Consolation du 27 décembre 1939
Autres actions
Ce numéro de Consolation, daté du 27 décembre 1939, paraît dans le contexte immédiat du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et de l'invasion soviétique de la Finlande (guerre d'Hiver, commencée le 30 novembre 1939). La France vient d'interdire officiellement l'activité des étudiants de la Bible, la Pologne est occupée et les régimes totalitaires progressent en Europe. Le numéro interprète ces événements géopolitiques à la lumière de la théologie théocratique défendue par J. F. Rutherford, plaçant la Hiérarchie catholique romaine au centre d'une conspiration mondiale contre la Théocratie de Jéhovah. Il aborde également la question du salut au drapeau imposé aux enfants dans les écoles, la situation des étudiants de la Bible en Espagne, au Portugal et en Irlande, ainsi que le témoignage d'un médecin américain sur les horreurs de la Grande Guerre.
Analyse
Croyances
La publication affirme que les événements mondiaux — la guerre en Finlande, la chute de la République espagnole, l'avancée du nazisme et du communisme — ne peuvent être compris que dans le cadre de la lutte entre la Théocratie de Jéhovah et le gouvernement du Diable.[1] Elle soutient que Staline, Hitler, Mussolini et le mikado du Japon sont tous, à des titres différents, des représentants de la « Philistie antitypique », c'est-à-dire des instruments du Diable visant à étouffer le témoignage des étudiants de la Bible.[2]
L'article consacré aux faux prophètes affirme que les étudiants de la Bible avaient, dès 1914, prédit correctement la guerre mondiale, l'échec de la Société des Nations et la montée des totalitarismes, en s'appuyant sur les prophéties bibliques, tandis que le clergé avait fait de fausses prédictions.[3] La publication cite notamment Deutéronome 18:21-22, Matthieu 7:16, Joël 3:1-2, Jérémie 23:1-8, Ésaïe 52:1-15 et Ésaïe 54 pour montrer que Jéhovah avait rassemblé un reste à partir de 1914 environ.[4] Elle affirme que le « Réarmement moral » promu alors comme solution à la crise mondiale est une prophétie vaine, et que seul le Royaume du Christ peut désormais prospérer.[5]
L'article intitulé « Règles »[6] développe longuement l'analogie entre le salut au drapeau imposé aux enfants dans les écoles américaines et l'épisode de Daniel 3:1-19, où les trois Hébreux refusèrent de se prosterner devant l'image de Nebucadnetsar. La publication affirme que cette cérémonie obligatoire est une cérémonie religieuse instiguée par les jésuites, dont le but est de soumettre la population à un dictateur.[7] Elle conclut que le drapeau est un symbole de liberté de conscience, et que son salut obligatoire contredit précisément les principes qu'il est censé représenter.[8]
La rubrique « Ce que la Hiérarchie pense de la Bible »[9] cite des déclarations attribuées à la presse catholique pour affirmer que l'Église catholique soutient être indépendante de la Bible et en être l'unique interprète autorisée. La publication oppose à cela la conviction que 2 Timothée suffit à « équiper complètement » ceux qui servent humblement Jéhovah.[10] Elle cite Matthieu 15:6-9 pour condamner l'enseignement des commandements des hommes au détriment de la Parole de Dieu.[11]
Organisation et histoire

La publication rend compte d'une marche d'information organisée par les étudiants de la Bible à Chilliwack (Colombie-Britannique, Canada) en juillet 1939.[12] Deux cents participants provenant de la région de Vancouver avaient été mobilisés après que la police eut menacé d'arrêter les prédicateurs. L'article décrit l'organisation militaire de la marche (groupes commandés par des capitaines, attaque simultanée depuis cinq points périphériques de la ville), et rapporte que les policiers, confondus par le nombre, n'ont pu intervenir. Le dimanche suivant, 111 prédicateurs ont effectué une visite de maison en maison et assisté à une réunion publique sur la brochure Fascisme ou Liberté.[13] L'article est signé F. J. Franske, décrit comme « serviteur de zone ».[14]
La publication signale que l'activité des étudiants de la Bible a été officiellement interdite en France, en Éthiopie, en Espagne, en Autriche, en Tchécoslovaquie, à Dantzig, en Albanie et en Pologne par les méthodes totalitaires en vigueur.[15] La rubrique consacrée à l'Irlande catholique rapporte que des livres de Rutherford ont été brûlés à l'instigation du clergé, et que des étudiants de la Bible ont été maltraités.[16]
