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Consolation du 15 novembre 1939

De Tj-encyclopédie
Consolation du 15 novembre 1939
Revue Consolation
Date 15 novembre 1939
Sujet(s) La responsabilité du pape dans la nouvelle guerre (partie 3) ; persécution des Témoins de Jéhovah en Grande-Bretagne et en Europe ; question juive ; menace catholique-fasciste en Grande-Bretagne
Auteur(s) Clayton J. Woodworth, Jesse Hemery
Année 1939
Langue anglais
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro de Consolation paraît le 15 novembre 1939, deux mois et demi après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale (3 septembre 1939). Il s'inscrit dans un contexte de persécutions actives contre les Témoins de Jéhovah en Allemagne nazie, en Grande-Bretagne et au Canada, et prolonge une série en trois parties sur la responsabilité du pape dans le conflit. Le numéro aborde également la situation des juifs persécutés, les violences catholiques-fascistes contre les Témoins en Angleterre et au pays de Galles, la neutralité britannique face à l'entrée en guerre, et une variété de sujets de société allant des travailleuses noires américaines aux inventions techniques.

Analyse

Croyances

La publication affirme que la guerre en Europe n'est pas un simple conflit politique, mais la manifestation d'un plan diabolique visant à détruire l'œuvre du Royaume de Dieu sur terre, la Théocratie.[1] Elle soutient que Satan, dont le temps est compté depuis le combat céleste décrit en Apocalypse 12:1-9, intensifie les persécutions contre tous ceux qui portent le nom de Jéhovah, qu'il s'agisse des Témoins de Jéhovah ou des juifs.[2]

La publication enseigne que la religion est un instrument du Diable destiné à détourner les hommes de Jéhovah.[3] Elle cite le discours de Jésus aux Pharisiens : « Vous êtes de votre père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il était homicide dès le commencement. »[4][5] (Jean 8:40-44)

Concernant l'année 1914, la publication affirme que c'est en cette année que le Christ Jésus, le Messie, fut intronisé et que le Diable fut précipité sur la terre, ce qui explique l'aggravation des malheurs depuis la Première Guerre mondiale.[6] Elle cite Apocalypse 12:12 : « Malheur aux habitants de la terre et de la mer, car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande fureur, sachant qu'il a peu de temps. »

La publication soutient que le Royaume de Dieu est déjà établi et que sa proclamation est en cours à travers le monde entier par les Témoins de Jéhovah.[7] Elle oppose cette réalité aux prétentions des Églises, notamment catholique et protestantes, qui revendiqueraient à tort représenter le Royaume de Dieu sur terre.[8]

La publication affirme que les chrétiens ne persécutent jamais qui que ce soit et que toute persécution est suscitée par le Diable.[9] Elle souligne que les juifs, bien que ne constituant pas un peuple chrétien, sont persécutés parce qu'ils ont autrefois porté le nom de Jéhovah, et que le Diable use de cette persécution pour tenter de faire croire que Jéhovah ne peut pas protéger ceux avec qui il a conclu une alliance.[10]

Organisation et histoire

Illustration de la page 5.

La publication rend compte de l'activité de la Société Watch Tower en Grande-Bretagne à la veille du déclenchement des hostilités. Elle reproduit la lettre adressée en juillet 1939 par Jesse Hemery, secrétaire de la Watch Tower Bible and Tract Society en Grande-Bretagne, à chaque membre de la Chambre des Lords, les alertant sur la menace catholique-fasciste en Angleterre et sur les violences subies par les Témoins.[11]

Le numéro fait état d'un avis de J. F. Rutherford transmis depuis Brooklyn aux Témoins britanniques, les autorisant à se défendre physiquement en cas d'agression et à porter une canne pour se protéger, en citant Exode 22:2-3.[12] Rutherford conseille également de notifier préalablement la police et de porter l'affaire devant les tribunaux.

