Consolation du 20 septembre 1939
Autres actions
Paru le 20 septembre 1939, ce numéro de la revue Consolation — qui se présente comme « un journal de fait, d'espoir et de courage » — paraît à un moment particulièrement tendu de l'histoire mondiale : la Seconde Guerre mondiale vient d'éclater, l'Allemagne nazie a envahi la Pologne le 1er septembre, et les démocraties occidentales sont plongées dans la crise. Le numéro reflète intensément ce contexte : il consacre ses principaux articles à dénoncer ce que la publication appelle l'alliance entre la hiérarchie catholique romaine, le fascisme et les régimes totalitaires européens. Il aborde également la persécution des Témoins de Jéhovah au Québec et en Rhodésie du Sud, les actualités du mouvement en France, et reproduit en fin de volume l'index complet du volume XX de la revue.
Analyse
Croyances

Ce numéro expose de manière développée la doctrine selon laquelle la religion — distincte du christianisme — est d'origine satanique. L'article « Le Piège » affirme que c'est Satan qui a introduit la religion parmi les hommes après le déluge, en mettant en avant Nimrod comme chef, afin de conduire les hommes à adorer les créatures plutôt que Dieu.[1] La publication cite Deutéronome 7:4-16, Juges 2:2-3 et Psaumes 106:36 pour établir que les nations d'Israël et les nations environnantes ont été « prises au piège » par la religion idolâtre.[2]
La publication affirme que le christianisme authentique consiste à suivre exactement les traces du Christ Jésus en croyant, en enseignant et en obéissant à la Parole de Dieu, tandis que la religion conduit les hommes à la destruction.[3] Elle s'appuie sur 2 Timothée 3:16-17 et Psaumes 119:105 pour souligner l'autorité exclusive de la Bible comme guide de l'homme.[4]
L'article principal sur le « rideau de fumée » prophétise la destruction de la hiérarchie catholique à Harmaguédon, la qualifiant d'« archicriminelle faisant la volonté de Satan le Diable ».[5] Ce jugement divin imminent est présenté comme la seule issue possible face aux forces du fascisme et de la religion organisée, en référence à Ésaïe 28:15-17.[6]
Le numéro annonce la « Période de témoignage "Théocratie" » du 1er au 31 octobre 1939, au cours de laquelle les Témoins de Jéhovah devaient distribuer le livre Salvation et la nouvelle brochure Government and Peace (« Gouvernement et Paix »), présentés comme susceptibles de convaincre le lecteur de bonne volonté que la théocratie est la seule solution pour apporter la paix et la prospérité sur terre.[7]
Le refus du salut au drapeau par les Témoins de Jéhovah est justifié théologiquement par la lettre reproduite dans l'article « Aux Hitlerites jésuitisés » : la publication cite Exode 20:3 et Daniel 2:44 pour affirmer que les Témoins ont « engagé leur allégeance à Jéhovah et à son royaume » et ne peuvent compromettre cette allégeance en promettant fidélité à un autre royaume.[8]
Organisation et histoire

Ce numéro fournit de nombreux détails sur la situation du mouvement à l'automne 1939. Concernant les États-Unis, la publication évoque le rassemblement de la convention mondiale à Madison Square Garden le 25 juin 1939, au cours duquel Joseph Rutherford avait donné une conférence intitulée « Gouvernement et Paix » devant au moins 22 000 auditeurs.[9] Ce même rassemblement avait été perturbé par des partisans du mouvement coughliniste, ce que la publication dénonce longuement.[10]
La publication rappelle l'affaire des huit dirigeants de la Watch Tower Bible and Tract Society emprisonnés en 1919 sur des accusations d'espionnage jugées frauduleuses, en liant cet épisode aux agissements du juge fédéral corrompu Manton, qui avait refusé leur mise en liberté sous caution avant de dissenter lors du jugement en appel qui avait finalement annulé leur condamnation.[11]
