La Tour de Garde du 15 mars 1940
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| La Tour de Garde du 15 mars 1940 | |
|---|---|
| Revue | La Tour de Garde |
| Date | 1940 |
| Année | 1940 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro place la notion de refuge spirituel au cœur de sa réflexion : face à la tourmente qui secoue les nations en 1940, la publication soutient que Jéhovah constitue l'unique protection réelle pour ceux qui lui font confiance, qu'il s'agisse du « reste » oint ou des « Jonadabs » appelés à former la grande foule. La brochure Refugees, signée par Joseph Franklin Rutherford, est présentée et mise en circulation à l'occasion du Mémorial du 23 mars, et constitue le fil directeur autour duquel s'organisent les principaux articles du numéro.
La crise géopolitique mondiale est lue à travers un prisme strictement théologique : les conflits armés, les déplacements de populations et la peur généralisée y sont interprétés comme l'accomplissement de prophéties bibliques annonçant la destruction imminente de tous les gouvernements humains lors de la bataille d'Harmaguédon. Le numéro articule ainsi doctrine eschatologique et appel pratique à l'action, notamment par le lancement de la campagne de témoignage « Battle Siege » prévue pour le mois d'avril.
Analyse
Croyances
La doctrine de la condition des morts occupe une place architectonique dans ce numéro : elle n'est pas un thème parmi d'autres, mais le fondement anthropologique à partir duquel la publication reconstruit l'ensemble de la sotériologie, de l'eschatologie et de l'éthique religieuse. La « psychologie » biblique défendue repose sur l'interprétation de Genèse 2:7 selon laquelle l'homme est une âme — entité unique et mortelle —, et non qu'il possède une âme distincte et survivante. Cette lecture se situe dans la continuité d'un enseignement que la Watch Tower défendait dès ses origines : dès 1894, Zion's Watch Tower soulevait la question de l'origine de la notion d'immortalité inhérente de l'âme et concluait que, bien que Socrate et Platon l'aient « polie », cette doctrine trouvait un enseignant plus ancien qu'eux dans le paganisme.[1]
Le numéro du 15 mars 1940 pousse cette identification plus loin en attribuant explicitement à Satan l'origine de la doctrine de l'immortalité de l'âme, présentée comme le prolongement du premier mensonge du jardin d'Éden — « vous ne mourrez certainement pas » (Genèse 3:4). Cette association entre immortalité de l'âme et mensonge satanique est formulée dans les termes que la Watch Tower utilisera de manière récurrente dans ses décennies suivantes : « le tourment dans la mort » est ainsi présenté comme une stratégie de Satan pour détourner les hommes de la vérité sur la résurrection.[2] La formulation que la Watch Tower développera explicitement dans la Tour de Garde du 15 septembre 1957 — affirmant que la doctrine de l'immortalité de l'âme tend à perpétuer le mensonge de Satan et conduit à des pratiques spirites — se trouve ici déjà à l'état embryonnaire dans la dénonciation des doctrines de l'enfer et du purgatoire comme inventions diaboliques.[3]
Le rejet du purgatoire, illustré par la citation du cardinal Gibbons et son ouvrage The Faith of Our Fathers, s'inscrit dans la ligne argumentative constante de Rutherford : pointer la contradiction entre l'autorité humaine des institutions catholiques et le texte biblique brut. Le recours à Matthieu 15:1-9 — où Jésus condamne les traditions qui annulent les commandements de Dieu — pour invalider la doctrine du purgatoire constitue un argument scripturaire typique de la polémique anti-cléricale rutherfordienne, qui cherche à retourner l'autorité biblique contre l'Église catholique elle-même.[4] La même logique s'applique à la doctrine de l'enfer de feu : les textes de Ézéchiel 18:4, Ecclésiaste 3:19-20 et Psaume 89:48 sont mobilisés non pour leur valeur contextuelle, mais pour leur tranchant polémique contre un enseignement jugé instrumentalisé à des fins de contrôle social des fidèles.[5]
La résurrection est présentée dans ce numéro non comme un simple dogme consolateur, mais comme l'unique alternative logique au constat de la mortalité absolue de l'âme. La publication distingue plusieurs catégories de ressuscités — les fidèles de l'Ancien Testament, les membres oints des 144 000, les « autres brebis » ou « Jonadabs », et ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de connaître Dieu —, en excluant explicitement les méchants impénitents de toute espérance de résurrection.[6] Cette taxonomie des ressuscités est directement solidaire de la distinction ecclésiologique entre les « oints » (la « petite troupe ») et les « Jonadabs » (la « grande multitude »), distinction qui détermine également le rôle rituel lors du Mémorial : les premiers consomment les emblèmes, les seconds y assistent en observateurs.[7] Cette division en deux classes de fidèles, centrale dans la théologie rutherfordienne des années 1930, est ici systématiquement articulée à l'anthropologie de la mort et de la résurrection, ce qui confère à l'ensemble une cohérence doctrinale interne remarquable.
