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Consolation du 15 mai 1940

De Tj-encyclopédie
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Consolation du 15 mai 1940
Revue Consolation
Date 1940
Année 1940
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro de la revue Consolation est entièrement dominé par la question de la guerre en Europe et de la responsabilité des régimes totalitaires, en particulier du nazisme et de ses liens supposés avec la hiérarchie catholique romaine. Le dossier central, consacré à Pie XII et à Hitler, occupe l'essentiel du numéro et articule analyse géopolitique, citations de sources contemporaines et interprétation prophétique des événements en cours.

La publication mobilise des sources aussi diverses que des discours radiodiffusés d'hommes d'État, des ouvrages de journalistes et des extraits attribués à Hitler lui-même pour étayer sa thèse d'une collusion entre le Vatican, le nazisme et le stalinisme. Ce cadrage, caractéristique de la rhétorique développée sous la direction de Rutherford, présente la guerre mondiale comme la manifestation visible d'une opposition entre la théocratie divine et les puissances que la publication associe à Satan.

Analyse

Croyances

La lecture prophétique de l'Apocalypse 13:3 qui ouvre l'article principal de ce numéro constitue le cadre herméneutique de l'ensemble du numéro : la résurgence de l'Allemagne nazie après la défaite de 1918 y est explicitement identifiée à la « bête » dont la « blessure mortelle » a été guérie, suscitant l'admiration du monde. Cette application d'un texte apocalyptique à un événement politique contemporain est cohérente avec la méthode d'interprétation prophétique appliquée depuis les années 1920 dans les publications de la Watch Tower, qui lit systématiquement les bouleversements géopolitiques comme l'accomplissement de prophéties bibliques.[1] Dans la doctrine développée sous Joseph Franklin Rutherford, la résurgence hitlérienne n'est pas un phénomène purement politique, mais un événement eschatologique signalant l'approche imminente de la bataille finale.

L'eschatologie immédiate structure plusieurs articles de ce numéro (pages 17-18, 20, 29), qui lisent les événements guerriers de 1939-1940 comme les signes caractéristiques des « derniers jours » de la domination satanique. Cette conviction repose sur la doctrine, stabilisée depuis les années 1920 dans l'enseignement de la Watch Tower, selon laquelle Satan a été expulsé du ciel en 1914 et règne depuis lors sur la terre avec une fureur redoublée, sachant que son temps est court.[2] La bataille d'Harmaguédon, présentée dans ce numéro comme imminente, est distinguée avec soin des guerres humaines ordinaires : le compte rendu du procès de Frank Cousins (p. 12) articule cette distinction de façon explicite — les guerres de l'Ancien Testament avaient l'approbation de Jéhovah et visaient ses ennemis, la guerre de 1939 n'a pas cette approbation divine, tandis qu'Harmaguédon est une intervention divine et non un conflit entre hommes.[3] Ce raisonnement constitue le fondement scripturaire de l'objection de conscience des Témoins de Jéhovah, articulé devant un tribunal britannique dans ce contexte de guerre.

La doctrine de la théocratie divine comme seul gouvernement légitime, longuement développée aux pages 17-18, s'appuie sur le Psaume 2:1-6 pour affirmer que toutes les nations, sans exception, s'opposent au Roi oint de Jéhovah. Ce fondement scripturaire prolonge une réorientation doctrinale amorcée en 1929, lorsque la Watch Tower avait réinterprété le passage de Romains 13:1 sur les « autorités supérieures » pour les identifier à Jéhovah et à Christ plutôt qu'aux gouvernements séculiers.[4] Dans ce numéro, le jugement porté sur les États-Unis eux-mêmes — gouvernement « pesé dans la balance et trouvé insuffisant » selon Daniel 5:27 — révèle que la théocratie n'est pas seulement opposée aux dictatures, mais à toute forme de gouvernement humain, y compris les démocraties libérales.[5]

Le fil conducteur théologique du numéro est la représentation de Satan comme souverain du monde présent, auteur des régimes totalitaires. L'affirmation que Hermann Rauschning aurait déclaré à Paris qu'Hitler prononce ses discours les plus marquants en état de transe, ses décisions étant celles des « démons qui le contrôlent », est reçue et amplifiée par la publication comme confirmation d'une doctrine déjà établie : Hitler est présenté comme « un enfant parfait du Diable », dont les discours traversent lui comme l'eau dans un égout bien construit.[6] Cette représentation dépasse la simple polémique politique : elle s'inscrit dans la doctrine des « deux organisations » développée dès 1925 dans l'enseignement de Rutherford, selon laquelle Satan dirige une organisation visible (nations, clergé, commerce) opposée à l'organisation visible de Jéhovah (les serviteurs du Royaume).[7]

La dénonciation des invocations hitlériennes de la « Providence » lors du « Jour des Héros » (p. 9) illustre une conviction spécifique : Hitler, ayant persécuté les serviteurs de Jéhovah, n'a aucun droit de s'adresser à Dieu, et l'emploi du mot « Providence » ne fait qu'identifier davantage sa parole à celle de Satan. Ce raisonnement, caractéristique de la période rutherfordienne, transforme la terminologie religieuse adverse en preuve supplémentaire de l'imposture diabolique.[8]

Le Sophonie 3:8 — « Jéhovah rassemblera les nations pour déverser sur elles Son indignation » — est cité aux pages 17-18 et 20 comme prophétie en cours d'accomplissement, les nations engagées dans la guerre mondiale étant ainsi placées dans le rôle des adversaires que Jéhovah consumera par le feu de Sa jalousie. Le Jacques 5:4-5, qui annonce que les cris des travailleurs exploités sont entendus par Jéhovah, est mobilisé pour articuler la dimension sociale du jugement divin : l'oppression économique et politique des régimes totalitaires et des démocraties corrompues relève du même ordre de culpabilité prophétique.[9]

La promesse eschatologique du Michée 4:2-4 — fruits du travail, paix, sécurité et subsistance éternelle sous le Royaume — clôt l'appel adressé aux lecteurs à se réfugier sous le gouvernement de Dieu, opposant explicitement la dévastation produite par les régimes humains à la prospérité promise par la théocratie divine.[10]

La dénonciation des pratiques bouddhistes tibétaines associées à l'identification du Dalaï-Lama (p. 31), notamment le recours à un « oracle d'État » décrit comme possédé par un démon, s'inscrit dans la doctrine générale de la Watch Tower selon laquelle toutes les religions non bibliques sont des instruments de Satan. L'oracle consulté par les théologiens tibétains pour valider le successeur du Dalaï-Lama correspond, dans la tradition bouddhiste tibétaine, à l'oracle dit de Nechung, considéré comme le protecteur de l'État.[11] La publication assimile sans distinction ce rituel de divination au spiritisme condamné par les Écritures, cohérent avec la position de la Watch Tower qui rejette toute communication prétendue avec des esprits comme une interaction avec des démons plutôt qu'avec les morts.[12]

La dénonciation des pratiques spirites attribuées à l'Église catholique romaine (p. 21), qualifiées de « pur spiritisme et rien d'autre », procède du même cadre doctrinal : l'identification de l'Église catholique à « Babylone la Grande » de l'Apocalypse 18:2, décrite comme « le repaire de tout esprit impur ». Cette assimilation, récurrente dans les publications de la Watch Tower depuis les années 1920, se retrouve ici appliquée concrètement à un reportage sur les reliques de « Saint Paschal Baylon » à Villareal, présenté comme une preuve documentée que l'Église entretient des liens revendiqués avec des entités démoniques.[13]

Organisation et histoire

Le numéro du 15 mai 1940 documente de manière précise l'exécution d'August Dieckmann, Témoin de Jéhovah allemand présenté comme responsable d'une congrégation de Rhénanie-Westphalie, fusillé pour avoir refusé de servir dans l'armée d'Hitler.[14] Cette mention correspond à un fait historique identifiable : un Témoin de Jéhovah portant un nom similaire, August Dickmann (orthographié avec un « ck » dans les sources académiques), fut en effet abattu le 15 septembre 1939 devant l'ensemble des prisonniers rassemblés sur la place d'appel de Sachsenhausen, sur ordre de Heinrich Himmler, pour objection de conscience ; il constitue l'un des premiers cas documentés d'exécution publique d'un objecteur de conscience dans un camp nazi.[15] Les cas des Autrichiens Wegscheider et Pichler, ainsi que du Viennois Alram et d'un inspecteur de police berlinois originaire du Tyrol, s'inscrivent dans la même réalité de répression : vers 1939, environ 6 000 Témoins de Jéhovah, incluant des ressortissants autrichiens et tchécoslovaques à la suite des annexions, étaient détenus dans des prisons ou des camps de concentration.[16] La publication signale également que des centaines de Témoins de Jéhovah sont détenus dans les camps de Dachau et Buchenwald, désormais utilisés comme force de travail pour construire des fortifications sous le feu ennemi.[17]

Ce numéro reproduit in extenso le compte rendu d'une audience tenue le 19 octobre 1939 devant le West London County Court, à Fulham, au cours de laquelle Frank Cousins, dessinateur industriel et Témoin de Jéhovah, comparaît en tant qu'objecteur de conscience.[18] Ce cas illustre la stratégie juridique adoptée par l'organisation face aux États belligérants : la défense de Cousins, conduite avec le témoignage de l'avocat R. J. Fuller, lui-même Témoin de Jéhovah, articule un refus de la guerre sur une base théologique explicite, distincte de tout pacifisme laïque. Le cadre dans lequel s'inscrit cette audience est celui du Military Training Act britannique du 26 mai 1939, qui rétablit la conscription et contraignit environ 62 000 hommes à déposer une demande de statut d'objecteur de conscience, examinée par des tribunaux locaux dont l'impartialité était généralement jugée supérieure à celle de leurs prédécesseurs de la Première Guerre mondiale.[19] La décision du juge Hargreaves d'inscrire Cousins sur la liste des objecteurs de conscience tout en le maintenant dans son emploi correspond aux pratiques ordinaires de ces tribunaux pour les requérants dont le travail était jugé d'utilité publique.[20]

Le numéro documente par ailleurs des activités de prédication conduites simultanément sur plusieurs continents : en Finlande, où des haut-parleurs sont utilisés sur les lacs et les bateaux pour diffuser des conférences bibliques, méthode décrite dans le Yearbook of Jehovah's Witnesses de 1940[21] ; en Saskatchewan (Canada), à Saint-Pétersbourg (Floride) et à Bowie (Arizona), dont les photographies illustrent le numéro[22] ; en Californie, où plusieurs épisodes de confrontation avec des autorités locales à Salinas sont relatés, notamment une interpellation policière lors d'un défilé portant la banderole « La religion est un piège et un racket »[23] ; et en Roumanie, où un bûcheron Témoin de Jéhovah est arrêté pour possession d'une Bible et du Yearbook of Jehovah's Witnesses, conduit à pied sur 200 kilomètres et condamné à six mois de prison.[24] Ces témoignages de terrain, accumulés dans un seul numéro, reflètent la structure organisationnelle internationale que la Watch Tower Society maintient à cette date malgré les interdictions frappant le mouvement dans plusieurs pays européens.

