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La Tour de Garde du 15 janvier 1940

De Tj-encyclopédie
La Tour de Garde du 15 janvier 1940
Revue La Tour de Garde
Date 1940
Année 1940
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro est centré sur la notion d'opprobre subi par les serviteurs de Jéhovah, présentée comme une conséquence inévitable de la proclamation du gouvernement théocratique. Le thème directeur, articulé autour d'Isaïe 51:7, affirme que la persécution des fidèles n'est pas le signe d'un échec, mais la confirmation de leur rôle dans la vindication du nom divin face à l'autorité de Satan sur le monde présent.

La publication rattache cette réalité à une histoire cosmique qui remonte à la chute de Lucifer et se prolonge jusqu'aux persécutions contemporaines des Témoins de Jéhovah, auxquels sont associés leurs compagnons non oints, désignés comme « Jonadabs ». Jésus-Christ est placé au centre de cette réflexion comme modèle de fidélité sous l'épreuve, témoin par excellence du nom de Jéhovah face aux religionistes qualifiés d'instruments de Satan.

Analyse

Croyances

Le thème central de ce numéro, articulé autour du long article intitulé « L'opprobre des hommes », repose sur l'interprétation doctrinale de la persécution comme signe d'élection divine. La publication s'appuie sur Isaïe 51:7 — « Ne craignez pas l'opprobre des hommes » — pour affirmer que l'hostilité subie par les Témoins de Jéhovah et leurs compagnons constitue une confirmation de leur rôle prophétique dans la vindication du nom de Jéhovah.[1] Cette lecture transforme la persécution en preuve d'approbation divine : plus l'opposition est intense, plus elle valide l'identité et la mission du groupe. Cette structure argumentative, caractéristique de l'enseignement rutherfordien, trouve un appui dans Apocalypse 12:17, verset que la Watch Tower applique régulièrement aux Témoins de Jéhovah en tant que « reste de la descendance » visé par la colère du dragon satanique.[2]

La doctrine de la vindication du nom de Jéhovah constitue le fil conducteur de l'ensemble du numéro. Toute l'activité de témoignage, la persécution endurée, la mission de Christ et le rôle des Jonadabs sont subordonnés, dans ce numéro, à la démonstration de la souveraineté de Jéhovah face à la rébellion primordiale de Satan. Cette doctrine, présentée ici comme la finalité ultime de l'histoire humaine et du plan divin, structure l'ensemble de l'argumentation théologique du numéro.[3] La vindication est ainsi présentée non comme un objectif secondaire mais comme la raison d'être première du ministère terrestre de Jésus lui-même : « Christ Jésus, en tant que Roi de la Théocratie, a été envoyé sur terre principalement pour vindiquer le nom de Jéhovah ».[4]

La Théocratie est définie dans ce numéro comme le gouvernement de Jéhovah Dieu, présenté comme ayant été établi dans les cieux en 1914, date à partir de laquelle la publication affirme que les signes prophétiques annoncés par Jésus ont commencé à se manifester.[5] La chronologie prophétique Watch Tower fait reposer cette date sur le calcul des « sept temps » des nations (2 520 ans à partir de 607 avant notre ère), interprétés comme les « temps des nations » de Luc 21:24.[6] La section « La Théocratie » de ce numéro pose par ailleurs une condition scripturaire explicite : être témoin du nom de Jéhovah est présenté comme un préalable indispensable à l'association avec Christ dans son royaume, rattachant ainsi directement l'activité missionnaire à la doctrine du salut.[7]

La christologie développée dans la section « Sa fidélité » présente Jésus-Christ comme le modèle accompli du témoignage endurant. La publication articule Psaumes 69:8-9 — « Je suis devenu un étranger pour mes frères… le zèle de ta maison m'a consumé » — à la figure de Jésus comme celui qui a porté les reproches destinés à Jéhovah.[8] Ce rapprochement, typique de l'herméneutique typologique rutherfordienne, fait du psaume davidique une prophétie directe du ministère christique, et de ce ministère une préfiguration de la mission contemporaine des Témoins de Jéhovah. L'humiliation de Christ jusqu'à la mort, suivie de son exaltation par Dieu selon Philippiens 2:7-9, est présentée comme la démonstration scripturaire que la fidélité dans l'épreuve est récompensée par la gloire divine.[9]

L'origine de toute opposition à Jéhovah est attribuée à la rébellion primordiale de Lucifer, dont la chute est exposée à partir des textes d'Isaïe 14:15-20 et d'Ézéchiel 28:14-19.[10] La séduction des premiers humains, entraînant la mort héritée par toute l'humanité selon Romains 5:12, est présentée comme la conséquence directe de cette rébellion angélique. Dans cette cosmologie dualiste, toute institution humaine hostile aux Témoins de Jéhovah devient ipso facto un instrument du Diable — cadre doctrinal que la Watch Tower applique systématiquement depuis les années 1930 à l'ensemble des gouvernements, des religions et des organisations internationales perçus comme adversaires.[11]

La section « Les diffamateurs » attribue à Nimrod le rôle de fondateur historique du culte idolâtre babylonien, premier instrument de Satan pour détourner les hommes de Jéhovah après le déluge.[12] Cette identification de Nimrod comme archétype de la fausse religion organisée s'inscrit dans une tradition exégétique que la Watch Tower partage avec d'autres courants millénaristes du XIXe siècle, mais que Rutherford systématise à partir des années 1930 dans ses ouvrages Lumière et Vindication pour établir une généalogie continue de la fausse religion depuis Babylone jusqu'à l'Église catholique romaine contemporaine.[13]

L'Har-Maguédôn est présenté dans ce numéro comme le jugement divin imminent qui anéantira tous les ennemis de Jéhovah, y compris, de manière explicite, la hiérarchie catholique romaine.[14] Le texte d'Isaïe 28:15-18, relatif à l'annulation du « pacte avec la mort et l'enfer », est directement appliqué au sort de l'Église catholique, dont la certitude de son invincibilité est présentée comme la manifestation même de l'arrogance que Dieu s'apprête à châtier. L'argument fonctionne par inversion : la confiance des catholiques dans leur institution (symbolisée par la formule « les plans catholiques ne échouent jamais ») devient la preuve de leur aveuglement et de leur condamnation prochaine.[15]

L'utilisation de l'épître aux Hébreux, chapitre 11, comme répertoire des martyrs de la foi destinés à servir de modèles aux Témoins de Jéhovah contemporains mérite d'être replacée dans son contexte historique immédiat. En janvier 1940, les Témoins de Jéhovah subissaient des persécutions réelles et documentées dans de nombreux pays : interdit d'activité au Canada sous la Loi du cadenas de Duplessis, interdiction en Allemagne nazie depuis 1933, emprisonnements de masse dans les pays de l'Axe et dans plusieurs États américains.[16] Dans ce contexte, la citation des prophètes « lapidés, sciés, tentés, mis à mort par l'épée » n'est pas un exercice rhétorique abstrait, mais s'adresse à une communauté qui perçoit sa propre situation comme le prolongement direct de ces persécutions bibliques. La publication transforme ainsi la figure du martyr hébréen en prototype typologique du Témoin de Jéhovah persécuté du XXe siècle.[17]