Le numéro annonce la disponibilité de l'Annuaire 1940 des Témoins de Jéhovah (400 pages, 50 cents) ainsi que le Calendrier 1940, dont le texte annuel est tiré de Psaumes 13:5.[17] Il fait également la promotion de la brochure d'Étude Modèle n° 2[18], conçue pour accompagner les disques phonographiques des conférences de J. F. Rutherford.[19]
Jesse Hemery signe la rubrique londonienne « Commentaire britannique »[20], qui constitue une contribution régulière de la filiale britannique.[21]
Contenu
Et maintenant la Finlande — et pourquoi

L'article ouvre le numéro en affirmant que l'invasion soviétique de la Finlande doit être comprise dans le cadre de la lutte mondiale contre la Théocratie.[22][23] La publication affirme que la Finlande est un pays protestant quasi entièrement luthérien, favorable à la proclamation du Royaume, et que sa destruction convient à la Hiérarchie catholique romaine, laquelle craint que la vérité sur la Théocratie ne s'y répande et ne mine l'influence papale dans les États baltes.[24]
L'article assimile Staline, Hitler, Mussolini, le mikado du Japon et l'ancien Kaiser à une même réalité antitypique — la « Philistie moderne » — qui cherche la domination mondiale sous l'impulsion du Diable et du pape.[25] Il affirme que le gouvernement dit « communiste » de Russie est, au même titre que le Reich hitlérien, une composante de cette Philistie antitypique. La venue du président américain Franklin D. Roosevelt à l'intronisation du pape Pie XII (Eugenio Pacelli) via son ambassadeur Joseph P. Kennedy est citée comme exemple de la soumission des grandes puissances à l'autorité pontificale.[26]
Espagne et Portugal
Seule une poignée s'est échappée
La rubrique décrit la chute de la République espagnole : vingt et un avions ont évacué des dirigeants républicains vers l'Algérie française, tandis que trois navires marchands français ont pris en charge environ 2 000 personnes lors de la dernière nuit de Valence.[27] La publication affirme que les deux millions de républicains inscrits sur les listes de Franco seront soumis à « examen » et qu'au moins 200 000 d'entre eux seront assassinés.[28] Elle affirme que le pape a béni Franco et le nomme « fils véritable de l'Église », en concluant que les deux sont « enfants du Diable ».[29]
Les « amis » abandonnent l'aide humanitaire en Espagne
La publication rapporte le témoignage d'Alfred Cope, du Comité américain de service des Amis (quakers), selon lequel les troupes de Franco auraient entassé 20 000 soldats républicains dans les arènes de Ciudad Real pendant vingt jours, avec peu de nourriture et d'eau.[30] Des chargements de nourriture destinés aux enfants espagnols auraient été saisis par Franco et remis à ses soldats, les enfants étant contraints de chanter des chants franquistes avant d'avoir accès aux restes disponibles.[31]
Salut obligatoire
Les Catalans, signale la publication, dissimulent leur attachement à leur drapeau en écartant les doigts de façon à figurer les quatre barres catalanes lors des défilés, en signe de résistance passive au salut fasciste imposé par les autorités falangistes de Barcelone.[32]
Prisonniers espagnols affamés
Quatre artilleurs britanniques ayant déserté pour rejoindre l'armée républicaine espagnole témoignent, après leur évasion vers Gibraltar, que les prisonniers dans les geôles franquistes ne reçoivent qu'un repas frugal et un peu d'eau par jour.[33]
Le commerce espagnol aux mains des Allemands
La publication cite une lettre publiée dans le New York Times par Ramon de la Sota, secrétaire de la délégation basque aux États-Unis, selon laquelle les usines, mines, commerces et industries d'Espagne — et du Pays basque en particulier — sont passés sous contrôle économique allemand.[34]
La responsabilité britannique
L'auteur Louis Fischer est cité : il impute à la Grande-Bretagne la responsabilité principale de la défaite de la démocratie espagnole, au motif que Londres aurait empêché les États-Unis et la France de fournir des armes aux loyalistes, et que les démocraties auraient constamment aidé les agresseurs plutôt que leurs victimes.[35]
14 morts lors d'un incendie simulé
À Coimbra (Portugal), un exercice d'incendie simulé dans un immeuble de quatre étages arrosé d'huile et transformé en véritable incendie a coûté la vie à 14 jeunes gens, lors du festival de la Reine sainte, chacun devant recevoir une maigre rétribution pour sa participation.[36]
Pertes portugaises : 50 pour cent
La publication révèle que 18 000 Portugais avaient combattu aux côtés de Maures, d'Italiens et d'Allemands pour détruire la République espagnole, et que la moitié d'entre eux ont été tués ou blessés.[37]
Qui sont les faux prophètes ?