La publication recourt de manière systématique à des sources journalistiques et politiques extérieures pour étayer ses analyses. Dorothy Thompson, dont la chronique « On the Record » était syndiquée en 1939 dans plus de 170 journaux américains et atteignait des millions de lecteurs, était alors l'une des voix anti-nazies les plus influentes des États-Unis, première journaliste américaine expulsée d'Allemagne nazie dès 1934.[25] Sa description du régime nazi comme une camarilla gouvernant par la terreur et la propagande, publiée dans le New York Herald Tribune le 30 août 1939, est reproduite par la publication pour légitimer sa propre lecture de la situation européenne.[26] De même, la publication cite J. Edgar Hoover, directeur du FBI, dans un article sur la corruption judiciaire aux États-Unis[27], et Édouard Daladier pour décrire les conditions dans les territoires occupés.[28] Cette pratique éditoriale — s'appuyer sur des autorités séculières reconnues pour valider des positions que la Watch Tower Society porte par ailleurs sur un terrain théologique — constitue une stratégie de légitimation caractéristique de la période rutherfordienne, dans laquelle le mouvement cherche à se présenter comme un observateur lucide et informé des affaires mondiales. La rubrique signée par J. Hemery de Londres, correspondant britannique de la publication, prolonge cette démarche en fournissant une analyse de première main de la situation en Grande-Bretagne sept mois après le début de la guerre, y compris des données sur l'approvisionnement alimentaire et l'intolérance croissante envers les objecteurs de conscience.[29]

Économie et société

La publication affirme, dans sa section intitulée « La fin de la démocratie », que tous les gouvernements du monde, du plus petit au plus grand, ont été « pesés dans la balance et trouvés insuffisants », en s'appuyant explicitement sur Daniel 5:27.[30] Cette thèse — selon laquelle aucun gouvernement humain ne peut satisfaire ses citoyens — sert directement le discours eschatologique de la revue sur l'imminence du Royaume de Dieu. La revue n'y distingue pas entre démocraties libérales et dictatures : les États-Unis eux-mêmes, dont les fondateurs ont proclamé des droits inaliénables, sont présentés comme n'ayant « jamais pleinement réalisé » ces idéaux.[31] Cette uniformisation rhétorique — qui assimile Roosevelt à Hitler dans une même catégorie de l'échec humain — reflète moins une analyse politique qu'un impératif théologique : toute institution humaine doit être dépeinte comme condamnée pour que l'alternative théocratique apparaisse comme la seule issue.

Sur le plan économique, la publication présente la guerre comme une fatalité structurelle inhérente au nazisme, en s'appuyant sur un éditorial du New York Post du 21 août 1939, selon lequel le « dynamisme » fasciste nécessite des victoires militaires pour survivre, faute de quoi son économie de guerre s'effondre.[32] La revue cite également une dette nationale allemande atteignant « près de 70 milliards de marks » et l'échec des emprunts forcés comme preuves de l'insoutenabilité du régime.[33] Ces données sont présentées non comme une spécificité nazie, mais comme l'illustration de l'impossibilité structurelle de tout gouvernement humain à assurer la prospérité, confondant délibérément la logique économique d'un régime de guerre totalitaire avec une prétendue loi universelle de l'échec des systèmes séculiers. Or, la dette publique allemande en 1938-1939, estimée entre 60 et 80 milliards de marks selon les sources contemporaines, résultait précisément d'un choix politique délibéré de réarmement accéléré, et non d'une prétendue impossibilité intrinsèque à tout État de gérer ses finances.[34]

Sur la situation alimentaire en Grande-Bretagne, la revue cite Sir John B. Orr, présenté comme « une autorité en matière de nutrition », pour affirmer que près d'un tiers de la population britannique ne dispose pas d'une alimentation suffisante pour maintenir un niveau de santé acceptable.[35] Ce chiffre est exact et correspond à ce que Boyd Orr, directeur de l'Institut Rowett et futur prix Nobel de la paix, avait établi dans son rapport Food, Health and Income publié en 1936, qui concluait qu'environ un tiers des Britanniques, soit les groupes aux revenus les plus faibles, souffrait de carences nutritionnelles chroniques.[36] La revue ne déforme donc pas ce chiffre, mais le sélectionne dans un but rhétorique précis : dramatiser la misère du monde séculier pour la mettre en contraste avec l'abondance promise par la théocratie divine, évoquant Michée 4:2-4 comme horizon de la prospérité à venir.

La rubrique consacrée à l'Écosse avance une statistique présentée sans aucune contextualisation : 13 % seulement de la population écossaise serait catholique, mais 41,3 % des prisonniers en 1937 appartenaient à cette confession, ce dont la publication déduit que si tous les catholiques quittaient l'Écosse, « près de la moitié des prisons écossaises pourraient être fermées ».[37] Cette présentation ignore délibérément les facteurs socio-économiques structurels qui expliquent la surreprésentation de tout groupe confessionnel dans les statistiques carcérales : la communauté catholique écossaise, composée en grande majorité de descendants d'immigrants irlandais arrivés au XIXe siècle, connaissait en 1937 des taux de pauvreté, de chômage et de précarité urbaine nettement supérieurs à la moyenne nationale, concentrés dans les quartiers ouvriers du Clyde et de Glasgow.[38] La revue transforme ainsi une donnée socio-économique en argument anticlérical, au service de son discours de dénonciation de l'Église catholique romaine.

Contenu

Pius XII et le compère de Staline

La publication consacre un article en trois parties à l'analyse des relations entre le pape Pie XII et Adolf Hitler, présenté comme un allié de Staline et formé par les Jésuites. L'article s'ouvre sur une interprétation prophétique de l'Apocalypse 13:3, décrivant l'Allemagne nazie comme une "bête" dont la "blessure mortelle" a été guérie, suscitant l'admiration du monde. Cette guérison est attribuée à la résurgence de l'Allemagne sous Hitler, perçue comme une menace pour la diffusion du message du Royaume théocratique de Jéhovah[39].

Exaltation habituelle de la hiérarchie catholique romaine lors de la réception du corps diplomatique. Le puissant dictateur Hitler se tient au garde-à-vous devant le représentant de son maître.

L'article souligne l'influence des Jésuites sur Hitler et l'obéissance absolue exigée par la hiérarchie catholique romaine dans les territoires sous son contrôle. Il mentionne le traité de non-agression signé entre l'Allemagne et le Danemark le 1er mai 1939, violé par l'invasion allemande du Danemark et de la Norvège le 9 avril 1940. Cette invasion est décrite comme un coup stratégique préparé de longue date, utilisant les ports norvégiens comme points d'entrée pour les troupes allemandes. L'article insiste sur le rôle des agents allemands infiltrés en Norvège avant l'invasion, ainsi que sur la collaboration de certains officiers norvégiens avec les envahisseurs[40].

L'article décrit également la résistance norvégienne, notamment celle des paysans qui ont tenté de bloquer l'avancée allemande, ainsi que la fuite du roi Haakon VII, poursuivi par des bombardiers allemands. Il souligne la mise en place d'un régime fantoche dirigé par Vidkun Quisling, ancien ministre de la Défense norvégien et sympathisant nazi. La publication met en avant l'avantage stratégique que représente pour les Alliés le contrôle de la flotte marchande norvégienne, la troisième plus grande au monde[41].

Le Vatican et les œufs

Cet article critique la position ambiguë du Vatican face aux régimes totalitaires, en particulier celui d'Hitler. La publication affirme que la hiérarchie catholique romaine préfère les dictatures aux démocraties, bien qu'elle évite de le déclarer ouvertement pour ne pas s'aliéner les fidèles. Le Vatican est décrit comme marchant sur des œufs, cherchant à maintenir une apparence de neutralité tout en soutenant discrètement les régimes autoritaires. L'article souligne que cette stratégie devient de plus en plus difficile à maintenir, notamment en raison des tensions croissantes en Europe[42].

Les courses de rennes, style 1000-1040.

L'article évoque également les conditions de vie en Norvège, présentée comme un pays progressiste avec un haut niveau de vie, des systèmes d'assurance sociale avancés et une absence de bidonvilles. Il décrit les défis climatiques auxquels le pays est confronté, notamment des hivers rigoureux et des montagnes escarpées, ainsi que les protestations officielles de l'Allemagne nazie en 1936 contre l'attribution du prix Nobel de la paix à Karl von Ossietzky, un journaliste allemand ayant dénoncé le réarmement nazi[43].

La hiérarchie montrera la voie

L'article dénonce l'alliance entre les régimes totalitaires et la hiérarchie catholique, présentée comme une menace pour la démocratie et la vérité biblique. La publication affirme que Staline et Hitler, autrefois ennemis idéologiques, ont uni leurs forces pour détruire les démocraties, avec le soutien tacite du Vatican. Cette alliance est décrite comme une stratégie visant à éliminer la liberté religieuse et à imposer un contrôle totalitaire sur les populations[44].

La publication cite une déclaration du Conseil exécutif de la Fédération américaine du travail, qui souligne l'hypocrisie de Staline et Hitler, autrefois opposés au communisme et désormais alliés. Elle rappelle que cette alliance a été anticipée depuis des années par les Témoins de Jéhovah, qui voient dans ces régimes des instruments de Satan pour s'opposer à la théocratie divine[45].

Un jésuite, Vincent Herr, est cité pour admettre que le national-socialisme ne représente pas une menace uniforme pour l'Église catholique. Bien que la plupart des écoles aient été retirées à l'Église, les prêtres sont toujours autorisés à enseigner après les heures de classe. L'article souligne également le rôle du prêtre Jozef Tiso, qui a livré la Slovaquie à Hitler, et dont les actions sont présentées comme une trahison des valeurs démocratiques[46].

L'article signale également qu'une nonne américaine, rentrée aux États-Unis après dix-sept mois passés dans un couvent de Varsovie, témoigne que lors de la prise de la ville par les troupes allemandes, le couvent avait été approvisionné en nourriture et en charbon, et qu'aucun soldat n'avait importuné les religieuses dans la rue. L'article cite aussi le London Catholic Universe, qui semble estimer qu'il est du devoir des catholiques de s'exterminer mutuellement, et reproduit un appel à la croisade affirmant que les catholiques ont un pouvoir immense s'ils voulaient seulement l'utiliser, et que, en un sens, ils « font agir Dieu ».[47]

Citations de « Hitler Speaks »

L'article reproduit des extraits de l'ouvrage Hitler Speaks (publié sous le nom d'Hermann Rauschning), dans lesquels Hitler affirme être catholique et exprime son mépris pour l'Église, qu'il décrit comme une organisation « creuse, pourrie et fausse ». Hitler y déclare également son intention de détruire l'Église en exploitant la cupidité et l'indulgence des prêtres, tout en évitant un conflit ouvert. Ces propos sont présentés comme une preuve de la duplicité du régime nazi et de son opposition à toute forme de spiritualité authentique[48].

