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Consolation du 18 octobre 1939

De Tj-encyclopédie
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Consolation du 18 octobre 1939
Revue Consolation
Date 18 octobre 1939
Sujet(s) La responsabilité du pape dans la Seconde Guerre mondiale ; persécution des témoins de Jéhovah en Allemagne nazie ; la Légion américaine et la hiérarchie catholique romaine ; liberté de prédication à Hubbard, Ohio ; l'Italie fasciste et Mussolini
Auteur(s) Clayton J. Woodworth, Jesse Hemery
Année 1939
Langue anglais
Pays États-Unis
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro de Consolation paraît le 18 octobre 1939, quelques semaines après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, suite à l'invasion de la Pologne par l'Allemagne le 1er septembre 1939 et les déclarations de guerre franco-britanniques. Dans ce contexte de conflit mondial, la publication aborde la question de la coresponsabilité de la hiérarchie catholique romaine dans la guerre, développe longuement la situation des témoins de Jéhovah persécutés en Allemagne, détaille les affrontements entre les témoins et les autorités locales à Hubbard (Ohio), et consacre de nombreuses pages à une analyse critique de l'Italie fasciste de Mussolini. La rubrique britannique, signée par Jesse Hemery, traite des oppositions religieuses aux témoins dans les îles Orcades. Le numéro illustre la posture doctrinale et politique de l'organisation en cette période de crise internationale majeure.

Analyse

Croyances

La publication affirme que la guerre actuelle s'inscrit dans le cadre de la prophétie divine et que la plus grande guerre de tous les temps, Armageddon, est encore à venir.[1] Elle soutient que les seuls survivants d'Armageddon seront ceux qui se rangent fermement du côté du Seigneur, contre la religion du Diable dont la hiérarchie romaine serait le porte-parole en chef.[2]

La publication affirme qu'Hitler est guidé par des démons et que l'astrologie à laquelle il aurait recours n'est qu'une autre manière de dire qu'il obéit à des esprits mauvais, ce qui constitue, selon elle, une négation de toutes les vérités contenues dans les Écritures.[3] Elle soutient que le peuple mondial dans son ensemble a adoré le menteur Satan depuis le jardin d'Éden, que « le monde entier gît dans le malin » et que peu de gens croient la déclaration du Créateur lui-même selon laquelle « les morts ne savent rien ».[4] Cette affirmation constitue une expression de la doctrine de la condition des morts propre à l'organisation.

La publication cite abondamment le livre Enemies (« Ennemis ») de Joseph Rutherford pour étayer l'idée que la prophétie divine montre que la Tyr moderne, soit l'organisation catholique, commet la fornication avec toutes les nations, et que lorsque la hiérarchie aura acquis le pouvoir temporel total sur la terre, elle proclamera « Paix et sécurité » (1 Thessaloniciens 5:3), avant la destruction promise par Apocalypse 17:12 et Apocalypse 17:18.[5]

La rubrique « Commentaire britannique » de Jesse Hemery cite Jérémie 23:29 — « Ma parole n'est-elle pas comme un marteau qui brise le rocher ? dit l'Éternel » — pour affirmer que les publications de Rutherford constituent cet outil divin briseur de roche contre les systèmes religieux.[6] La section conclut par l'affirmation que la prophétie de Jésus en Matthieu 24 doit s'accomplir avant qu'il n'y ait aucun règlement dans le monde.[7]

Sur le thème du shintoïsme, la publication affirme qu'il s'agit d'une idolâtrie pure et simple, l'État totalitaire s'adorant lui-même et exigeant la conformité de tous, et appelle les lecteurs à prendre position du côté de Dieu car « à Armageddon, il sera trop tard ».[8]

Organisation et histoire

La publication indique que selon l'estimation de l'auteur Martin Harbeck, 6 000 témoins de Jéhovah sont emprisonnés en Allemagne au moment de la rédaction, et cite l'ancien ministre allemand de la Justice, le Dr Breitscheidt, qui déclare les respecter parce qu'ils sont le seul groupe de chrétiens souffrant le martyre pour leur foi.[9]