La publication signale les difficultés rencontrées en France, notamment à Grenoble, où des pionniers témoignent de l'opposition catholique locale. Un article du bulletin paroissial de Saint-Louis de Grenoble, qui qualifie le mouvement de « subversif » et prétend à tort que Rutherford est juif, est reproduit et réfuté par une lettre des pionniers.[13]

Le numéro rapporte des affrontements judiciaires victorieux en Écosse (Blantyre, Clydebank, Glasgow) où des Témoins ont obtenu gain de cause devant les tribunaux contre des prêtres catholiques qui les avaient accusés de trouble à l'ordre public.[14]

Contenu

La responsabilité du pape dans la nouvelle guerre (3e partie)

L'objectif réel du Diable

Illustration de la page 6 : extrait de presse sur la mort prématurée pour les hérétiques.

La publication affirme que l'ensemble des événements qui se déroulent en Europe ne peut être compris qu'en reconnaissant que le Diable cherche frénétiquement à mettre fin à l'œuvre du Royaume de Dieu, la Théocratie.[15] Elle soutient que Satan dispose de la religion pour cacher la vérité, des hommes d'Église pour la dénaturer, et des gouvernements pour la persécuter. Elle indique qu'en Allemagne, sous le régime d'Hitler, certains Témoins de Jéhovah ont été temporairement retirés des prisons et des camps de concentration pour travailler sur les routes dans le contexte de la pénurie de main-d'œuvre du Reich, mais qu'ils n'en sont pas moins haïs.[16]

La publication cite un article de Walter Vogel, paru dans le *Wiener Neueste Nachrichten* du 24 octobre 1938, dans lequel l'auteur évoque une réunion d'étudiants de la Bible à Vienne en juin 1922 à laquelle Hitler aurait assisté, attestant ainsi que le Führer connaissait l'existence des Témoins de Jéhovah bien avant de prendre le pouvoir.[17]

La lumière qui ne vacille jamais

La publication reproduit une lettre de B. Stuart, publiée dans le *Natal Daily News* d'Afrique du Sud du 15 juillet 1939, qui salue la résistance des Témoins de Jéhovah en Allemagne — désignés là-bas sous le nom de « Bibelforscher » (chercheurs de la Bible) — en soulignant qu'ils constituent le seul groupe que Hitler n'a pas pu balayer, contrairement aux communistes, socialistes et partis politiques de toute tendance.[18] L'auteur indique que deux mille d'entre eux ont été condamnés à une mort lente dans les camps, qu'ils ont refusé de saluer Hitler, de prendre les armes et qu'ils ont continué à prêcher la bonne nouvelle du Royaume du Christ.[19]

Complot contre le Seigneur

La publication affirme que partout dans la « Chrétienté » s'étend un complot contre le Roi des rois et contre la Parole de Dieu.[20] Elle cite le *Basel Nazional Zeitung* du 1er avril 1937 pour établir que les Églises protestante et catholique n'ont jamais résisté à la dictature en tant que forme de gouvernement, et qu'au contraire le clergé protestant avait béni les drapeaux à croix gammée avant même la prise du pouvoir par Hitler.[21]

Elle reproduit un extrait du discours d'Hitler au Reichstag du 30 janvier 1939, dans lequel le Führer déclare qu'aucune personne en Allemagne n'a été persécutée pour ses convictions religieuses, tout en menaçant les ecclésiastiques qui s'opposeraient au régime. La publication souligne que cette déclaration contredit les faits documentés sur les persécutions des Témoins de Jéhovah.[22]

La publication dénonce également les efforts de propagande nazie aux États-Unis, notamment une déclaration diffusée sous les auspices de la Conférence nationale des chrétiens et des juifs, rédigée par des professeurs d'université, qu'elle qualifie d'appel déguisé à maintenir le peuple dans l'ignorance en interdisant toute critique des ennemis de Jéhovah Dieu.[23]

Même jusqu'à l'effusion du sang

La publication rapporte les propos de l'archevêque J. C. McGuigan prononcés devant le cardinal Gasparri à Midland, Ontario, affirmant que les catholiques préserveront leur foi « même jusqu'à l'effusion du sang ».[24][25] Elle met ces paroles en relation avec le tir à balles réelles perpétré sur le bateau « Kingdom II » transportant des Témoins de Jéhovah sur le Saint-Laurent, à Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans, le 28 juin 1939.[26]

La publication reproduit plusieurs dépêches de la British United Press relatant le voyage du schooner « Kingdom II » depuis Montréal : les Témoins se sont vu refuser le droit de débarquer à Sorel, Trois-Rivières, Québec et Beauport, où la police leur a saisi 50 disques et un phonographe présentés comme « littérature pernicieuse ».[27]