L'article reproduit également des déclarations d'Hitler sur les protestants, tirées du même ouvrage, dans lesquelles il les dépeint comme des gens insignifiants, soumis comme des chiens, sans religion sérieuse ni grande position à défendre. La publication cite ensuite une lettre du cardinal Bertram à Adolf Hitler, publiée dans le Catholic Universe de Londres le 18 août 1933, dans laquelle l'épiscopat allemand exprime sa « sincère disposition à coopérer de son mieux avec le nouveau gouvernement ». L'article évoque aussi l'évanouissement supposé de von Ribbentrop lors d'une audience pontificale, présenté comme un écran de fumée destiné à masquer la complicité entre le pape et Hitler. Il signale enfin que Seyss-Inquart, Franz von Papen, Conrad Henlein et le « révérend père » Tiso — tous catholiques — ont successivement livré l'Autriche, les Sudètes et la Slovaquie à Hitler, von Papen étant en outre chambellan pontifical.[49]

La publication souligne que Hitler attribue ses actions à la « Providence », un terme qu'elle associe à Satan, et qu'il cherche à déshonorer le nom de Jéhovah. Elle rappelle que Hitler a insulté Dieu en déclarant que le peuple allemand priait pour la victoire lors du « Jour des Héros », une démarche qualifiée d'hypocrite et blasphématoire[50].

La description de Daladier

L'article cite un discours radiodiffusé d'Édouard Daladier, alors président du Conseil français, qui décrit les méthodes brutales du régime nazi en Europe occupée. Daladier affirme que les populations des territoires conquis, comme l'Autriche, la Bohême, la Slovaquie et la Pologne, sont réduites à un état de misère et de désespoir, privées de toute liberté et contraintes de travailler pour leurs oppresseurs. Il dénonce la création d'un monde de maîtres et d'esclaves, où les Allemands eux-mêmes sont écrasés par leur propre servitude et leur soif de domination[51].

La publication reprend les propos de Charles Edward Russell, un journaliste américain, qui souligne l'absence de confiance dans les engagements d'Hitler, citant onze exemples où ce dernier a rompu ses promesses. Russell compare la guerre en Europe à un conflit entre des idées, opposant les valeurs de la civilisation à celles des régimes totalitaires. Il critique également le soutien accordé à Hitler par certains étudiants de Princeton, qui l'ont élu « homme de l'année », une décision présentée comme un signe de la dégradation des valeurs académiques[52].

L'article mentionne également une analyse symbolique de la svastika, dont le sens diffère selon qu'elle est utilisée en Inde ou par Hitler. En Inde, ce symbole est associé au bien, tandis que la version nazie, avec ses crochets tournés vers l'avant, est interprétée comme un signe de malheur[53].

Insulter le Tout-Puissant

La publication condamne les déclarations d'Hitler lors du « Jour des Héros », où il a affirmé que le peuple allemand priait pour la victoire sous la protection de la « Providence ». Ces propos sont qualifiés d'insultes envers Jéhovah, notamment en raison des persécutions subies par les Témoins de Jéhovah en Allemagne. L'article rappelle qu'Hitler n'a aucun droit de s'adresser à Dieu après ses actions contre les fidèles de Jéhovah[54].

L'article évoque également les contradictions d'Hitler, qui a tourné le dos à ses anciennes déclarations anti-communistes pour s'allier à l'Union soviétique. Il cite plusieurs discours dans lesquels Hitler dénonçait le bolchevisme comme une menace pour l'Allemagne, avant de s'allier à Staline pour envahir la Pologne. Cette volte-face est présentée comme une preuve supplémentaire de son hypocrisie et de son opportunisme[55].

L'article mentionne également l'entrevue de Sir Nevile Henderson avec Hitler, au cours de laquelle l'ambassadeur britannique tenta à cinq reprises d'avertir le dictateur que l'invasion de la Pologne entraînerait la guerre avec la Grande-Bretagne. La publication rapporte qu'Hitler promit d'être sage si on lui laissait régler la « question polonaise » à sa façon, et qu'il retournerait alors à son métier de peintre en bâtiment. Elle cite enfin le Dr Robert Ley, chef du Front du travail allemand, qui aurait déclaré dans le journal Angriff que la guerre est « une bénédiction de Dieu », déclaration que la publication oppose aux Écritures, lesquelles désignent Jésus comme le Prince de la Paix et promettent que l'accroissement de son gouvernement et la paix n'auront pas de fin.[56]

Enfin, la publication mentionne l'échange de populations entre l'Allemagne et la Russie dans les territoires polonais occupés, où près de 19 000 Allemands et 160 000 Russes ont été déplacés. Cet événement est interprété comme une mise en œuvre de la philosophie hitlérienne, qui vise à créer un monde dominé par l'Allemagne, au mépris des droits et des libertés des peuples conquis[57].

Ce gouvernement contrôle les affaires de la terre

La publication analyse les conséquences de la guerre en Europe, en soulignant que le régime nazi, qualifié de « gouvernement maudit », repose sur des méthodes de propagande et de terreur. L'article évoque le naufrage du croiseur allemand Graf Spee au large de l'Uruguay, au cours duquel 62 marins britanniques capturés par les Allemands ont été enfermés dans la cale du navire pendant les combats. Ces marins, bien que conscients du danger, ont continué à se raser et à encourager les tirs des croiseurs britanniques, avant d'envoyer une couronne mortuaire en hommage aux marins allemands tués lors des funérailles. Cet épisode est présenté comme un exemple de courage et de solidarité face à l'oppression[58].

L'article décrit également les nouvelles techniques de minage utilisées par les Allemands, qui placent des mines sous-marines ancrées à une certaine profondeur pour bloquer les entrées des ports. Ces mines sont conçues pour être déclenchées par la pression de l'eau et sont retirées par des dragueurs de mines similaires à ceux utilisés lors de la Première Guerre mondiale. La publication souligne que les anciennes méthodes de propagande, comme l'utilisation d'une lanterne magique pour projeter l'image de la Vierge Marie sur les nuages, ne fonctionnent plus aussi efficacement qu'auparavant[59].

La publication cite une analyse de Dorothy Thompson, publiée dans le New York Herald Tribune le 30 août 1939, qui décrit le régime nazi comme une camarilla gouvernant par la terreur, la corruption et la propagande mensongère. Thompson souligne que ce régime a corrompu la parole de vérité et inonde les pays étrangers d'espions et de propagandistes sans idéologie cohérente, oscillant entre l'anticommunisme et le soutien à Staline[60].

L'article évoque également les préparatifs militaires allemands, notamment la construction de la ligne Siegfried, où du béton était encore coulé soixante jours après le début de la guerre. La publication interprète ces retards comme un signe de l'incertitude d'Hitler, qui, malgré son alliance avec Staline, ne se sent pas aussi sûr de lui qu'il le prétend. Elle cite des déclarations d'Hitler, qui a d'abord évoqué une guerre de dix ans avant de réduire cette estimation à cinq ans, une contradiction présentée comme un signe de faiblesse[61].

Enfin, l'article mentionne les tentatives infructueuses des Russes et des Allemands pour infiltrer des soldats et des espions par avion en Finlande et en France. Les Finlandais ont abattu les parachutistes russes, tandis que les paysans français, transformés en informateurs, ont permis l'arrestation et l'exécution rapide des espions allemands[62].

La guerre était inévitable

La publication analyse les causes économiques de la guerre en Europe, en soulignant que la structure même du régime nazi le condamnait à entrer en conflit. Elle cite un éditorial du New York Post du 21 août 1939, qui explique que le « dynamisme » du fascisme nécessite des victoires militaires pour survivre, car il substitue la production d'armes à celle de biens de consommation. Cette logique économique pousse l'Allemagne à s'emparer des ressources des pays voisins, comme la Tchécoslovaquie ou la Pologne, pour compenser ses carences internes[63].

L'article souligne que les importations allemandes n'ont pas augmenté après l'annexion de l'Autriche, ce qui révèle une situation de pénurie délibérément entretenue par le régime. Les emprunts forcés, comme les « certificats de prépaiement d'impôts », ont échoué, et la dette nationale allemande a atteint près de 70 milliards de marks. Cette situation est présentée comme la conséquence d'une économie basée sur la production d'armes, qui ne génère aucune richesse durable[64].

La publication cite un discours d'Hitler à Dantzig, dans lequel il tente de rassurer le peuple allemand en affirmant que leur enthousiasme pour la guerre est intérieur et qu'il n'y a pas de désaccord entre le peuple et son chef. Ces propos sont interprétés comme une tentative désespérée de masquer les divisions internes et la réticence des Allemands à s'engager dans un conflit[65].

L'article évoque également les conditions de vie des prisonniers des camps de concentration allemands, comme Dachau et Buchenwald, où des centaines de Témoins de Jéhovah sont détenus. Ces prisonniers sont désormais utilisés pour construire des fortifications et déblayer les routes sous le feu ennemi, sans aucune protection visible. Cette situation est présentée comme une preuve supplémentaire de la brutalité du régime nazi[66].

Enfin, la publication cite Oswald Garrison Villard, un éditeur américain de retour d'Allemagne, qui décrit le régime nazi comme une machine efficace et déterminée, mais dont les dirigeants s'attendent à une dislocation du Commonwealth britannique d'ici l'été 1940. Villard souligne la vigueur et la force administrative du régime, tout en mettant en garde contre sa capacité à semer la destruction[67].

Rapport de tribunal

La publication reproduit le compte rendu d'une audience devant le tribunal du West London County Court, à Fulham, le 19 octobre 1939, au cours de laquelle Frank Cousins, un Témoin de Jéhovah, a été jugé pour objection de conscience. Cousins, employé comme dessinateur industriel, a expliqué qu'il refusait de participer à la guerre car elle n'avait pas l'approbation de Dieu et opposait des « hommes méchants » sans justification divine. Il a déclaré appartenir aux Témoins de Jéhovah et prêcher l'Évangile du Royaume, présenté comme la seule solution pour instaurer une paix et une prospérité éternelles[68].

Équipe chargée des magazines à Saint-Pétersbourg, en Floride.

Le président du tribunal, le juge Hargreaves, a interrogé Cousins sur sa lecture de la Bible, notamment du livre de l'Apocalypse, et sur sa compréhension des guerres mentionnées dans les Écritures. Cousins a répondu que les guerres de l'Ancien Testament avaient l'approbation de Jéhovah et visaient à détruire ses ennemis, tandis que la guerre actuelle était une guerre d'hommes méchants sans approbation divine. Il a également expliqué que la bataille d'Harmaguédon, mentionnée dans l'Apocalypse, n'était pas une guerre entre hommes, mais une intervention divine pour détruire Satan et son organisation[69].