Le numéro reproduit de larges extraits d'un rapport sur le camp de concentration d'Oranienburg, traduit d'un journal suisse, le St. Gall Daily, dans lequel un commandant de camp décrit les difficultés qu'il rencontre avec les témoins de Jéhovah, notamment leur refus absolu d'obéir au Führer, leur absence de noms ou d'adresses permettant de localiser leurs imprimeries clandestines, et leur influence sur les autres prisonniers.[10]

La publication mentionne qu'un rapport véridique de centaines de cas de mauvais traitements infligés aux témoins de Jéhovah en Allemagne a été publié par les Europa Publishers à Zurich et par les Presses Universitaires à Paris sous le titre « Croisade contre le christianisme ».[11]

L'article sur Hubbard, Ohio, signé par W. J. Schnell, illustre les méthodes de résistance légale et publicitaire employées par les témoins face aux autorités locales : distribution de tracts, piquets sur les routes, poursuites judiciaires pour arrestation illégale, survol en avion de la ville pour disperser des tracts, pétition au gouverneur de l'État.[12] Le rapport de prédication pour le mois d'août dans la zone de l'Ohio est détaillé : 1 780 livres, 19 481 brochures, 938 prédicateurs, 22 092 heures de prédication, moyenne de 23,5 heures par prédicateur.[13]

La rubrique britannique de Jesse Hemery décrit l'opposition du clergé presbytérien et des Frères de Plymouth aux activités des témoins dans les îles Orcades en Écosse, et mentionne une brochure diffamatoire publiée par le Home Board de l'Église d'Écosse contre les témoins.[14] Hemery cite également un précédent judiciaire en Afrique du Sud où la Haute Cour avait déclaré, après examen, qu'il n'existait pas le moindre motif de poursuites pour sédition contre les publications de la Watch Tower Bible & Tract Society.[15]

Contenu

Sommaire

Le sommaire de ce numéro liste les articles suivants dans l'ordre de parution :

  • La responsabilité du pape dans la nouvelle guerre (1re partie)
  • Le désir d'être arbitre
  • Des centaines de milliers de prisonniers
  • « Les souffrances laissées derrière »
  • Le travail de témoin se poursuit malgré l'opposition
  • Hitler guidé par des démons
  • Un peuple entier peut-il adorer un menteur ?
  • Vanité et lâcheté immodérées
  • Histoires à dormir debout sur la persécution
  • « Encore de la nourriture pour les singes »
  • Vantardises vaines du patriotisme
  • Le réarmement de l'Allemagne
  • Préparatifs d'un grand putsch en Grande-Bretagne
  • L'Amérique tombera elle aussi
  • Gasparri va y arriver
  • « La Terreur Coughlin »
  • La lutte pour la liberté à Hubbard, Ohio
  • Conseil de J. F. Rutherford : La Légion américaine
  • Italie — « Mare Nostrum » ; elle aime tuer
  • Le Nouveau Gouvernement : Pionnier dans le vieux Kentucky ; La religion du col romain en Iowa ; Expériences de pionniers
  • Le shintoïsme au Japon et en Corée
  • Commentaire britannique
  • Contrôle sur un jésuite

Humour et détente (« Appetizers »)

Illustration de la page 3.

Le numéro s'ouvre par une rubrique légère intitulée « Appetizers »[16] (« Amuse-bouches »), qui regroupe plusieurs textes humoristiques courts :

Définitions

Une série de définitions satiriques des régimes politiques de l'époque — socialisme, communisme, fascisme et « New Dealism » — exprimées sous forme d'une parabole sur des vaches et du lait, attribuée au journal Oregon Merchants.[17]

Il bégayait, hélas

Une anecdote humoristique mettant en scène un golfeur et un professeur bègue.[18]

Un moyen de savoir

Une courte scène comique dans un théâtre avec un homme corpulent cherchant son rang de sièges.[19]

Au secours ! Au meurtre !