La septième puissance mondiale doit tomber

La publication affirme que la septième puissance mondiale, constituée par la Grande-Bretagne et les États-Unis, mérite de tomber sous la domination totalitaire en raison de ses compromissions avec le Vatican.[28][29] Elle accuse le président des États-Unis de s'être prosterné devant le pape et d'avoir envoyé des messages de félicitations à ses représentants, tout en ignorant les deux mille cas d'emprisonnement de Témoins de Jéhovah dans le monde.[30]

La publication reproduit une résolution de condoléances adoptée par la Chambre des représentants des États-Unis le 13 février 1939 à la mort du pape Pie XI, la qualifiant implicitement d'acte de soumission au Vatican.[31] Elle cite également une déclaration du sénateur américain William E. Borah laissant entendre que les États-Unis et la Grande-Bretagne ne méritent guère la sympathie pour ce qui leur arrive.[32]

La publication reproduit en encadré une déclaration d'un prêtre catholique de New Brunswick (New Jersey), le révérend Harney, parue dans le *New York Herald* du 7 mai 1901, affirmant que l'Église catholique aurait le droit d'entraver, même par la mort si nécessaire, la propagation des « erreurs hérétiques ».[33]

Notification des desseins de Dieu

La publication signale que le 7 juillet 1939, Jesse Hemery, secrétaire de la Watch Tower Bible and Tract Society en Grande-Bretagne, a envoyé à chaque membre de la Chambre des Lords une lettre accompagnée d'un numéro de Consolation et d'une brochure sur la menace du mouvement catholique d'action en Angleterre.[34] Cette lettre mettait en garde contre les violences et l'alliance entre l'Action catholique et le fascisme, et demandait aux lords de prendre la situation au sérieux.

Renversement de situation dans le sud du pays de Galles

La publication relate comment le père McDonagh, à Newbridge (Monmouthshire), a exercé des pressions sur le responsable du « Celynen Ambulance Hall » pour qu'il annule la réunion publique des Témoins de Jéhovah, et comment le même prêtre a ensuite contraint le directeur de l'Empire Cinema de Crumlin à rompre son contrat.[35][36] Les Témoins ont tenu la réunion en plein air, attirant huit cents personnes grâce à trois voitures sonorisées diffusant la conférence « Fascisme ou Liberté ».[37]

Agression à Blantyre, Écosse

La publication reproduit le témoignage du pionnier Albert Bacon, qui le 23 avril 1939, lors d'une activité de prédication à Blantyre, a été saisi par derrière par un nommé Thomas Murphy (habitant au 48, Stonefield Road), renversant ainsi le jeune enfant de six ans qui l'accompagnait.[38][39] Lors du procès du 11 mai 1939, Thomas Murphy a été reconnu coupable et condamné à une amende de 15 shillings.[40]

À tous les proclamateurs en Grande-Bretagne

Illustration de la page 17.

La publication reproduit le conseil de J. F. Rutherford transmis depuis Brooklyn aux Témoins britanniques pour faire face aux violences catholiques : informer la police à l'avance, porter une canne robuste, avertir verbalement les perturbateurs avant toute réaction physique, et engager des procédures judiciaires pour déterminer jusqu'où va encore la liberté de proclamer le message du Royaume en Grande-Bretagne.[41][42] Rutherford fonde ce droit de légitime défense sur Exode 22:2-3, ainsi que sur les exemples de Jésus en Jean 2:15, Matthieu 21:12-13 et Marc 11:15-16.[43]

La publication relate ensuite deux procès tenus le 7 juin 1939 à Glasgow : les Témoins accusés par des prêtres de Clydebank de trouble à l'ordre public ont été acquittés, tandis que Patrick McGrory, chef d'une foule ayant agressé des Témoins le 5 février, a été reconnu coupable et condamné à 30 shillings d'amende ou dix jours de prison, en présence de 120 Témoins venus assister au procès.[44]