Pour le Canada, le numéro décrit de manière détaillée la situation au Québec : quatre descentes de police dans des foyers de Témoins de Jéhovah ont été effectuées en application de la loi du cadenas de Duplessis-Villeneuve, lors desquelles livres, phonographes, disques, lettres, numéros de la Tour de Garde et de Consolation ont été saisis.[12] Huit Témoins ont été inculpés de « complot séditieux ».[13] Parallèlement, des victoires judiciaires sont signalées devant le tribunal du Recorder Semple à Montréal concernant des poursuites pour vente de publications sans licence.[14]
En France, deux lettres de membres du mouvement illustrent l'activité missionnaire : un pionnier britannique à Marseille signale le passage de trois éditeurs allemands en route vers Shanghai, Chine, et évoque l'inauguration d'une nouvelle salle de réunion à Paris, plus grande que la précédente — qui était devenue trop petite, vingt à trente personnes devant rester debout chaque dimanche.[15] La lettre mentionne aussi les décrets-lois susceptibles d'interdire la circulation des publications du mouvement.[16]
En Rhodésie du Sud (actuel Zimbabwe), la publication reproduit une lettre officielle de G. R. Phillips, représentant de la Watch Tower Bible and Tract Society pour l'Afrique du Sud, adressée à la presse et aux autorités, dénonçant une campagne de dénigrement présentant l'organisation comme une société secrète dangereuse pour les indigènes.[17] La lettre rappelle que la Haute Cour de Rhodésie du Sud avait statué que la littérature de la Société n'était pas séditieuse, décision confirmée en appel.[18]
Contenu
Apéritifs
La page 2 du numéro, sous le titre « Appetizers »[19] (« Apéritifs »), rassemble cinq courtes anecdotes humoristiques sans lien avec les sujets doctrinaux du numéro : une histoire de garçon de restaurant et d'une vieille fille ; un exercice de virelangues en anglais ; une anecdote sur le brouillard à Londres ; l'histoire d'un professeur distrait dans un tramway ; et une plaisanterie entre un capitaine et un matelot.[20]
Rideau de fumée (Première partie)

Le dispositif de désinformation dans la presse
L'article principal du numéro, signé Elton Groves et intitulé « Smoke-Screen (Part 1) »[21] (« Rideau de fumée, première partie »), s'ouvre en comparant le brouillage de l'information dans la presse à l'écran de fumée utilisé dans la guerre moderne pour masquer les objectifs militaires.[22] La publication affirme que la presse américaine, considérée impartiale par le public, sert en réalité de relais à la propagande de la hiérarchie catholique romaine, qualifiée de « championne du mensonge depuis des siècles ».[23]
La prétendue persécution des catholiques en Allemagne
La publication conteste l'affirmation alors répandue selon laquelle les catholiques seraient persécutés en Allemagne, arguant que l'harmonie entre Franco, Hitler, Mussolini et le pape démontre le contraire.[24] Un numéro précédent de Consolation (n° 515) est cité comme ayant reproduit une photographie du dictateur allemand — qualifié de « catholique dévot » par la publication — sortant d'une église catholique, tête baissée et chapeau à la main.[25]
Coughlin, agent de Rome
La publication consacre plusieurs pages à démontrer que le prêtre radio-diffuseur Charles Coughlin est, selon elle, un agent direct du Vatican, et que ses condamnations par des prélats catholiques ne constituent qu'un « rideau de fumée » supplémentaire pour masquer cette réalité.[26] Elle cite l'incident du Madison Square Garden du 25 juin 1939, où des partisans de Coughlin auraient tenté de perturber une réunion légale des Témoins de Jéhovah en criant « Heil Hitler », « Viva Franco » et « Kill Rutherford ».[27]
La Hiérarchie admet son alliance fasciste
