Consolation du 19 octobre 1938
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Contenu
Menaces de la monstruosité totalitaire
La démocratie des démocraties
La publication examine le concept de « Sécurité collective », présenté comme une alliance entre les démocraties (États-Unis, France, Angleterre) et les régimes fascistes (Italie, Allemagne, Japon). Elle critique l'hypocrisie des démocraties, soulignant que leurs actions ne visent pas à défendre la démocratie, mais à protéger leurs intérêts impérialistes. La France est citée pour ses actions répressives en Syrie, où elle a bombardé Damas et détruit des lieux historiques, comme la « rue appelée Droite » mentionnée dans les Écritures [1]. La Grande-Bretagne est accusée de mener une guerre contre les indépendantistes indiens et d'avoir réprimé violemment l'Irlande avec les « Black and Tans » [2].
Les États-Unis sont également critiqués pour leur soutien aux dictatures en Amérique latine et leur refus de vendre des armes à l'Espagne républicaine, tout en autorisant leur exportation vers l'Allemagne et le Japon. La publication souligne que ces trois démocraties ne combattent pas pour des idéaux, mais pour préserver leurs sphères d'influence, comme le montre leur indifférence face aux agressions en Éthiopie et en Espagne, contrastant avec leur mobilisation pour la Chine, où leurs intérêts économiques sont menacés [3].
Est-ce vrai ?
Cette section cite un discours de l'avocat David H. Felix, qui affirme que la « Sécurité collective » n'est qu'un prétexte pour une alliance militaire visant à protéger les intérêts des démocraties, et non la démocratie elle-même. Elle reproduit également un extrait d'un discours du représentant Clare E. Hoffman, qui accuse le Congrès des organisations industrielles (CIO) et les conseillers du président Roosevelt d'être des « pions » dans un complot révolutionnaire visant à renverser les institutions américaines, y compris la Constitution [4].
Contrôle des moutons
La publication analyse les méthodes de propagande utilisées pour manipuler l'opinion publique, classées en cinq catégories : le *Name Calling* (dénigrement), les *Glittering Generalities* (phrases brillantes mais vides), le *Transfer* (utilisation de symboles comme le drapeau), le *Testimonial* (témoignages d'autorités) et le *Plain Folk* (appel à la simplicité). Ces techniques visent à empêcher les citoyens de réfléchir par eux-mêmes et d'examiner les faits. La publication déplore que la démocratie, malgré ses avantages, soit vulnérable à ces manipulations en raison de la paresse intellectuelle de ses citoyens, qui préfèrent éviter l'effort de penser [5].
Questions sur le fascisme
Un Italien pose des questions critiques sur le fascisme, remettant en cause ses prétentions à « élever les classes » et à promouvoir un « nouvel éclairage ». Il souligne les contradictions du régime mussolinien, comme la réduction des budgets éducatifs au profit des dépenses militaires, l'absence de mise en œuvre effective de l'État corporatif malgré cinq annonces officielles, et la censure stricte qui empêche la diffusion d'informations sur les révoltes paysannes. Il questionne également la légitimité d'un système où les citoyens sont contraints de voter « oui » sous surveillance policière [6].
Progrès : celui de l'escroquerie
Cette rubrique ironise sur l'expansion du fascisme, qui est passé d'un seul pays en 1924 (l'Italie) à plusieurs en 1938 (Allemagne, Autriche, Pologne, Hongrie, Espagne en voie de fascisation, et Angleterre « virtuellement fasciste »). À l'inverse, le communisme, représenté par l'URSS, est présenté comme en déclin, avec des experts doutant de sa survie en 1938. Le professeur John Ise, de l'Université du Kansas, affirme que le fascisme n'a subi aucun revers et dominera bientôt l'Europe, laissant peu d'espoir aux démocraties [7].
