Consolation du 20 août 1941
Autres actions
| Consolation du 20 août 1941 | |
|---|---|
| Revue | Consolation |
| Date | 1941 |
| Année | 1941 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par une longue enquête politique intitulée « Le Nouvel Ordre en Amérique », qui soumet à un examen critique la trajectoire de l'administration Roosevelt à l'aune des libertés constitutionnelles américaines. La publication y accumule citations de sénateurs, d'éditoriaux de presse et de rapports juridiques pour soutenir la thèse que les États-Unis dérivent, sous l'influence conjuguée du Vatican et d'une présidence aux pouvoirs toujours plus étendus, vers les formes d'autoritarisme qu'ils prétendent combattre en Europe.
La question de l'entrée en guerre des États-Unis y occupe une place centrale : la publication dénonce ce qu'elle présente comme une stratégie délibérée de contournement du Congrès, permettant d'engager le pays dans le conflit sans déclaration formelle de guerre, en s'appuyant notamment sur la loi de prêt-bail. Ce numéro témoigne ainsi de la position isolationniste et profondément méfiante à l'égard des institutions politiques et religieuses qui caractérise la revue Consolation à cette période.
Analyse
Croyances
La présence invisible du Christ et la doctrine de la parousie
L'article intitulé « La venue du Messie » constitue l'exposé doctrinal le plus développé de ce numéro. Il affirme que la seconde venue du Christ ne désigne pas un retour physique visible, mais une présence spirituelle invisible, une position qui distingue fondamentalement l'enseignement Watch Tower du christianisme traditionnel.[1] Pour étayer cette affirmation, la publication mobilise Ézéchiel 21:26-27, verset habituellement associé au renversement de la monarchie davidique et dont l'application à la venue du Messie constitue une herméneutique propre au mouvement.[2] La christologie implicite est précisée par l'usage de 1 Jean 3:2 : seuls ceux qui participent à la « première résurrection » pourront voir le Christ « tel qu'Il est », ce qui revient à réserver cette vision aux seuls membres oints de la « nouvelle création », à l'exclusion des « autres brebis ».[3] Cette articulation entre l'invisibilité du Christ ressuscité et la distinction des deux classes de fidèles était déjà présente dans les publications Watch Tower des années 1930, notamment dans la période de formalisation de la catégorie des « Jonadabs ».[4]
La doctrine de la parousie invisible est ici directement liée à une eschatologie imminente : la publication emploie Matthieu 24:42-43 et 1 Thessaloniciens 5:2-6 pour interpréter les événements contemporains — guerres, famines, persécutions — comme les « signes » de la présence royale du Christ, dont l'aboutissement est la bataille d'Harmaguédon.[5] Ce cadre herméneutique, qui lit l'actualité de 1941 comme accomplissement prophétique, est cohérent avec la position watchtoweriste fondée sur 1914 comme date inaugurale des « temps de la fin ».[6]
Le Royaume de Dieu comme réalité déjà établie et le rôle proclamatoire des Témoins de Jéhovah
La section finale de l'article théologique principal, articulée autour de Matthieu 12:28 et de Luc 3:15, affirme que le Royaume théocratique est une réalité déjà instaurée, non une espérance future indéfinie.[7] La publication établit un parallèle typologique entre la prédication de Jean-Baptiste, qui avait suscité chez ses contemporains l'attente du Messie, et la mission actuelle des Témoins de Jéhovah, présentés comme les seuls à proclamer clairement la « présence du Roi ».[8] Cette auto-désignation comme hérauts exclusifs du Royaume, opposés aux « scribes et pharisiens modernes » identifiés au clergé, est une constante de la rhétorique rutherfordienne depuis les années 1920.[9]
Ce positionnement doctrinal est cohérent avec la pratique rapportée dans le même numéro à Belize, où seize « autres brebis » baptisées le 11 avril 1941 n'ont pas participé aux emblèmes du Mémorial, conformément à la doctrine qui réserve la communion aux seuls membres de la « nouvelle création ».[10] La distinction entre oints et « autres brebis » n'est donc pas seulement affirmée théologiquement, elle est mise en pratique liturgiquement dans les congrégations décrites par la publication.
Satan comme « dieu de ce monde » et responsabilité des dictateurs
La section intitulée « Une issue facile » développe une théodicée explicite fondée sur 2 Corinthiens 4:4 : en attribuant au « dieu de ce monde », identifié à Satan, la responsabilité des actions de dictateurs comme Hitler et Mussolini, la publication rejette catégoriquement l'interprétation du cardinal Dougherty, qui voyait dans la guerre un châtiment divin infligé aux hommes pour avoir tourné le dos à Dieu.[11] Cette opposition théologique est significative : elle permet à la publication de dénoncer simultanément les régimes totalitaires et l'Église catholique qui les soutient, en les plaçant tous dans la sphère d'influence de Satan plutôt que dans celle du jugement divin. Ce dualisme cosmologique, qui fait de Satan l'organisateur des systèmes politiques et religieux contemporains opposés à Dieu, est une caractéristique structurelle de l'enseignement Watch Tower de cette période.[12]
Harmaguédon comme horizon prophétique immédiat
La convergence eschatologique du numéro est notable : plusieurs articles distincts — l'analyse politique sur les États-Unis, la section canadienne, et l'exposé sur la conspiration jésuite d'après Morse — aboutissent tous à la même conclusion prophétique, à savoir l'imminence de la bataille d'Harmaguédon comme résolution divine de la crise mondiale.[13] La publication n'isole pas cette doctrine dans un article théologique spécialisé : elle la tisse dans l'analyse politique, si bien qu'un commentaire sur la politique canadienne ou sur l'influence du Vatican débouche inévitablement sur une référence aux Écritures prophétiques. Cette méthode, qui fait de l'actualité un commentaire du texte biblique et inversement, est caractéristique de la rédaction de la période rutherfordienne.[14]
Interprétation de Daniel 12:11 : le « nouvel ordre » papal assimilé à l'abomination de la désolation
La section consacrée au Canada applique explicitement Daniel 12:11 au programme papal décrit comme un « nouvel ordre », assimilé à l'« abomination de la désolation ».[15] Cette herméneutique prophétique, qui identifie une institution contemporaine — en l'occurrence la hiérarchie catholique romaine — à la figure prophétique de Daniel, s'inscrit dans une lecture continuiste des prophéties bibliques propre à la Watch Tower : les textes prophétiques ne sont pas des événements historiques passés, mais des schémas en cours d'accomplissement que l'organisation identifie dans l'actualité de son temps.[16] L'application de ce verset de Daniel au Vatican, plutôt qu'à la Ligue des Nations ou à la Société des Nations comme dans d'autres publications de la même période, reflète la priorité accordée à la polémique anticatholique dans ce numéro particulier.[17]
Le martyre de Maximilien comme modèle typologique du refus chrétien du service militaire
L'article consacré au martyre de Maximilien mérite une attention particulière dans l'analyse des croyances, car il fonctionne comme une légitimation historique du refus du service militaire. Maximilien de Théveste, exécuté le 12 mars 295 à Théveste (actuelle Tébessa, en Algérie), est considéré par les historiens comme le plus ancien objecteur de conscience chrétien documenté ; sa déclaration devant le proconsul — « je suis déjà soldat du Christ » — est attestée par les Acta Maximiliani.[18] La publication présente ce récit non comme une curiosité hagiographique, mais comme un précédent directement applicable à la situation des Témoins de Jéhovah persécutés en 1941 pour leur refus de porter les armes.[19] Le père de Maximilien, décrit comme ayant manifesté une « grande force d'âme » en voyant l'exécution de son fils, offre un modèle de comportement pour les familles de Témoins emprisonnés ou exécutés sous les régimes totalitaires contemporains.[20] Ce recours à l'histoire chrétienne primitive pour valider l'objection de conscience constitue une stratégie rhétorique récurrente dans les publications Watch Tower de cette période, qui cherchent à inscrire leur pratique dans une continuité avec l'Église primitive persécutée.[21]
Application de 2 Thessaloniciens 3:10 à la politique de rationnement alimentaire
L'usage de 2 Thessaloniciens 3:10 dans les « Commentaires britanniques » pour commenter la politique de contrôle des œufs en Angleterre illustre une méthode herméneutique caractéristique de cette publication : l'application directe et littérale d'un verset paulinien à une mesure gouvernementale concrète, sans médiation théologique intermédiaire.[22] Ce procédé, qui traite le texte biblique comme un commentaire pertinent sur n'importe quelle réalité contemporaine, reflète la conception watchtoweriste de la Bible comme guide pratique et universel pour interpréter tous les aspects de la vie quotidienne, y compris les politiques agricoles en temps de guerre.[23] Il témoigne également d'un rapport à l'Écriture profondément différent de la méthode exégétique académique, puisque le contexte original du verset — l'exhortation de Paul à une communauté spécifique — est entièrement effacé au profit d'une application situationnelle immédiate.[24]
Organisation et histoire
Ce numéro du 20 août 1941 documente des faits organisationnels précis concernant la situation des Témoins de Jéhovah dans un contexte de guerre mondiale et de répression institutionnelle croissante, en particulier dans les pays sous contrôle de l'Axe et dans les nations du Commonwealth.
