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Informant de octobre 1940

De Tj-encyclopédie
Informant de octobre 1940
Revue Informant
Date 1940
Année 1940
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro est centré sur le lancement du nouvel exercice fiscal de la Société, articulé autour d'une campagne de terrain intense baptisée « Défi » et de la mise en circulation simultanée du livre Religion et de la brochure Conspiracy Against Democracy. L'ensemble du dispositif — publications, disques phonographiques, cartons de témoignage et instructions logistiques — est orienté vers un objectif de présence maximale sur le terrain dans un contexte où la radio, jusqu'alors canal privilégié de diffusion des discours de Rutherford, n'est plus disponible pour ce type de programme.

La question des visites de retour et des études organisées occupe une place centrale : la distribution de littérature est explicitement présentée comme insuffisante, et chaque proclamateur est invité à assurer un suivi régulier auprès des personnes contactées pour les ancrer dans un cadre d'étude structuré. Cette insistance sur l'encadrement spirituel des « personnes de bonne volonté » s'inscrit dans la logique des « villes de refuge », notion théologique alors en cours de développement au sein du mouvement.[1]

Analyse

Croyances

La religion comme système d'origine démoniaque

Le livre Religion et la brochure Conspiracy Against Democracy, proposés ensemble contre vingt-cinq cents, forment le couple de publications autour duquel s'organise toute l'activité d'octobre 1940.[2] Ce couplage n'est pas un simple assemblage commercial : les deux titres reposent sur une même opération lexicale préalable, par laquelle la « religion » cesse de désigner un genre dont le christianisme serait une espèce pour devenir son contraire absolu, définie comme l'accomplissement de ce qui est contraire à la volonté de Dieu, tandis que le christianisme désigne l'obéissance joyeuse à cette volonté.[3] La religion y est identifiée au culte des démons par une relecture d'Actes 17:22 et de 1 Corinthiens 10:19-21, ce qui donne à l'opposition un contenu ontologique : non deux attitudes religieuses concurrentes, mais deux camps surnaturels.[4] Cette dichotomie n'est pas née en 1940 — Rutherford l'avait formulée dans Riches (1936) puis systématisée dans la brochure Religion and Christianity (1937) —, mais elle atteint ici son plein régime opératoire : elle n'est plus un chapitre parmi d'autres, elle devient le message proposé de porte en porte à des millions de personnes pendant un mois entier.[5]

La conséquence de cette prémisse est que l'adversaire cesse d'être doctrinal pour devenir politique. Conspiracy Against Democracy réunit les deux discours prononcés par Rutherford à la convention théocratique et les met en distribution publique à partir du 1er octobre 1940 ; son sommaire, qui aligne les chapitres « Drapeaux et créatures », « La Légion » et « L'Inquisition ressuscitée », impute les violences et les poursuites subies cette année-là à une conjuration ecclésiastique visant les libertés démocratiques.[6] L'articulation est notable : c'est parce que la religion est d'origine démoniaque que les institutions ecclésiastiques peuvent être lues comme les instigatrices des hostilités matérielles rencontrées aux États-Unis. La lecture de l'actualité de 1940 rejoint ainsi celle exposée dans La Tour de Garde du 15 novembre 1940, où l'interdiction canadienne est imputée exclusivement à la Hiérarchie catholique, désignée principal agent du Diable sur la terre.[7] La même brochure soutient pourtant que les gouvernements humains, y compris ceux réputés démocratiques, sont défaillants et que le Royaume de Dieu est le seul remède véritable — de sorte que la défense de la démocratie annoncée dans le titre n'est jamais une adhésion à ce régime, mais l'accusation portée contre ceux qui le détruisent.[8]