R.J. Fuller, un avocat et Témoin de Jéhovah, a témoigné en faveur de Cousins. Il a expliqué que les Témoins de Jéhovah prêchaient le Royaume de Dieu comme la seule solution pour mettre fin à la domination de Satan, responsable des troubles actuels. Fuller a également mentionné que la fin du règne de Satan était proche et que Dieu établirait bientôt son Royaume sous la direction de Jésus-Christ. Après délibération, le tribunal a conclu que le travail de Cousins était important et l'a inscrit sur la liste des objecteurs de conscience, lui permettant de continuer son emploi actuel[70].

Finlande

La publication évoque les activités des Témoins de Jéhovah en Finlande, où l'utilisation de haut-parleurs a permis d'intensifier la prédication. Elle cite le Yearbook of Jehovah's Witnesses de 1940, qui décrit des campagnes de prédication réussies, notamment sur les lacs et les bateaux, où les haut-parleurs ont été utilisés pour diffuser des conférences bibliques. Ces méthodes ont suscité des réactions variées, certaines personnes se plaignant du bruit, tandis que d'autres, comme un capitaine de bateau, ont apprécié les conférences et offert un dîner aux prédicateurs[71].

Des proclamateurs du Royaume à Moose Jaw, en Saskatchewan.

L'article mentionne également les plaintes de certaines personnes, qui se sentent harcelées par les Témoins de Jéhovah, que ce soit à domicile, dans les parcs ou même sur les plages isolées. Ces témoignages sont présentés comme une preuve de l'efficacité de la prédication, malgré les obstacles et les critiques[72].

Quelques martyrs allemands

La publication rend hommage à plusieurs Témoins de Jéhovah allemands morts pour leur foi sous le régime nazi. August Dieckmann, un responsable d'une congrégation de Rhénanie-Westphalie, a été fusillé pour avoir refusé de servir dans l'armée d'Hitler. En Autriche, deux Témoins de Jéhovah, Wegscheider et Pichler, ont également été exécutés pour objection de conscience. Leurs épouses, présentes au tribunal, ont soutenu leur décision en affirmant que leur vie était entre les mains de Dieu, ce qui a impressionné le juge. Malgré une demande de clémence adressée à Berlin, les deux hommes ont été fusillés. Le juge, profondément marqué par leur foi, a personnellement apporté des Bibles dans leurs cellules et les a accompagnés jusqu'à minuit avant leur exécution[73].

L'article décrit les circonstances de leur exécution, au cours de laquelle Wegscheider et Pichler ont refusé d'être bandés les yeux. Les soldats chargés de les fusiller ont hésité, et le juge a subi une dépression nerveuse. Même le clergé catholique local a commenté la fermeté de ces Témoins de Jéhovah. Lors de leurs funérailles, environ 300 personnes étaient présentes, mais la Gestapo a interdit de chanter des cantiques et a interrompu la prière, tout en photographiant les participants pour procéder à des arrestations ultérieures[74].

La publication mentionne également le cas d'Alram, un Témoin de Jéhovah viennois torturé à mort pour avoir refusé de prêter serment d'allégeance à Hitler dans le cadre d'un service de police auxiliaire. Enfin, elle évoque un inspecteur de police de Berlin, originaire du Tyrol, qui a été décapité pour avoir refusé de servir dans l'armée pour des raisons de conscience[75].

Joies du Royaume en Californie

La publication relate plusieurs expériences de prédication menées par les Témoins de Jéhovah en Californie, présentées comme des victoires spirituelles face à l'opposition. À Salinas, quatre proclamateurs du Royaume ont été interpellés par la police alors qu'ils défilaient avec une banderole portant l'inscription « La religion est un piège et un racket ». Un policier a exigé qu'ils retirent cette pancarte, arguant que les pancartes à caractère religieux étaient autorisées, mais pas celle-ci. Un Témoin a répondu qu'il n'avait aucune autre raison d'être présent que pour porter ce message, avant de poursuivre son chemin sans être arrêté, malgré les menaces répétées des forces de l'ordre[76].

Éditeurs du magazine du Royaume (âgés de 3 et 5 ans), Bowie, Arizona.

Un autre épisode met en scène une femme assise sur les marches d'une église, à qui un proclamateur a offert le livre Salvation. La femme a accepté l'ouvrage, expliquant qu'elle avait déjà lu une partie de cette littérature, mais qu'elle ne pouvait pas payer immédiatement, car son mari, pasteur de l'église, était en train de prêcher. Elle a promis de régler la somme une demi-heure plus tard, une fois le sermon terminé. Le proclamateur a accepté et a récupéré l'argent comme convenu[77].

Lors du « Festival du Saint-Esprit » à l'église catholique Holy Cross de Santa Cruz, un homme a refusé d'entrer dans l'édifice, déclarant : « Je suis un homme craignant Dieu ; je ne crois pas en la religion profane ». Cette remarque a suscité des interrogations parmi trois membres d'un corps de tambours présents, dont l'un a décidé de s'informer auprès de son pasteur, tandis qu'un autre, catholique, a exprimé son intention d'en savoir plus sur cette affirmation. Un troisième a ajouté que si cette déclaration n'était pas vraie, son auteur n'aurait pas osé la formuler en ce lieu[78].

L'article mentionne également une femme décrite comme une « bonne catholique », qui a assisté à des réunions à Livermore pendant trois semaines. Elle a d'abord offert des brochures à une amie, puis lui a acheté une Bible pour étayer ses arguments, avant de lui procurer des lunettes pour faciliter sa lecture. La publication présente cette démarche comme un exemple de véritable entraide entre voisins[79].

Un prêtre s'est rendu chez cette femme pour discuter de ses nouvelles convictions. Elle lui a expliqué qu'elle ne croyait plus au purgatoire, ce qui a conduit le prêtre à cesser ses visites. La publication interprète cette réaction comme un aveu d'impuissance face à la vérité biblique[80].

Enfin, l'article évoque les activités des Témoins de Jéhovah en Roumanie, où un proclamateur, travaillant comme bûcheron, a été arrêté par une patrouille de soldats pour avoir emporté sa Bible et le Yearbook of Jehovah's Witnesses afin de les lire pendant ses moments de loisir. Fouillé et conduit à pied sur 200 kilomètres, il a ensuite été traduit devant un tribunal et condamné à six mois de prison[81].

Nouvelles supplémentaires d'Allemagne

Cette rubrique présente plusieurs informations sur le régime nazi, interprétées comme des preuves de sa nature démoniaque et de son alliance avec les forces du mal. Hermann Rauschning, ancien président du Sénat nazi de Dantzig, exilé après avoir été exclu du parti, affirme dans une interview accordée à Paris qu'Adolf Hitler prend ses décisions les plus importantes et prononce ses discours les plus marquants en état de transe. Selon Rauschning, ces discours et décisions ne sont pas ceux d'Hitler, mais ceux des démons qui le contrôlent. La publication souligne qu'Hitler, décrit comme un « enfant parfait du Diable », laisse ces forces maléfiques s'exprimer à travers lui, comme de l'eau sale s'écoulant dans un égout bien construit[82].

L'article rappelle que les nazis ont incendié le Reichstag et exécuté Marinus van der Lubbe, un simple d'esprit, pour ce crime commis sous la direction de Hermann Göring. Ce dernier s'est vanté de cette action auprès de Rauschning, révélant qu'Hitler était au courant dès le début. La publication présente cette confession comme une preuve supplémentaire de la culpabilité des dirigeants nazis dans cet acte criminel, ainsi que dans des parjures publics et privés[83].

La Gestapo, police secrète nazie, est accusée d'avoir exécuté plus de 4 000 personnes par mois pendant les trois premiers mois de la guerre, en raison de leur manque d'enthousiasme à soutenir l'effort de guerre hitlérien[84].

La rubrique évoque également une opération logistique secrète, au cours de laquelle des wagons de beurre sont acheminés quotidiennement en Allemagne depuis les Pays-Bas ou d'autres pays neutres. Ces livraisons sont financées par des amis aux États-Unis, qui envoient les fonds et les instructions d'expédition par radio aux pays neutres. À Brême, les colis sont distribués par la poste allemande. Un colis de 8,50 dollars contient quatre livres de beurre, trois livres de fromage hollandais, une livre de lait évaporé, une livre de café et une livre de cacao. La publication souligne que le coût de ces denrées aux États-Unis serait d'environ 2,85 dollars, ce qui suggère que les organisateurs de cette opération ne prennent aucun risque financier[85].

Enfin, l'article mentionne une circulaire officielle signée par Heinrich Himmler, chef de la Gestapo, et Rudolf Hess, adjoint d'Hitler, encourageant la naissance d'enfants hors mariage en Allemagne. Himmler propose de nommer des parrains pour tous les enfants de « bonne race », nés dans ou hors mariage, dont les pères seraient morts au combat. Cette politique est présentée comme une incitation à la débauche à l'échelle nationale[86].

La rubrique signale également la surcharge des chemins de fer allemands, incapables de faire face aux exigences de la guerre. Au cours des quatre premiers mois du conflit, 238 personnes ont été tuées dans huit accidents ferroviaires, et un nombre similaire a été gravement blessé[87].

La fin de la démocratie

Cet article analyse la crise des démocraties face à la montée des régimes totalitaires, en s'appuyant sur une interprétation biblique des événements contemporains. La publication distingue deux formes de démocratie : la démocratie directe, où le peuple participe activement à l'élaboration et à l'application des lois, et la démocratie indirecte, ou république, où le peuple élit des représentants pour exercer le pouvoir. Les dictateurs modernes, qualifiés de « pourris », méprisent ces systèmes et s'allient avec les chefs religieux pour imposer leur domination. La publication affirme que toutes les nations, sans exception, s'opposent au Royaume de Dieu dirigé par Christ, le Roi oint de Jéhovah, comme le prophétise le Psaume 2:1-6[88].

Face aux conditions de plus en plus difficiles, de nombreux Américains s'interrogent sur la pérennité de leur gouvernement. La publication attribue cette crise à l'accomplissement des prophéties bibliques, qui révèlent les causes des troubles actuels et désignent le seul pouvoir capable d'apporter un soulagement : Jéhovah Dieu. Elle souligne que les États-Unis, souvent présentés comme un modèle de gouvernement idéal, ne satisfont pas pleinement leurs citoyens. Bien que leurs fondateurs aient proclamé que tous les hommes sont dotés de droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur, ces idéaux n'ont jamais été pleinement réalisés. De même, bien que les pères fondateurs aient affirmé que tout pouvoir légitime émane du consentement du peuple, ce consentement n'est plus sollicité ni obtenu[89].

