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Création (1927)

De Tj-encyclopédie
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Contenu

Introduction à la Création

Le livre *Création* (1927) se présente comme une démonstration scripturaire de la création des choses visibles et invisibles, retraçant le développement du Plan divin depuis le Logos jusqu’à l’achèvement de la famille royale des cieux et la restauration de l’humanité. Publié par la Watch Tower Bible and Tract Society, cet ouvrage, écrit par Joseph Franklin Rutherford, vise à offrir une compréhension claire du Créateur et de sa bienveillance envers les hommes. Il s’adresse aux lecteurs désireux d’acquérir une connaissance approfondie des desseins divins, en s’appuyant sur une interprétation littérale et systématique des Écritures [1].

Chapitre I : La Création des Êtres Spirituels

Ce chapitre explore les origines de la création, en insistant sur l’existence d’un Créateur suprême, identifié comme Jéhovah. L’auteur rejette la théorie de l’évolution comme irraisonnable, affirmant que l’ordre et la complexité de l’univers témoignent nécessairement d’un dessein intelligent. La Bible est présentée comme la seule source fiable pour comprendre ces vérités, car elle est cohérente avec elle-même et avec les attributs de Dieu : sagesse, justice, amour et puissance [2].

Le chapitre souligne que la création a débuté par la formation du Logos, le Fils bien-aimé de Dieu, décrit comme le représentant et le porte-parole du Créateur. Le Logos, également appelé "Parole" (ou *Word* en anglais), est présenté comme l’agent actif de Dieu dans la création de toutes choses, tant visibles qu’invisibles. Le texte cite Jean 1:1-3 et Colossiens 1:15-17 pour appuyer cette affirmation, insistant sur le rôle central du Logos dans l’exécution du plan divin [3].

Fichier:Création-1927-en p28 ill1.png
Illustration représentant le système annulaire de la Terre selon la théorie de Vail.

Le chapitre décrit ensuite la création des êtres spirituels, parmi lesquels figurent les anges, les archanges, les chérubins, les séraphins et Lucifer. Ces créatures, toutes saintes à l’origine, sont présentées comme des messagers et des serviteurs de Jéhovah, organisés en une hiérarchie céleste. Lucifer, dont le nom signifie "porteur de lumière", est décrit comme un être de grande beauté et de gloire, mais dont le cœur s’est rempli d’iniquité lorsqu’il a aspiré à s’élever au-dessus de Dieu. Cette rébellion marque le début du péché dans l’univers [4].

Le chapitre se conclut en évoquant la joie des êtres célestes lors de la création de la Terre, symbolisée par un chant de louange. Cette joie reflète l’anticipation de la création future de l’homme, destiné à régner sur la Terre comme prince de son habitat [5].

Chapitre II : La Terre

Ce chapitre se concentre sur la création de la Terre, décrite comme une planète unique au sein du système solaire, dotée de caractéristiques physiques et géologiques remarquables. L’auteur insiste sur le fait que la Terre a été formée par Jéhovah selon un plan précis, et non par des processus naturels aléatoires. Il rejette les théories scientifiques contemporaines sur la formation de la Terre, les qualifiant d’insuffisantes et de contraires aux Écritures [6].

Le texte aborde ensuite la chronologie de la création terrestre, divisée en sept "jours" ou périodes créatives, chacune couvrant des milliers d’années. Le premier jour créatif est marqué par l’apparition de la lumière, bien que celle-ci ne pénètre pas encore directement la surface de la Terre en raison des anneaux de vapeur qui l’entourent. Ces anneaux, composés de carbone et d’autres minéraux, sont décrits comme des canopées qui enveloppent la Terre et empêchent la lumière du soleil de l’atteindre directement [7].

Le chapitre présente également la théorie annulaire d’Isaac N. Vail, qui postule que la Terre primitive était entourée de plusieurs anneaux de vapeur, similaires à ceux observés autour de Saturne. Ces anneaux, formés de matériaux expulsés par la Terre lors de sa phase incandescente, seraient tombés progressivement sur la planète, déposant des minéraux et créant les conditions nécessaires à l’apparition de la vie. Cette théorie est utilisée pour expliquer la formation des océans, des montagnes et des gisements de charbon et de pétrole [8].

Le deuxième jour créatif voit la formation du firmament, une étendue aérienne séparant les eaux terrestres des eaux célestes (ou "grande profondeur"). Le troisième jour est marqué par l’apparition des terres émergées, des plantes et des arbres, chacun produisant des graines selon leur espèce. Le quatrième jour, la lumière du soleil, de la lune et des étoiles devient visible dans le firmament, bien que ces astres ne soient pas encore directement observables depuis la surface de la Terre [9].

Le cinquième jour voit l’apparition des créatures vivantes dans les eaux et des oiseaux dans les cieux. Le sixième jour est consacré à la création des animaux terrestres, y compris les grands mammifères comme les mammouths. Le chapitre souligne que chaque période créative s’est achevée par une catastrophe, probablement causée par la chute d’un des anneaux de vapeur, entraînant des bouleversements géologiques et la disparition de certaines formes de vie [10].

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Représentation de la Terre entourée de son système annulaire avant la chute des canopées aqueuses.

Le chapitre se termine en posant une question centrale : pourquoi Dieu a-t-il créé la Terre ? La réponse, selon l’auteur, est que la Terre a été formée pour être habitée par l’homme, une créature intelligente destinée à régner sur elle. Cette affirmation est appuyée par des citations bibliques telles que Ésaïe 45:18 et Ecclésiaste 1:4, qui soulignent la permanence et la finalité de la Terre dans le plan divin [11].