Sous le sous-titre « Hierarchy Admits Fascist Alliance »[28] (« La Hiérarchie admet son alliance fasciste »), la publication cite un document de la Bellarmine Society de Heythrop College, Angleterre, publié en avril 1939, qui reconnaîtrait selon elle que l'Église est effectivement en alliance avec le fascisme.[29] Elle cite également Franz von Papen dans le Völkischer Beobachter de janvier 1939 affirmant que « le Troisième Reich est la première puissance qui non seulement reconnaît, mais met en pratique les hauts principes de la Papauté ».[30]
Hitler révèle l'ordre
Combattre "à la manière de Franco" — Coughlin
La publication reproduit une dépêche du Cincinnati Enquirer du 31 juillet 1939 rapportant la déclaration de Coughlin que son « Front chrétien » était prêt à combattre le communisme « à la manière de Franco si nécessaire ».[31] La publication interprète cette phrase comme l'annonce d'une violence politique massive au service du Vatican contre toute opposition en Amérique.[32]
Le "Pape de la Paix"
La publication ironise sur les armoiries du pape Pie XII adoptées en mars 1939, figurant une colombe portant un rameau d'olivier, en citant les paroles du prophète Jérémie : Jérémie 6:14 — « En disant : Paix, paix ! quand il n'y a point de paix ».[33]
La voie de Franco

La publication reproduit de longs extraits de l'ouvrage Days of Our Years de Pierre van Paassen décrivant la misère des paysans espagnols sous le régime féodal contrôlé par l'Église catholique et la noblesse, afin d'illustrer ce que la publication appelle « la voie de Franco », c'est-à-dire l'emploi du fascisme pour reverser une réforme agraire démocratique.[34]
Le Coughlin du Pape
Sous le titre « The Pope's Coughlin »[35] (« Le Coughlin du Pape »), la publication présente Coughlin comme l'équivalent américain de Franco, instrument de la volonté papale visant à soumettre les États-Unis à Vatican.[36] Elle cite également un article de Propaganda Analysis de juin 1939 sur le caractère ambitieux et sans scrupules de Coughlin.[37]
La fable de l'ours russe
Sous le titre « Russian Bear Fable »[38] (« La fable de l'ours russe »), la publication affirme que la menace communiste est instrumentalisée par la hiérarchie catholique comme prétexte pour persécuter ses opposants, et souligne l'absurdité de cette crainte en notant que Molotov avait signé un pacte de non-agression avec l'Allemagne.[39]
La conflagration à venir
La conclusion de la première partie de l'article prédit un violent conflit à venir aux États-Unis, alimenté par les partisans de Coughlin et soutenu par Rome, en reprenant le cri de ralliement fasciste européen : « À bas le communisme ! ».[40]
Commentaires britanniques

Par Jesse Hemery (Londres).[41]
Sir Oswald Mosley
Jesse Hemery décrit Mosley comme un aspirant sauveur de la Grande-Bretagne, adoptant une forme de fascisme mêlant nazisme et fascisme mussolinien.[42] Il note que lors d'un grand meeting à Londres, Mosley n'avait réuni qu'environ 20 000 personnes, chiffre inférieur aux 22 000 auditeurs de Judge Rutherford à Madison Square Garden quelques semaines auparavant.[43]
Croissance du fascisme
L'article examine la progression du fascisme en Europe, notamment aux Pays-Bas, et note que dans les démocraties les dissensions politiques jouent en faveur des fascistes.[44]
La règle bureaucratique en Grande-Bretagne
L'article décrit l'essor de la réglementation bureaucratique en Grande-Bretagne, notamment à travers les commissions de contrôle agricole (Commission du porc, Commission de la pomme de terre, Commission du lait), présentées comme une forme rampante de fascisme.[45]
Les Juifs en Grande-Bretagne
