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Bill Bowen

De Tj-encyclopédie
Bill Bowen

Bill Bowen devant l'entrée du siège de la Société Watch Tower, à Brooklyn, lors de la marche de Silentlambs du 27 septembre 2002
Nom complet William H. Bowen, dit Bill Bowen
Naissance vers 1958
Nationalité Américaine
Occupation fabricant de bougies, ancien de congrégation, fondateur de Silentlambs
Connu(e) pour la dénonciation du traitement des abus sexuels sur les enfants chez les Témoins de Jéhovah

William H. Bowen, dit Bill Bowen (né vers 1958)[1], est un Témoin de Jéhovah du Kentucky, ancien de sa congrégation jusqu'en 2000. En 2000, il découvre qu'un autre ancien de sa congrégation a abusé d'enfants. Le siège lui demande de garder l'affaire secrète. Il démissionne, prévient lui-même la police et fonde en 2001 Silentlambs (« Les agneaux réduits au silence »), qui recueille les témoignages de victimes. Exclu en 2002, il est l'un des principaux critiques publics du traitement de la pédophilie par les Témoins de Jéhovah.

Biographie

Un Témoin de la deuxième génération

Bill Bowen naît dans une famille de Témoins de Jéhovah. Son père est ancien pendant plus de quarante ans[2]. Il fait du porte-à-porte dès l'âge de cinq ans[3]. De 1977 à 1979, il travaille au Béthel, le siège de Brooklyn. Il est ensuite pionnier pendant plusieurs années et donne des exposés aux assemblées[4]. Il dit être resté Témoin pendant 43 ans[5].

Dans le civil, il fabrique des bougies[6]. Il est ancien pendant une quinzaine d'années dans une petite congrégation de l'ouest du Kentucky, à Draffenville, dont il coordonne le collège des anciens[7]. Selon lui, il perd cette fonction en 1992 : il refusait de céder sur la nomination d'un homme qui avait abusé d'un enfant. Il est nommé de nouveau en 1994[8].

L'affaire de sa congrégation (2000)

En 2000, en classant les papiers confidentiels de la Salle du Royaume, Bowen trouve une déposition datant des années 1980. Elle accuse un ancien qu'il connaît bien d'avoir abusé d'une fillette d'environ onze ans. L'homme avait été légèrement réprimandé, et la police n'avait pas été prévenue[9]. L'enquête fait soupçonner qu'un autre enfant est victime[10].

Bowen travaille près d'un an sur ce dossier. Il envoie au Béthel un rapport de quinze pages. La réponse : retirer l'homme de sa fonction d'ancien, et n'en parler à personne[11]. Il appelle huit fois le service juridique du siège, et enregistre le dernier appel[12]. On lui conseille de questionner encore l'homme et, s'il nie, de « laisser ça à Jéhovah », sans « se mettre dans la mélasse »[13]. L'enregistrement passe ensuite dans les émissions Dateline et Panorama.

En novembre 2000, Bowen commence sa lettre de démission. Il y écrit : « Il y a un silence des agneaux, les petits, qui se tournent vers Toi et vers les collèges d'anciens pour être protégés, mais qui sont écrasés et rejetés. […] La Watchtower est protégée, le pédophile aussi : tant pis pour l'agneau silencieux. » Il démissionne en décembre 2000. En janvier 2001, malgré les menaces, il signale lui-même l'agresseur aux autorités[14]. La plainte n'aboutit pas. Au Kentucky, il n'y a pas de prescription pour ces crimes. Mais les parents de la victime la menacent de la mettre à la rue si elle signe : elle « jetterait l'opprobre » sur Jéhovah. Elle ne signe pas, et l'homme reste Témoin[15].

Silentlambs (2001)

De sa lettre, Bowen tire le nom « Silentlambs ». Il publie d'abord sous ce nom, anonymement, sur Internet. Il vend deux livres rares des Témoins pour 1 000 dollars et ouvre le site en mars 2001. Trois mois plus tard, Silentlambs devient une association sans but lucratif. Son conseil réunit Bowen, sa femme et un avocat du Kentucky, Rush Hunt[16]. L'association a son siège à Dayton, dans le Tennessee[17].

