La Tour de Garde du 15 avril 1938
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« Audace »
Cette rubrique annonce la période spéciale nommée « Audace » (« Boldness » Testimony), prévue du 4 au 12 juin 1938, comme point culminant d'une campagne mondiale lancée le 9 avril précédent. Durant cette période, les proclamateurs du Royaume sont encouragés à intensifier leurs efforts dans la prédication de maison en maison, en proposant un abonnement d'un an à la revue Consolation, le livre Richesses (ou Lumière) et la nouvelle brochure Cure, contre une contribution de 1 dollar. Les personnes non encore engagées dans le ministère sont invitées à profiter de cette période pour commencer leur activité. Les proclamateurs doivent rapporter les résultats de leur témoignage durant cette période de manière régulière. Les instructions détaillées sont transmises via l'Informant[1].
Correspondance
Cette section donne des directives pratiques pour la correspondance avec la Société Watch Tower. Les proclamateurs sont invités à écrire en anglais chaque fois que possible, afin d'éviter les retards liés à la traduction des lettres rédigées dans d'autres langues (italien, grec, polonais, etc.). Il est suggéré que les congrégations non anglophones désignent un secrétaire capable d'écrire en anglais pour faciliter les échanges. Les lettres adressées aux filiales locales plutôt qu'au siège de Brooklyn sont encouragées pour les proclamateurs résidant hors des États-Unis[2].
Convention
Une convention des Témoins de Jéhovah est annoncée à Sydney, en Australie, du 22 au 25 avril 1938. Cet événement rassemblera les proclamateurs d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Le discours public du président de la Société sera radiodiffusé. Tous les serviteurs de Jéhovah sont invités à y participer[3].
Phonographe portatif
La Société Watch Tower propose un phonographe portatif léger, mesurant 14 x 13 x 5,5 pouces et pesant environ 10 livres (12 livres et 6 onces avec trois disques). Cet appareil, recouvert de tissu brun et aux coins arrondis, offre un son puissant et une excellente qualité de tonalité. Il est réglé à 78 tours par minute et peut contenir jusqu'à dix disques. Le modèle complet, incluant trois disques, est proposé contre une contribution de 19 dollars, tandis que l'appareil seul coûte 8 dollars. Les commandes doivent être accompagnées du paiement et préciser les disques souhaités[4].
Enfants (1re partie)
Cet article, intitulé « Enfants », aborde la question de l'instruction des enfants dans le cadre des activités des Témoins de Jéhovah. Il souligne l'importance de suivre la loi de Jéhovah plutôt que les raisonnements humains, citant Proverbes 3:5-6 pour rappeler que la confiance en Dieu et la reconnaissance de sa direction sont essentielles. La publication pose plusieurs questions : faut-il organiser des classes séparées pour les enfants ? Est-il du devoir des oints du Seigneur de créer une « école du dimanche » ? Comment et par quels moyens les enfants doivent-ils être instruits sur le Royaume de Dieu ? L'article promet d'examiner ces questions à la lumière des Écritures, sans dogmatisme, afin de guider les oints dans leur responsabilité envers les enfants[5].
Histoire
Cette section retrace l'origine et l'évolution des écoles du dimanche. Elle souligne que ces institutions, initialement créées pour instruire les enfants dans un cadre religieux, ont été popularisées par des figures comme le révérend John Wesley et Robert Raikes. L'article cite des extraits des Études dans les Écritures (volume 6, publié en 1904) pour montrer que ces écoles ont été critiquées pour avoir détourné les parents de leur responsabilité éducative et affaibli le respect des enfants envers leurs parents. La publication rappelle que, durant la période précédant 1918, les Étudiants de la Bible ne soutenaient pas l'organisation de classes séparées pour les enfants, préférant une approche intégrée à la vie spirituelle de la famille. Cependant, La Tour de Garde a temporairement inclus des commentaires sur les leçons internationales des écoles du dimanche, dans l'espoir de diffuser la vérité parmi les religionistes. Cette pratique a été abandonnée en 1927, conformément à la volonté de Jéhovah[6].
L'instruction des enfants : une responsabilité parentale
La publication aborde la question de l'instruction religieuse des enfants au sein des congrégations des Étudiants de la Bible, en particulier la proposition d'instaurer des classes séparées pour les jeunes, souvent désignées sous le terme de « écoles du dimanche » (Sunday schools). Cette pratique, selon l'article, suscite des débats parmi les membres, certains y voyant un moyen d'éduquer les enfants dans les enseignements bibliques et de les préparer à la vie éternelle sur Terre. Les partisans de cette approche avancent plusieurs arguments : elle permettrait aux enfants de recevoir une instruction adaptée à leur niveau, tout en libérant les adultes pour le travail de prédication de porte-à-porte ; elle offrirait une opportunité d'attirer les enfants des non-consacrés, ce qui pourrait, à terme, intéresser leurs parents ; enfin, elle répondrait à une demande émotionnelle des jeunes eux-mêmes, qui souhaiteraient avoir un espace dédié à leur instruction[7].
Cependant, l'article rejette fermement cette proposition, la qualifiant de non scripturaire et potentiellement nuisible. Il souligne que la création de telles classes séparerait les enfants de leurs aînés, les privant ainsi de l'exemple concret des adultes engagés dans le service de Jéhovah. De plus, cette pratique pourrait détourner certains membres de leur devoir principal, à savoir la prédication de porte-à-porte, en leur fournissant une excuse pour négliger ce travail essentiel. L'article met en garde contre le risque de voir des instructeurs se concentrer exclusivement sur la préparation des leçons pour les enfants, au détriment de leur participation active au témoignage public[8].
