La Tour de Garde du 1er juin 1938
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Organisation (1ʳᵉ partie)
Ce premier volet d'une série sur l'organisation théocratique des Témoins de Jéhovah, publié sous la plume de Joseph Franklin Rutherford, affirme que l'organisation de Jéhovah n'est en aucun cas démocratique, mais strictement théocratique[1]. La publication insiste sur la suprématie absolue de Jéhovah et de son représentant, Jésus Christ, en tant que « Puissances supérieures » (Romains 13:1), et rejette toute forme de gouvernement « du peuple, par le peuple » comme incompatible avec la souveraineté divine[2].
L'article souligne que Jésus Christ, en tant que « Dieu puissant » (Ésaïe 9:6), est l'exécutif suprême de Jéhovah et que son organisation, appelée Sion, fonctionne comme un royaume théocratique sans restriction ni contrôle humain[3]. Les membres de cette organisation, décrits comme les « enfants de Sion », sont les témoins de Jéhovah, dont la mission est de proclamer sa suprématie et ses desseins bibliques[4]. La publication rappelle que le monde a pris fin et que Christ Jésus, intronisé par Jéhovah, a chassé Satan du ciel et œuvre désormais à l'établissement du Royaume de Dieu sur terre[5].
L'article interprète la prophétie d'Ésaïe 60:17 comme une illustration des transformations survenues au sein de l'organisation divine après la venue de Christ au temple. Il établit un parallèle entre les matériaux mentionnés (or, argent, bronze, fer) et les conditions contrastées avant et après cet événement, suggérant que l'œuvre des oints est désormais plus riche et glorieuse qu'auparavant[6]. Une première réalisation partielle de cette prophétie est évoquée lors du retour des Juifs de Babylone sous les règnes de Darius et Cyrus, ces derniers étant présentés comme des figures typologiques de Jéhovah et de Christ Jésus[7].
La publication affirme que l'enseignement antérieur, selon lequel les congrégations pouvaient élire leurs anciens et diacres par vote, était erroné. Elle soutient que le texte d'Actes 14:23 a été mal interprété et que l'imposition des mains par les membres de la congrégation ne constituait pas un moyen valable de désigner des serviteurs[8]. Selon l'article, l'autorité de nommer des officiers dans l'Église n'a jamais été déléguée à la congrégation, et l'absence de mention de cette pratique dans les épîtres de Paul est présentée comme une preuve supplémentaire de cette conclusion[9]. La publication souligne que Paul, agissant sous les instructions du Seigneur, a confié à Timothée et Tite la responsabilité de sélectionner des serviteurs, mais que cette autorité n'a jamais été accordée à l'ensemble de la congrégation[10].
L'article conclut que, depuis la venue de Christ au temple, celui-ci dirige directement toutes les affaires de son Église, assumant pleinement les rôles autrefois occupés par Paul et les apôtres. Il affirme que les instructions données par Paul à Timothée et Tite restent applicables aux « derniers jours », et que « l'esclave fidèle et avisé » occupe une position similaire à celle de ces deux figures bibliques, agissant sous la direction et la supervision de Christ Jésus[11]. La publication insiste sur la nécessité d'une unité absolue et d'une action harmonieuse au sein de l'organisation, chaque membre devant se soumettre entièrement à la direction de Christ, le Chef de l'Église[12].
Enfin, l'article rappelle que le temps présent est celui de la vindication du nom de Jéhovah et que Christ Jésus, en tant que Chef et Commandant, exige une obéissance joyeuse et totale de la part de tous les membres de l'organisation[13]. Il souligne qu'aucun membre n'a le droit de suivre une voie indépendante, et que l'unité et la paix au sein de l'organisation sont essentielles pour mener à bien la guerre contre l'ennemi[14].
L'autorité apostolique et l'organisation théocratique
Ce long article développe une argumentation théologique sur l'autorité et l'organisation des congrégations chrétiennes, en s'appuyant sur les écrits de l'apôtre Paul. La publication affirme que l'Église primitive n'était pas une démocratie, mais une théocratie dirigée par le Christ Jésus et ses représentants désignés, notamment l'apôtre Paul[15].
La première partie souligne que Paul a reçu une commission directe du Seigneur pour proclamer un message spécifique, comme en témoignent les textes bibliques des Actes des Apôtres (Actes 9:15, Actes 22:14-15, Actes 23:11) et des épîtres (1 Corinthiens 11:23, Galates 1:12)[16]. La publication insiste sur le fait que Paul agissait sous la direction du Saint-Esprit et du Christ lui-même, ce qui légitimait ses actions comme étant l'expression de la volonté divine pour l'Église.
L'article aborde ensuite la question de l'organisation de l'Église en lien avec la prophétie concernant Sion, citant Isaïe 60:17. Il est expliqué que l'Église et Sion sont inséparables et que l'organisation doit être en harmonie avec les prophéties bibliques. La publication rejette explicitement les formes de gouvernement hiérarchiques ou démocratiques au sein des congrégations, les qualifiant de « produit du Diable » et contraires à la volonté divine[17]. Elle critique particulièrement les systèmes religieux comme la hiérarchie catholique romaine, qui, selon elle, éloignent les hommes de Dieu et de son Royaume.