L'articulation entre la doctrine du retour invisible du Christ en 1914 et la crise géopolitique de 1940 mérite une attention particulière. Le numéro ne traite pas 1914 comme une date spéculative mais comme un fait acquis, le point de départ des « temps de la fin » confirmé par les événements contemporains — la guerre en Europe, les réfugiés, les régimes totalitaires. Cette posture repose sur un déplacement interprétatif que Russell avait lui-même amorcé : ce dernier attendait originellement que 1914 marque l'écrasement des gouvernements humains et l'établissement terrestre du Royaume, sept événements précis qu'il avait formulés et qui ne se réalisèrent pas.[8] La relectore rutherfordienne, qui fait de 1914 le début et non la fin du temps de détresse, est ici pleinement intégrée : la crise mondiale de 1940 ne fait que confirmer, selon la publication, que le Christ règne déjà depuis les cieux et que l'issue d'Harmaguédon est imminente.[9]
La réinterprétation de Luc 23:43 — le verset du larron sur la croix — illustre la méthode philologique adoptée par la publication pour résoudre des tensions doctrinales internes. L'affirmation que les morts sont inconscients et que nulle âme n'entre au paradis immédiatement après la mort se heurte en effet au sens littéral apparent de ce verset dans les traductions standard. La publication résout cette tension en arguant que le texte grec original, dépourvu de ponctuation, doit être lu : « Je te dis aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis », transférant ainsi l'adverbe « aujourd'hui » à la formule d'affirmation solennelle plutôt qu'au contenu de la promesse. Cet argument de la ponctuation, que la Watch Tower défendra ensuite dans ses publications bibliographiques et dans la Traduction du monde nouveau en plaçant la virgule après « aujourd'hui »,[10] est utilisé ici pour maintenir la cohérence interne de la doctrine sur la condition des morts : si les morts sont inconscients, Jésus ne pouvait promettre au larron une entrée au paradis le jour même de sa mort.[11] Des commentateurs extérieurs à l'organisation ont contesté cette ponctuation en soulignant qu'aucun des manuscrits antérieurs au IXe siècle ne la soutient,[12] mais la publication l'utilise sans discussion critique.
L'analogie des villes de refuge de l'Ancien Testament (Nombres 35:9-12), développée dans la section « Refuge pour les réfugiés », remplit une double fonction doctrinale. D'une part, elle légitime scripturalement le rôle de l'organisation théocratique comme seul abri sûr face aux persécutions et à la destruction à venir. D'autre part, elle permet d'intégrer les « Jonadabs » — terme désignant les non-oints sympathisants du mouvement — dans un cadre eschatologique précis : ils ne forment pas le corps de Christ, mais ils peuvent bénéficier de la protection divine en se ralliant à l'organisation avant qu'Harmaguédon ne survienne.[13] Le recours à Sophonie 2:1-3 pour exhorter ces personnes à « chercher la justice et la douceur » traduit une posture d'appel missionnaire adressé à l'extérieur du mouvement, cohérente avec la campagne « Battle Siege » lancée le même mois pour augmenter le nombre d'abonnés à la revue.[14]
La doctrine de la rançon, développée dans « Espérance de vie », est présentée dans ce numéro selon le schème juridique classique de la Watch Tower : la mort d'Adam a condamné toute sa descendance (Romains 5:12), le sacrifice de Jésus constitue le « prix de rançon » équivalent qui rachète ce que le péché avait détruit, et la vie éternelle est un don conditionnel de Dieu (Jean 3:16), jamais un droit inhérent à l'homme.[15] Cette formulation est en continuité directe avec l'interprétation que Russell avait développée dès les années 1880 dans Le Plan Divin des Âges, et que Rutherford avait maintenue sans modification substantielle sur ce point précis, contrairement à d'autres révisions doctrinales des années 1920-1930.
Contenu
Refuge
Face à la mort
La publication aborde la question de la mort et des croyances associées à celle-ci. Elle affirme que les humains, en raison de la désobéissance d'Adam, sont nés pécheurs et condamnés à mourir. Elle rejette l'idée d'un purgatoire, soutenant que cette doctrine n'a aucun fondement biblique et qu'elle est une invention humaine pour maintenir les fidèles dans la crainte et la soumission. Selon le texte, la mort est un état d'inconscience totale, et les morts ne ressentent ni souffrance ni joie, conformément à l'enseignement biblique[16].
Chercher refuge
Cet article traite de la recherche d'un refuge spirituel face aux épreuves et aux persécutions. Il souligne que les véritables croyants, identifiés comme les témoins de Jéhovah, doivent se tourner vers Dieu et sa Parole pour trouver protection et guidance. La publication insiste sur le fait que les institutions religieuses traditionnelles, en particulier celles associées à la chrétienté, ne peuvent offrir un refuge sûr, car elles sont corrompues et éloignées des enseignements bibliques[17].
Après la mort
Ce segment explore le destin des morts selon la doctrine des Témoins de Jéhovah. Il réitère que les morts sont dans un état d'inconscience et que toute idée de souffrance post-mortem, comme celle enseignée par la doctrine de l'enfer de feu, est une fausse croyance. La publication cite des passages bibliques pour appuyer l'idée que la mort est une cessation complète de l'existence consciente, et que seule la résurrection, promise par Dieu, peut ramener les morts à la vie[18].
Destin
L'article aborde la question du destin des humains après la mort. Il affirme que ceux qui obéissent à Dieu et acceptent le sacrifice rédempteur de Jésus-Christ auront la possibilité de vivre éternellement sur une terre transformée en paradis. En revanche, ceux qui rejettent Dieu et ses enseignements seront condamnés à la destruction éternelle, sans espoir de résurrection. La publication souligne que le choix de suivre ou non les commandements divins détermine le destin final de chaque individu[19].
« Purgatoire » et
Ce texte critique la doctrine catholique du purgatoire, la qualifiant de non biblique et de trompeuse. Il affirme que cette croyance a été inventée pour exploiter les fidèles, en leur faisant croire qu'ils peuvent acheter des indulgences pour réduire le temps de souffrance de leurs proches décédés. La publication soutient que le purgatoire n'est mentionné nulle part dans la Bible et que cette doctrine détourne les croyants de la véritable espérance biblique, à savoir la résurrection et la vie éternelle sur une terre restaurée[20].