La dissolution de l'organisation des Témoins de Jéhovah aux Pays-Bas par les autorités nazies constitue l'un des faits organisationnels les plus précis rapportés dans ce numéro. La publication indique que la Gestapo a dissous l'Association internationale des étudiants de la Bible à Amsterdam le 9 mars 1941.[25] Les recherches historiques permettent de préciser le contexte de cet événement : dès le 29 mai 1940, soit moins de trois semaines après l'invasion des Pays-Bas, le commissaire du Reich Arthur Seyss-Inquart avait décrété secrètement l'interdiction des Témoins de Jéhovah. Ce n'est qu'autour du 10 mars 1941 qu'un rapport de presse rendit publique cette interdiction, accusant les Témoins de mener une campagne « contre toutes les institutions étatiques et ecclésiastiques ».[26] Des arrestations eurent lieu en février 1941, conduisant à la déportation de 200 à 250 Témoins néerlandais dans des camps de concentration, dont au moins 120 périrent.[27] La publication elle-même souligne que les Témoins de Jéhovah sont emprisonnés dans toute l'Europe sous contrôle de l'Axe, affirmant que ces territoires sont tous placés sous l'autorité de la hiérarchie catholique romaine.[28]
La répression légale et judiciaire des Témoins de Jéhovah dans les pays du Commonwealth constitue un second axe organisationnel documenté par ce numéro. La publication rapporte la condamnation d'un Témoin de Jéhovah en Nouvelle-Zélande, père de famille, à un mois de prison pour prédication de l'Évangile du Royaume de Dieu.[29] Elle dénonce par ailleurs les déclarations d'Arthur Leighton, procureur de la Couronne à Nanaimo en Colombie-Britannique, qui avait prétendu que les Témoins de Jéhovah en Australie utiliseraient la radio pour renseigner les forces de l'Axe sur les mouvements de navires britanniques dans le Pacifique. Ce contexte est cohérent avec la situation institutionnelle australienne de l'époque : le 17 janvier 1941, le Gouverneur général d'Australie avait publié un décret-loi déclarant illégaux les Témoins de Jéhovah et les personnes morales qu'ils utilisaient, l'interdiction étant notamment liée à la fermeture de quatre stations radio qu'ils exploitaient.[30] La publication rejette catégoriquement les allégations de Leighton, rappelant que leurs publications et émissions documentent leur opposition à la conspiration qu'elle attribue à Pie XII, Hitler, Mussolini, Franco et Salazar.[31]
La distribution de la brochure Conspiracy Against Democracy (Conspiration contre la démocratie) révèle une stratégie éditoriale délibérée de la Société Watch Tower à cette période. Le numéro lui consacre deux sections distinctes, documentant sa réception en Angleterre et sa circulation parmi des non-Témoins : un fonctionnaire britannique aurait déclaré que le gouvernement devrait en imprimer cent mille exemplaires pour une distribution massive, tandis qu'une correspondante se désignant elle-même comme chrétienne convertie, Miss K. Noble, affirme que nul autre document ne lui a montré aussi clairement les dangers dénoncés.[32] Cette insertion documentaire illustre la fonction propagandiste que la Watch Tower Society assignait à cette brochure dans le contexte de la guerre.
La transmission du discours de Rutherford au Madison Square Garden de New York, le 24 juillet 1941, constitue le fait organisationnel le plus significatif rapporté dans ce numéro sur le plan des moyens de communication. La publication présente cette transmission comme la plus grande jamais réalisée à cette époque : le discours fut diffusé simultanément dans 56 villes des îles Britanniques et en Australie, via un canal radio-téléphonique entre New York et Londres, puis une liaison radio entre Londres et Sydney.[33] Cet événement s'inscrit dans l'évolution des pratiques communicationnelles de la Watch Tower Society, qui avait progressivement réduit ses émissions radiophoniques commerciales à partir de 1937 pour concentrer ses efforts sur les conventions et les transmissions internes à l'organisation.
Le témoignage d'une femme anglaise identifiée par l'initiale « A. » documente les méthodes de recrutement en usage à cette période. Son récit décrit un premier contact avec deux colporteurs en 1928, l'achat de La Harpe de Dieu, puis une visite d'un Témoin en 1939 accompagné de livres et d'un phonographe, qui raviva son intérêt pour les publications de la Société.[34] Ce schéma en deux temps — contact initial avec un colporteur, suivi des années plus tard d'une visite avec phonographe — est caractéristique des méthodes de prédication développées sous la présidence de Rutherford, qui avait imposé à tous les membres une participation active au porte-à-porte et la remise de rapports réguliers d'activité.[35]
Science et médecine
Le numéro du 20 août 1941 contient deux mentions à caractère technique ou matériel qui méritent une attention analytique, en ce qu'elles mobilisent des données pseudo-scientifiques ou présentent des pratiques dangereuses sans distance critique, le tout dans un cadre idéologique précis.
La première concerne l'usage du coton comme matériau de protection contre les bombardements. La publication rapporte que des projets envisagent de remplacer le béton par du coton pour construire des abris anti-bombes, affirmant qu'une épaisseur de sept pieds de coton offrirait une protection supérieure à six pieds de béton armé.[36] Cette affirmation chiffrée et précise n'est attribuée à aucune source militaire, scientifique ou institutionnelle identifiable. Si les propriétés absorbantes du coton multicouche étaient effectivement connues dans un contexte balistique léger — des gilets de coton rembourrés étaient portés par des criminels américains dès les années 1930 pour se protéger de balles de pistolet[37] —, aucune source technique ou militaire de l'époque ne confirme une telle comparaison avec le béton armé dans le contexte spécifique de la résistance aux explosifs aériens. La revue présente ici comme un fait établi une affirmation invérifiable, dans une rubrique consacrée au Sud des États-Unis et à ses ressources agricoles. Ce procédé rhétorique sert un double objectif idéologique : valoriser un produit du territoire américain (le coton du Sud) face à l'industrie de guerre que la publication critique par ailleurs, et accréditer l'image d'une publication pragmatique et informée face à l'establishment militaro-industriel qu'elle rejette.
La seconde mention concerne la démonstration d'une combinaison ignifugée en amiante, testée par un pompier londonien qui marche entre des bûchers enflammés et entre dans une cabane en feu à mains nues, avant d'éteindre des chiffons enflammés grâce à ses gants en amiante.[38] La publication présente cette démonstration de manière purement laudative, comme une illustration des progrès technologiques disponibles malgré le contexte de guerre. Or, à la date de publication de ce numéro, la dangerosité de l'amiante était déjà documentée dans la littérature médicale et scientifique. L'asbestose avait été identifiée dès 1930 par le Dr E. R. A. Merewether, dont le rapport établissant le lien entre l'exposition à l'amiante et cette maladie pulmonaire irréversible avait conduit l'Angleterre à adopter des mesures de protection des travailleurs dans les années 1930.[39] Le premier cas d'asbestose avait été signalé aux États-Unis en 1933, et dès 1935, certaines lois étatiques américaines sur les accidents du travail reconnaissaient officiellement cette maladie.[40] Des documents des années 1930 et 1940 révèlent par ailleurs que plusieurs fabricants de produits à base d'amiante avaient connaissance de ces risques et les dissimulaient délibérément au public et aux travailleurs.[41] En 1941, les combinaisons en amiante pour pompiers étaient certes d'usage courant, et leurs utilisateurs et leurs employeurs ignoraient souvent les risques encourus — mais les données médicales existaient. La publication, en présentant ce test comme une simple curiosité technique sans la moindre mise en garde sanitaire, s'inscrit dans ce contexte de dissimulation généralisée, tout en mobilisant implicitement l'image d'une science utile et protectrice pour l'individu — ce qui contraste avec son discours eschatologique dominant selon lequel seul le Royaume de Dieu apportera une protection véritable à l'humanité.
Économie et société
Le numéro du 20 août 1941 contient plusieurs affirmations à fort enjeu idéologique concernant la dérive totalitaire de l'administration Roosevelt et le contrôle étatique de l'économie. La revue avait un intérêt eschatologique direct à présenter la démocratie américaine comme étant au bord de l'effondrement, puisque l'effondrement des gouvernements humains précède dans sa théologie la bataille d'Harmaguédon et l'avènement du Royaume théocratique.
La publication s'appuie sur des déclarations du sénateur Burton K. Wheeler et de l'éditeur Frank E. Gannett pour accréditer l'idée que Roosevelt était en train d'établir une dictature.[42] Or ces deux personnages appartenaient à une frange minoritaire et clairement idéologique de l'opposition anti-Roosevelt. Frank Gannett avait fondé en 1937 le National Committee to Uphold Constitutional Government, une organisation créée spécifiquement pour combattre le court-packing plan de Roosevelt — c'est-à-dire le projet d'élargir le nombre de juges à la Cour suprême — et il avait déclaré à l'époque : « cela signifie la fin de notre démocratie », une formule rhétorique extrême que la revue reprend à son compte sans la nuancer.[43] En réalité, le court-packing plan fut rejeté par le Congrès sans même être adopté, ce qui démontrait que les garde-fous institutionnels américains fonctionnaient précisément comme prévu — le contraire exact du scénario dictatorial que la revue présentait comme inéluctable.[44]
La revue cite également un éditorial du Tulsa Tribune présentant le programme économique de Roosevelt comme le prélude à un « effondrement de la civilisation » si des secteurs comme le pétrole, l'acier ou le bois passaient sous contrôle administratif.[45] Cette présentation efface toute distinction entre régulation économique démocratique en temps de crise et dictature. Or le chômage américain s'établissait encore à environ 17 à 19 % en 1939, et le secrétaire au Trésor Henry Morgenthau lui-même avait reconnu l'échec partiel du New Deal à cette date.[46] Les politiques interventionnistes du New Deal répondaient à une crise économique sans précédent et bénéficiaient d'un large soutien populaire, que la revue omet entièrement de mentionner au profit d'un récit de dérive autoritaire inéluctable.