La sélection des serviteurs dans l'Église primitive
Cette section examine les méthodes de sélection des anciens et des diacres dans l'Église primitive, en s'appuyant sur des textes bibliques comme Actes 14:23 et 2 Corinthiens 8:18-19. La publication conteste l'interprétation traditionnelle selon laquelle les congrégations choisissaient leurs serviteurs par un vote démocratique, symbolisé par l'expression « étendre la main » (cheirotoneo en grec)[18].
La publication affirme que cette expression ne désigne pas un vote, mais plutôt un acte de confirmation effectué par les apôtres ou leurs représentants autorisés, comme Paul ou Barnabas. Elle cite plusieurs exemples bibliques pour étayer cette interprétation, notamment Actes 8:17-18, Actes 19:5-6 et 1 Timothée 4:14, où l'imposition des mains est clairement attribuée aux apôtres ou à leurs délégués[19]. Selon l'article, cette pratique reflète l'autorité des « pouvoirs supérieurs » (Romains 13:1), c'est-à-dire Dieu et le Christ Jésus, qui agissent par l'intermédiaire de leurs représentants.
L'article souligne également que cette méthode de sélection n'était pas un processus annuel, mais une désignation à vie, tant que la personne restait fidèle à ses responsabilités. Il critique les pratiques démocratiques adoptées par certaines congrégations durant la période dite « d'Élie », les qualifiant de non scripturaires, même si elles étaient motivées par de bonnes intentions[20].
L'autorité des apôtres et la délégation de pouvoir
Cette partie approfondit la question de l'autorité apostolique et de sa délégation, en s'appuyant sur les épîtres de Paul à Timothée et à Tite. La publication insiste sur le fait que l'apôtre Paul avait reçu du Christ Jésus le pouvoir de nommer des serviteurs dans l'Église, et qu'il a délégué cette autorité à des hommes comme Timothée et Tite[21].
L'article cite 1 Timothée 5:22, où Paul exhorte Timothée à ne pas imposer les mains « précipitamment » à quiconque, et à ne pas se rendre complice des péchés d'autrui. Cette instruction, selon la publication, montre que Timothée agissait en tant que représentant de Paul et, par extension, du Christ. La publication souligne que cette délégation d'autorité n'était pas une simple formalité, mais un acte sacré nécessitant une réflexion et une prière approfondies.
La publication aborde également des exemples tirés de l'Ancien Testament, comme la sélection de Josué pour succéder à Moïse (Nombres 27:18-23), ou celle de Matthias pour remplacer Judas Iscariote (Actes 1:20-26). Dans ces cas, la sélection n'était pas soumise à un vote démocratique, mais était effectuée sous la direction divine, soit directement par Dieu, soit par ses représentants désignés[22].
L'article critique également les pratiques des « religionistes » qui, selon la publication, ont détourné ces principes bibliques pour s'arroger un pouvoir autoritaire sur les congrégations, créant une distinction artificielle entre le clergé et les laïcs. Cette distinction, affirme-t-elle, est contraire à l'esprit d'égalité et de fraternité enseigné par le Christ (Matthieu 23:8, Galates 3:28)[23].
L'organisation théocratique et ses implications
Cette dernière section résume les implications de l'organisation théocratique pour les congrégations contemporaines. La publication affirme que, contrairement aux pratiques en vigueur durant la période « d'Élie », où les serviteurs étaient souvent choisis annuellement par vote démocratique, une nouvelle procédure s'impose désormais. Cette évolution est justifiée par la présence du Christ Jésus au temple et par la maturité spirituelle atteinte par les membres de l'Église[24].
L'article explique que les « pouvoirs supérieurs » sont Dieu et le Christ Jésus, et que l'autorité d'imposer les mains est réservée à un nombre restreint de surveillants, comme les apôtres, Timothée ou Tite. Cette restriction est présentée comme une mesure de protection, visant à éviter que des personnes moins matures ou moins expérimentées ne soient placées dans des positions de responsabilité. La publication cite 1 Timothée 5:22 pour rappeler l'importance de la prudence dans la sélection des serviteurs[25].
La publication souligne également que, dans les premiers temps de l'Église, les congrégations n'étaient pas des unités indépendantes, mais étaient régulées par une autorité centrale, représentée par les apôtres. Elle cite Actes 15:2-30 pour illustrer ce point, montrant que les décisions importantes étaient prises par les apôtres ou leurs représentants, et non par les congrégations locales de manière autonome[26].
Enfin, l'article réaffirme que l'imposition des mains ne confère pas une supériorité spirituelle, mais simplement une responsabilité spécifique au sein de la congrégation. Tous les membres de l'Église restent égaux en Christ, comme le soulignent Matthieu 23:8 et Galates 3:28. La publication conclut en insistant sur l'importance de l'activité dans le service du Royaume comme critère principal pour la sélection des serviteurs[27].
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 163.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 163.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 163.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 163.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 163.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 163.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 164.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 165.
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- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 165.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 166.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 166.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 166.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 167.
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- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 167.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 168.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 168.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 168.
- ↑ La Tour de Garde du 1er juin 1938, p. 168.