Les morts
L'article réaffirme que les morts sont dans un état d'inconscience totale et qu'ils ne peuvent ni souffrir ni jouir d'une quelconque existence consciente. Il cite des versets bibliques, tels que Ecclésiaste 9:5, pour appuyer cette position. La publication rejette également l'idée que les morts puissent communiquer avec les vivants, qualifiant ces croyances de superstitieuses et contraires aux Écritures[21].
Tourment
Ce segment traite de la doctrine de l'enfer de feu, qu'il qualifie de fausse et de cruelle. La publication affirme que cette croyance, largement répandue dans le christianisme traditionnel, est une distorsion des enseignements bibliques. Elle soutient que Dieu, étant amour, ne pourrait jamais condamner ses créatures à des tourments éternels. Selon le texte, l'idée d'un enfer de feu est une invention humaine destinée à inspirer la peur et à contrôler les fidèles[22].
Espérance de
L'article présente l'espérance de vie éternelle comme le message central de la Bible. Il affirme que ceux qui placent leur confiance en Jéhovah et en son Fils, Jésus-Christ, auront la possibilité de vivre pour toujours sur une terre restaurée en paradis. La publication souligne que cette espérance est offerte à tous, sans distinction de race, de nationalité ou de statut social, et qu'elle est le véritable réconfort pour ceux qui souffrent dans le monde actuel[23].
Refuge pour les retraités
La publication annonce une campagne de témoignage intitulée « Battle Siege » (Siège de bataille), qui se déroulera durant tout le mois d'avril. Cette campagne vise à augmenter le nombre d'abonnés à La Tour de Garde en offrant une année d'abonnement, un livre relié et une brochure auto-couverte pour une contribution d'un dollar (1,50 dollar pour les pays étrangers). La campagne débute officiellement le 23 mars, date de la célébration du Mémorial de la mort de Jésus-Christ. Les instructions détaillées pour participer à cette campagne sont fournies dans The Informant[24].
Paradis détruit et restauré
Cet article traite de la destruction du paradis originel à cause du péché d'Adam et Ève, et de la promesse divine de le restaurer. Il affirme que Dieu, par l'intermédiaire de Jésus-Christ, rétablira la terre en un paradis où les humains pourront vivre éternellement dans la paix et la prospérité. La publication souligne que cette restauration est imminente et qu'elle coïncidera avec la fin du système de choses actuel, marquée par la bataille d'Harmaguédon[25].
Comment et quand le Christ revient
L'article explique la doctrine du retour invisible du Christ, affirmant que Jésus est déjà revenu de manière spirituelle en 1914 pour établir son royaume. Il rejette l'idée d'un retour visible et physique du Christ, soutenant que son retour est une réalité spirituelle et que son règne s'exerce depuis les cieux. La publication insiste sur le fait que les signes des temps, tels que les guerres, les famines et les tremblements de terre, confirment que le Christ est déjà présent et que la fin du monde est proche[26].
Expériences de terrain
Cette rubrique, dont le contenu détaillé n'est pas encore visible dans cette tranche, est généralement consacrée au partage d'expériences vécues par les proclamateurs du Royaume lors de leur activité de prédication. Elle vise à encourager les lecteurs en leur montrant comment la vérité biblique touche les cœurs et transforme les vies[27].
« Siège de bataille »
La publication annonce le lancement d'une campagne de témoignage mondiale intitulée « Battle Siege » (Siège de bataille), qui se déroulera durant tout le mois d'avril. Cette campagne a pour objectif d'augmenter le nombre d'abonnés à La Tour de Garde en offrant une année d'abonnement, un livre relié et une brochure auto-couverte pour une contribution d'un dollar (1,50 dollar pour les pays étrangers). La campagne débute officiellement le 23 mars, date de la célébration du Mémorial de la mort de Jésus-Christ. Les instructions détaillées pour participer à cette campagne sont fournies dans The Informant, et les proclamateurs sont encouragés à se préparer dès maintenant en termes de territoire, d'équipement et de fournitures[28].
« Réfugiés »
La publication présente une nouvelle brochure intitulée Refugees (Réfugiés), écrite par le président de la Société Watch Tower, Joseph Franklin Rutherford. Cette brochure de 64 pages aborde la question des réfugiés spirituels, c'est-à-dire ceux qui cherchent un refuge sûr face aux persécutions et aux épreuves de ce monde. Elle affirme que seul Jéhovah et son organisation peuvent offrir un refuge véritable et durable. La couverture de la brochure, ainsi que son contenu, sont conçus pour transmettre un message puissant aux réfugiés de Dieu. La brochure est disponible à partir du 23 mars, date du Mémorial, et peut être obtenue contre une contribution de 5 cents par exemplaire[29].
« Étude modèle » n° 2
La publication annonce la sortie de Model Study No. 2 (Étude modèle n° 2), un livret complémentaire au premier opus. Ce livret permet aux proclamateurs équipés d'un phonographe et d'enregistrements de conférences de mener des études modèles basées sur les sept dernières allocutions enregistrées du président de la Société, allant du discours « Safety » (Sécurité) en 1937 jusqu'à « Government and Peace » (Gouvernement et Paix) en 1939. Ce matériel est présenté comme un outil indispensable pour l'enseignement biblique systématique[30].