Contrôle fasciste du monde
Le professeur Frederick L. Schuman, spécialiste en sciences politiques au Williams College, dénonce la politique étrangère des démocraties, qu'il juge aussi désastreuse que si elle avait été dirigée par des « débiles mentaux ». Il critique leur indécision face au fascisme, oscillant entre la crainte du communisme et la peur de s'allier avec Hitler et Mussolini. Il avertit que si les démocraties cèdent encore aux exigences fascistes, elles deviendront des puissances de second ordre. Il prédit que la chute de l'Espagne républicaine exposerait la France à une invasion allemande sur trois fronts, tandis que la Grande-Bretagne perdrait le contrôle de la Méditerranée. Le Japon achèverait la conquête de la Chine, et les États-Unis perdraient leurs possessions en Asie, comme les Philippines et Guam. L'URSS serait également menacée, risquant de perdre la Sibérie et l'Ukraine. Schuman conclut que les démocraties doivent décider immédiatement ce pour quoi elles sont prêtes à se battre, sous peine de « commettre un suicide » [8].
Patriotisme par contrainte
Cette rubrique critique le patriotisme imposé en Allemagne, où le salut « Heil Hitler » est devenu une obligation sous peine d'arrestation. La publication souligne que cette contrainte ne reflète aucune dévotion sincère, mais une soumission forcée. Elle oppose ce modèle à la démocratie américaine, où le patriotisme naît de la liberté de conscience et de l'attachement à la liberté. Elle rejette l'idée d'un patriotisme fondé sur la peur des sanctions, le comparant à une simple observance des lois, comme respecter les limites de vitesse. Pour les auteurs, le patriotisme doit être un engagement volontaire et sincère, et non une obéissance imposée [9].
Trop de législation fédérale
Le représentant Hatton W. Sumners, du Texas, met en garde contre l'excès de législation fédérale, qui menace la capacité des Américains à se gouverner eux-mêmes. Il exhorte les jeunes citoyens à prouver qu'ils sont dignes de leur héritage, en référence à la Déclaration des droits de Virginie, adoptée avant la Constitution des États-Unis. Il affirme que l'heure est venue de démontrer que les États-Unis méritent de rester une nation libre, plutôt que de se soumettre à un dictateur. Il critique les États qui « marchandent » leurs privilèges de gouvernement à Washington, soulignant que la surabondance de lois fédérales est un danger pour la démocratie [10].
Privilèges du Royaume au Proche-Orient (suite)
La suite du témoignage d'un missionnaire en Syrie et en Palestine décrit les difficultés rencontrées par les Témoins de Jéhovah dans leur prédication. L'auteur relate une conversation avec un prêtre syrien souhaitant se libérer de l'influence d'une organisation qualifiée de « diabolique »[11]. Il souligne la présence massive de religieux catholiques dans les rues de Palestine, notamment à Jérusalem, Bethléem et Nazareth, où les missionnaires distribuent des publications malgré les obstacles.
L'auteur mentionne également une rencontre avec un prêtre arménien, précédemment converti à la lecture des ouvrages des Témoins de Jéhovah, qui a refusé de brûler le livre Riches malgré les pressions de sa hiérarchie. Menacé d'excommunication, ce prêtre a quitté son poste en jetant ses vêtements sacerdotaux au visage de l'archevêque, déclarant préférer la liberté à l'asservissement religieux[12].

Expériences avec l'équipement sonore au Liban
L'utilisation d'un véhicule équipé de haut-parleurs pour diffuser des conférences enregistrées suscite un vif intérêt au Liban et en Syrie. Les populations locales, n'ayant jamais vu un tel dispositif, réagissent avec surprise et curiosité. Dans la ville d'Enfieh, les habitants croient d'abord entendre l'archange Gabriel annonçant la résurrection, avant de découvrir la source du message dans un cimetière[13].
Les missionnaires parcourent plusieurs villes, dont Tripoli, Kisba et Alkora, où ils diffusent des séries de conférences comme *« Exposed »* et *« Religion and Christianity »*. À Kisba, une tempête survient après une prédication, interprétée par les habitants comme un signe de l'approche d'Armageddon. Les Témoins reviennent plus tard pour les rassurer avec une conférence intitulée *« Peace Messengers »*[14].