La menace catholique-fasciste en Grande-Bretagne

Actes de violence

La publication dresse un bilan des violences commises par l'Action catholique contre les Témoins de Jéhovah en Grande-Bretagne depuis le début de l'année 1939 : Clydebank (5 février, 5 mars, 30 avril), Oldham (2 avril), Folkestone (30 avril, où quarante membres de l'Action catholique ont perturbé une réunion publique), Hebburn-on-Tyne (7 mai), Glasgow (19 mai, avec une foule estimée à deux mille catholiques), Newbridge et Crumlin, ainsi que Dundee, Northwich, Stirling, Leicester, Thornaby et Camberley.[45]

La Hiérarchie catholique admet secrètement son alliance fasciste

La publication cite un document de la Bellarmine Society (catholique) du Heythrop College, daté d'avril 1939 et intitulé « Judge Rutherford and the Witnesses of Jehovah », dans lequel la société admet que « certains catholiques qui ont succombé à la propagande de gauche conviendront que [Rutherford] n'a pas tout à fait tort de dire que l'Église est en alliance avec le fascisme ».[46]

L'Action catholique-fasciste dans le sud du pays de Galles

Le père McDonagh dicte sa loi

Illustration de la page 21 : les pionniers sur le « front français ».

La publication présente un communiqué public signé par les Témoins de Jéhovah de Londres, décrivant comment le mouvement catholique d'action s'emploie à supprimer la liberté de réunion et de conscience en Grande-Bretagne, en utilisant le boycott, l'intimidation et la rupture de contrat pour empêcher les Témoins de tenir leurs réunions publiques dans le sud du pays de Galles.[47][48] Elle affirme que cela constitue une reproduction en Grande-Bretagne des méthodes totalitaires de Hitler et Mussolini.[49]

Le chef Matthews apprendra-t-il un jour ?

La publication revient sur les agissements illégaux du chef de police J. E. Matthews de LaGrange, en Géorgie, déjà documentés dans *The Golden Age* n° 467 du 11 août 1937 : transfert illégal de prisonniers, mépris de cour, refus d'arrêter un agresseur et menace de livrer des Témoins à une foule.[50][51] La publication signale qu'un Témoin nommé Victor Vlass a remporté un appel devant la Cour d'appel de Géorgie pour arrestation illégale, et que Matthews lui-même a été blessé dans un accident de voiture.[52] Elle cite Isaïe 14:24-27 pour affirmer que les desseins de Jéhovah se réaliseront et qu'Armageddon réglera le compte du chef Matthews.[53]

La travailleuse noire

Illustration de la page 22.

La publication reproduit des données du Bureau du Travail des femmes des États-Unis (étude de 1935 sur les blanchisseries) et du Département du Travail américain, décrivant les conditions d'exploitation extrêmes subies par les femmes noires dans le sud des États-Unis : salaires dérisoires (parfois seulement 3 dollars par semaine), horaires excessifs, conditions de logement misérables pour les familles de paysans, et impossibilité pour les enfants d'aller à l'école faute de vêtements.[54][55] La publication met en relation ce système avec l'héritage de l'esclavage dans le Sud, qualifiant le métayage de successeur du système esclavagiste.[56]

État de New York

La publication présente plusieurs brèves relatant des affaires judiciaires et des faits divers dans l'État de New York : pénurie de juges, affaire de corruption judiciaire impliquant des réductions de peine monnayées à Brooklyn et Buffalo, démission du juge Edgar J. Lauer après une condamnation pour contrebande, et description de l'Exposition universelle de New York (1939), qui a coûté 150 millions de dollars, couvert 1 216 acres et accueilli le pavillon General Motors avec son attraction de transports futuristes.[57][58] La publication mentionne également un cas de guérison de la cécité après un accident de voiture, utilisé pour illustrer l'utilité potentielle de la chiropractie.[59]

Conseil de J. F. Rutherford : les Juifs

La publication présente un long développement signé de J. F. Rutherford sur la persécution des juifs. Elle affirme qu'il n'existe aucune raison juste de persécuter qui que ce soit, citant Actes 17:26 et Isaïe 45:12 pour établir que Dieu a fait de tout sang une seule nation.[60]