« Refuge »
Cet article principal, intitulé « Refuge », s'ouvre sur le verset de Psaumes 9:9 — « L'Éternel est aussi un refuge pour l'opprimé, un refuge dans les temps de détresse » — et expose la thèse centrale du numéro : Jéhovah a prévu et annoncé le temps de trouble que traversent les nations, et il offre protection et salut à ceux qui lui font confiance. La publication rappelle que les « Jonadabs » (2 Rois 10:15-23), désignés comme les personnes de bonne volonté envers Dieu, ainsi que les membres du « reste » oint et ceux qui formeront la « grande foule » (Révélation 7:9-17), doivent demeurer vigilants pour échapper aux pièges de l'ennemi et trouver le refuge auprès du Très-Haut.[31]
« Crise mondiale »
La publication analyse la situation géopolitique de 1940 en affirmant que les nations traversent une crise sans précédent, marquée par une peur généralisée et une méconnaissance des prophéties bibliques. Les dirigeants politiques, décrits comme aveugles aux desseins divins, sont poussés par des forces invisibles – les démons – vers un conflit inévitable, identifié comme la bataille d'Har-Maguédôn. La publication souligne que cette crise est annoncée dans les Écritures, citant Luc 21:25-26 pour illustrer l'état de perplexité et de détresse des peuples. Les nations, toutes alignées contre le gouvernement théocratique de Jéhovah, sont condamnées à périr lors de cette bataille, conformément à Psaume 9:17, qui déclare que « les méchants seront précipités dans le séjour des morts »[32].
La publication insiste sur le fait que ni les démocraties, ni les régimes communistes, ni les monarchies ne survivront à ce conflit, car toutes ces formes de gouvernement humain sont jugées contraires à la théocratie. Les démons, dirigés par Satan, manipulent les dirigeants pour les amener à s'opposer à Dieu, et cette opposition est présentée comme la cause ultime de leur destruction. Les Témoins de Jéhovah, en revanche, sont exhortés à se réfugier sous la protection divine, en suivant les instructions de Jéhovah et en rejetant les systèmes politiques et religieux corrompus[33].
« Face à la mort »
Ce passage décrit la mort comme une menace omniprésente pour les nations, exacerbée par les conflits armés et les persécutions. La publication affirme que la mort frappe de toutes parts : sur mer (sous-marins, torpilles, mines), sur terre (bombardements aériens, famines) et même dans les foyers, en raison des dictatures et des exils forcés. Les réfugiés, contraints de fuir leurs terres natales, sont présentés comme des victimes de la peur et du désespoir, illustrant ainsi l'accomplissement de la prophétie de Luc 21:23, qui annonce une « grande détresse sur la terre »[34].
La publication souligne que la religion, en particulier le catholicisme, ne protège pas les hommes de la mort. Elle cite l'exemple de l'Espagne, où la guerre civile (1936-1939) a fait des millions de victimes parmi les pratiquants catholiques, démontrant ainsi l'inefficacité de la religion comme bouclier contre la destruction. La mort est présentée comme une conséquence inévitable de l'opposition à Jéhovah, et seule la soumission à son gouvernement théocratique peut offrir une véritable protection[35].
« À la recherche d'un refuge »
Ce segment aborde la quête désespérée d'un refuge par les populations, illustrée par l'exemple du journaliste américain Heywood Broun. Ce dernier, selon un article du New York Times du 21 décembre 1939, aurait cherché à se convertir au catholicisme par peur de la mort et par rejet de l'individualisme. La publication interprète cette démarche comme une preuve que la religion est un piège tendu par Satan, conformément à Deutéronome 7:16, qui met en garde contre les « pièges » des faux dieux. Elle rappelle que la religion, depuis la chute d'Adam et Ève, a toujours été un moyen pour le Diable de détourner les hommes de la vérité divine[36].
La publication insiste sur le fait que la religion, qu'elle soit chrétienne ou autre, ne peut offrir aucune sécurité réelle. Elle cite l'exemple de la Pologne et de la Tchécoslovaquie, deux nations majoritairement catholiques qui n'ont pas été épargnées par les invasions et les persécutions, malgré leur attachement à la religion. Ces exemples servent à démontrer que la religion est condamnée à disparaître lors de la bataille d'Har-Maguédôn, car elle est en opposition avec la volonté de Jéhovah[37].
« Après la mort »
Ce passage dénonce les doctrines religieuses sur la vie après la mort, en particulier celles du purgatoire et de l'enfer, présentées comme des inventions diaboliques. La publication affirme que la religion ne protège pas les hommes de la mort et que les enseignements sur une prétendue survie de l'âme sont des mensonges. Elle cite le cardinal Gibbons, auteur de The Faith of Our Fathers, qui décrit le purgatoire comme un « état intermédiaire de punition temporaire » pour les âmes en attente de purification. Cependant, la publication rejette cette doctrine en s'appuyant sur les Écritures, notamment Matthieu 15:1-9, où Jésus condamne les traditions humaines qui annulent les commandements de Dieu[38].
La publication rappelle que l'homme est une « âme vivante » (Genèse 2:7), et non un être doté d'une âme immortelle. Elle affirme que la doctrine de l'immortalité de l'âme a été introduite par le Diable pour tromper les hommes et les détourner de la vérité biblique. Selon la publication, la seule source fiable pour comprendre le destin des hommes après la mort est la Bible, qui enseigne que les morts restent inconscients jusqu'à la résurrection promise par Jéhovah[39].
« Destin »
Ce segment aborde la question du destin des individus, rejetant l'idée d'une prédestination divine qui condamnerait certains à l'enfer ou au purgatoire. La publication affirme que Jéhovah n'a pas prédéterminé le sort de chaque être humain, mais qu'il a fixé des règles claires : ceux qui obéissent à ses commandements obtiendront la vie éternelle, tandis que ceux qui les rejettent mourront définitivement. Elle cite Deutéronome 30:15-19 pour illustrer ce choix entre la vie et la mort, et Jean 3:36 pour souligner que la foi en Jésus-Christ est la seule voie vers le salut[40].