Barbara Anderson, ancienne du Béthel, raconte autrement ces débuts. Fin 2000, un ami à elle repère sur un forum le message d'un ancien inquiet pour les enfants de sa congrégation : c'est Bowen. Elle le contacte et lui apprend ce qu'elle connaît des abus dans l'organisation. Selon elle, ils choisissent ensemble le nom du site[18]. Bowen affirme au contraire avoir fondé Silentlambs « seul ». Son récit répond à des « spéculations » sur les origines de l'association[19].

Les témoignages affluent. Barbara Anderson en compte une centaine en quelques semaines, et plus de six mille au bout de cinq ans[20]. En 2002, Bowen parle de plus de 5 000 Témoins qui reprochent à l'organisation de ne pas avoir traité correctement des abus[21]. L'association tient une ligne téléphonique pour les victimes et une liste des villes où des agresseurs présumés ont été signalés[22]. En 2026, Bowen dit avoir signalé plus de 1 000 agresseurs[23].

Les émissions et l'exclusion (2002)

Le 28 mai 2002, Bowen apparaît dans l'émission Dateline de NBC. Il y précise qu'il ne prétend pas que les Témoins comptent plus d'agresseurs que d'autres religions. Le problème, selon lui, est la façon dont l'organisation traite les affaires. Il conclut pourtant : « Cette organisation est un paradis pour pédophile. »[24] En juillet, l'émission Panorama de la BBC reprend un chiffre qu'il avance. La base de données du siège contiendrait 23 720 noms d'agresseurs, aux États-Unis, au Canada et en Europe. Il le tient de deux sources internes[25]. Le siège reconnaît tenir une telle liste, mais dit que le nombre est « bien inférieur », sans le donner[26].

Au même moment, sa congrégation envisage de l'exclure pour avoir « causé des divisions »[27]. Fin juillet 2002, trois anciens le jugent dans la Salle du Royaume de Draffenville, porte fermée et fenêtres masquées par des sacs en plastique. Ils le déclarent coupable et l'excluent[28]. Ses deux appels échouent, et l'exclusion est annoncée le 15 août[29]. Selon Bowen, le comité d'appel lui a expliqué qu'une vérité qui trouble les fidèles suffit à justifier l'exclusion[30]. « Voilà comment les Témoins de Jéhovah traitent les victimes et ceux qui veulent les protéger, dit-il. Ils les font taire en les menaçant d'exclusion. »[31] Le porte-parole J. R. Brown répond que seuls les coupables non repentants sont exclus[32].

Le 27 septembre 2002, Bowen conduit une marche de victimes jusqu'au siège de Brooklyn[33]. « Aujourd'hui c'est votre journée, le jour où les agneaux ne sont plus silencieux », lance-t-il[34].

Les procès

Au printemps 2002, Silentlambs aide à préparer les premiers grands procès civils intentés à la Société Watch Tower pour sa gestion des abus. Bowen explique aux avocats le fonctionnement interne de l'organisation[35]. En mai 2007, il annonce à Nashville que plusieurs de ces procès ont été réglés à l'amiable. Les victimes indemnisées ont dû s'engager à ne plus jamais parler de leur agression[36][37]. Silentlambs suit aussi Candace Conti depuis 2003. En 2012, l'affaire Conti aboutit à une lourde condamnation de la Société Watch Tower[38].

Bowen témoigne comme expert dans des procès et conseille des avocats[39]. Dans l'affaire Conti, l'avocat de la Société Watch Tower conteste ce rôle. Selon lui, le site de Silentlambs sert surtout à Bowen à exprimer ses « griefs personnels » contre ses anciens coreligionnaires[40]. Bowen a aussi créé un site, JW Child Custody, pour aider les parents non Témoins dans les conflits de garde d'enfants[41].