Chapitre III : L’Homme

Ce chapitre explore la création de l’homme, présenté comme le couronnement de la création terrestre. L’auteur insiste sur le fait que l’homme a été créé selon un plan divin précis, doté d’attributs reflétant ceux de Dieu : sagesse, justice, amour et pouvoir. Contrairement aux animaux, l’homme est décrit comme ayant été fait "à l’image et à la ressemblance" de Dieu, ce qui implique une capacité à raisonner, à exercer un jugement moral et à dominer sur la création terrestre [12].

Le processus de création de l’homme est détaillé : Jéhovah forme Adam à partir de la poussière de la terre et lui insuffle le "souffle de vie", faisant de lui une "âme vivante". L’auteur souligne que l’homme n’a pas été doté d’une âme immortelle, mais qu’il est lui-même une âme, c’est-à-dire un être vivant et mortel. Cette interprétation est appuyée par des références bibliques telles que Genèse 2:7 et 1 Timothée 6:16, qui affirment que seul Dieu possède l’immortalité [13].

Le chapitre décrit ensuite le jardin d’Éden, un paradis terrestre où Adam et Ève vivent dans une harmonie parfaite avec leur environnement. Ce jardin, situé probablement dans la région montagneuse de l’Arménie actuelle, est présenté comme un lieu de beauté et d’abondance, où toutes les conditions sont réunies pour le bonheur de l’homme. Adam et Ève y vivent en paix, entourés d’animaux dociles et de plantes luxuriantes, jusqu’à ce que la désobéissance vienne briser cette harmonie [14].

La tentation et la chute de l’homme sont expliquées en détail. Lucifer, l’ange rebelle, utilise le serpent pour tromper Ève et la convaincre de manger du fruit défendu. Ève, séduite par la promesse de devenir "comme des dieux", transgresse la loi divine, suivie par Adam. Cette désobéissance entraîne leur expulsion du jardin d’Éden et leur condamnation à une vie de labeur et de souffrance, aboutissant finalement à la mort. Le chapitre insiste sur le fait que cette chute a introduit le péché et la mort dans le monde, affectant toute l’humanité [15].

Le jugement de Dieu est présenté comme une conséquence inévitable de la transgression d’Adam et Ève. La sentence divine inclut la malédiction de la terre, qui produira désormais des épines et des chardons, ainsi que la souffrance et la mort pour l’humanité. Cependant, le chapitre souligne également qu’un "rayon d’espoir" est offert à travers la promesse d’un "germe" (ou "semence") qui écrasera la tête du serpent, symbolisant la victoire future du Christ sur Satan [16].

Le chapitre se termine en expliquant les conséquences de la chute sur les générations futures. Adam et Ève, désormais imparfaits, transmettent cette imperfection à leurs descendants, ce qui explique pourquoi tous les hommes naissent en état de péché et sont sujets à la mort. Cette condition est décrite comme le résultat inévitable de la désobéissance originelle, mais aussi comme une étape nécessaire dans le plan divin pour la rédemption future de l’humanité [17].

Chapitre IV : La Dégénérescence

Ce chapitre aborde la dégénérescence de l’humanité après l’expulsion d’Adam et Ève du jardin d’Éden. Le terme "dégénérescence" est défini comme un processus de détérioration progressive, conduisant à la dégradation morale et physique de l’humanité. L’auteur souligne que, bien qu’Adam et Ève aient été physiquement sains au moment de leur expulsion, leur condamnation à mort a marqué le début d’un déclin inévitable [18].

Le chapitre décrit les premières générations humaines, en se concentrant sur Caïn et Abel, les deux premiers fils d’Adam et Ève. Caïn, dont le nom signifie "acquis", est présenté comme un homme amer et égoïste, travaillant la terre avec difficulté. Abel, en revanche, est décrit comme un berger pieux et fidèle, cherchant à plaire à Dieu. Leurs offrandes respectives reflètent leurs caractères : Caïn offre des fruits de la terre, tandis qu’Abel sacrifie les premiers-nés de son troupeau, une offrande agréable à Dieu [19].

La jalousie de Caïn envers Abel, provoquée par le rejet de son offrande, conduit au premier meurtre de l’histoire humaine. Caïn, après avoir tué son frère, est maudit par Dieu et condamné à errer sur la Terre. Ce récit est utilisé pour illustrer la progression du péché et de la violence dans l’humanité, ainsi que l’éloignement progressif de l’homme de son Créateur. Le chapitre souligne que cette dégénérescence a continué jusqu’à atteindre son paroxysme avant le Déluge [20].

  1. Création (1927), p. 5.
  2. Création (1927), p. 8-9.
  3. Création (1927), p. 11-12.
  4. Création (1927), p. 15-16.
  5. Création (1927), p. 21-22.
  6. Création (1927), p. 23-24.
  7. Création (1927), p. 25-26.
  8. Création (1927), p. 28-30.
  9. Création (1927), p. 32-34.
  10. Création (1927), p. 42-44.
  11. Création (1927), p. 47-48.
  12. Création (1927), p. 49-50.
  13. Création (1927), p. 51-52.
  14. Création (1927), p. 53-54.
  15. Création (1927), p. 56-58.
  16. Création (1927), p. 59-61.
  17. Création (1927), p. 64-65.
  18. Création (1927), p. 69.
  19. Création (1927), p. 70.
  20. Création (1927), p. 71.