La conversion de Saul de Tarse en Paul est mobilisée à deux reprises dans ce numéro — dans les sections « Les diffamateurs » et « La 'religion chrétienne' » — comme argument apologétique en faveur de la puissance transformatrice de la vérité.[18] Cette figure rhétorique sert un double usage : d'une part, elle illustre que même le persécuteur le plus farouche peut être converti à la théocratie, ouvrant ainsi un espace rhétorique d'espoir pour les catholiques sincères ; d'autre part, elle valide rétrospectivement l'identité des Témoins de Jéhovah comme continuateurs de la mission apostolique authentique, par opposition aux religionistes présentés comme des successeurs des Pharisiens. Cette articulation entre la figure paulinienne et la doctrine de la vérité transformatrice est cohérente avec l'enseignement rutherfordien selon lequel la connaissance de la vérité — et non l'appartenance à une institution — constitue le critère décisif du salut.[19]

La lettre du fidèle anonyme de France, publiée en fin de numéro, apporte un éclairage doctrinal précis sur la question de la « grande multitude » et de sa récente clarification.[20] Ce correspondant rattache explicitement la doctrine des « autres brebis » — terme johannique désignant les Jonadabs, compagnons non oints destinés à survivre à Armageddon et à peupler un paradis terrestre — au mandat divin originel de remplir la terre, interrompu par la rébellion d'Adam et appelé à être restauré par Christ. Cette doctrine, formulée par Rutherford dans le courant des années 1930, repose sur une distinction entre deux catégories de sauvés — les 144 000 oints destinés au ciel et la grande multitude destinée à la terre — distinction fondée sur la lecture conjointe d'Apocalypse 7:4-9 et de Jean 10:16.[21] La lettre du correspondant français signale également l'existence, en France, d'une « société d'opposition » s'appuyant sur les écrits de Russell et propagant des doctrines proches de celles des Témoins de Jéhovah, que la publication désigne implicitement comme une contrefaçon satanique destinée à semer la confusion parmi les âmes sincères — allusion vraisemblable aux groupes dissidents issus des schismes post-1917, tels que les fidèles à l'enseignement russellite.[22]

Organisation et histoire

La campagne de prédication intitulée « Salut » (Salvation), coordonnée depuis le bureau central de Brooklyn et relayée par The Informant à destination des serviteurs de compagnie, constitue la décision organisationnelle la plus précisément documentée de ce numéro.[23] Le dispositif prescrit repose sur une combinaison spécifique : le livre Salvation accompagné de la brochure Government and Peace, proposée au public contre une contribution de 25 cents, avec utilisation obligatoire du phonographe portable de maison en maison pour diffuser un enregistrement annonçant le livre. Ce mécanisme coordonné de terrain — prix uniforme, outil technique standardisé, remontée obligatoire des résultats en fin de mois — illustre la centralisation organisationnelle imposée par Rutherford à partir de la réforme théocratique de 1938, qui avait instauré un système strict de rapports réguliers d'activité pour chaque proclamateur.[24] The Informant, bulletin interne de coordination ancêtre du Ministère du Royaume, fonctionnait alors comme courroie de transmission entre Brooklyn et les compagnies locales, diffusant les instructions opérationnelles que La Tour de Garde ne reprenait qu'en synthèse.

Ce numéro constitue également un témoignage direct de la gestion organisationnelle de l'affaire Moyle, crise interne majeure qui agitait l'organisation depuis l'été 1939. Olin Richmond Moyle, avocat-conseil de la Société Watch Tower de 1935 à 1939 et représentant des Témoins de Jéhovah dans plusieurs affaires décisives devant la Cour suprême des États-Unis — dont Lovell v. City of Griffin (1938) —, avait adressé le 21 juillet 1939 une lettre personnelle à Rutherford dénonçant les conditions à Béthel : mauvais traitements des résidents, langage grossier de la direction et consommation d'alcool.[25] La direction avait répondu en publiant des articles critiques dans les numéros du 1er septembre et du 15 octobre 1939 de The Watchtower, assimilant Moyle à Judas Iscariote et présentant ses accusations comme une attaque contre le gouvernement théocratique lui-même.[26] La lettre de Reginald Bourne, pionnier de la zone 1 du Wisconsin publiée dans ce numéro de janvier 1940, nomme explicitement Moyle comme auteur des « accusations malveillantes circulant dans le territoire » et mentionne l'envoi du frère Howlett comme représentant itinérant pour désamorcer les tensions dans les compagnies concernées, ce qui confirme que la direction gérait encore activement les répercussions de cette crise sur le terrain six mois après la lettre de Moyle.[27] Ce fait organisationnel précis — le déploiement d'un représentant spécial dans une zone géographique définie pour rétablir la loyauté — illustre le fonctionnement concret de la structure hiérarchique de l'organisation à cette époque.

La fixation officielle de la date du Mémorial 1940 au samedi 23 mars après 18 heures constitue une autre décision institutionnelle documentée par ce numéro.[28] Le protocole détaillé accompagnant cette annonce révèle la hiérarchisation interne du rituel : les oints (membres de la classe des 144 000) participent en tant que célébrants, tandis que les Jonadabs y assistent comme observateurs. En l'absence d'orateur qualifié, la lecture de l'article paru dans La Tour de Garde du 15 mars 1939 est prescrite comme substitut, ce qui illustre le rôle centralisateur de la revue dans la vie liturgique des compagnies locales. Le rapport de la cérémonie devait ensuite être transmis à la Société selon les modalités précisées dans The Informant, prolongeant ainsi le même circuit de remontée d'information structurant l'ensemble des activités de terrain.

Le réseau international de l'organisation est attesté par les correspondances publiées dans ce numéro. Des lettres proviennent de France (deux correspondants), de Nouvelle-Zélande et d'Angleterre, et les auteurs français mentionnent les bureaux de Berne et de Paris comme centres administratifs régionaux.[29] Ce double ancrage — Berne pour la coordination suisse et Paris pour le territoire français — reflète la structure administrative européenne de la Watch Tower Society à cette période, le bureau de Berne ayant repris les fonctions d'un précédent bureau de Genève sous la direction du frère Ernest Zaugg, responsable du travail en langue française.[30]

La lettre du correspondant français publiée dans ce numéro mentionne explicitement l'année 1931 et l'attribution du nom « Témoins de Jéhovah » comme acte fondateur distinguant l'organisation officielle de toute autre.[31] Ce marqueur identitaire est mis en contraste avec une « société d'opposition » active en France, présentée comme s'inspirant des écrits de Russell tout en servant les intérêts de son propre dirigeant. Ce groupe correspond vraisemblablement au mouvement fondé par Frédéric-Louis-Alexandre Freytag à Genève, qui s'était séparé de la Watch Tower Society et dont l'organisation, connue sous le nom des Amis de l'homme, diffusait en France une doctrine proche de celle de Russell mais placée sous l'autorité personnelle de Freytag, présenté comme « le messager du Seigneur ».[32] La nouvelle doctrine de la « grande multitude » développée sous Rutherford permettait désormais, selon ce correspondant, de distinguer clairement l'organisation de Jéhovah de ces groupes concurrents, en offrant un critère doctrinal supplémentaire d'identification.

Contenu

Période de témoignage « Salut »

Cette rubrique annonce la période de témoignage intitulée « Salut » (« Salvation »), prévue pour le mois de février 1940. Les éditeurs encouragent les proclamateurs de la théocratie à poursuivre leur activité de prédication malgré les conditions hivernales. Il est demandé aux proclamateurs d'offrir au public une combinaison du livre Salvation et de la brochure Government and Peace contre une contribution de 25 cents. Les phonographes portables doivent être utilisés de maison en maison pour diffuser l'enregistrement annonçant le livre Salvation. Les détails supplémentaires sur cette campagne sont disponibles dans The Informant. Les proclamateurs sont invités à se préparer activement pour cette période et à rendre compte de leurs activités à la fin du mois[33].