Une anecdote relatant la méprise d'une jeune femme entendant le langage ferroviaire technique d'un serre-frein.[20]

La politesse d'un Chesterfield

Un échange bref entre un fermier et un pêcheur à la ligne au sujet d'un panneau d'interdiction.[21]

La responsabilité du pape dans la nouvelle guerre (Première partie)

Contexte général

La publication affirme que la facilité et la fréquence avec lesquelles les « bénédictions » de l'Église ont été accordées à Mussolini, Hitler et Franco pour leurs campagnes respectives en Éthiopie, en Albanie, en Espagne et ailleurs, et quinze siècles d'histoire européenne, prouvent que la hiérarchie catholique romaine est « le plus grand faiseur de malheurs sur la planète ».[22] Elle cite un extrait du livre Enemies de Joseph Rutherford exposant l'interprétation prophétique selon laquelle la Tyr moderne (l'organisation catholique) dominera finalement toutes les nations dans un système qu'elle identifie à un fascisme combiné.[23]

Le désir d'être arbitre

La section fait référence au numéro de Consolation du 23 août 1939 pour noter les propositions de conférence de paix formulées par le pape avant le déclenchement des hostilités entre l'Allemagne et la Pologne.[24] Elle cite l'évêque de Richmond Andrew J. Brennan sur la responsabilité catholique d'assurer la paix, et souligne ironiquement que Franco, Mussolini et Hitler sont tous catholiques tout en ayant déclenché des guerres.[25] Elle mentionne également que le président Roosevelt aurait transmis un message personnel au pape par l'intermédiaire de Monsignor Amleto Giovanni Cicognani.[26]

Des centaines de milliers de prisonniers

La publication reproduit le témoignage de Martin Harbeck sur la situation intérieure en Allemagne, estimant que 40 % de la population soutient le régime nazi, 40 % y est soumise par la peur, et 20 % est dans l'opposition active.[27] Elle rapporte que le Dr Breitscheidt, ancien ministre allemand de la Justice, déclare respecter profondément les étudiants de la Bible ou témoins de Jéhovah car ils sont le seul groupe de chrétiens qui souffre le martyre pour sa foi et refuse d'honorer le Führer comme un dieu.[28]

« Les souffrances laissées derrière »

La section reproduit deux témoignages de personnalités européennes au sujet du livre « Croisade contre le christianisme ». Thomas Mann, prix Nobel de littérature, est cité décrivant sa « profonde émotion » à la lecture du livre et son sentiment d'horreur devant les souffrances des témoins de Jéhovah en Allemagne.[29] Le pasteur protestant T. Bruppacher est également cité, affirmant que les historiens futurs devront reconnaître que ce sont les témoins de Jéhovah, et non les grandes Églises, qui se sont opposés les premiers à la rage du démon nazi.[30]

Le travail de témoin se poursuit malgré l'opposition

Illustration de la page 8.

La publication affirme que le travail de témoignage progresse en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse malgré les persécutions en Allemagne.[31] Elle reproduit un long extrait d'un journal suisse, le St. Gall Daily, relatant la visite du journaliste français Jean Fontenoy au camp de concentration d'Oranienburg, où le commandant décrit ses difficultés à gérer les témoins de Jéhovah : leur refus de reconnaître toute autorité autre que Jéhovah, l'impossibilité de localiser leurs imprimeries clandestines, et leur influence sur les autres prisonniers.[32] Est notamment reproduit un dialogue entre le commandant général et le prisonnier Johann Huber, 27 ans, qui refuse systématiquement de reconnaître toute autorité supérieure à Jéhovah.[33]

Hitler guidé par des démons

La publication affirme qu'Hitler est guidé par des « voix » qui sont celles de mauvais esprits, et que ni Churchill, ni Eden, ni Halifax n'ont pu le raisonner car les démons cherchent à détruire le monde.[34] Elle note que les lettres du nom d'Hitler (A-H-I-T-L-E-R) sont les mêmes que celles de « THE LIAR » (le menteur) en anglais.[35] Elle cite un discours de Thomas Mann à l'Université de Princeton condamnant les dirigeants allemands comme jamais vus dans l'histoire pour leur déshonneur envers l'esprit, la justice, la vérité et la liberté.[36]

Un peuple entier peut-il adorer un menteur ?