À Minna, un prêtre tente d'interrompre la diffusion en brandissant un bâton, mais les habitants, favorables au message, le chassent. Les missionnaires échappent ensuite à une embuscade organisée par des partisans du prêtre, protégés selon eux par Jéhovah[15].
Un auditeur de WBBR s'exprime
Un auditeur anonyme de la station de radio WBBR, basée à Brooklyn, partage son expérience d'écoute des émissions matinales. Il décrit le contenu des programmes, notamment la lecture de textes bibliques et leur interprétation, comme *« le plus étrange que l'on puisse entendre »*. Les explications, qui associent les Philistins modernes à la hiérarchie catholique romaine et annoncent leur destruction à Armageddon, le fascinent malgré lui[16].
Une erreur du révérend Harris
Le révérend Harris, pasteur de l'église St. Andrews à Carshalton (Angleterre), commet une erreur en mettant en garde sa congrégation contre les Témoins de Jéhovah. Cette déclaration attire l'attention de 105 prédicateurs, qui distribuent des milliers de publications dans sa paroisse. Le révérend, après avoir reçu un exemplaire de la brochure Cure and Consolation, refuse d'écouter les explications et ferme violemment sa porte[17].
Le président Isaacs avait raison
Stanley M. Isaacs, président du borough de Manhattan, critique l'Association des enseignants juifs pour avoir mêlé religion et éducation publique. Il estime que les enseignants devraient se concentrer sur l'instruction profane et laisser l'enseignement religieux aux familles et aux institutions religieuses[18].
Un point pour le docteur Godfrey
Le docteur Edward S. Godfrey Jr., commissaire à la santé de l'État de New York, met en garde les médecins contre l'utilisation précipitée de nouveaux sérums à base de lapin pour traiter la pneumonie. Il souligne les risques potentiels et recommande des tests approfondis avant une utilisation généralisée, citant des essais réalisés sur 15 008 volontaires du Civilian Conservation Corps (CCC)[19].
Service législatif de New York
Une quinzaine d'étudiants new-yorkais proposent un service d'analyse des projets de loi en discussion à Albany. Ce service, présenté comme non partisan, vise à informer les citoyens sur les enjeux législatifs et à dénoncer les manœuvres politiques sous-jacentes[20].
Sauvé par une heure
Neuf familles new-yorkaises échappent de justesse à l'effondrement de leur immeuble vétuste sur l'Avenue C. Les locataires évacuent avec leurs effets personnels, mais la police les empêche de récupérer leurs meubles. L'article souligne le retard de New York dans sa politique de rénovation urbaine par rapport à la Grande-Bretagne[21].
Autorités adultes nécessaires
Un éditorial du New York Post critique la décision du Département de l'Éducation de l'État de New York d'expulser des élèves Témoins de Jéhovah pour avoir refusé de saluer le drapeau. L'article plaide pour une approche plus tolérante, arguant que le patriotisme ne devrait pas être imposé par des mesures coercitives. Il suggère qu'un procès-test soit intenté pour contester cette politique[22].
Un diamant perdu
Le magazine Harper's Bazaar organise une campagne publicitaire originale en envoyant des pigeons voyageurs à 100 annonceurs potentiels. Chaque pigeon transporte un tube en aluminium destiné à recevoir une réponse. La bijouterie Marcus & Company, enthousiaste, y place un petit diamant non monté. Cependant, le pigeon ne revient jamais, laissant le diamant perdu quelque part dans le ciel[23].
Un homme honnête à New York
Un chauffeur de taxi new-yorkais, M. Casey, rembourse spontanément une aide sociale de 49,10 dollars reçue pendant son hospitalisation. Soucieux de préserver sa réputation d'honnêteté, il envoie une déclaration écrite au trésorier municipal, expliquant qu'il pourrait avoir besoin d'aide à l'avenir et souhaite éviter tout malentendu[24].