La publication retrace l'histoire de la relation entre Jéhovah et le peuple juif : la promesse faite à la tribu de Juda que le Messie en sortirait (Genèse 49:10 ; Apocalypse 5:5), l'alliance de la loi donnée pour protéger les Israélites jusqu'à la venue du Messie (Galates 3:24), l'accueil favorable du peuple ordinaire à Jésus contrasté avec le rejet et la persécution par les chefs religieux (Marc 12:37 ; Marc 8:31 ; Luc 7:30).[61]

Elle soutient que la persécution des juifs, comme celle des chrétiens, est orchestrée par le Diable qui cherche à discréditer Jéhovah en montrant qu'il ne peut pas protéger ceux avec qui il a conclu une alliance. Elle ajoute que la génération juive actuelle n'est en rien responsable de ce que les Pharisiens ont fait il y a dix-neuf siècles.[62] La suite de ce développement est annoncée pour le numéro suivant de Consolation.[63]

Phénomènes naturels

Modèle:Incomplet

Santé et vie domestique

La rubrique présente plusieurs recettes et conseils pratiques : une recette de pain complet (farine de blé entier et blanche, sucre roux, levure), une recette de confiture de tomates vertes aux bananes et citrons, ainsi que des conseils pour creuser sous un trottoir avec un tuyau d'arrosage, pour l'usage des couvertures doubles et un remède maison contre l'appendicite.[64][65]

La rubrique inclut également des données sur les tremblements de terre à travers le monde : les zones sismiques majeures (ceinture méditerranéenne, côtes du Pacifique), les bilans des catastrophes historiques (100 000 morts à Messine, Italie, en 1908 ; 50 000 à Lisbonne, Portugal, en 1755 ; 143 807 au Japon en 1923 ; 300 000 en Inde en 1737).[66]

La rubrique mentionne également la découverte d'une nouvelle étoile (1-1939 Orionis), supposément le siège d'une éruption volcanique et dont la luminosité a été multipliée par 3 600 en quatre ans, et un tremblement de montagne en Californie (6 mars 1939).[67]

La rubrique se termine par un poème de Grace C. Hall (Illinois) sur les beautés du givre, se concluant par des remerciements à Jéhovah pour la beauté, la paix et l'amour qu'il donne.[68]

Nouveau Gouvernement

Une histoire de deux pasteurs

Illustration de la page 23 : équipe de « visites de retour », San Antonio, Texas.

La publication relate l'incident impliquant deux pasteurs à High Point (Caroline du Nord) lors d'une marche d'information de 107 Témoins de Jéhovah.[69][70] Le « révérend » Hugh Jones, après avoir proféré des injures et des menaces contre les marcheurs (dont la brochure *Fascisme ou Liberté*), a été arrêté pour désordre et condamné à quitter la ville pour au moins cinq ans.[71] Le « révérend » G. W. Cooper, qui avait insulté les Témoins depuis son véhicule, a reçu une peine avec sursis après avoir été arrêté pour trouble à l'ordre public, une tempête ayant déchiré sa tente lors de la réunion d'évangélisation voisine au moment où des Témoins étaient présents.[72]

Les pionniers sur le front français

La publication reproduit une lettre de deux pionniers travaillant à Grenoble et dans ses environs, qui relatent leur activité de prédication et l'opposition d'un bulletin paroissial catholique local.[73] La publication reproduit intégralement l'article du *Bulletin Paroissial de Saint-Louis de Grenoble* (avril 1939), qui qualifie la *Tour de Garde* de « mouvement subversif », prétend à tort que Rutherford est juif et que ses œuvres sont publiées par des éditeurs juifs, et accuse le mouvement d'avoir des affinités avec le bolchevisme.[74] Les pionniers ont répondu par une lettre détaillée réfutant chaque point, citant notamment Psaume 110, Matthieu 22:41-46, Psaume 2:7-9, Philippiens 2:9-11, Matthieu 23:13 et 1 Corinthiens 1:26-28, et rappelant que la Watch Tower a distribué 275 millions de livres en dix-sept ans.[75]

Un autre vétéran de façade

La publication expose la supercherie d'un certain T. G. Wragge, de Palisades Park (New Jersey), qui avait déclaré dans le *Bergen Evening Record* être un vétéran de guerre et réclamé l'expulsion de Témoins de Jéhovah. Une vérification auprès du bureau de l'adjudant général de Washington a révélé que son régiment (398th Field Artillery) n'a été formé qu'en 1921, trois ans après la fin de la guerre.[76][77]

Les trois enfants Johnson

La publication reproduit un éditorial du *Springfield Union* déplorant qu'il ne soit pas sage de condamner des enfants à ce qui s'apparente à une maison de correction pour avoir refusé de saluer le drapeau par conviction religieuse, comparant cette contrainte à ce qui se pratique en Allemagne nazie et en Italie fasciste.[78]

En entrant dans le pays

Illustration de la page 24 : dépêche de presse sur les enfants Johnson.