La section cite neuf témoignages tirés de la publication nazie Schwarze Korps montrant la déification d'Hitler par des membres du parti, des femmes et des mères allemandes.[37] La publication conclut que les Allemands qui adorent Hitler adorent en réalité le Diable, en raison d'une chaîne d'allégeances : Hitler au système catholique romain, la hiérarchie catholique au Diable.[38]

Vanité immodérée et lâcheté

La section affirme que Hitler pratique l'hypnose de masse, ce qui est selon la publication une forme de démonisme, et décrit ses mesures de sécurité personnelles : un tunnel de 19 km entre Berchtesgaden et Salzbourg, un avion pouvant relier Berlin à New York sans escale.[39]

Histoires à dormir debout sur la persécution

La publication reprend une colonne du journaliste catholique Bertram de Colonna publiée dans le London Catholic Herald affirmant qu'il n'y a jamais eu d'interdiction des offices religieux ni d'agressions contre des prêtres en Allemagne, et que des groupes d'excursionnistes portant des insignes national-socialistes fréquentent les brasseries des monastères.[40] Elle mentionne que le cardinal Innitzer a ordonné de faire sonner les cloches et de hisser le drapeau à croix gammée pour l'anniversaire d'Hitler.[41]

« Encore de la nourriture pour les singes »

La section examine les déclarations d'Oswald Mosley sur les relations entre l'État et l'Église en Allemagne et sa promesse de respecter l'autorité morale du Vatican dans les affaires internationales si son mouvement venait à prendre le contrôle de la Grande-Bretagne.[42] Elle cite également la revue catholique Our Sunday Visitor qui note que l'axe Rome-Berlin-Tokyo pourrait écraser les démocraties par les seuls taux de natalité.[43]

Vantardises vaines du patriotisme

La publication cite une allocution du cardinal Kearney affirmant qu'il n'y a « qu'un seul drapeau pour nos enfants, le drapeau américain », et commente ironiquement que ce même argument pourrait être utilisé auprès d'Hitler pour le salut à la croix gammée.[44] Elle dénonce la hiérarchie catholique romaine comme persécutant les témoins de Jéhovah aux États-Unis tout en prétendant au patriotisme.[45]

Le réarmement de l'Allemagne

Illustration de la page 11.

La section présente un tableau des quantités de ferraille et d'acier vendues à l'Allemagne en 1938 par les démocraties, dont les États-Unis (462 782 tonnes), la France (82 560 tonnes) et la Grande-Bretagne (117 818 tonnes).[46] Elle décrit les usines I. G. d'Essen où 28 000 ouvriers fabriquent des bombes à l'arsenic contre lesquelles aucun masque à gaz ne serait efficace.[47] Elle cite ensuite la chronique « Perdix » publiée dans divers journaux américains, attirant l'attention sur les avoirs immenses de l'Église catholique en Grande-Allemagne (évalués à environ 20 milliards de dollars) comme facteur possible dans les compromis diplomatiques avec le Reich.[48]

Préparatifs d'un grand putsch en Grande-Bretagne

La section décrit l'infiltration de la Grande-Bretagne par la Gestapo sous couvert de réfugiés tchécoslovaques, et évoque la fabrication de masques à gaz pour bébés en couleurs gaies comme symbole de la faillite de la « civilisation ».[49] Elle cite Sydney Morrell du Glasgow Scottish Daily Express qui affirme que Pie XII est à la tête de 375 millions de catholiques et que le Vatican est le gouvernement le mieux informé au monde, grâce au réseau confessionnal.[50]

