La Tour de Garde du 15 mars 1938
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« Compagnons »
Cette rubrique annonce la période de témoignage intitulée « Compagnons », qui se déroulera du 9 au 17 avril 1938. Elle est destinée à rassembler les membres oints (le « reste oint ») et les Jonadabs (les « autres brebis ») dans une campagne mondiale d'évangélisation. La stratégie de prédication proposée combine un abonnement d'un an à la revue Consolation avec les livres Ennemis (ou Akiches) et le nouveau livret Cure, le tout pour une contribution de 1,00 dollar. Les détails supplémentaires sur cette campagne sont annoncés pour paraître dans les prochains numéros de l'Informant[1].
Mémorial
La date du Mémorial, célébration annuelle de la mort de Jésus-Christ, est fixée au vendredi 15 avril 1938, après 18 heures. Les compagnies des oints sont invitées à se rassembler pour cette commémoration, en présence des Jonadabs. Les emblèmes utilisés doivent être du pain sans levain et du vrai vin rouge, conformément à la pratique de Jésus et de ses apôtres[2].
Convention
Une convention des Témoins de Jéhovah est prévue à Sydney, en Australie, du 22 au 25 avril 1938. Cette assemblée servira à la fois l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le discours public du président sera diffusé par radio. Tous les serviteurs de Jéhovah sont invités à y participer[3].
Convention espagnole des Témoins de Jéhovah
Une convention spécialement destinée aux frères hispanophones est organisée à San Antonio, au Texas, du 15 au 17 avril 1938. Les Témoins de Jéhovah de langue espagnole sont encouragés à y assister. La compagnie locale de San Antonio, sous la direction de la Société Watch Tower, est chargée des préparatifs. Les frères Montero et Keller y participeront. Les intéressés peuvent contacter J.D. Carter pour plus d'informations[4].
« Cure »
La Société Watch Tower publie un nouveau livret intitulé Cure, rédigé par Joseph Franklin Rutherford. Ce livret, présenté dans une couverture percutante, propose une réponse aux recherches vaines des nations et des individus pour un remède aux maux de l'humanité. Sa sortie est annoncée pour une campagne de prédication. Les proclamateurs du Royaume sont invités à se familiariser avec son contenu. Des exemplaires peuvent être obtenus contre une contribution de 5 cents chacun[5].
Son troupeau (1re partie)
Cet article examine la distinction entre les deux groupes composant le troupeau de Jéhovah : le « petit troupeau » (les oints) et les « autres brebis » (la grande multitude). Jéhovah a confié à Jésus-Christ la tâche de rassembler ces deux groupes pour former un seul troupeau sous sa direction. Le « petit troupeau » est destiné à régner avec Christ dans les cieux, tandis que la « grande multitude » vivra éternellement sur la terre. L'article souligne que cette distinction a été révélée progressivement : en 1918, lorsque Christ est venu au temple pour juger les siens ; en 1931, lorsque Jéhovah a donné un nouveau nom à son peuple ; et en 1935, lorsque l'identité de la grande multitude a été clarifiée.
La publication affirme que « Ne crains point, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Luc 12:32). Elle explique que chaque individu doit déterminer lui-même, à la lumière des Écritures, s'il appartient au « petit troupeau » ou à la « grande multitude ». Les dates clés mentionnées (1918, 1931, 1935) servent de repères pour comprendre le processus de rassemblement en cours[6].
Témoignage de l'esprit
Cette section analyse le passage de Romains 8:16-17, qui déclare que « l'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ». L'article précise que ce message s'adresse exclusivement aux « appelés », c'est-à-dire aux membres du « petit troupeau », et non à la grande multitude. Plusieurs traductions de ce passage sont citées pour en éclairer le sens, notamment celles de la Version Révisée Américaine, du Diaglott, de Weymouth, de la Bible de Douay (catholique), de Rotherham et de l'édition syriaque.
La publication affirme que « L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » est une preuve intérieure et invisible, donnée par Dieu, qui permet aux oints de reconnaître leur filiation divine. Cette reconnaissance implique une relation filiale avec Jéhovah, où le croyant peut l'invoquer comme « Père ». L'article souligne que cette relation est réservée aux membres du « petit troupeau », qui sont héritiers de Dieu et cohéritiers avec Christ, à condition de souffrir avec lui[7].
Souffrance
Cette partie aborde la condition de la souffrance comme élément nécessaire pour être cohéritier avec Christ. L'article précise que la souffrance seule, même jusqu'à la mort, ne suffit pas à déterminer si une personne fait partie du « petit troupeau ». Il cite les exemples des hommes fidèles de l'Ancien Testament, qui ont enduré des persécutions sans pour autant être considérés comme fils de Dieu ou héritiers célestes. La publication affirme que « Concernant ce salut, les prophètes qui ont prophétisé au sujet de la grâce qui vous était destinée, l'ont recherché et examiné avec soin » (1 Pierre 1:10-12), soulignant que ces prophètes ne faisaient pas partie des élus, mais annonçaient les souffrances du Christ et les gloires qui suivraient, réservées aux oints[8].