Automobiles à New York
Un article évoque les perspectives offertes par la construction d'un tunnel routier sous New York. Ce projet devrait réduire le trafic automobile de 11 millions de véhicules par an, améliorant la fluidité et la sécurité des rues. L'article rappelle qu'il y a moins de quarante ans, le premier conducteur de voiture dans un parc new-yorkais avait été arrêté pour trouble à l'ordre public[25].
Bonne initiative pour New York !
Un tribunal new-yorkais acquitte un jeune Allemand accusé de port d'arme illégal, estimant qu'il avait le droit de porter un couteau dans le cadre de son uniforme nazi. Le juge, un vétéran de guerre américain, et l'avocat de la défense, un Juif, collaborent pour appliquer la loi avec bon sens, illustrant selon l'article l'esprit de tolérance et de justice américain[26].
La WPA éduque les immigrés
La Works Progress Administration (WPA) mène une campagne d'alphabétisation auprès des immigrés à New York. Sur les 264 006 illettrés recensés dans la ville, 242 000 sont nés à l'étranger. En 1937, 12 223 personnes suivent des cours, dont certaines dans des foyers privés. Un élève âgé de 83 ans participe à ces sessions[27].
Fermeture progressive
L'église épiscopalienne St. James de Buffalo, l'une des premières de l'ouest de l'État de New York, ferme ses portes après 84 ans d'existence. La baisse de fréquentation pousse les derniers membres à abandonner l'édifice, obligeant le pasteur à chercher un emploi séculier[28].
Commentaires britanniques
Le journaliste J. Hemery (Londres) signe une série d'articles analysant la situation politique européenne, marquée par les tensions liées aux régimes fascistes et aux préparatifs de guerre. Ses observations portent sur les relations entre l'Italie, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, ainsi que sur les répercussions économiques et sociales de ces dynamiques.
Mussolini et la Grande-Bretagne
La propagande anti-britannique italienne, interrompue après la signature du pacte entre Mussolini et Chamberlain, reprend sous une nouvelle forme : l'antisémitisme. Les journaux italiens, contrôlés par le régime, suggèrent une alliance entre la Grande-Bretagne et les Juifs pour dominer le monde, une rhétorique visant à attiser les tensions dans le monde arabe et musulman. Hemery souligne que cette stratégie équivaut à une attaque indirecte contre la Grande-Bretagne, malgré l'arrêt officiel des critiques radiophoniques. Il rappelle que le pacte anglo-italien ne devait entrer en vigueur qu'après le retrait des troupes italiennes d'Espagne, une condition non remplie, les renforts italiens continuant d'affluer aux côtés de Franco[29].
Mobilisation de l'armée allemande
La mobilisation exceptionnelle de l'armée allemande pour des manœuvres annuelles suscite des interrogations en Europe. Les journaux parisiens, initialement sceptiques, finissent par reconnaître que cette démonstration de force n'est pas un simple "bluff". Les effectifs mobilisés, leur déploiement près des frontières de la Tchécoslovaquie et du Rhin, ainsi que la durée prolongée des manœuvres, alimentent les craintes d'une escalade militaire. Hemery note que les dépenses quotidiennes estimées à 500 000 livres sterling reflètent une préparation coûteuse, probablement motivée par des objectifs expansionnistes. Hitler, guidé par des "voix et pensées de démons", agit de manière imprévisible, poussant la Grande-Bretagne à renforcer ses défenses, ce qui masque temporairement les difficultés économiques du pays, notamment le chômage et le déclin du commerce[30].