L'Amérique tombera elle aussi

La publication affirme que l'Amérique est destinée à tomber devant la monstruosité totalitaire dont le véritable quartier général est à la Cité du Vatican, et que les politiciens, prédicateurs et plutocrates seront utilisés à cette fin.[51] Elle cite Roy Goodrich dénonçant la presse américaine pour son incapacité à nommer la menace fasciste et catholique, et conclut en renvoyant les lecteurs aux publications de la Watch Tower pour « lever le bandeau ».[52]

Gasparri va y arriver

La section relate la mission du cardinal Gasparri à Washington pour œuvrer à l'établissement de relations diplomatiques entre le gouvernement américain et le Vatican.[53] Elle affirme que la hiérarchie catholique a l'intention de faire taire les témoins de Jéhovah, avec ou sans appui légal, grâce au contrôle absolu de la presse.[54]

« La Terreur Coughlin »

Illustration de la page 13.

La section reproduit largement l'article de James Wechsler paru dans The Nation le 22 juillet 1939, décrivant les violences commises par des policiers catholiques irlandais membres du « Christian Front » de Coughlin à New York.[55] Plusieurs incidents sont détaillés : agressions antisémites, ventes agressives du journal Social Justice, interventions judiciaires partielles en faveur des couplinites.[56] La section mentionne également l'arrestation d'Allen Zoll, qui aurait offert de cesser le piquet contre la station WMCA en échange de 7 000 dollars, cinq jours après que les couplinites eurent tenté de perturber une réunion des témoins de Jéhovah au Madison Square Garden.[57]

La lutte pour la liberté à Hubbard, Ohio

Cette section raconte en détail la campagne menée par les témoins de Jéhovah contre les autorités du village de Hubbard (Ohio) qui cherchaient à interdire leur prédication publique.[58] La section, signée par W. J. Schnell, décrit comment une ordonnance d'urgence fut adoptée en une nuit le 15 mai 1939 pour exiger un permis préalable à toute manifestation publique, en réponse à la marche des témoins.[59] Schnell détaille les différentes contre-mesures adoptées :

  1. Distribution de 50 000 pamphlets sur la persécution de Hubbard.
  2. Installation de piquets sur toutes les routes menant à Hubbard avec d'immenses panneaux « HUBBARD EST INJUSTE ; HUBBARD EST ANTI-AMÉRICAIN », maintenus pendant huit semaines avec distribution de brochures (22 500 placements au total).
  3. Survol de la ville par un avion vert dispersant 5 000 tracts intitulés « L'Action catholique à l'œuvre ».
  4. Dépôt d'une demande d'injonction provisoire au tribunal du comté de Trumbull, la première de ce genre dans les activités de l'organisation.
  5. Dépôt de 42 poursuites judiciaires pour arrestation abusive et atteinte à la réputation.
  6. Pétition au gouverneur de l'État pour la destitution du maire et du maréchal de Hubbard.[60]

La section reproduit des extraits de tracts distribués lors de la campagne, décrivant des incidents spécifiques : une jeune fille de 14 ans blessée par une pierre, une jeune femme de 17 ans faisant une dépression nerveuse après son arrestation, des témoins attaqués par des foules et la police restant passive.[61] Elle indique que le rapport de prédication pour août 1939 dans la zone montra un bond à 938 prédicateurs ayant effectué 22 092 heures de prédication, avec 1 780 livres et 19 481 brochures placés.[62]

Conseil de J. F. Rutherford : La Légion américaine

Illustration de la page 20.

Cet article attribué à Joseph Rutherford affirme que la « Légion américaine » ne représente pas véritablement les principes américains, mais que ses véritables cerveaux sont des hommes de la hiérarchie catholique romaine opérant sous la direction immédiate de la Cité du Vatican.[63] La publication affirme que la Constitution américaine garantit la liberté de parole, d'assemblée et de culte, et que la Légion américaine s'oppose à ces principes fondamentaux.[64] Elle décrit deux projets de loi introduits en Californie — l'un imposant le salut au drapeau aux enfants d'école, l'autre criminalisant toute publication susceptible de promouvoir l'hostilité envers une organisation religieuse — comme initiés par la hiérarchie catholique romaine pour protéger ses intérêts et empêcher toute exposition de sa duplicité.[65] L'article cite Proverbes 29:25 — « La crainte de l'homme est un piège ; mais celui qui se confie en l'Éternel est en sécurité » — pour conclure que la Légion américaine est une institution religieuse qui met la peur dans les esprits.[66]