L'article note que si les Juifs jouissent en principe des mêmes droits que les autres citoyens britanniques, un antisémitisme latent est présent, que les partisans de Mosley contribuent à amplifier. Il mentionne l'exil de Sigmund Freud en Angleterre et critique son livre remettant en cause la véracité des Écritures, l'auteur affirmant que Freud est « sous l'influence de démons ».[46]
Les terroristes irlandais
L'article traite des actes de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) et des mesures prises par le gouvernement britannique, en soulignant les liens que la publication perçoit entre les ambitions de l'IRA et la volonté de la hiérarchie catholique de contrôler toute l'Irlande.[47]
Le Piège
Sous le titre « The Snare »[48] (« Le Piège »), cet article de Joseph Rutherford explique la signification des banderoles portées par les Témoins de Jéhovah dans les rues, notamment « LA RELIGION EST UN PIÈGE ET UNE ESCROQUERIE » et « SERVEZ DIEU ET CHRIST LE ROI ».[49]
L'origine satanique de la religion
La publication développe sa thèse centrale sur l'origine satanique de la religion, depuis la transgression du jardin d'Éden (Genèse 3:3-17) jusqu'à l'organisation de la religion après le déluge sous l'instigation du Diable, en passant par Nimrod.[50] Elle cite le défi de Satan en Job 2:5.[51]
L'Israël ensnared par la religion
La publication retrace comment les Israélites, malgré les avertissements divins, ont succombé à la religion idolâtre des nations environnantes, citant notamment Psaumes 106:36.[52]
Jésus et Paul contre la religion des Pharisiens
L'article rappelle que Jésus lui-même s'est opposé aux Pharisiens qui pratiquaient la religion au nom de Jéhovah, citant Matthieu 15:1-9 et Jean 8:42-44.[53] Il souligne la conversion de Saul de Tarse, qui cita plus tard sa propre participation à la « religion des Juifs » comme un égarement passé (Galates 1:13).[54]
La religion comme escroquerie commerciale
La publication affirme que la religion est une escroquerie parce qu'elle consiste à soutirer de l'argent aux gens sous prétexte que le versement d'argent à un prêtre permettrait d'abréger la punition d'un défunt et d'assurer son salut.[55]
Rideau de fumée (suite)
La continuation de l'article « Rideau de fumée », après une coupure en page 12, développe les arguments sur la complicité de la grande presse internationale avec la hiérarchie catholique, citant une lettre d'une catholique new-yorkaise, Mme Mary Moritz, qui confirme que le New York Times lui aurait admis avoir menti sur l'identité des fauteurs de trouble à la Garden.[56]
Dénouement
La conclusion de l'article cite Ésaïe 28:15-17 comme description prophétique du destin de la hiérarchie catholique, dont la destruction est présentée comme certaine à Harmaguédon.[57]
La traînée de ruine humaine de Manton

Sous le titre « Manton's Trail of Human Wreckage »[58] (« La traînée de ruine humaine de Manton »), la publication poursuit (en référence aux numéros 519, 520 et 521) le récit de la chute du juge fédéral Manton, condamné pour corruption.[59] Elle rappelle que Manton avait refusé en 1919 la mise en liberté sous caution de huit dirigeants de la Watchtower Bible and Tract Society condamnés sur des accusations présentées comme frauduleuses de violation de la loi sur l'espionnage, et avait même dissidé lors du jugement d'appel qui annula leur condamnation.[60] La publication affirme que la hiérarchie catholique s'est servie de ces condamnations pour qualifier depuis lors Joseph Rutherford d'« ancien détenu ».[61] Elle cite la revue Official Detective Stories d'août 1939 sur la double vie de Manton.[62]
Sous le drapeau totalitaire
Point crucial
Extrait du Baltimore Sun défendant l'idée que la première ligne de défense des libertés civiques se situe dans les communautés locales, mais que la menace nationale vient de Washington — en rapport avec la situation des Témoins de Jéhovah expulsés d'écoles pour refus de saluer le drapeau.[63]
Salut à Chester Gannon !
