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Rose Ball

De Tj-encyclopédie
Version datée du 11 mars 2011 à 23:33 par Liberty 84 (discussion | contributions) (Rose J. Ball déplacé vers Rose Ball (redirect))

Rose J. Ball (19 mars 1869, Buffalo, état de New York - 22 novembre 1950, Australie) était la jeune fille qui fut hébergée par la famille Russell et qui a été l'objet d'une controverse entre Charles Taze Russell et sa femme Maria sur les égards que le pasteur aurait eus pour elle en 1894.

Biographie

Ses parents étaient Richard J. et Élisabeth Ball et moururent tous deux en 1911. Elle avait deux frères prénommés Charles, qui décéda avant elle, et Richard L. et une sœur Lillian M.

Elle fut l'une des personne directrices de la Société Watch Tower, et plus tard participa au recueil de chants Zion's Glad Songs, paru en 1908.

Selon son certificat de mariage, elle épousa Ernest Charles Henninges, un Étudiant de la Bible et ami de Russell, le 11 septembre 1897, à Buffalo, dans l'état de New York, et son frère Richard fut son témoin. Henninges ouvrit le premier bureau de la Société Watch Tower hors des USA lorsqu'il trouva des locaux appropriés à Forest Gate, East London, afin d'accueillir la en filiale britannique le 23 avril 1900.[1] En 1902, il fut le responsable de la filiale allemande de la Société à Elberfeld, puis à partir d'octobre 1903 celui de la filiale australienne. Le couple s'installa à Melbourne. Toutefois, selon un rapport publié dans la Watchtower de 1910, Henninges quitta l'organisation en 1908, "emmenant avec lui le gros de la classe de Melbourne".[2] Ainsi, Rose et son mari remirent en cause certaines question doctrinales et fondèrent un nouveau groupe appelé New Covenant Fellowship Melbourne qui existe toujours actuellement et qui publia un journal baptisé The New Covenant Advocate.

Dans les années 1910, elle intenta une action devant la Cour du comté de Melbourne contre les commissionnaires des chemins de fer Victorian afin d'obtenir des dommages pour blessures corporelles qu'elle aurait subis par suite de la négligence des agents des défendeurs.[3]

Rose survécu à son mari qui décéda le 3 février 1939. Quand elle décéda à l'âge de 81 ans, son acte de décès indiqua qu'elle était "auteure".[4] et le journal religieux qu'elle fonda fit part de son décès dans son numéro du 1er janvier 1951. Elle fut enterrée dans la même tombe que son mari au cimetière Burwood, près de Melbourne.[5]

Controverse

Son âge selon les publications TJ

Selon Maria, son mari aurait eu un comportement indécent à l'égard de Rose, ayant dit : « Je suis comme une méduse. Je flotte ici et là. Je touche celle-ci et celle-là, et si elle répond, je la prends pour moi, et si non, je flotte à d'autres. » Elle déclara aussi qu' « un soir où elle [Rose] est venue à la maison avec lui [Russell], comme elle est montée dans la salle, il était tard dans la soirée, vers onze heures, et il a mis ses bras autour d'elle et l'embrassa... et il l'appela sa petite épouse, mais elle a dit : "Je ne suis pas votre épouse", et il dit:" Je vous appellerai fille, et une fille a presque tous les privilèges d'une épouse. »

Pour dissiper les accusations de comportements indécents de Russell envers Rose, l'Annuaire des témoins de Jéhovah 1975 prétendit que la jeune fille n'avait pas plus de 15 ans au moment des faits et donc était une jeune enfant:

« La jeune fille en question, une orpheline, avait été recueillie par les Russell en 1888, alors qu’elle était âgée d'environ dix ans. (...) Mme Russell attesta que l'incident évoqué se produisit en 1894, donc lorsque l’enfant n’avait qu’une quinzaine d’années. (Procès-verbal, page 15.) »

La Watchtower du 15 juillet 1906, pages 221-22 rapporta :