Le prix personnel

Bowen dit avoir perdu plus de quarante membres de sa famille, qui ont cessé de lui parler. Les Témoins qui travaillaient pour lui sont partis, et des clients ont été détournés[42]. En 2005, la Télévision suisse romande montre comment son père est appelé à dénigrer son fils et son association[43]. Selon Bowen, ses parents ont rejeté leurs petits-enfants. Sa mère est morte le 19 avril 2026 : il ne l'a appris que deux jours plus tard. Sa sœur s'est suicidée alors qu'elle tentait d'être réintégrée chez les Témoins[44]. Il ajoute que des Témoins l'appellent en secret pour le remercier[45].

Une voix internationale

Bowen intervient dans des émissions de nombreux pays. On le voit en Suisse dans Temps Présent (2005) et en France dans Enfance sous emprise (Canal+, 2007). En 2013, il avance dans Lyon Capitale le chiffre de « près de 400 cas de viols confessés possibles en France »[46]. Son calcul repose sur une estimation qu'il présente comme prudente : un agresseur ayant avoué pour deux congrégations[47]. En octobre 2026, il participe à une table ronde de l'Association pour la science et la transmission de l'esprit critique (ASTEC). À ses côtés : la journaliste Jade Serrano, l'avocat espagnol Carlos Bardavío Antón et l'ancien Témoin belge Patrick Haeck[48]. Il y estime désormais à près de 100 000 le nombre de noms de la base de données du siège[49].

Critiques

L'historien M. James Penton reconnaît le rôle de Silentlambs, qui accroît la pression publique sur le Collège central. Il juge pourtant que le comportement de Bowen a parfois donné de lui et de son association une image « irrationnelle ». Bowen s'en est pris à d'autres anciens Témoins, dont Raymond Franz, qu'il rendait responsable de l'interprétation de la règle des deux témoins. Il affirme aussi bruyamment que les abus sont plus fréquents chez les Témoins que dans toute autre religion. Pour Penton, ni lui ni personne n'a de statistiques suffisantes pour le prouver[50]. En 2002, Bowen disait pourtant le contraire sur NBC : le problème n'était pas le nombre d'agresseurs, mais leur traitement[51].

Ses chiffres ne sont pas vérifiables. Le nombre de 23 720 noms vient de sources anonymes. Les estimations de 400 cas en France et de 100 000 noms reposent sur ses propres calculs. Son ton est souvent violent. En 2026, il traite les avocats de la Société Watch Tower de « rebut de la terre » le plus corrompu[52]. Il dit avoir refusé de s'allier à des groupes d'anciens Témoins aux « objectifs » éloignés du sien[53].

Les faits qu'il a dénoncés ont, eux, été confirmés. En 2016, la Commission royale australienne établit que l'organisation tenait des dossiers sur 1 006 auteurs présumés depuis 1950. Elle n'en avait signalé aucun à la police[54]. Devant la justice californienne, un responsable du siège a parlé des rapports d'abus envoyés par les anciens depuis 1997. Il a reconnu qu'ils étaient classés dans les dossiers de près de 14 000 congrégations[55].