La publication dénonce les doctrines religieuses sur le purgatoire et l'enfer comme des inventions diaboliques, destinées à maintenir les hommes dans l'ignorance et la peur. Elle rappelle que la Bible enseigne que les morts restent inconscients (Genèse 2:7) et que la résurrection est la seule espérance pour les justes. Les Témoins de Jéhovah sont exhortés à rejeter les traditions humaines et à se tourner vers la Parole de Dieu pour trouver la vérité sur leur destin[41].
« Tourments »
Ce passage poursuit la dénonciation des doctrines religieuses sur l'enfer et le purgatoire, en les qualifiant de mensonges diaboliques. La publication affirme que la notion de tourments éternels est une invention de Satan, destinée à discréditer Jéhovah et à induire les hommes en erreur. Elle cite Job 1:11-22 et Job 2:1-13 pour illustrer comment Satan a utilisé la souffrance pour pousser Job à maudire Dieu, soulignant que cette stratégie vise à détourner les hommes de la vérité biblique[42].
La publication rejette catégoriquement l'idée que l'enfer soit un lieu de souffrance consciente, s'appuyant sur Ézéchiel 18:4 et Psaume 89:48 pour affirmer que la mort est une cessation totale de l'existence, sans conscience ni douleur. Elle rappelle que l'homme, créé à partir de la poussière (Genèse 3:19), retourne à cet état après la mort, comme le souligne Ecclésiaste 3:19-20. Selon la publication, la doctrine de l'immortalité de l'âme, introduite par Satan, est un piège qui maintient les hommes dans l'ignorance et les éloigne de la véritable espérance biblique, à savoir la résurrection[43].
« Les morts »
Ce segment approfondit la condition des morts en s'appuyant sur plusieurs passages bibliques pour démontrer qu'ils ne possèdent aucune conscience. La publication cite Ecclésiaste 9:5,10, Psaume 6:5 et Psaume 115:17 pour affirmer que les morts ne savent rien, n'ont aucune mémoire et ne peuvent plus louer Jéhovah. Elle souligne que cette vérité biblique contredit directement les enseignements religieux traditionnels, qui prétendent que les âmes des défunts souffrent en enfer ou au purgatoire[44].
La publication insiste sur le fait que l'homme, en tant qu'« âme vivante » (Genèse 2:7), cesse d'exister à sa mort, tout comme les animaux. Elle rejette l'idée d'une supériorité spirituelle de l'homme sur les autres créatures, citant 1 Corinthiens 15:47 et Ecclésiaste 3:19-20 pour appuyer cette affirmation. Selon la publication, les doctrines religieuses sur l'immortalité de l'âme et les tourments éternels sont des mensonges diaboliques, destinés à maintenir les hommes dans la peur et l'ignorance. Elle conclut que ces enseignements constituent un crime contre Dieu, car ils déforment sa Parole et détournent les hommes de la vérité[45].
« Espérance de vie »
Ce passage aborde la question du salut et de la vie éternelle, en soulignant que tous les hommes sont condamnés à périr en raison du péché d'Adam. La publication cite Romains 5:12 et Romains 6:23 pour affirmer que la mort est la conséquence inévitable du péché, mais que Jéhovah a prévu un moyen de salut par l'intermédiaire de Jésus-Christ. Elle explique que le sacrifice de Jésus, dont le sang a été versé pour racheter l'humanité, constitue le prix de la rançon qui permet aux hommes de bénéficier de la vie éternelle[46].
La publication insiste sur le fait que la vie éternelle n'est pas un droit inhérent à l'homme, mais un don de Dieu, conditionné par la foi et l'obéissance à ses commandements. Elle cite Jean 3:16 pour illustrer que seuls ceux qui croient en Jésus et suivent ses enseignements peuvent espérer recevoir ce don. Selon la publication, la résurrection est la seule voie par laquelle les morts peuvent retrouver la vie, et elle distingue plusieurs catégories de personnes qui en bénéficieront : les fidèles de l'Ancien Testament, les chrétiens oints (membres de la « petite troupe »), et ceux qui, sans avoir eu l'occasion de connaître Dieu durant leur vie, seront ressuscités pour prouver leur intégrité. En revanche, les méchants impénitents n'auront aucune espérance de résurrection[47].
« Refuge pour les réfugiés »
Ce segment développe l'analogie des « villes de refuge » mentionnées dans l'Ancien Testament (Nombres 35:9-12) pour illustrer le rôle de l'organisation théocratique des Témoins de Jéhovah comme lieu de protection pour les personnes de bonne volonté. La publication explique que ces villes, destinées à abriter ceux qui avaient tué involontairement, préfiguraient l'organisation divine sous la direction de Christ Jésus, accessible aux hommes lors de sa seconde venue. Elle souligne que cette organisation offre un refuge aux personnes persécutées ou menacées par les nations hostiles à Jéhovah, en particulier à l'approche de la bataille d'Har-Maguédôn[48].
La publication identifie deux groupes principaux qui trouvent refuge dans cette organisation : les membres de la « petite troupe » (les oints, formant le « corps de Christ ») et les « autres brebis » (les Jonadabs ou Jonathan), qui constituent la « grande multitude » mentionnée dans Apocalypse 7:9-10. Elle insiste sur le fait que ces derniers doivent se détourner des systèmes politiques et religieux corrompus, comme ceux incarnés par les régimes hitlérien, stalinien ou franquiste, pour se rallier à l'organisation théocratique. Selon la publication, ceux qui refusent de s'y réfugier seront détruits lors d'Har-Maguédôn, tandis que ceux qui s'y soumettent bénéficieront de la protection divine et auront l'opportunité de vivre éternellement sur une terre transformée en paradis[49].