Cet article, signé F. X. Tsatos (Birmanie), rapporte la teneur d'une visite d'étude au cours de laquelle un enregistrement de la conférence « Face aux faits »[38] a été diffusé.[39] Un auditeur ayant demandé comment distinguer les vrais des faux prophètes, le témoin lui aurait répondu en citant Deutéronome 18:21-22 et Matthieu 7:16, puis en démontrant que les étudiants de la Bible avaient correctement prédit la guerre de 1914, l'échec de la Société des Nations, la montée du communisme, du fascisme et du nazisme, et l'inutilité des conférences sur le désarmement, tandis que le clergé s'était trompé à chaque fois.[40]
La publication rappelle que le pape avait proclamé 1933 « année sainte » en espérant y établir la paix, et que les étudiants de la Bible avaient alors averti que la détresse s'aggraverait. Elle affirme désormais que le « Réarmement moral » est la dernière fausse prophétie des faux consolateurs, et que seul le Royaume du Christ peut prospérer désormais.[41] Une seconde question posée lors de cette réunion — Dieu peut-il être qualifié de dictateur puisqu'il exige l'obéissance sous peine de destruction ? — reçoit la réponse que la différence entre un dictateur et Jéhovah le Grand Théocrate est que le premier contraint pour satisfaire ses propres intérêts égoïstes, tandis que Jéhovah invite à une obéissance volontaire qui apporte santé, prospérité et vie heureuse.[42]
La « Kultur » moderne
Cet article, traduit du Consolation français par F. R. Freer, rapporte le cas d'une femme juive convertie aux étudiants de la Bible en Allemagne en 1933.[43][44] Elle avait été arrêtée par la Gestapo en 1936 (quinze jours de prison), puis condamnée à six mois d'emprisonnement en 1937. Après les pogroms de novembre 1939, ses meubles ont été brisés et elle a été contrainte de signer un document remettant ses biens à des Aryens.[45] La publication souligne l'ironie de sa situation : ayant quitté la communauté juive dès 1933 pour rejoindre les étudiants de la Bible, persécutés dès l'arrivée d'Hitler au pouvoir, elle ne peut être accusée d'avoir cherché à fuir les persécutions antisémites. L'article conclut que si le Christ revenait en Allemagne nazie en tant qu'homme, il serait décapité, mais qu'il revient en tant qu'Officier exécutif de Dieu pour manier le glaive à Har-Maguédon contre ses ennemis.[46]
L'éducation à Chilliwack (Colombie-Britannique)
F. J. Franske, serviteur de zone, rend compte de la marche d'information organisée à Chilliwack malgré l'interdiction de la police, avec 200 participants provenant du Grand Vancouver, selon une tactique d'attaque simultanée depuis cinq points périphériques convergeant vers le centre-ville.[47] Le chef de police, dépassé, aurait déclaré : « Nous devons changer le règlement municipal »[48], tandis que son chef lui répondait : « Règlement, rien du tout ! Regardez-les, ils sont partout. »[49][50] Le dimanche suivant, 111 prédicateurs ont effectué une campagne de porte-à-porte avant la réunion publique sur Fascisme ou Liberté.[51]
Aucun pouvoir ne peut supprimer cette vérité
Cet article,[52] dont l'auteur n'est pas identifié, est présenté comme une lettre adressée à un rédacteur de journal, protestant contre la censure de lettres antérieures exposant le sens du livre d'Esther comme un drame prophétique des temps actuels.[53] L'auteur affirme que le personnage d'Haman représente antitypiquement ceux qui ont fait arrêter les serviteurs de Dieu et les ont mis au travail forcé à La Grange (Géorgie, États-Unis). Il cite Matthieu 24:14 sur la prédication de la bonne nouvelle du Royaume dans le monde entier, puis évoque l'« abomination de la désolation » de Daniel et affirme que lorsque les puissances totalitaires crieront « paix et sécurité », la destruction soudaine s'abattra sur elles selon la Bible.[54]
Réduction de la dette nationale
Cet article reproduit un discours du sénateur américain Claude Pepper (Floride) à l'émission The American Forum of the Air.[55][56] Pepper y démonte chiffre par chiffre l'argument républicain selon lequel l'administration Roosevelt aurait alourdi irresponsablement la dette nationale de 40 milliards de dollars, en rappelant que 20 milliards existaient déjà à l'arrivée de Roosevelt en mars 1933, que 4 milliards avaient été créés par Herbert Hoover avec pour seul résultat des files de chômeurs, que 2 milliards ont servi à payer la prime des anciens combattants, et que de nombreux actifs publics récupérables (TVA, grands barrages, routes, reboisement, conservation des sols) justifient le solde restant.[57]
Chirurgie
Besoin d'un nouvel estomac ?