« Mme Russell allégea une intimité inappropriée entre son mari et « Rose », qui est devenu un membre du ménage Russell en 1888... Le lendemain, M. Russell à la barre des témoins expliqua que "Rose" et son frère "Charles" étaient membres de la famille et les assistants de bureau (...). "Rose" était assez puérile en apparence, portait des robes courtes, et semblait à M. Russell avoir environ 13 ans. Il ne connaissait pas son âge, mais un autre qui la connaissait présuma qu'elle avait alors seulement 10 ans. Elle aurait pu avoir plus de 13 en 1888.
(...)
Le frère [de Rose] est venu en premier, et peu de temps après la venue de "Rose" il est mort.
C'est quelques mois plus tard que M. Russell dans le bureau de la Watchtower, entendant sangloter, se retourna pour découvrir "Rose" en larmes. Demandant la cause, «Rose», toujours en larmes, vint s'asseoir sur ses genoux, et s'est plainte que Mme Russell l'avait fait travaillée trop dur avant qu'elle ne commence à travailler pour le bureau, et qu'elle se sentait fatigué et sans amis. Il lui dit que tout ce qui était une erreur. Il défendit Mme Russell comme n'ayant pas été intentionnellement cruelle ou déraisonnable, et dit à "Rose" de faire ce qu'elle pouvait faire, gaiement, et ensuite d'expliquer sa fatigue, et qu'il était sûr que rien de déraisonnable serait demandé. Ensuite, séchant soudainement ses larmes, "Rose" embrassa M. Russell. Bien que surpris de tout, M. R. lui en voulut pas, ni ne la blâma, mais plutôt se reprochait lui-même de ne pas avoir été auparavant plus paternel. Cette nuit-là même il parlait avec sa femme de "Rose", et souligna qu'elle était sûrement solitaire depuis la mort de son frère, et que ce serait un devoir de s'occuper de ses intérêts avec plus de soin.
Mme Russell fut d'accord, et il fut mutuellement convenu que "Rose" par la suite devrait être considérée et traitée comme une fille adoptive. "Rose" fut ainsi informée en présence de tous les trois, et invitée à passer ses soirées dans la grande chambre d'étude et de lecture avec les Russell. Ce programme fut suivi, et quand "Rose" se retirait, généralement à 9 h du soir, Mme Russell l'embrassait pour lui souhaiter une bonne nuit et lui disait de "faire un long baiser" à M. R. également. Cette habitude continua pendant plusieurs années, jusqu'à ce que M. R. dise à "Rose" : "Je pense qu'il vaut mieux que je devrais cesser de t'embrasser, vous portez maintenant robes longues et vous avez une apparence plus féminine, et Mme R. pourrait en arriver à être jalouse, - même si elle n'a jamais dit un mot en ce sens, je ne voudrais pas lui donner la moindre raison de se penser ainsi. »

Dans Harvest Gleanings, volume 1, page 500, Russell fit référence à Rose Ball comme étant "notre enfant adoptif" qui venait à lui comme "une enfant portant des robes courtes".

De même, A Great Battle in the Ecclesiastical Heavens, page 19, déclara : « Mademoiselle Ball vint chez eux en 1889, une enfant de dix ans (...). Elle était orpheline. »

Ainsi, l'impression qui est donnée au lecteur est qu'elle était une enfant.

Réalité

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Certificat du décès de Rose Ball en 1950 à l'âge de 81 ans, ce qui signifie qu'elle est née en 1869

En fait, tant sa mention comme orpheline que son âge au moment de la controverse sont erronés. En effet, la découverte dans les archives australiennes de sa trace, ayant émigrée avec son mari en Australie, montre qu'elle est née en 1869, et donc avait 25 ans au moment des faits (il s'agit bien de la même Rose Ball, au vu des autres renseignements que ces documents fournissent.[6]

Lors du procès pour sa séparation, Maria Russell présenta Rose d'une façon tout à fait différente, déclarant que celle-ci "avait environ 19 ou 20 ans quand elle est venue chez nous, et cela [son mariage avec E. C. Henninges] eut lieu 12 ans après. Cela lui faisait donc à peu près 32 ans".[7] Elle avait raison, car si Rose est née en 1869, elle aurait eu 19 ans en 1888 quand elle a rejoint la famille Russell et était donc une adulte.

Ainsi, bien que le divorce ait été accordé au motif de cruauté mentale envers sa femme et que Maria elle-même déclara que selon elle son mari n'avait pas commis l'adultère, le fait que Russell était soit ignorant soit délibérément menteur sur son âge porte atteinte à sa crédibilité.

De même, le recensement de 1910 de Buffalo, dans l'état de New York, montre que les parents de Rose étaient encore en vie et habitaient avec leurs deux autres enfants, Richard et Lillian.

Liens externes

Références