La publication interprète enfin une déclaration d'Eleanor Roosevelt sur une prétendue « régimentation complète » de toutes les ressources humaines comme la confirmation de ses craintes totalitaires.[47] La revue présente ces propos comme un aveu sans équivoque d'un projet dictatorial, mais aucune source contemporaine indépendante ne permet de retrouver le contexte exact de cette déclaration ni de vérifier si elle a été fidèlement rapportée ou extraite de son contexte — qui était vraisemblablement celui du débat sur la mobilisation civile de guerre, et non l'annonce d'un programme de contrôle totalitaire des citoyens. En l'absence de source vérifiable, la revue maximise la valeur rhétorique de cette citation au service de son scénario eschatologique de « fin du système », sans offrir au lecteur les éléments qui lui permettraient d'en juger.
Contenu
« Le Nouvel Ordre » en Amérique
Le « Nouvel Ordre » en Amérique (première partie)
Ce long article en deux parties analyse l'évolution politique et religieuse des États-Unis sous l'administration Roosevelt, en la comparant aux régimes totalitaires européens. La publication affirme que, contrairement aux principes constitutionnels américains, les libertés fondamentales sont menacées par une influence croissante des encycliques papales et des méthodes inspirées du fascisme[48].
L'article cite des déclarations de personnalités politiques et religieuses pour étayer son propos. Par exemple, John A. Matthews, avocat du New Jersey, encourage les diplômés de l'université Fordham à s'inspirer des papes Léon XIII et Pie XI, affirmant que le président Roosevelt suit cette voie. La publication souligne que cette approche s'éloigne des idéaux de Thomas Jefferson et des pères fondateurs, qui rejetaient toute ingérence religieuse dans les affaires de l'État[49].
La première partie de l'article met en garde contre une dérive totalitaire, où les droits individuels seraient sacrifiés au profit d'un contrôle étatique accru. Elle cite des propos de Nicholas Murray Butler, président de l'université Columbia, qui déplore la remise en question des principes de liberté aux États-Unis et dans le monde. Butler souligne que les régimes totalitaires cherchent à imposer un contrôle absolu sur les aspects civils, religieux, politiques et économiques de la société, une tendance qu'il juge incompatible avec les valeurs américaines[50].
La publication critique également le président Roosevelt pour son approche des libertés individuelles. Elle mentionne que, bien qu'il ait exprimé son attachement aux "Quatre Libertés" (liberté d'expression, liberté de culte, liberté de vivre à l'abri du besoin et liberté de vivre sans crainte), ses actions, notamment envers les Témoins de Jéhovah, contredisent ces principes. La publication rappelle que les Témoins de Jéhovah ont fait appel à Roosevelt, comme l'apôtre Paul fit appel à César, mais que leurs droits ont été ignorés[51].
Les Papes contre Jefferson
Cette sous-section de l'article principal met en lumière les tensions entre les principes républicains américains, incarnés par Thomas Jefferson, et l'influence croissante des encycliques papales sur la politique américaine. La publication cite des déclarations de James M. Curley, gouverneur du Massachusetts, qui affirme que le programme de Roosevelt s'inspire directement des encycliques des papes Léon XIII et Pie XI. Curley souligne que, un siècle plus tôt, une telle influence aurait été considérée comme une folie[52].
La publication rappelle également les propos du sénateur Huey Long, qui critique les mesures économiques de Roosevelt, comme l'abattage du bétail et la destruction des récoltes, tout en laissant la population dans le besoin. Elle souligne que ces mesures, bien qu'inspirées par des encycliques papales, ne parviennent pas à résoudre les problèmes sociaux et économiques des États-Unis[53].
Laisser tomber le fascisme en douceur
Cette section critique les propos de Fulton J. Sheen, prêtre catholique de l'université catholique de Washington, qui, lors d'un discours devant le corps judiciaire de Brooklyn, met en garde les Américains contre le fait de juger les autres nations en fonction de leurs méthodes de gouvernement. Sheen affirme que les droits humains existaient bien avant la démocratie américaine et que les États-Unis n'ont pas le droit d'imposer leur forme de gouvernement aux autres[54].
La publication interprète ces propos comme une tentative de minimiser les dangers du fascisme et de l'autoritarisme, en particulier ceux représentés par le régime nazi. Elle souligne que Sheen évite de mentionner les pays où les droits humains sont bafoués, notamment ceux où des opposants sont assassinés pour leurs convictions. La publication rappelle que les Témoins de Jéhovah, persécutés sous le régime nazi, ont vu leurs droits ignorés par le gouvernement américain, malgré leurs appels à l'aide[55].
La publication cite également William Philip Simms, qui, dans un article du New York World-Telegram, souligne que les "Quatre Libertés" promues par Roosevelt (liberté d'expression, liberté de culte, liberté de vivre à l'abri du besoin et liberté de vivre sans crainte) sont menacées par les tendances autoritaires du gouvernement. Elle met en garde contre une dérive vers un régime dictatorial, où les libertés individuelles seraient sacrifiées au profit d'un contrôle étatique accru[56].
Le totalitarisme imminent
Cette section reprend les propos de Nicholas Murray Butler, président de l'université Columbia, qui met en garde contre la montée du totalitarisme aux États-Unis. Butler souligne que les principes fondamentaux de la démocratie américaine, tels que la liberté de culte, la liberté d'expression et le droit à un procès équitable, sont remis en question par des influences extérieures et intérieures. Il déplore l'absence de voix fortes pour défendre ces principes, comme le faisaient les pères fondateurs tels que Jefferson, Madison et Hamilton[57].
La publication cite également un rapport de l'American Bar Association, qui souligne que les États-Unis sont désormais le dernier bastion de la liberté face aux régimes totalitaires. Le rapport met en garde contre ceux qui, sciemment ou non, cherchent à empoisonner les "puits de la liberté" en sapant les fondements de la République. Il rappelle que les pères fondateurs, ayant eux-mêmes vécu sous des régimes totalitaires, ont conçu la Constitution américaine pour protéger les libertés individuelles contre toute forme de tyrannie[58].
La publication souligne que les propos de Butler et de l'American Bar Association reflètent une préoccupation croissante face à la montée des tendances autoritaires aux États-Unis. Elle cite également les remarques du sénateur Burton K. Wheeler, qui met en garde contre les dangers du fascisme dans un pays épuisé économiquement par la guerre. Wheeler affirme que les États-Unis risquent de suivre la voie de l'Allemagne nazie, de l'Italie fasciste et de la Russie soviétique si les libertés individuelles continuent d'être sacrifiées au profit d'un contrôle étatique accru[59].
Une étude des dictateurs
Cette section analyse les caractéristiques communes des dictateurs modernes, en s'appuyant sur une étude de J.O. Hertzler. Selon cette étude, les dictateurs partagent des traits tels que la ruse diabolique, l'arrogance, l'amour de l'intrigue, l'absence de scrupules, une tendance à la stratégie, un idéalisme fanatique, un réalisme intransigeant et une capacité à exploiter rapidement chaque avantage. La publication souligne que ces traits se retrouvent chez des figures comme Hitler, Staline, Mussolini et Franco, mais aussi, dans une certaine mesure, chez des dirigeants politiques contemporains[60].
La publication cite également Franklin D. Roosevelt Jr., qui, lors d'un discours à l'université d'État de l'Ohio, affirme que son père aurait pu devenir un dictateur en 1933, mais qu'il a choisi de ne pas le faire. Roosevelt Jr. compare son père à Jefferson et Lincoln, le présentant comme un grand amoureux de la démocratie. Cependant, la publication souligne que les actions de Roosevelt, notamment ses nombreux vetos et son influence croissante sur les agences exécutives, contredisent cette image de défenseur de la démocratie[61].
La publication met également en lumière les contradictions dans les propos de Roosevelt concernant le gouvernement par un seul homme. Elle rappelle que Roosevelt a critiqué la Cour suprême pour ses décisions majoritaires (5 contre 4), tout en exerçant lui-même un nombre record de vetos (473 en quelques années, contre 49 pour tous les présidents précédents en 84 ans). Cette tendance à concentrer le pouvoir entre les mains d'un seul homme est présentée comme une menace pour les libertés individuelles et les principes démocratiques[62].
Aboutirait sûrement à l'Inquisition
Cette section critique les relations entre le président Roosevelt et le Vatican. La publication souligne que Roosevelt a envoyé un représentant personnel au Vatican, une décision présentée comme une simple mesure informelle. Cependant, elle cite des sources romaines affirmant que ce représentant est considéré comme un ambassadeur à part entière, accrédité auprès du "Saint-Siège". La publication met en doute la sincérité de Roosevelt, qui a pourtant déclaré que "la valeur de la vérité et de la sincérité est toujours plus forte que la valeur des mensonges et du cynisme"[63].
La publication rappelle que le Vatican est connu pour sa propension à diffuser des mensonges et à manipuler l'information pour servir ses intérêts. Elle souligne que cette tendance est incompatible avec les principes de vérité et de transparence que Roosevelt prétend défendre. La publication met en garde contre les conséquences d'une telle alliance, affirmant qu'elle pourrait aboutir à une forme moderne d'Inquisition, où les libertés individuelles seraient sacrifiées au profit d'un contrôle religieux et politique[64].