Le jugement et l'espérance inscrits dans deux disques

Le nouveau disque P-280, « Message d'espoir », est mis en service couplé à la seconde partie du disque « La Fin », référencé P-229, les proclamateurs étant invités à en faire un usage intensif lors des visites de retour.[9] Ce couplage matérialise dans un objet la structure bipolaire de l'eschatologie enseignée à cette date : l'annonce de la destruction du système de choses existant et celle du Royaume messianique comme unique espérance ne sont pas deux discours séparés mais les deux versants d'une même proclamation, que le proclamateur fait entendre successivement au même occupant. Le procédé technique renforce cette lecture : le disque diffusait une conférence biblique de quelques minutes, après quoi les publications étaient proposées, et la Société avait conçu à cette fin une machine portative dotée de compartiments pour la littérature.[10] En 1940, plus de quatre-vingt-dix conférences enregistrées différentes étaient disponibles et plus d'un million de disques avaient été fabriqués, ce qui situe l'ampleur du dispositif dans lequel s'insèrent P-229 et P-280.[11]

Le thème de « La Fin » n'est du reste pas propre au disque : il constitue également l'un des chapitres de la brochure diffusée le même mois, aux côtés de « Harmaguédon », ce qui atteste que le contenu sonore et le contenu imprimé véhiculent la même annonce.[12] La terminologie employée pour désigner l'activité elle-même prolonge cette centralité du Royaume : le « travail annuel du Royaume » et les « proclamateurs réguliers du Royaume » rattachent explicitement l'objet de la prédication au gouvernement messianique et non à une œuvre de conversion individuelle.[13] L'expression « proclamateurs du Royaume » circulait déjà dans la littérature du mouvement en 1937, notamment dans un article consacré à la stagnation britannique, si bien que son emploi en 1940 relève d'un vocabulaire installé plutôt que d'une innovation.[14]

La colère des hommes retournée en confirmation providentielle

La mauvaise presse dont les Témoins de Jéhovah font l'objet dans les journaux profanes est présentée comme un bénéfice pour l'œuvre, au motif que « le Seigneur nous assure qu'Il fera même servir à Sa louange la colère des hommes ».[15] Cette formule applique Psaume 76:10, que la version King James rend par l'affirmation que la colère de l'homme louera Dieu et que le restant de cette colère sera retenu.[16] La tradition exégétique protestante lit ce verset comme l'affirmation d'une providence dominatrice qui retourne à la louange divine une colère « tout autrement intentionnée », Spurgeon ajoutant que le peuple de Dieu n'a jamais eu d'impressions aussi solennelles de la souveraineté divine que dans la fournaise de la colère des hommes.[17] L'usage fait ici du verset en déplace toutefois la portée : le commentaire classique y voyait une consolation générale devant l'adversité, l'application de 1940 en tire un argument opérationnel de campagne, la publicité hostile étant comptée au nombre des moyens qui feront connaître le message.

Ce raisonnement complète, sur le terrain de la publicité de presse, le mécanisme déjà appliqué aux violences physiques : La Tour de Garde du 1er décembre 1940 convertit la vague d'agressions consécutive à l'arrêt Gobitis du 3 juin 1940 en confirmation prophétique de Matthieu 24:9, de sorte qu'aucune réaction hostile ne peut valoir comme indice d'une erreur du mouvement.[18] L'apport propre du présent numéro est d'étendre ce schéma à un registre non violent — l'image publique dégradée — et d'en tirer une conséquence pratique immédiate, puisque la privation du canal radiophonique, qui prive des millions d'auditeurs habituels des conférences, est compensée par les visites de retour.[19]

Cette théodicée fonde en retour l'obligation de témoignage, traduite en exigences chiffrées : cinq exemplaires du livre Religion et trente brochures Conspiracy Against Democracy par proclamateur et par mois.[20] La quantification du devoir religieux repose sur la conviction que la prédication publique constitue l'obligation prioritaire imposée par Dieu à chaque consacré, en application d'Isaïe 43:12, verset dont la formule « vous êtes mes témoins » avait fourni au mouvement sa désignation collective.[21] Le carton de témoignage pour Religion, qui fait simultanément office de carte d'identification et n'est remis qu'aux proclamateurs réguliers, matérialise cette conception : l'engagement dans la prédication n'est pas un degré supplémentaire de piété mais le critère même d'appartenance.[22]

