a permis aux fidèles de discerner les « choses profondes de Dieu », préparées pour ceux qui l’aiment, et qui ne peuvent être comprises que par l’intermédiaire du saint esprit[41].
Enfin, le texte décrit la voix du Seigneur Jésus, comparée au son d’une trompette, annonçant des événements majeurs. Cette voix est interprétée comme celle de l’Annonciateur ou Verbe de Jéhovah, invitant les fidèles à contempler les réalités spirituelles qui se déroulent depuis son retour au temple. La publication conclut en soulignant l’importance de cette révélation pour les fidèles, qui sont appelés à participer activement à l’œuvre de témoignage pour Jéhovah et son royaume[42].
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
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- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 3.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 4.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 4.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 86.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 87.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 87.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
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- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 89.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 89.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 89.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 89.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 89.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 89-90.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 90.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 90.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 90.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 90.
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- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 91.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 91.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 91.
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- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 91.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 92.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 92.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 92.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 92.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 92.