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Les Trois Mondes (1877)

De Tj-encyclopédie
Version datée du 27 juin 2026 à 14:31 par Tjrecherches (discussion | contributions) (Ajout == Contenu == — tranche 1/5)

Contenu

Les Trois Mondes

Illustration représentant les trois mondes selon la conception biblique exposée dans l'ouvrage.

La publication *« Les Trois Mondes »* (1877) propose une interprétation progressive de l'histoire humaine à travers le prisme biblique, en distinguant trois « mondes » ou dispensations successives. Selon cette vision, chaque monde correspond à une période distincte de l'histoire de l'humanité, marquée par des relations spécifiques avec Dieu et des événements eschatologiques clés. L'ouvrage affirme que ces trois mondes sont mentionnés dans les Écritures et doivent être compris pour saisir pleinement le plan divin de rédemption et de restauration[1].

L'auteur soutient que ces trois mondes ne coexistent jamais, mais se succèdent selon un ordre précis : le monde antédiluvien, le « monde présent mauvais », et le « monde à venir ». Cette progression est décrite comme une « science progressive », où chaque dispensation prépare la suivante. Par exemple, le monde antédiluvien, marqué par l'absence de loi et de gouvernement, a conduit à une corruption généralisée, tandis que le monde actuel, divisé en âges patriarcal, juif et évangélique, vise à préparer l'avènement du monde à venir[2].

La transition entre ces mondes est présentée comme un changement de dispensation, impliquant des événements cataclysmiques et une résurrection. Ainsi, la fin du « monde présent » coïnciderait avec le retour du Christ et la résurrection des élus, marquant le début du « monde à venir », identifié à l'âge millénaire. Ce dernier serait caractérisé par la restauration de toutes choses, conformément aux promesses bibliques[3].

Quels sont ces trois mondes ?

Schéma illustrant la succession des trois mondes et leur relation avec les dispensations bibliques.

Cette section précise la nature des trois mondes en s'appuyant sur des références bibliques, notamment la Deuxième Épître de Pierre (2 Pierre 3:5-7). Le premier monde, celui d'avant le Déluge, est décrit comme un « ciel et une terre » distincts, détruits par l'eau. Le deuxième monde, ou « monde présent mauvais », est celui qui existe depuis le Déluge jusqu'à la fin de l'âge évangélique. Enfin, le troisième monde, ou « monde à venir », est associé au règne millénaire du Christ et à la restauration de toutes choses[4].

L'auteur insiste sur le fait que ces mondes ne doivent pas être confondus avec les concepts traditionnels de « ciel, terre et enfer », mais doivent être compris comme des périodes historiques successives. Par exemple, le « monde présent » est subdivisé en trois âges : l'âge patriarcal (de Noé à Jacob), l'âge juif (de Jacob à la mort du Christ), et l'âge évangélique (de la mort du Christ jusqu'à la résurrection des élus). Cette subdivision permet de comprendre les étapes progressives du plan divin, où chaque âge prépare le suivant[5].

La publication affirme que la compréhension de ces trois mondes permet de résoudre les apparentes contradictions dans les Écritures, notamment en clarifiant les promesses de salut et de jugement. Par exemple, la destruction du « monde présent » n'implique pas une annihilation totale, mais un changement de dispensation, marqué par des jugements divins et la mise en place du règne du Christ[6].

Les subdivisions du monde présent

Cette partie détaille les trois subdivisions du « monde présent » : l'âge patriarcal, l'âge juif et l'âge évangélique. L'âge patriarcal, qui s'étend du Déluge à la mort de Jacob, est caractérisé par l'absence de loi écrite et par l'appel d'un peuple particulier, les descendants d'Abraham. L'âge juif, qui suit, est marqué par la loi mosaïque, décrite comme un « pédagogue » destiné à conduire les hommes au Christ. Enfin, l'âge évangélique, qui commence avec la mort du Christ, a pour objectif de perfectionner le « second Adam », c'est-à-dire le Christ et son « épouse » (l'Église), afin de restaurer ce qui a été perdu par le premier Adam[7].