Voir aussi

Liens externes

Références

  1. ↑ Laurie Goodstein, « Ousted Members Contend Jehovah's Witnesses' Abuse Policy Hides Offenses », The New York Times, 11 août 2002, archive consultée le 22 octobre 2026. L'article lui donne 44 ans.
  2. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026. Récit de Bowen lui-même.
  3. ↑ Témoins silencieux, Temps Présent, Télévision suisse romande, 2005, transcription sur le wiki.
  4. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  5. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 8 min 05 s, consulté en 2026.
  6. ↑ Dateline, NBC, 28 mai 2002, transcription sur le wiki.
  7. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  8. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  9. ↑ Dateline, NBC, 28 mai 2002, transcription sur le wiki.
  10. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  11. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 01 min 52 s, consulté en 2026.
  12. ↑ Enfance sous emprise, Canal+, 2007, transcription sur le wiki.
  13. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 02 min 18 s, consulté en 2026.
  14. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  15. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 03 min 09 s, consulté en 2026.
  16. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  17. ↑ « Silentlambs », Wikipédia en anglais, consulté le 22 octobre 2026.
  18. ↑ Barbara Anderson, récit du 1er mai 2006 publié dans un livre de Poul Bregninge, cité sur la page Barbara Anderson du wiki.
  19. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  20. ↑ Barbara Anderson, récit du 1er mai 2006 publié dans un livre de Poul Bregninge, cité sur la page Barbara Anderson du wiki.
  21. ↑ Laurie Goodstein, « Ousted Members Contend Jehovah's Witnesses' Abuse Policy Hides Offenses », The New York Times, 11 août 2002, archive consultée le 22 octobre 2026.
  22. ↑ Silentlambs, site de l'association, consulté le 22 octobre 2026.
  23. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 9 min 14 s, consulté en 2026.
  24. ↑ Dateline, NBC, 28 mai 2002, transcription sur le wiki.
  25. ↑ Panorama, BBC, juillet 2002, transcription sur le wiki.
  26. ↑ Laurie Goodstein, « Ousted Members Contend Jehovah's Witnesses' Abuse Policy Hides Offenses », The New York Times, 11 août 2002, archive consultée le 22 octobre 2026.
  27. ↑ Stan Guthrie, « Watchtower Ousts Victims, Whistle-Blowers », Christianity Today, 8 juillet 2002, consulté le 22 octobre 2026.
  28. ↑ Laurie Goodstein, « Ousted Members Contend Jehovah's Witnesses' Abuse Policy Hides Offenses », The New York Times, 11 août 2002, archive consultée le 22 octobre 2026.
  29. ↑ « Jehovah's Witness critic disfellowshipped », The Alabama Baptist, 19 septembre 2002, consulté le 22 octobre 2026.
  30. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 27 min 35 s, consulté en 2026.
  31. ↑ Laurie Goodstein, « Ousted Members Contend Jehovah's Witnesses' Abuse Policy Hides Offenses », The New York Times, 11 août 2002, archive consultée le 22 octobre 2026.
  32. ↑ Stan Guthrie, « Watchtower Ousts Victims, Whistle-Blowers », Christianity Today, 8 juillet 2002, consulté le 22 octobre 2026.
  33. ↑ « Jehovah's Witness critic disfellowshipped », The Alabama Baptist, 19 septembre 2002, consulté le 22 octobre 2026.
  34. ↑ Enfance sous emprise, Canal+, 2007, transcription sur le wiki.
  35. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  36. ↑ Enfance sous emprise, Canal+, 2007, transcription sur le wiki.
  37. ↑ Adelle M. Banks, « Jehovah's Witnesses settle sexual abuse cases », Religion News Service, 11 mai 2007, repris par ISKCON News, consulté le 22 octobre 2026.
  38. ↑ William H. Bowen, « The History of Silentlambs », silentlambs.org, archive consultée le 22 octobre 2026.
  39. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 06 min 02 s, consulté en 2026.
  40. ↑ « Silentlambs », Wikipédia en anglais, consulté le 22 octobre 2026, d'après les pièces de la cour du comté d'Alameda (2012).
  41. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 09 min 04 s, consulté en 2026.
  42. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 03 min 56 s, consulté en 2026.
  43. ↑ Témoins silencieux, Temps Présent, Télévision suisse romande, 2005, transcription sur le wiki.
  44. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 04 min 19 s, consulté en 2026.
  45. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 28 min 12 s, consulté en 2026.
  46. ↑ Guillaume Lamy, « Témoins de Jéhovah : omerta sur des abus sexuels », Lyon Capitale, 22 juillet 2013, consulté le 22 octobre 2026.
  47. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 14 min 40 s, consulté en 2026.
  48. ↑ « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », ASTEC, YouTube, 15 octobre 2026, consulté en 2026.
  49. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 11 min 20 s, consulté en 2026.
  50. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 194.
  51. ↑ Dateline, NBC, 28 mai 2002, transcription sur le wiki.
  52. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 33 min 50 s, consulté en 2026.
  53. ↑ ASTEC, « Crimes et scandales - Les témoins de jéhovah devant la Justice », YouTube, à 1 h 44 min 33 s, consulté en 2026.
  54. ↑ Commission royale australienne, Report of Case Study No. 29, octobre 2016, p. 62
  55. ↑ Lopez v. Watchtower Bible and Tract Society of New York, Cour d'appel de Californie, 4e district, n° D066388, 14 avril 2016, consulté le 22 octobre 2026.