Organisation et histoire

Une campagne de diffusion comme matrice de l'année de service

La période de témoignage d'octobre 1940, baptisée « Défi », est présentée comme l'ouverture du nouvel exercice de la Société, avec pour support deux publications nouvelles — le livre Religion et la brochure Conspiracy Against Democracy — offertes ensemble contre vingt-cinq cents et mises en distribution publique à compter du 1er octobre.[23] L'articulation entre le calendrier et le stock imprimé est ici entière : l'année de service ne commence pas par une exhortation générale, mais par la mise en circulation d'un titre précis, assorti d'une date de lancement et d'un tarif. Le régime de la « contribution » de vingt-cinq cents pour un livre relié, avec acceptation de sommes moindres et remise gratuite aux personnes sans ressources, correspond exactement au dispositif que les juridictions de Pennsylvanie qualifieront de vente et que la Cour suprême des États-Unis requalifiera en 1943 comme sollicitation n'entraînant pas le caractère commercial de l'évangélisation.[24] La combinaison alternative à dix cents et la remise gratuite prévues dans ce numéro ne sont donc pas de simples facilités commerciales : elles constituent, dès avant le contentieux, la pratique matérielle sur laquelle reposera l'argumentation juridique du mouvement.[25]

La matière même de ces publications provient d'un événement institutionnel antérieur. Conspiracy Against Democracy reprend les discours du samedi et du dimanche prononcés par Rutherford à la Convention théocratique des Témoins de Jéhovah.[26] Le sommaire de la brochure conserve la trace de cette origine : un chapitre y porte le titre « La Fin »[note 1], homonyme du discours de Detroit, aux côtés de chapitres consacrés au drapeau, à l'American Legion et à l'Inquisition.[27] Une édition italienne parut la même année sous le titre Cospirazione contro la democrazia.[28] Le cycle est ainsi complet et se donne à lire en une seule page : un rassemblement produit des discours, les discours deviennent une brochure et des disques, la brochure devient l'objet d'un quota mensuel adossé au calendrier fiscal.

Le gouvernement de l'activité par le chiffre

L'engagement de chaque proclamateur est converti en unités dénombrables : cinq exemplaires du livre Religion et trente brochures Conspiracy Against Democracy à placer dans le mois.[29] Ce quota s'appuie sur un appareil de mesure déjà ancien, la déclaration régulière d'activité au moyen d'une carte de rapport étant en usage dans les compagnies depuis les années 1919-1920. Le tableau comparatif des proclamateurs moyens, des heures et du ratio brochures-contributions, mois par mois et d'un exercice à l'autre, complète ce dispositif en donnant à voir à chaque compagnie sa position relative dans une progression collective.[30]

Le fait le plus révélateur tient aux colonnes laissées vides : septembre et le total annuel de l'exercice en cours ne sont pas renseignés au moment de l'impression.[31] Le tableau n'est donc pas un bilan clos mais un formulaire en cours de remplissage, destiné à être complété par le lecteur. La même logique commande la consigne de mise à jour du tableau de suivi paru dans le numéro d'octobre 1939, auquel une colonne « magazines individuels » doit être ajoutée.[32] L'instrument administratif n'est pas reconduit à l'identique d'une année sur l'autre : il s'enrichit d'une nouvelle catégorie à mesure que se développe une activité — la diffusion des périodiques dans la rue, devenue un trait régulier du travail en 1940.[33] James Beckford a décrit ce type de comptabilisation comme le ressort d'une organisation totalisante, où la mesure du temps consacré devient l'instrument principal du contrôle du militantisme.[34]