La rubrique médicale,[58] reprenant des informations issues de diverses sources scientifiques, présente plusieurs cas chirurgicaux remarquables.[59] Le Dr Hans Finsterer, de Vienne, aurait développé une technique consistant à relier le jejunum à l'estomac partiellement réséqué, permettant à ce dernier de se régénérer, avec un taux de succès de 95 %.[60]
Caillot sanguin retiré
Pour la première fois selon la publication, un caillot obstruant l'artère pulmonaire a été retiré avec succès à l'hôpital du comté de North Middlesex : trois côtes réséquées, péricarde ouvert, artère incisée, caillot extrait, cœur massé après six minutes d'inactivité, puis le patient a survécu après neuf jours sous oxygène.[61]
Reconstruction d'un corps brûlé
Une fillette de douze ans gravement brûlée en Arkansas a subi cinq mois de greffes de peau prélevées dans son dos, permettant la reconstruction complète de son visage sans cicatrice visible.[62]
Une jeune fille sans jambes apprend à danser
Une orpheline née sans jambes, appareillée de prothèses à dix-huit ans par un chirurgien militaire spécialisé, apprend désormais à danser, selon le British Medical Journal.[63]
Une chose étrange à avaler
À Baltimore, Harry Du Chaine s'est vu retirer des poumons un plomb de pêche de cinq onces, encapsulé dans du tissu cicatriciel, sans avoir aucun souvenir de l'avoir avalé. La publication propose une reconstruction conjecturale de l'incident.[64]
Il peut désormais ouvrir les yeux
Donald Scott, de Catford (Londres), né avec un ptosis des paupières, a bénéfici d'une reconstruction des paupières à partir de tissu prélevé sur la hanche gauche, lui permettant désormais de voir normalement. Un cas similaire au Royal Waterloo Hospital a vu un enfant recouvrer l'usage volontaire de ses paupières grâce à une greffe musculaire cinq ans après sa naissance. L'article conclut par une méditation sur la valeur du don de la vue et sur la bonté du Créateur.[65]
Sous le drapeau totalitaire
Le Dieu du cloître

Cet article, traduit du Trost, le Consolation allemand,[66] est le témoignage d'une ancienne novice du couvent de Zams (Tyrol), en Autriche.[67] Elle y décrit les pratiques d'adoration auxquelles les novices étaient contraintes vis-à-vis de la maîtresse des novices, présentée comme représentante de Dieu : s'agenouiller devant elle, lui baiser la main, le crucifix et le sol. Elle cite Exode 20:1, Exode 20:3 et Exode 20:5 pour condamner ces pratiques comme de l'idolâtrie.[68] Elle décrit également une séance hebdomadaire de confession publique des péchés anodins devant la maîtresse des novices, et les conséquences (renvoi, internement psychiatrique) pour celles qui refusaient de reconnaître la supérieure comme une divinité.[69]
L'auteure décrit comment deux maîtresses des novices, toutes deux tuberculoses, transmettaient leurs bacilles en faisant baiser les crucifix infectés, entraînant la mort de plusieurs jeunes sœurs. Elle cite Jérémie 7:29 et Matthieu 15:6-9 pour conclure que les commandements des hommes ont remplacé la Parole de Dieu dans l'Église catholique depuis la mort des apôtres, et que les persécutions des ancêtres protestants par l'Inquisition sont directement liées à ces usurpations.[70] Une sœur ayant refusé de reconnaître la supérieure générale comme une divinité est décrite comme ayant été placée en camisole de force, internée en hôpital psychiatrique, puis noyée dans une cuve d'eau froide par le gardien.[71]
La « Jewish Review »
Une lettre de Morton Perry critique un article paru dans The Jewish Review du 6 juillet, qui cherchait à présenter l'Église catholique comme une amie des Juifs et de la démocratie.[72][73] Perry soutient que cette présentation est historiquement fausse : l'Église catholique est à l'origine de l'antisémitisme des gouvernements polonais et slovaque, et les encycliques papales ont condamné la démocratie et le libéralisme. Il distingue la façade démocratique affichée en Grande-Bretagne et aux États-Unis de l'ouverture fasciste assumée en Europe et en Amérique latine. Il signale en outre une erreur factuelle dans le numéro de Consolation du 12 juillet : le père Volosin, ancien premier ministre de Ruthénie, serait catholique grec et non jésuite.[74]
Ce que la Hiérarchie pense de la Bible

Cet article, présenté comme une contribution de l'Australian Consolation,[75] compile des déclarations attribuées à des publications catholiques pour démontrer que la Hiérarchie se considère supérieure à la Bible et indépendante d'elle.[76] La publication cite notamment le Catholic Leader de Brisbane du 28 janvier 1938 affirmant que le Christ n'aurait pas pu avoir l'intention de fonder sa religion sur un livre puisque des millions d'humains ne savent ni lire ni écrire. Elle souligne la contradiction interne d'une Hiérarchie qui prétend à l'infaillibilité tout en reconnaissant que le pape n'a émis aucune déclaration ex cathedra depuis le concile de Vatican I en 1870 (bien que cette date ne figure pas dans la liste des pages existantes). L'article conclut que ces positions hiérarchiques visent à contrer la littérature de la Watch Tower Bible and Tract Society.[77]