L'auteur souligne que l'objectif de l'âge évangélique n'est pas de convertir le monde entier, mais de préparer une classe spécifique, la « semence » ou « épouse » du Christ, qui régnera avec lui durant le millénium. Cette classe est décrite comme un « petit troupeau » ou une « nation sainte », choisie parmi toutes les nations pour former un « sacerdoce royal ». La publication affirme que cette préparation est nécessaire avant que ne commence la restauration universelle, qui aura lieu durant le « monde à venir »[8].

La fin de l'âge évangélique est associée au retour du Christ et à la résurrection des élus. À ce moment-là, le « second Adam » (le Christ et son épouse) sera complet, et la restauration de toutes choses pourra commencer. Cette restauration inclurait non seulement les élus, mais aussi tous ceux qui n'ont pas eu l'occasion d'entendre l'Évangile durant leur vie terrestre, leur offrant une probation durant le millénium[9].

Le royaume de Dieu et le monde à venir

Cette section aborde la nature du royaume de Dieu, présenté comme un royaume spirituel qui sera établi sur terre durant le « monde à venir ». L'auteur affirme que ce royaume n'appartient pas au « monde présent », mais au « monde à venir », et qu'il sera hérité par ceux qui auront reçu un corps spirituel lors de la résurrection. Ces élus, décrits comme les « saints » ou l'« épouse » du Christ, régneront avec lui durant le millénium, période durant laquelle toutes les nations seront soumises à leur autorité[10].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour étayer cette vision, notamment Daniel 2:44, qui annonce que le royaume de Dieu brisera et consumera tous les autres royaumes, et Apocalypse 11:15, où il est dit que « les royaumes de ce monde sont devenus les royaumes de notre Seigneur et de son Christ ». L'auteur insiste sur le fait que ce règne ne sera pas une conversion pacifique des nations, mais une soumission forcée, symbolisée par l'image d'un « sceptre de fer » qui brisera les nations comme des vases de potier[11].

L'établissement du royaume de Dieu est présenté comme un événement futur, qui coïncidera avec la fin de l'âge évangélique et le retour du Christ. Durant cette période de transition, les nations seront jugées et soumises, préparant ainsi le terrain pour la restauration universelle. L'auteur souligne que cette soumission des nations n'est pas une conversion spirituelle, mais une domination politique et spirituelle exercée par le Christ et ses saints[12].

La restauration de toutes choses

Cette partie développe l'idée de la « restauration de toutes choses », un thème central dans la théologie de l'ouvrage. L'auteur affirme que cette restauration, promise dans les Écritures (Actes 3:21), ne commencera qu'après la fin de l'âge évangélique et l'établissement du royaume millénaire. Elle inclurait non seulement les élus, mais aussi tous ceux qui sont morts sans avoir eu connaissance de la vérité, leur offrant une nouvelle opportunité de salut durant le millénium[13].

La publication rejette l'idée que les non-convertis soient condamnés à une punition éternelle, affirmant au contraire que la mort est un sommeil et que tous ressusciteront pour avoir une chance de se repentir. Cette vision s'appuie sur des passages bibliques tels que 1 Timothée 2:4, qui déclare que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité », et 1 Corinthiens 15:22, qui affirme que « comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ »[14].

L'auteur souligne que cette restauration ne signifie pas que tous seront sauvés automatiquement, mais que tous auront une opportunité équitable de connaître la vérité et de se repentir. Ceux qui rejetteront délibérément cette opportunité après avoir été éclairés commettront le « péché à mort », pour lequel il n'y a plus de sacrifice (Hébreux 6:4-6). Cependant, cette possibilité de rébellion est présentée comme une exception, la majorité des hommes étant destinée à accepter le salut durant le millénium[15].

L'élection et la restauration

Cette section aborde la relation entre l'élection et la restauration, deux doctrines qui, selon l'auteur, ne sont pas contradictoires mais complémentaires. L'élection est présentée comme le choix d'une classe spécifique, l'« épouse » du Christ, destinée à régner avec lui durant le millénium. Cette classe, décrite comme un « petit troupeau », est appelée à devenir une « nation sainte » et un « sacerdoce royal », séparée du monde pour former le corps spirituel du Christ[16].

