La Tour de Garde du 1er avril 1938
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| La Tour de Garde du 1er avril 1938 | |
|---|---|
| Revue | La Tour de Garde |
| Date | 1938 |
| Année | 1938 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par une longue série d'articles doctrinaux consacrés à la distinction entre deux catégories de fidèles : le « petit troupeau » des oints, destinés à régner avec le Christ dans les cieux, et les « autres brebis » ou Jonadabs, dont l'espérance est terrestre. La question centrale posée est celle du « témoignage de l'esprit saint » : comment un individu peut-il savoir, avec certitude intérieure, à laquelle de ces deux classes il appartient ?
La publication s'appuie sur une chronologie prophétique précise, faisant de l'année 1935 un moment charnière à partir duquel la majorité des nouveaux adhérents au mouvement seraient des Jonadabs plutôt que des membres du « petit troupeau ». Cette articulation entre expérience spirituelle personnelle et cadre doctrinal collectif constitue le fil conducteur du numéro.
Analyse
modifier modifier le wikicodeCroyances
modifier modifier le wikicodeLa doctrine de l'adoption spirituelle et de la cohéritabilité céleste occupe le cœur théologique de ce numéro. La publication y maintient que seuls les membres du « petit troupeau », désignés comme « engendrés par l'esprit » et destinés à régner avec Christ dans les cieux, reçoivent le « témoignage de l'esprit » prévu en Romains 8:16.[1] Cette affirmation repose sur une lecture du sacerdoce aaronique et de la figure de Melchisédek comme types prophétiques du Christ Jésus, grand prêtre royal et sacrificateur, dont le sacerdoce éternel est établi par Psaume 110:4 et commenté dans Hébreux 7:1-3. La publication articule ainsi deux registres christologiques — le sacrifice expiatoire et la royauté sacerdotale — pour fonder l'héritage céleste des oints sur une base à la fois typologique et eschatologique.[2]
La distinction entre les deux classes de fidèles — le « petit troupeau » (oints, héritage céleste) et les « autres brebis » ou Jonadabs (héritage terrestre) — est présentée dans ce numéro comme une frontière théologique infranchissable. Les Jonadabs ne sont pas « justifiés par la foi » de la même manière que les oints, leur baptême en eau ne symbolisant pas une participation à la mort du Christ mais une simple consécration à l'organisation divine.[3] Cette doctrine des deux classes, dont la Watch Tower avait esquissé les contours dans les années 1930 et qui s'était affirmée à partir de 1935 lors de l'identification publique de la « grande multitude », est ici consolidée scripturalement par un appareil exégétique dense faisant appel à Colossiens 3:2-3, Romains 6:3-5 et 2 Timothée 2:11-12.[4] Le numéro précise que depuis 1935, la majorité des personnes rejoignant le mouvement appartiennent à cette classe terrestre, tout en ménageant la possibilité que certains individus reçoivent encore l'onction pour remplacer des membres infidèles du « petit troupeau ».[5]
L'interprétation de Zacharie 3:1-9 — la vision de Josué le grand prêtre vêtu de vêtements souillés, purifié et revêtu d'habits de fête — constitue dans ce numéro l'ossature prophétique de toute l'ecclésiologie contemporaine. La publication identifie « Josué » comme représentant à la fois le Christ Jésus en tant que « Messager de l'alliance » (Malachie 3:1) et, simultanément, le « reste » des oints approuvés sur terre.[6] La purification des vêtements souillés lors du passage à Babylone est appliquée au reste des étudiants de la Bible qui ont maintenu leur intégrité après 1918. Cette lecture typologique constitue une réponse directe aux schismes et aux apostasies survenus dans le mouvement depuis la mort de Charles Taze Russell en 1916 : ceux qui ont « cédé à l'influence de Satan » rejoignent automatiquement la classe du « mauvais serviteur » (Matthieu 24:48-51).[7]
La chronologie prophétique présentée dans ce numéro — 1914, 1918, 1922, 1931 et 1935 — fonctionne comme un calendrier du dessein divin permettant de légitimer les transformations internes du mouvement. L'année 1918 est identifiée comme la date de l'arrivée du Christ au temple pour juger ses serviteurs ; 1922 correspond à un second déversement de l'esprit comparable à la Pentecôte ; 1931 marque la révélation du « nouveau nom » ; 1935, l'identification de la classe des Jonadabs.[8] Cette séquence n'est pas présentée comme une reconstruction historique a posteriori, mais comme la preuve scripturalement démontrable que Jéhovah a lui-même fixé le moment de début et de fin de la sélection des oints — et que les évolutions doctrinales du mouvement correspondent à des révélations progressives annoncées dans les prophéties.