Extrait du Redding (Calif.) Record, ironisant sur la proposition d'un assemblyman californien, Chester Gannon, d'obliger les élèves à saluer le drapeau au moins une fois par semaine sous peine d'expulsion, et comparant cette mesure aux méthodes d'Hitler.[64]
Le patriotisme par la force
Plusieurs extraits de journaux californiens (Desert Trail, Banner and Sonora News, Santa Rosa Independent, Oroville Mercury) critiquent le projet de loi californien rendant le salut au drapeau obligatoire, arguant que le patriotisme contraint est contradictoire et indigne d'une démocratie.[65]
S'incliner devant la Hiérarchie
La publication évoque les tentatives de l'archevêque Shaughnessy de Seattle d'empêcher Judge Rutherford de s'exprimer à Seattle, et rapporte l'ironie que des loges maçonniques aient invité ce même prélat à les adresser.[66]
La Hiérarchie et la Ligue des femmes
Hypocrisie québécoise typique
Une lettre d'un lecteur de Montréal (initiales C. E. B.) décrit l'hypocrisie des dirigeants québécois — notamment le Cardinal Villeneuve et le maire de Montréal — qui ont affiché leur loyauté envers la Couronne lors de la visite royale tout en ayant précédemment exprimé leur sympathie pour l'Italie fasciste.[67] La lettre cite le cas d'Arthur Titley, Témoin de Jéhovah arrêté, et celui d'un procès à Saint-Jérôme où des Témoins ont été condamnés à six mois de prison.[68]
La religion crie, c'est sûr
Divers encadrés dénoncent : les prières catholiques bavaroises pour Hitler à son cinquantième anniversaire ; les déclarations du cardinal Fumasoni-Biondi contre la « propagande anti-chrétienne » de Rutherford ; un billet sur la prospérité financière des jésuites aux États-Unis ; l'alliance germano-italienne et les 300 millions de sujets revendiqués à la fois par l'Axe et par la hiérarchie catholique ; le financement de l'Église catholique par l'Allemagne à hauteur de 63 millions de marks annuels.[69]
Les relations améliorées entre gangsters
Un correspondant de La Croix à Rome note une amitié accrue entre le Vatican et les nazis depuis l'avènement du nouveau pape, et décrit comment l'Église catholique a participé à la célébration du cinquantième anniversaire du Führer.[70]
Où va la Nouvelle-Zélande ?

Un extrait de l'édition australasienne de Consolation rapporte les déclarations de l'archevêque catholique O'Shea de Wellington affirmant que le gouvernement travailliste néo-zélandais avait de bonnes relations avec l'Action catholique, ce que la publication présente comme un signe avant-coureur de la prise de contrôle cléricale.[71]
La politique Vatican-Japon en Chine
Un bref encadré signale que les autorités japonaises en Chine favorisent les missionnaires catholiques (allemands, italiens ou français) tout en mettant en garde les missionnaires protestants britanniques et américains.[72]
Nouveau gouvernement : La Hiérarchie en Rhodésie du Sud
La publication reproduit dans son intégralité une lettre officielle datée du 9 mars 1939, signée G. R. Phillips pour la Watch Tower Bible and Tract Society, adressée à la presse d'Afrique du Sud et aux autorités (ministre de la Justice, président de la Chambre des mines, commissaire de police, M. H. A. Tothill, député).[73] La lettre dénonce une campagne de dénigrement présentant l'organisation comme une société secrète semant la discorde entre Européens et indigènes, rappelle que la Haute Cour de Rhodésie du Sud a statué que la littérature de la Société n'était pas séditieuse, et accuse la hiérarchie catholique romaine d'être à l'origine de la campagne mondiale de calomnie contre les Témoins de Jéhovah.[74]
Aux Hitlerites jésuitisés

Sous le titre « To the Jesuitized Hitlerites »[75] (« Aux Hitlerites jésuitisés »), la publication reproduit une lettre ouverte datée du 7 janvier 1939, adressée au principal et au conseil d'école de Rosemeade, en Californie, ainsi qu'à la section de la Légion américaine John Guess Post.[76] L'auteur — dont le nom n'est pas précisé — défend Alfred Grimmett, un garçon de douze ans exclu de l'école pour avoir refusé de saluer le drapeau par conviction religieuse, et cite Psaumes 94:20 et Daniel 2:44 à l'appui de sa position.[77]
Nouvelles du Royaume en France
La section « Kingdom News From France »[78] (« Nouvelles du Royaume en France ») reproduit deux extraits de lettres reçues de France. Le premier, signé F. W. Freer (Angleterre), est un pionnier britannique à Marseille qui décrit le passage de trois éditeurs allemands en route vers Shanghai, une recherche de salle de réunion à Aix-en-Provence, et se réjouit d'être rejoint par deux jeunes Jonadabs pour le travail de prédication.[79] Le second, depuis Paris, décrit les travaux de rénovation d'une nouvelle et grande salle de réunion et mentionne la menace des décrets-lois susceptibles d'interdire les publications du mouvement, concluant par la devise « notre force est en Jéhovah ».[80]
Les Témoins de Jéhovah au Québec
Témoigner au Québec