Le « Nouvel Ordre » en Amérique (deuxième partie)
La deuxième partie de l'article principal poursuit son analyse des dérives autoritaires aux États-Unis, en s'appuyant sur des déclarations de personnalités politiques et des éditoriaux de presse. La publication souligne que le président Roosevelt, malgré ses discours en faveur de la démocratie, a continuellement accru ses pouvoirs exécutifs, au point de saper les principes constitutionnels. Elle cite le sénateur Burton K. Wheeler, qui critique cette tendance en affirmant que Roosevelt a toujours cherché à obtenir davantage de pouvoir, que ce soit pour dévaluer le dollar, gérer un fonds de stabilisation de deux milliards de dollars, ou utiliser les travaux publics pour influencer le Congrès[65].
La publication rappelle également que Roosevelt a tenté de rendre la Cour suprême plus docile, proposant même d'obtenir trois démissions pour y parvenir. Elle souligne que cette concentration du pouvoir entre les mains d'un seul homme est une caractéristique des régimes totalitaires, et que les États-Unis risquent de suivre la voie de l'Allemagne nazie, de l'Italie fasciste ou de la Russie soviétique si cette tendance se poursuit[66].
Un éditorial du Tulsa Tribune est cité pour illustrer cette dérive. Le journal décrit Roosevelt comme un « état d'urgence perpétuel », soulignant que le Congrès a cédé à ses demandes de pouvoirs accrus sans jamais les lui retirer. L'éditorial met en garde contre les conséquences d'une telle concentration du pouvoir, affirmant que si des secteurs clés de l'économie, comme le pétrole, l'acier ou le bois, passent sous le contrôle administratif de Roosevelt, cela entraînera un effondrement de la civilisation et la perte des libertés[67].
La publication évoque également le projet de loi H.R. 1776, présenté comme une mesure dictatoriale. Ce projet de loi accorderait à Roosevelt des pouvoirs étendus, notamment celui d'envoyer des navires de guerre et des avions dans des zones de conflit, de donner des fonds illimités à des puissances étrangères, d'annuler des lois existantes, et de former des alliances militaires avec n'importe quelle nation. La publication interprète cette loi comme une tentative de contourner le Congrès et d'engager les États-Unis dans la guerre par la « porte de derrière »[68].
Entrer en guerre par la porte de derrière
Cette section critique la manière dont le président Roosevelt engage les États-Unis dans le conflit mondial sans déclaration de guerre formelle. La publication souligne que, selon la Constitution américaine, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre, mais que Roosevelt contourne cette règle en prêtant des navires, des avions et des munitions à la Grande-Bretagne. Elle cite le Milwaukee Journal, qui affirme que cette stratégie expose les États-Unis à des représailles de la part des ennemis de la France et de la Grande-Bretagne, sans que le Congrès n'ait son mot à dire[69].
La publication rappelle que cette approche n'est pas conforme à la tradition américaine, qui rejette l'idée d'entrer en guerre « par la porte de derrière ». Elle souligne que Roosevelt justifie cette stratégie en affirmant que le mode de vie américain, fondé sur la démocratie, est menacé. Cependant, la publication met en doute cette justification, soulignant que le président contourne les institutions démocratiques (Congrès et système judiciaire) pour imposer ses décisions[70].
Un extrait d'un discours radiodiffusé de Roosevelt, daté du 30 décembre, est cité pour illustrer sa vision du conflit. Le président y affirme que les maîtres nazis de l'Allemagne cherchent à dominer l'Europe et à utiliser ses ressources pour dominer le reste du monde. La publication interprète ces propos comme une tentative de justifier l'engagement des États-Unis dans la guerre, tout en évitant une déclaration formelle[71].
La publication cite également le président de l'université Harvard, James Bryant Conant, qui, dans un discours prononcé en juin 1940, exprime sa crainte face à la menace totalitaire. Conant souligne que les succès militaires de l'Allemagne nazie et l'alliance avec le fascisme italien ont réveillé les Américains face à l'imminence du danger pour les libertés sur le continent[72].
La publication interprète ces propos comme une reconnaissance implicite de la nécessité de s'opposer aux régimes totalitaires, mais elle souligne que les actions de Roosevelt, notamment son soutien à la Grande-Bretagne, ne suffisent pas à garantir la protection des libertés individuelles aux États-Unis. Elle rappelle que les Témoins de Jéhovah, persécutés pour leur refus de participer à la guerre, voient leurs droits ignorés par le gouvernement américain[73].
Les dettes de guerre
Cette section analyse les conséquences financières de l'engagement des États-Unis dans le conflit mondial. La publication cite H.L. Mencken, qui, dans un article du Baltimore Sun, compare la situation financière des États-Unis et de la Grande-Bretagne lors de la Première Guerre mondiale à celle de 1941. Mencken souligne que les dettes publiques des deux pays ont explosé depuis 1914, passant de 1,2 milliard de dollars à plus de 50 milliards pour les États-Unis, et de 3,5 milliards à plus de 40 milliards pour la Grande-Bretagne[74].
La publication utilise ces chiffres pour illustrer l'ampleur des dépenses engagées par Roosevelt dans le cadre de son soutien aux Alliés. Elle souligne que ces dettes risquent de peser lourdement sur les générations futures et de fragiliser l'économie américaine. Mencken met également en garde contre les conséquences d'une telle politique, qui pourrait conduire à un effondrement économique comparable à celui des régimes totalitaires[75].
Vers la dictature
Cette section analyse les tendances autoritaires aux États-Unis, en s'appuyant sur les propos de Frank H. Gannett, éditeur du Rochester Journal. Gannett met en garde contre la montée du contrôle étatique sur la vie des citoyens, soulignant que Washington cherche à prendre le contrôle des entreprises, des fermes et des usines sous prétexte de conditions économiques difficiles. Il affirme que cette tendance s'éloigne des principes de Jefferson et des pères fondateurs, et qu'elle conduit inévitablement vers un gouvernement totalitaire et une dictature[76].
La publication cite également une étude de l'American Council on Public Affairs, qui souligne le rôle des prêtres catholiques d'origine italienne dans la propagation de la propagande fasciste aux États-Unis. Elle rappelle que le général Franco, en Espagne, avait utilisé une « cinquième colonne » pour trahir Madrid, et que cette stratégie a été reprise dans d'autres pays, comme l'Autriche, la Tchécoslovaquie et la France. La publication met en garde contre l'influence de l'Église catholique, qui cherche à saper les libertés démocratiques pour imposer son propre ordre social[77].
Flairer l'Empire dans le vent
Cette section critique les propos de Fulton J. Sheen, un prêtre catholique, qui, dans un discours à Cincinnati, affirme qu'après la Seconde Guerre mondiale, la rationalité, la paix et Dieu reprendront leur place. La publication interprète ces propos comme une tentative de minimiser les dangers du totalitarisme et de préparer le retour d'un « Saint-Empire romain » sous l'égide de l'Église catholique. Elle souligne que Sheen encourage ses auditeurs à agir comme des « cinquième colonne » en trahissant les autres pour les ramener sous l'autorité de la hiérarchie catholique[78].
La publication cite également E. Haldeman-Julius, qui, dans The American Freeman, dénonce l'influence de l'Église catholique comme la plus grande menace pour les libertés et la démocratie aux États-Unis. Il affirme que les journaux et magazines américains n'osent pas avertir la population contre cette propagande, par crainte de représailles. La publication souligne que cette tendance est particulièrement dangereuse, car elle vise à imposer un ordre social où les masses seraient asservies politiquement et économiquement, comme le sont déjà les fidèles ignorants de l'Église[79].
Une issue facile
Cette section critique les propos du cardinal Dougherty, qui attribue la guerre en Europe à un châtiment divin pour avoir tourné le dos à Dieu. La publication rejette cette interprétation, affirmant que seul « le dieu de ce monde » (2 Corinthiens 4:4), c'est-à-dire Satan, peut être tenu responsable des actions des dictateurs comme Hitler ou Mussolini. Elle souligne que cette rhétorique est utilisée par l'Église catholique pour justifier son alliance avec les régimes totalitaires et discréditer les opposants à son influence[80].
La publication cite également un article du Manchester Union, qui rapporte les propos d'un prêtre jésuite sur l'influence politique des catholiques aux États-Unis. Le prêtre suggère que les 22 millions de catholiques pourraient dominer la scène politique, alors qu'ils ne représentent que 15 % de la population. La publication dénonce cette tentative de manipulation, soulignant que les catholiques sont en réalité minoritaires et que leur influence repose sur des pratiques illégales et des boycotts[81].
Hinsley à la rescousse
Cette section analyse les propos du cardinal Hinsley, qui, dans un discours radiodiffusé, affirme que les catholiques britanniques combattent « du côté des anges ». La publication souligne que cette déclaration intervient après que les cardinaux et évêques allemands et italiens ont exprimé leur soutien à Hitler et Mussolini. Elle interprète ces propos comme une tentative de l'Église catholique de se présenter comme une force morale, alors qu'elle soutient activement les régimes totalitaires en Europe[82].
La publication rappelle que le pape Pie XII est le dernier soutien des évêques allemands et italiens, et qu'il cherche à utiliser des figures comme le cardinal Hinsley pour donner une légitimité religieuse à la guerre. Elle souligne que Hinsley a distribué des croix en bakélite aux soldats britanniques, dans l'espoir que ces objets superstitieux leur apporteraient une protection divine. La publication dénonce cette pratique comme une manipulation des croyances populaires en temps de guerre[83].