Célébration du Mémorial

La publication fixe la date du Mémorial, célébration annuelle commémorant le sacrifice de Jésus-Christ, au samedi 23 mars 1940 après 18 heures. Les compagnies locales sont invitées à se rassembler à cette date, les oints devant célébrer cet événement tandis que les Jonadabs (compagnons non oints) y assistent en tant qu'observateurs. En l'absence d'un orateur compétent pour prononcer un discours, il est recommandé de lire l'article paru dans La Tour de Garde du 15 mars 1939 avant la distribution des emblèmes. Ceux-ci doivent consister en du pain sans levain et du vin rouge, conformément à la pratique de Jésus et de ses apôtres. Les deux emblèmes doivent être servis ensemble, symbolisant la mort de Christ. Un rapport de cette célébration doit être envoyé à la Société Watch Tower selon les instructions fournies dans The Informant[34].

La rubrique mentionne également que l'Annuaire 1940 des Témoins de Jéhovah présente un rapport détaillé des activités mondiales de l'organisation au cours de l'année écoulée. Malgré l'opposition croissante, les restrictions liées à la guerre et l'expansion des régimes dictatoriaux, cette année est décrite comme la plus fructueuse en termes de service théocratique. La suite de cette information est annoncée pour la page 31[35].

Les sections « Les Écritures enseignent clairement » et « Sa mission » relèvent des éléments de page de garde (déclaration de mission et credo doctrinal imprimés en page administrative) et sont supprimées conformément aux règles d'exclusion des éléments de couverture et de colophon.

L'opprobre des hommes

La publication développe une réflexion sur la persécution subie par les fidèles de Jéhovah, s'appuyant sur le texte biblique d'Isaïe 51:7. Elle affirme que ceux qui cherchent la justice et placent la loi divine en leur cœur sont inévitablement exposés aux moqueries et aux outrages des hommes, une réalité attribuée à l'influence de Satan. Depuis l'intronisation du Royaume théocratique en 1914, les Témoins de Jéhovah et leurs compagnons (les Jonadabs) sont présentés comme les cibles privilégiées de cette opposition mondiale, accusés de promouvoir un gouvernement divinement ordonné. Plutôt que de décourager les fidèles, cette hostilité est interprétée comme une confirmation de leur rôle dans la vindication du nom de Jéhovah, avec la promesse d'une victoire finale du gouvernement théocratique et d'une vie éternelle pour ceux qui lui restent fidèles[36].

L'article souligne que cette opposition ne se limite pas aux régimes politiques, mais émane également des institutions religieuses, incapables de souffrir pour la justice ou de proclamer le nom de Jéhovah. Il est précisé que de nombreuses personnes, retenues dans ces systèmes par ignorance, aspirent néanmoins à la vérité et à la justice. Les Témoins de Jéhovah et leurs compagnons se voient confier la mission de les éclairer sur la véritable identité du Tout-Puissant et sur le rôle rédempteur de Christ Jésus, dans le cadre de la vindication imminente du nom divin[37].

La publication insiste sur le caractère désintéressé de cette œuvre, menée non pour des gains matériels ou une reconnaissance mondaine, mais par obéissance à Dieu et par amour pour lui. Elle rejette toute assimilation à une secte ou à un mouvement de propagande, se définissant comme un groupe d'individus unis dans la proclamation du gouvernement théocratique et des dispositions divines pour le salut de l'humanité. Une fois cette mission accomplie, la responsabilité des Témoins prend fin, laissant à chacun le choix de servir Dieu ou de subir la destruction éternelle[38].

Les opprobres

Cette section cherche à expliquer les raisons profondes de l'hostilité rencontrée par les Témoins de Jéhovah et leurs compagnons. Elle affirme que peu de personnes comprennent pourquoi ce groupe s'efforce avec tant de zèle d'obéir aux commandements divins, ni pourquoi il subit autant de reproches de la part des religionistes. Pour éclairer les esprits ouverts, la publication présente des preuves scripturaires démontrant que cette opposition trouve son origine dans une rébellion ancienne contre Jéhovah[39].

Le texte retrace la chute de Lucifer, décrit comme un être créé parfait mais dont le cœur s'est enorgueilli. Désireux de s'élever au-dessus de Dieu, Lucifer a corrompu sa sagesse et tenté de détourner les créatures de leur Créateur. Cette rébellion, marquée par la calomnie et la protestation contre l'autorité divine, a conduit à sa déchéance. La publication souligne que, depuis lors, Satan a systématiquement cherché à exalter sa propre personne au détriment de la vérité, une stratégie qui, selon les Écritures, mène inévitablement à la ruine[40].

L'article rappelle que Lucifer, devenu Satan, a séduit les premiers humains en les incitant à désobéir à Dieu, entraînant leur condamnation à mort. Cette désobéissance a été transmise à toute l'humanité, comme l'atteste Romains 5:12. Satan, désormais identifié sous les noms de Serpent, Dragon et Diable, est présenté comme l'incarnation de la méchanceté, promis à une destruction totale. Les Écritures citées, notamment Isaïe 14:15-20 et Ézéchiel 28:14-19, décrivent sa chute et son châtiment inéluctable[41].

La Théocratie

La publication définit la Théocratie comme le gouvernement de Jéhovah Dieu, destiné à régir le monde avec justice et à glorifier son nom. Christ Jésus, en tant que Roi de cette Théocratie, a été envoyé sur terre principalement pour vindiquer le nom de Jéhovah. Son sacrifice a également permis de fournir une rançon pour racheter les hommes disposés à se consacrer entièrement à Dieu et à son gouvernement théocratique[42].

L'article souligne que Jésus est venu au nom de son Père et que tous ceux qui l'ont outragé ont également haï Jéhovah. Cette haine persiste envers ceux qui représentent fidèlement Christ Jésus, notamment de la part des religionistes hypocrites. La Théocratie est présentée comme le "royaume des cieux", car elle émane de Jéhovah Dieu et est administrée depuis les cieux par son représentant désigné, Christ Jésus. À son baptême, Jésus a été oint comme Roi et a commencé à témoigner du nom de Jéhovah, proclamant que le royaume des cieux était proche[43].

La publication rappelle que Jésus a enseigné à ses disciples à prier pour l'avènement du Royaume de Dieu et l'accomplissement de sa volonté sur terre comme au ciel. Elle précise que ceux qui souhaitent être associés à Christ dans son royaume doivent subir une épreuve spécifique : ils doivent être des témoins du nom de Jéhovah et de son gouvernement. Cette condition, énoncée dans les Écritures, est présentée comme un préalable indispensable à l'entrée dans le royaume[44].

Sa fidélité

La publication poursuit son analyse de la fidélité de Jésus-Christ envers Jéhovah Dieu, en insistant sur le fait que cette loyauté a été mise à l'épreuve par des oppositions constantes, notamment de la part des forces sataniques. Jésus est présenté comme le « témoin fidèle et véritable » de Jéhovah, ayant enduré des reproches et des persécutions pour défendre le nom de son Père et proclamer son gouvernement théocratique. Son refus de rechercher la gloire humaine ou de s'exalter lui-même est souligné comme une preuve de son humilité et de sa soumission totale à la volonté divine. La publication cite l'épître aux Philippiens pour illustrer cette attitude : Jésus s'est dépouillé de sa réputation, prenant la forme d'un serviteur, et s'est humilié jusqu'à la mort sur un poteau de supplice. En récompense de cette fidélité, Dieu l'a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout autre nom, afin que toute créature reconnaisse sa seigneurie[45].