La publication rappelle que les lois fondamentales des États-Unis garantissent la liberté d'expression, le droit de réunion pacifique, la liberté de conscience et la liberté de culte. Cependant, ces principes sont quotidiennement bafoués par ceux qui détiennent et exercent le pouvoir. Les responsables gouvernementaux, qu'ils soient de haut ou de bas rang, prêtent serment de protéger les intérêts du peuple, mais violent régulièrement cet engagement[90].

L'article passe en revue les gouvernements du monde entier, du plus petit au plus grand, et conclut qu'aucun d'entre eux n'est idéal ni satisfaisant, même pour la majorité de leurs citoyens. La publication réaffirme que les temps actuels correspondent aux derniers jours de la domination de Satan et que le Royaume de Dieu est imminent. Elle cite le Jacques 5:4-5 pour dénoncer l'exploitation des travailleurs par les oppresseurs, dont les cris sont entendus par Jéhovah[91].

Les armées de Satan, visibles et invisibles, se préparent à affronter l'armée de Jéhovah dirigée par Christ, et la bataille d'Harmaguédon approche. Les grandes entreprises, les dirigeants politiques et les organisations religieuses forment ensemble le pouvoir visible de l'empire de Satan. La publication souligne que les clergés religieux prétendent représenter Dieu, mais qu'ils représentent en réalité Satan. Elle rappelle avoir lancé à plusieurs reprises, via la radio, un défi aux clergés pour qu'ils envoient leur meilleur représentant débattre de ces questions, en proposant de prendre en charge la moitié des frais. Ce défi est resté sans réponse, privant ainsi le public de la possibilité d'entendre la vérité[92].

Certains proposent des solutions comme le communisme, la révolution ou d'autres formes de violence pour remédier à la crise. La publication rappelle que les nations sont gouvernées par trois éléments : la religion, la politique et le commerce. Face à l'approche d'une crise majeure et à leur ignorance des desseins de Dieu, ces dirigeants appellent à plus de religion, prouvant ainsi leur opposition au gouvernement théocratique de Jéhovah. La publication cite le Sophonie 3:8, où Jéhovah annonce qu'Il rassemblera les nations pour déverser sur elles Son indignation, et que toute la terre sera consumée par le feu de Sa jalousie. Elle affirme que Jéhovah, en tant que Dieu des batailles, combattra pour Son nom lors d'Harmaguédon, détruira les pouvoirs oppressifs et délivrera les peuples[93].

L'article conclut que le gouvernement américain, comme tous les autres, a été pesé dans la balance et trouvé insuffisant (Daniel 5:27). Il ne peut pas durer et tombera, tout comme les autres nations et dictatures, malgré les efforts des grandes entreprises, des politiciens, des clergés, des militaires et des forces du mal pour maintenir leur domination. La publication exhorte les lecteurs à se réfugier sous le Royaume de Dieu, où ils pourront jouir des fruits de leur travail, vivre en paix et en bonheur, et où leurs familles seront nourries et logées pour l'éternité (Michée 4:2-4). Elle les invite à rester calmes, à éviter la violence, à faire confiance en Jéhovah et en Son Roi Christ Jésus, et à attendre le salut, la paix et la joie éternelle que Son Royaume apportera aux personnes de bonne volonté obéissantes[94].

Printemps

Cette rubrique célèbre les jardins et l'échange mondial de plantes, qui contribuent à embellir la terre et à en faire un « paradis naissant ». La publication souligne que peu de gens connaissent l'ampleur des efforts déployés pour enrichir la flore de chaque région du monde. Elle rappelle que l'oranger doux a été importé de Chine en 1516, et que de nombreux fruits comme les pêches, les citrons et les pamplemousses proviennent également de ce pays, surnommé « la Mère des Jardins » par les amateurs de plantes. La Chine a aussi fourni des espèces ornementales telles que les forsythias, les magnolias, les pivoines, les roses, les azalées et les primevères[95].

L'article mentionne le Jardin des Herbes de Chelsea, situé sur les berges de la Tamise à Londres, où chaque plante médicinale est testée dès qu'une propriété curative lui est attribuée. Il évoque également un roseraie dans les montagnes du Harz, où près de 350 000 rosiers représentant 9 000 variétés sont cultivés sur trente acres. La publication souligne l'existence de 140 jardins botaniques à travers le monde, de Singapour à Oslo, qui échangent en permanence des graines et des plantes. Le Jardin botanique de Brooklyn abrite 8 000 espèces différentes, dont 3 000 sont cultivées en serres, principalement des plantes tropicales[96].

Certaines plantes, comme un lys jaune, une primevère multicolore et un lin doré soyeux, ne poussent que dans des endroits très spécifiques. Le lys jaune n'est présent qu'en Hongrie, la primevère multicolore uniquement dans ce pays, et le lin doré soyeux sur une seule pente des collines de Buda. L'Exposition horticole de Gand, organisée tous les cinq ans, est décrite comme la plus grande exposition florale au monde, où l'on peut admirer des azalées taillées en forme d'oiseaux, de paniers ou d'animaux, entièrement recouvertes de fleurs[97].

La publication mentionne également le jardin de deux acres du président des États-Unis, où il peut travailler au petit matin s'il en a le temps. Ce jardin contiendrait au moins 1 000 variétés d'arbres, d'arbustes, de haies, de légumes, d'herbes médicinales, de plantes de serre, de fleurs et même de mauvaises herbes[98].

L'article évoque le jardin le plus étrange du monde, situé sur trente acres de plantes parfumées entourant le pic d'Adam, à Ceylan. Bien que ce jardin soit parfaitement entretenu, ses jardiniers restent invisibles aux visiteurs. La publication cite également l'exemple d'un détenu de la prison de San Quentin, en Californie, dont la vie a été transformée par la culture d'un jardin de fleurs. Ce prisonnier, décrit comme renfermé et dur, est devenu tendre et a obtenu une libération conditionnelle, subvenant ensuite aux besoins de sa mère âgée et travaillant avec joie. Cet exemple est présenté comme une preuve des bienfaits des fleurs[99].

Enfin, la publication propose une idée originale : puisque les États-Unis et le Canada n'ont pas de forts ni d'autres symboles de conflit le long de leur frontière commune de 3 000 miles, ils pourraient créer un jardin floral international d'un océan à l'autre. Ce projet offrirait du travail à de nombreux jeunes et serait préférable à l'enseignement du pas de l'oie et des regards hostiles de part et d'autre de la frontière[100].

L'article conclut en annonçant la disparition du marché cotonnier américain, concurrencé par des pays produisant du coton à moindre coût. Les ventes de coton américain à l'étranger ont chuté de moitié par rapport à l'année précédente, et 11 millions de balles sont stockées sans débouché. La publication souligne également le développement rapide de substituts au coton en Allemagne, en Italie et au Japon[101].

La monstruosité totalitaire

Cette rubrique analyse l'évolution des régimes politiques en Europe, marquée par l'abandon des principes démocratiques au profit de systèmes totalitaires. La publication souligne que la France, autrefois symbole de démocratie, est désormais gouvernée par décret, sans consultation populaire. Les droits fondamentaux, tels que la liberté d'expression, de la presse et de réunion, hérités de la Magna Carta, ont été abolis. Le gouvernement britannique, quant à lui, exerce un contrôle absolu sur la vie de ses citoyens, allant jusqu'à financer une « usine à propagande officielle » comparable à celles des autres régimes dictatoriaux. La conscription donne à l'État un pouvoir illimité sur les individus, et le contrôle potentiel sur le commerce, l'éducation et la religion est présenté comme total[102].

La publication s'interroge sur la pérennité de ces pouvoirs acquis en temps de crise. Elle doute que les gouvernements renoncent volontairement à ces prérogatives une fois la crise passée, soulignant que les restrictions aux libertés ne perdent pas leur caractère oppressif simplement parce qu'elles ne sont pas immédiatement appliquées. Les grandes nations européennes, engagées dans des politiques impérialistes fondées sur la force, sont décrites comme des régimes totalitaires sur le plan militaire. Tant que ces objectifs et méthodes prévaudront, les religions américaines seront confrontées au défi de préserver non seulement la paix, mais aussi la foi monothéiste elle-même, dans un monde où les États se posent en dieux exigeant une allégeance absolue[103].

Le protestantisme, en raison de son histoire et de son insistance sur la liberté de conscience, est présenté comme particulièrement menacé par cette tendance. La publication rappelle que les États modernes, en préparant psychologiquement leurs populations à la guerre, imposent des exigences incompatibles avec les principes religieux traditionnels. Elle conclut que les nations, en s'opposant au Royaume de Dieu, s'exposent à la colère divine, comme le prophétise le Sophonie 3:8, où Jéhovah annonce qu'Il rassemblera les nations pour déverser sur elles Son indignation[104].

La fin apparente de la religion

La rubrique évoque une réunion organisée par les Étudiants de la Bible dans une communauté ukrainienne. Bien que les membres aient montré un vif intérêt pour les conférences et la littérature en ukrainien, ils ont été limités dans leur compréhension en raison de la barrière linguistique. L'arrivée d'un « serviteur de zone » parlant couramment l'ukrainien a permis d'organiser une réunion, mais celle-ci a failli être perturbée par l'intervention d'un prédicateur de l'Église unie, qui avait organisé une réunion concurrente dans une école locale au même moment. Malgré cette tentative, les participants ont préféré écouter le message des étudiants de la Bible : le prédicateur, n'ayant trouvé personne à l'école, suivit l'audience jusqu'à la réunion, où il arriva à temps pour entendre l'enregistrement de la série « Religion and Christianity », qui déclarait notamment que Jésus « n'a pas érigé de bâtiments qu'il appelait des églises ». La publication présente la scène comme humiliante pour le prédicateur, les fidèles l'ignorant pour se concentrer sur l'enseignement entendu[105].

L'archevêque de Liverpool

Notre-Dame des douleurs — la captive du totalitarisme

L'article cite une déclaration de l'archevêque catholique de Liverpool, qui présente la lutte contre l'hitlérisme comme une croisade à laquelle les catholiques peuvent participer en toute bonne conscience. La publication ironise sur cette prise de position, rappelant que les archevêques catholiques en Allemagne soutiendraient Hitler, affirmant que « Dieu » bénirait ce dernier comme Il l'avait aidé à détruire la République espagnole[106].

Manifestations spirites à Villareal

Cet article dénonce les pratiques superstitieuses et spiritistes attribuées à l'Église catholique, en s'appuyant sur un reportage du Denver Register, un journal catholique. La publication relate l'histoire des reliques de « Saint Paschal Baylon », dont la caractéristique principale serait un « frappement mystérieux ». Selon le reportage, lorsque Francisco Franco a attaqué la ville de Villareal en avril, il aurait demandé au « saint » si ses reliques devaient être déplacées en lieu sûr, et aurait reçu une réponse affirmative sous forme de coups frappés. La publication qualifie cette pratique de « pur spiritisme et rien d'autre », soulignant que l'Église catholique, qu'elle assimile à Babylone, est devenue « le repaire de tout esprit impur » et se vante de ses liens avec les esprits impurs[107].

