Consolation du 16 novembre 1938
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Catholicisme fasciste au Connecticut
Catholicisme fasciste au Connecticut
La publication dénonce une campagne de persécution menée contre les Témoins de Jéhovah dans l'État du Connecticut, orchestrée par des responsables catholiques et des autorités locales. Elle affirme que des arrestations massives ont eu lieu à Bristol, où 66 Témoins de Jéhovah ont été condamnés à des amendes de 20 dollars chacun pour distribution de littérature biblique, sans preuve tangible de diffusion effective. Les arrestations se sont étendues à d'autres villes comme New Britain, New Haven, Meriden, et Hartford, où plus de 300 chrétiens ont été arrêtés, maltraités, et soumis à des procès expéditifs sous divers prétextes légaux[1].
La publication souligne que les accusations portées contre les Témoins de Jéhovah, telles que la distribution de « littérature immorale et obscène », visent en réalité des ouvrages critiquant l'Inquisition catholique médiévale et dénonçant les pratiques de l'Église catholique romaine. Elle cite un extrait du livre Enemies (Ennemis), considéré comme offensant par les autorités catholiques, qui qualifie l'organisation catholique de « racket » blasphématoire et ennemi de Dieu[2].
Les méthodes employées par les autorités locales, influencées par des prêtres catholiques, sont comparées à une « inquisition moderne ». La publication mentionne que des lois variées, comme celles interdisant la diffusion de matériel « offensant » ou la sollicitation sans permis, sont utilisées de manière discriminatoire pour réprimer les activités des Témoins de Jéhovah. Elle note également que les médias locaux et une partie de la profession juridique se montrent complaisants envers ces persécutions, contribuant à un climat d'intimidation[3].
Enfin, la publication rapporte que les autorités policières et judiciaires, souvent catholiques, refusent d'agir lorsque des publications catholiques diffusent des propos diffamatoires à l'encontre des Témoins de Jéhovah, illustrant ainsi une application partiale de la loi[4].
Effets de l'entraînement militaire
- (Cette section commence à la page physique 6, qui sera traitée dans la tranche suivante.)*
Effets de l'entraînement militaire
Ce court article critique l'entraînement militaire, le présentant comme une hypocrisie visant uniquement à préparer la guerre plutôt qu'à former des hommes. La publication affirme que l'armée ne crée pas de qualités morales, mais exploite les ressources humaines disponibles pour en faire des machines de guerre. Elle souligne que les bénéfices physiques de l'entraînement militaire sont comparables à ceux accordés à un animal destiné à l'abattage, et que la discipline imposée vise à uniformiser les esprits au sein d'une « machine de guerre ». L'auteur, Fred J. Bond d'Australie, conclut que la religion joue un rôle clé dans cette formation, en justifiant la violence au nom de causes politiques, et qu'elle sera à nouveau utilisée pour soutenir « le Diable » lors des prochains conflits[5].
Partager la richesse avec les étrangers
Cet article dénonce l'ampleur des investissements étrangers aux États-Unis, estimés à plus de huit milliards de dollars, soit environ 65 dollars par habitant. La publication souligne que ces investissements, principalement détenus par des Britanniques, génèrent un revenu annuel d'environ un demi-milliard de dollars, envoyé à l'étranger. Elle propose deux solutions pour remédier à cette situation : soit interdire le paiement de dividendes, loyers ou intérêts aux étrangers dont les gouvernements sont endettés envers les États-Unis, soit exercer le droit d'expropriation, comme l'a fait le Mexique pour les propriétés pétrolières. L'article critique particulièrement l'« absentee ownership » (propriété absente), qui exploite les ressources américaines sans contribuer au bien-être du pays, et encourage les citoyens à interpeller leurs représentants politiques pour agir[6].

Département d'État des États-Unis
Cette rubrique critique sévèrement le Département d'État américain, le décrivant comme réactionnaire, pro-fasciste et dominé par une aristocratie financière. La publication affirme que cette institution a systématiquement imposé sa volonté sous chaque président, conduisant les États-Unis à coopérer avec des nations méprisant les idéaux démocratiques tout en pénalisant celles qui luttent pour les préserver. Elle cite le représentant Thomas R. Amlie, qui déclare que le Département d'État ne peut être fiable pour défendre la démocratie et qu'une réorganisation complète est nécessaire. L'article mentionne également James Dunn, un haut fonctionnaire du Département d'État, présenté comme un partisan de l'envoi d'armes à l'Allemagne et à l'Italie pour soutenir Franco en Espagne, tout en maintenant un embargo sur les armes destinées à la République espagnole[7].
Un encadré intitulé « Le Département d'État parle dans son sommeil » ironise sur les réactions du Département d'État après que le maire La Guardia a qualifié un individu non nommé de « fanatique en chemise brune menaçant la paix mondiale ». La publication se moque de l'excuse officielle présentée à Hitler et de l'interdiction faite aux Américains de se rendre en Espagne pour soutenir la démocratie contre le fascisme, comparant ces décisions à des absurdités bureaucratiques[8].
Un autre encadré, « Peut avoir déjà commencé », cite un article du Zanesville Signal décrivant la guerre en Espagne comme un conflit sans début ni fin clairs, marqué par la tromperie et l'implication de toutes les grandes puissances européennes. La publication souligne l'ambiguïté de cette situation et son potentiel à s'étendre, rendant l'avenir « terrifiant »[9].
Enfin, un dernier encadré, « 10 000 usines prêtes pour la guerre », affirme que les industries américaines sont organisées pour convertir plus de 10 000 usines en producteurs de fournitures militaires en un temps record[10].
Escrocs du sérum ?