« Esprit » et application
Ce long développement théologique examine l'interprétation de l'apôtre Paul dans l'épître aux Romains, chapitre 8, en particulier les versets 14 à 17, pour distinguer les conditions spirituelles des membres oints du « petit troupeau » et des « Jonadabs » (ou « autres brebis »), ces derniers représentant les personnes de bonne volonté ayant une espérance terrestre[9]. La publication affirme que la filiation divine, réservée aux oints, ne peut être prouvée par la seule souffrance ou le témoignage rendu au nom de Jéhovah, mais nécessite également « le témoignage de l'esprit avec notre esprit » (Romains 8:16)[10].
L'article souligne que les Jonadabs, bien que consacrés à faire la volonté de Dieu et bénéficiant de son esprit pour accomplir cette mission, ne sont pas « engendrés de l'esprit » comme les membres du corps de Christ. Leur espérance reste terrestre, et ils doivent « marcher selon l'esprit » plutôt que selon la chair, c'est-à-dire rejeter les désirs du monde et se consacrer à la justice divine[11]. La « chair », dans ce contexte, désigne une orientation vers les choses du monde, sous l'influence de Satan, tandis que l'esprit implique une dévotion exclusive à Jéhovah et à son royaume[12].
La distinction entre les deux groupes est approfondie par une analyse des versets 9 à 11 de Romains 8. Les oints, en tant que « temple spirituel » où réside l'esprit de Dieu, sont libérés de la « loi du péché et de la mort » grâce à leur union avec Christ. En revanche, les Jonadabs, bien que guidés par l'esprit de Dieu, ne sont pas « en Christ » au sens spirituel et ne bénéficient pas de cette libération absolue. Leur salut dépend de leur fidélité à rester dans « la ville de refuge », c'est-à-dire l'organisation théocratique sous la direction de Christ[13].
L'article aborde également la notion de « gémissement » de la création, mentionnée en Romains 8:22, en l'interprétant comme l'attente de la manifestation des fils spirituels de Dieu, qui s'est produite en 1918 avec la venue de Christ au temple pour le jugement. Les Jonadabs, ayant reconnu cette manifestation, ont cessé de gémir et se réjouissent désormais avec les oints, formant un seul troupeau sous la direction de Christ[14].
Enfin, la publication explique que l'adoption en tant que fils de Dieu, mentionnée en Romains 8:15, s'applique uniquement aux oints. Ceux-ci, libérés de la « servitude de la crainte » imposée par les religions humaines, crient « Abba, Père » avec assurance. Les Jonadabs, bien qu'ils adressent également des prières à Jéhovah en tant que Père, le font dans l'espoir d'être un jour pleinement intégrés à la famille divine sur terre, à l'image des disciples de Jésus avant la Pentecôte[15].
« L'Esprit »
Cette section approfondit la signification du terme « esprit » dans Romains 8:16, où l'apôtre Paul écrit : « L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu »[16]. La publication précise que cette déclaration s'adresse exclusivement aux oints, qui ont reçu « l'esprit d'adoption » et sont ainsi reconnus comme fils spirituels de Dieu. L'« esprit » mentionné ici désigne la force active invisible de Jéhovah, qui agit comme un « consolateur » pour les disciples de Christ après son départ[17].
L'article cite les paroles de Jésus en Jean 14:16-17,26, où il promet l'envoi d'un « autre consolateur », identifié comme l'esprit saint, pour enseigner et rappeler aux disciples tout ce qu'il leur a dit. Cette promesse s'est accomplie à la Pentecôte, lorsque l'esprit saint a été répandu sur les premiers chrétiens, confirmant leur statut de fils de Dieu[18]. La publication souligne que cette manifestation de l'esprit ne s'est pas limitée aux oints, mais a également été accordée à des figures de l'Ancien Testament, comme Betsaleel, que Jéhovah a « rempli de son esprit » pour accomplir des travaux artistiques dans le tabernacle, sans pour autant l'engendrer spirituellement[19].
La distinction entre l'action de l'esprit sur les oints et sur les Jonadabs est illustrée par l'exemple de Cyrus, roi de Perse. Bien que Jéhovah ait « réveillé l'esprit de Cyrus » pour qu'il autorise la reconstruction du temple de Jérusalem, il ne lui a pas conféré son esprit de la même manière qu'aux personnes consacrées, comme les Jonadabs, qui reçoivent à la fois l'impulsion et la direction de l'esprit saint pour accomplir la volonté divine[20].
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 2.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 3.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 4.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 4.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 85.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 86.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 87.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 87.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1938, p. 88.