La Tour de Garde du 15 mai 1938
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| La Tour de Garde du 15 mai 1938 | |
|---|---|
| Revue | La Tour de Garde |
| Date | 1938 |
| Année | 1938 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro place au cœur de sa réflexion la question de l'unité d'action au sein de l'organisation des oints, entendue comme une exigence absolue en vue de l'accomplissement des desseins divins. La proclamation du nom de Jéhovah et l'annonce de son « acte étrange » constituent la trame qui relie les différents développements du numéro, depuis les appels à une campagne mondiale de prédication jusqu'aux mises en garde contre les comportements susceptibles de fragiliser la cohésion interne des congrégations.
La gestion des tensions internes occupe une place notable, avec un traitement détaillé des conduites qualifiées de factieuses : accusations non étayées, recherche de reconnaissance personnelle, murmures contre l'organisation. Le numéro précise les procédures à suivre face à ces situations et insiste sur la subordination des membres aux instructions transmises par la Société Watch Tower, présentée comme le canal de la direction divine.
Analyse
modifier modifier le wikicodeCroyances
modifier modifier le wikicodeLa mission confiée aux oints selon Isaïe 61:1-2, telle qu'elle est exposée dans l'article « Unité dans l'action », s'inscrit dans une lecture typologique caractéristique de l'herméneutique rutherfordienne des années 1930 : les textes prophétiques adressés à Israël sont systématiquement réappropriés et appliqués à la classe des 144 000 membres oints du corps du Christ, désignée comme la seule catégorie de croyants à laquelle est confiée une commission divine directe pour la période eschatologique présente.[1] Cette réappropriation d'Isaïe 61 rejoint celle d'Isaïe 28:21, passage sur l'« acte étrange » et l'« œuvre étrange » de Jéhovah, cité dans le même article comme cadre interprétatif de la mission des oints dans les derniers jours. L'exégèse académique générale de ce verset souligne qu'il décrit un retournement de la puissance divine contre le peuple élu lui-même — ce qui rend son acte de jugement « étrange » par rapport aux attentes historiques d'Israël.[2] La publication rutherfordienne déplace radicalement ce cadre : l'« acte étrange » ne désigne plus le jugement d'Israël par son propre Dieu, mais l'annonce prophétique par les oints de la destruction imminente des religions et des nations — en d'autres termes, une mission eschatologique de dénonciation universelle assumée par le mouvement lui-même.[3]
La distinction ecclésiologique entre les oints et les « compagnons » (*companions*), évoquée dans la section éponyme, reflète la doctrine des deux espérances qui structure la théologie rutherfordienne depuis le début des années 1930. Les oints, identifiés aux 144 000 de Apocalypse 7:4, constituent le corps du Christ appelé à régner dans le Royaume céleste, tandis que les compagnons — groupe distinct, parfois désigné sous le terme de « grande foule » — exercent un rôle de soutien terrestre sans partager la même vocation céleste.[4] L'article leur assigne néanmoins une place active dans la proclamation publique, les décrivant comme marchant « en première ligne contre l'ennemi » et chantant les louanges de Jéhovah. Cette formulation maintient une subordination ecclésiologique claire : les compagnons participent à l'œuvre, mais ne constituent pas le corps oint qui en reçoit la commission originelle.
La mobilisation de 2 Corinthiens 5:15-17 dans l'article sur l'unité et le dévouement au Royaume fonde théologiquement l'exigence de renoncement à soi imposée aux oints. La notion de « nouvelle création » (v. 17) est interprétée dans la tradition Watch Tower comme une mort symbolique à la sphère humaine et à ses intérêts, impliquant un engendrement à une vie nouvelle entièrement orientée vers la mission divine.[5] En citant ce passage pour justifier l'abandon de tout « droit » individuel au profit de la magnification du nom de Jéhovah, la publication opère une lecture ecclésiologique : être « en Christ » équivaut fonctionnellement à appartenir à une organisation divine dont les intérêts priment absolument sur toute revendication personnelle.[6]
L'utilisation de Philippiens 1:27-30 dans la métaphore militaire qui parcourt l'article « Unité et dévouement au Royaume » mérite une attention particulière : l'intrépidité face aux adversaires y est explicitement présentée comme un signe sotériologique — une preuve du salut des oints et, simultanément, un présage de destruction pour leurs ennemis.[7] Cette lecture transforme une exhortation paulinienne à la fermeté communautaire en un indicateur eschatologique individuel, selon une logique caractéristique des publications de l'ère rutherfordienne : la persécution et la résistance qu'elle suscite sont théologiquement valorisées comme confirmations de la rectitude du mouvement et de l'imminence du jugement divin sur ses opposants.