Cette rubrique dénonce une campagne de dépistage de la syphilis à Chicago, présentée comme une opération de propagande visant à enrichir les fabricants de sérums et les médecins. La publication décrit cette initiative comme une « grande rénovation » nationale, où les tests sanguins gratuits seraient suivis de traitements coûteux et prétendument infaillibles. Elle ironise sur l'implication des prédicateurs, des clubs féminins et des travailleurs sociaux dans cette campagne, et souligne que des maladies comme la diphtérie ou la tuberculose, autrefois ciblées par des campagnes similaires, restent encore présentes aujourd'hui. L'article suggère que cette opération pourrait entraîner des effets secondaires graves, nécessitant des traitements supplémentaires[11].
Un encadré, « Les sérums tuent six personnes en Floride », rapporte la mort de six patients en une journée après avoir reçu un traitement expérimental contre le cancer, l'« ensol ». La publication souligne que 125 000 flacons de ce produit ont été expédiés depuis le Canada vers les États-Unis, et ironise sur les profits générés par ces décès pour les médecins, les fabricants de cercueils et les entreprises funéraires[12].
Un autre encadré, « Nouvelles sur la vaccination en Californie », relate deux cas de chiens ayant développé des troubles après avoir été vaccinés : l'un a mordu son maître, l'autre est devenu partiellement sourd et a commencé à avoir des crises. L'auteur, D. Davidian, suggère que la vaccination pourrait être responsable de comportements violents chez les humains, en se demandant si elle n'affecte pas également les « chiens muets » (une métaphore pour les hommes)[13].
Enfin, un dernier encadré, « Nicholas Delucca vacciné », raconte l'histoire de Nicholas Delucca, un enfant de six ans décédé du tétanos après avoir été vacciné pour pouvoir aller à l'école. La publication qualifie la vaccination de « superstition vicieuse » imposée à la population[14].
Chirurgie
Cette rubrique présente plusieurs cas médicaux remarquables, illustrant les avancées et les risques de la chirurgie moderne. Le premier cas concerne Matt Dempsky, un homme de Manitowoc (Wisconsin) atteint d'une tumeur cérébrale de la taille d'un pamplemousse. Après une opération de huit heures au cours de laquelle près de la moitié de son crâne a été retirée puis recousue avec des fils métalliques, Dempsky a survécu contre toute attente et s'est progressivement rétabli[15].
Un encadré, « Une épouse inquiète parce que son mari a cessé de s'inquiéter », relate l'histoire d'un courtier en valeurs mobilières ayant subi une ablation d'une tumeur cérébrale dans la zone préfrontale. Bien qu'il ait continué à gagner de l'argent, il a cessé de s'inquiéter, ce qui a provoqué l'inquiétude de son épouse[16].
Un autre encadré, « Récupération brillante d'un homme avec un seul poumon », décrit le cas de C. J. Kagen, un écrivain financier new-yorkais dont un poumon a été retiré en raison d'un cancer. Son poumon restant a fini par occuper toute la cavité thoracique, lui permettant de retrouver une vie normale[17].
Un troisième encadré, « La nouvelle forme d'attelle », évoque une attelle expérimentale fixée avec des broches vissées dans les os, testée avec succès sur des chiens, des chevaux et un cerf. Cette technique a permis à un chien avec une patte fracturée en six endroits de remarcher en 48 heures et de se rétablir complètement en un mois[18].
Un quatrième encadré, « 16 fractures en cinq ans », raconte l'histoire d'un enfant de sept ans de Brooklyn ayant subi seize fractures des bras et des jambes en cinq ans en raison d'une fragilité osseuse inexpliquée. Dans un cas, sa jambe s'est brisée spontanément alors qu'il était assis tranquillement sur un canapé[19].
Un cinquième encadré, « Péricardiectomie réussie », décrit une opération rare réalisée à la clinique Mayo, au cours de laquelle une enveloppe de pierre d'un demi-pouce d'épaisseur a été retirée autour du cœur d'un patient australien de 27 ans, Alick M. Watkins. L'opération a duré quatre heures, avec des pauses de trois minutes pour reposer le cœur[20].
Un sixième encadré, « Retirer la graisse du cœur d'un homme », relate une opération réalisée à Milan (Italie) par le chirurgien Aldo Defrise, qui a extrait le cœur d'un ouvrier de 52 ans, retiré une couche de graisse d'un pouce d'épaisseur, puis replacé l'organe. Le patient s'est complètement rétabli après quinze jours[21].
Un septième encadré, « Thomas peut avaler à nouveau », raconte l'histoire de Thomas Lee Scott, un garçon de Chicago dont la gorge s'était fermée après avoir avalé un liquide contenant de la soude caustique. Après un an d'alimentation par sonde, des instruments de plus en plus larges ont été insérés dans sa gorge pour élargir le passage, lui permettant finalement de retrouver une déglutition normale[22].
Un huitième encadré, « A vécu avec un régime de crème glacée », décrit le cas d'Alyce Jane McHenry, une fillette d'Omaha (Nebraska) née avec l'estomac dans la poitrine. Après une opération chirurgicale à l'âge de 11 ans, son estomac a été replacé dans sa position normale, lui permettant de quitter l'hôpital en bonne santé[23].
Enfin, un dernier encadré, « Enfant né avec un seul œil », relate le cas d'une fillette new-yorkaise née avec un seul œil, l'autre orbite étant scellée. Des chirurgiens ont ouvert cette orbite, créé des paupières à partir de muqueuse prélevée à l'intérieur de sa joue, et posé un œil de verre. À trois ans, la fillette avait une apparence presque normale[24].
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 3-4.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 4.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 4-5.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 5.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 6.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 7.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 8.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 8.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 8.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 8.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 9.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 9.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 9.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 9.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 10.