The Golden Age du 12 février 1936
Autres actions
| The Golden Age du 12 février 1936 | |
|---|---|
| Revue | L'Âge d'Or |
| Date | 1936 |
| Année | 1936 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par une série de rubriques géographiques et de témoignages de lecteurs, parmi lesquels figure la situation des Témoins de Jéhovah au Canada et en Nouvelle-Zélande, ainsi que des comptes rendus de persécutions en Allemagne nazie. La campagne contre l'aluminium culinaire, thème récurrent de The Golden Age, y trouve une nouvelle illustration à travers le témoignage d'une lectrice tasmanienne, tandis que les ostéopathes britanniques et les pratiques vaccinales font l'objet d'une critique appuyée des institutions médicales conventionnelles.
Le numéro se distingue également par une tonalité anticléricale marquée, dirigée en particulier contre la hiérarchie catholique romaine au Québec, présentée comme exerçant une influence corruptrice sur la justice civile et le patrimoine des familles. Des lecteurs de plusieurs continents y prennent la parole pour témoigner de leur adhésion aux enseignements de Rutherford et de leur activité de prédication dans leur entourage.
Analyse
Croyances
Le numéro du 12 février 1936 expose, à travers plusieurs articles distincts, un système théologique cohérent dont les pièces maîtresses sont l'origine du mal, la condition de l'homme, le sort réservé aux nations et à leurs emblèmes, et la promesse d'un monde rénové sous la domination divine.
La série intitulée « Création et Vindication » et son prolongement dans « La dégradation de la création » constituent l'exposé doctrinal le plus développé du numéro. La publication y présente la chute de Lucifer comme l'événement causal de toutes les souffrances terrestres : Lucifer, décrit comme un chérubin parfait placé en Éden pour veiller sur l'homme, a cédé à l'orgueil et cherché à s'élever au rang de Dieu, ce qu'illustrent les textes de Isaïe 14:13-14.[1] Sa rébellion a entraîné dans sa chute d'autres anges devenus démons, puis a contaminé l'humanité entière via la désobéissance d'Ève et d'Adam, introduisant la mort dans le monde conformément à Romains 5:12.[2] Cette explication étiologique du mal n'est pas propre à ce numéro : elle constitue le socle cosmologique de la théologie rutherfordienne telle qu'exposée notamment dans l'ouvrage Création (1927), auquel Rutherford renvoie lui-même dans sa causerie « L'homme ».[3] Ce que ce numéro apporte de spécifique, c'est la déclinaison pratique de cette cosmologie : la théorie de l'évolution y est explicitement présentée comme l'une des « doctrines des démons », parce qu'en niant l'existence d'un Créateur elle attribue à la nature le pouvoir de création et ouvre la voie à une justification idéologique de l'exploitation mutuelle et de l'eugénisme.[4] L'assimilation de la théorie évolutionniste à une machination satanique relève d'une grille de lecture dans laquelle toute doctrine contredisant la révélation biblique est attribuée à l'action directe de Satan dans l'histoire des idées.
La causerie phonographique « L'homme », présentée comme un enregistrement de Rutherford, synthétise la sotériologie du mouvement à la même date. L'âme y est explicitement déclarée mortelle, renvoyant à Ézéchiel 18:4, et la doctrine de l'immortalité de l'âme est qualifiée de fausse et d'inspiration satanique.[5] La vie éternelle est posée comme un don conditionnel, réservé à ceux qui croient en Jésus-Christ et lui obéissent, conformément à Jean 3:36, tandis que les autres périront définitivement.[6] Cette position sur la mortalité de l'âme et la résurrection conditionnelle est constante dans les publications du mouvement depuis les écrits de Russell, mais Rutherford la présente ici dans un format de diffusion de masse — l'enregistrement phonographique destiné à la prédication de porte-à-porte — ce qui témoigne d'une volonté de standardisation doctrinale par le support audio.
Le numéro traite également de manière répétée et convergente du refus du salut au drapeau. Les sections sur le fascisme, la « petite école rouge », et les témoignages de fidélité en Allemagne et aux États-Unis convergent toutes vers une même affirmation théologique : saluer un drapeau national constitue une violation du premier commandement divin (Exode 20:3-5), assimilable à de l'idolâtrie.[7] Ce numéro paraît en février 1936, soit quelques mois après la directive de 1935 par laquelle Rutherford avait explicitement déclaré, dans une émission radiophonique du 6 octobre 1935, que se soumettre à des rituels devant un emblème constituait réellement de l'idolâtrie.[8] Dès 1934, dans son ouvrage Jehovah, Rutherford avait qualifié le salut au drapeau de salut adressé au Diable comme dieu invisible de la nation, ancrant ce refus dans une condamnation explicite du nationalisme comme force démoniaque.[9] Le cas de la jeune Jeanette, qui refuse le serment d'allégeance en classe, et les témoignages de fidèles condamnés à Cologne ou à Hanovre pour avoir refusé le salut nazi « Heil Hitler » sont traités par le numéro comme des expressions parallèles du même principe : aucun emblème humain, qu'il soit américain ou allemand, ne peut recevoir d'acte de déférence religieuse sans constituer une transgression de la loi divine.[10]
L'identification de la « grande prostituée » de l'Apocalypse 17:3-6 à l'Église catholique romaine est une constante de l'ecclésiologie rutherfordienne depuis les années 1920, et ce numéro en offre trois formulations distinctes dans les articles « Mosaïques des meurtriers », « Qui d'autre que le Diable ? » et « Le spectacle le plus cher du monde ».[11] La publication cite le texte de Apocalypse 17:4 — la femme vêtue de pourpre et d'écarlate, parée d'or et tenant une coupe d'abominations — pour faire de la papauté la figure prophétique par excellence de la corruption religieuse eschatologique.[12] La nouveauté de ce numéro par rapport au cadre purement théologique réside dans l'actualisation géopolitique de cette identification : le soutien du Vatican à la guerre italo-éthiopienne, la majorité italienne renforcée au sein du Collège des cardinaux lors du consistoire de décembre 1935, et les déclarations de Coughlin en faveur de Mussolini sont tous présentés comme des accomplissements contemporains de la prophétie.[13] La lecture prophétique est ainsi constamment alimentée par l'actualité, selon une méthode herméneutique caractéristique de la période : les événements du monde visible servent de preuves de l'accomplissement des textes apocalyptiques.
Enfin, la section « Un nouveau ciel et une nouvelle terre » articule l'eschatologie du numéro autour d'une promesse de restauration cosmique. Les textes de Isaïe 65:17, Ecclésiaste 1:4 et Sophonie 3:8-9 sont combinés pour affirmer que la terre littérale subsistera éternellement, tandis que les puissances spirituelles maléfiques — le « ciel » actuel — seront détruites.[14] Le règne du Christ avec les 144 000 élus sur une terre pacifiée, où les animaux coexisteront dans l'harmonie décrite par Isaïe 11:6-9, est présenté comme le terme positif de toute la démonstration théologique du numéro.[15] Cette eschatologie terrestre — la terre préservée et transformée, non détruite — est une doctrine distincte du mouvement depuis Russell, et elle est ici réaffirmée avec insistance contre toute représentation d'un salut purement céleste.
Organisation et histoire
Ce numéro du 12 février 1936 documente de manière circonstanciée les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah en Allemagne nazie, au Canada et aux États-Unis, tout en positionnant la Watch Tower comme adversaire déclaré de la hiérarchie catholique romaine dans le débat politique contemporain.
La situation des Témoins de Jéhovah en Allemagne y est présentée à travers des sources primaires traduites directement de journaux allemands et suisses. En 1933, environ 25 000 Témoins de Jéhovah étaient actifs en Allemagne ; dès cette année, leurs publications furent interdites, leur bureau de Magdebourg perquisitionné et fermé, et leurs premières arrestations en camps de concentration eurent lieu.[16] La chronologie interne du mouvement montre que dès 1935, l'interdiction fut étendue à l'ensemble du Reich, la Société Watch Tower dissoute sur le territoire allemand et ses biens confisqués une nouvelle fois. Le numéro du 12 février 1936 s'inscrit donc dans une phase où la répression est pleinement opérationnelle : il documente qu'environ 1 500 Étudiants de la Bible se trouvaient alors détenus dans des prisons ou des camps de concentration, que leur imprimerie avait été fermée et que le directeur technique, le Suisse Joh. Meier, avait été contraint de quitter l'Allemagne après que la Gestapo lui eut confisqué ses documents comptables.[17] Le numéro reproduit également, traduit d'un journal de Cologne, le cas précis d'un Témoin de Jéhovah jugé à Dortmund pour refus du salut nazi « Heil Hitler », condamné à huit mois de prison et trois jours supplémentaires.[18] Ces condamnations s'inscrivent dans un cadre plus large documenté par l'historiographie : les Témoins, contrairement aux Juifs persécutés pour des raisons ethniques, pouvaient théoriquement échapper à l'emprisonnement en signant un document répudiant leur foi, ce qu'ils refusaient systématiquement.[19]
Au Canada, la publication relate des persécutions dans la province du Québec présentées comme relevant d'une influence cléricale catholique sur les autorités locales. Le numéro documente des arrestations répétées de Témoins à Westmount et l'emprisonnement de deux femmes à Ville Saint-Pierre pendant dix jours par un juge qualifié de « corrompu », sans même que les accusées aient eu connaissance de leur propre procès.[20] La réponse organisationnelle décrite est une visite collective et coordonnée des autorités locales — chef de la police et maire —, permettant la distribution de 1 200 exemplaires de littérature sans incident, une méthode présentée comme ayant mis fin aux persécutions dans ces deux localités.[21] Ce type d'action militante organisée reflète la stratégie de Rutherford consistant à confronter directement les autorités civiles pour défendre la liberté de prédication, une approche systématisée à cette époque à travers de multiples procès aux États-Unis et au Canada.
Le refus du salut au drapeau est traité dans ce numéro à travers plusieurs cas documentés aux États-Unis. La publication rapporte le cas d'une jeune fille nommée Jeanette, qui refusa de saluer le drapeau lors d'un cours d'instruction civique, ainsi que celui de deux frères à Bayonne (New Jersey), dont les enseignants choisirent de les exclure simplement de la classe pendant les périodes de salut.[22] Cette position de refus s'inscrit dans le cadre de la doctrine formulée par Rutherford dès 1934 dans son livre Jehovah, dans lequel il assimile le salut au drapeau à un acte de culte rendu à l'État-nation, équivalent à saluer « le Diable comme le dieu invisible de la nation », en s'appuyant sur l'interdiction biblique de l'idolâtrie (Exode 20:4-5).[23] En 1935, les Témoins avaient reçu l'instruction formelle de refuser ce salut, et des enfants Témoins dans 43 États américains furent expulsés de leurs écoles pour ce motif.[24] Le numéro du 12 février 1936 illustre donc une phase active de ce conflit, au cours de laquelle la publication prend explicitement position en faveur du refus tout en citant les réactions institutionnelles les plus modérées comme des exemples à suivre.
Enfin, ce numéro manifeste une stratégie éditoriale systématique consistant à traiter la hiérarchie catholique romaine comme l'adversaire institutionnel principal du mouvement dans l'espace public américain. Plusieurs articles du numéro établissent des liens précis entre des décisions organisationnelles catholiques et des événements politiques contemporains : le père Charles Coughlin y est présenté comme un relais de la papauté soutenant ouvertement le régime fasciste de Mussolini dans la guerre contre l'Éthiopie[25] ; le National Catholic Welfare Conference (NCWC) est décrit comme la branche médiatique d'une tentative de prise de contrôle du gouvernement américain, notamment à travers son soutien à la relance de la NRA après son invalidation par la Cour suprême[26] ; et le cardinal Hayes est mis en cause pour avoir nommé des aumôniers catholiques dans des camps officiellement qualifiés de « non confessionnels ».[27] Cette offensive éditoriale concertée contre les institutions catholiques constitue l'un des axes rédactionnels les plus constants de la publication à cette époque, directement articulé à la défense des libertés civiles des Témoins de Jéhovah face à ce que la Watch Tower présentait comme une coalition entre pouvoir clérical et autorités civiles.
Science et médecine
Ce numéro de The Golden Age du 12 février 1936 développe, sur plusieurs rubriques, un ensemble d'affirmations à forte coloration médicale qui témoignent du positionnement idéologique constant de la revue contre la médecine institutionnelle et les grandes industries. Deux thèmes majeurs ressortent à l'examen : la campagne récurrente contre l'aluminium et la critique des vaccins, l'une et l'autre servant des objectifs rhétoriques qui dépassent la simple information sanitaire.