La traitement de la discipline interne dans les articles sur les « fauteurs de troubles » révèle une théologie ecclésiologique cohérente avec la logique théocratique alors en cours de consolidation. La présence de divisions au sein d'une congrégation n'est pas seulement traitée comme un problème d'ordre pratique : elle est interprétée comme un signe théologique, la preuve que certains membres ne sont « pas véritablement consacrés à Jéhovah ».[8] Cette sacralisation de l'unité institutionnelle — étayée par des textes tels que Jude 12-13 et Romains 16:17 — revêt une dimension sotériologique : la dissidence ecclésiologique est théologiquement assimilée à une rupture avec le plan divin lui-même, et non simplement à une transgression disciplinaire. La procédure décrite pour traiter les accusations — copie remise à l'accusé, charges présumées vraies si envoyées au siège — traduit en termes procéduraux cette conviction que l'organisation est le canal unique de la vérité divine, de sorte qu'une accusation soumise à la Société reflète nécessairement une réalité spirituelle.[9]
L'instruction tirée de Jacques 5:14-20 concernant les « anciens » (*elders*) qui prient pour le « malade spirituel » introduit une nuance doctrinale notable : le trouble interne peut résulter soit d'une malveillance délibérée, soit d'une maladie spirituelle involontaire, ces deux causes appelant des réponses pastorales différentes.[10] Cette distinction, bien que d'apparence bienveillante, confirme le cadre médical-spirituel dans lequel la déviance interne est conceptualisée : dans les deux cas, c'est l'organisation — par l'intermédiaire de ses représentants désignés — qui détient l'autorité d'établir le diagnostic et d'administrer le remède, reproduisant ainsi à l'échelle de la congrégation locale le centralisme théocratique qui caractérise la structure d'ensemble du mouvement à cette période.
Organisation et histoire
modifier modifier le wikicodeLe numéro du 15 mai 1938 de La Tour de Garde paraît à un moment charnière dans l'histoire organisationnelle du mouvement : en 1938, Rutherford entreprend de substituer définitivement le système d'autogouvernance congrégationnelle par un système centralisé qu'il nomme « théocratie », dans lequel le siège de Brooklyn effectue toutes les nominations dans les congrégations du monde entier.[11] Ce numéro s'inscrit précisément dans ce processus : les articles consacrés aux « fauteurs de troubles » et à l'unité d'action des oints posent en termes théologiques les fondements doctrinaux de la soumission aux directives émanant de la Société Watch Tower, présentée comme l'instrument terrestre de la volonté divine.
La centralisation disciplinaire illustrée dans ce numéro doit être lue à la lumière de la réforme organisationnelle engagée par Rutherford dès 1932, année où il supprime les élections annuelles des corps d'anciens par les congrégations, affirmant que cette charge était non scripturaire.[12] En 1938, ce processus atteint son terme avec la publication, dans les numéros du 1er et du 15 juin de La Tour de Garde, d'instructions détaillées remplaçant la sélection démocratique par des nominations contrôlées depuis Brooklyn.[13] Le présent numéro du 15 mai 1938 constitue donc, sur le plan doctrinal, une pièce préparatoire directe à cette réforme : les développements sur la soumission aux « instructions transmises par l'intermédiaire de la Société Watch Tower » et sur l'intolérance à toute « ingérence dans son fonctionnement » fournissent la justification théologique du nouveau régime de nominations centralisées qui sera formellement annoncé dans les semaines suivantes.