Hiérarchie de la compagnie et identification des proclamateurs

La coordination de la campagne repose sur une division fonctionnelle des charges au sein de la compagnie locale, entre le serviteur de la compagnie et les responsables du stock, du territoire et des visites de retour.[35] Cette nomenclature est issue de la réorganisation de 1938, présentée sous le nom d'« arrangement théocratique » et exposée dans les deux parties de l'article « Organisation » publié dans La Tour de Garde des 1er et 15 juin 1938, qui décrit un serviteur de compagnie placé à la tête d'unités dotées chacune de son propre responsable.[36] La campagne d'octobre 1940 en constitue une application concrète : les fonctions ne sont pas décrites pour elles-mêmes, elles sont mobilisées comme chaîne d'exécution d'un objectif chiffré.

À cette structure des charges répond une définition administrative de l'appartenance. Le nouveau carton de témoignage pour Religion, qui sert simultanément de carte d'identification, n'est délivré qu'aux proclamateurs réguliers du Royaume et ne sera pas réimprimé.[37] Deux fonctions se trouvent ainsi réunies dans un même objet : l'outil de présentation au seuil de la porte, en usage depuis 1933, et l'attestation d'appartenance au corps des prédicateurs. La rareté organisée — un tirage unique, pas de réimpression — transforme un imprimé de service en instrument de sélection : posséder le carton, c'est être reconnu comme régulier. Le principe survivra sous une forme formalisée, la carte d'identification contemporaine attestant que son porteur prêche en association avec une congrégation nommée et n'étant délivrée qu'aux proclamateurs baptisés.[38]

La perte de la radio et le redéploiement vers la porte

L'absence de diffusion radiophonique des discours de convention est explicitement invoquée pour justifier l'intensification des visites de retour : seuls les auditeurs présents dans les dix-huit auditoriums ont pu les entendre, des dizaines de milliers d'autres ayant été refusés faute de places, et des millions de personnes habituées aux conférences radiodiffusées se trouvent désormais sans accès à ce canal.[39] Cette situation résulte d'une décision interne antérieure et non d'une interdiction extérieure : la Société avait annoncé à la convention de Columbus, dans l'Ohio, son retrait volontaire de tous les contrats de radiodiffusion commerciale à compter du 31 octobre 1937, au motif de concentrer temps et fonds sur l'œuvre de maison en maison jugée plus efficace.[40] Les disques Message d'espoir (P-280) et La Fin (P-229), dont l'usage intensif est recommandé, sont les instruments matériels de ce transfert.[41] Le phonographe portatif fut d'ailleurs employé d'abord dans le service des visites de retour avant de gagner la visite initiale, et 430 000 disques en seize langues circulaient sur 19 600 machines dès 1938.[42] En 1940, plus de quatre-vingt-dix conférences enregistrées étaient disponibles et plus d'un million de disques avaient été fabriqués.[43]

À cette perte de canal s'ajoute l'hostilité de la presse profane, qui n'est pas déplorée mais convertie en ressource, la publicité négative étant traitée comme un avantage indirect au nom de la promesse selon laquelle la colère des hommes tournera à la louange divine.[44] Le verset mobilisé, Psaumes 76:10, est lu dans la tradition exégétique comme l'affirmation que Dieu retourne à sa gloire une colère « tout autrement intentionnée ».[45] L'opération est la même que celle documentée par ailleurs à propos des violences consécutives à l'arrêt Minersville School District v. Gobitis du 3 juin 1940, où l'hostilité subie était déjà traitée comme confirmation prophétique dans La Tour de Garde du 1er décembre 1940. Le déplacement opéré ici est toutefois notable : le retournement ne porte plus sur la persécution physique mais sur la couverture médiatique défavorable, intégrée à un calcul d'efficacité de diffusion. Ronald Lawson a relevé que l'isolement organisationnel joint à une persécution considérable a contribué à maintenir le sentiment d'urgence du message.[46] George D. Chryssides a de son côté consacré une étude spécifique à la manière dont la persécution religieuse des Témoins de Jéhovah est mobilisée dans le discours du mouvement.[47]