La critique des ustensiles de cuisine en aluminium occupe quantitativement la place la plus importante du numéro, avec deux rubriques distinctes (pages 16 et 8) qui lui sont entièrement consacrées. La publication y présente l'aluminium comme responsable d'une palette extraordinairement large de pathologies : anémie, troubles du sommeil, dérangements mentaux, voire folie, en s'appuyant notamment sur les déclarations du chimiste A. H. J. Force, selon lesquelles « l'aluminium élimine le fer et le manganèse de l'organisme, déforme les tissus cérébraux et peut mener à la folie ».[28] Des cas d'intoxications collectives sont présentés comme preuves indiscutables : à Indianapolis, deux cents personnes auraient été empoisonnées par des aliments préparés dans des récipients en aluminium ; dans un autre incident, soixante-douze prisonniers seraient tombés malades après un repas dont la sauce avait été cuite dans de tels ustensiles.[29] La publication va jusqu'à affirmer que le toxicologue compétent n'oserait pas attribuer ces empoisonnements à l'aluminium de crainte de perdre son emploi sous la pression de l'« Aluminum Trust ».[30] Cette rhétorique conspirationniste prend appui sur une réalité partielle : l'Aluminum Company of America (ALCOA) était effectivement l'objet depuis 1912 de procédures antitrust initiées par le gouvernement fédéral américain pour pratiques monopolistiques, et la Federal Trade Commission avait conduit plusieurs enquêtes pour concurrence déloyale entre 1922 et 1930.[31] Cependant, en 1930, toutes ces plaintes avaient été rejetées,[32] ce qui donnait paradoxalement à la revue un argument supplémentaire pour présenter le trust comme intouchable et toute contestation comme étouffée. Le témoignage de la danseuse Eva Evans, de Seattle, affirmant que la peinture à base d'aluminium « pénètre dans le sang et empoisonne l'organisme » et aurait causé la mort de deux de ses collègues, est cité sans aucun recul critique,[33] amalgamant délibérément des usages physico-chimiques sans rapport entre eux — aluminium métallique en ustensiles de cuisine et pigments de peinture — pour maximiser l'effet alarmiste.
Cette campagne s'inscrit dans une tradition éditoriale bien documentée de The Golden Age. Selon les historiens, la croisade anti-aluminium du périodique, portée principalement par le dentiste presbytérien Charles Truax Betts et encouragée par l'éditeur Clayton Woodworth, a donné lieu à plus de cent trente articles publiés entre 1925 et 1969.[34] Le professeur Jerry Bergman, ayant analysé ces articles et leurs auteurs, conclut qu'ils ont été « manifestement écrits par des gens qui étaient extrêmement naïfs et avaient peu ou aucune formation en médecine et en sciences ».[35] Quant à l'historien James Penton, il note que ces publications influencèrent durablement les comportements des adeptes de l'époque, qui avaient tendance à attribuer systématiquement tout malaise ressenti après un repas pris au restaurant à l'utilisation d'ustensiles en aluminium plutôt qu'à la nourriture elle-même.[36]
La critique de la vaccination constitue le second thème médical à enjeu idéologique dans ce numéro. La publication présente l'évêque de Toronto encourageant les parents à faire vacciner leurs enfants avec un nouveau toxoïde antidiphtérique comme une illustration de l'absurdité et de l'hypocrisie des autorités sanitaires relayées par des figures religieuses.[37] Or, en 1936, l'efficacité du toxoïde diphtérique était déjà établie dans la communauté médicale : les études de William Park et Abraham Zingher, menées dès 1914, puis les résultats obtenus à grande échelle dans les villes américaines et canadiennes au cours des années 1920, avaient démontré une réduction spectaculaire de la mortalité par diphtérie à la suite des campagnes de vaccination.[38] La revue, qui depuis 1931 assimilait la vaccination à une violation de la loi biblique sur le sang — allant jusqu'à publier en 1935 un formulaire standard destiné aux parents souhaitant refuser la vaccination de leurs enfants[39] —, avait donc un intérêt idéologique direct à discréditer non seulement la procédure médicale elle-même, mais aussi les autorités qui la recommandaient, confondant dans une même dénonciation le clergé protestant et la médecine institutionnelle.
La rubrique sur les ostéopathes en Grande-Bretagne illustre un troisième axe du positionnement médical de la revue. La publication dénonce comme biaisée l'enquête conduite par une commission composée de médecins allopathes chargée d'évaluer les pratiques ostéopathiques, accusant les autorités sanitaires de protéger les intérêts corporatistes plutôt que la vérité scientifique.[40] Cette dénonciation prenait appui sur un débat institutionnel réel : des tentatives d'obtenir une réglementation statutaire pour l'ostéopathie en Grande-Bretagne eurent lieu dans les années 1920 et 1930, culminant avec l'examen de la question par une commission de la Chambre des lords en 1935, laquelle conclut que l'ostéopathie était insuffisamment établie pour justifier une reconnaissance légale, tandis que la British Medical Association avait activement fait campagne contre tout projet de loi en sa faveur.[41] Si la critique du corporatisme médical n'était donc pas sans fondement dans son principe, la revue l'instrumentalisait systématiquement pour accréditer une posture d'ensemble hostile à la médecine conventionnelle, cohérente avec son soutien aux médecines alternatives et avec l'ethos éditorial de Clayton Woodworth.
Économie et société
L'affirmation la plus facilement vérifiable sur le plan des faits économiques et sociaux concerne les dépenses du New Deal. La publication avance que ce programme aurait déjà coûté 30,720 milliards de dollars, avec des obligations contingentes supplémentaires de 9,400 milliards portant le total à 40,120 milliards de dollars, un chiffre présenté sans source ni contextualisation, immédiatement suivi de la conclusion que les dépenses gouvernementales ont dépassé les augmentations de la population et de la richesse nationale, annonçant une crise financière inévitable.[42] La revue avait un intérêt idéologique évident à gonfler ou dramatiser ces chiffres : dans sa rhétorique eschatologique constante, toute expansion de l'État constitue un signe supplémentaire de la dégénérescence du système humain et annonce sa chute imminente. Or, si l'on examine les ordres de grandeur, les dépenses fédérales cumulées depuis la fondation des États-Unis jusqu'en 1913 atteignaient effectivement plusieurs dizaines de milliards de dollars en valeur nominale, et le New Deal représentait une expansion budgétaire sans précédent. Toutefois, la présentation retenue par la publication amalgame dépenses réelles et « obligations contingentes » — des engagements conditionnels non encore décaissés — pour atteindre un total maximaliste de 40 milliards, une méthode comptable choisie précisément pour produire un effet rhétorique de catastrophisme. La sélection et l'addition de ces chiffres hétérogènes sans mise en perspective témoignent moins d'une analyse économique sérieuse que d'une volonté de démontrer l'absurdité du gouvernement humain à la veille d'Armageddon.
La revue attribue à Harry H. Stevens, ancien ministre du Commerce, la déclaration selon laquelle douze hommes posséderaient et contrôleraient pratiquement le Canada, rendant le pays mûr pour le fascisme.[43] Stevens était effectivement une figure politique importante de l'époque : partisan du protectionnisme, il avait en 1934 présidé la Commission des prix et du coût de la vie, qui avait mis en lumière les pratiques des grandes chaînes de distribution et des trusts, avant de rompre avec le gouvernement conservateur de Richard Bennett et de fonder son propre parti, le Parti de la reconstruction, lors des élections fédérales de 1935.[44] Sa rhétorique populiste contre la concentration du pouvoir économique était donc authentique et documentée. Cependant, la publication se contente de reprendre sa formule sans nuance — « douze hommes contrôlent pratiquement le Canada » — et l'utilise non pour alimenter une analyse des inégalités économiques réelles, mais pour accréditer sa thèse conspirationniste d'un monde entier aux mains d'élites corrompues et prêt pour la destruction divine. La concentration économique au Canada dans les années 1930 était un fait sociologique réel, mais la formule de Stevens était elle-même une hyperbole rhétorique que la revue reprend comme une vérité littérale sans en questionner la portée.
L'affirmation la plus clairement fabriquée sur le plan factuel est celle selon laquelle la NRA (National Recovery Administration) aurait été « lancée par la hiérarchie catholique romaine ».[45] La genèse institutionnelle de la NRA est entièrement documentée : elle a été créée par le président Franklin D. Roosevelt par décret exécutif le 16 juin 1933, sur la base d'un projet de loi du sénateur Hugo L. Black modifié par Roosevelt lui-même et transmis au Congrès le 17 mai 1933. L'agence a été modelée sur le War Industries Board de la Première Guerre mondiale et dirigée par le général Hugh S. Johnson, associé du réformateur Bernard Baruch.[46] Si le père John A. Ryan, figure catholique influente, a effectivement soutenu la NRA à partir de l'automne 1934, ce soutien est postérieur à sa création et défensif — Ryan la défendait face à ses critiques — et non fondateur.[47] L'affirmation de la revue selon laquelle cette agence fédérale américaine aurait été une initiative de la hiérarchie catholique romaine est donc dépourvue de tout fondement factuel : elle représente un exemple caractéristique de la rhétorique anticatholique de la revue à cette période, qui cherche systématiquement à amalgamer catholicisme, fascisme et expansion étatique dans un récit unique de complot contre les libertés, conforme au schéma eschatologique de la publication.
La disparition d'Ambrose Small, évoquée dans la rubrique canadienne, fait l'objet d'une insinuation à charge contre l'Église catholique : la publication laisse entendre que Small aurait été « éliminé » pour garantir que son épouse Theresa puisse léguer la fortune à l'Église.[48] Les faits établis contredisent cette présentation. Small disparut mystérieusement le 2 décembre 1919, au lendemain d'une transaction commerciale d'un million de dollars à Toronto. Malgré des recherches internationales, sa trace ne fut jamais retrouvée, et la police soupçonna d'abord son épouse et son secrétaire, sans jamais établir de preuve contre eux ni contre l'Église.[49] Theresa Small, catholique fervente, ne transmit effectivement des fonds à l'Église qu'après sa propre mort en 1935, soit seize ans après la disparition de son mari.[50] La presse à sensation s'était certes emparée du thème d'un héritage catholique dès les années 1920, ce qui fournit à la revue un matériau préexistant. Mais la présentation de ce complot présumé comme vraisemblable, sans aucune réserve, illustre la disposition de la publication à instrumentaliser des faits divers non élucidés pour nourrir son hostilité anti-catholique systématique, indépendamment de la réalité des événements.
Contenu
Nouvelles condensées du Canada
Les providences divines en Nouvelle-Zélande
La rubrique s'ouvre sur un compte rendu des actualités canadiennes, condensées en raison de l'actualité internationale chargée. Parmi les informations rapportées, une nouvelle route maritime entre la baie d'Hudson et le détroit d'Hudson est présentée comme plus sûre et permettant de prolonger la saison de navigation de dix jours[51]. Les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada sont décrites comme s'améliorant, avec une réduction des barrières tarifaires[52].
Un projet de détournement de la rivière Nipigon, de la baie d'Hudson vers le lac Supérieur, est évoqué pour développer une puissance hydroélectrique de 392 000 chevaux à un coût estimé à 3 millions de dollars. Ce projet permettrait d'élever le niveau d'eau à Montréal de 1,4 pouce et bénéficierait à l'ensemble des Grands Lacs[53]. Le tourisme en provenance des États-Unis est mentionné comme la deuxième plus grande industrie du Canada, après le blé[54].
La rubrique aborde également des questions sociales et politiques. Le gouvernement canadien est décrit comme s'efforçant d'améliorer les standards des hôtels au Québec[55]. Un "Livre Bleu" sur les vallées tropicales à eau chaude de la vallée Liard, dans le Grand Nord, est annoncé. Dans ces vallées, l'herbe peut atteindre sept pieds de hauteur[56]. L'affaire de la disparition d'Ambrose Small, un homme de théâtre de Toronto, est rappelée. Small avait disparu en 1919, le lendemain de la vente de ses intérêts théâtraux pour un million de dollars en espèces. Sa femme vient de décéder, laissant toute la fortune à l'Église catholique romaine, ce qui laisse supposer qu'Ambrose Small aurait été éliminé pour garantir que l'Église reçoive cet héritage[57].
La rubrique mentionne également des initiatives sociales, comme la publicité pour l'hospitalisation de groupe au Canada, un système où les abonnés paient une cotisation hebdomadaire à un fonds hospitalier. Un escroc à Vancouver aurait arnaqué quatre chirurgiens en une seule journée, en leur soutirant 15 dollars chacun sous prétexte de vouloir se faire opérer de l'appendicite[58].