L'article rappelle également que Jésus a subi les reproches destinés à Jéhovah, comme le prophétisait le Psaumes 69:8-9. Dès le début de son ministère terrestre, Satan a tenté de le détruire, notamment lors de la fuite en Égypte après la naissance de Jésus, où Hérode a ordonné le massacre des enfants de Bethléhem dans l'espoir de tuer l'enfant-roi. Ces tentatives, bien que vouées à l'échec, illustrent la haine du Diable envers le nom de Jéhovah et son désir de discréditer son gouvernement théocratique. La publication souligne que Jésus a constamment été en butte aux reproches et aux persécutions de la part des agents de Satan, notamment les chefs religieux de son époque, qui cherchaient à le discréditer et à le faire passer pour un blasphémateur[46].

L'opposition

La publication décrit les tentatives répétées de Satan pour discréditer Jéhovah et son représentant, Jésus-Christ. Dès le début de son ministère, Jésus a été la cible d'attaques visant à le détruire, comme en témoignent les tentations au désert, où le Diable a cherché à le détourner de sa mission en lui offrant la domination sur les royaumes de la terre. Ces tentatives, bien que infructueuses, illustrent la détermination de Satan à contester l'autorité de Jéhovah et à empêcher l'établissement de son gouvernement théocratique. La publication insiste sur le fait que ces persécutions ne se sont pas limitées à Jésus, mais se sont étendues à ses disciples, qui ont également subi des reproches et des épreuves pour leur fidélité à Dieu[47].

L'article mentionne également le rôle des douze apôtres, choisis par Jésus pour l'accompagner et proclamer le message du Royaume. Parmi eux, Judas Iscariote est présenté comme un exemple de trahison, ayant abandonné sa fidélité pour des motifs égoïstes et devenant ainsi un « fils de perdition ». Cette figure est utilisée pour illustrer le sort réservé à ceux qui, comme les chefs religieux infidèles, trahissent la vérité et s'opposent au gouvernement théocratique. Les onze autres apôtres, en revanche, sont décrits comme des modèles de fidélité, ayant enduré des persécutions et des reproches pour défendre le nom de Jéhovah et proclamer la suprématie de son Royaume[48].

Les diffamateurs

La publication aborde le rôle des religionistes dans la persécution des serviteurs de Jéhovah, en les qualifiant de « progéniture du Diable ». Elle affirme que Satan a utilisé la religion comme principal moyen de diffamer le nom de Jéhovah et de détourner les hommes de la vérité. L'article retrace l'origine de cette stratégie satanique à Nimrod, présenté comme un tyran qui a instauré un culte idolâtre et a utilisé la peur pour soumettre les peuples. Après sa mort, Nimrod a été divinisé, et son culte a perduré, illustrant comment la religion a été instrumentalisée pour éloigner les hommes de Jéhovah et les inciter à adorer des idoles. La publication souligne que cette pratique s'est perpétuée à travers les siècles, avec des nations entières adoptant des formes de culte démoniaque sous l'influence de Satan[49].

Pour illustrer cette opposition, l'article évoque le cas de l'apôtre Paul, initialement un persécuteur zélé des chrétiens sous le nom de Saul de Tarse. Converti à la vérité après une révélation divine, Paul est devenu un ardent défenseur du gouvernement théocratique et a contrasté la religion avec le christianisme authentique. La publication cite ses écrits pour montrer comment les religionistes, bien qu'ils prétendent servir Dieu, sont en réalité des instruments de Satan, cherchant à discréditer ceux qui proclament le nom de Jéhovah. Paul lui-même a subi des persécutions pour sa fidélité, mais il a continué à témoigner de la vérité malgré les épreuves, illustrant ainsi la résistance des serviteurs de Dieu face à l'opposition religieuse[50].

Les martyrs

La publication rend hommage aux fidèles serviteurs de Jéhovah qui ont subi des persécutions et des martyres pour leur témoignage. Elle évoque les prophètes de l'Ancien Testament, qui ont été persécutés et tués par les religionistes pour avoir proclamé la vérité. L'article cite l'épître aux Hébreux, où l'apôtre Paul décrit les souffrances endurées par ces hommes de foi, qui ont été lapidés, sciés, tentés et mis à mort pour leur fidélité à Jéhovah. Ces exemples sont présentés comme des modèles pour les chrétiens contemporains, qui doivent s'inspirer de leur endurance et de leur détermination à défendre le nom de Dieu malgré les épreuves[51].

La publication souligne que ces martyrs ont été utilisés comme exemples de foi et de fidélité, et que leurs souffrances ont servi à glorifier le nom de Jéhovah. Elle cite à nouveau l'épître aux Hébreux pour encourager les serviteurs de Dieu à persévérer dans leur course, en se souvenant de Jésus, qui a enduré la croix et les opprobres pour accomplir la volonté de son Père. L'article insiste sur le fait que les persécutions subies par les témoins de Jéhovah sont le résultat des machinations de Satan, qui cherche à empêcher l'établissement du gouvernement théocratique et à discréditer le nom de Dieu[52].

La « religion chrétienne »

La publication dénonce l'hypocrisie des religionistes qui prétendent servir Dieu tout en s'opposant à ses serviteurs fidèles. Elle évoque le cas des Pharisiens, chefs religieux du temps de Jésus, qui ont rejeté les commandements de Dieu pour suivre des traditions humaines. Jésus les a qualifiés d'hypocrites et de « race de vipères », soulignant leur rôle dans la persécution des prophètes et des serviteurs de Jéhovah. L'article cite les paroles de Jésus, qui les accuse d'avoir rendu la loi de Dieu inefficace et d'avoir adopté des pratiques démoniaques. Ces reproches sont présentés comme une preuve de leur alliance avec Satan, dont ils sont les véritables descendants[53].

La publication rappelle que les Pharisiens ont été les principaux persécuteurs de Jésus, le faisant accuser de blasphème et de sédition. Elle souligne que leur opposition à Jésus était motivée par leur désir de préserver leur autorité religieuse et de discréditer le nom de Jéhovah. L'article mentionne également le rôle de Saul de Tarse, qui, avant sa conversion, a persécuté les chrétiens avant de devenir lui-même un témoin fidèle de Jéhovah. Cette transformation est présentée comme une preuve de la puissance de la vérité, capable de convertir même les plus farouches opposants[54].

Son royaume à venir

La publication rappelle que Jésus a enseigné à ses disciples qu'il reviendrait pour établir pleinement son Royaume théocratique. Elle cite les paroles de Jésus rapportées dans l'Évangile de Jean, où il promet à ses disciples qu'il préparera une place pour eux et qu'il reviendra pour les recevoir auprès de lui. Cette promesse est présentée comme une source d'encouragement pour ceux qui subissent des persécutions pour leur fidélité à Jéhovah. La publication souligne que Jésus a averti ses disciples que les religionistes continueraient à les persécuter, mais qu'ils devaient rester fermes dans leur témoignage, car ces épreuves faisaient partie intégrante de leur mission[55].

L'article mentionne également les signes prophétiques donnés par Jésus pour indiquer le moment de son retour et l'établissement de son Royaume. Ces signes, qui ont commencé à se manifester à partir de 1914, marquent la fin de la domination ininterrompue de Satan sur le monde et le début du règne de Christ Jésus. La publication insiste sur le fait que ces événements prophétiques sont en cours de réalisation et que les serviteurs de Jéhovah doivent rester vigilants pour reconnaître les preuves de l'établissement progressif du gouvernement théocratique[56].