La publication cite le témoignage de L. F. Dawson, qui raconte avoir entendu le juge Rutherford déclarer, avant l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, que l'Amérique entrerait en guerre car les Écritures le prédisaient inéluctablement, laissant entendre que si Rutherford est aussi juste cette fois-ci, le « nettoyage » n'est pas loin.[79]

Inde

La rubrique présente plusieurs brèves sur l'Inde : une affaire de profanation d'une statue de Bouddha à Anuradhapura (Ceylan) ; une cérémonie de « yaga » du feu dans le Baroda avec 200 000 participants récitant chacun cinquante fois un verset védique ; les techniques de construction de tunnels d'irrigation des Indiens ; les descendants des premiers chrétiens de Travancore qui ignoraient l'existence du pape ; le taux d'analphabétisme de 92 % en Inde opposé à l'éducation obligatoire au Japon ; la mise à disposition de leurs forces armées au gouvernement britannique par dix princes indiens au début du conflit.[80]

Trésorerie américaine

Illustration de la page 26 : inventions.

La publication présente plusieurs brèves économiques sur les États-Unis : les réserves d'or américaines dépassant 15 milliards de dollars, avec une réflexion sur l'utilité d'employer cet or pour acheter des matières premières aux démocraties contraintes de troquer avec l'Allemagne ; les 70 000 articles nécessaires à équiper une armée moderne, avec 10 000 usines déjà désignées ; la dette fédérale atteignant 39,7 milliards de dollars en février 1939 ; les 20,5 milliards de dollars dépensés pour l'aide sociale en huit ans ; et la tendance croissante vers le totalitarisme avec une augmentation de 17,5 % des employés publics entre 1929 et 1937.[81][82]

Invention

La rubrique présente plusieurs brèves technologiques : un rapport d'une commission parlementaire américaine établissant que le système de brevets ne profite pas aux inventeurs eux-mêmes mais aux monopoles détenteurs de brevets associés ; une machine parlante (« Yoder ») capable de reproduire toute langue et tout son, présentée à l'Exposition universelle de New York ; l'utilisation d'eau de mer comme lubrifiant pour arbre d'hélice sur un navire allemand ; un appareil mesurant le nombre de clignements d'yeux à l'heure pour évaluer la fatigue visuelle ; une machine de l'Université de Californie décortiquant 900 kg de noix à l'heure ; un œil électrique autorégulant la température des fours à acier ; des boîtes de conserve transparentes en acétate de cellulose utilisées en Allemagne ; le séchage du bois par ondes radio ; un dispositif allumant automatiquement les lampes des canots de sauvetage au contact de l'eau de mer ; et la radiographie en trois dimensions pour les fractures osseuses.[83][84]

L'hôte non invité (Canada)

La publication reproduit un discours radiophonique de George McCullagh, éditeur du *Globe and Mail* de Toronto, qui illustre le poids de la fiscalité cachée sur le citoyen canadien moyen (chaque famille supporte l'équivalent d'un ou deux convives supplémentaires à chaque repas grâce aux impôts), et appelle à une réforme budgétaire urgente pour fortifier le Canada face à la menace des États totalitaires.[85][86]

La rubrique comprend également plusieurs brèves canadiennes : l'hôpital le plus septentrional du monde à Aklavik (Yukon), un Inuit artisan d'exception sur l'île Southampton (baie d'Hudson), la découverte d'armes vikings vieilles de 900 ans à Beardmore (Ontario), et la mortalité infantile effroyable à Montréal (un enfant sur six) et Lachine (un sur trois).[87]