Les enfants canadiens sont évoqués à travers leurs réponses humoristiques à des questions d'examen. Par exemple, un élève aurait écrit : « Au lieu de faire passer les navires par voie terrestre, ils passent par l'eau, ce qui est plus facile » ou encore « Le chanvre est une sorte de poil utilisé par les cow-boys »[59]. Concernant l'épidémie de patriotisme par le salut au drapeau aux États-Unis, le Vancouver New Herald est cité pour avoir suggéré deux solutions : cesser de promouvoir un patriotisme artificiel ou adopter une religion d'État et imposer son observance sous peine de bûcher et de gibet. La première méthode est jugée préférable à la seconde[60].
À Westmount, au Québec, où les Témoins de Jéhovah ont été arrêtés à plusieurs reprises, des travailleurs ont visité en masse la ville, à l'américaine, pour rencontrer le chef de la police et le maire. Ils ont distribué 1 200 exemplaires de littérature sans être inquiétés. Une méthode similaire a été utilisée pour mettre fin aux persécutions insensées à Ville Saint-Pierre, où deux femmes avaient été emprisonnées pendant dix jours par un juge corrompu sans même savoir qu'elles étaient jugées[61].
Harry H. Stevens, ancien ministre du Commerce, déclare que douze hommes possèdent et contrôlent pratiquement le Canada, ce qui rend le pays mûr pour le fascisme[62]. La rubrique mentionne également des oies blessées qui, à deux reprises en sept ans, sont revenues mourir chez Jack Miner, à Kingsville, après avoir été soignées avec bienveillance[63].
Un projet d'assurance maladie est testé pendant deux ans dans un village du Manitoba, offrant à tous les habitants des soins médicaux gratuits, une hospitalisation gratuite, y compris la chirurgie, et des médicaments gratuits, le tout financé par les contribuables. Tous les habitants seront vaccinés et traités au sérum contre la diphtérie[64]. En trois mois, l'Oncle Sam a acheté dix millions de boisseaux de blé canadien dans le cadre du plan "brain trust"[65].
Le Vancouver Province estime que le gouvernement canadien commet une erreur en supposant que les jeunes hommes accepteront d'être parqués en permanence dans des maisons de retraite pour personnes âgées[66]. Le gouvernement de l'Ontario a lancé une campagne "Adoptez un bébé" et, en deux semaines, tous les jeunes enfants ont trouvé de bons foyers[67]. Les dorés jaunes du lac Manitoba, considérés par certains comme les meilleurs poissons comestibles au monde, sont désormais presque éteints[68].
Au Canada, les personnes condamnées pour crime n'ont plus le droit de faire appel au Conseil privé britannique. Cela signifie que, dans une province rétrograde et sous l'emprise du clergé comme le Québec, les décisions judiciaires sont définitives jusqu'à Armageddon[69]. Le Canada a exporté des porcs et du bétail vers les États-Unis, une conséquence des lois AAA[70].
La rubrique énumère également le nombre de dirigeants politiques au Canada : 96 sénateurs, 245 membres de la Chambre des communes et 44 000 fonctionnaires fédéraux à Ottawa. Dans les législatures provinciales, les chiffres varient : 63 pour l'Alberta, 47 pour la Colombie-Britannique, 55 pour le Manitoba, 48 pour le Nouveau-Brunswick, 30 pour la Nouvelle-Écosse, 90 pour l'Ontario, 30 pour l'Île-du-Prince-Édouard, 114 pour le Québec et 63 pour la Saskatchewan[71].
Un juge catholique romain du Québec a statué qu'un protestant et un catholique mariés par des fonctionnaires dûment nommés ne sont pas légalement mariés à moins d'être mariés par un prêtre. Cette décision est qualifiée de fascisme catholique romain pur et simple[72]. Les familles bénéficiant de l'aide sociale à Toronto reçoivent 5,69 dollars par semaine pour les courses, couvrant la nourriture, la viande, les légumes, le beurre, le pain et le lait pour une famille de cinq personnes. Les vêtements sont fournis, et les chaussures sont réparées sur ordre de la ville. L'eau, l'électricité et le gaz sont payés par la municipalité[73].
La rubrique se termine par un témoignage de Carl W. Reichardt, de Nouvelle-Zélande, qui exprime son admiration pour The Golden Age. Il affirme que cette publication est la seule à contenir de vraies nouvelles et partage son enthousiasme pour le discours du juge Rutherford intitulé « Gouvernement ». Reichardt a lu une quinzaine de livres du juge Rutherford, dont cinq exemplaires autographiés, et estime qu'ils expliquent la Bible de manière claire. Il exprime son impatience de voir le Royaume de Dieu sous le Christ s'établir et mentionne avoir prêté ses livres à ses voisins, dont plusieurs ont été convaincus par leur contenu. Il évoque également les articles sur l'aluminium, qu'il considère comme la vérité absolue, et raconte une expérience où il a rencontré une femme qui possédait les livres du juge Rutherford. Il lui en a offert un jeu complet, ainsi que des brochures, à son ami, qui les a acceptés avec plaisir. Reichardt critique également la hiérarchie catholique romaine, qu'il qualifie de voleurs et pire[74].
La déception d'un Néo-Zélandais
Un abonné néo-zélandais, ancien combattant, exprime sa déception face à son pays. Il joint une coupure de presse montrant que 250 hommes vivent depuis quatre ans sous des tentes sans plancher dans la vallée de Hollford, entourés de millions de pieds de bois, avec une scierie à proximité. Malgré les panneaux indiquant que tout homme prenant un morceau de bois sera licencié et poursuivi, ces conditions persistent. L'abonné compare les Néo-Zélandais aux Romains de l'Antiquité, qui se contentaient de vin, de cirques et de combats de gladiateurs pour être distraits et manipulés. Il déplore le manque de profondeur mentale et de ballast intellectuel chez beaucoup de ses compatriotes, qu'il compare à des "pauvres blancs" sans plus de substance que des coolies asiatiques[75].
La Ligue S. J. en Nouvelle-Zélande
Une Ligue S. J. sera formée en Nouvelle-Zélande. Contrairement à la ligue dirigée par le "Révérend" Charles E. Coughlin, celle-ci sera gérée par le "Révérend Père" Charles Higgins, qui a reçu ses instructions de Coughlin. Les initiales "S. J." désignent à la fois la prétendue "Justice Sociale" de Coughlin et la "Société de Jésus" (les Jésuites)[76].
Excursions aériennes vers l'île de Wight
Les excursions aériennes vers l'île de Wight ont connu un grand succès la saison dernière. De nombreux Américains en ont profité pour visiter cette île pittoresque pendant l'intervalle entre leurs trains et leurs bateaux à Southampton[77].
Les providences divines en Nouvelle-Zélande
Cet article reprend le témoignage de Carl W. Reichardt, déjà mentionné dans la rubrique précédente, en le développant davantage. Reichardt souligne que The Golden Age est la seule publication à offrir de vraies nouvelles et exprime son admiration pour le discours du juge Rutherford intitulé « Gouvernement ». Il affirme que ce discours, ainsi que les livres du juge Rutherford, expliquent la Bible de manière claire et convaincante. Reichardt a lu une quinzaine de ces livres, dont cinq exemplaires autographiés, et les a prêtés à ses voisins, dont plusieurs ont été convaincus par leur contenu. Il critique également la hiérarchie catholique romaine, qu'il qualifie de voleurs et pire, et partage une expérience où il a rencontré une femme possédant les livres du juge Rutherford. Il lui en a offert un jeu complet, ainsi que des brochures, à un ami qui les a acceptés avec plaisir[78].
Amende pour se souvenir de la mort du Seigneur
Un article rapporte qu'un Témoin de Jéhovah a été condamné à une amende pour avoir célébré la mort du Seigneur, conformément à l'instruction biblique de 1 Corinthiens 11:23-26. Cette condamnation est présentée comme une illustration des persécutions subies par les Témoins de Jéhovah pour leur fidélité aux enseignements bibliques[79].
Une lettre pathétique d'Allemagne
Une lettre poignante en provenance d'Allemagne est publiée. Bien que son contenu ne soit pas détaillé dans cette tranche, elle évoque les difficultés et les souffrances endurées par les Témoins de Jéhovah sous le régime nazi, en particulier en raison de leur refus de se conformer aux exigences politiques et religieuses du régime[80].
Conseils britanniques sur la santé
Cette rubrique présente des témoignages et des analyses sur des questions de santé publique et de médecine alternative, souvent teintés d'une critique des institutions médicales traditionnelles.
Un article relate le témoignage de Mme E. M. Kerriush, de Tasmanie, qui attribue la guérison de son fils, atteint de paralysie, à l'abandon des ustensiles de cuisine en aluminium. Elle affirme que son enfant, traité sans succès par trois médecins, a retrouvé la santé après avoir remplacé ses casseroles en aluminium par des ustensiles en fer. Ce récit s'inscrit dans une campagne récurrente de The Golden Age contre l'utilisation de l'aluminium en cuisine, présenté comme un poison responsable de maladies[81].
La rubrique aborde également la situation des ostéopathes en Grande-Bretagne, où une commission composée de médecins allopathes (médecine conventionnelle) a été chargée d'évaluer leur pratique. La publication dénonce cette enquête comme biaisée, soulignant que les ostéopathes, bien que minoritaires, sont jugés par leurs concurrents directs. Elle critique l'hypocrisie des autorités sanitaires, accusées de protéger les intérêts des lobbies médicaux plutôt que de rechercher la vérité scientifique[82].
Enfin, un encadré met en lumière les pratiques douteuses des fabricants de sérums et vaccins. La publication cite un exemple où l'évêque de Toronto encourage les parents à faire vacciner leurs enfants avec un nouveau toxoïde, malgré les doutes sur son efficacité. Elle souligne l'absurdité de voir des figures religieuses promouvoir des traitements médicaux controversés, tout en rappelant que les vaccins sont souvent présentés comme des solutions miracles, alors qu'ils peuvent s'avérer inefficaces, voire dangereux[83].
Allemagne
Cette section se concentre sur la situation politique et religieuse en Allemagne sous le régime nazi, en mettant l'accent sur la persécution des Étudiants de la Bible (ancêtres des Témoins de Jéhovah) et sur les dérives autoritaires du pouvoir en place.
Une lettre pathétique en provenance d'Allemagne décrit les conditions de vie des Étudiants de la Bible, soumis à une surveillance constante et à des perquisitions policières répétées. Les fidèles sont emprisonnés dans des camps de concentration, privés de Bibles et coupés de toute activité religieuse. Malgré ces persécutions, certains continuent à diffuser clandestinement la littérature biblique, au risque d'être arrêtés à nouveau. La lettre souligne l'isolement des croyants, espionnés par leurs voisins et privés de tout soutien extérieur[84].
La publication dénonce également la violence et l'intolérance du régime nazi, illustrées par des exemples concrets. Elle relate le meurtre d'un joueur de football juif, Baumgartner, lynché par des supporters nazis lors d'un match en Silésie. Un autre incident met en scène des jeunes Allemands qui attaquent et poignardent un adolescent français à la frontière, montrant ainsi l'embrigadement de la jeunesse dans l'idéologie nazie. Ces actes sont présentés comme des preuves de la barbarie du régime hitlérien, qui cherche à imposer sa domination par la terreur[85].
Plusieurs articles documentent les sanctions infligées aux Étudiants de la Bible pour avoir célébré le Mémorial de la mort du Christ, malgré l'interdiction officielle de leur mouvement. À Cologne, un homme est condamné à six semaines de prison et deux femmes à une amende pour avoir participé à cette cérémonie. À Hanovre, plusieurs fidèles sont condamnés à des amendes ou à des peines de prison pour avoir organisé des réunions religieuses en violation des décrets gouvernementaux. La publication souligne l'absence de recours contre les verdicts des "tribunaux d'urgence", qui appliquent des sentences immédiates et sans appel[86].
Enfin, un article évoque la situation du major Weigel, leader nazi en Afrique du Sud-Ouest, qui exprime dans une lettre son désir de voir le drapeau nazi flotter dans les rues de cette région, alors sous mandat britannique. La publication interprète cette déclaration comme une preuve des ambitions expansionnistes du régime hitlérien, tout en rappelant que l'Afrique du Sud-Ouest est désormais sous contrôle britannique[87].
Turquie et divers
Cette rubrique aborde des sujets variés liés à la Turquie et à d'autres pays, en mettant en lumière des questions de santé publique, des événements politiques et des phénomènes naturels.
Un article relate un incident survenu à Trébizonde, en Turquie, où dix-neuf personnes sont mortes après avoir consommé un repas préparé dans des ustensiles en aluminium jugés insalubres. La publication profite de cet événement pour réitérer sa critique contre l'utilisation de l'aluminium en cuisine, qu'elle présente comme une cause de maladies et de décès. Elle dénonce l'hypocrisie des autorités sanitaires, qui refusent de reconnaître les dangers de ce métal malgré les preuves accumulées[88].