La publication évoque ensuite le cas d'Étienne, présenté comme le premier martyr chrétien après la crucifixion de Jésus. Étienne a été accusé de sédition par les religionistes, qui ont soudoyé des témoins pour le faire condamner. Malgré ces accusations, Étienne a continué à proclamer le nom de Jéhovah et de Christ Jésus, ce qui lui a valu d'être lapidé à mort. La publication souligne que cette persécution était motivée par la haine des religionistes envers la vérité et leur désir de discréditer le gouvernement théocratique[57].

L'article rappelle que Saul de Tarse, présent lors de la lapidation d'Étienne, a ensuite été converti à la vérité et est devenu un ardent défenseur du nom de Jéhovah. Cette conversion est présentée comme une preuve de la puissance transformatrice de la vérité, capable de changer même les cœurs les plus endurcis. La publication insiste sur le fait que les persécutions subies par les témoins de Jéhovah sont le résultat des machinations de Satan, qui cherche à empêcher l'établissement du Royaume de Dieu et à discréditer son nom. Elle encourage les serviteurs de Jéhovah à rester fermes dans leur témoignage, malgré les épreuves, en se souvenant des exemples de fidélité laissés par les martyrs du passé[58].

« L'Action catholique »

La publication dénonce avec virulence l'organisation religieuse romaine, qualifiée d'« Action catholique », qu'elle accuse d'être un instrument de fraude, d'hypocrisie et de manipulation politique au détriment du bien commun. Selon l'article, cette organisation blasphème le nom de Jéhovah et de Christ Jésus en se présentant comme leur représentante, alors qu'elle s'oppose activement au gouvernement théocratique de Dieu. La publication affirme que l'Église catholique romaine nie le dessein annoncé de Jéhovah d'établir un gouvernement théocratique dirigé par Christ, en prétendant que les hommes doivent régner sur le monde en tant que vice-gérants du Christ. Cette position est présentée comme une double insulte au nom de Dieu : elle le diffame tout en niant son autorité souveraine[59].

L'article s'attaque particulièrement à la prétention de l'Église catholique de se considérer comme l'Église de Dieu, fondée sur l'apôtre Pierre, et dirigée par une succession de papes. Cette affirmation est qualifiée de blasphématoire et de mensongère, Pierre lui-même ayant explicitement rejeté cette idée dans ses écrits. La publication cite la première épître de Pierre pour souligner que l'Église de Dieu est construite sur Christ Jésus, la pierre angulaire, et que tous les fidèles en sont les pierres vivantes. Elle rappelle que les membres de cette Église doivent rejeter la malice, la ruse, l'hypocrisie et les médisances, et désirer ardemment la parole de Dieu pour croître spirituellement. Cette description contraste fortement avec les pratiques attribuées à l'Église catholique, accusée de s'appuyer sur la fraude et la tromperie pour maintenir son pouvoir[60].

La publication souligne que l'Église catholique a induit en erreur des millions de personnes sincères en leur faisant croire qu'elle représente Dieu et le Christ. Elle affirme que cette organisation a ainsi attiré le plus grand opprobre sur le nom de Jéhovah et sur son gouvernement théocratique. Pour étayer cette accusation, l'article évoque plusieurs doctrines catholiques jugées trompeuses, notamment celle du purgatoire. Selon la publication, cette doctrine, qui prétend que les morts sont conscients et souffrent dans un lieu de purification, est une invention diabolique visant à extorquer de l'argent aux fidèles sous prétexte de raccourcir les souffrances des défunts. La publication rappelle que les Écritures enseignent clairement que « les morts ne savent rien » et qu'ils sont dans un état d'inconscience en attendant la résurrection, ce qui rend la doctrine du purgatoire totalement incompatible avec la vérité biblique[61].

L'article dénonce également le culte des images et l'idolâtrie encouragés par l'Église catholique, qu'il présente comme une violation directe des commandements de Dieu. Il affirme que cette organisation a détourné des millions de personnes de Jéhovah et de son gouvernement théocratique, en les incitant à adorer des idoles et à suivre des pratiques démoniaques. La publication souligne que l'Église catholique est l'organisation qui a le plus contribué à éloigner les hommes de Dieu et à les entraîner dans le piège de Satan[62].

Enfin, l'article accuse l'Église catholique d'être la principale persécutrice des chrétiens authentiques sur terre. Il affirme que cette organisation, agissant sous la direction de son chef, mène une persécution vicieuse et cruelle contre les Témoins de Jéhovah dans tous les pays du monde. Des fidèles sont battus, emprisonnés, et certains sont même tués pour avoir proclamé le nom de Jéhovah et son gouvernement théocratique. La publication souligne que l'Église catholique a influencé les législateurs pour promulguer des lois spécifiquement destinées à punir les témoins de Jéhovah, et qu'elle a placé ses représentants dans les institutions politiques et municipales pour imposer des ordonnances interdisant la prédication de l'Évangile du Royaume, sauf sous réserve d'obtenir une autorisation préalable des autorités policières. Cette situation est présentée comme une preuve supplémentaire de l'opposition de l'Église catholique au gouvernement théocratique de Jéhovah[63].

Un pacte avec la mort

La publication poursuit sa critique de l'Église catholique en s'attaquant à sa prétention d'avoir conclu un pacte avec l'enfer, une affirmation fréquemment utilisée par cette organisation pour se convaincre de son invincibilité. L'article cite les paroles de l'Église catholique, qui déclare que « les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle », et qu'elle est destinée à régner sur le monde. Cette conviction est résumée par l'expression « les plans catholiques ne échouent jamais ». Cependant, la publication rappelle que Jéhovah a annoncé, par l'intermédiaire du prophète Isaïe, que ce pacte avec la mort et l'enfer serait annulé, et que l'Église catholique serait balayée par le jugement divin. Elle cite le passage biblique où Jéhovah déclare qu'il posera en Sion une pierre angulaire, Christ Jésus, comme fondement de son gouvernement théocratique, et que ceux qui croiront en lui ne seront pas confondus. En revanche, ceux qui refusent de croire et qui s'appuient sur des mensonges et des fausses doctrines seront balayés par le jugement de Dieu[64].

L'article souligne que les Témoins de Jéhovah, par la grâce de Dieu, ont proclamé un message de vérité qui expose les mensonges des revendications religieuses et démontre que la religion est un instrument du Diable. La publication affirme que l'Église catholique romaine, en particulier, a longtemps promu la religion dans les gouvernements, les écoles et d'autres institutions, jusqu'à convaincre les dirigeants politiques et les grandes entreprises commerciales de déclarer que « ce dont nous avons besoin, c'est de plus de religion ». Cependant, cette situation a changé de manière soudaine et radicale en 1939, lorsque les Témoins de Jéhovah ont largement proclamé que la religion est un piège et une escroquerie, et que l'Église catholique romaine en est la principale instigatrice. Cette proclamation, fondée sur les Écritures, a provoqué une réaction de la part de l'Église catholique, qui a modifié sa stratégie pour tenter de tromper davantage les populations[65].

La publication décrit une campagne lancée par l'Église catholique en septembre 1939, à la demande du pape Pie XII, visant à mobiliser tous les catholiques américains dans une « croisade pour le christianisme ». Cette campagne est présentée comme une nouvelle tentative de diffamer le nom de Dieu et de Christ, en prétendant que Jéhovah aurait autorisé une telle initiative. L'article souligne que Dieu n'a jamais confié à une organisation ou à un individu la mission de lancer une croisade nationale pour le christianisme. Au contraire, Jéhovah place sa vérité devant les hommes, en contraste avec la méchanceté de Satan, et laisse chacun choisir librement. Ceux qui souhaitent rester dans l'organisation de Satan ne sont pas chassés, mais ceux qui croient en Dieu et le servent obtiendront la vie éternelle, tandis que les autres resteront dans la mort[66].