Ce passage cite également Sophonie 2:1-3 pour exhorter les personnes de bonne volonté à « chercher la justice et la douceur », c'est-à-dire à étudier la Bible et à se conformer à la volonté de Dieu. La publication rappelle que la neutralité politique et la dévotion exclusive à Jéhovah sont des conditions essentielles pour bénéficier de cette protection. Elle conclut en affirmant que l'organisation théocratique est le seul refuge sûr, contrairement aux religions, qui ne protègent ni avant ni après la mort[50].
« La richesse terrestre et la religion »
Ce passage critique sévèrement l'accumulation de richesses matérielles par les institutions religieuses, en particulier l'Église catholique, présentée comme un système corrompu exploitant la peur des fidèles. La publication affirme que les pauvres, par crainte de la colère divine ou des tourments éternels, financent des messes et versent des sommes considérables aux prêtres en échange d'une prétendue protection. Elle cite Ézéchiel 7:17-19 pour illustrer l'impuissance de l'or et de l'argent à sauver les hommes lors de la bataille d'Har-Maguédôn, qualifiant ces richesses de « pierre d'achoppement » pour leur iniquité. Selon la publication, cette iniquité réside dans la confiance placée dans les hommes et les institutions religieuses plutôt que dans Jéhovah, ce qui conduit les fidèles à tomber dans le piège de Satan[51].
La publication dénonce également l'hypocrisie des dirigeants religieux, qui promettent une protection divine en échange de dons matériels, tout en accumulant des fortunes. Elle souligne que ces promesses sont vaines, comme en témoigne la destruction annoncée des « bergers » (prêtres) et des « principaux du troupeau » (Jérémie 25:34-35), qui ne pourront échapper à la vengeance divine. La publication rappelle que ni la richesse, ni le pouvoir, ni l'influence politique ne protégeront les hommes lors du jour du jugement, et que ceux qui se réfugient dans la religion plutôt que dans l'organisation théocratique seront détruits[52].
Ce segment s'appuie sur 1 Thessaloniciens 5:3 pour affirmer que la destruction surviendra soudainement, sans échappatoire possible pour les adeptes des fausses religions. La publication insiste sur le fait que la seule protection véritable réside dans la soumission à Jéhovah et à son organisation, et non dans les systèmes religieux corrompus, qui ne font que perpétuer l'ignorance et la peur[53].
La publication conclut ce développement en reprenant les arguments centraux de l'article sur la crise mondiale : les nations, gouvernées par la trinité religion-politique-commerce, aveuglées sur les desseins divins, réclament davantage de religion au lieu de se tourner vers la théocratie. Elle cite Psaume 9:9-10 pour affirmer que Jéhovah est un refuge pour les opprimés, et Psaume 18:1-3 pour exprimer la confiance des fidèles en lui. La publication conclut en exhortant les personnes de bonne volonté à apprendre la vérité et à obéir au Seigneur, promettant que celles qui le feront trouveront protection et vie[54].
« Jéhovah est juste »
Ce court passage, inspiré de Psaume 145:17-18,20, célèbre la justice et la grâce de Jéhovah. La publication souligne que Dieu est « juste dans toutes ses voies » et « miséricordieux dans toutes ses œuvres », tout en rappelant qu'il détruira les méchants. Ce verset sert de transition entre la dénonciation des fausses religions et la description du paradis terrestre, en insistant sur la nécessité de se tourner vers Jéhovah pour obtenir sa protection et son salut[55].
« Le paradis : détruit et restauré »
Cet article retrace l'histoire du paradis terrestre, depuis sa création jusqu'à sa destruction, en s'appuyant sur le récit biblique de la Genèse. La publication décrit la Terre comme un lieu initialement conçu pour être habité, doté de plantes, d'animaux et de ressources abondantes, mais dépourvu d'humains pour en jouir (Genèse 2:4-6). Elle explique que Dieu, par l'intermédiaire de son Fils unique, a créé Adam et Ève à son image, leur confiant la domination sur la création et leur ordonnant de « remplir la terre » et de la soumettre (Genèse 1:26-28). La publication insiste sur le fait que l'homme, en tant qu'« âme vivante » (Genèse 2:7), n'est pas doté d'une âme immortelle distincte de son corps, mais constitue une entité unique et parfaite, façonnée par Jéhovah[56].
La publication décrit le jardin d'Éden comme un lieu de délices, où Adam et Ève vivaient dans un environnement idyllique, entourés de beauté et de bonheur. Elle souligne que Dieu leur avait donné un « mandat divin » pour se multiplier et peupler la Terre, une mission qui suscitait l'intérêt et l'attente des créatures célestes. Cependant, ce bonheur fut brisé par la rébellion de Lucifer, le « chérubin oint » (Ézéchiel 28:12-15), qui, par orgueil et égoïsme, incita Ève à manger du fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La publication interprète cet événement comme un acte de trahison contre Jéhovah, dont les conséquences ont plongé l'humanité dans la souffrance et la mort[57].
L'article explique que Dieu, après avoir jugé Adam et Ève pour leur désobéissance, les expulsa du jardin d'Éden pour les empêcher de manger de l'arbre de vie et de vivre éternellement dans leur état pécheur. La publication souligne que cette expulsion était nécessaire pour que la parole de Dieu reste inviolable, car il avait promis que la consommation du fruit de l'arbre de la connaissance entraînerait la mort (Genèse 2:17). Elle rappelle que Dieu plaça des chérubins et une épée flamboyante à l'entrée du jardin pour en interdire l'accès, marquant ainsi la fin du paradis terrestre (Genèse 3:23-24)[58].