La Turquie est également le théâtre de réformes politiques et religieuses. Un décret interdit le port de vêtements ecclésiastiques en public, une mesure présentée comme un coup dur pour les clercs, accusés de tromper le peuple par leur apparence. La publication salue cette décision, qu'elle interprète comme un signe de la fin prochaine de l'ère des "montreurs de tours" (les religieux) à la suite de la bataille d'Armageddon[89].
Un phénomène naturel inhabituel est rapporté : une neige rouge est tombée sur une région de 100 miles carrés dans le nord-est de la Turquie. Les causes possibles de cette coloration, attribuée à des tempêtes de poussière, du pollen ou des insectes, sont évoquées sans conclusion définitive. La publication mentionne également des cas similaires observés par le passé[90].
Sur le plan politique, la Turquie se prépare activement à la guerre. Le gouvernement ordonne la formation militaire obligatoire des enfants des deux sexes et prévoit l'achat de cinq cents avions, ainsi que la fortification des Dardanelles. La publication souligne que la Turquie, comme le reste du monde, est gagnée par la folie guerrière, une situation qu'elle attribue à l'influence de Satan[91].
Enfin, un article évoque l'éruption du mont Ararat, lieu biblique où l'arche de Noé se serait échouée. Des séismes dans la région ont causé la mort de deux mille personnes et la destruction de mille six cents maisons. La publication mentionne également l'interdiction de la franc-maçonnerie en Turquie, présentée comme une étape supplémentaire dans la fascisation du monde[92].
Italie
Cette section se concentre sur la situation politique et religieuse en Italie sous le régime fasciste de Mussolini, en mettant en lumière les contradictions du régime et les persécutions subies par les opposants.
Un extrait de Mark Twain est cité pour illustrer l'hypocrisie des nations qui se lancent dans des guerres injustes. L'auteur américain décrit le processus par lequel une minorité bruyante impose la guerre à une population initialement réticente, en muselant progressivement toute opposition. La publication applique cette analyse à l'Italie, qui vient de s'engager dans la guerre contre l'Éthiopie, et met en garde contre le risque que d'autres nations suivent cet exemple[93].
Un article relate des rumeurs inquiétantes en provenance d'Éthiopie, où des soldats italiens seraient morts de maladies mystérieuses ou de fièvres foudroyantes. Un capitaine de navire écossais, de passage à Naples, affirme avoir constaté de nombreux décès parmi les troupes italiennes, ainsi que des cas de cécité inexpliquée. La publication souligne que les Italiens en Italie même refusent de discuter de la guerre, par crainte des représailles[94].
La publication dénonce également les manipulations religieuses utilisées par le régime fasciste pour justifier la guerre. Elle relate un épisode où, lors de la fête de saint Janvier, le "sang" du saint se serait liquéfié, un phénomène interprété par la foule comme un signe de paix. Pourtant, dix jours plus tard, l'Italie entrait en guerre contre l'Éthiopie, prouvant selon la publication que le "saint" (qualifié de "dieu païen") avait menti. Cet événement est présenté comme une preuve de la collusion entre le régime fasciste et l'Église catholique[95].
Enfin, un article évoque les tensions internes au sein du régime fasciste, notamment entre Mussolini et le pape. La publication souligne les difficultés pour deux tyrans à coexister, même lorsqu'ils collaborent pour des intérêts communs. Elle mentionne un incident où Mussolini a ordonné l'ouverture des banques et des commerces un dimanche, jour de fête religieuse, provoquant la colère du pape. Cet épisode est présenté comme une illustration des conflits d'intérêts entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux[96].
Fascisme
Cette section analyse la montée du fascisme en Europe et ses conséquences sur les libertés individuelles, en mettant en garde contre les dangers de l'intolérance et de la suppression des droits démocratiques.
Un article décrit les premières mesures fascistes en France, où une loi interdit désormais les critiques publiques contre Hitler, Mussolini et d'autres dirigeants étrangers. Les contrevenants risquent des peines de prison et des amendes. La publication interprète cette loi comme une première étape vers la suppression totale de la liberté d'expression, une caractéristique essentielle des régimes fascistes. Elle rappelle que des mesures similaires ont été prises en Italie, en Allemagne et en Pologne, où la critique des dirigeants est devenue un crime[97].
La publication souligne que l'intolérance envers les opinions minoritaires est une nécessité pour les régimes fascistes, qui reposent sur la tyrannie et la répression. Elle met en garde contre le risque que la France, déjà influencée par des mouvements fascistes comme les Croix-de-Feu, ne bascule définitivement dans l'autoritarisme. Elle cite un éditorial du Philadelphia Record pour illustrer le danger que représente cette évolution pour les États-Unis, où des mouvements similaires pourraient chercher à imposer leur idéologie[98].
Un autre article analyse les attaques contre le gouvernement constitutionnel aux États-Unis, où des tentatives sont faites pour inverser la relation entre l'État et l'individu. La publication cite Bainbridge Colby, ancien secrétaire d'État sous Woodrow Wilson, qui dénonce ces tentatives comme une violation des principes fondateurs des États-Unis. Elle souligne que l'objectif est de soumettre l'individu à l'État, au mépris des libertés garanties par la Constitution[99].
Enfin, plusieurs encadrés abordent la question du patriotisme forcé, notamment à travers le serment au drapeau. La publication critique les tentatives d'imposer le patriotisme par la contrainte, estimant que cela va à l'encontre des principes de liberté et de tolérance religieuse. Elle cite des exemples de minorités religieuses, comme les Témoins de Jéhovah et les Quakers, qui refusent de saluer le drapeau pour des raisons de conscience, tout en étant des citoyens respectueux des lois. Elle conclut que le véritable patriotisme ne peut être imposé par la force, mais doit naître d'une adhésion volontaire aux valeurs de liberté et de tolérance[100].
Gouvernements des États-Unis et des États
La Première Guerre mondiale et le New Deal
La publication présente une analyse critique des dépenses du gouvernement fédéral américain. Entre 1780 et 1913, les dépenses totales s'élèvent à 24,521 milliards de dollars. Pendant les quatre années de la Première Guerre mondiale, le coût direct de la participation des États-Unis atteint 26,250 milliards de dollars. Le *New Deal*, quant à lui, aurait déjà coûté 30,720 milliards de dollars, avec des obligations contingentes supplémentaires de 9,400 milliards, portant le total à 40,120 milliards de dollars. Le nombre d'employés fédéraux est passé de 644,000 à 729,769, sans inclure les forces armées ni les 469,000 membres du *Civilian Conservation Corps* (CCC). La conclusion implicite est que les dépenses gouvernementales ont dépassé les augmentations de la population et de la richesse nationale, annonçant une crise financière inévitable[101].
Un juge honnête à Baltimore
Un juge de Baltimore, M. Eugene O'Dunne, a statué en faveur de deux jeunes garçons ayant découvert un pot de pièces d'or d'une valeur de 28,872 dollars dans la cave de leur maison louée. Malgré les revendications de multiples prétendants, le juge a attribué l'argent aux garçons, dont les familles vivaient alors de l'aide sociale. Cette décision permet désormais à chaque famille de posséder une maison et de financer l'éducation des enfants[102].
Les meurtriers doivent payer pour leurs repas
L'État du Michigan facture 70 cents par jour aux prisonniers pour leurs repas et tente de récupérer cette somme s'ils possèdent des fonds. La publication critique cette approche, soulignant qu'un jeune homme condamné à perpétuité pour le meurtre de sa mère a hérité de 250,000 dollars de sa victime. Elle dénonce également l'absence de peine de mort dans cet État, estimant que cette clémence excessive encourage les meurtres aux États-Unis. La sympathie accordée aux meurtriers plutôt qu'à leurs victimes est présentée comme une violation des lois divines, avec des conséquences néfastes[103].
Simon a négligé de réguler la météo
Simon Stucky, un agriculteur de Hutchinson (Kansas), a planté de l'avoine comme culture fourragère. Après des pluies abondantes, il a fauché son champ, mais le gouvernement fédéral a estimé que sa récolte contenait 560 boisseaux d'avoine et a brûlé ses meules, car l'avoine avait été cultivée sur des terres sous contrat. En conséquence, Simon Stucky se retrouve sans fourrage pour ses 20 têtes de bétail cet hiver. La publication ironise sur le fait que Simon aurait dû "réguler la météo" pour éviter cette situation[104].
Le poids du gouvernement repose sur l'homme ordinaire
Lors d'un discours à Boise (Idaho), le sénateur William E. Borah affirme que, bien que le Congrès ait imposé une taxe de 250 millions de dollars aux riches, il a alourdi le fardeau fiscal de 9,750 milliards de dollars sur l'homme ordinaire. La publication souligne que le coût du gouvernement dépasse largement l'augmentation de la population et de la richesse nationale, et que les taxes et l'endettement continueront de croître jusqu'à l'effondrement inévitable du système[105].
Un politicien débutant dans le Midwest
Un médecin humoristique rapporte l'anecdote d'un politicien nouvellement élu à la législature d'un État du Midwest. Ce dernier, ignorant la différence entre la capitale de son État et Washington, a demandé un remboursement de frais de voyage pour se rendre à la capitale fédérale. La publication utilise cette histoire pour illustrer l'incompétence de certains élus[106].
Gouvernements municipaux
La police de Saint-Louis doit être polie
Le chef de la police de Saint-Louis a ordonné à ses agents d'adopter une attitude polie envers les citoyens et les contribuables, et d'abandonner les remarques sarcastiques et les comportements grossiers. La publication salue cette initiative, soulignant que de nombreux citoyens, notamment dans le New Jersey, détestent les policiers en raison de leur attitude méprisante. Elle s'interroge sur la raison pour laquelle un homme perd son humanité dès qu'il endosse un uniforme[107].
Joseph Connelly et Chin King
Joseph Connelly, un gangster, s'est rendu dans le quartier chinois de New York en se faisant passer pour un détective afin d'extorquer de l'argent à Chin King. Ce dernier, après avoir informé tous les Chinois rencontrés sur son chemin, a été secouru par deux vrais détectives qui ont arrêté Connelly. Ce dernier a alors regretté de ne pas parler chinois[108].
Agressions et vols dans les parcs
Après une série d'agressions et de vols dans les parcs Central et Morningside de New York, 505 personnes ont été arrêtées, dont 116 nécessitaient des soins hospitaliers. Parmi les arrêtés, 50 souffraient de la faim. Bien que le rapport ne précise pas si ces derniers étaient des criminels, la publication suggère qu'il est dangereux d'avoir trop d'hommes affamés dans une même zone[109].
Les pistolets jouets provoquent des crimes
Un grand jury du comté de Kings (New York) a attiré l'attention sur le fait que de nombreux cambriolages et hold-up sont perpétrés avec des pistolets factices. La publication souligne le danger que représentent ces jouets, rappelant que de nombreux adultes ont été effrayés par des enfants pointant des armes semblant réelles[110].
Les porteurs d'armes se trahissent eux-mêmes
Un nouveau dispositif installé aux entrées de métro ou dans d'autres lieux de passage permet de détecter et d'identifier les personnes portant des armes, des couteaux, des limes ou d'autres objets métalliques, sans qu'elles s'en rendent compte. Cette technologie vise à améliorer la sécurité publique[111].
Un policier se réjouit de la violence
Des dépêches en provenance de Détroit rapportent que l'inspecteur de police Hoffman s'est réjoui du bombardement des locaux de la *Young Communists' League* dans cette ville, déclarant : « Je suis heureux qu'ils l'aient fait. Tout Américain au sang rouge aurait été heureux de faire sauter l'endroit des Rouges. » La publication s'interroge sur la légitimité de tels propos de la part d'un représentant de la loi et sur la définition d'un « Américain au sang rouge » comme quelqu'un qui prend la loi entre ses mains pour attaquer ceux qu'il n'aime pas. Elle émet des doutes sur l'implication possible d'un policier dans cet attentat[112].
Port franc à Staten Island
Après des années de discussions, il est décidé de créer un port franc sur Staten Island, où les marchandises pourront être réexpédiées vers des destinations étrangères sans paiement de droits de douane. Ce modèle, déjà en place en Europe depuis une génération, s'est révélé très rentable. La zone sera isolée, clôturée et surveillée par des agents fédéraux, et les marchandises ne pourront quitter cette zone pour un usage domestique qu'après paiement des droits de douane complets[113].
Destruction de propriétés par des garçons
La police de New York tente de lutter contre la destruction systématique des propriétés vacantes par des garçons. Ces derniers brisent les vitres, s'introduisent à l'intérieur et volent tout ce qui peut être vendu. La seule solution envisagée est la démolition des bâtiments avant qu'ils ne s'effondrent sur des enfants innocents[114].