Le martyre de Maximilian
Cette rubrique historique relate l'histoire de Maximilian, un jeune chrétien du IVe siècle qui refusa de servir dans l'armée romaine en raison de ses convictions religieuses. Maximilian, fils de Fabius Victor, fut convoqué par le proconsul Dion pour être enrôlé, mais il déclara être déjà soldat du Christ et refusa de porter les armes. Malgré les pressions de son père et du proconsul, il maintint sa position et fut condamné à mort pour désobéissance[84].
La publication utilise ce récit pour illustrer la résistance des premiers chrétiens face aux persécutions et leur refus de participer aux conflits armés. Elle souligne que Maximilian, avant son exécution, exhorta les chrétiens à rester fidèles à leur foi et les non-chrétiens à embrasser une croyance menant au salut éternel. Son père, présent lors de l'exécution, manifesta une grande force d'âme, voyant dans le martyre de son fils un exemple à suivre[85].
Témoignage d'un Jonadab de 91 ans
Cette rubrique présente le témoignage d'un Témoin de Jéhovah âgé de 91 ans, qui exprime sa gratitude envers Jéhovah pour les bénédictions reçues tout au long de sa vie. Malgré les épreuves, comme les bombardements, il affirme ne jamais avoir été abandonné par Dieu et se demande ce qu'il peut faire en retour pour un tel amour. Ce témoignage illustre la foi inébranlable des Témoins de Jéhovah, même dans les circonstances les plus difficiles[86].
Baptême et engagement des « autres brebis »
Cette rubrique relate un baptême organisé à Belize, dans le Honduras britannique, où seize personnes, décrites comme faisant partie des « autres brebis » du Seigneur (Jean 10:16), ont été immergées le 11 avril 1941. Ces mêmes personnes ont assisté au Mémorial le soir même, mais aucune n'a participé aux emblèmes, conformément à la doctrine de l'époque qui réservait cette pratique aux membres oints de la « nouvelle création »[87].

Témoignage d'une Témoin de Jéhovah anglaise
Cette section présente le témoignage d'une femme anglaise, identifiée par ses initiales « A. », qui raconte son parcours spirituel. Élevée dans l'Église anglicane, elle s'est progressivement détournée des formes et cérémonies religieuses qu'elle jugeait hypocrites. Après avoir fréquenté les méthodistes pendant plus de cinquante ans sans trouver de satisfaction spirituelle, elle a découvert les publications des Témoins de Jéhovah en 1928 grâce à deux jeunes colporteurs. Elle a acheté La Harpe de Dieu mais ne l'a lu que bien plus tard, en 1939, lorsqu'un Témoin lui a rendu visite avec des livres et un phonographe. Ce contact a ravivé son intérêt pour la vérité biblique, et elle exprime sa gratitude pour les vérités révélées par Jéhovah, malgré les épreuves comme les bombardements. Elle conclut en encourageant ses coreligionnaires à rester fidèles et à persévérer dans leur mission[88].
Persécution en Nouvelle-Zélande
Cette brève note relate une affaire de persécution en Nouvelle-Zélande, où un Témoin de Jéhovah, père de famille, a été condamné à un mois de prison pour avoir prêché l'Évangile du Royaume de Dieu. La publication dénonce cette condamnation comme une atteinte à la liberté de culte et souligne que le message prêché par les Témoins s'oppose aux dogmes religieux traditionnels, notamment ceux défendus par le constable Boyle, responsable des poursuites. Elle rappelle que les Témoins de Jéhovah sont des opposants déclarés aux régimes totalitaires et à l'influence de la hiérarchie catholique romaine[89].
Dialogue avec une « dame »
Cette rubrique rapporte un dialogue entre deux jeunes Témoins de Jéhovah, Angus (9 ans) et Mary (8 ans), et une femme qualifiée de « dame » dans un quartier huppé de Jesmond, en Angleterre. Les enfants, engagés dans une activité de prédication, ont présenté une carte de témoignage à la femme, qui a réagi avec hostilité. Elle a interrogé Angus sur le lien entre leur message et les objecteurs de conscience, puis l'a menacé de le frapper s'il ne quittait pas sa propriété. Mary, interpellée à son tour, a défendu leur position en citant Matthieu 24:14, mais la femme a refusé d'écouter les Écritures et les a traités de « B peacemakers » (probablement une déformation de « Bible Students » ou une insulte). Deux jours plus tard, la mère de Mary a reçu une lettre de cette femme, qui remettait en cause la légalité de l'activité des enfants et menaçait de saisir les autorités. La publication souligne l'ironie de la situation, où des enfants sont persécutés pour avoir partagé un message biblique dans un quartier se prétendant « chrétien »[90].

Accusations mensongères en Colombie-Britannique
Cette section dénonce une accusation portée par Arthur Leighton, procureur de la Couronne à Nanaimo (Colombie-Britannique), selon laquelle les Témoins de Jéhovah en Australie utiliseraient la radio pour informer les forces de l'Axe des mouvements des navires britanniques dans le Pacifique, entraînant leur perte. La publication qualifie ces allégations de mensongères et propose de publier la photographie de Leighton en le désignant comme « le plus grand menteur de la Colombie-Britannique ». Elle rappelle que la littérature, les enregistrements phonographiques et les émissions radio des Témoins de Jéhovah démontrent leur opposition farouche à la conspiration menée par le pape Pie XII, Hitler, Mussolini, Franco et Salazar. Elle souligne également que les Témoins de Jéhovah en Europe sont emprisonnés par les puissances de l'Axe, toutes contrôlées par la hiérarchie catholique romaine, dont Leighton serait lui-même un serviteur[91].
Violence en Jamaïque
Cette rubrique relate un incident survenu en Jamaïque, où deux Témoins de Jéhovah ont été agressés par un passager alors qu'ils discutaient de la Bible dans un train. L'un des Témoins a été frappé au visage, mais l'agresseur a finalement présenté des excuses, admis son tort et écouté une discussion biblique pendant trente minutes. La publication interprète cet incident comme une manifestation de la persécution orchestrée par Satan contre les serviteurs de Jéhovah, tout en soulignant que cet épisode a permis de donner un bon témoignage à tous les passagers présents[92].

Réactions à la brochure Conspiracy Against Democracy
Cette section rapporte les réactions suscitées par la distribution de la brochure Conspiracy Against Democracy (en français : Conspiration contre la démocratie). Un Témoin de Jéhovah en Angleterre a prêté cette brochure à son neveu, qui l'a fait circuler parmi une trentaine de collègues de travail. Tous ont exprimé leur admiration pour son contenu et se sont interrogés sur la raison pour laquelle ce type de document n'était pas distribué plus largement. Le même Témoin a ensuite prêté la brochure à un fonctionnaire, qui l'a également fait lire à plusieurs personnes dans un pub local. Le fonctionnaire a déclaré que le gouvernement britannique devrait en imprimer 100 000 exemplaires pour une distribution massive. La publication souligne l'impact de cette brochure, qui expose les dangers de la cinquième colonne et de l'influence catholique romaine, et encourage ses lecteurs à la diffuser largement[93].
Suivre une voie scripturaire
Cette section présente la lettre d'une femme anglaise, Miss K. Noble, qui raconte avoir reçu dans sa boîte aux lettres un exemplaire de la brochure Conspiracy Against Democracy. Se décrivant comme une chrétienne convertie consciente des intrigues du Vatican dans les pays protestants, elle affirme avoir été profondément touchée par son contenu. Bien qu'elle ne partage pas entièrement toutes les positions de la Société des Témoins de Jéhovah, elle déclare approuver pleinement leur démarche de base et leur désir d'ouvrir les yeux de ceux aveuglés par la tradition religieuse. Elle conclut en affirmant que, de tous les livres qu'elle a lus, aucun ne montre aussi clairement les dangers dénoncés que Conspiracy Against Democracy, et attribue sa rédaction à la puissance de l'esprit saint.[94]
Répression aux Pays-Bas
Cette brève note rapporte que la Gestapo a dissous l'Association internationale des étudiants de la Bible (Témoins de Jéhovah) à Amsterdam le 9 mars 1941. La publication ironise sur cette mesure en affirmant que les autorités nazies « croient » avoir mis fin à leurs activités, tout en soulignant que la persécution ne fait que renforcer la détermination des Témoins de Jéhovah à poursuivre leur mission[95].
Les progrès de la Finlande
Cette rubrique brosse un portrait élogieux de la Finlande, soulignant ses progrès remarquables avant que la Russie, cinquante fois plus grande, ne prétende être menacée et opprimée par elle. La publication note que le nombre de propriétaires terriens est passé de 110 629 il y a quarante ans à plus de 500 000, et vante la propreté du pays par contraste avec la Russie. Elle décrit Helsinki, construite en pierre blanche, comme l'une des plus belles villes du monde, et souligne que les Finlandais sont réputés pour leur musique, leurs exploits sportifs et leur honnêteté à honorer leurs dettes.[96]
La venue du Messie
Cet article théologique examine la question de la venue du Messie, en s'appuyant sur des prophéties bibliques, notamment Ézéchiel 21:26-27. La publication affirme que, bien que les hommes du monde nient ou ignorent la présence du Christ parce qu'ils ne Le voient pas avec leurs yeux physiques, Sa venue a bien eu lieu de manière invisible. Elle explique que le Messie, après Sa mort et Sa résurrection, est devenu une créature spirituelle immortelle, et que seuls ceux qui participent à la « première résurrection » pourront Le voir « tel qu'Il est » (1 Jean 3:2). La publication souligne que la seconde venue du Christ ne signifie pas un retour physique sur terre, mais une présence invisible pour diriger les affaires du « nouveau monde » et établir un gouvernement théocratique. Elle cite plusieurs passages bibliques, comme Matthieu 24:42-43 et 1 Thessaloniciens 5:2-6, pour illustrer que cette présence se manifeste par des signes et des événements mondiaux, notamment la guerre, les famines et les persécutions, qui annoncent la bataille d'Harmaguédon[97].