L'auteur affirme que cette élection n'exclut pas la restauration universelle, mais la prépare. Durant le millénium, les élus régneront sur les nations et les guideront vers la vérité, offrant à tous une opportunité de salut. Cette vision s'appuie sur des passages bibliques tels que Apocalypse 20:4, qui décrit le règne des saints durant mille ans, et Ésaïe 2:2-4, qui annonce que « toutes les nations afflueront » vers la montagne de l'Éternel pour apprendre ses voies[17].

La publication souligne que l'élection et la restauration sont deux étapes distinctes mais liées du plan divin. L'élection concerne la préparation des élus durant l'âge évangélique, tandis que la restauration concerne le salut des nations durant le millénium. Cette distinction permet de concilier les promesses bibliques de salut universel avec la réalité d'une classe élue, appelée à jouer un rôle spécifique dans le plan de Dieu[18].

La fin de ce monde

Cette partie annonce la fin imminente du « monde présent », décrite comme une période de transition marquée par des troubles sans précédent. L'auteur affirme que cette fin coïncidera avec le retour du Christ et le début du millénium, et qu'elle sera précédée par une « époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu depuis qu'une nation existe » (Daniel 12:1). Cette période de troubles est présentée comme une conséquence des jugements divins sur les nations, qui refusent de se soumettre au règne du Christ[19].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour étayer cette vision, notamment Apocalypse 11:15-18, qui annonce que les nations seront en colère lorsque les royaumes de ce monde deviendront ceux du Christ, et Joël 3:9-14, qui décrit une grande bataille où les nations seront rassemblées pour le jugement. L'auteur souligne que cette période de troubles sera suivie par l'établissement du royaume de Dieu, où les nations apprendront enfin la justice et où la paix régnera sur la terre[20].

L'ouvrage affirme que cette fin du monde est proche, et que les signes des temps indiquent que la transition vers le millénium a déjà commencé. L'auteur encourage ses lecteurs à se préparer spirituellement pour cette période, en restant fidèles à la vérité et en évitant les pièges du monde présent[21].

Les quarante années de trouble à venir

Cette section développe l'idée que la période de transition entre le « monde présent » et le « monde à venir » durera quarante ans, une durée symbolique souvent associée dans la Bible à des périodes de jugement et de purification. L'auteur affirme que cette période sera marquée par des conflits sociaux et politiques sans précédent, où le capital s'organisera contre le travail, où les gouvernements seront renversés, et où les nations seront plongées dans le chaos. Ces événements sont présentés comme l'accomplissement des prophéties bibliques concernant la fin des temps[22].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour illustrer cette période de troubles, notamment Apocalypse 16:14, qui décrit des « esprits de démons » poussant les rois de la terre à la bataille d'Harmaguédon, et Joël 3:9-14, qui annonce un rassemblement des nations pour le jugement. L'auteur souligne que ces événements ne seront pas une simple guerre conventionnelle, mais une période de bouleversements sociaux et spirituels, où les structures du monde présent seront détruites pour faire place au règne du Christ[23].

L'ouvrage affirme que cette période de quarante ans a déjà commencé et que les signes des temps, tels que la montée des tensions sociales et politiques, en sont les précurseurs. L'auteur encourage ses lecteurs à se préparer spirituellement pour cette période, en restant fidèles à la vérité et en évitant les pièges du monde présent, qui sera bientôt jugé[24].

Les « sept têtes » de Rome

Cette partie propose une interprétation prophétique de l'histoire de l'Empire romain, décrit comme la quatrième bête de la vision de Daniel (Daniel 7). L'auteur affirme que cet empire, symbolisé par une bête à sept têtes et dix cornes, représente une succession de gouvernements qui ont dominé le monde depuis la chute de Jérusalem. Les « sept têtes » sont interprétées comme sept formes de gouvernement successives, depuis la période des consuls jusqu'à la chute de la papauté en 1798[25].