Contenu

Période de témoignage « Défi » — Présentation des nouvelles publications

La période de témoignage d'octobre 1940, dénommée « période de témoignage "Défi" », est présentée comme le lancement du nouvel exercice fiscal de la Société.[48] Deux nouvelles publications en constituent le cœur : le livre Religion et la brochure Conspiracy Against Democracy, toutes deux proposées au public contre une contribution de 25 cents.[49] La brochure Conspiracy Against Democracy reproduit les discours du samedi et du dimanche prononcés par Rutherford lors de la Convention théocratique des Témoins de Jéhovah, et est mise en distribution publique pour la première fois à partir du 1er octobre.[50]

Un nouveau disque phonographique est également mis à disposition des proclamateurs, intitulé « Message d'espoir », référencé P-280, couplé à la deuxième partie du disque « La Fin », P-229». Son usage intensif est recommandé pour faciliter la distribution de la littérature.[51] Pour les personnes refusant la combinaison Religion et Conspiracy Against Democracy à 25 cents, une alternative à 10 cents est prévue : une combinaison de trois brochures incluant obligatoirement Conspiracy Against Democracy, ou la remise gratuite de cette brochure aux personnes ne pouvant contribuer financièrement mais désireuses de la lire.[52]

Préparation de la campagne

La préparation organisationnelle de la campagne d'octobre repose sur la coordination entre le serviteur de la compagnie et les responsables du stock, du territoire et des visites de retour.[53] Chaque proclamateur est invité à placer au moins cinq exemplaires du livre Religion et trente copies de la brochure Conspiracy Against Democracy dans le mois.[54] Un nouveau carton de témoignage pour Religion, servant également de carte d'identification pour les proclamateurs, est envoyé à toutes les compagnies ; il ne sera pas réimprimé et doit donc être distribué exclusivement aux proclamateurs réguliers du Royaume.[55]

Les visites de retour : travail principal

Les nouveaux enregistrements Religion et The End sont en cours d'expédition et doivent être utilisés partout.[56] Ces conférences n'ayant pas été diffusées par radio, seule une minorité de personnes a pu les entendre dans les dix-huit auditoriums des conventions ; des dizaines de milliers d'auditeurs ont été refusés faute de places.[57] Les visites de retour sont présentées comme le moyen d'atteindre ces millions de personnes habituées aux conférences radiodiffusées, désormais privées de ce canal.[58] La publicité négative dans la presse profane est perçue comme un avantage indirect : « le Seigneur nous assure qu'Il fera même servir à Sa louange la colère des hommes ».[59]

Rapport de terrain des proclamateurs de compagnie

Un tableau comparatif présente les statistiques mensuelles de proclamateurs, d'heures et de brochures-contributions (colonnes « l'an dernier » / « cette année ») de l'exercice précédent à celui en cours.[60] Les données montrent une progression constante du nombre moyen de proclamateurs actifs, passant de 29 550 en octobre de l'exercice précédent à 44 436 pour le même mois de l'exercice en cours, avec une hausse sensible des heures moyennes et du ratio brochures-contributions.[61] Les colonnes de septembre et le total annuel pour l'exercice en cours restent non renseignées au moment de l'impression.[62]

Notre travail annuel du Royaume

À l'entrée dans le nouvel exercice fiscal, toutes les compagnies sont invitées à préparer un tableau de suivi de leur progression.[63] Il est signalé que le tableau type publié dans l'Informant d'octobre 1939 doit être mis à jour pour inclure une colonne supplémentaire dédiée aux « magazines individuels ».[64]

Comment passer des commandes de 100 livres

Des instructions pratiques sont données pour rationaliser les commandes de littérature, les expéditions se faisant par fret avec un coût fixe à partir de 100 livres.[65] Les petites compagnies ne pouvant atteindre ce seuil sont encouragées à regrouper leurs commandes environ tous les deux mois, et les pionniers peuvent combiner leur commande avec celle de la compagnie dans une même enveloppe.[66]