Le sort du Canada
Cette section analyse la situation politique et religieuse du Canada, en mettant en garde contre l'influence croissante de la hiérarchie catholique romaine. La publication affirme que de nombreux catholiques américains et canadiens estiment que leur pays serait mieux gouverné si l'Église catholique avait le contrôle total des affaires importantes. Elle dénonce les promesses utopiques de l'Église, qui, selon elle, ne peuvent être réalisées qu'au prix d'un pouvoir absolu et d'une suppression des libertés individuelles. La publication rappelle les exemples historiques de la France, de l'Italie, de l'Allemagne et de l'Angleterre, où le contrôle catholique a conduit à des révoltes sanglantes. Elle met en garde contre le « nouvel ordre » promu par le pape, qu'elle assimile à l'« abomination de la désolation » mentionnée dans Daniel 12:11, et souligne que ce système a déjà conduit à la destruction de l'Europe. Elle annonce qu'un correspondant canadien décrit les souffrances que le Canada endure déjà sous l'influence catholique, un avertissement pour les Américains qui s'engagent dans le même piège[98].
Le Canada et l'Empire britannique
Cette section poursuit l'analyse de la situation du Canada en tant que « fille de l'Empire britannique ». La publication décrit les tensions politiques actuelles, exacerbées par la guerre, comme une crise matrimoniale entre le Canada et l'Empire. Elle rappelle un événement historique clé, la victoire du général Wolfe sur le général français Montcalm en 1763, qui a marqué le début de la domination britannique sur le Canada. La publication souligne que les « Pères de la nation » à Ottawa sont constamment harcelés par la hiérarchie catholique romaine du Québec, qui exerce une influence disproportionnée sur la politique canadienne. Elle affirme que pour comprendre la politique canadienne, il est essentiel de saisir l'impact de cet événement historique et de l'influence catholique qui en découle[99]. (À suivre)
Le sort du Canada (suite)
La suite de cet article se concentre sur la province de Québec, présentée comme un foyer de tensions politiques et religieuses au sein du Canada. La publication affirme que le Québec est une province dominée par une hiérarchie catholique romaine influente, qui exerce un contrôle sur les affaires politiques et sociales. Elle décrit une structure sociale où les évêques et les prêtres supervisent étroitement les politiciens locaux, eux-mêmes issus de l'élite francophone et formés sous leur tutelle. Cette dynamique, selon la publication, place le Québec dans une position de double loyauté : envers l'État canadien et envers une « super-État » incarné par la hiérarchie catholique[100].
La publication souligne que cette influence cléricale s'étend au-delà des frontières du Québec et pèse sur la politique nationale canadienne. Elle compare le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, à un « petit pape », soulignant son rôle dans la manipulation des dirigeants politiques, notamment le premier ministre Mackenzie King et ses ministres Ernest Lapointe et P.J.A. Cardin. Ces derniers, selon la publication, sont décrits comme des marionnettes de la hiérarchie catholique, freinant les efforts de guerre du Canada et s'opposant à la conscription. La publication cite Abraham Lincoln pour illustrer cette emprise, qualifiant la hiérarchie catholique de « boulet et chaîne » pour la nation[101].
L'article met en lumière les liens entre le Vatican et les régimes autoritaires européens, notamment l'Axe. Il affirme que la majorité des cardinaux au Vatican sont originaires des pays de l'Axe et qu'ils soutiennent activement les dictatures, préférant un gouvernement des masses par des dirigeants inféodés à l'Église. La publication dénonce cette préférence pour un système où le pape, les cardinaux et les évêques exerceraient un contrôle absolu, avec le soutien des prêtres. Elle souligne que cette vision politique est incompatible avec les principes démocratiques et menace les libertés individuelles au Canada[102].
La publication cite également des commentaires d'Eliot Janeway, un journaliste américain, qui décrit le Québec comme une « cinquième colonne nazie idéale » au sein du Canada. Janeway critique le gouvernement de Mackenzie King pour sa soumission aux pressions d'une minorité francophone pro-Axe, et appelle Ottawa à se libérer de cette influence. Ces propos ont suscité une réponse du journaliste québécois Jean Charles-Harvey, qui reconnaît les faits mentionnés par Janeway, notamment l'existence de mouvements pro-nazis et pro-fascistes au Québec avant la guerre, ainsi que des actes de désobéissance civile, comme le refus de l'enregistrement national. Harvey dénonce également la tolérance des autorités fédérales envers des périodiques anti-britanniques et anti-guerre, comme Le Devoir et L'Action Nationale, qui auraient dû être censurés depuis longtemps[103].
Harvey poursuit en affirmant que ces mouvements anti-démocratiques ne représentent qu'une infime minorité de « petits bourgeois » et d'intellectuels mal formés, imprégnés d'un nationalisme extrême et d'une haine de tout ce qui est britannique ou étranger. Bien que peu nombreux, ces groupes parviennent à occuper des positions stratégiques pour saper la confiance et décourager l'esprit de coopération patriotique qui s'est manifesté au début de la guerre. Harvey met en garde contre les conséquences d'une inaction gouvernementale, craignant que le Québec ne soit tenu pour responsable en cas de défaite britannique, ou qu'il ne devienne un paria en Amérique du Nord en cas de victoire[104].
La publication conclut cette section en soulignant que les réactions du cardinal Villeneuve et de certains politiciens québécois aux propos de Harvey démontrent leur incapacité à accepter les critiques. Elle rappelle que ces tensions pourraient conduire à une scission au sein du Canada, similaire à celle provoquée par l'Irlande au sein de l'Empire britannique. La publication évoque également l'émergence d'un mouvement fasciste inspiré par Adrien Arcand au Québec, soutenu par l'Église catholique, et met en garde contre les dangers d'une telle alliance pour la démocratie canadienne[105].
La plus grande transmission publique
Cette rubrique technique relate un événement marquant dans l'utilisation des moyens de communication par les Témoins de Jéhovah. Le 24 juillet 1941, le juge Rutherford a prononcé un discours lors d'une assemblée au Madison Square Garden de New York, qui a été diffusé simultanément dans 56 villes des îles Britanniques et en Australie. Cette transmission, présentée comme la plus importante jamais réalisée à cette époque, a utilisé un canal radio-téléphonique entre New York et Londres, ainsi qu'une liaison radio entre Londres et Sydney pour atteindre l'Australie. La publication souligne l'efficacité de cette technologie, qui a permis de regrouper des sous-ensembles d'auditeurs dans des villes comme Leeds, Manchester, Glasgow et Bristol, optimisant ainsi l'utilisation des circuits de transmission[106].
« Endormis sur les lèvres du Vésuve »
Cette rubrique rapporte les propos du révérend T.T. Surecps, un pasteur baptiste de Toronto, qui critique sévèrement les églises traditionnelles pour leur manque de vigilance face à l'approche d'Harmaguédon. Dans un sermon intitulé « Endormis sur les lèvres du Vésuve », Surecps affirme que les dirigeants politiques britanniques, comme Ramsay MacDonald, Stanley Baldwin et Neville Chamberlain, ont contribué à endormir l'Angleterre en prônant des politiques pacifistes et en refusant de se préparer à la guerre. Il les compare à des somnambules, incapables de percevoir les dangers représentés par des figures comme Hitler, qu'il assimile à Judas[107].
Surecps évoque également un épisode où les Témoins de Jéhovah, alors connus sous le nom de « Russellites », ont organisé une convention à Toronto sous une pluie battante. Il décrit avec ironie la détermination des participants, qui ont bravé les intempéries pour diffuser leur message, contrastant avec l'apathie des chrétiens traditionnels, qu'il accuse de dormir spirituellement. La publication utilise ce récit pour illustrer l'engagement des Témoins de Jéhovah dans leur mission de prédication, malgré les obstacles et les persécutions[108].
Baptême de corvettes
Cette brève note relate une cérémonie de baptême de deux corvettes de la marine canadienne, organisée conjointement par des représentants des églises catholique et protestante. La publication ironise sur cette cérémonie, soulignant que le gouvernement canadien a fait appel à des « hommes-médecine » pour bénir les navires. Elle rappelle des exemples historiques où des bénédictions papales ont été associées à des échecs militaires, comme l'invasion de l'Éthiopie par l'Italie ou les actions de la flotte italienne. La publication exprime des doutes quant à l'efficacité de ces rituels religieux sur le destin des corvettes, tout en soulignant l'ironie de voir des démons rivaux invoqués par des prêtres rivaux[109].