La publication détaille ces sept têtes comme suit : la première tête correspond à la période des consuls (jusqu'en 27 av. J.-C.), la deuxième à l'empire sous Auguste (jusqu'en 476 ap. J.-C.), la troisième à la domination des Goths (jusqu'en 538), la quatrième à la papauté (de 538 à 1798), la cinquième à la République romaine (1798-1800), la sixième au rétablissement de la papauté sous une forme affaiblie (1800-1870), et la septième à un gouvernement temporaire qui précédera la montée de la bête elle-même, symbolisant les peuples et les nations sans gouvernement organisé[26].

L'auteur souligne que cette interprétation s'appuie sur Apocalypse 17, où la bête est décrite comme ayant sept têtes et dix cornes, et où il est précisé que cinq de ces têtes sont déjà tombées, une existe, et la dernière n'est pas encore venue. Cette vision prophétique est présentée comme une preuve que les événements annoncés sont proches, et que la fin du « monde présent » est imminente[27].

Mystère, Babylone la Grande

Cette section propose une interprétation prophétique de la « grande prostituée » décrite dans Apocalypse 17, identifiée à Babylone la Grande. L'auteur affirme que cette prostituée symbolise la corruption religieuse et politique qui a dominé le monde, en particulier sous la forme de la papauté. La publication décrit comment les « dix cornes » (les nations issues de l'Empire romain) ont haï la prostituée et l'ont rendue désolée, accomplissant ainsi la prophétie selon laquelle ces nations donneraient leur pouvoir à la bête jusqu'à ce que les paroles de Dieu soient accomplies[28].

L'auteur souligne que cette interprétation s'appuie sur une lecture littérale et symbolique d'Apocalypse 17, où la prostituée est décrite comme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, et ayant sept têtes et dix cornes. Les « eaux » sur lesquelles elle est assise sont interprétées comme des « peuples, foules, nations et langues » (Apocalypse 17:15), confirmant ainsi son influence mondiale. La publication affirme que la chute de la prostituée, déjà en cours, annonce la montée de la bête elle-même, symbolisant les peuples et les nations sans gouvernement organisé, prêts à entrer dans la période de troubles précédant le millénium[29].

L'ouvrage insiste sur le fait que cette période de transition est déjà en marche, et que les événements décrits dans Apocalypse 17 sont en train de s'accomplir. L'auteur encourage ses lecteurs à se détourner de la corruption religieuse et à se préparer pour le règne imminent du Christ[30].

La venue du Christ : deux aspects

Cette partie aborde la question de la venue du Christ, présentée sous deux aspects distincts : une venue secrète, comparée à celle d'un voleur, et une manifestation glorieuse, accompagnée d'une trompette et de la résurrection des saints. L'auteur affirme que ces deux aspects correspondent à deux phases distinctes du retour du Christ : la première, invisible au monde, marque le début de la moisson ou de la fin de l'âge évangélique, tandis que la seconde, visible, coïncide avec la résurrection des élus et l'établissement du royaume millénaire[31].

La publication souligne que la venue secrète du Christ est comparée aux « jours de Noé », où les hommes vaquaient à leurs occupations sans se douter du jugement imminent. De même, le Christ reviendra de manière invisible pour « moissonner » la terre, séparant le blé (les élus) de l'ivraie (les non-élus), avant de se manifester ouvertement. Cette interprétation s'appuie sur des passages bibliques tels que Matthieu 24:37-39, où il est dit : « Comme aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l'homme »[32].

L'auteur insiste sur le fait que cette venue secrète a déjà commencé, et que la période de moisson, qui dure trois ans et demi, a débuté en 1874. Il encourage ses lecteurs à discerner les signes des temps et à se préparer spirituellement pour cette période de transition, en évitant les pièges du monde présent et en restant fidèles à la vérité[33].

Saint et Ange

Cette section clarifie la distinction entre les termes « saint » et « ange » dans les Écritures, en s'appuyant sur une analyse des mots hébreux et grecs utilisés dans la Bible. L'auteur affirme que le mot « ange » (du grec *angelos* ou de l'hébreu *mal-ach*) signifie littéralement « messager », tandis que le mot « saint » (du grec *hagios* ou de l'hébreu *qadosh*) signifie « saint » ou « consacré ». La publication souligne que ces termes ne sont jamais utilisés de manière interchangeable dans les Écritures, et que les « saints » désignent spécifiquement les élus, c'est-à-dire ceux qui sont « nés de l'Esprit » et destinés à régner avec le Christ[34].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour étayer cette distinction, notamment Psaume 16:3, où il est dit : « Les saints qui sont sur la terre, les hommes pieux, sont l'objet de toute mon affection », et Daniel 7:18, qui annonce que « les saints du Très-Haut recevront le royaume et le posséderont éternellement ». L'auteur souligne que les saints ne sont pas des anges, mais des êtres humains glorifiés, destinés à régner sur la terre durant le millénium[35].