Quel mouvement religieux ?

L'article évoque une enquête menée par le Glasgow Daily Express sur un mouvement religieux en Grande-Bretagne, soupçonné d'être lié à des agents nazis. Bien que le journal n'ait pas osé nommer explicitement ce mouvement, la publication affirme qu'il s'agit du même auquel adhèrent Hitler, Goebbels, Franco et Mussolini. Elle souligne que ces dirigeants, à l'exception de Franco, n'ont aucune considération sincère pour la religion, mais l'utilisent à des fins politiques. La publication dénonce cette instrumentalisation de l'Église catholique, qu'elle désigne comme le mouvement religieux visé[108].

N'est-ce pas affreux ?

La publication rapporte que dans l'ancienne Tchécoslovaquie, à Prague, un prêtre arrêté pour une infraction mineure fut contraint d'aider à maintenir la propreté de la prison. Le journal catholique Altoona Register s'en plaignit vivement. La publication ironise en notant que Jésus Christ, Fils de Dieu, lava les pieds de ses disciples sans se plaindre, et que si le prêtre fit un bon travail de nettoyage, il n'y aurait aucune raison de se plaindre — ce serait même la première fois qu'il rendrait un service utile à ses semblables[109].

Des masques à gaz pour les gardes pontificaux

La rubrique signale que des masques à gaz ont été distribués aux gardes pontificaux. La publication ironise sur l'image qu'offrirait le pape, prétendu vicaire de Jésus Christ, courant avec un tel équipement sur le visage, et sur la façon dont les journalistes dévoués le déifieraient ensuite malgré tout[110].

Le protestantisme en train de périr en Allemagne

L'article cite une déclaration du jésuite allemand George Alfred Beck, interviewé par le Catholic Times à Londres. Beck affirme que le nazisme prépare l'unification de tous les chrétiens d'Allemagne sous l'égide de l'Église catholique, et que de nombreux pasteurs protestants souhaitent rejoindre cette Église, mais craignent de ne pas pouvoir emmener leurs fidèles avec eux. La publication interprète cette déclaration comme une preuve de la stratégie nazie visant à éliminer le protestantisme en Allemagne[111].

La robe blanche de Pacelli

Cette section critique la tenue vestimentaire du pape Pie XII, Eugenio Pacelli, dont la robe blanche est décrite comme démodée et inadaptée à sa morphologie. La publication ironise sur le fait que la robe couvre ses grands pieds — ce qu'elle présente comme un détail positif — mais critique sa taille trop prononcée pour ce type de vêtement. Elle suggère que la cape portée par le pape aurait pour fonction de protéger sa robe des taches accidentelles, et conclut que « Pacelli devrait porter un pantalon » [112].

L'objectif original abandonné

L'article cite l'Encyclopédie catholique à l'article consacré à la Compagnie de Jésus, qui indique que son fondateur, Ignace de Loyola, avait commencé sa réforme personnelle entièrement animé de l'idée d'imiter le Christ, sans aucun plan pour fonder un ordre religieux. Mais, empêché de réaliser cette idée originale, il offrit ses services et ceux de ses compagnons au pape, « Christ sur terre », qui les employa aussitôt. La publication présente cette évolution comme un abandon de l'objectif originel au profit d'une soumission aux intérêts politiques de la papauté[113].

Une école du crime

L'article avance une statistique concernant l'Écosse : bien que seulement 13 % de la population soit catholique, 41,3 % des prisonniers en 1937 étaient issus de cette confession. La publication en déduit que si tous les catholiques quittaient le pays, près de la moitié des prisons écossaises pourraient être fermées faute de détenus. Elle présente cette statistique comme une preuve que le confessionnal catholique est une « école du crime »[114].

Brève histoire de von Papen

La rubrique retrace le parcours de Franz von Papen : expulsé des États-Unis en 1915 pour avoir comploté contre le Canada, il convainquit Hindenburg en 1932 d'amener Adolf Hitler au pouvoir, livra l'Autriche à Hitler en 1938, et fut accusé d'être un fauteur de troubles en Turquie en 1939. La publication note, comme pour Hitler, qu'il avait reçu une formation jésuite[115].

Les jésuites retournent en Suisse

La rubrique rapporte que, selon le London Catholic Herald, au moins trente jésuites sont retournés en Suisse pour servir dans l'armée, ce qui est présenté comme remarquable car la constitution suisse interdit le séjour des jésuites dans le pays[116].

Et si les parents les enseignaient ?

L'article aborde la question de l'éducation religieuse des enfants, en citant une déclaration de Mgr Thomas J. Toolen, évêque de Birmingham (Alabama). Ce dernier exige que les parents catholiques envoient leurs enfants dans des écoles catholiques, arguant que les écoles publiques se limitent à des sujets purement éducatifs et ne dispensent pas d'enseignement religieux. La publication conteste cette position, rappelant que les Écritures montrent que les parents sont les premiers responsables de l'éducation religieuse de leurs enfants, et s'interroge sur le fait que l'Église catholique ne souligne pas davantage cette responsabilité parentale plutôt que de confier l'éducation des enfants au clergé[117].

Bienvenue en Amérique

La rubrique évoque l'arrivée aux États-Unis de Richard Gardiner Casey, nouvel ambassadeur d'Australie. La publication ironise sur le fait que la plupart des représentants diplomatiques des États-Unis, entrants et sortants, sont des catholiques romains, ce qui, selon elle, faciliterait la mise en œuvre des plans internationaux du Vatican[118].

Peut-être vrai, peut-être pas

L'article rapporte que l'Allemagne affirme disposer de 30 000 avions et 400 sous-marins, avec l'intention d'attaquer l'Angleterre par terre, mer et air en mai, et de détruire l'Empire britannique d'ici le 15 juillet. La publication note que ces affirmations sont peut-être vraies, peut-être pas, mais que Hitler sait qu'il bénéficie du soutien entier du Vatican, ce qui donne une certaine couleur à ses fanfaronnades[119].

Trop de contrebandiers à la Cité du Vatican

La rubrique rapporte que, la contrebande étant trop répandue parmi les 671 citoyens de la Cité du Vatican, le pape a conclu un accord avec Mussolini pour que ses citoyens restent à l'intérieur après 23h30, mettant fin à leurs excursions nocturnes de contrebande vers Rome. La publication souligne qu'ils transportaient tant de café en franchise de droits que cela nuisait aux recettes douanières italiennes[120].

Le dernier des barbus

La rubrique note que le dernier pape barbu fut Innocent XII, dont le règne s'acheva en 1700. Avant lui, vingt-quatre papes consécutifs portaient la barbe, mais depuis lors, avec la généralisation des bons rasoirs, les prêtres ont adopté le visage glabre[121].

Trésor, CCC et administrations postales

Cette rubrique critique plusieurs aspects de la gestion publique aux États-Unis, en commençant par la pièce de dix cents américaine. La publication souligne que la décoration de cette pièce, représentant un faisceau de licteur (symbole fasciste), a été introduite à l'insu de la démocratie. Elle cite un éditorial du Milwaukee Journal qui demande ironiquement « la liberté ou une nouvelle pièce de dix cents », soulignant ainsi l'incohérence d'un symbole fasciste dans une démocratie[122].

L'article évoque ensuite le transfert de 70 000 tonnes d'argent-métal, d'une valeur de 1,29 milliard de dollars, vers la nouvelle forteresse argentifère de l'Oncle Sam à West Point. La publication décrit en détail les mesures de sécurité entourant ce transfert, notamment la structure du coffre-fort, divisé en 23 compartiments accessibles uniquement après avoir franchi six portes, dont une en acier de deux pieds d'épaisseur. Chaque lingot d'argent pèse 80 livres, et le transport est effectué par camions, avec une logistique impressionnante. La publication souligne que ce transfert est effectué ouvertement, sans crainte de vol, en raison de la valeur et du poids des lingots[123].

La rubrique aborde ensuite les réalisations du Civilian Conservation Corps (CCC) sur six ans. Parmi ses accomplissements figurent la plantation de 1,741 milliard d'arbres, la construction de 104 000 miles de routes, 71 692 miles de lignes téléphoniques, 45 000 bâtiments, 40 000 ponts, 4 850 miles de clôtures, et l'amélioration de 3,8 millions d'acres de forêts. La publication souligne également que le CCC a permis à 2,5 millions de jeunes hommes de s'engager dans des activités utiles, contribuant ainsi à leur épanouissement personnel[124].

L'article dénonce ensuite les pratiques de corruption au sein du Congrès américain. Il souligne que les congressistes reçoivent un salaire annuel de 10 000 dollars, ainsi qu'une indemnité de déplacement de 20 cents par mile pour leurs trajets entre leur domicile et Washington. La publication ironise sur le fait que ces indemnités, souvent bien supérieures aux coûts réels des trajets, constituent une forme de « graissage » légalisé. Elle cite l'exemple d'un délégué d'Hawaï, qui reçoit 2 051,84 dollars pour un trajet aller-retour, ou celui d'un congressiste de New York, qui peut effectuer le trajet en quatre heures pour 4,40 dollars, mais reçoit 44 dollars, soit un profit net de 39,60 dollars. La publication présente ces pratiques comme un mauvais exemple pour la jeunesse américaine[125].

Un créancier offensé

La publication cite l'ancien sénateur américain Borah, qui déclara sans ambages que les promesses des gouvernements français et britannique ne valaient rien, ajoutant qu'il n'y aurait aucune garantie qu'ils paieraient même si leurs dettes étaient réduites à dix cents par dollar. La publication rappelle que ces deux gouvernements ont utilisé l'argent des contribuables américains pour financer leur armement, en ignorant poliment les rappels à rembourser[126].

Une belle administration postale

La rubrique relate le cas d'une abonnée travaillant depuis de nombreuses années pour le gouvernement américain dans un grand bureau de poste, qui demande que son exemplaire de Consolation lui soit envoyé de façon discrète, craignant que des collègues cherchant à nuire aux vieux employés non catholiques ne lui fassent perdre son emploi. La publication commente ironiquement cette situation[127].

Le service postal américain

L'article rappelle que le premier service postal américain était une liaison privée entre Philadelphie et Boston, ouverte en 1760. La publication souligne que le gouvernement a refusé en 1837 une offre de droits exclusifs sur le télégraphe, une décision qu'elle qualifie de préjudiciable pour le pays, en comparaison avec la sagesse de la Grande-Bretagne dans ce domaine[128].