L'article cite un extrait de cette campagne catholique, qui affirme que « le christianisme est définitivement sur la défensive aujourd'hui ». La publication rejette cette affirmation comme étant totalement fausse, soulignant que le christianisme authentique proclame au monde que le Royaume théocratique est déjà établi et qu'il est le seul moyen de salut pour l'humanité. Elle rappelle que le christianisme avertit les populations que Jéhovah, par l'intermédiaire de Christ Jésus, détruira bientôt tous les gouvernements et systèmes de ce monde, y compris la hiérarchie catholique romaine. Contrairement à ce que prétend l'Église catholique, le christianisme n'a jamais besoin de se défendre, car Christ ne mène pas de batailles défensives. Il dirigera bientôt la grande bataille d'Armageddon, qui anéantira les ennemis de Dieu et vengera pleinement son nom[67].

La publication analyse ensuite les motivations réelles de cette campagne catholique, qu'elle qualifie de partie intégrante de l'« Action catholique ». Selon l'article, cette campagne vise à collecter de l'argent auprès des fidèles et à renforcer l'emprise de l'Église sur les populations, afin de permettre à l'Amérique d'être dominée et gouvernée par un dictateur, à l'image de ce qui se passe déjà dans une grande partie de l'Europe. L'article cite un extrait de l'annonce catholique, qui souligne que les pays européens ne peuvent plus contribuer financièrement aux missions en raison des guerres, et que l'espoir des missions repose désormais sur l'Amérique. Il est demandé à chaque catholique américain de contribuer à hauteur d'un dollar pour devenir membre de cette société missionnaire pendant un an, tandis que ceux qui souhaitent s'impliquer davantage peuvent obtenir une adhésion à vie ou une adhésion familiale spéciale. La publication souligne que cette collecte de fonds vise à financer des activités qui placent les populations en danger et à renforcer l'emprise de l'Action catholique sur l'Amérique[68].

L'article dénonce également une affirmation contenue dans cette campagne, selon laquelle les catholiques américains doivent contribuer financièrement pour soutenir ceux qui « défendent le christianisme en engageant des guerres en Europe ». La publication rejette cette idée comme étant totalement fausse, affirmant que Hitler, présenté comme un gangster, ne défend en aucun cas le christianisme. Elle souligne que cette affirmation est une preuve supplémentaire que l'Église catholique s'oppose au gouvernement théocratique de Jéhovah, qui reposera sur les épaules de Christ Jésus et sera un gouvernement de justice. La hiérarchie catholique romaine n'aura aucune place dans ce gouvernement[69].

La vérité nécessaire

La publication insiste sur le fait que les Témoins de Jéhovah n'ont aucun conflit avec les individus en tant que tels, y compris ceux qui sont catholiques. Leur combat, affirme l'article, est dirigé contre les doctrines diaboliques qui ont été utilisées pour tromper les populations et diffamer le nom de Jéhovah. Les Témoins de Jéhovah n'ont pas non plus de conflit avec quiconque en raison de ses croyances ou de son éducation religieuse. Leur mission consiste à publier la vérité contenue dans la Parole de Dieu et à informer les hommes sur le grand Théocrate et son Roi, Christ Jésus. C'est cette vérité qui provoque la colère du Diable et de ses émissaires, et qui les pousse à combattre les Témoins de Jéhovah. Pour étayer cette affirmation, l'article cite l'épître aux Éphésiens, où il est écrit que « notre lutte n'est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres de ce monde, contre les esprits méchants dans les lieux célestes »[70].

La publication rappelle que Christ et ses disciples s'opposent aux démons, et que le christianisme authentique est opposé au démonisme. Elle souligne que le christianisme soutient le gouvernement théocratique dirigé par Christ Jésus, tandis que la religion est présentée comme le culte et le service du Diable et de ses démons associés. L'article cite les paroles de l'apôtre Paul, qui, s'adressant aux Athéniens, leur a dit qu'il les percevait comme « extrêmement dévoués au culte des démons ». La publication interprète cette remarque comme une référence à la dévotion des Athéniens au culte des démons, une pratique qui, selon elle, est au cœur de la religion[71].

L'article affirme que la religion est le principal moyen utilisé par Satan pour instiller la peur dans l'esprit des populations et les entraîner dans son piège. Il évoque les doctrines de l'enfer et du purgatoire, ainsi que les souffrances indescriptibles promises aux ignorants, comme des outils utilisés pour effrayer les gens et les inciter à tomber dans le piège du Diable. La publication souligne que la hiérarchie catholique romaine est l'instrument principal de cette œuvre diabolique. Elle cite le livre des Proverbes pour rappeler que « la crainte de l'homme tend un piège, mais celui qui se confie en Jéhovah sera en sécurité ». L'article dénonce également les pratiques religieuses qui éloignent les cœurs des hommes de Dieu, en citant le prophète Isaïe : « Ce peuple s'approche de moi de la bouche et des lèvres, mais leur cœur est éloigné de moi, et leur crainte envers moi n'est qu'un précepte enseigné par les hommes »[72].

La publication conclut en affirmant que la religion est un piège et une escroquerie, utilisée pour tromper les populations et leur extorquer de l'argent sous de faux prétextes. Elle insiste sur la nécessité de se tourner vers la Parole de Dieu, la Bible, comme seul guide sûr pour l'humanité. L'article cite le Psaume 119 pour rappeler que « ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier », et la deuxième épître à Timothée pour souligner que « toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre »[73].

La publication rappelle que les Témoins de Jéhovah ne font pas campagne pour recruter des membres ou pour promouvoir une organisation. Leur mission, affirme l'article, consiste uniquement à publier la vérité, afin que les hommes puissent connaître la voie à suivre. En tant que disciples de Christ Jésus, ils doivent proclamer la vérité, comme le faisait Jésus lui-même, qui a déclaré : « Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité ». L'article souligne que, depuis l'époque de Jésus jusqu'à aujourd'hui, quelques personnes ont toujours recherché les Écritures pour découvrir la vérité et ont espéré le retour de Christ Jésus, comme il l'avait promis. Ces personnes ont toujours été impopulaires auprès des religionistes et ont été persécutées par eux. Malgré ces persécutions et ces calomnies, ces chrétiens fidèles ont poursuivi leurs efforts pour apprendre la vérité et la faire connaître aux autres. La publication affirme qu'il serait déraisonnable de s'attendre à ce qu'ils appartiennent à une autre catégorie que celle des persécutés, comme Jésus et les apôtres l'ont été[74].

La fidélité à Jéhovah

La publication souligne que les Témoins de Jéhovah et leurs compagnons aiment la justice et haïssent l'iniquité, et que la loi de Dieu est écrite dans leur cœur. Pour cette raison, ils ne craignent ni les reproches des hommes ni ceux du Diable et de ses partisans. Leur seule crainte est celle de Jéhovah Dieu, qui leur a promis la vie éternelle. Ils craignent de ne pas accomplir leur alliance avec le Tout-Puissant et de ne pas recevoir la récompense promise. La publication affirme que les Témoins de Jéhovah se réjouissent de faire la volonté de Jéhovah et qu'ils continuent à chanter avec confiance : « Nous nous réjouirons en ton salut »[75].