L'ouvrage affirme que cette distinction est cruciale pour comprendre le rôle des élus dans le plan divin. Les saints, en tant que « rois et sacrificateurs », régneront avec le Christ et jugeront le monde, tandis que les anges continueront à servir de messagers et de ministres pour ceux qui doivent hériter du salut. Cette clarification permet de dissiper les confusions courantes entre ces deux catégories d'êtres spirituels[36].

Le ciel : où est-il et quel est son avenir ?

Cette partie aborde la question du ciel, en distinguant deux conceptions principales : un ciel spirituel, réservé aux élus, et un ciel terrestre, associé au millénium et à la restauration de toutes choses. L'auteur affirme que la majorité des chrétiens, en particulier ceux qui croient en un règne millénaire, envisagent le ciel comme un lieu terrestre où les justes régneront et jouiront des bénédictions matérielles, telles que la paix, la prospérité et l'absence de malédiction[37].

La publication souligne que cette vision s'appuie sur des promesses bibliques telles qu'Ésaïe 65:21-25, qui décrit un monde où les hommes construiront des maisons, planteront des vignes et jouiront du fruit de leur travail, et Apocalypse 21:4, qui annonce que « la mort ne sera plus, et qu'il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur ». L'auteur affirme que cette conception du ciel terrestre est cohérente avec l'idée de la « restauration de toutes choses », où chaque nation retrouvera, dans une certaine mesure, son idéal de bonheur[38].

Cependant, la publication distingue ce ciel terrestre du « royaume des cieux », réservé à une classe spécifique, les élus, qui recevront un corps spirituel et régneront avec le Christ. Ces élus, décrits comme un « petit troupeau », hériteront d'un royaume spirituel et deviendront « rois et sacrificateurs » pour régner sur la terre durant le millénium. L'auteur souligne que cette distinction permet de concilier les promesses de salut universel avec la réalité d'une classe élue, appelée à jouer un rôle spécifique dans le plan divin[39].

La nature des corps spirituels

Cette section explore la nature des corps spirituels, en s'appuyant sur des récits bibliques décrivant les apparitions d'anges et du Christ ressuscité. L'auteur affirme que les êtres spirituels, bien qu'invisibles aux yeux des mortels, peuvent se matérialiser sous différentes formes, notamment sous l'apparence d'hommes, de flammes de feu ou d'éclairs. Cette capacité à se matérialiser est présentée comme une caractéristique des anges et des saints glorifiés, qui pourront ainsi interagir avec le monde physique durant le millénium[40].

La publication cite plusieurs exemples bibliques pour illustrer cette capacité, notamment l'apparition de l'ange de l'Éternel à Moïse dans un buisson ardent (Exode 3:2), la vision de Daniel décrivant un homme vêtu de lin dont le visage était comme l'apparence de l'éclair (Daniel 10:5-6), et les apparitions du Christ ressuscité à ses disciples (Luc 24:36-43). L'auteur souligne que ces récits montrent que les êtres spirituels peuvent prendre une forme physique pour accomplir leur mission, tout en restant invisibles aux yeux des non-élus[41].

L'ouvrage affirme que cette capacité à se matérialiser sera également celle des saints glorifiés, qui pourront ainsi régner sur la terre et interagir avec les nations durant le millénium. Cette vision s'appuie sur des passages bibliques tels que 1 Corinthiens 15:44, qui déclare que « ce qui est semé corps animal ressuscite corps spirituel », et Apocalypse 20:4, qui décrit le règne des saints durant mille ans. L'auteur encourage ses lecteurs à méditer sur ces promesses, qui révèlent une partie des bénédictions réservées aux élus[42].