Servitude en Géorgie
Cette rubrique dénonce une affaire de servitude forcée dans le comté d'Oglethorpe, en Géorgie, où un homme noir, Solomon McCannon, a été maintenu en état de peonage par un planteur blanc nommé Cunningham. La publication relate comment des parents de McCannon, vivant à Chicago, ont envoyé une lettre et un mandat de 35 dollars à une institutrice noire, Miss Ada Smith, pour aider McCannon à s'échapper de cette situation. Cependant, la lettre et le mandat n'ont jamais été remis à leur destinataire. Cunningham, ayant intercepté la correspondance, a accusé Miss Smith et son père d'avoir reçu de l'argent pour aider un « nègre » à s'enfuir. Tous deux ont été emprisonnés, et McCannon a été condamné aux travaux forcés. La publication souligne l'injustice de cette affaire, où des innocents ont été persécutés pour avoir tenté d'aider un homme opprimé[110].
La publication cite William Henry Huff, un pharmacien qui a tenté d'intervenir en faveur des victimes, mais dont les démarches auprès du FBI ont été ignorées. Huff dénonce l'impunité dont bénéficie Cunningham et le système judiciaire complice de ces pratiques discriminatoires. La publication utilise cet exemple pour illustrer les injustices raciales persistantes dans certains États américains, où des méthodes d'oppression similaires à l'esclavage continuent d'être employées[111].
Les nouvelles méthodes de lynchage
Cette brève note aborde l'évolution des méthodes de lynchage aux États-Unis. La publication affirme que les nouvelles techniques de lynchage diffèrent des anciennes, où des foules nombreuses assistaient à l'exécution publique des victimes. Désormais, selon la publication, une poignée d'hommes commettent ces crimes dans des lieux isolés, comme des marais, et enterrent les corps pour éviter que l'affaire ne soit médiatisée. Cette analyse reflète une préoccupation face à la persistance des violences raciales, tout en soulignant leur caractère plus clandestin et organisé[112].
Le Sud vendrait du coton
Cette rubrique évoque une discussion sur l'utilisation du coton dans le Sud des États-Unis. La publication rapporte que des projets sont envisagés pour utiliser le coton comme matériau de construction de abris anti-bombes, en remplacement du béton. Elle cite des études affirmant qu'une épaisseur de sept pieds de coton offrirait une protection supérieure à six pieds de béton armé contre les bombes. Cette note technique reflète les préoccupations de l'époque face aux menaces de bombardements aériens, tout en soulignant les innovations industrielles en réponse à la guerre[113].
La conspiration contre les libertés des États-Unis
Cette rubrique reproduit des extraits du livre Foreign Conspiracy Against the Liberties of the United States (en français : « Conspiration étrangère contre les libertés des États-Unis ») de Samuel F.B. Morse, publié plus d'un siècle auparavant. La publication souligne la pertinence actuelle des observations de Morse, qui dénonçait déjà l'influence des Jésuites et leur alliance avec les régimes despotiques pour saper les libertés issues de la Réforme et de l'étude libre de la Bible. Elle établit un parallèle entre les avertissements de Morse et la montée des régimes totalitaires en Europe, notamment le nazisme, qu'elle attribue à une conspiration jésuite visant à détruire les acquis démocratiques[114].
L'article cite des passages du catéchisme catholique polonais, utilisé pour enseigner aux fidèles une doctrine de soumission absolue à l'empereur, présenté comme un représentant de Dieu sur terre. Ce catéchisme, selon la publication, inculque une obéissance aveugle et une adoration de l'autorité temporelle, allant jusqu'à identifier la désobéissance à l'empereur comme un péché punissable pour l'éternité. La publication souligne que cette doctrine est incompatible avec les principes de liberté de conscience et de séparation de l'Église et de l'État, fondements des démocraties modernes[115].
La publication reproduit également des extraits de l'encyclique du pape Clément XII, qui condamne la liberté de la presse et appelle à la destruction par le feu des ouvrages jugés subversifs. Elle met en lumière l'hostilité historique de l'Église catholique envers la liberté d'expression, qu'elle présente comme une menace pour les institutions religieuses et civiles. La publication rappelle que ces positions, autrefois défendues par des papes, sont aujourd'hui reprises par les régimes totalitaires, notamment en Allemagne nazie et en Italie fasciste, où la censure et la répression des opinions dissidentes sont monnaie courante[116].
L'article souligne que les principes catholiques, tels qu'exposés par Morse, sont intrinsèquement liés au despotisme et s'opposent aux valeurs protestantes, qui prônent la liberté individuelle et la responsabilité personnelle devant Dieu. La publication cite des exemples historiques, comme l'Autriche, où la censure de la presse et l'absence de liberté d'opinion sont justifiées par la nécessité de préserver la stabilité du trône. Elle dénonce cette logique, qui, selon elle, sert les intérêts des régimes autoritaires et nie les droits fondamentaux des citoyens[117].
La publication conclut en affirmant que les avertissements de Morse, bien que formulés il y a plus d'un siècle, restent d'une actualité brûlante. Elle interprète la montée des régimes totalitaires en Europe comme la réalisation des craintes de Morse, où l'influence jésuite et catholique s'allie aux forces du mal pour imposer un « nouvel ordre » mondial, marqué par la suppression des libertés et l'avènement d'une dictature universelle. Elle rappelle que cette conspiration, orchestrée par Satan et ses démons, trouve son aboutissement dans la bataille d'Harmaguédon, annoncée dans les Écritures[118].
Divers
Le grand garage de Stockholm
Cette brève note technique décrit le plus grand garage de Stockholm, en Suède, capable d'accueillir et d'entretenir deux mille voitures. Haut de huit étages et couvrant une superficie de 430 000 pieds carrés, ce garage emploie 600 hommes et dessert 173 000 clients par an. Ses pompes à essence et ses stations de lavage consomment plus de trois millions de gallons d'eau chaque année. La publication utilise cet exemple pour illustrer les avancées technologiques et industrielles en Europe, malgré le contexte de guerre[119].
« Nous l'avions prévu ainsi »
Cette rubrique commente une déclaration d'Eleanor Roosevelt, épouse du président américain, qui a révélé lors d'un forum à New York que l'objectif ultime du troisième mandat de Franklin D. Roosevelt était d'instaurer un service universel ou une « régimentation complète » de toutes les ressources humaines. La publication interprète ces propos comme une confirmation de ses craintes concernant la dérive totalitaire du gouvernement américain. Elle souligne que les partisans du « New Deal » ont longtemps nié cette tendance, mais que les déclarations d'Eleanor Roosevelt exposent désormais clairement le projet de transformer les États-Unis en un régime similaire à ceux de l'Allemagne nazie, de l'Italie fasciste ou de la Russie soviétique[120].
La publication rappelle que les Témoins de Jéhovah ont depuis longtemps mis en garde contre cette évolution, en dénonçant les mesures autoritaires du président Roosevelt, telles que la concentration des pouvoirs exécutifs et les tentatives de contourner le Congrès. Elle souligne que cette régimentation, présentée comme une nécessité en temps de guerre, risque de saper les libertés individuelles et de transformer les citoyens en sujets d'un État totalitaire[121].
Se raser ou ne pas se raser
Cette note humoristique rapporte les propos d'un contributeur britannique, qui évoque la pénurie de lames de rasoir en Angleterre en raison du programme de réarmement. Un ecclésiastique aurait décidé de laisser pousser sa barbe pour contourner ce problème. La publication ironise sur cette situation, suggérant que si tous les ecclésiastiques adoptaient cette solution, ils ne pourraient plus proférer autant de « mensonges éhontés »[122].
Commentaires britanniques
Cette rubrique, signée J. Hemery de Londres, propose une série de notes sur la vie quotidienne en Angleterre pendant la guerre.
La première note, intitulée « Summertime », décrit l'arrivée tardive de l'été en Angleterre après un hiver long et froid. La publication souligne le soulagement des Britanniques face à la diminution des bombardements nocturnes et à la possibilité de profiter des longues journées estivales, rendues encore plus agréables par l'adoption de l'heure d'été double. Elle évoque également les efforts de la Royal Air Force pour repousser les bombardiers ennemis, permettant aux habitants de retrouver un semblant de normalité et d'apprécier les beautés de la nature[123].
La deuxième note, « Harvest Prospects », rapporte les déclarations du ministre de l'Agriculture britannique, qui se montre optimiste quant aux perspectives de récolte. Malgré la perte de 54 à 6 millions de tonnes de denrées importées, le ministre affirme que les efforts agricoles réalisés sont remarquables et dépassent les attentes. La publication souligne cependant les difficultés liées au rationnement alimentaire, qui touche particulièrement les travailleurs manuels, comme les mineurs et les ouvriers agricoles, dont les rations de fromage et de viande sont jugées insuffisantes pour soutenir leur effort physique[124].
La troisième note, « Food Control », aborde le contrôle des denrées alimentaires en Angleterre, notamment celui des œufs. La publication explique que tous les œufs produits par des élevages de plus de 50 poules doivent être remis aux autorités locales, qui les redistribuent sans distinction entre les œufs locaux et importés. Cette mesure rend impossible l'obtention d'œufs frais pour les consommateurs, et les éleveurs qui refusent de se soumettre au contrôle se voient privés de coupons pour acheter de la nourriture pour leurs volailles. La publication cite l'apôtre Paul (2 Thessaloniciens 3:10) pour illustrer le principe selon lequel « si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus », tout en soulignant les tensions engendrées par ces mesures parmi les éleveurs[125].
La publication évoque également les perspectives d'augmentation de la production alimentaire en Grande-Bretagne, en citant Lord Lymington, un expert en agriculture. Ce dernier affirme que le pays pourrait produire 40 % de nourriture en plus en réhabilitant les terres humides, les pâturages incultes et les parcelles abandonnées. La publication souligne que la guerre a accéléré cette prise de conscience et contraint les Britanniques à optimiser leur production agricole pour réduire leur dépendance aux importations[126].