L'État de l'Empire

Cette rubrique aborde plusieurs sujets liés à l'histoire et à la société américaine. Elle commence par évoquer le coût de la justice dans le New York du XVIIe siècle, en s'appuyant sur une facture détaillée conservée depuis cette époque. La publication souligne que les procès étaient coûteux en raison des dépenses somptuaires engagées, notamment en vins français, brandies et bières, pour les jurés, le bourreau, les charpentiers et les porteurs. Une femme accusée d'infanticide a été condamnée et pendue pour un coût total de 26 livres et 11 shillings, dont plus de la moitié a été dépensée en boissons alcoolisées. La publication note que la nourriture de la prisonnière, pendant son incarcération, n'a coûté que 13 shillings, sans aucune boisson alcoolisée, ce qui suggère qu'elle était soit abstinente, soit privée de ces privilèges. Une note annexe révèle qu'un Noir condamné pour complicité dans son évasion a eu le choix entre payer une lourde amende ou servir de bourreau pendant trois ans[129].

Une belle-mère admirable

L'article relate l'histoire d'une belle-mère courageuse à New York, qui a sauvé son beau-fils de la violence de son père. Ce dernier, excédé par les pipis au lit de l'enfant, l'avait battu jusqu'au sang, ligoté avec une corde électrique et bâillonné avec un chiffon taché de sang. Face à la menace du père de pendre l'enfant au plafond avec des cintres, la belle-mère intervint pour le faire arrêter. L'enfant fut hospitalisé pour recevoir des soins, et la publication salue le courage de cette belle-mère[130].

Dans le temple à Babylone

La rubrique décrit avec ironie la cérémonie d'inauguration d'un temple religieux à l'Exposition universelle de New York. La publication relate que les Juifs ont oublié d'enlever leurs chapeaux, que certains se levèrent tandis que d'autres s'agenouillèrent pendant les prières, et que l'évêque épiscopalien prit soin d'éviter de mentionner le nom de Jésus. Un rabbin déclara que la religion, quelle qu'elle soit, était la chose la plus importante, le chœur chanta un hymne en l'honneur de Marie, et le représentant de la Fédération des Églises dit quelque chose sur le Dieu de l'avenir. L'évêque catholique donna ensuite la bénédiction, et l'assistance termina en chantant « The Star-Spangled Banner ». La publication souligne que cette cérémonie, mêlant des éléments de différentes confessions, illustre le caractère commercial et superficiel de l'Exposition universelle[131].

L'Exposition universelle de New York

L'article mentionne deux éléments marquants de l'Exposition universelle de New York : une exposition dans le pavillon britannique montrant que George Washington descendait du roi Jean et de neuf des vingt-cinq barons qui ont garanti l'exécution de la Magna Carta, et la périsphère, une sphère de 200 pieds de diamètre, présentée comme la plus grande jamais construite. La publication souligne l'utilisation innovante de la couleur dans cette exposition, tout en ironisant sur son caractère commercial[132].

Des rabbins juifs trouvent des textes

La rubrique critique les sermons prononcés par des rabbins juifs à New York. La publication rapporte que ces sermons ont porté sur des sujets variés, tels que l'enquête du comité Dies, le naufrage du sous-marin Squalus, la nouvelle politique en Palestine et le retour aux États-Unis de Bergdall, un ancien réfractaire. Elle déplore qu'aucun de ces rabbins n'ait dit quoi que ce soit sur les Écritures ou leur auteur, Jéhovah Dieu, illustrant ainsi le déclin spirituel des institutions religieuses traditionnelles[133].

Les meurtriers devraient essuyer leurs chaussures

La publication dénonce avec ironie l'hypocrisie des autorités policières de New York, qui semblent suggérer que les meurtriers devraient essuyer leurs chaussures avant de commettre leur crime. Elle relate l'histoire d'un homme ayant tué son ami pour voler sa femme, puis envoyé un télégramme à cette dernière pour la faire venir. La police, soupçonnant son implication, a examiné la boue sur ses chaussures et l'a comparée à celle du lieu du crime, confirmant ainsi sa culpabilité. La publication souligne que la femme, complice de cette relation adultère, a également été arrêtée et pourrait être exécutée. Elle critique l'aveuglement des voisins, qui connaissaient depuis longtemps cette liaison clandestine, mais n'ont rien fait pour l'empêcher[134].

Un bâtiment à l'envers

L'article décrit un bâtiment inhabituel à New York, surnommé « à l'envers » en raison de sa structure inversée. Situé sur Welfare Island, son entrée principale se trouve au niveau du Queensboro Bridge, à environ 125 pieds au-dessus de l'île. La ville de New York économise ainsi des sommes considérables en évitant d'utiliser des ferries pour accéder aux services municipaux hébergés dans ce bâtiment. La publication souligne que cette construction innovante permet de réaliser des économies estimées à un million de dollars par an[135].

Masques à gaz ou baïonnettes

La rubrique présente une réflexion de Thomas W. Lamont, financier new-yorkais, sur les conséquences psychologiques de la guerre en Europe. Ce dernier s'interroge sur le spectacle le plus tragique : celui des enfants équipés de masques à gaz en Angleterre, en France et aux Pays-Bas, ou celui des enfants allemands et italiens formés au maniement des fusils et des baïonnettes, endoctrinés à considérer la guerre comme une vertu. La publication reprend cette comparaison pour illustrer l'horreur et l'absurdité des conflits armés, qui transforment les plus jeunes en victimes ou en instruments de violence[136].

Expositions à l'Exposition universelle

L'article ironise sur la qualité des expositions présentées à l'Exposition universelle de New York, en citant un journal qui affirme que la ville abrite une collection exceptionnelle de juges corrompus, surpassant tout ce que l'on peut trouver ailleurs dans le monde. La publication utilise cette remarque pour dénoncer la corruption généralisée au sein des institutions judiciaires américaines, tout en soulignant le caractère commercial et superficiel de l'Exposition universelle[137].

La mendicité à New York

La publication évoque les efforts déployés par la ville de New York, pendant la durée de l'Exposition universelle, pour réprimer la mendicité, qui représenterait un prélèvement annuel de quinze millions de dollars sur les habitants. Elle relate l'anecdote d'un musicien aveugle qui a eu l'audace d'informer les services sociaux qu'il ne cesserait de mendier à moins de percevoir une allocation mensuelle de 125 dollars, au motif qu'il gagnait cette somme en jouant du violon dans les rues. Les autorités municipales rappellent que des aides sont disponibles pour tous les nécessiteux et que le seul moyen d'éradiquer la mendicité est de refuser de la soutenir[138].

La plantation d'arbres dans l'État de New York

La rubrique souligne que l'État de New York se distingue en matière de reboisement, ayant planté plus de soixante-dix millions d'arbres au cours des trente dernières années. Ces efforts, répartis sur l'ensemble de l'État avec des centres particuliers à Middletown, Rochester, Little Falls, Glens Falls, Carthage, Oneonta, Gloversville et dans le bassin versant de la ville de New York, ont été favorisés par une politique d'État consistant à fournir des arbres gratuitement à ceux qui acceptaient de les planter sur des terres inoccupées ou abandonnées[139].

Le Brooklyn Eagle croasse

L'article critique le journal Brooklyn Eagle, présenté comme l'un des pires ennemis des serviteurs de Jéhovah au cours des vingt dernières années, aux côtés du New York World et du juge Martin T. Manton. Le New York World a fait faillite, tandis que le juge Manton a été condamné pour corruption. Le Brooklyn Eagle, quant à lui, tente de régler ses dettes avec ses créanciers à hauteur de 35 cents par dollar. La publication souligne que ce journal était un fervent défenseur des intérêts commerciaux des églises, et que sa déchéance reflète le déclin des institutions religieuses traditionnelles[140].

Des Juifs gardent le consulat allemand

La publication relate une anecdote concernant le maire de New York, Fiorello La Guardia, qui a suscité l'amusement en assurant la protection du consulat allemand de la ville en y plaçant une garde composée de policiers juifs. Elle souligne l'ironie de cette situation, où des représentants d'une communauté persécutée en Allemagne sont chargés de protéger les intérêts de ce pays aux États-Unis[141].

Acheter la liberté des Juifs

L'article mentionne les efforts d'un avocat international, A. F. Coyle, qui a obtenu la libération de 500 Juifs en négociant directement avec la Gestapo. Ces personnes, détenues dans des prisons et des camps de concentration, ont ainsi pu retrouver leur liberté. La publication souligne l'importance de ces actions humanitaires, tout en critiquant implicitement les persécutions subies par les Juifs en Allemagne nazie[142].

Beaucoup souhaitent travailler

La rubrique rapporte un événement survenu à Albany, où 2 500 personnes se sont présentées pour postuler à 35 emplois de policiers d'État. La foule, composée en partie de diplômés universitaires, a même forcé les portes du Capitole. La publication utilise cet exemple pour illustrer le désir des Américains de travailler, malgré les difficultés économiques de l'époque[143].

L'humanité

Cette rubrique, introduite par une citation de Ecclésiaste 7:2, aborde les rituels funéraires et les pratiques de deuil à travers l'histoire et les cultures. La publication dénonce les exploitations commerciales et religieuses associées à la mort, soulignant que les prêtres et les entrepreneurs de pompes funèbres ont profité de la crédulité des populations pour imposer des rituels coûteux et superstitieux. Elle évoque diverses traditions funéraires, comme celles des Basotho, des Huns, des Goths, des Anglo-Saxons, des Normands, des Romains, des Grecs, des Perses, des Scythes et des Égyptiens, pour illustrer la diversité et l'absurdité de ces pratiques.

La publication critique particulièrement les rituels modernes, où les défunts sont accompagnés de fanfares, de drapeaux et de processions militaires, tandis que des déclarations blasphématoires prétendent sanctifier la terre pour y enterrer des restes inutiles. Elle souligne également l'utilisation de vêtements et de couleurs spécifiques pour les funérailles, comme le noir en « chrétienté », le blanc en Chine, le bleu en Turquie, le jaune en Égypte, le brun en Éthiopie, et le violet pour les rois et les cardinaux. Chaque culture attribue une signification symbolique à ces couleurs, souvent liée à des croyances superstitieuses sur la mort et l'au-delà.

La publication conclut en affirmant que ces pratiques cesseront lors d'Armageddon, lorsque les pierres tombales, les épitaphes, les cimetières et les entrepreneurs de pompes funèbres n'exploiteront plus les endeuillés. Elle annonce que les hypocrites religieux assisteront à leur dernier enterrement, et que les bénédictions de Jéhovah seront enfin libres de s'étendre sur ceux qui cherchent à faire Sa volonté[144].

Les protecteurs du crime

L'article dénonce les criminels qui occupent des postes publics et sapent les fondements de la démocratie. La publication affirme que les dictatures, qu'elles soient locales, étatiques ou nationales, reposent sur des tactiques de gangsters. Elle appelle à lutter contre ces dictatures en commençant par les combattre au niveau local, en dénonçant les chefs de police corrompus ou les procureurs véreux. La publication cite l'exemple d'un voleur de voitures qui n'a même pas été traduit en justice, d'une enseignante condamnée pour détournement de fonds et falsification de chèques du Trésor américain, ou encore d'un employé de banque ayant volé plus de 100 000 dollars, tous ayant échappé à leur peine grâce à des juges complaisants.