Le protocole disciplinaire décrit dans ce numéro — avec ses exigences de preuves, de copie remise à l'accusé et de transmission des charges au siège de la Société — révèle l'état du système quasi-judiciaire interne au mouvement à cette date. Ce système est encore distinct de la procédure d'exclusion formelle (*disfellowshipping*) telle qu'elle sera codifiée en 1952, date à laquelle est instituée l'organisation formelle de jugement des cas par des anciens réunis en comité privé.[14] En 1938, les procédures évoquées dans ce numéro restent tributaires d'un cadre intermédiaire : les accusations sont traitées à la fois au niveau local, par les « frères matures », et au niveau central, par le siège de Brooklyn, auquel les charges peuvent être transmises directement.[15]
La désignation des dissidents internes comme « fauteurs de troubles » dans ce numéro s'insère dans un effort organisationnel plus large visant à neutraliser toute résistance à la centralisation en cours. Depuis les années 1920, la Société Watch Tower avait entamé sa transformation en instrument de contrôle centralisé sur les congrégations mondiales, au détriment de l'autonomie locale que Russell avait en partie tolérée.[16] La qualification théologique des contestataires — présentés comme des « ouvriers d'iniquité » voués aux « ténèbres extérieures » — sert à disqualifier religieusement toute opposition organisationnelle, au moment même où Rutherford consolide son emprise sur la structure mondiale du mouvement.
Contenu
modifier modifier le wikicode« Audace »
modifier modifier le wikicodeCe bref encadré annonce la période spéciale de témoignage intitulée « Audace » (« Boldness »), prévue du 4 au 12 juin 1938. Durant cette campagne mondiale, les Témoins de Jéhovah sont encouragés à intensifier leur prédication de maison en maison en proposant un abonnement d'un an à la revue Consolation, le livre Ennemis (ou Richesses) et la nouvelle brochure Cure, le tout pour une contribution d'un dollar. Les personnes non encore actives comme proclamateurs du Royaume sont invitées à profiter de cette période pour commencer leur activité. Tous les proclamateurs doivent rapporter régulièrement les résultats de leur témoignage durant cette période. Les instructions détaillées sont disponibles via l'Informant[17].
Convention pour le Nord-Ouest
modifier modifier le wikicodeUne convention des Témoins de Jéhovah est organisée au Civic Auditorium de Seattle, dans l'État de Washington, du 2 au 5 juin 1938. Le président de la Société Watch Tower, Joseph Franklin Rutherford, est attendu pour y assister, revenant d'une convention en Australie. Une grande réunion publique est prévue pour le dimanche 5 juin. Les Témoins de Jéhovah de l'ouest des États-Unis et du Canada sont encouragés à prendre leurs dispositions pour y assister, avec des possibilités d'hébergement en camping, en caravane ou en hôtel. Les demandes d'hébergement doivent être adressées au Comité de la Convention Watch Tower à Seattle[18].
Aidez à renouveler votre abonnement sans délai
modifier modifier le wikicodeLes abonnés à La Tour de Garde sont invités à renouveler leur abonnement sans tarder. Un coupon de renouvellement est envoyé avec chaque numéro un mois avant l'expiration de l'abonnement (deux mois pour les abonnements étrangers). Les abonnés sont priés de remplir ce coupon en indiquant leur nom, adresse complète, et de le retourner rapidement. En cas de changement d'adresse, il est demandé de fournir l'ancienne et la nouvelle adresse deux semaines avant le déménagement. Les personnes dans l'incapacité de payer l'abonnement en raison de difficultés financières peuvent en faire la demande écrite une fois par an pour recevoir la revue gratuitement[19].
Unité dans l'action =
modifier modifier le wikicodeCet article souligne l'importance de l'unité d'action parmi les Témoins de Jéhovah, en particulier parmi les oints, dans le cadre de leur mission divine. Il rappelle que Jéhovah a déclaré son intention d'accomplir un « acte étrange » et une « œuvre étrange » pour venger son nom, et que cette période est cruciale pour ses serviteurs. L'article met en avant la responsabilité des oints, qui ont été libérés de la religion et placés dans l'organisation de Jéhovah, de proclamer activement son nom et ses desseins.
La publication explique que la mission de La Tour de Garde est d'aider les amateurs de justice à mieux connaître Jéhovah et à comprendre leurs devoirs envers lui. Elle insiste sur le fait que, bien que cette mission ait été rappelée à plusieurs reprises, certains lecteurs semblent encore avoir du mal à saisir l'ampleur de leur responsabilité. L'article souligne que la religion, autrefois pratiquée par les serviteurs de Dieu, est désormais reconnue comme l'ennemie de Jéhovah et de l'humanité, et que les oints doivent clairement distinguer le christianisme authentique de la religion.