La publication évoque également le Déluge, survenu seize siècles après l'expulsion d'Adam, comme une preuve supplémentaire de la corruption de l'humanité et de la nécessité d'un jugement divin. Elle cite Genèse 6:12-13,17-18 pour illustrer la décision de Jéhovah de détruire toute vie sur Terre, à l'exception de Noé et de sa famille. Après le Déluge, le paradis terrestre n'est plus mentionné dans les Écritures, bien que des références à sa gloire passée subsistent (Genèse 13:10, Ézéchiel 31:8-9)[59].
Enfin, la publication annonce la promesse divine de restaurer le paradis sur Terre, quatre mille ans après l'expulsion d'Adam. Elle rappelle que Jésus-Christ, avant sa crucifixion, avait prêché la venue du Royaume de Dieu et la restauration d'un monde juste, où les hommes pourraient vivre éternellement dans un environnement semblable à celui d'Éden. Cette espérance, selon la publication, est réservée à ceux qui se soumettent à la volonté de Jéhovah et rejettent les systèmes religieux et politiques corrompus[60].
« Le paradis : détruit et restauré » (suite)
La publication poursuit son développement sur la restauration du paradis terrestre en insistant sur le rôle central de Jésus-Christ dans ce processus. Elle explique que la promesse faite au larron sur la croix (« Je te dis en vérité aujourd'hui : Tu seras avec moi dans le paradis » Luc 23:43) ne signifiait pas une entrée immédiate au ciel, mais une espérance future liée au règne millénaire du Christ. La publication précise que, selon le texte grec original, dépourvu de ponctuation moderne, la phrase doit être comprise comme : « Je te dis aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis » « aujourd'hui tu seras ».
Elle souligne que le « paradis » évoqué ici désigne la Terre restaurée, transformée en un lieu de paix et de justice sous l'autorité du Royaume de Dieu. La publication rappelle que Jésus, en tant que Roi désigné, accomplira cette restauration après la bataille d'Har-maguédon, permettant aux humains obéissants de vivre éternellement dans des conditions idéales, semblables à celles d'Éden. Elle insiste sur le fait que cette espérance s'adresse à ceux qui maintiennent leur intégrité envers Jéhovah, et non aux systèmes religieux ou politiques corrompus qui dominent le monde actuel[61].
La publication évoque également le processus de repeuplement de la Terre par les survivants d'Har-maguédon, qui progressera avant la résurrection générale des morts. Elle cite Jean 5:28-29 pour illustrer que tous ceux qui sont dans les tombes seront réveillés et auront l'opportunité de prouver leur fidélité à Jéhovah. Ce réveil, selon la publication, se produira après l'établissement du paradis terrestre, offrant à chacun une chance de vivre éternellement sous le règne du Christ[62].
« Fréquence et moment de la célébration »
Cet article aborde la question de la célébration de la mort de Jésus-Christ, en opposition aux pratiques religieuses traditionnelles, notamment la célébration de son anniversaire. La publication rappelle que Jésus n'a jamais ordonné de commémorer sa naissance, mais a explicitement demandé à ses disciples de célébrer sa mort, survenue le quatorzième jour du mois d'Abib (ou Nisan), conformément à la loi mosaïque (Exode 12:1-3,6-12,18,24-25) « Ce mois sera pour vous ».
La publication explique que la Pâque juive, célébrée une fois par an, préfigurait le sacrifice de Jésus, l'« Agneau de Dieu » (Jean 1:29). Elle souligne que Jésus, en tant que Juif, a observé cette fête jusqu'à sa mort, accomplissant ainsi la prophétie et mettant fin aux ordonnances typiques de la loi mosaïque (Colossiens 2:14). Avant sa mort, Jésus a institué un nouveau rituel, le Mémorial de sa mort, souvent appelé « communion » ou « cène du Seigneur » par les religions traditionnelles. La publication critique les règles imposées par certaines Églises, comme le jeûne à partir de minuit avant la communion, soulignant que ces pratiques n'ont aucun fondement biblique[63].
Elle rappelle que, selon les Écritures, Jésus et ses disciples ont célébré la Pâque après six heures du soir, le quatorzième jour de Nisan, et que c'est à ce moment-là qu'il a institué le Mémorial de sa mort (Matthieu 26:19-29). La publication insiste sur le fait que ce Mémorial doit être célébré une fois par an, le quatorzième jour de Nisan, après le coucher du soleil, conformément à la pratique des premiers chrétiens. Elle souligne que cette célébration n'est pas un type ou une préfiguration, mais un rappel permanent du sacrifice de Jésus, qui permet la réconciliation des humains avec Jéhovah et l'obtention de la vie éternelle[64].
« Mémorial »
Cette section annonce la date et les modalités de la célébration du Mémorial de la mort de Jésus-Christ pour l'année 1940. La publication indique que cette célébration aura lieu le samedi 23 mars, après six heures du soir. Elle précise que les « oints » (membres du reste des 144 000) doivent participer à cette cérémonie en consommant les emblèmes (le pain sans levain et le vin rouge), tandis que les « Jonadabs » (les autres fidèles) y assisteront en tant qu'observateurs[65].
La publication recommande la lecture préalable d'un article intitulé « Mémorial », paru dans le numéro du 15 mars 1939 de La Tour de Garde, pour préparer cette célébration. Elle souligne l'importance de servir les emblèmes ensemble, et non séparément, et précise que le pain doit être sans levain et le vin rouge, conformément à la pratique de Jésus et de ses apôtres. Enfin, elle rappelle que chaque compagnie doit envoyer un rapport de cette célébration à la Société Watch Tower, comme indiqué dans l'Informant[66].