Franco et la Grande-Bretagne
Le général Franco retarde délibérément sa réponse aux propositions britanniques concernant le retrait des "volontaires" étrangers en Espagne, une condition essentielle à la mise en œuvre de l'accord anglo-italien. Après un mois d'attente, il présente des contre-propositions jugées inacceptables, exigeant des droits de belligérance immédiats et un retrait partiel des combattants étrangers. Hemery explique que ces droits permettraient à Franco de bloquer les ports républicains et de saisir les navires transportant des fournitures de guerre, une stratégie visant à accélérer sa victoire. L'influence de Mussolini sur Franco est évoquée, suggérant que l'Espagne devient un sujet de préoccupation majeur pour la Grande-Bretagne, détournant son attention des projets hitlériens[31].
Les Églises et les pasteurs
Cette rubrique critique le rôle des institutions religieuses britanniques face à la montée des tensions internationales, soulignant leur hypocrisie et leur alignement sur les intérêts politiques.
Les communistes britanniques
Le Parti communiste britannique, initialement subventionné par Moscou, voit ses effectifs passer de 5 000 membres en 1920 à 15 750 en 1938. Cette croissance s'explique par son influence grandissante dans les classes moyennes, les universités et les milieux professionnels. Le parti critique les mesures de protection civile du gouvernement, les qualifiant d'illusoires et insuffisantes. Hemery note que cette expansion coïncide avec une période de préparation à la guerre, où les communistes gagnent en visibilité[32].
Les Églises et les pasteurs
Les Églises britanniques, après avoir tenté de promouvoir un "retour à la religion" et célébré le 350e anniversaire de la Bible "autorisée", voient leur crédibilité décliner. Les pasteurs, autrefois opposés à la guerre, se préparent désormais à soutenir l'effort militaire, invoquant le "bien-être spirituel" des soldats. Hemery dénonce cette hypocrisie, rappelant que les Églises justifient systématiquement les conflits en les qualifiant de "causes justes". Il souligne que les prières collectives, souvent formalistes et répétitives, reflètent une pratique religieuse superficielle, éloignée des enseignements du Christ. Les grandes organisations religieuses, motivées par des intérêts financiers, utilisent la prière comme un moyen de pression pour obtenir des dons, illustrant le caractère mercantile de ces institutions[33].
Profits des fabricants et distributeurs
Cette section examine les profits records des grandes entreprises britanniques, tout en pointant les conditions de travail précaires des employés du secteur de la distribution.
Profits et dividendes
Les grandes enseignes de distribution, comme Woolworth, enregistrent des profits faramineux. Woolworth déclare un bénéfice de 6 781 202 livres sterling pour l'année écoulée, soit soixante-dix fois son capital initial de 1912. D'autres entreprises, comme une chaîne concurrente, versent un dividende de 40 % sur un capital de 3,1 millions de livres, tandis que Boots, avec ses 1 170 magasins, distribue 30 % de dividendes. Ces chiffres masquent cependant des conditions de travail difficiles : longues heures, salaires de misère (jusqu'à 15 shillings par semaine pour des femmes adultes), et emploi massif de jeunes et de femmes. Hemery cite une enquête révélant que ces pratiques sont courantes dans le secteur[34].
Pratiques frauduleuses dans l'industrie de la literie
Un enquêteur de Glasgow révèle que des fabricants de literie utilisent des matériaux dangereux et insalubres pour remplir oreillers et matelas. Malgré une loi de 1911 interdisant certaines pratiques, des matelas sont encore garnis de plumes usagées, de cheveux humains, d'algues, voire de poils de porc ou de cheval. La Grande-Bretagne sert de "dépotoir" pour ces produits, importés notamment de Chine. Hemery décrit un matelas acheté dans un magasin réputé, contenant des corsets usagés et des vêtements déchirés. Ces révélations, bien que connues depuis des années, n'ont pas conduit à des régulations plus strictes[35].
Chômage et commerce
A. V. Alexander, député, souligne que malgré les dépenses militaires employant près d'un million de personnes, le chômage touche encore 1,8 million de Britanniques. Il critique l'échec des politiques protectionnistes, qui n'ont pas réduit le déficit commercial depuis 1931. Hemery note que les chantiers navals britanniques, bien que compétitifs, perdent des commandes au profit de l'Europe continentale en raison de coûts de construction plus élevés. Les matériaux, renchéris par les préparatifs de guerre, incitent les armateurs à privilégier les chantiers étrangers, malgré les appels au patriotisme économique[36].