Pour étayer son opposition, la publication cite les Écritures, notamment les paroles de Jésus en Matthieu 19:14 et Marc 10:13-16, où il invite les enfants à venir à lui sans pour autant instituer de classes séparées. L'article insiste sur le fait que Jésus n'a jamais ordonné la création d'écoles du dimanche, mais a plutôt souligné l'importance de la foi et de la confiance en Dieu, qualités essentielles pour entrer dans le Royaume. Il rappelle également que la responsabilité première de l'éducation spirituelle des enfants incombe aux parents, et non à une congrégation ou à un groupe d'enseignants désignés[9].
La responsabilité divine de l'enseignement
L'article poursuit en développant l'idée que Jéhovah est le grand Enseignant de son peuple et que la responsabilité d'instruire les enfants dans les voies divines repose avant tout sur les parents. Il cite Éphésiens 3:14-15, où Dieu est présenté comme le Père de toute la famille, tant dans les cieux que sur la terre, et Ésaïe 54:13, qui promet que tous les enfants de Sion seront enseignés par Jéhovah[10].
Pour illustrer ce principe, la publication se réfère à l'exemple d'Abraham, décrit comme un « ami de Dieu » et un modèle de père de famille. Selon Genèse 18:17-19, Jéhovah révèle qu'Abraham commandera à ses enfants et à sa maison après lui de garder la voie de Jéhovah, afin que Dieu puisse accomplir ses promesses envers lui. Cet exemple biblique est présenté comme une preuve que la responsabilité d'éduquer les enfants dans les voies divines incombe aux parents, et non à une institution ou à une classe séparée[11].
L'article souligne également que les Écritures placent explicitement cette responsabilité sur les épaules des parents. Il cite Éphésiens 6:1-4 et Colossiens 3:20-21, qui exhortent les enfants à obéir à leurs parents dans le Seigneur et les pères à élever leurs enfants dans la discipline et l'instruction de Jéhovah, sans les exaspérer. Ces passages sont interprétés comme une confirmation que l'éducation spirituelle des enfants est une obligation parentale, et non une tâche déléguée à une congrégation ou à des enseignants externes[12].
L'exemple biblique de l'instruction parentale
La publication approfondit son argumentation en s'appuyant sur des exemples bibliques concrets pour démontrer que l'instruction des enfants dans les voies de Jéhovah est une responsabilité parentale. Elle cite le cas de Moïse, envoyé par Dieu pour délivrer les Israélites d'Égypte, et souligne que Jéhovah a explicitement commandé aux parents israélites d'enseigner à leurs enfants les signes et les merveilles accomplis en Égypte, afin qu'ils sachent que Jéhovah est le vrai Dieu (Exode 10:2). Cet exemple est présenté comme une preuve que Dieu attend des parents qu'ils transmettent eux-mêmes les vérités divines à leurs enfants, sans déléguer cette tâche à des tiers[13].
L'article évoque également l'institution de la Pâque en Égypte, un événement célébré dans le cadre familial. Selon Exode 12:26-27, les parents devaient expliquer à leurs enfants la signification de la Pâque, en particulier le passage de l'ange destructeur au-dessus des maisons des Israélites. Cette obligation d'instruire les enfants dans le cadre familial est présentée comme une règle perpétuelle, confirmant que la responsabilité de l'éducation spirituelle des enfants incombe aux parents[14].
La publication cite également Deutéronome 4:9-10 et Deutéronome 6:2,7,20-21, où Moïse rappelle aux Israélites leur devoir d'enseigner à leurs enfants les commandements de Jéhovah, afin qu'ils les craignent et les observent tous les jours de leur vie. Ces passages sont interprétés comme une confirmation supplémentaire que l'instruction des enfants dans les voies divines est une responsabilité parentale, et non une tâche à confier à une institution religieuse ou à des classes séparées[15].
La persécution des parents fidèles
L'article aborde les conséquences de l'obéissance des parents à leur devoir d'instruire leurs enfants selon les commandements de Jéhovah. Il souligne que Satan, par l'intermédiaire des institutions religieuses, notamment la hiérarchie catholique romaine, cherche à détourner les parents de cette responsabilité. La publication dénonce les persécutions subies par les parents qui refusent de se soumettre aux exigences des systèmes religieux, comme le salut au drapeau, une pratique jugée idolâtre et contraire aux commandements de Dieu (Exode 20:1-5)[16].
La publication cite des exemples concrets de persécution, où des parents et des enfants sont punis par les autorités pour avoir refusé de participer à des cérémonies de salut au drapeau dans les écoles publiques. Ces persécutions sont présentées comme une preuve que les parents fidèles à Jéhovah subissent des pressions pour abandonner leur devoir d'instruire leurs enfants selon les Écritures. Cependant, l'article encourage les parents à rester fermes dans leur foi, rappelant que souffrir pour la justice est une marque d'intégrité envers Dieu (1 Pierre 4:12-14)[17].
Enfin, la publication conclut en réaffirmant que les parents doivent élever leurs enfants « dans la discipline et l'instruction du Seigneur » (Éphésiens 6:4), malgré les persécutions et les pressions extérieures. Elle insiste sur le fait que les parents qui obéissent à ce commandement divin ne doivent pas être découragés par les obstacles, mais doivent plutôt voir dans ces épreuves une opportunité de démontrer leur fidélité à Jéhovah[18].
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 115.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 115-116.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 117.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 117.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 117-118.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 118-119.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
- ↑ La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.