Marque de commerce hiérarchique
La sous-rubrique[78] poursuit la critique en citant la déclaration attribuée à la presse catholique selon laquelle l'Église catholique est la seule institution au monde à croire que la Bible dans sa totalité est la Parole inspirée de Dieu, tout en affirmant en être la seule interprète autorisée. La publication y voit l'empreinte de l'arrogance pontificale et oppose à cela l'humilité de ceux qui servent Jéhovah dans son organisation.[79]
Les protestants en Espagne
La publication cite la revue The New Republic rapportant que Franco, à la prise de Barcelone, a fermé toutes les églises protestantes et confié une chapelle protestante à un groupe d'Action catholique. Elle note que la quasi-totalité des professeurs d'université et des instituteurs républicains sont en exil ou en prison, et que l'enseignement est désormais un monopole quasi catholique en Espagne, comme sous la monarchie, époque à laquelle 52 % de la population était analphabète.[80]
« La cause de Dieu »
Le pape Pie XII s'est adressé en espagnol à 3 200 soldats espagnols, les qualifiant de défenseurs de la cause de Dieu et de la religion. La publication commente que le dieu dont ils ont défendu la cause est le dieu de ce monde, le Diable. Elle mentionne que ce sont les Maures « païens » qui ont été les premiers et les plus vaillants combattants de cette guerre pour le dieu du pape.[81]
« Brigades de meurtre »
Une dépêche sous copyright publiée par le New York World-Telegram et le Chicago Daily News décrit la bénédiction accordée par le pape à des soldats fascistes espagnols, membres d'unités connues des journalistes internationaux sous le nom de « brigades de meurtre », à qui il aurait déclaré qu'ils avaient accompli « l'œuvre du Seigneur ».[82]
Règles
Cet article,[83] présenté comme un conseil de J. F. Rutherford,[84] développe l'argument que toute règle raisonnable doit être obéie par ceux-là mêmes qui la prescrivent, et que la cérémonie du salut au drapeau imposée aux écoliers américains est à la fois inutile et hypocrite puisque les adultes ne l'observent pas.[85] L'article imagine un scénario où toute la population serait contrainte de s'arrêter quotidiennement pour répéter le serment d'allégeance, et conclut que le ridicule d'une telle obligation serait immédiatement apparent pour tous. Il affirme que cette cérémonie scolaire est en réalité une cérémonie religieuse instiguée par les jésuites pour préparer la soumission totale des jeunes à l'autorité d'un dictateur.[86]
L'article cite en détail l'épisode de Daniel 3:1-19 pour établir l'analogie avec les trois Hébreux contraints de se prosterner devant l'image de Nabucadnetsar, et rapporte leurs mots : « Notre Dieu, que nous servons, est capable de nous délivrer de la fournaise ardente ; et il nous délivrera de ta main, ô roi. Mais sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as dressée. »[87][88] L'article conclut que le salut au drapeau obligatoire est contraire aux principes fondamentaux du gouvernement américain, que le drapeau est un symbole de liberté de conscience et que l'imposer aux enfants fait d'eux des hypocrites.[89]
Tortues
Département d'État, de la Guerre et de la Marine des États-Unis
Gifler les canailles
La rubrique[90] rapporte qu'Harold Ickes, secrétaire américain à l'Intérieur, a prononcé un discours dénonçant le traitement des Juifs en Allemagne comme un retour à l'époque « où l'homme était illettré, obscurantiste et bestial »[91].[92] La presse hitlérienne ayant exigé que l'« ami des Juifs Ickes » soit bâillonné, le secrétaire d'État par intérim Sumner Welles a répondu à l'envoyé allemand Hans Thomsen que cette demande venait de façon particulièrement inconvenante d'un gouvernement dont la presse contrôlée attaquait constamment les dirigeants américains, et que les déclarations d'Ickes exprimaient le sentiment de l'immense majorité des Américains.[93] La publication commente que ce journal lui-même avait été menacé de boycott pour sa position contre les dictatures.[94]
La dérive vers la guerre