Vert Printemps — Illustration de couverture
L'éditorial explique le choix de l'illustration de couverture, intitulée Vert Printemps, représentant un paysage printanier. Ce thème contraste avec les couvertures hivernales des numéros précédents et célèbre l'arrivée du printemps dans l'hémisphère sud, où des abonnés en Australie, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud accueillent cette saison. Pour les lecteurs de l'hémisphère nord, cette image évoque une anticipation des beaux jours, bien que le printemps puisse parfois décevoir par son manque de douceur. L'illustration, bien que typique des campagnes américaines et anglaises, est présentée comme universelle, s'adressant aux anglophones des deux hémisphères[37].
Le Messager
La revue annonce la parution prochaine d'un numéro spécial de The Messenger, une publication occasionnelle de la Société Watch Tower. Ce numéro de 64 pages, au même format que Consolation, proposera un compte rendu détaillé de la convention mondiale des Témoins de Jéhovah, incluant la réaction du public au discours FACE THE FACTS (Affrontez les faits) de Joseph Rutherford. Ce discours, diffusé dans plus de 50 villes anglophones et écouté par plus de 150 600 personnes en présentiel, ainsi que par des millions d'auditeurs via la radio, fera l'objet d'un rapport illustré de photographies et d'articles. Le numéro sera tiré en une seule édition, incitant les lecteurs à commander rapidement leurs exemplaires au prix de 10 cents chacun. Les associés de la Société sont invités à passer commande via les serviteurs de compagnie pour faciliter la distribution[38].
« Warning »
Ce dernier article du numéro est consacré à la promotion de la brochure Warning (« Avertissement » en français), rédigée par Joseph F. Rutherford, alors président de la Société Watch Tower. La publication présente cette brochure comme un exposé factuel des réalités du monde contemporain, sans visée prosélyte directe. Elle insiste sur le fait que le document ne cherche pas à « effrayer » les lecteurs pour les inciter à quitter une organisation religieuse au profit d'une autre, mais à les informer des dangers du « totalitarisme égoïste, cruel et blasphématoire » qui, selon elle, se répand sur la terre. Le texte affirme que les individus sont libres de leurs choix, mais les encourage à lire les faits présentés avant de décider s'ils souhaitent se soumettre à ce système ou servir le Christ, présenté comme le Roi[39].
La brochure est présentée comme un outil pour comprendre les « derniers jours », une période où, selon la publication, l'ordre mondial actuel sera détruit à Armageddon par « le Vindicateur du nom et de la parole de Jéhovah ». Les personnes attachées à la vie, à la justice et à la droiture sont invitées à étudier la Bible en parallèle de cette brochure, qui fournirait des preuves scripturaires pour les guider dans leur choix. Le texte incite les lecteurs à se procurer un exemplaire pour eux-mêmes et à en distribuer à leurs voisins[40].
Pour obtenir davantage d'informations ou commander la brochure, les lecteurs sont invités à écrire à la Société Watch Tower, dont l'adresse à Brooklyn (New York) est fournie. Un bon de commande est inséré en bas de page, permettant de demander plusieurs exemplaires de Warning (au prix de 5 cents l'unité ou 25 cents pour six exemplaires). Les lecteurs sont également encouragés à envoyer des dons pour soutenir l'impression de davantage de littérature destinée à diffuser le « message du Royaume »[41].
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 3.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 3-4.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 4.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 4.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 5.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 5.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 5.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 6.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 6.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 6.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 12.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 12.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 13.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 13.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 14.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 14.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 14.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 16.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 16.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 16.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 15.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 28.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 28-29.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 29.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 29.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 29-30.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 30.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 30.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 30.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 31.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 31.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 32.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 32.
- ↑ Consolation du 19 octobre 1938, p. 32.