Italie — « Mare Nostrum » ; elle aime tuer

« Mare Nostrum »

La section observe que Mussolini appelle la Méditerranée « mare nostrum » (notre mer), mais que la Grande-Bretagne y dispose de positions avantageuses à Gibraltar, Malte et Chypre, et que la mer est en réalité partagée par de nombreuses nations.[67]

Mussolini aime tuer

Illustration de la page 25.

La section cite un récit du journal français La Lumière par l'écrivain italien G. A. Borgese décrivant une anecdote de la Première Guerre mondiale dans laquelle Mussolini, alors éditeur du Popolo d'Italia, aurait délibérément lancé une grenade sur des soldats ennemis tranquilles, tuant deux hommes et en blessant cinq, se réjouissant du résultat le lendemain.[68]

Mussolini fait appel à la force

La section reproduit un extrait d'un discours de Mussolini affirmant que « les relations entre États sont des relations de force » et que les Italiens doivent fuir leurs grandes villes en cas de guerre. La publication compare cet esprit à celui de Jésus disant « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Il n'y a de bon que Dieu seul » (Matthieu 19:17).[69]

Démêlés avec les Juifs

La section décrit la politique antisémite de l'Italie calquée sur celle de l'Allemagne : interdiction de vente en librairie des livres d'auteurs juifs italiens, expulsion du correspondant romain de l'Agence télégraphique juive, expulsion de centaines de Juifs d'Italie en mars 1939 dont des femmes, des enfants et des vieillards qui auraient erré dans la neige des cols alpins.[70]

Instructions secrètes du ministère de la Culture italien

La publication reproduit des instructions secrètes du ministère de la Culture italien relatives à la couverture journalistique des événements en Palestine, en Espagne et concernant Chamberlain, datées de septembre et octobre 1939.[71]

Divers sur l'Italie

Illustration de la page 25.

La section regroupe de nombreuses brèves : la santé déclinante de Mussolini et ses manifestations d'épuisement neurologique selon une source de Rome ; le renvoi par le dramaturge Philip Henry Bernstein des insignes de l'Ordre de Saint-Maurice et Lazare décernés par Mussolini en 1923 ; les pertes italiennes en Éthiopie (2 313 morts) et en Espagne (3 327 morts ou décédés) ; le discours de Mussolini au sénat sur les capacités militaires italiennes ; la réduction des salaires des ouvriers italiens en Éthiopie (de 39 à 15 lires par jour) ; la réduction forcée de la consommation de café en Italie ; la démission du premier ministre hongrois Imredy découvert d'ascendance juive ; les taxes sur les dons en Italie ; les sous-marins géants construits par l'Italie ; la nouvelle autoroute de Rome à la mer large de 100 mètres.[72]

Le Nouveau Gouvernement

Pionnier dans le vieux Kentucky

Illustration de la page 26.

J. W. Sherman, pionnier dans le Kentucky, rapporte avoir rencontré deux femmes noires, l'une âgée de 98 ans et l'autre prétendument de 125 ans, toutes deux aimant la vérité et se souvenant d'avoir été esclaves.[73] Il relate également l'aventure spectaculaire de Wade Nave dont la Ford s'est écrasée 168 mètres plus bas dans un ravin, le conducteur s'en sortant indemne en s'accrochant à des buissons.[74]

La religion du col romain en Iowa

Martha Holmes décrit une tentative de prédication dans la petite ville d'Elkhart (Iowa) lors d'une série de conférences diffusées par phonographe du juge Rutherford, interrompue par un prêtre catholique puis par quatre de ses paroissiens qui refusèrent de donner leurs noms, qualifiant cela de « vraie lâcheté romaine catholique ».[75] Elle raconte ensuite qu'une voiture contenant deux femmes et un vieux capitaine de mer de 80 ans fut bombardée d'œufs pourris par ces individus, que la police arriva avec quatre heures de retard, et que le nettoyage de la voiture prit plusieurs heures.[76]

Expériences de pionniers

Illustration de la page 26.