Elle souligne que ces perversions de la justice empoisonnent la confiance du public dans l'application de la loi. L'article est signé par John Edgar Hoover, directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), qui met en garde contre les criminels se faisant passer pour des protecteurs de la communauté, affirmant qu'ils sont bien plus dangereux que les gangsters traditionnels[145].

Tendances de la criminalité

La rubrique présente les statistiques criminelles compilées par le FBI, qui révèlent une évolution des tendances en matière de criminalité aux États-Unis. Les crimes tels que les meurtres, les homicides involontaires, les vols et les vols de voitures ont diminué au cours de la décennie, tandis que les agressions graves, les viols et les larcins ont augmenté. La publication interprète ces données comme une indication que les criminels masculins tendent vers plus de lâcheté qu'il y a dix ans. Elle note également que les villes dotées d'un ratio de deux policiers pour 1 000 habitants enregistrent des taux de criminalité bien inférieurs à celles où ce ratio est de 1,2 pour 1 000[146].

Commentaires britanniques

Cette rubrique, signée par J. Hemery de Londres, analyse la situation politique et sociale en Grande-Bretagne sept mois après le début de la guerre. L'auteur explique que l'incertitude et la tension nerveuse ont remplacé les combats ouverts, en partie à cause d'une mauvaise évaluation de l'attitude britannique par les dirigeants allemands. Il souligne que le gouvernement britannique a encouragé la population à faire preuve de courage, tout en sachant que les attaques aériennes promises par l'Allemagne causeraient d'importants dégâts.

La publication évoque également la tolérance du gouvernement envers les critiques et les mouvements pacifistes, ainsi que la liberté dont jouissent encore le Parti communiste et les partisans d'Oswald Mosley, bien que ces derniers n'aient pas obtenu de soutien significatif lors des élections partielles. Cependant, elle note que la population britannique développe une intolérance croissante envers les objecteurs de conscience et les pacifistes, similaire à celle observée lors de la Première Guerre mondiale. Certains employés menacent même de faire grève si des objecteurs de conscience restent dans leur entreprise, et des autorités locales ont licencié ces derniers[147].

Nourriture

L'article aborde la question de l'approvisionnement alimentaire en Grande-Bretagne, où le gouvernement assure que les stocks sont suffisants pour éviter toute pénurie. Cependant, des critiques contestent ces chiffres, et la publication souligne que la véritable difficulté réside dans la capacité des familles pauvres à acheter les aliments nécessaires. Elle mentionne que près d'un tiers de la population ne dispose pas d'une alimentation suffisante pour maintenir un niveau de santé acceptable, selon Sir John B. Orr, une autorité en matière de nutrition.

La publication décrit les mesures prises pour pallier ces carences, comme la mise en culture de jardins potagers autour des villes et dans les zones rurales. Elle souligne que ces initiatives, déjà utilisées lors de la Première Guerre mondiale, permettent aux familles de compléter leur alimentation malgré les restrictions budgétaires. L'article rappelle également les paroles de l'apôtre Paul dans Actes 14:15-17, qui loue la générosité du Créateur pour avoir fourni la pluie, les saisons fertiles et la nourriture en abondance, malgré l'oubli ou l'ignorance des hommes[148].

Les serviteurs de Jéhovah et les fausses doctrines

La publication affirme que rien n'est plus certain, selon les Écritures, que le fait que Dieu mettra fin au règne du mal et établira Son Royaume. Elle souligne que les serviteurs de Jéhovah annoncent ce message de salut à tous ceux qui veulent l'entendre, tout en avertissant ceux qui, tout en prétendant Le servir, ont détourné les hommes de Lui par des perversions religieuses. La publication dénonce particulièrement les fausses doctrines, comme celle de la Trinité ou de l'immortalité de l'âme, qui ont été introduites par Satan pour égarer les croyants.

L'article cite les avertissements de l'apôtre Paul dans 2 Corinthiens 2:11 et de l'apôtre Pierre dans 2 Pierre 2:1-2 concernant les stratagèmes de Satan, qui a introduit de faux enseignants dans les premières communautés chrétiennes. La publication dénonce les perversions des Écritures, comme la doctrine de la Trinité ou celle de l'immortalité de l'âme, qui sont contraires aux enseignements bibliques. Elle souligne que ces fausses doctrines ont été créées par l'esprit humain sous l'influence du Diable, et qu'elles ont éloigné les hommes de la vérité.

Elle critique également les enseignements erronés sur le retour de Jésus-Christ, affirmant que les faux docteurs ont déformé les paroles du Seigneur pour faire croire qu'Il était déjà revenu à la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit est descendu sur les disciples. La publication souligne que cette interprétation a conduit les églises à se considérer comme les représentants du Royaume de Dieu sur terre, alors qu'elles n'ont jamais été exaltées à cette position. Elle conclut en affirmant que ces fausses doctrines ont permis à la Papauté et à d'autres institutions religieuses de s'imposer comme des autorités spirituelles, malgré leur éloignement de la vérité biblique[149].

Le ver à soie en voie de disparition

Un court article évoque le déclin du ver à soie, dont l'industrie est menacée par l'invention du nylon, une fibre synthétique fabriquée à partir de charbon, d'air et d'eau. La publication présente cette innovation comme un exemple de progrès technologique qui rend obsolète une activité autrefois florissante. Elle note avec ironie que les seuls intéressés par le sort du ver à soie sont désormais les croque-morts et les fossoyeurs, suggérant que cette espèce est condamnée à disparaître, remplacée par des machines plus efficaces[150].

Dix-huit mois de recherche pour un nouveau Dalaï-Lama

La publication relate une croyance répandue parmi les théologiens tibétains, selon laquelle l'âme du précédent Dalaï-Lama aurait erré dans l'atmosphère pendant dix-huit mois avant de trouver un nouveau corps pour sa réincarnation. Le dernier Dalaï-Lama, né le 5 juillet 1935, aurait ainsi été identifié après une série de tests, dont l'un consistait à observer sa réaction face à un « oracle d'État », une personne possédée par un démon, qui se présentait de manière hideuse devant le jeune enfant transporté dans une palanquin. Si l'enfant ne manifestait aucune peur, cela était interprété comme une preuve de sa légitimité. La publication souligne le caractère superstitieux et manipulateur de ces pratiques, qui permettent aux théologiens de conserver le pouvoir en éliminant les Dalaï-Lamas une fois qu'ils atteignent l'âge adulte, généralement par empoisonnement. Elle mentionne également le cas du prédécesseur du dernier Dalaï-Lama, qui avait échappé à ce sort et vécu jusqu'à l'âge de soixante ans[151].

L'annexion des îles Spratleys

L'article dénonce l'expansionnisme des puissances fascistes, qui profitent du réarmement des nations occidentales pour s'emparer de territoires non revendiqués. Il cite l'exemple des îles Spratleys, situées à quelques heures d'avion de Singapour, Manille et Hong Kong, qui ont été occupées par le Japon après avoir été abandonnées par la France. La publication présente cette annexion comme un exemple typique de l'agressivité des régimes totalitaires, qui cherchent à étendre leur influence par la force[152].

Les Moros en crise de folie religieuse

Un court article décrit les crises de folie religieuse qui affectent parfois les Moros, une communauté musulmane des Philippines. Lors de ces épisodes, les individus perdent tout contrôle et se lancent dans des tueries aveugles, ne s'attaquant qu'à ceux qui ne partagent pas leur foi. La publication attribue ces comportements à l'influence des démons et note que la seule solution efficace pour mettre fin à ces crises est l'intervention armée, généralement par des tirs de revolver[153].

Puis-je aider ? Oui, vous pouvez !

La publication lance un appel à ses lecteurs pour les inciter à diffuser le message de Jéhovah en distribuant des brochures. Elle souligne l'augmentation du nombre de réfugiés dans le monde en raison des invasions et des destructions perpétrées par les régimes totalitaires, et pose plusieurs questions : ces violences cesseront-elles un jour ? Les peuples pourront-ils un jour vivre sous un gouvernement juste ? Que peuvent faire les réfugiés pour se protéger et survivre en attendant ? Pour répondre à ces interrogations, la publication propose la brochure Réfugiés (en anglais : Refugees), écrite par Joseph Franklin Rutherford, et encourage ses lecteurs à en commander plusieurs exemplaires pour les distribuer à leurs proches. Un coupon est inclus pour faciliter la commande, avec la possibilité d'obtenir 15 brochures pour 50 cents, ou un exemplaire gratuit contre l'envoi de 5 cents[154].

La religion est votre ennemie

La publication affirme que la religion est l'ennemie de ceux qui aspirent à vivre éternellement sous un gouvernement de paix. Elle oppose deux camps : d'un côté, la religion, qui apporte la mort et la destruction, et de l'autre, la théocratie de Jéhovah, qui promet la vie et le bonheur. Pour faire un choix éclairé, la publication encourage ses lecteurs à s'informer en lisant régulièrement La Tour de Garde, qui publie des faits étayés par la Bible, l'histoire profane et même les déclarations des religieux eux-mêmes. Elle souligne que les dirigeants religieux ne peuvent ni ne veulent transmettre ces vérités salvatrices, et que c'est donc au lecteur de se tourner vers une source fiable, en l'occurrence La Tour de Garde. Un abonnement d'un an est proposé pour 1 dollar, avec en cadeau les livres Salut et Réfugiés. Un coupon est inclus pour faciliter la souscription[155].


Illustrations du numéro

Références

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  1. Consolation du 15 mai 1940, p. 3.
  2. Consolation du 15 mai 1940, p. 17-18.
  3. Consolation du 15 mai 1940, p. 12.
  4. Consolation du 15 mai 1940, p. 17.
  5. Consolation du 15 mai 1940, p. 18.
  6. Consolation du 15 mai 1940, p. 16.
  7. Consolation du 15 mai 1940, p. 17.
  8. Consolation du 15 mai 1940, p. 9.
  9. Consolation du 15 mai 1940, p. 17-18.
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  11. Donald Lopez, Buddhism and Science, University of Chicago Press, 2008, p. 27.
  12. Consolation du 15 mai 1940, p. 31.
  13. Consolation du 15 mai 1940, p. 21.
  14. Consolation du 15 mai 1940, p. 14.
  15. « Nazi Persecution of Jehovah's Witnesses », Holocaust Encyclopedia / United States Holocaust Memorial Museum, consulté en 2024.
  16. « Nazi Persecution of Jehovah's Witnesses », Holocaust Encyclopedia / United States Holocaust Memorial Museum, consulté en 2024.
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