Le spiritualisme biblique et le spiritualisme moderne

Cette partie établit une distinction entre le spiritualisme biblique, décrit comme une révélation divine des réalités spirituelles, et le spiritualisme moderne, présenté comme une contrefaçon démoniaque. L'auteur affirme que le spiritualisme biblique révèle la nature et les capacités des êtres spirituels, tels que les anges et les saints glorifiés, qui peuvent se matérialiser et interagir avec le monde physique. En revanche, le spiritualisme moderne, bien qu'il prétende offrir des manifestations similaires, est en réalité l'œuvre d'esprits déchus, cherchant à tromper les hommes[43].

La publication souligne que la Bible met en garde contre les esprits de ténèbres, qui cherchent à imiter les œuvres des anges de lumière. Par exemple, 2 Corinthiens 11:14 déclare que « Satan lui-même se déguise en ange de lumière », et 1 Timothée 4:1 annonce que « dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ». L'auteur affirme que ces avertissements s'appliquent directement au spiritualisme moderne, qui prétend offrir des communications avec les morts, mais qui est en réalité une tromperie[44].

L'ouvrage encourage ses lecteurs à discerner la véritable nature des manifestations spirituelles en les comparant aux enseignements bibliques. Les esprits de lumière, qu'ils soient anges ou saints glorifiés, apparaîtront toujours en accord avec la vérité divine, tandis que les esprits de ténèbres chercheront à induire en erreur et à corrompre. Cette distinction est présentée comme cruciale pour éviter les pièges du spiritualisme moderne et rester fidèle à la vérité révélée dans les Écritures[45].

  1. Les Trois Mondes (1877), p. 3.
  2. Les Trois Mondes (1877), p. 5.
  3. Les Trois Mondes (1877), p. 9.
  4. Les Trois Mondes (1877), p. 4.
  5. Les Trois Mondes (1877), p. 5.
  6. Les Trois Mondes (1877), p. 6.
  7. Les Trois Mondes (1877), p. 5.
  8. Les Trois Mondes (1877), p. 6.
  9. Les Trois Mondes (1877), p. 10.
  10. Les Trois Mondes (1877), p. 6.
  11. Les Trois Mondes (1877), p. 7.
  12. Les Trois Mondes (1877), p. 8.
  13. Les Trois Mondes (1877), p. 9.
  14. Les Trois Mondes (1877), p. 10.
  15. Les Trois Mondes (1877), p. 11.
  16. Les Trois Mondes (1877), p. 12.
  17. Les Trois Mondes (1877), p. 13.
  18. Les Trois Mondes (1877), p. 14.
  19. Les Trois Mondes (1877), p. 17.
  20. Les Trois Mondes (1877), p. 18.
  21. Les Trois Mondes (1877), p. 19.
  22. Les Trois Mondes (1877), p. 19.
  23. Les Trois Mondes (1877), p. 20.
  24. Les Trois Mondes (1877), p. 21.
  25. Les Trois Mondes (1877), p. 21.
  26. Les Trois Mondes (1877), p. 22.
  27. Les Trois Mondes (1877), p. 23.
  28. Les Trois Mondes (1877), p. 26.
  29. Les Trois Mondes (1877), p. 27.
  30. Les Trois Mondes (1877), p. 25.
  31. Les Trois Mondes (1877), p. 27.
  32. Les Trois Mondes (1877), p. 29.
  33. Les Trois Mondes (1877), p. 30.
  34. Les Trois Mondes (1877), p. 34.
  35. Les Trois Mondes (1877), p. 35.
  36. Les Trois Mondes (1877), p. 36.
  37. Les Trois Mondes (1877), p. 36.
  38. Les Trois Mondes (1877), p. 37.
  39. Les Trois Mondes (1877), p. 38.
  40. Les Trois Mondes (1877), p. 38.
  41. Les Trois Mondes (1877), p. 39.
  42. Les Trois Mondes (1877), p. 40.
  43. Les Trois Mondes (1877), p. 42.
  44. Les Trois Mondes (1877), p. 43.
  45. Les Trois Mondes (1877), p. 44.