Un évêque s'adresse à ses fidèles
La publication aborde ensuite les prétentions hiérarchiques de l'Église catholique romaine, en citant un évêque récemment nommé qui se présente comme un « véritable successeur des Apôtres » et un « dispensateur des mystères ». Ce dernier affirme que « la voix de l'évêque est la voix du Christ », et que l'obéissance à cette voix garantit l'accès aux « pâturages célestes ». La publication ironise sur cette déclaration, soulignant que l'évêque semble oublier l'étape du purgatoire, pourtant obligatoire pour les « bons catholiques romains » avant d'accéder au paradis. Elle rappelle que cette vision cléricale, qui place les ecclésiastiques au-dessus des fidèles, est en contradiction avec les enseignements bibliques sur l'égalité des croyants devant Dieu.[127]
Les religionistes se réunissent mais ne peuvent prier ensemble
Sous ce titre, la publication critique le mouvement « Sword of the Spirit », une initiative œcuménique soutenue par l'Église catholique romaine pour rassembler diverses confessions religieuses. Elle souligne que ces rassemblements, bien qu'ils réunissent des représentants de différentes traditions, sont contraints de recourir à des prières silencieuses pour éviter les conflits doctrinaux. Les participants, notamment les catholiques romains, ne peuvent accepter qu'un prêtre protestant dirige une prière en leur présence, ce qui rend impossible toute prière collective ouverte. La publication note que les prières publiées dans les journaux religieux sont souvent si formelles et éloignées de toute supplication sincère qu'elles risquent de ne même pas atteindre le ciel.[128]
Les catholiques romains et les syndicats
La publication évoque également les efforts de l'Église catholique pour étendre son influence au sein des syndicats britanniques. Elle rapporte que la hiérarchie catholique, déjà bien représentée dans les conseils municipaux et les commissions scolaires, cherche désormais à s'implanter dans les syndicats en promouvant l'idée d'un « saint patron des travailleurs », inspiré de Jésus charpentier. La publication souligne que cette stratégie vise à renforcer l'emprise de l'Église sur les travailleurs catholiques, en faisant passer les intérêts religieux avant ceux des employés. Elle rappelle que les Évangiles ne mentionnent pas la vie professionnelle de Jésus après son baptême, et que les écrits apostoliques se concentrent exclusivement sur son ministère céleste et son rôle dans l'établissement du Royaume de Dieu.[129]
L'annonce du Royaume
La publication revient sur le ministère terrestre de Jésus, qui avait annoncé la venue du Royaume de Dieu (Matthieu 12:28). Elle explique que Jésus, en tant que Messie promis à Israël, avait commencé à proclamer ce Royaume, mais qu'il n'avait pas encore assumé son autorité sur les nations, attendant le moment fixé par Dieu pour être intronisé comme roi. La publication souligne que les systèmes religieux, dirigés par une « fausse église » sous l'influence de Satan, ont usurpé ce rôle en se présentant comme des prêtres et des dirigeants terrestres, trompant ainsi la majorité des hommes. Elle rappelle que les disciples fidèles de Jésus ont patienté jusqu'à son retour et à l'établissement du Royaume, et que ce temps est désormais venu. Les Témoins de Jéhovah, rassemblés par Dieu, proclament aujourd'hui la présence du Royaume théocratique, qui doit instaurer la justice sur la terre et exécuter les jugements divins contre ses opposants.[130]
Cette proclamation, comme à l'époque de Jésus, apporte la joie à des milliers de personnes de bonne volonté, mais suscite la haine des « scribes et pharisiens modernes », c'est-à-dire le clergé et ses partisans, qui soutiennent les grands systèmes religieux. La publication compare cette situation à celle des jours de Jésus, où une attente générale du Royaume de Dieu avait été suscitée par la prédication de Jean le Baptiste (Luc 3:15). Aujourd'hui, de nombreux observateurs voient dans les événements mondiaux des signes annonciateurs du Royaume, mais seuls les Témoins de Jéhovah proclament clairement la présence du Roi et du Royaume. Leur message, porté par ceux que Dieu a suscités pour honorer son nom, offre une espérance concrète aux humbles de cœur, tandis que les « aveugles conducteurs d'aveugles » continueront à mener leurs disciples à la perdition.[131]
L'abbaye de Westminster dévastée
La publication évoque les dommages subis par l'abbaye de Westminster, un lieu emblématique de la monarchie britannique. Elle souligne l'ironie de la situation, alors que les Britanniques ont fait de ce site un véritable « idole », un lieu de sépulture et de commémoration pour les grands hommes du pays. La publication s'interroge sur les pensées du roi et de la reine lorsqu'ils ont constaté les ruines de l'abbaye, où ils avaient été couronnés quelques années plus tôt, rappelant ainsi la fragilité des idoles humaines et des institutions terrestres.[132]
Combinaisons ignifugées en amiante pour lutter contre les incendies
Une brève note technique décrit un test réalisé sur une combinaison ignifugée en amiante, destinée aux pompiers londoniens. Lors de la démonstration, un volontaire a marché entre deux piles de bois enflammées, puis est entré dans une cabane en feu pour en ressortir avec des chiffons enflammés, qu'il a éteints à mains nues grâce à ses gants en amiante. Ce test illustre les avancées technologiques en matière de protection contre les incendies, un sujet récurrent dans les publications de l'époque pour souligner les progrès scientifiques malgré le contexte de guerre.[133]
La période de témoignage de la « langue pure »
La dernière page du numéro est consacrée à une annonce promotionnelle pour la « Pure Language Testimony Period », une campagne de prédication organisée par les Témoins de Jéhovah du 1er au 31 août 1941. La publication explique que cette campagne s'inscrit dans la prophétie de Sophonie, qui annonçait que Dieu donnerait aux peuples une « langue pure » pour qu'ils invoquent son nom et le servent d'un commun accord. Elle affirme que des milliers de Témoins de Jéhovah, à qui Dieu a confié cette « langue pure », s'emploient à la diffuser dans le monde entier pour permettre à d'autres d'invoquer le nom de Jéhovah et de servir son Royaume de paix et de bonheur. Pour soutenir cette campagne, la publication propose aux lecteurs de se procurer deux ouvrages : le livre Religion et la brochure Theocracy (en français : La Théocratie), tous deux écrits par Rutherford. Ces documents, présentés comme une « combinaison » essentielle, sont offerts contre une contribution de 25 cents, accompagnée d'un coupon à renvoyer à la Watchtower de Brooklyn. La publication encourage également les lecteurs à contacter les congrégations locales de Témoins de Jéhovah pour participer à cette campagne de prédication, ou à écrire à la Watchtower pour obtenir des détails sur la manière de mener cette activité dans leur communauté.[134]
Téléchargement
📄 Télécharger le PDF OCRisé de ce numéro
Illustrations du numéro
Références
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 17.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 17.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 17.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 13.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 17.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 17.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 13.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 10.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 27.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 27.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 27.
- ↑ « Maximilian of Tebessa », Wikipédia EN, consulté en 2025.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 16.
- ↑ Garbe, Detlef (2008), Between Resistance and Martyrdom: Jehovah's Witnesses in the Third Reich, University of Wisconsin Press, pp. 342-343.
- ↑ Garbe, Detlef (2008), Between Resistance and Martyrdom: Jehovah's Witnesses in the Third Reich, University of Wisconsin Press, p. 344.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 15.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 13.
- ↑ Jehovah's Witnesses in Australia: A History, jw-media.org, consulté en 2024.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 15.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 23.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 13.
- ↑ James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, University of Toronto Press, 1997, p. 75.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 25.
- ↑ Jerry Langton, Bikers: Inside the Notorious World of an Outlaw Motorcycle Gang, Wiley, 2010.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ E.R.A. Merewether et C.W. Price, Report on Effects of Asbestos Dust on the Lungs and Dust Suppression in the Asbestos Industry, HMSO, Londres, 1930.
- ↑ Barry Castleman, Asbestos: Medical and Legal Aspects, 5e éd., Aspen Publishers, 2005.
- ↑ Paul Brodeur, Outrageous Misconduct: The Asbestos Industry on Trial, Pantheon Books, 1985.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 7, 9.
- ↑ Statement by Frank E. Gannett, Encyclopedia.com, consulté en 2025 ; National Committee to Uphold Constitutional Government, Wikipedia EN.
- ↑ National Committee to Uphold Constitutional Government, Wikipedia EN.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 7.
- ↑ New Deal, Wikipedia EN ; données sur le chômage américain 1939.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 4.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 4.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 3.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 4.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 4.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 4.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 4.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 5.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 5.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 6.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 6.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 6.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 6.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 6.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 7.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 7.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 7.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 9.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 9.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 8.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 9.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 9.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 10.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 10.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 10.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 10.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 11.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 11.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 12.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 13.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 13.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 13.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 14.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 15.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 15.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 16.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 17.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 19.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 20.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 20.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 21.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 22.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 23.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 23.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 23.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 24.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 24.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 24.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 25.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 25.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 25.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 25.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 26.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 26.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 27.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 27.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 27.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 28.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 29.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 30.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 30.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 30.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 31.
- ↑ Consolation du 20 août 1941, p. 32.
Pour la liste complète des publications parues en 1941, voir l'article consacré à cette année.