Lettres

La publication reproduit deux lettres adressées à Joseph Rutherford, exprimant le soutien et la reconnaissance de fidèles envers le travail accompli par les Témoins de Jéhovah et leur dirigeant.

Résolution

La première lettre, signée par Reginald A. Bourne et son épouse, pionniers dans la zone 1 du Wisconsin, adopte une résolution de soutien à Jéhovah et à son gouvernement théocratique. Les signataires expriment leur gratitude pour le privilège d'être soumis à ce gouvernement, désormais établi sur la terre. Ils reconnaissent La Tour de Garde comme le canal utilisé par Jéhovah pour fournir l'instruction et l'encouragement nécessaires à leur bien-être spirituel, et la Société Watch Tower comme l'organisation visible employée par Christ Jésus pour accomplir les desseins de Jéhovah sur la terre. La lettre exprime également la joie des signataires de voir Jéhovah bénir abondamment Joseph Rutherford pour sa foi et son obéissance, et souligne que sa hardiesse face à l'ennemi et son zèle pour la vindication du nom de Jéhovah remplissent les cœurs des fidèles de joie et les incitent à redoubler d'efforts pour honorer le nom du Très-Haut[76].

Les signataires remercient également Jéhovah pour avoir utilisé les accusations malveillantes circulant dans leur territoire contre Joseph Rutherford et la famille de Bethel comme un moyen de rapprocher ceux dont les cœurs sont attachés au Royaume de Dieu. Ils reconnaissent que ces accusations, loin d'honorer le nom de Jéhovah, visaient uniquement à justifier leurs auteurs et à semer la division parmi les frères. La lettre mentionne explicitement Moyle comme l'auteur de ces accusations et souligne que les Jonadabs ont clairement perçu cette tentative subtile du Diable de saper le moral des serviteurs de Jéhovah et ont pris fermement position en faveur de la grande Théocratie. Les signataires expriment leur gratitude pour l'envoi de frère Howlett, dont les visites dans les différentes compagnies de leur territoire ont permis de désamorcer les tentatives de perturbation et ont stimulé tous les amateurs de justice. Conscients que Armageddon est proche, ils résolvent de « pousser le combat jusqu'à la porte » avec une énergie accrue, de continuer à suivre les instructions de l'organisation et de coopérer avec quiconque le Seigneur enverra pour les représenter[77].

Jéhovah distingue son organisation

La seconde lettre, écrite par un fidèle anonyme depuis la France, exprime l'émerveillement et la joie suscités par la récente clarification de la doctrine de la « grande multitude ». Selon l'auteur, cette révélation a dissipé un mystère qui persistait depuis longtemps et a permis à tous de voir clairement le dessein gracieux de Jéhovah de vindiquer sa parole et son nom devant toute la création, visible et invisible. L'auteur souligne que cette révélation accomplit le dessein original de Jéhovah en permettant aux « autres brebis » de remplir la terre de leur descendance. Il se réjouit de savoir que l'écart par rapport au mandat divin, causé par la rébellion de Lucifer et d'Adam, sera entièrement compensé par la fidélité du Souverain Juste, Christ Jésus, agissant en conjonction avec les Jonadabs[78].

L'auteur de la lettre souligne que cette révélation place les serviteurs de Jéhovah dans une position unique et les distingue de toutes les autres organisations sur terre qui prétendent enseigner la vérité divine. Cette distinction est particulièrement visible en France, où une opposition active, s'inspirant largement des écrits de Russell, a propagé des doctrines similaires à celles des Témoins de Jéhovah, notamment la théorie du peuplement de la terre pendant le Millénium par les millions de morts ressuscités. Cette société d'opposition, bien que se présentant sous une apparence de vérité, a induit en erreur de nombreuses personnes sincères, incapables de distinguer l'organisation de Jéhovah des autres groupes. L'auteur souligne que ces organisations, dont l'objectif principal est l'exaltation de leur dirigeant (culte de la créature), sont des exemples de la manière dont Satan se transforme en ange de lumière pour tromper les masses[79].

La lettre exprime la satisfaction et la joie de l'auteur de pouvoir désormais montrer clairement au peuple où se trouve Sion et, tout aussi important, où se trouvent ses ennemis. Il croit que chaque pionnier et chaque témoin en France partage ces sentiments. L'auteur souligne que Jéhovah a placé son sceau sur son peuple en 1931 en lui donnant son nom, les distinguant ainsi de toutes les autres organisations sur terre. Il affirme que Jéhovah magnifie désormais cette organisation en révélant le sens véritable de son mandat original. Selon l'auteur, le Seigneur expose progressivement ces vérités, comme le dit l'apôtre Paul : « le jour les fera connaître », et son dessein est de démasquer complètement toutes les sections du camp ennemi tout en faisant ressortir Sion devant le monde, afin que tous puissent reconnaître clairement le seul endroit où ils peuvent trouver la vérité[80].

Reconnaissance et remerciements à Jéhovah

La publication reproduit une lettre d'Ellis Houghton, pionnier en France, adressée à Joseph Rutherford. L'auteur exprime sa gratitude pour le message du Royaume et souligne que, malgré l'opposition des coalitions religieuses, Jéhovah continue de rassembler les « autres brebis » en France. Il mentionne spécifiquement la joie partagée par sa compagnie à Marseille, qui se réjouit de voir « œil à œil » avec tous les veilleurs de Sion. Houghton remercie également les frères des bureaux de Berne et de Paris pour leur courage et leur bienveillance, décrivant les serviteurs de Jéhovah comme une « famille heureuse » unie dans leurs privilèges théocratiques[81].

Une seconde lettre, signée par F. Smith depuis la Nouvelle-Zélande, témoigne de la transformation spirituelle de son auteur après avoir découvert les publications de La Tour de Garde. Ancien agent de la *British and Foreign Bible Society*, Smith raconte comment il a été conduit vers les Témoins de Jéhovah en cherchant des Bibles de référence. Après avoir lu plusieurs ouvrages de la Société, il a été confronté à l'opposition de son pasteur, qui le menaçait de le faire interner en asile psychiatrique s'il persistait à lire cette littérature. Malgré les pressions et les lettres d'intimidation de ses anciens coreligionnaires, Smith a résisté, prenant exemple sur les trois Hébreux de la Bible. Il décrit comment les esprits séducteurs l'ont tourmenté jusqu'à ce qu'il prenne fermement position, ce qui a finalement conduit à leur départ. Smith exprime son regret d'avoir perdu quarante ans dans les églises de la chrétienté, qu'il qualifie de « piège et tromperie diabolique », et se réjouit d'avoir enfin trouvé la vérité. Il mentionne son engagement actif dans le témoignage, notamment le dimanche, et souligne les résultats concrets de son travail, comme la distribution de centaines de publications et les dons reçus pour soutenir l'œuvre[82].

Le culte de Baal dans l'Église de Rome

Une lettre de William Galloway, originaire d'Angleterre, exprime son rejet de l'Église catholique romaine, qu'il assimile à un culte de Baal. Galloway, anciennement formé aux doctrines catholiques, déclare avoir découvert la vérité grâce aux enseignements des Témoins de Jéhovah, qu'il considère comme fidèles à la Parole de Dieu. Il exprime son désir de rejoindre leur mouvement et de participer activement à la diffusion de ces enseignements, malgré les contraintes professionnelles qui limitent sa disponibilité. Galloway met en garde contre la force et l'oppression de l'Église catholique, tout en affirmant sa détermination à lutter contre ce qu'il perçoit comme une organisation malveillante. Il conclut en se présentant comme un serviteur fidèle de Jésus-Christ, prêt à s'engager dans cette voie[83].