Un détective robot attrape un voleur
Un homme est entré dans un magasin de radios à San Francisco et a tenté de voler un poste portable. Un employé l'a intercepté avant qu'il ne s'échappe, car un *œil électrique* avait détecté son entrée et transmis l'information à l'atelier situé à l'arrière du magasin[115].
Des prisons insalubres à nettoyer
Les prisons d'Alexandria (Virginie) et de Peekskill (New York) doivent être nettoyées ou fermées. À Peekskill, il a été constaté que les couvertures n'avaient pas été lavées depuis trois ans et que les matelas n'avaient pas été aérés depuis vingt-et-un ans[116].
Chemins de fer
Le chemin de fer appartenant à l'État de Californie
Le chemin de fer appartenant à l'État de Californie relie les quais de San Francisco, également propriété de l'État. Le département de la Guerre des États-Unis décrit ce port comme l'un des meilleurs au monde, avec des eaux profondes et abritées, ainsi qu'un vaste espace côtier offrant des opportunités illimitées pour le développement industriel et portuaire. San Francisco est le seul port des États-Unis où l'État possède et a développé le front de mer, avec des terminaux publics reliés entre eux et aux transporteurs ferroviaires par une ligne de ceinture également gérée par l'État. Ce système permet une circulation fluide et efficace des marchandises, évitant les congestions et les retards observés dans d'autres ports mal coordonnés. Le département de la Guerre souligne que les frais de manutention uniformes entre deux points de la ligne de ceinture évitent les surdéveloppements et les congestions typiques des ports divisés en zones de manutention[117].
La ville de Cincinnati possède également un chemin de fer de plus de 300 miles de long.
Succès des trains à grande vitesse
Les trains à grande vitesse sont mis en service sur les principales lignes ferroviaires avec un grand succès. Par exemple, le *Burlington* a lancé un train rapide entre Kansas City et Omaha, remplaçant deux trains à vapeur lents et déficitaires. Ce nouveau train, fonctionnant au Diesel, transporte désormais des passagers à chaque trajet pour moins d'un quart du coût des trains à vapeur remplacés. Il pèse également un quart du poids des deux trains à vapeur qu'il a supplantés. La publication conclut que, maintenant que les compagnies ferroviaires ont pris conscience de cette innovation, l'ère des bus est révolue dans une large mesure[118].
Les locomotives de style ancien doivent disparaître
Les locomotives de style ancien sont amenées à disparaître. La *General Motors Corporation* va bientôt construire des locomotives à moteur Diesel en utilisant les mêmes méthodes que pour la fabrication automobile. Une chaîne de montage de 500 pieds de long et 104 pieds de large sera installée dans une usine à McCook (Illinois), dont les fenêtres formeront une bande ininterrompue autour du bâtiment. L'usine commencera ses opérations en novembre. La publication souligne que, bien que l'humanité ait progressé dans le confort matériel et les commodités, ces avancées n'ont pas apporté et n'apporteront pas le vrai bonheur tant que le royaume de Dieu n'établira pas la justice sur la terre[119].
Les chemins de fer ont tué leur propre poule aux œufs d'or
L. K. Saugstad, membre de la *Interstate Commerce Commission*, explique que les compagnies ferroviaires ont aliéné leurs clients en augmentant massivement les tarifs passagers en 1920. En conséquence, le trafic ferroviaire a chuté jusqu'à ne représenter qu'un quart du volume de 1920 en 1933, et la distance moyenne parcourue par les passagers a diminué. La seule solution pour les compagnies ferroviaires de retrouver leur clientèle est de rétablir les anciens tarifs de 2 cents par mile[120].
Nouveau train B. & O. entre Chicago et Saint-Louis
La compagnie *Baltimore and Ohio Railroad* (B. & O.) met en service un nouveau train Diesel-électrique aérodynamique entre Chicago et Saint-Louis, réduisant le temps de trajet de 284 miles à 5 heures, soit une réduction de 1 heure et 40 minutes. Ce train présente un centre de gravité bas et comprend un comptoir-lunch combiné à un wagon-restaurant. Un nouveau système d'attelage élimine tout jeu entre les wagons[121].
Réduction du temps de trajet vers Chicago
Les compagnies *Pennsylvania Railroad* et *New York Central Lines* ont réduit de trente minutes le temps de trajet vers Chicago, couvrant désormais les 896 ou 980 miles en 16 heures et 40 minutes. Les trains de la *Central* doivent rouler plus vite que ceux de la *Pennsylvania* pour réaliser ce temps, mais ils ne rencontrent pas de dénivelés significatifs[122].
Trains plus rapides vers Washington
La *Pennsylvania Railroad* a réduit de trente minutes le temps de trajet entre New York et Washington. Le train le plus rapide parcourt désormais les 235 miles en 225 minutes, et trente-quatre trains effectuent ce trajet en un temps moyen de 250 minutes. Le nouveau service électrique est décrit comme exceptionnel[123].
Train aérodynamique Chicago-Portland
Jusqu'à présent, le temps de trajet régulier entre Chicago et Portland (Oregon), soit 2,250 miles, était d'environ 60 heures. Le nouveau train aérodynamique de l'*Union Pacific* a effectué son premier trajet en 39 heures et 30 minutes, un temps désormais inscrit à son horaire six fois par mois. Cette avancée permet aux hommes d'affaires voyageant entre ces deux villes de ne perdre qu'une journée de travail, ce qui constitue un progrès considérable pour ceux préférant le rail[124].
Les dangers des ustensiles en aluminium
Cette rubrique met en garde contre les risques pour la santé liés à l'utilisation d'ustensiles en aluminium, un sujet récurrent dans les publications des Témoins de Jéhovah sous la présidence de Joseph Franklin Rutherford. Plusieurs cas concrets sont présentés pour illustrer les dangers de ce matériau.
Un article relate l'expérience de Ga Barry, détenu pendant deux mois dans les prisons du Québec, où la nourriture était systématiquement cuisinée dans des récipients en aluminium. Barry attribue son malaise d'une semaine à cette pratique, soulignant que les autorités pénitentiaires ignoraient les effets néfastes de ce métal. La publication insiste sur le devoir des Étudiants de la Bible de sensibiliser le public à ces dangers, en citant un extrait d'une lettre du chimiste A.H.J. Force, qui explique que l'aluminium élimine le fer et le manganèse de l'organisme, provoquant une anémie et des troubles du sommeil pouvant mener à des dérèglements mentaux. Force ajoute que l'empoisonnement à l'aluminium déforme les tissus cérébraux, pouvant entraîner la folie[125].
Un autre article évoque une intoxication collective à Indianapolis, où 200 personnes avaient été empoisonnées par des aliments conditionnés dans des contenants en aluminium. Un nouveau cas est rapporté, impliquant 72 prisonniers rendus malades après un repas dont la sauce avait été préparée dans des ustensiles en aluminium. La publication ironise sur le rôle du toxicologue, qui, selon elle, n'oserait pas attribuer ces empoisonnements à l'aluminium de peur de perdre son emploi sous la pression du "Aluminum Trust"[126].
La rubrique aborde également la généralisation de l'aluminium dans les restaurants, où des plats comme les steaks sont servis sur des plateaux chauffants en aluminium. La publication souligne que ces ustensiles, ainsi que des accessoires comme les louches, les pichets ou les poêles, sont désormais omniprésents, rendant difficile d'éviter une exposition à ce métal. Elle mentionne que 8 000 restaurants utiliseraient déjà ces plateaux chauffants, et que des produits d'entretien sont même commercialisés pour masquer le ternissement de l'aluminium[127].
Enfin, un témoignage d'une danseuse de Seattle, Eva Evans, est cité. Celle-ci utilise de la peinture à base d'aluminium pour ses performances, mais explique que ce produit provoque des brûlures et des cloques si elle le laisse trop longtemps sur sa peau. Elle affirme que cette substance pénètre dans le sang et empoisonne l'organisme, ayant déjà causé la mort de deux de ses collègues[128].
Avis sur les ustensiles de cuisine
Cette section présente l'opinion du docteur C.T. Berts, de l'Ohio, sur les différents types d'ustensiles de cuisine. Berts, connu des lecteurs de The Golden Age, a étudié la plupart des matériaux utilisés pour la cuisson. Il déconseille formellement les ustensiles en cuivre, en aluminium ou galvanisés, qu'il juge dangereux pour la santé. En revanche, il recommande les ustensiles en émail et ceux en acier Allegheny, fabriqués par des entreprises comme LaLance & Grosjean Co. (Woodhaven, New York), la Savory Company (Buffalo, New York) ou la Carrollton Metalcraft Corporation (Carrollton, Ohio)[129].
L'homme : une causerie de cinq minutes
Cet article, présenté comme une causerie de cinq minutes prononcée par Joseph Franklin Rutherford, expose la doctrine des Témoins de Jéhovah sur l'origine, la condition et la destinée de l'homme, en s'appuyant sur des références bibliques.
Rutherford explique que l'homme a été créé parfait par Dieu à partir des éléments de la terre, mais que le premier homme, Adam, a désobéi à Dieu, entraînant sa condamnation à mort et son expulsion du paradis terrestre. Depuis lors, tous les descendants d'Adam sont conçus dans le péché et nés dans l'iniquité, comme l'attestent les Écritures (Romains 5:12 ; Psaume 51:5). L'homme est décrit comme un être mortel, sujet à la mort en raison du péché, et non comme possédant une âme immortelle, une doctrine qualifiée de fausse et inspirée par Satan. Rutherford cite Ézéchiel 18:4 pour appuyer l'idée que l'âme qui pèche mourra[130].
La causerie aborde ensuite la question du salut. Rutherford affirme que, sans l'intervention divine, tous les hommes périraient définitivement. Dieu a cependant prévu un moyen de rachat en permettant à un autre homme parfait, Jésus-Christ, de mourir en sacrifice pour les pécheurs. Jésus, décrit comme un homme parfait fait "un peu inférieur aux anges" (Hébreux 2:9), a pleinement obéi à Dieu et a souffert une mort ignominieuse pour racheter l'humanité. Grâce à cette obéissance, Dieu l'a ressuscité et l'a établi comme l'auteur du salut éternel pour ceux qui croient en lui et lui obéissent. Rutherford cite Jean 3:36 pour souligner que ceux qui ne croient pas en Jésus ne verront pas la vie, tandis que la colère de Dieu demeurera sur eux[131].
La causerie insiste sur le fait que la vie éternelle est un don de Dieu, conditionné par l'obéissance à ses lois. Rutherford affirme que le sacrifice de Jésus bénéficie uniquement à ceux qui croient et obéissent, tandis que les autres périront à jamais. Il souligne que le plus grand privilège de l'homme est de connaître et de servir Dieu et Jésus-Christ, comme l'indique Jean 17:3. Les Témoins de Jéhovah, en obéissant au commandement divin, s'efforcent de diffuser cette connaissance en proclamant la vérité[132].
Rutherford conclut en évoquant le règne futur du Christ, durant lequel toute méchanceté et égoïsme seront détruits, et où ceux qui aiment la justice hériteront la terre. Il décrit un monde où la criminalité, la maladie et la mort n'existeront plus, et où tous les êtres vivants loueront Dieu. Il cite les livres Création et Réconciliation comme des ressources permettant de trouver tous les textes bibliques relatifs à ces sujets[133].
Une note en bas de page indique que cette causerie fait partie d'une série de discours bibliques disponibles sous forme d'enregistrements phonographiques auprès de la Watch Tower Bible & Tract Society. Ces disques, utilisables sur un phonographe ordinaire, sont présentés comme un excellent moyen de diffuser les vérités bibliques et de susciter des discussions profitables[134].
Témoins de Jéhovah en Allemagne et ailleurs
Cette rubrique relate les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah en Allemagne nazie et dans d'autres pays, ainsi que des témoignages de leur fidélité face à l'oppression.
Un article, traduit d'un journal allemand de Cologne, rapporte le cas d'un Témoin de Jéhovah jugé à Dortmund pour avoir refusé de faire le salut nazi "Heil Hitler". Bien qu'informé par un sergent de police de l'obligation de saluer ainsi, l'accusé a persisté dans son refus, invoquant sa loyauté envers Dieu. Il a été condamné à huit mois de prison et à trois jours supplémentaires pour son refus de saluer[135].
Un autre article, traduit d'un journal suisse, décrit la répression subie par les Étudiants de la Bible en Allemagne. Environ 1 500 d'entre eux seraient détenus dans des prisons ou des camps de concentration. En août 1933, leurs écrits, y compris 400 Bibles, ont été brûlés près de Magdebourg. La Gestapo (police secrète d'État) les accuse d'être influencés par les Juifs, une allégation qualifiée de fausse. Leur imprimerie a été fermée, et leurs machines ont été autorisées à être expédiées à l'étranger. Le directeur technique, un Suisse nommé Joh. Meier, a été contraint de quitter l'Allemagne après que la Gestapo lui a confisqué ses documents comptables[136].