Cet article,[95] reproduisant une brochure du Comité pour une réunion anti-guerre de New York, dresse un bilan de la politique étrangère de Roosevelt jugée dangereusement belliqueuse : aucun programme clair de paix, demande de pouvoirs extraordinaires, expansion militaire, application arbitraire de la loi de neutralité (contre l'Espagne loyaliste mais pas contre l'Italie et l'Allemagne), présence de Marines à Shanghai, et élaboration de plans de mobilisation générale.[96] Le texte avertit que la guerre entraînerait inévitablement le fascisme aux États-Unis, et que l'opinion publique américaine, qui s'était progressivement convaincue de l'imminence d'une guerre (38 % en janvier 1937, 76 % en août 1939 selon l'American Institute of Public Opinion), risquait d'être emportée par un nouveau « incident du Panay ».[97]
Les démocraties européennes
Le sénateur William E. Borah est cité pour affirmer que les démocraties européennes ont rédigé les traités secrets, le traité de Versailles et refusé pendant vingt ans de le modifier, avant de faire appel aux États-Unis et au Canada pour les sauver de leurs propres méthodes.[98]
Réflexions sur le gouvernement humain
Des citations de Thomas Paine, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson et Ralph Waldo Emerson sur la nature du gouvernement (« au mieux un mal nécessaire, au pire intolérable ») sont rassemblées.[99]
Commentaire britannique, par J. Hemery (Londres)
« Des aveugles conduisant des aveugles »
Jesse Hemery observe que le clergé britannique se trouve dans la même position que les scribes et les pharisées critiqués par Jésus (Matthieu 23), incapables de concilier les enseignements du Christ avec l'appel aux armes.[100][101] Il cite Jérémie 5:31 — « Les prophètes prophétisent faussement, les sacrificateurs dominent par leurs ordres, et mon peuple aime qu'il en soit ainsi » — pour illustrer que cette complicité entre clergé et fidèles est une constante historique depuis Israël.[102]
Des aveugles suivant des aveugles
Hemery cite un paragraphe du North Staffordshire Congregational Monthly (numéro de novembre) dans lequel un pasteur congrégationaliste conseille à ses fidèles de ne pas acheter la littérature des étudiants de la Bible, la qualifiant d'adventiste et anti-cléricale, et les invite à ne lire que des auteurs dont le nom est synonyme d'érudition biblique approuvée.[103][104] Hemery répond que l'érudition des systèmes d'église émet un son si confus qu'aucun homme ne peut s'y retrouver, qu'aucun de ces ouvrages n'accepte pleinement les Écritures comme Parole de Dieu, et que l'attitude de ces clercs envers les étudiants de la Bible est exactement celle des pharisiens envers Jésus.[105] Il relève aussi qu'un rédacteur du même journal avait qualifié la mort d'une vieille dame de convocation par « le bel ange de la mort », expression révélatrice d'une ignorance volontaire de ce que la Bible enseigne sur la mort, décrite comme le dernier ennemi à détruire.[106]
Jugement des nations
Hemery constate que les prédicateurs sont divisés sur l'attitude à adopter face à la guerre : certains refusent tout jugement national depuis la chaire, d'autres prêchent la souveraineté de Dieu et sa grâce rédemptrice, d'autres encore dénoncent les iniquités des nations belligérantes, et certains proposent d'écarter les enseignements de Jésus pour aller de l'avant avec les intérêts de la guerre.[107][108] Hemery affirme que Rutherford a, depuis de nombreuses années, fait entendre l'avertissement contre les nations concernant leur attitude envers Dieu, en citant Sophonie 3:8 sur le rassemblement des nations pour y déverser l'indignation divine. Il souligne que « Christendom » (la chrétienté) porte la plus grande responsabilité, et le clergé plus encore, pour avoir trahi la Parole de Dieu.[109]
Nouveaux mots
La rubrique[110] évoque le néologisme « encyclolâtrie »[111], forgé par un auteur britannique pour désigner la politique vaticane consistant à lier les catholiques à leur Église par la multiplication des encycliques depuis 1870 (bien que cette date ne figure pas dans la liste des pages existantes), et à utiliser celles-ci pour influencer les affaires mondiales sous couvert de religion.[112] Le Vatican est décrit comme disposant de représentants diplomatiques dans presque tous les gouvernements du monde, poursuivant avec l'aide du Diable les intérêts de l'Église catholique dans un contexte d'upheaval européen.[113]
L'Irlande catholique romaine
La rubrique[114] signale que la Hiérarchie et ses agents à Dublin ont réussi à faire interdire la circulation des écrits de Rutherford en Irlande, incitant la population à brûler les livres et à maltraiter les étudiants de la Bible.[115] Un pasteur protestant de Cork, nommé McNash, aurait averti ses paroissiens de se méfier des « agents du juge Rutherford » et aurait ordonné de brûler leurs livres ; il serait tombé gravement malade le lendemain matin. Par contraste, un chanoine catholique du comté de Kildare aurait confié en privé que « le juge Rutherford nous frappe très fort, mais tout ce qu'il a écrit est vrai ».[116]