La section rapporte plusieurs expériences de pionniers présentées comme édifiantes : un pionnier portant sur le dos de son manteau les mots « Servez Jéhovah Dieu et Christ le Roi. Écoutez le juge Rutherford » et qui, interrogé, répond qu'il est « en grève contre la hiérarchie catholique romaine » ; une pionnière de l'Oregon âgée de 65 ans qui a fait la route depuis chez elle jusqu'à la convention en faisant de l'auto-stop et en lavant la vaisselle pour payer son logement et sa nourriture.[77] Une pionnière de Montréal envoyée en prison pendant cinq jours où des religieuses lui ordonnèrent de s'agenouiller pour se confesser, ce qu'elle refusa en disant qu'elle ne se confessait qu'à Jéhovah, et en ressortit après avoir été « littéralement mangée vive par les punaises ».[78] Un pionnier aveugle de Caroline du Nord travaillant parmi les hommes d'affaires depuis neuf ans, parfois jusqu'à 140 heures par mois, et n'ayant jamais souffert de la faim.[79] Un pionnier et sa fille de 17 ans ayant fait du stop depuis l'Île du Prince-Édouard jusqu'à New York et retour, soit 2 253 miles.[80]

Le shintoïsme au Japon et en Corée

La publication retrace l'histoire du shintoïsme d'État japonais depuis sa revitalisation en 1882, date à laquelle le gouvernement déclara qu'il n'était pas religieux, jusqu'à la décision de la Cour suprême japonaise d'octobre 1901 établissant le contraire.[81] Elle décrit comment les autorités militaires japonaises imposèrent le culte shinto en Corée : lors d'une assemblée générale presbytérienne, la police japonaise ordonna à chaque délégué de ne pas s'opposer au culte shinto, empêcha les anti-shintoïstes connus d'assister, et contraignit les missionnaires à signer des déclarations s'y opposant tout en contrôlant physiquement les débats depuis l'estrade.[82] La publication qualifie cela d'idolâtrie de la plus haute pureté — l'État totalitaire s'adorant lui-même.[83]

Une brève section intitulée « Apporter la civilisation à la Chine » rapporte que les méthodes particulières employées pour apporter la civilisation à la Chine ont abouti à ce que 25 000 femmes et enfants à Hong Kong vivent uniquement de la prostitution, dont 4 000 filles âgées de 12 à 16 ans.[84]

Commentaire britannique

Signé par Jesse Hemery (Londres), cet article traite de plusieurs sujets.

« Les vipères » dans les Orcades

Hemery décrit l'opposition des religionistes des îles Orcades (Écosse) à deux sœurs venues distribuer des livres et brochures des témoins de Jéhovah.[85] Il cite et réfute les accusations du pasteur Alex. Burnett de l'Église d'Écosse, qui tente de lier les témoins à des troubles de travailleurs en Afrique du Sud en se fondant sur une ressemblance de noms (« Watch Tower »).[86] Hemery rappelle qu'un tribunal de haute instance d'Afrique du Sud avait établi qu'il n'existait pas le moindre fondement à l'accusation de sédition contre les publications de la Watch Tower Bible & Tract Society.[87]

Comme un marteau

Hemery développe une méditation sur Jérémie 23:29 — « Ma parole n'est-elle pas comme un marteau qui brise le rocher ? dit l'Éternel » — affirmant que la parole de Dieu, transmise par les écrits de Rutherford, brisera les systèmes religieux établis comme elle a brisé ceux de l'Israël de Jérémie et du judaïsme du temps de Jésus.[88]