La rubrique évoque également des cas de fidélité aux États-Unis. Un article relate l'histoire d'une jeune fille, Jeanette, qui a refusé de prêter serment d'allégeance au drapeau et de le saluer lors d'un cours d'instruction civique. Elle a expliqué que cette pratique était contraire à sa foi en Dieu. Son attitude a suscité la curiosité de ses camarades, lui permettant de témoigner de sa croyance en le Royaume de Dieu. Une de ses condisciples, dont la mère recevait The Watchtower, a ensuite rejoint Jeanette dans le travail d'évangélisation[137].
Un autre témoignage provient d'un pionnier en Illinois, qui raconte l'histoire d'Henry Dietrich, un "Jonadab" (terme utilisé pour désigner les Témoins de Jéhovah non oints) ayant quitté l'Église évangélique après avoir découvert la vérité. Peu après, il a été victime d'une attaque qui l'a cloué au lit pendant un an. Bien que certains aient interprété cette épreuve comme un jugement divin pour avoir quitté son église, Dietrich y a vu une occasion de partager les souffrances de son Seigneur. Une fois rétabli, il a utilisé un fauteuil roulant pour recueillir des signatures sur une pétition publiée dans The Golden Age, s'associant ainsi à la lutte des Témoins de Jéhovah pour la vérité[138].
Témoignages de fidélité
Cette section présente plusieurs témoignages de fidélité et d'évangélisation parmi les Témoins de Jéhovah.
Un article relate l'histoire d'un couple de personnes âgées et pauvres vivant dans une cabane isolée dans le New Jersey. L'homme, aveugle, et sa femme, paralysée depuis deux ans, ont été visités par des Témoins de Jéhovah. Ils possédaient un poste de radio rudimentaire, fabriqué à partir d'une boîte à cigares et de deux tubes, grâce auquel ils écoutaient régulièrement les émissions de la Watch Tower. Le mari a exprimé sa gratitude envers Joseph Franklin Rutherford pour les messages qu'il diffusait[139].
Un autre témoignage évoque une illustration biblique tirée des souvenirs du docteur Fritz Roesch. Celui-ci raconte avoir observé un berger en Algérie du Sud qui, la nuit, s'allongeait à l'entrée de l'enclos de ses moutons pour en bloquer l'accès avec son propre corps, se faisant ainsi "la porte des brebis". Roesch établit un parallèle avec Jésus, qui s'est lui-même désigné comme "la porte des brebis" et "le bon berger" (Jean 10:7), donnant sa vie pour ses brebis. Cette image souligne le sacrifice de Jésus face aux voleurs et aux brigands, protégeant ainsi ses disciples[140].
Un article rapporte un cas fréquent où des Témoins de Jéhovah, après s'être vu refuser l'accès à une maison sous prétexte qu'il n'y avait plus d'autres habitations dans la rue, ont poursuivi leur chemin et trouvé une famille intéressée par leur message. Six livres et un abonnement annuel à The Golden Age ont été placés dans cette maison. La publication attribue ces obstacles à l'influence de Satan, qui chercherait à empêcher la diffusion de la vérité[141].
Le contrôle italien du "dernier consistoire"
Cet article, traduit d'un journal catholique autrichien, analyse les enjeux politiques et religieux du consistoire convoqué par le pape Pie XI en décembre 1935. Le journal rapporte que le pape aurait déclaré que ce serait son "dernier consistoire", suggérant qu'il ne nommerait plus de nouveaux cardinaux par la suite. Cette décision serait motivée par des problèmes de santé liés à son âge avancé, ainsi que par sa volonté de préparer l'avenir de l'Église[142].
Le consistoire en question revêt une importance politique particulière, car il renforce la majorité italienne au sein du Collège des cardinaux. Sur les 20 nouveaux cardinaux nommés, seuls six ne sont pas italiens, portant le nombre total de cardinaux à 68 (dont 37 Italiens contre 31 étrangers). Même si les deux sièges restants vacants étaient attribués à des étrangers, les Italiens conserveraient la majorité. Cette situation garantit que le prochain pape sera probablement italien, perpétuant ainsi une tradition[143].
L'article souligne le rapprochement entre le Vatican et le gouvernement italien, notamment en raison du soutien des cardinaux et évêques italiens à la politique expansionniste de Mussolini en Éthiopie. Ce soutien a conduit le Vatican à modifier sa position initiale, plus réservée, pour s'aligner sur les vues du régime fasciste. Le journal rapporte que le Vatican a acquis des actions dans l'électrification des lignes de chemin de fer Rome-Florence et Rome-Naples, et a transféré une partie de ses avoirs en devises étrangères au gouvernement italien. De plus, les évêques italiens ont encouragé la population à soutenir l'effort de guerre et à remettre leur or à l'État[144].
La publication met en lumière les tensions avec l'Allemagne, où la nomination d'un cardinal jésuite, le père Boetto, pour remplacer un cardinal allemand décédé, a suscité du mécontentement. L'Allemagne n'a obtenu aucun nouveau cardinal lors de ce consistoire, ce qui a été mal perçu par les autorités nazies. L'article mentionne également la représentation de l'Amérique du Sud, avec la nomination d'un cardinal brésilien et d'un cardinal argentin[145].
Appel des "protestants" au pape
Cet article rapporte une initiative du Conseil chrétien universel, une organisation regroupant plusieurs dénominations protestantes, qui a envoyé des télégrammes au pape Pie XI, à la Société des Nations et aux gouvernements de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie et des États-Unis. Ces messages exhortent à éviter la guerre entre l'Italie et l'Éthiopie et affirment leur soutien à la Société des Nations dans ses efforts pour prévenir toute violation du pacte Kellogg-Briand. La Fédération protestante de France fait partie des unités composant ce conseil[146].
Mosaïques des meurtriers
La rubrique s'ouvre sur une critique acerbe de l'Église catholique romaine, accusée d'hypocrisie dans ses positions sur le contrôle des naissances et la violence religieuse. L'article cite l'archevêque de Saint-Paul, qui ordonne aux catholiques de se retirer des organisations soutenant le contrôle des naissances, les qualifiant d'« organisées pour commettre le meurtre »[147]. La publication souligne l'ironie de cette condamnation, rappelant les déclarations du père John B. Harney, membre des Pères paulistes, selon lesquelles l'Église catholique projette d'assassiner les protestants une fois qu'elle sera suffisamment puissante en Amérique[148]. Une citation du père Harney est reproduite textuellement : « même par la mort si nécessaire » pour arrêter la propagation des « erreurs » protestantes[149].
L'article mentionne également une attaque radiodiffusée de Jos Francis Danrets, éditeur de la revue Wisdom, contre le New York World-Telegram pour avoir publié un compte rendu des activités de Joseph Franklin Rutherford et de ses associés. Danrets, dont le conseil consultatif inclut le père Harney, est présenté comme un relais des positions violentes de la hiérarchie catholique[150].

La publication dénonce par ailleurs les conditions de vie imposées aux sœurs de l'ordre des Pauvres Clarisses à Nottingham, en Angleterre, le 15 octobre 1935. Quatorze religieuses, dont une jeune fille de 19 ans, ont été enfermées dans un couvent où elles sont contraintes de marcher pieds nus, de porter des vêtements en toile de sac grossière, et de dormir sur des lits inclinés. Ces conditions sont décrites comme une forme de maltraitance institutionnelle, reflétant la cruauté de l'Église catholique envers ses propres membres[151].
Enfin, l'article évoque la mort soudaine de Bernard S. Deutsch, président du conseil municipal de New York, à l'âge de 51 ans. Sa disparition, survenue à un moment où il s'opposait à la mainmise de la hiérarchie catholique sur les finances de la ville, est présentée comme un événement suspect, bien que officiellement attribuée à une thrombose coronaire et à une angine de poitrine[152].
Qui d'autre que le Diable ?
Ce court article reprend la thématique de la corruption morale de l'Église catholique, en s'appuyant sur une description satirique de la « reine » de l'Apocalypse 17:3-6, identifiée ici à la papauté. La publication utilise une métaphore théâtrale pour décrire cette figure comme une entité luxueuse et corrompue, vêtue de pourpre et d'écarlate, parée d'or et de pierres précieuses, et tenant une coupe d'or remplie d'abominations. Le texte souligne que cette « reine » est ivre du sang des saints, une référence aux persécutions historiques attribuées à l'Église catholique[153]. L'article se conclut par une invitation ironique adressée à « Oncle Sam » (les États-Unis) à se méfier des avances de cette entité, suggérant que les nations européennes (Édouard VIII, Adolf Hitler, Benito Mussolini, Pierre Laval) ont déjà été dupées par elle[154].
La petite école « rouge »
L'article aborde la controverse autour du refus de certains élèves et enseignants de saluer le drapeau américain, une pratique que la publication associe à une fidélité exclusive à Jéhovah Dieu. Le texte critique vivement les déclarations du Conseil des femmes catholiques de Chicago, qui s'inquiètent de la propagation de l'athéisme et du communisme dans les écoles publiques et appellent à l'embauche d'enseignants « patriotiques »[155]. La publication interprète ces propos comme une tentative de la hiérarchie catholique de contrôler le système éducatif américain, rappelant les efforts passés de l'Église pour détourner des fonds publics vers ses propres écoles paroissiales[156].
L'article cite également le père Eugene J. Callahan, de l'église catholique Saint-Grégoire, qui déplore le refus d'enfants de saluer le drapeau, y voyant un « très mauvais signe ». La publication rejette cette interprétation, affirmant que ces enfants agissent par dévotion à Jéhovah et refusent de compromettre leur foi par des gestes patriotiques hypocrites, contrairement aux enseignements de l'Église catholique qui encourage ses fidèles à saluer le drapeau avec des « réserves mentales »[157]. Le texte met en garde contre le risque de voir les écoles publiques devenir « rouges » non pas à cause du communisme, mais à cause de l'influence de la hiérarchie catholique, accusée de corrompre la moralité et l'honneur[158].

Pas besoin de s'échauffer
Ce bref article rapporte un incident survenu à Bayonne, dans le New Jersey, où deux frères ont refusé de participer au salut au drapeau à l'école Washington. Plutôt que de les expulser ou de les sanctionner sévèrement, les enseignants ont simplement exclu les deux élèves de la classe pendant les périodes de salut au drapeau. La publication salue cette approche pragmatique, citant un éditorial du Bayonne Times qui qualifie cette solution de « sensée »[159].
Le pape pour la guerre — comme tous les autres patrioteers
L'article dénonce l'attitude belliciste du Vatican, en s'appuyant sur les déclarations du révérend Christian F. Reisner, pasteur de l'église méthodiste épiscopale de Broadway Temple. Ce dernier affirme que le Vatican a soutenu la guerre italo-éthiopienne en faisant sonner les cloches de Saint-Pierre de Rome, une position conforme à la tradition historique des papes, qui ont toujours privilégié les intérêts politiques plutôt que la paix[160]. La publication suggère que si les papes avaient œuvré pour la paix au lieu de poursuivre des objectifs politiques, les guerres auraient pu être évitées au cours des quinze derniers siècles[161].
Le spectacle le plus cher du monde
Cet article utilise une métaphore théâtrale pour décrire l'Église catholique comme un spectacle coûteux et corrompu. La publication reprend la description de la « grande prostituée » de l'Apocalypse 17:4, vêtue de pourpre et d'écarlate, parée d'or et de pierres précieuses, et tenant une coupe d'or remplie d'abominations. Le texte souligne que cette entité est ivre du sang des saints et des martyrs, une référence aux persécutions historiques attribuées à l'Église catholique[162]. L'article insiste sur le fait que l'Église catholique, malgré ses apparences de splendeur, est moralement corrompue et cherche à séduire les nations, y compris les États-Unis, pour les dominer politiquement et religieusement[163].
La publication évoque également les opportunités offertes par le diable à l'Église catholique pour étendre son influence, notamment à travers le concept d'« Action catholique », présenté comme un moyen pour la hiérarchie catholique de prendre le contrôle du monde[164].

La dame a manqué le spectacle
Ce court article relate un événement organisé à Kansas City pour célébrer les cinquante ans de sacerdoce d'un prêtre local. Une journaliste décrit avec ironie la cérémonie, qui a attiré une foule importante et a été marquée par un faste ostentatoire. Le texte cite notamment la description des vêtements liturgiques portés par les ecclésiastiques, dont les « zuchettos » (calottes ecclésiastiques) de différentes couleurs selon leur rang : blanc pour le pape, rouge pour les cardinaux, violet pour les évêques, et noir pour les prêtres ordinaires[165].