L'article cite le texte d'Isaïe 61:1-2, qui s'applique aux oints, et explique que cette commission divine implique une action unie et harmonieuse de tous les membres du corps du Christ. Il rappelle que Jéhovah est un Dieu d'ordre, de justice et d'harmonie, et que ses serviteurs doivent travailler en accord avec son organisation sous la direction du Christ Jésus. L'importance de cette période pour les oints est soulignée, car elle précède immédiatement l'accomplissement des desseins de Jéhovah, notamment la destruction des méchants et l'établissement de son royaume[20].
L'article encourage les oints à se rappeler fréquemment les bienfaits que Jéhovah leur a accordés, notamment en les libérant de l'emprise de Satan et en leur donnant une vision de son royaume. Il souligne que leur position actuelle dans l'organisation de Jéhovah est un privilège et une responsabilité accrus, et que leur unité dans l'action est essentielle pour accomplir leur mission de proclamer le jour de la vengeance de Dieu[21].
Les fauteurs de troubles
modifier modifier le wikicodeCe long article met en garde contre les membres ambitieux et égoïstes au sein des congrégations, qualifiés de « fauteurs de troubles » (*troublemakers*). La publication affirme que ces individus, motivés par la recherche de reconnaissance ou de pouvoir, cherchent à semer la discorde et à saper l'unité de l'organisation théocratique. Selon le texte, de tels comportements sont incompatibles avec l'appartenance à la « compagnie du temple », c'est-à-dire le groupe des oints de Jéhovah. Ceux qui persistent dans ces agissements sont décrits comme des « ouvriers d'iniquité » (Matthieu 13:41) et risquent d'être « rassemblés et jetés dans les ténèbres extérieures »[22].
La publication souligne que l'organisation divine ne tolère aucune ingérence dans son fonctionnement et que les membres doivent se soumettre aux instructions transmises par l'intermédiaire de la Société Watch Tower. Les murmures, les plaintes ou les tentatives de domination au sein des congrégations sont présentés comme des signes de spiritualité malade ou de malveillance délibérée. Les fidèles sont exhortés à éviter toute controverse et à se concentrer sur l'œuvre de proclamation du nom de Jéhovah et du jour de sa vengeance[23].
L'article cite l'apôtre Jude pour décrire les caractéristiques des fauteurs de troubles : « Ce sont des écueils dans vos agapes, ils festoient avec vous sans crainte, se repaissant eux-mêmes ; des nuées sans eau, emportées par les vents ; des arbres d'automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ; des vagues furieuses de la mer, rejetant l'écume de leur propre honte ; des astres errants, pour lesquels l'obscurité des ténèbres est réservée pour toujours » (Jude 12-13). La présence de dissensions au sein d'une congrégation est interprétée comme la preuve que certains de ses membres ne sont pas véritablement consacrés à Jéhovah[24].
Attitude envers les fauteurs de troubles
modifier modifier le wikicodeCette section aborde la conduite à adopter face aux membres qui persistent à semer la discorde. La publication cite l'apôtre Paul pour recommander aux fidèles de « noter ceux qui causent des divisions et des scandales, contrairement à la doctrine que vous avez apprise, et de vous éloigner d'eux » (Romains 16:17). Les fauteurs de troubles sont décrits comme des individus qui « ne servent pas notre Seigneur Jésus-Christ, mais leur propre ventre » et qui séduisent les cœurs des simples par de belles paroles[25].
Le texte insiste sur la nécessité de préserver l'unité et l'ordre au sein de l'organisation divine. Les fidèles sont encouragés à se retirer des personnes contentieuses et à poursuivre leur œuvre avec zèle, en gardant à l'esprit leur mission de proclamer le nom de Jéhovah et le jour de sa vengeance. La publication rappelle que les membres du temple doivent éviter les controverses et se concentrer sur leur commission divine, en agissant en harmonie les uns avec les autres[26].
Un cas concret est évoqué : un membre occupant une position de responsabilité dans le service accuse fréquemment d'autres frères de méfaits, ce qui nuit à leur réputation et provoque des dissensions. La publication explique que de tels agissements peuvent résulter soit d'une malveillance délibérée, soit d'une « maladie spirituelle ». Dans le premier cas, les fauteurs doivent être repris et, s'ils ne se corrigent pas, ignorés. Dans le second cas, les frères matures (*elders*) doivent prier pour le malade spirituel et l'aider à se détourner de ses erreurs, conformément à l'instruction de Jacques 5:14-20[27].