La guerre

Hemery évoque le déclenchement de la guerre et note que le Vatican a eu un choc avec la publication du pacte Hitler-Staline, qui compromettait la stratégie pontificale d'utiliser la Pologne catholique comme rempart contre le communisme.[89] Il observe que la Banque d'Angleterre a déménagé une partie de ses activités à la campagne et que des mesures de protection contre les raids aériens ont été prises, tout en affirmant qu'il n'y aura aucun règlement dans le monde avant que la grande tribulation ait accompli son œuvre complète et que la prophétie de Jésus en Matthieu 24 soit accomplie.[90]

Kendal, Westmorland

Une rectification indique qu'une information parue dans un numéro précédent de Consolation attribuant au chef de la police de Kendal l'ordre de garder les portes des cinémas fermées à la fin des séances jusqu'à la fin de l'hymne national était incorrecte, et présente des excuses.[91]

Le Commonwealth soutient la Grande-Bretagne

La section liste les territoires du Commonwealth ayant pris position aux côtés de la Grande-Bretagne contre Hitler : le Canada, l'Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, la Palestine, l'Inde, le Tanganyika, la Rhodésie du Nord, la Rhodésie du Sud, la Jamaïque, les Bahamas, les Bermudes, la Guyane britannique, les Falklands, la Sierra Leone, Malte, Tonga et le Basutoland — avec pour seules exceptions l'Irlande du Sud et une résistance inefficace au Québec.[92]

Europe centrale

Quelques brèves sur la Hongrie : Lord Rothermere évoque le problème du territoire hongrois intégré à la Roumanie ; une initiative pour attirer des oiseaux sur la plaine d'Hortobagy en construisant des nids artificiels ; la réélection des forces fascistes au pouvoir depuis trois ans en Yougoslavie lors des élections de décembre.[93]

Contrôle sur un jésuite

La section raconte comment le journal catholique Catholic Telegraph Register avait publié un article laudatif décrivant comment un « prêtre jésuite au grand cœur », le père Tranchese, avait obtenu 10 millions de dollars de fonds fédéraux pour rénover les bidonvilles de San Antonio (Texas) et avait combattu la famine.[94] La publication rapporte qu'un avocat de San Antonio envoyé pour vérifier les faits interrogea le père Tranchese lui-même, qui reconnut que c'étaient les autorités de la ville et la Chambre de commerce junior qui avaient obtenu ces fonds, et que l'unique « dépôt de nourriture » qu'il avait établi ne distribuait que du pain rassis et de la soupe à ses paroissiens seulement, sans toucher la masse des travailleurs en difficulté.[95]

Annonce de souscription à La Tour de Garde

En dernière page, la publication insère une annonce invitant les lecteurs à s'abonner à La Tour de Garde, décrite comme un périodique de 16 pages paraissant les 1er et 15 de chaque mois, « pour une contribution d'un dollar par an ».[96]


Illustrations du numéro

Fichiers

Références

  1. Consolation du 18 octobre 1939, p. 3.
  2. Consolation du 18 octobre 1939, p. 3.
  3. Consolation du 18 octobre 1939, p. 5.
  4. Consolation du 18 octobre 1939, p. 6.
  5. Consolation du 18 octobre 1939, p. 3.
  6. Consolation du 18 octobre 1939, p. 28-29.
  7. Consolation du 18 octobre 1939, p. 29.
  8. Consolation du 18 octobre 1939, p. 27.
  9. Consolation du 18 octobre 1939, p. 3-4.
  10. Consolation du 18 octobre 1939, p. 4-5.
  11. Consolation du 18 octobre 1939, p. 4.
  12. Consolation du 18 octobre 1939, p. 15, 17-19, 23-24.
  13. Consolation du 18 octobre 1939, p. 23.
  14. Consolation du 18 octobre 1939, p. 27-28.
  15. Consolation du 18 octobre 1939, p. 28.
  16. Titre original : « Appetizers ».
  17. Consolation du 18 octobre 1939, p. 2.
  18. Consolation du 18 octobre 1939, p. 2.
  19. Consolation du 18 octobre 1939, p. 2.
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  96. Consolation du 18 octobre 1939, p. 31.
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