La journaliste exprime son regret de ne pas avoir pu assister à l'événement en raison de l'affluence, mais souligne que les « dupes » qui travaillent dans les abattoirs ou nettoient les bureaux pour financer ces cérémonies n'ont probablement pas eu cette chance non plus. L'article se conclut par une critique acerbe de l'hypocrisie et du gaspillage associés à ces manifestations religieuses[166].
Coughlin se range derrière Ratti
L'article aborde le soutien apporté par le père Charles Coughlin, figure controversée de la radio américaine, au pape Pie XI (Ratti) et à Benito Mussolini dans le contexte de la guerre italo-éthiopienne. La publication présente Coughlin comme un « bon » catholique, aligné sur les positions bellicistes du Vatican et du régime fasciste italien[167]. Ce soutien est interprété comme une preuve supplémentaire de la collusion entre l'Église catholique, le fascisme et les régimes autoritaires de l'époque[168].
Contenu
Articles sur la critique religieuse et politique
La hiérarchie catholique craint l'influence des films
La publication relate le témoignage de Jo F. Suckle, originaire du Colorado et élevé dans la religion catholique romaine, qui explique comment la lecture de l'ouvrage Child’s History of England de Charles Dickens a ébranlé sa foi en l'Église[169]. Ce livre, considéré comme l'une des meilleures histoires de l'Angleterre, lui a révélé les pratiques violentes de l'Église, telles que l'arrachement d'ongles ou l'aveuglement des non-catholiques, ce qui l'a conduit à remettre en question la légitimité de cette institution. Suckle en a conclu que si l'Église catholique était véritablement divine, elle n'aurait pas besoin de recourir à la violence pour imposer ses croyances. La publication suggère que la hiérarchie catholique contrôle désormais l'industrie cinématographique pour empêcher la diffusion d'œuvres comme celles de Dickens, qui pourraient exposer ses méthodes historiques de persécution[170].
L'opposition des Filles catholiques d'Amérique au contrôle des naissances
Les Filles catholiques d'Amérique, réunies en convention à Seattle, ont condamné le contrôle des naissances, le qualifiant d'immoral, impur, inhumain et anti-américain[171]. La publication ironise sur cette position en soulignant l'ignorance présumée de ces femmes concernant les conditions de vie des jeunes filles célibataires enfermées dans des institutions religieuses et soumises à l'autorité d'hommes célibataires. Elle rappelle également que les organisations catholiques s'opposent aux écoles publiques tout en exigeant une loi fédérale obligeant les enseignants à prêter serment d'allégeance à la Constitution. Enfin, elle note leur soutien à la répression des communistes, tout en semblant approuver une prise de pouvoir par les jésuites qui exclurait les non-catholiques de toute activité professionnelle[172].
Staline, Mussolini, Hitler et Ratti
La publication cite le président de l'Université Yale, James R. Angell, qui accuse les États adoptant des lois exigeant un serment de loyauté des enseignants d'imiter les régimes de Staline, Mussolini et Hitler[173]. Elle souligne cependant l'omission du nom le plus important dans cette liste : le pape Pie XI (Ratti), suggérant ainsi que la hiérarchie catholique partage les mêmes tendances autoritaires que ces dictateurs[174].
La hiérarchie catholique et l'hypocrisie constitutionnelle
La publication dénonce l'hypocrisie de la hiérarchie catholique romaine, qu'elle présente comme le principal ennemi de la Constitution américaine[175]. Elle rapporte que les écoles paroissiales catholiques de Chicago ont célébré une "Journée de la Constitution" en septembre, alors que cette même hiérarchie s'est indignée lorsque la Cour suprême des États-Unis a invalidé le programme NRA (National Recovery Administration), jugé inconstitutionnel. La publication interprète cette initiative comme une manœuvre de façade pour masquer l'hostilité réelle de l'Église envers la Constitution[176].
Le NCWC et le soutien à la NRA
La publication affirme que la NRA a été lancée par la hiérarchie catholique romaine et qu'elle continuera à être soutenue par cette dernière[177]. Elle cite un mémorandum du National Catholic Welfare Conference (NCWC), relayé par le Des Moines Tribune, qui appelle à relancer la NRA. La publication rappelle que le NCWC est également responsable de campagnes de pression sur les stations de radio pour diffuser les discours de Joseph Franklin Rutherford, et qu'il constitue la branche médiatique de la hiérarchie catholique visant à prendre le contrôle du gouvernement américain[178].
Les aumôniers des camps non confessionnels
La publication ironise sur la nomination par le cardinal Hayes d'aumôniers catholiques pour des camps qualifiés de "non confessionnels" dans l'archidiocèse de New York[179]. Elle énumère les noms des prêtres désignés, tous d'origine irlandaise, et souligne l'absurdité de cette situation en citant un passage de l'Évangile de Marc 10:13-16, où Jésus bénit les enfants, contrastant avec l'attitude des institutions religieuses qui cherchent à contrôler plutôt qu'à servir[180].
Les revenus de Charles Coughlin
La publication cite un article du Cincinnati Enquirer qui révèle que le père Charles Coughlin, animateur d'une émission de radio populaire, demande à ses 8 millions d'auditeurs de contribuer 10 cents par mois pour financer ses activités[181]. Cela représenterait un revenu annuel de 9,6 millions de dollars, une somme qualifiée de "simple bagatelle" par la publication, qui souligne ainsi l'ampleur des ressources financières mobilisées par les figures religieuses influentes[182].
Paragraphes protestants
Le vol d'églises
La publication rapporte deux cas de vols d'églises survenus en juin, l'un dans le New Jersey et l'autre dans le Kentucky[183]. Dans le premier cas, un homme a été arrêté pour avoir emporté un bâtiment de 14 x 20 pieds, 26 chaises, 7 Bibles et 8 livres de cantiques. Dans le second, un pasteur a volé des bancs en 1934 et, en juin 1935, a été surpris en train de démonter la structure de l'église avec l'aide d'un autre pasteur et de complices. Il a été arrêté et libéré sous caution de 2 000 dollars. La publication suggère que ces vols pourraient se multiplier, mais que les coupables finiront par devoir travailler honnêtement, citant Zacharie 13:4-6 pour appuyer cette prédiction[184].
Un meurtrier embarrassé
La publication relate l'histoire d'un pasteur baptiste du Texas, Ernest Exprice, connu pour tirer son nom sur des planches avec des balles de six revolvers et pour avoir participé à un lynchage[185]. Il est incarcéré en Louisiane pour le meurtre d'un chef de la police au Texas. La publication souligne l'ironie de la situation : alors que des meurtriers comme lui bénéficient d'une grande influence auprès des autorités policières et judiciaires dans le Nord, où ils peuvent faire emprisonner des innocents sans difficulté, dans le Sud, les meurtriers sont arrêtés et emprisonnés. Elle critique ainsi l'injustice du système judiciaire et l'influence néfaste de certains religieux[186].
L'alambic du révérend
La publication raconte l'histoire du révérend Homer Boster, qui a installé un alambic dans son poulailler pour financer les études de sa fille[187]. Arrêté pour ne pas avoir payé de licence, il a dû verser une amende de 100 dollars. La publication ironise sur son regret d'avoir choisi cette activité illégale plutôt que de continuer à "secouer les paniers de collecte sous le nez des âmes honnêtes mais égarées", une pratique qu'il avait abandonnée pour se lancer dans l'élevage de poules. Elle suggère que cette expérience devrait lui servir de leçon pour abandonner définitivement les activités illicites[188].
Les chèvres suivent le vicaire
La publication reproduit une photographie publiée dans le London Telegraph montrant le révérend H. A. Richings, de Hexton, Hertfordshire, suivi par un troupeau de chèvres[189]. Elle commente cette image en soulignant son caractère symbolique et approprié, sans donner plus de détails, mais en laissant entendre une critique implicite du comportement des religieux[190].
Prendre sa colère sur les enfants ?
La publication cite les propos du révérend A. P. Thompson, pasteur de l'église baptiste de Main Street à Petersburg, qui attribue une épidémie de poliomyélite à la décision des comtés de Caroline du Nord de voter en faveur de la légalisation de l'alcool[191]. Selon lui, ce vote aurait provoqué la colère de Dieu, qui se serait vengé en frappant les enfants. La publication ironise sur cette interprétation en citant Marc 10:13-16, où Jésus bénit les enfants, et souligne l'absurdité de croire qu'un Dieu capable de torturer éternellement les hommes pour des fautes commises par d'autres pourrait infliger des souffrances aux enfants en raison des choix de leurs parents[192].
Quatorze façons de ne rien dire
La publication rapporte les propos de Merron S. Rice, de Détroit, qui a déclaré lors d'une conférence méthodiste à Des Moines que, dans sa jeunesse, il s'était entraîné à dire la même chose de quatorze manières différentes pour impressionner son auditoire[193]. Il a cependant reconnu que cette pratique, autrefois appréciée, n'intéresse plus personne aujourd'hui. La publication souligne ainsi la vacuité des discours religieux traditionnels et leur perte d'influence[194].
Imiter les Témoins de Jéhovah
La publication mentionne une campagne menée par 100 églises de la région de Los Angeles, qui ont imité les Témoins de Jéhovah en visitant chaque foyer pour demander aux habitants quelle église ils préféraient fréquenter[195]. L'objectif était d'identifier les préférences religieuses des ménages pour leur envoyer ensuite des enveloppes et les inciter à contribuer aux frais des églises. La publication souligne que cette initiative, bien que s'inspirant des méthodes des Témoins de Jéhovah, ne vise pas à propager la vérité, mais à renforcer les structures religieuses traditionnelles[196].
La glace à la vanille au chocolat
La publication rapporte une anecdote concernant un prédicateur noir qui tentait d'expliquer sa conception de l'enfer[197]. Il a comparé l'enfer à du fer en fusion sortant d'un four, mais a précisé que, dans son idée, ce matériau était utilisé pour fabriquer de la glace au chocolat. La publication utilise cette métaphore pour illustrer l'absurdité des représentations traditionnelles de l'enfer et des doctrines religieuses[198].
Le spiritisme dans une chaire congrégationaliste
Une réponse sans référence biblique
La publication reproduit une lettre adressée par un ministre congrégationaliste australien, W. Hawke, à un correspondant nommé J. Hollamby, qui lui avait demandé des informations sur la vie après la mort[199]. La réponse du ministre ne contient aucune référence aux Écritures, mais recommande plutôt la lecture d'ouvrages d'auteurs athées ou matérialistes, tels que Robert Blatchford, Flammarion, Lombroso, Randell et Findlay. Ces auteurs, selon le ministre, auraient découvert des vérités sur la vie après la mort après des décennies d'études approfondies. La publication souligne l'ironie de cette réponse, qui ignore complètement la Bible et privilégie des sources non chrétiennes pour aborder une question théologique fondamentale[200].
Il a récupéré les bagues
La publication relate une anecdote rapportée par F. E. Smith, de Californie, concernant un pasteur presbytérien d'une église huppée qui a annoncé un dimanche que les collectes étaient en baisse et qu'il accepterait volontiers des bijoux, de l'or ou tout objet de valeur[201]. Une vieille dame de 83 ans, membre dévouée de cette église, a alors offert deux bagues en diamant. Lorsque son fils a découvert ce don, il a exigé leur restitution auprès du pasteur. Ce dernier a refusé, menaçant de poursuivre le fils en justice et de révéler publiquement son comportement. Le fils a finalement récupéré les bagues, mais la publication souligne l'exploitation financière des fidèles par certains religieux et leur manque d'éthique[202].
Des emplois pour le révérend Arthur Edwards
La publication rapporte les propos du révérend Arthur Edwards, pasteur de l'église méthodiste épiscopale de Union Grove, Wisconsin, qui a déclaré souhaiter envoyer tous les Témoins de Jéhovah au large dans un bateau et les jeter par-dessus bord[203]. La publication ironise sur ce souhait en suggérant que le révérend Edwards devrait plutôt chercher des emplois plus adaptés à ses talents, comme frapper et étouffer des enfants qui refusent de saluer le drapeau à Canonsburg, en Pennsylvanie, ou rejoindre les escadrons de choc du New Jersey pour emprisonner les Témoins de Jéhovah. Elle propose également qu'il aille en Allemagne pour persécuter les Témoins de Jéhovah aux côtés de Hitler, ou même qu'il aille trouver le Diable pour apprendre ses méthodes de meurtre, citant Jean 8:44 pour souligner l'hypocrisie de ses propos[204].