Commentaire britannique

La Grande-Bretagne en guerre

Sous la signature de Jesse Hemery (Londres), la publication décrit l'atmosphère inhabituellement calme de Londres depuis l'entrée en guerre du 3 septembre 1939 : rationnement de l'essence, couvre-feu nocturne, réduction des transports, et relatif silence médiatique imposé par le Ministère de l'information (qui emploie 999 personnes).[88]

La publication interprète la guerre comme la réalisation des paroles de Jésus en Matthieu 24:21, Matthieu 24:29-30 et des prophéties de Daniel sur le « temps de la détresse ».[89] Elle analyse l'enjeu du conflit : préserver les libertés civiles (liberté de conscience, de la presse, d'association, de travail) que l'hitlérisme menace de détruire.[90]

Le Royaume des cieux

La publication développe la doctrine du Royaume de Dieu, s'appuyant sur Luc 12:32 et la déclaration de Jésus à Nicodème sur la nécessité de naître de nouveau pour voir le Royaume.[91] Elle retrace l'histoire de la corruption de l'Église depuis Constantin, qui aurait permis aux faux enseignants de prendre le pouvoir à Rome, et critique la prétention des Églises protestantes et catholiques à représenter le Royaume de Dieu, qu'elle qualifie d'usurpation.[92] Elle affirme que Jehovah a suscité les Témoins de Jéhovah pour proclamer que le Royaume est établi et que Joseph Rutherford en est le porte-parole.[93]

L'Allemagne et la Russie

La publication commente l'entrée de la Russie en Pologne et le pacte Stalin-Hitler, estimant que ces événements sont des preuves supplémentaires que la fin du règne de Satan approche et que le Royaume du Fils de Dieu est proche.[94]

La Société des Nations a réconforté les agresseurs

La publication reproduit un extrait du discours de Maxim Litvinov, alors commissaire soviétique aux Affaires étrangères, prononcé devant la Société des Nations le 21 septembre 1938, dans lequel il accuse les démocraties d'avoir permis aux agresseurs de grandir en refusant à la Société des Nations les moyens de leur résister.[95][96] La publication mentionne également le délitement rapide de la Société des Nations, dont les deux tiers des employés des sections techniques sont sur le point d'être licenciés.[97]

Hors-d'œuvre

En ouverture du numéro, une rubrique humoristique intitulée « Hors-d'œuvre » ([98]) présente une collection d'absurdités rédigées par des écoliers anglais (définitions comiques de mots, jeux de mots sur des termes latins et français) et deux courtes anecdotes — l'une sur un paysan noir ayant donné à ses mules les noms des grandes confessions protestantes avec des commentaires satiriques sur chacune d'elles, l'autre sur un mari et sa femme à l'occasion d'un anniversaire.[99]