La publication souligne également l'importance de la charité fraternelle. Les accusations ne doivent être portées que si elles sont étayées par des preuves claires et convaincantes. Lorsqu'une accusation est formulée, une copie doit être remise à l'accusé, qui doit avoir l'opportunité de se défendre. Si des charges sont envoyées au siège de la Société, elles sont présumées vraies, car il est supposé que tout consacré à Jéhovah dit la vérité. Cependant, cela ne signifie pas que l'accusé est automatiquement jugé coupable : la Société répond en condamnant l'acte, et non la personne, afin de protéger les intérêts du Royaume[28].
Unité et dévouement au Royaume
modifier modifier le wikicodeCette section insiste sur l'importance de l'unité et du dévouement absolu au Royaume de Jéhovah. La publication affirme que les oints forment un corps uni sous la direction de Christ et que toute division ou manifestation d'égoïsme est incompatible avec leur statut. Le texte cite 2 Corinthiens 5:15-17 pour rappeler que ceux qui sont « en Christ » sont de nouvelles créatures, libérées des anciennes choses et entièrement consacrées à la volonté divine[29].
La publication utilise une métaphore militaire pour décrire l'unité d'action requise : les oints doivent « combattre côte à côte pour la foi de l'Évangile » et « se tenir fermes dans un même esprit, avec une même âme » (Philippiens 1:27-30, traduction Weymouth). Leur intrépidité face aux adversaires est présentée comme un signe de leur salut, tandis que leur peur serait un présage de destruction pour leurs ennemis[30].
Le texte souligne que le temps présent est celui de la paix et de l'unité parmi le peuple de Dieu, mais aussi celui d'une guerre spirituelle contre l'ennemi. Les oints sont exhortés à former un front uni contre Satan et son organisation, en mettant de côté tout intérêt personnel. La publication rappelle que ceux qui cherchent à promouvoir leurs propres intérêts au détriment de ceux du Royaume ne font pas partie du temple et ne sont pas comptés parmi les élus[31].
Enfin, la publication souligne que les oints ont le privilège unique de participer à l'œuvre de vindication du nom de Jéhovah. Ce privilège, présenté comme le plus grand jamais accordé à des créatures, exige un dévouement total. Les membres sont appelés à renoncer à leurs prétendus « droits » individuels et à se consacrer entièrement à la magnification du nom de Jéhovah, conformément à sa volonté[32].
Les compagnons
modifier modifier le wikicodeCette brève section s'adresse aux « compagnons » (*companions*), c'est-à-dire aux membres non oints qui soutiennent l'œuvre des oints. La publication les encourage à s'engager dans « l'œuvre étrange de Jéhovah », qui consiste à proclamer la vindication de son nom et à dénoncer l'hypocrisie et les abus des religions. Les compagnons sont décrits comme marchant en première ligne contre l'ennemi, chantant les louanges de Jéhovah et de son Royaume. Leurs chants expriment une confiance totale dans la victoire imminente de Christ le Roi[33].
Illustrations du numéro
modifier modifier le wikicodeRéférences
modifier modifier le wikicode- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 147.
- ↑ « Isaiah 28:21 Commentary », jcgm.org, consulté en 2024.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 147.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.
- ↑ Watchtower Online Library, « 2 Corinthians 5:17 », wol.jw.org, consulté en 2024.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 153.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 154.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 154.
- ↑ Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania, Wikipédia. En 1938, Rutherford remplace l'ancien système d'autogouvernance congrégationnelle par un système organisationnel « théocratique », dans lequel le siège de Brooklyn effectuait toutes les nominations dans les congrégations du monde entier.
- ↑ Organizational structure of Jehovah's Witnesses, Grokipedia. En 1932, les élections annuelles d'anciens ont été abandonnées ; en 1938, des instructions ont remplacé la sélection démocratique des anciens par des nominations dirigées depuis le siège de la Société.
- ↑ Organizational structure of Jehovah's Witnesses, Grokipedia.
- ↑ What is the History of the Watchtower Society's Practice of Disfellowshipping?, preachfromthehousetops.com.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 154.
- ↑ Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania, Wikipédia.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 146.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 146.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 146.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 147.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 148.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 153.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 153.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 153.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 154.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 154.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 154.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 154.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mai 1938, p. 155.