Création et Vindication
La création et la perfection originelle
La publication affirme que Jéhovah est le Créateur du ciel et de la terre, la cause première de toute chose visible et invisible[205]. Elle cite Isaïe 45:18 pour appuyer cette déclaration et souligne que toutes les créatures, y compris les anges, ont observé avec intérêt la préparation de la terre pour l'homme lors des six jours de la création. La publication rappelle que toutes les créatures doivent finalement honorer le Créateur et que celles qui ne le font pas seront détruites, citant Psaume 145:20. Elle insiste sur le fait que la création originelle était parfaite, comme le confirme Genèse 1:31, et que Dieu a jugé son œuvre "très bonne"[206].
La rébellion de Lucifer
La publication explique que la désobéissance a perturbé l'équilibre de la création et que Lucifer, un chérubin protecteur parfait et glorieux, a été placé en Éden pour veiller sur les intérêts de l'homme[207]. Elle décrit Lucifer comme une créature magnifique, comparable à toutes les pierres précieuses, et représentant les cours célestes sur terre. Cependant, sa beauté et sa splendeur l'ont conduit à l'orgueil et à la rébellion, cherchant à s'élever au rang de Dieu, comme le rapporte Isaïe 14:13-14. La publication souligne que Lucifer, désormais connu sous le nom de Satan, a entraîné d'autres anges dans sa rébellion, devenant ainsi des démons[208].
La dégénérescence
La publication explique que Satan a commencé à corrompre la création en incitant Ève à manger du fruit défendu, entraînant ainsi la chute d'Adam[209]. Cette désobéissance a introduit le péché et la mort dans le monde, comme le souligne Romains 5:12. Satan a également convaincu de nombreux anges de le suivre dans sa rébellion, devenant ainsi des démons. La publication décrit les différents noms attribués à Satan, tels que "opposant", "calomniateur", "trompeur" et "dévoreur", reflétant ses actions malveillantes. Elle souligne que cette rébellion a transformé la terre, autrefois harmonieuse, en un lieu de souffrance et de désordre[210].
La dégradation de la création
La permission de manger de la viande
La publication explique que, après le déluge, les hommes ont reçu la permission de manger "tout ce qui se meut et qui vit", ce qui a introduit la peur et la crainte de l'homme chez les bêtes, les oiseaux et les reptiles[211]. Elle cite Genèse 9:2-3 pour appuyer cette affirmation et souligne que cette permission n'impliquait pas que les animaux attaqueraient l'homme, mais plutôt qu'ils le fuiraient. La publication note que cette autorisation a marqué un tournant dans les relations entre l'homme et les animaux, qui étaient auparavant pacifiques et harmonieux[212].
La violence et la chasse
La publication critique la chasse et le déversement de sang, qui sont devenus courants après que les hommes aient ignoré les instructions du Créateur[213]. Elle mentionne Nimrod, décrit comme un "puissant chasseur", et souligne que cette violence a encore dégradé la création de Dieu. La publication explique que la nature a été pervertie, rendant de nombreux animaux sauvages et dangereux, et que cette situation a conduit à reprocher à Dieu les maux de la terre, alors qu'Il n'en est pas responsable[214].
Le nom de Dieu blasphémé
La publication affirme que Satan a perverti la création par le mensonge et la tromperie, incitant les hommes à suivre une voie injuste et méchante[215]. Elle décrit comment les hommes, en s'éloignant de la parole de Dieu, se demandent pourquoi un Dieu d'amour permet tant de souffrance et d'injustice. Elle souligne que les hommes, plus rapaces que les bêtes, exploitent et dévorent leurs semblables, parfois littéralement dans certaines tribus. La publication attribue ces maux à Satan, qui rejette la responsabilité sur Dieu, blasphémant ainsi Son nom et remettant en question Sa sagesse, Son amour et Sa justice[216].
Les doctrines des démons
La publication dénonce la théorie de l'évolution, qu'elle qualifie de doctrine diabolique, car elle nie l'existence d'un Créateur et attribue aux créatures ou à la nature le pouvoir de création[217]. Elle explique que cette théorie, bien qu'absurde, est imposée comme un fait établi et que ceux qui la rejettent sont traités d'ignorants. La publication souligne que cette doctrine encourage les hommes à se comporter comme des prédateurs, justifiant ainsi la compétition et l'exploitation mutuelle. Elle critique également l'idée que les "défavorisés" devraient être empêchés de se reproduire pour ne laisser survivre que les "plus aptes", une vision qu'elle attribue à Satan et à ses partisans[218].
Dieu est amour =
La publication affirme que les commandements et les desseins de Jéhovah Dieu sont ignorés et bafoués par les systèmes terrestres, ce qui entraîne un déshonneur pour son nom. Elle souligne que les Écritures déclarent que « Dieu est amour » (1 Jean 4:8) et qu’il ne méprise personne (Job 36:5), exhortant ses créatures intelligentes à s’aimer mutuellement pour le bien-être de tous. En revanche, Satan et ses partisans ne s’aiment qu’eux-mêmes et exploitent leurs semblables pour leur profit personnel. Cette attitude égoïste a conduit les puissants de la terre à concentrer entre leurs mains la quasi-totalité des richesses mondiales, réduisant les autres à une condition de servitude et d’esclavage virtuel. La publication dénonce également la complicité des gouvernements dans des guerres motivées par l’appât du gain, sacrifiant des millions de vies humaines pour des intérêts matériels[219].
La coercition, méthode du Diable
Ce texte décrit la coercition comme une méthode utilisée par Satan et ses agents pour contraindre les individus à agir contre leur volonté, notamment en les poussant à accomplir des actes qu’ils considèrent comme moralement répréhensibles. La coercition prend diverses formes, allant de la menace et de la flatterie à l’intimidation, et peut aller jusqu’à infliger des souffrances physiques ou la mort, comme ce fut le cas lors de l’Inquisition menée par la hiérarchie catholique romaine. Satan utilise ces moyens pour imposer son empire mondial, discréditant ainsi le nom de Jéhovah. Il cherche à faire croire que son approche égoïste est la voie légitime, tandis que toute autre attitude est présentée comme insensée. Par ailleurs, Satan incite les hommes à oublier leur Créateur en érigeant des symboles, des images ou des emblèmes comme objets de dévotion, les amenant ainsi à violer le premier commandement divin : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Exode 20:3-5). Le formalisme religieux, qui consiste à accomplir des rites sans engagement sincère du cœur, est également présenté comme une stratégie satanique pour enchaîner les esprits et étouffer la raison[220].
Un nouveau ciel et une nouvelle terre
Ce texte annonce la promesse divine de créer un « nouveau ciel et une nouvelle terre » (Isaïe 65:17), symbolisant la fin des conditions corrompues instaurées par Satan dans les sphères visibles et invisibles. La terre littérale, quant à elle, subsistera éternellement (Ecclésiaste 1:4). Les « cieux » actuels, constitués des puissances spirituelles maléfiques qui dominent le monde, seront détruits par le « feu de la jalousie de Dieu » (Sophonie 3:8-9). Le nouveau ciel sera dirigé par le Christ, Fils fidèle de Jéhovah, accompagné des 144 000 élus et d’une multitude d’anges saints. Sur la nouvelle terre, les conditions de vie seront radicalement transformées : les animaux coexisteront pacifiquement, comme le décrit Isaïe 11:6-9, et la malédiction originelle sera levée, laissant place à une création harmonieuse où la connaissance de Jéhovah remplira la terre. Satan et ses partisans seront définitivement anéantis, et le nom de Jéhovah sera glorifié pour l’éternité[221].
Ce que l'on obtient pour 2 dollars
Cet encadré présente une offre promotionnelle du « Père » Jérôme, basée à Chicago, qui propose un ensemble d’objets religieux en échange de deux dollars. Le colis comprend notamment un exemplaire de l’*Évangile de Jean*, un *Mémento de la Petite Fleur* (une image touchée par une relique), un *Agnus Dei* (un morceau de cire « béni » par le pape), un *badge du Sacré-Cœur*, une *palme bénite*, une *médaille de Saint-Benoît*, une *médaille miraculeuse* (dont l’origine est attribuée à la Vierge Marie), une *médaille scapulaire* et une *médaille de Saint-Christophe* (censée protéger contre les accidents de voiture). La publication critique vivement ces objets, les qualifiant de « camelote » sans valeur réelle, et souligne l’absurdité de croire qu’ils offrent une protection spirituelle ou matérielle. Elle dénonce également l’exploitation des croyants, en particulier des habitants de l’Illinois, qualifiés de « naïfs » (ou « *suckers* » en anglais, un terme péjoratif désignant des personnes facilement dupées)[222].
Assemblées des Témoins de Jéhovah
Cette section annonce les prochaines assemblées des Témoins de Jéhovah dans plusieurs villes des États-Unis et du Canada. Les conventions sont prévues dans les lieux suivants : le *Shrine Auditorium* à Los Angeles (Californie), l’*Armurerie du Marché Richmond* à Baltimore (Maryland), le *Théâtre Temple* à Birmingham (Alabama), le *Jordan Hall* à Boston (Massachusetts), l’*Opéra civique* à Chicago (Illinois), le *Masonic Auditorium* à Cleveland (Ohio), le *Carpenters’ Hall* à Kansas City (Missouri), le *Mecca Temple* à New York, le *Syria Mosque* à Pittsburgh (Pennsylvanie) et le *Massey Hall* à Toronto (Ontario, Canada). Pour chaque ville, une adresse est fournie afin que les participants puissent obtenir des informations sur les hébergements. Les assemblées des îles Britanniques sont également mentionnées, avec une adresse à Londres pour les demandes d’informations. Enfin, la publication annonce que le discours intitulé *« Séparer les nations »* sera prononcé lors de ces conventions[223].
Édition autographiée de « Richesses »
Cette annonce met en avant l’édition autographiée du dernier livre de Joseph Franklin Rutherford, intitulé *« Richesses »* (*Riches* en anglais). La publication affirme que cet ouvrage apporte des informations permettant à chacun de réaliser ses aspirations les plus profondes. L’édition autographiée est disponible contre une contribution de 50 cents, destinée à financer la diffusion du message du Royaume. Un coupon est inclus pour commander le livre, avec l’adresse de la *Watch Tower* à Brooklyn (New York) pour l’envoi des contributions et des demandes[224].
Illustrations du numéro
Références
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 298.
- ↑ « Le courage de mettre Dieu en premier », Bibliothèque en ligne des Témoins de Jéhovah (jw.org).
- ↑ Grokipedia — Minersville School District v. Gobitis.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292-295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 309-311.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 311.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295, 311.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 318.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 318.
- ↑ Persecution of Jehovah's Witnesses in Nazi Germany, Wikipedia.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 293.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ Persecution of Jehovah's Witnesses in Nazi Germany, Wikipedia.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, pp. 293-294, 310.
- ↑ Minersville School District v. Gobitis, Grokipedia.
- ↑ Joseph Franklin Rutherford, Religion Wiki/Fandom.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 311.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ Aluminum: Alcoa and Anti-Trust, Impact of Materials on Society, University of Florida / Unizin, [1].
- ↑ U.S. Government Loses Its Suit Against Alcoa, EBSCO Research Starters, [2].
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ Freeze, R. Allan ; Lehr, Jay H. (2009), The Fluoride Wars, Wiley-Blackwell, p. 132.
- ↑ Bergman, Jerry (2004), cité dans l'article Aluminium de cette encyclopédie.
- ↑ Penton, James M. (1997, 2e éd.), Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, University of Toronto Press, p. 66.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ Cf. Parish, H. J. (1965), A History of Immunization, Livingstone, Edinburgh, pp. 120-130.
- ↑ Chryssides, George D. (2008), Historical Dictionary of Jehovah's Witnesses, Scarecrow Press, p. 133.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The History of Osteopathy in the UK, Osteopedia, [3].
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 299.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ L'Encyclopédie canadienne, article « Harry Hereward Stevens », consulté en 2024.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ Wikipedia, National Recovery Administration, consulté en 2024.
- ↑ Catholic University of America Library Guide, Shall the NRA Be Scrapped?, 1934, consulté en 2024.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Canadian Encyclopedia, article « Ambrose Small Case », consulté en 2024.
- ↑ Dictionnaire biographique du Canada, article « Small, Ambrose Joseph », consulté en 2024.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 293.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 293.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 293.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 296.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 296.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 296.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 296.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 296.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 297.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 297.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 297.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 297.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 298.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 298.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 298.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 298.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 299.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 299.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 299.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 299.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 299.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 299.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 300.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 301.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 290.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 291.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 292.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 293.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 294.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 295.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 309.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 309.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 310.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 310.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 310.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 311.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 311.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 311.
- ↑ Ibid.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 312.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 313.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 314.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 314.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 314.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 314.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 314.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 314.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 315.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 316.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 317.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 317.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 318.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 319.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 319.
- ↑ The Golden Age du 12 février 1936, p. 320.