Le Messager

The Messenger est en cours d'envoi, dans une édition limitée.[67] Ce journal est recommandé pour les visites de retour, afin de permettre aux personnes intéressées de visualiser l'ampleur de la Convention théocratique et l'unité d'action du peuple du Seigneur.[68] Les proclamateurs sont invités à en commander immédiatement au prix de 10 cents l'exemplaire.[69]

Période de témoignage « Courage » — Trois millions de brochures

La période de témoignage de décembre, dénommée « Courage », est annoncée avec un objectif ambitieux : distribuer trois millions de brochures.[70] Pour cette occasion, l'offre habituelle est bouleversée : sept brochures sont proposées contre une contribution de seulement dix cents, ou trois brochures contre cinq cents, tous les précédents étant ainsi dépassés.[71] Les compagnies seront facturées un cent par brochure, toutes couvertures confondues, et pourront obtenir un remboursement sur les brochures à couverture colorée utilisées depuis leur stock existant.[72] Un bordereau de commande spécial sera joint au relevé de septembre envoyé vers le 10 octobre pour permettre à chaque compagnie de planifier ses besoins en brochures.[73]

Abonnements aux seuls magazines publiés

En raison de la guerre, plusieurs magazines de la Société ont été interrompus.[74] Les publications continuant d'être expédiées régulièrement depuis Brooklyn sont The Watchtower en anglais, grec, italien, polonais, portugais, russe, slovaque, espagnol et ukrainien, ainsi que Consolation en anglais, grec, portugais, espagnol et ukrainien.[75] Les proclamateurs sont formellement avertis de ne pas prendre d'abonnements pour d'autres langues ; les abonnés à des éditions interrompues peuvent faire transférer leur abonnement vers une édition disponible.[76]

Il est par ailleurs demandé à tous les proclamateurs — pas seulement aux distributeurs de magazines — d'emporter lors de chaque sortie au moins deux exemplaires de La Tour de Garde ou de Consolation, ou des deux, afin d'augmenter la diffusion.[77]

Nourrir la multitude — Études modèles et visites de retour

La commission confiée à Pierre — « Pais mes brebis » (Jean 21:17) — est étendue au reste et à leurs compagnons, les Jonadabs.[78] Cette commission est jugée non accomplie par le seul placement de la littérature : des études doivent être organisées pour que les personnes de bonne volonté assimilent la nourriture spirituelle et prennent place dans les « villes de refuge ».[79]

Rutherford, dans sa lettre du 20 janvier de cette même année, avait insisté sur les visites de retour et les études modèles comme « l'un des meilleurs moyens d'informer ceux qui sont quelque peu intéressés de leurs privilèges et de la nécessité du service ».[80] Chaque proclamateur est invité à conduire une étude modèle et deux visites de retour par semaine dans son territoire, en utilisant le disque « Message d'espoir » (P-280) pour introduire la littérature lors du premier appel.[81]

Des études du livre Religion doivent être établies en des points stratégiques du territoire de la compagnie, servant à la fois de centres d'étude et de service.[82] Le conducteur d'étude doit suivre les instructions figurant sur le formulaire de rapport du conducteur d'étude, avec la précision que l'Informant ne sera désormais plus disponible pour la distribution.[83] Là où le livre Salvation avait déjà été entièrement étudié, Religion le remplace ; toutes les nouvelles études doivent utiliser Religion.[84] Chaque compagnie doit également tenir une étude de La Tour de Garde et une réunion de service à son siège, et les conducteurs d'études modèles et de livre sont invités à y amener les personnes nouvellement intéressées.[85]

Avis concernant les étrangers

Le gouvernement des États-Unis, par l'intermédiaire du Département de la Justice, a demandé une large publicité autour de l'obligation légale pour tous les étrangers résidant sur le territoire américain de se faire enregistrer et de se laisser relever les empreintes digitales auprès de leur bureau de poste local.[86] Les Témoins de Jéhovah étrangers sont expressément invités à se conformer à cette loi.[87]