La publication fournit également le calendrier des études de La Tour de Garde pour les semaines suivantes : la semaine du 21 avril est consacrée à l'article « Refuge », paragraphes 1 à 23 du numéro du 15 mars 1940, et la semaine du 28 avril couvre les paragraphes 24 à 49 du même numéro[67].
« Expériences de terrain »
Cette rubrique relate plusieurs témoignages de prédicateurs sur le terrain, illustrant les réactions du public et les opportunités de diffusion du message des Témoins de Jéhovah.
Un avocat raconte à un confrère avoir lu un discours de Rutherford, qu'il qualifie d'exceptionnel et solidement étayé par des références bibliques. Il mentionne notamment que Rutherford cite des prophéties en cours d'accomplissement. L'autre avocat, intrigué, demande où obtenir ce discours, et le premier lui propose de contribuer à un « fonds rotatif » de 25 cents pour financer la diffusion de ces publications. L'avocat accepte avec enthousiasme et exprime son désir d'en lire davantage « Un avocat racontant » [68].
Un prédicateur relate ensuite une rencontre avec un ancien ministre protestant, qui réagit violemment à la vue de son phonographe et de ses enregistrements. Après une discussion tendue, le prédicateur parvient à calmer son interlocuteur et lui offre plusieurs publications, dont La Tour de Garde, Consolation, Sécurité et Démasqué. L'ancien ministre accepte finalement d'organiser une étude biblique à son domicile, avec la participation de sa femme et de son fils de douze ans. Il exprime même l'espoir de faire partie de la « grande multitude » qui vivra éternellement sur Terre[69].
Un employé d'une usine est accusé d'être communiste par des opposants. Pour se défendre, il se rend chez son superintendant avec son phonographe et diffuse des enregistrements, dont « Piège et escroquerie ». Après avoir écouté ces discours, le superintendant reconnaît la différence entre les Témoins de Jéhovah et les communistes. Il accepte de recevoir les publications proposées et s'abonne à Consolation. L'employé conserve ainsi son emploi[70].
Un prédicateur joue des enregistrements pour le surintendant d'une église « United Brethren » et sa famille. Ce dernier, impressionné par le livre Salut, demande si l'éditeur vend également des Bibles. Le prédicateur lui propose un lot de treize Bibles accompagnées de treize livres. Le surintendant accepte et commande le lot. Le lendemain, le prédicateur diffuse d'autres enregistrements pour une autre famille, qui mentionne avoir déjà reçu le livre et une Bible grâce à l'église[71].
Enfin, une prédicatrice se rend chez une femme catholique et trouve une pièce remplie de fidèles. Après avoir diffusé six enregistrements sur « Gouvernement et Paix », le père de la famille, un prêtre en civil, fait irruption et demande ce qui se passe. La prédicatrice lui demande de s'asseoir et d'écouter. Après deux enregistrements, le prêtre tente de la chasser, mais elle insiste pour terminer la série. Il lui pose alors une question piège sur l'ancienneté des Témoins de Jéhovah. Elle répond en citant Hébreux 11, qui mentionne Abel comme premier témoin de Jéhovah, il y a environ 5 800 ans. Le prêtre, furieux, quitte la pièce, laissant les autres membres de la famille impressionnés, chacun repartant avec un livre à étudier[72].
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Illustrations du numéro
Références
- ↑ The Watch Tower, 1894, cité dans *Insight That Jehovah Has Given*, Watchtower Online Library, wol.jw.org/en/wol/d/r1/lp-e/1989206.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 87.
- ↑ « Jehovah's Witnesses and the Immortal Soul », Watchman Fellowship ; La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 87-88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 85-86.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 87-88.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 88-89.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 95.
- ↑ Prédictions pour 1914.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 83-84.
- ↑ « Questions From Readers », La Tour de Garde, Watchtower Online Library.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 94.
- ↑ « Luke 23:43 – Punctuation and the New World Translation », orthodoxchristiantheology.com, 2015.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 89-90.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 88-89.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 81.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 81.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 81.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 81.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 81.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 81.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 81.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 82.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 83.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 83.
- ↑ Ibid., p. 84.
- ↑ Ibid., p. 84.
- ↑ Ibid., p. 85.
- ↑ Ibid., p. 85.
- ↑ Ibid., p. 85.
- ↑ Ibid., p. 85.
- ↑ Ibid., p. 86.
- ↑ Ibid., p. 86.
- ↑ Ibid., p. 86.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 87.
- ↑ Ibid., p. 87.
- ↑ Ibid., p. 88.
- ↑ Ibid., p. 88.
- ↑ Ibid., p. 88.
- ↑ Ibid., p. 89.
- ↑ Ibid., p. 89.
- ↑ Ibid., p. 90.
- ↑ Ibid., p. 90.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 91.
- ↑ Ibid., p. 91.
- ↑ Ibid., p. 91.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 91.
- ↑ Ibid., p. 91.
- ↑ Ibid., p. 92.
- ↑ Ibid., p. 92.
- ↑ Ibid., p. 92.
- ↑ Ibid., p. 92.
- ↑ Ibid., p. 93.
- ↑ La Tour de Garde du 15 mars 1940, p. 94.
- ↑ Ibid., p. 94.
- ↑ Ibid., p. 94.
- ↑ Ibid., p. 95.
- ↑ Ibid., p. 95.
- ↑ Ibid., p. 95.
- ↑ Ibid., p. 95.
- ↑ Ibid., p. 96.
- ↑ Ibid., p. 96.
- ↑ Ibid., p. 96.
- ↑ Ibid., p. 96.
- ↑ Ibid., p. 96.
Pour en savoir plus sur les publications de cette année, voir Catégorie:1940.