Hôpital d'évacuation

Cet article,[117] signé Louis Gold, médecin (M.D.), est reproduit avec sa permission depuis le numéro de février 1931 de The American Mercury.[118] Il s'agit du témoignage d'un médecin radiologue ayant servi dans un hôpital d'évacuation sur le front Meuse-Argonne (secteur de Verdun) à partir du 29 septembre 1918 (bien que cette date ne figure pas dans la liste des pages existantes).
L'auteur décrit l'état de chaos total à son arrivée : des centaines de blessés entassés sur des brancards à même le sol sur tout le flanc de la colline, des ambulances déposant en permanence de nouveaux blessés, le commandant ayant perdu ses moyens, le chirurgien en chef opérant seul sans constituer d'équipes, les jeunes officiers n'ayant reçu aucun ordre ni aucune affectation.[119] L'arrivée d'un nouveau commandant le soir permet de rétablir progressivement l'organisation : triage sur tables hautes, examen fluoroscopique, fiches de diagnostic accrochées aux patients, puis envoi vers les salles pré-opératoires.[120]
Gold décrit en détail les types de blessures (balles de mitrailleuse et d'obus à fort explosif), la gangrène gazeuse visible à la fluoroscopie, les brûlures à la moutarde, la confusion dans les salles, les soldats mourant de leurs blessures abdominales sans qu'aucune intervention efficace ne soit possible, ainsi que le problème des colis de munitions non explosées dans les poches des blessés, jetés dans le poêle de la salle pré-opératoire, provoquant des explosions.[121]
L'article évoque également le mécontentement des officiers et des soldats envers le général Pershing, les télégrammes de propagande allemands promettant l'acceptation des conditions de Wilson (accueillis avec incrédulité puis enthousiasme), la résistance à signer les certificats de remerciement du général Pershing (la plupart lacérés à la sortie du camp), et la fin de la guerre annoncée le 7 novembre à la gare de Saint-Dizier dans une scène où les Français, les Italiens et les Américains expriment diversement leur joie.[122] Gold conclut en déplorant que des soldats aient été tués et blessés inutilement pour que les hostilités cessent à la onzième heure du onzième jour du onzième mois.[123]
Annonce : Étude Modèle n° 2
La publication annonce la disponibilité de la brochure Étude Modèle n° 2[124], conçue pour accompagner les disques phonographiques des conférences de J. F. Rutherford sur les thèmes « Gouvernement et paix », « Victoire », Fascisme ou Liberté, « Face aux faits », « Remplissez la terre », Avertissement, « Violence » et « Sécurité ».[125] La brochure de 64 pages comprend questions, réponses, preuves scripturaires supplémentaires et un index de référence. Elle est proposée à 5 cents l'exemplaire.[126]
Annonce : Annuaire 1940 et Calendrier 1940
L'Annuaire 1940 des Témoins de Jéhovah est présenté comme un volume relié de 400 pages, préparé par le président de la Société, contenant le rapport annuel d'activité et un texte biblique commenté pour chaque jour de l'année, proposé à 50 cents l'exemplaire.[127] Le Calendrier 1940 a pour texte annuel Psaumes 13:5 — « Mon cœur se réjouira en ton salut » — avec une illustration en couleurs vives illustrant la puissance de Jéhovah contre les méchants, et des périodes de témoignage spéciales indiquées tous les deux mois. Il est proposé à 25 cents l'exemplaire ou 20 cents par copie pour cinq exemplaires ou plus à une même adresse.[128]
Brèves humoristiques
Le numéro comporte plusieurs courtes anecdotes humoristiques en page 2 : « Payer par acomptes »[129] (lettre d'un fermier d'Alabama à son créancier) ; « Illusions d'optique »[130] (un ivrogne devant une porte tournante) ; « Impossible à faire »[131] (un juge et un chauffard) ; « La récolte »[132] (un fermier dont les animaux ont été tués par des trains) ; « Tous là ? »[133] (un compartiment de train bondé) ; et « Définition de la dictature »[134] (« Un système où tout ce qui n'est pas interdit est obligatoire. »)[135], attribuée au Manchester Guardian.[136]
Fragment en français : Mandchourie
Un court article en français relatif au Mandchoukouo figure dans le texte OCR,[137] décrivant la transformation de ce pays sous domination japonaise depuis 1932 : afflux de colons japonais, exploitation des ressources naturelles au profit du Japon, expropriation des paysans chinois, répression de la résistance par l'armée du Kwantung, développement du shintoïsme aux côtés des religions traditionnelles chinoises, et activité des missions chrétiennes dans des conditions de plus en plus difficiles. Modèle:Incomplet