Illustrations du numéro

Fichiers

Références

  1. Consolation du 15 novembre 1939, p. 3.
  2. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  3. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  4. Texte original : « Ye are of your father the devil, and the lusts of your father ye will do. He was a murderer from the beginning. »
  5. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  6. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  7. Consolation du 15 novembre 1939, p. 29.
  8. Consolation du 15 novembre 1939, p. 29.
  9. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  10. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  11. Consolation du 15 novembre 1939, p. 5.
  12. Consolation du 15 novembre 1939, p. 9.
  13. Consolation du 15 novembre 1939, p. 20-21.
  14. Consolation du 15 novembre 1939, p. 8-9.
  15. Consolation du 15 novembre 1939, p. 3.
  16. Consolation du 15 novembre 1939, p. 3.
  17. Consolation du 15 novembre 1939, p. 3.
  18. Consolation du 15 novembre 1939, p. 3.
  19. Consolation du 15 novembre 1939, p. 3.
  20. Consolation du 15 novembre 1939, p. 4.
  21. Consolation du 15 novembre 1939, p. 4.
  22. Consolation du 15 novembre 1939, p. 4.
  23. Consolation du 15 novembre 1939, p. 4.
  24. Titre original : « "Even to Shedding of Blood" ».
  25. Consolation du 15 novembre 1939, p. 4.
  26. Consolation du 15 novembre 1939, p. 4-5.
  27. Consolation du 15 novembre 1939, p. 4-5.
  28. Titre original : « Seventh World-Power Must Go Down ».
  29. Consolation du 15 novembre 1939, p. 5-6.
  30. Consolation du 15 novembre 1939, p. 5-6.
  31. Consolation du 15 novembre 1939, p. 6.
  32. Consolation du 15 novembre 1939, p. 5-6.
  33. Consolation du 15 novembre 1939, p. 6.
  34. Consolation du 15 novembre 1939, p. 5.
  35. Titre original : « Turning the Tables in South Wales ».
  36. Consolation du 15 novembre 1939, p. 7-8.
  37. Consolation du 15 novembre 1939, p. 8.
  38. Titre original : « Assault at Blantyre, Scotland ».
  39. Consolation du 15 novembre 1939, p. 8.
  40. Consolation du 15 novembre 1939, p. 8.
  41. Titre original : « To All Publishers in Britain ».
  42. Consolation du 15 novembre 1939, p. 9.
  43. Consolation du 15 novembre 1939, p. 9.
  44. Consolation du 15 novembre 1939, p. 9.
  45. Consolation du 15 novembre 1939, p. 10-11.
  46. Consolation du 15 novembre 1939, p. 9-10.
  47. Titre original : « Catholic-Fascist Action in S. Wales ».
  48. Consolation du 15 novembre 1939, p. 11-12.
  49. Consolation du 15 novembre 1939, p. 11-12.
  50. Titre original : « Will Chief Matthews Ever Learn? ».
  51. Consolation du 15 novembre 1939, p. 13.
  52. Consolation du 15 novembre 1939, p. 13.
  53. Consolation du 15 novembre 1939, p. 13.
  54. Titre original : « The Negro Woman Worker ».
  55. Consolation du 15 novembre 1939, p. 14.
  56. Consolation du 15 novembre 1939, p. 14.
  57. Titre original : « New York State ».
  58. Consolation du 15 novembre 1939, p. 15.
  59. Consolation du 15 novembre 1939, p. 15.
  60. Consolation du 15 novembre 1939, p. 16.
  61. Consolation du 15 novembre 1939, p. 16.
  62. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  63. Consolation du 15 novembre 1939, p. 17.
  64. Titre original : « Home and Health ».
  65. Consolation du 15 novembre 1939, p. 18-19.
  66. Consolation du 15 novembre 1939, p. 18-19.
  67. Consolation du 15 novembre 1939, p. 19.
  68. Consolation du 15 novembre 1939, p. 19.
  69. Titre original : « A Tale of Two Dominies ».
  70. Consolation du 15 novembre 1939, p. 20.
  71. Consolation du 15 novembre 1939, p. 20.
  72. Consolation du 15 novembre 1939, p. 20.
  73. Consolation du 15 novembre 1939, p. 20-21.
  74. Consolation du 15 novembre 1939, p. 20.
  75. Consolation du 15 novembre 1939, p. 20-21.
  76. Titre original : « Another Boy-Scout Tin-Horn Veteran ».
  77. Consolation du 15 novembre 1939, p. 22.
  78. Consolation du 15 novembre 1939, p. 22.
  79. Consolation du 15 novembre 1939, p. 23.
  80. Consolation du 15 novembre 1939, p. 24.
  81. Titre original : « U.S. Treasury ».
  82. Consolation du 15 novembre 1939, p. 25.
  83. Titre original : « Invention ».
  84. Consolation du 15 novembre 1939, p. 26.
  85. Titre original : « The Unbidden Guest ».
  86. Consolation du 15 novembre 1939, p. 27.
  87. Consolation du 15 novembre 1939, p. 27.
  88. Consolation du 15 novembre 1939, p. 28.
  89. Consolation du 15 novembre 1939, p. 28.
  90. Consolation du 15 novembre 1939, p. 28.
  91. Consolation du 15 novembre 1939, p. 29.
  92. Consolation du 15 novembre 1939, p. 29.
  93. Consolation du 15 novembre 1939, p. 29-30.
  94. Consolation du 15 novembre 1939, p. 30.
  95. Titre original : « League of Nations Comforted Aggressors ».
  96. Consolation du 15 novembre 1939, p. 31.
  97. Consolation du 15 novembre 1939, p. 31.
  98. Titre original : « Appetizers ».
  99. Consolation du 15 novembre 1939, p. 2.
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