La publication compare le travail de témoignage au Québec à « un jeu de dames » où l'ennemi observe chaque mouvement et tente de le bloquer.[81] Elle signale des victoires judiciaires récentes devant le Recorder Semple, catholique décrit comme impartial, sur des poursuites pour vente sans licence, malgré le fait que les publications affirmaient que « la religion est une escroquerie ».[82]
La loi-cadre par le bas
La « Loi du cadenas » frappe les Témoins de Jéhovah
La publication décrit quatre raids menés par la Police provinciale dans des foyers de Témoins de Jéhovah en vertu de la loi du cadenas Duplessis-Villeneuve, lors desquels livres, phonographes, disques, lettres et numéros des périodiques ont été saisis.[83]
Suite aux raids
Des accusations de « complot séditieux » ont été portées contre huit Témoins qui se trouvaient dans la maison faisant l'objet d'un raid — présentée comme un camp de pionniers.[84]
Index du volume XX de Consolation
La dernière section du numéro reproduit l'index complet du volume XX de Consolation, couvrant les numéros 497 (5 octobre 1939 [sic, il s'agit en réalité d'octobre 1938]) à 522 (20 septembre 1939), avec pour chaque numéro la liste de tous les articles et leurs pages.[85]
Période de témoignage « Théocratie »
Une annonce appelle les lecteurs à participer à la « Période de témoignage "Théocratie" » du 1er au 31 octobre 1939, au cours de laquelle les Témoins de Jéhovah devaient distribuer le livre Salvation et la nouvelle brochure Government and Peace (« Gouvernement et Paix »), en s'adressant directement à la Watch Tower Society pour obtenir les détails ou être mis en contact avec un représentant local.[86]
Obtenir la nouvelle brochure
Une publicité pleine page invite les lecteurs à commander la brochure « Gouvernement et Paix »[87], contenant le texte de la conférence donnée par Judge Rutherford au Madison Square Garden le 25 juin 1939, ainsi que sa conférence intitulée « Victoire ».[88]
Illustrations du numéro
Fichiers
Références
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 15–16.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 17.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 15.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 27.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 4–6.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 25–26.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 25.
- ↑ Titre original : « Appetizers ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 2.
- ↑ Titre original : « Smoke-Screen (In Two Parts — Part 1) ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 4–6.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 4.
- ↑ Titre original : « Hierarchy Admits Fascist Alliance ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 6–7.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 7.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 10.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 8–11.
- ↑ Titre original : « The Pope's Coughlin ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 10–11.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 11.
- ↑ Titre original : « Russian Bear Fable ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 11.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 11.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 12–13.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 13–14.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 13–14.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 14–15.
- ↑ Titre original : « The Snare ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 15.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 15–16.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 15.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 16–17.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 18.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 18.
- ↑ Titre original : « Manton's Trail of Human Wreckage ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 20.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 20.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 20–21.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 21.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 22.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 22.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 22–24.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 24.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 24.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 24.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 25–26.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 25–26.
- ↑ Titre original : « To the Jesuitized Hitlerites ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 27.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 27.
- ↑ Titre original : « Kingdom News From France ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 28–29.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 29–31.
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 31.
- ↑ Titre original : « Government and Peace ».
- ↑ Consolation du 20 septembre 1939, p. 32.