Illustrations du numéro
Fichiers
Références
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 3.
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- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 4–5.
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- ↑ Titre original : « Rules ».
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 16–17.
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- ↑ Titre original : « What the Hierarchy Thinks of the Bible ».
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 15–16.
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 13.
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 6–7.
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- ↑ Titre original : « Model Study No. 2 ».
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- ↑ Titre original : « British Comment ».
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- ↑ Titre original : « And Now Finland — and Why ».
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- ↑ Titre original : « Face the Facts ».
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 4–5.
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- ↑ Titre original : « Modern "Kultur" ».
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 5–6.
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- ↑ Texte original : « We've got to change the by-law ».
- ↑ Texte original : « By-law, nothing! Look at them, they're all over the place. »
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 6.
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- ↑ Titre original : « No Power Can Suppress This Truth ».
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 8–9.
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- ↑ Titre original : « Whittling Down the National Debt ».
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- ↑ Titre original : « Surgery ».
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- ↑ Titre original : « The Cloister-God ».
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- ↑ Titre original : « The Jewish Review ».
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- ↑ Titre original : « What the Hierarchy Thinks of the Bible ».
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- ↑ Titre original : « Hierarchical Trade-Mark ».
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- ↑ Titre original : « Rules ».
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- ↑ Texte original : « We are not careful to answer thee in this matter. If it be so, our God whom we serve is able to deliver us from the burning fiery furnace; and he will deliver us out of thine hand, O king. But if not, be it known unto thee, O king, that we will not serve thy gods, nor worship the golden image which thou hast set up. » (Daniel 3:17-18)
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- ↑ Titre original : « U.S.A. State, War and Navy Departments » / « Pasting the Guttersnipes ».
- ↑ Texte original : « a period of history when man was unlettered, benighted and bestial ».
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- ↑ Titre original : « The Drift Toward War ».
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- ↑ Titre original : « "Blind Leaders of the Blind" ».
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- ↑ Titre original : « Blind Followers of the Blind ».
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- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 20–21.
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- ↑ Titre original : « Judgment of the Nations ».
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- ↑ Titre original : « New Words ».
- ↑ Terme original : « encycleolatry ».
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 21–22.
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- ↑ Titre original : « Roman Catholic Ireland ».
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- ↑ Titre original : « Evacuation Hospital ».
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- ↑ Titre original : « Model Study No. 2 ».
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- ↑ Titre original : « Paying on Installments ».
- ↑ Titre original : « Optical Illusions ».
- ↑ Titre original : « Couldn't Be Done ».
- ↑ Titre original : « Harvesting the Crops ».
- ↑ Titre original : « All Here? »
- ↑ Titre original : « Dictatorship Defined ».
- ↑ Texte original : « A dictatorship is a system of government where everything that isn't forbidden is obligatory. »
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 2.
- ↑ Consolation du 27 décembre 1939, p. 15 [inséré dans le fil de la pagination originale].