Avis spécial sur les brochures Neutralité et Conseils

Les brochures Neutrality et Advice for Kingdom Proclamateurs, fournies gratuitement à tous les proclamateurs par la Société, ne seront plus remplacées gratuitement en cas de perte ou d'égarement.[88] Tout exemplaire supplémentaire devra désormais être commandé par l'intermédiaire de la compagnie au prix de cinq cents, dans la limite des stocks disponibles.[89]

Courrier — Interdiction postale au Canada

La poste canadienne a notifié la poste américaine d'une ordonnance interdisant la livraison de tout courrier adressé à la Watch Tower Bible & Tract Society au Canada ou en provenant.[90] Les membres américains sont par conséquent avertis de ne plus écrire aux personnes au Canada concernant l'activité des Témoins de Jéhovah, celle-ci étant prohibée.[91]

Témoin de novembre

En raison de la surcharge de travail au siège, toutes les compagnies et pionniers ne recevront pas leur approvisionnement en Religion, nouveaux disques et nouvelles brochures à temps pour octobre.[92] Il est prévu que d'ici le 1er novembre, pratiquement tous les proclamateurs du pays disposeront de l'ensemble de la nouvelle littérature et des nouveaux disques ; la campagne d'octobre est donc prolongée en novembre selon les mêmes modalités, sans relâchement possible.[93]

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Illustrations du numéro

Références

  1. ↑ Titre original anglais : The End.
  1. ↑ Informant de octobre 1940, p. 2
  2. ↑ Informant de octobre 1940, p. 1
  3. ↑ Conspiracy against democracy (1940), p. 5.
  4. ↑ Conspiracy against democracy (1940), p. 11.
  5. ↑ Voir Riches (1936) et Religion and Christianity (1937), publications de la Watch Tower Bible and Tract Society.
  6. ↑ Rutherford publications 25 years, 224 publications, consulté en 2026. Titres originaux : Flags and Creatures, Legion, Inquisition Revived.
  7. ↑ La Tour de Garde, 15 novembre 1940, p. 340.
  8. ↑ Rutherford publications 25 years, 224 publications, consulté en 2026.
  9. ↑ Informant de octobre 1940, p. 1
  10. ↑ One Hundred Years Under Kingdom Rulership!, consulté en 2026.
  11. ↑ One Hundred Years Under Kingdom Rulership!, consulté en 2026.
  12. ↑ Rutherford publications 25 years, 224 publications, consulté en 2026. Titres originaux : The End, Armageddon.
  13. ↑ Informant de octobre 1940, p. 1
  14. ↑ « Kingdom Proclamateurs in Britain—Wake Up!! », consulté en 2026.
  15. ↑ Informant de octobre 1940, p. 1
  16. ↑ Psalms 76:10 KJV, consulté en 2026.
  17. ↑ Psalm 76:10 Commentaries, consulté en 2026 ; Psalm 76:10, The Treasury of David, consulté en 2026.
  18. ↑ La Tour de Garde, 1er décembre 1940, p. 359.
  19. ↑ Informant de octobre 1940, p. 1
  20. ↑ Informant de octobre 1940, p. 1
  21. ↑ Isaiah 43:12, consulté en 2026.
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  36. ↑ Theocratic Organization Re-established, Watchtower Online Library, consulté en 2026.
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  38. ↑ Our Identification as Jehovah's Witnesses, Watchtower Online Library, consulté en 2026.
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  43. ↑ One Hundred Years Under Kingdom Rulership!, Watchtower Online Library, consulté en 2026.
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  46. ↑ Criticism of Jehovah's Witnesses, Wikipédia, consulté en 2026, citant les travaux de Ronald Lawson.
  47. ↑ George D. Chryssides, « Jehovah's Witnesses and Religious Persecution: Do Signed Declarations Help? », Canopy Forum, 13 juin 2022.
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