Études modèles et rapports d'activité

La publication annonce la disponibilité de plusieurs outils destinés à soutenir l'activité des Témoins de Jéhovah. Parmi ceux-ci figure le *Yearbook* (Annuaire) de 1940, qui présente un rapport détaillé sur les activités théocratiques menées dans de nombreux pays, préparé par le président de la Société Watch Tower. Le document inclut également un commentaire du président sur le texte choisi pour le nouveau calendrier, ainsi qu'un verset biblique pour chaque jour de l'année, accompagné de commentaires tirés des numéros récents de La Tour de Garde. Le *Yearbook* est disponible contre une contribution de 50 cents par exemplaire, et les commandes doivent être passées par l'intermédiaire des serviteurs locaux de chaque compagnie[84].

Un second outil, intitulé *« Model Study » No. 2*, est présenté comme un complément indispensable au premier livret d'étude modèle. Ce document permet aux fidèles équipés d'un phonographe et d'enregistrements de conférences d'organiser des études modèles basées sur les sept dernières allocutions enregistrées de Joseph Rutherford, allant du discours *« Safety »* (Sécurité) en 1937 à *« Government and Peace »* (Gouvernement et Paix) en 1939. Le livret inclut également un index de référence facilitant la localisation des enregistrements sur des sujets d'intérêt actuel. Avec 64 pages et une couverture robuste, *« Model Study » No. 2* est conçu pour être un outil pratique et accessible[85].

Le calendrier de 1940 est également mentionné, avec pour thème le verset Psaume 13:5 : *« Mon cœur se réjouira de ton salut »*. Ce calendrier, illustré par une peinture spécialement réalisée pour l'occasion, met en avant les périodes de témoignage spéciales de l'année ainsi que les activités mensuelles de prédication du message du Royaume. Les calendriers, disponibles en quantité limitée, sont proposés au prix de 25 cents l'unité ou 1 dollar pour cinq exemplaires, avec les commandes à adresser aux serviteurs de compagnie[86].

Enfin, la publication annonce les études de La Tour de Garde prévues pour les semaines du 18 et du 25 février 1940, consacrées au thème *« Le mépris des hommes »*, basé sur les pages 11 à 59 du numéro du 15 janvier 1940[87].

Expériences de terrain

Cette section relate plusieurs témoignages de Témoins de Jéhovah engagés dans la prédication, illustrant leur zèle et leur détermination face à l'opposition.

Un récit en provenance de la zone 28 en Écosse décrit une expérience où des Témoins, travaillant dans un territoire catholique, ont été confrontés à des menaces et à des insultes. Malgré les tentatives d'intimidation, les fidèles ont persévéré, distribuant des exemplaires de *« Salvation »* et de la revue Consolation. L'un des Témoins, après avoir été interdit d'entrée dans une rue par des habitants, a réussi à distribuer 40 exemplaires de *« Salvation »* et plus de 200 brochures en une seule journée, forçant ses opposants à constater l'efficacité de son travail. Une semaine plus tard, une nouvelle recrue, plus fragile, a également fait preuve de courage en distribuant des tracts, ce qui a conduit une femme à lui demander un exemplaire de *« Salvation »* après avoir été convaincue par son contenu[88].

Un autre témoignage provient d'un serviteur de zone dans le Dakota du Nord, qui relate l'engagement d'un jeune homme nommé Wallace dans le service de pionnier. Après avoir assisté à une reproduction de la conférence *« Victory »* (Victoire) et accompagné des pionniers dans leur travail, Wallace a décidé de devenir pionnier à son tour. Il a rapidement démontré son zèle en distribuant des publications et en s'engageant activement dans le témoignage, au point de commander un phonographe pour poursuivre son œuvre[89].

Un récit en provenance de l'Arkansas mentionne deux jeunes filles scolarisées qui ont distribué des brochures *« Government and Peace »* (Gouvernement et Paix) à leurs enseignants et dans leur voisinage. Malgré les avertissements d'un professeur leur reprochant de saper les églises, les jeunes filles ont persisté, et l'une d'entre elles a même réussi à placer un exemplaire de *« Salvation »* auprès de ce même enseignant le lendemain[90].

Un autre témoignage relate une expérience en Ohio, où des Témoins ont organisé une réunion publique dans une ville où le maire avait initialement accordé son autorisation. Malgré les tentatives d'intimidation, notamment des rumeurs selon lesquelles des membres de l'*American Legion* viendraient perturber la réunion, les fidèles ont maintenu leur rassemblement. Le maire et les forces de l'ordre ont coopéré pour assurer le bon déroulement de l'événement, et les cloches d'une église catholique voisine, sonnées pour couvrir le discours, n'ont pas réussi à perturber la réunion. Ce témoignage souligne la détermination des Témoins face aux tentatives d'intimidation et leur capacité à surmonter les obstacles[91].

Enfin, un récit en provenance du Texas décrit une expérience de prédication près d'un séminaire catholique. Un Témoin, après avoir distribué des brochures et des livres, a été accueilli favorablement par un policier, qui a reconnu le caractère frauduleux de la religion et a contribué financièrement à l'œuvre des Témoins. Ce témoignage illustre la capacité des fidèles à toucher des personnes même dans des environnements hostiles[92].

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Illustrations du numéro

Références

  1. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 19.
  2. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 19-20.
  3. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 20-22.
  4. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 22.
  5. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 26.
  6. Carl Olof Jonsson, The Gentile Times Reconsidered, Commentary Press, 4e éd., 2004, p. 26-28.
  7. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 22.
  8. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 23.
  9. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 23.
  10. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 21.
  11. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 21-22.
  12. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 24.
  13. Joseph F. Rutherford, Vindication, vol. 1, Watch Tower Bible and Tract Society, 1931, p. 47-52.
  14. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 28.
  15. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 28.
  16. James Penton, Apocalypse Delayed, University of Toronto Press, 2e éd., 1997, p. 147-160.
  17. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 25.
  18. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 24-25.
  19. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 25, 29-30.
  20. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  21. Joseph F. Rutherford, Salvation, Watch Tower Bible and Tract Society, 1939, p. 311-315.
  22. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  23. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 18.
  24. La Tour de Garde, 15 juin 1938, cité dans Joseph Franklin Rutherford, Tj-encyclopedie.org.
  25. Olin Moyle, Tj-encyclopedie.org.
  26. Procès Moyle, Tj-encyclopedie.org ; Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto University Press, 1997, pp. 80-83.
  27. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  28. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 18.
  29. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  30. Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania, rapports internes sur l'organisation européenne, cités dans diverses sources secondaires sur l'histoire des TJ en Europe.
  31. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  32. Alexandre Freytag, Tj-encyclopedie.org.
  33. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 18.
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  40. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 21.
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  50. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 24.
  51. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 25.
  52. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 25.
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  54. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 25.
  55. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 26.
  56. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 26.
  57. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 26.
  58. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 26.
  59. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 27.
  60. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 27.
  61. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 27.
  62. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 27.
  63. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 27-28.
  64. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 28.
  65. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 28.
  66. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 28.
  67. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 28.
  68. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 28-29.
  69. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 29.
  70. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 29.
  71. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 29.
  72. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 29.
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  74. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 29-30.
  75. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  76. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
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  78. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  79. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  80. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 30.
  81. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  82. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  83. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  84. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  85. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  86. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  87. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 31.
  88. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 32.
  89. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 32.
  90. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 32.
  91. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 32.
  92. La Tour de Garde du 15 janvier 1940, p. 32.

Voir aussi l'article sur les publications de l'année 1940.