L'avertissement adressé aux « tièdes » de Laodicée (Apocalypse 3:14-22) revêt dans ce numéro une fonction d'exhortation eschatologique doublement adressée : d'une part aux membres du « petit troupeau » tentés d'éviter la confrontation publique avec le clergé et les structures de « l'organisation de Satan », d'autre part à tous les fidèles qui cherchent l'approbation du monde plutôt que celle de Dieu. La publication compare explicitement cette tiédeur à la tribu d'Éphraïm, « gâteau à moitié cuit » (Osée 7:8), incapable de dénoncer les piliers du système adverse — le clergé, les grandes entreprises, le militarisme.[9] Ce faisant, la publication relie l'inaction missionnaire à une défaillance spirituelle grave pouvant conduire au rejet divin, ce qui renforce doctrinalement l'obligation d'un prosélytisme combatif et sans concession. La vindication du nom de Jéhovah, décrite dans les recherches disponibles comme une doctrine devenue « centrale » dès 1934 au point d'être présentée par Rutherford comme supérieure à la doctrine du sacrifice de rançon elle-même,[10] est ici érigée en finalité ultime qui donne sens à la souffrance, au service et à la prédication des fidèles des deux classes.
Le rôle de l'esprit saint dans la direction de l'Église primitive — Pentecôte (Actes 2:4), désignation de Barnabas et Paul (Actes 13:2), concile de Jérusalem (Actes 15:23-28) — est convoqué dans cet article non comme un exposé historique neutre, mais pour établir un précédent théologique démontrant que la nomination des surveillants et anciens relève d'une direction céleste et non d'un vote des membres de la congrégation.[11] Cet argument scripturaire s'inscrit précisément dans le contexte de la réforme théocratique de 1938 : selon les sources disponibles, c'est cette même année que Rutherford introduisit le système d'organisation théocratique par lequel toutes les nominations dans les congrégations du monde entier seraient désormais effectuées depuis le siège social de Brooklyn, mettant fin à soixante années de gouvernance partiellement démocratique ou presbytérienne.[12] L'article sur le rôle de l'esprit saint dans l'Église apostolique fournit ainsi la justification doctrinale immédiate de cette réforme institutionnelle, en présentant la nomination théocratique comme la norme primitive voulue par Dieu.
Organisation et histoire
modifier modifier le wikicodeCe numéro du 1er avril 1938 est contemporain d'un tournant organisationnel majeur dans l'histoire du mouvement. Depuis 1932, Joseph Franklin Rutherford avait supprimé le système des anciens élus localement ; en 1938, il introduit formellement ce qu'il désigne comme un système d'organisation « théocratique », par lequel les nominations dans les congrégations du monde entier relèvent désormais du siège social de Brooklyn, et non plus de votes locaux.[13] C'est précisément dans ce cadre que l'article « Son troupeau » (His Flock) de ce numéro insiste sur le fait que la nomination des anciens ou surveillants dans les congrégations, comme à Éphèse, était dirigée par l'esprit saint et non par un vote des membres[14] — un argument scripturaire mis au service d'une réforme institutionnelle alors en cours de déploiement.
Le livret Model Study annoncé dans ce numéro illustre la standardisation croissante des méthodes de prédication sous la direction de Rutherford. Ce dispositif d'étude biblique structuré, associé à l'usage des enregistrements phonographiques, fut mis en place à la suite de la convention de Columbus pour encadrer les visites de suivi auprès des personnes intéressées.[15] Ce livret de 64 pages, vendu 5 cents, accompagne les séries d'enregistrements phonographiques sur les thèmes « Hypocrisy Exposed » et « Religion and Christianity »[16], témoignant de la volonté de l'organisation de doter ses membres d'outils pédagogiques uniformisés et reproductibles à l'échelle mondiale.
La rubrique « Serviteur mauvais » (Evil Servant) de ce numéro illustre les mécanismes de surveillance et de défense institutionnelle en vigueur au sein du mouvement. Elle identifie nommément un certain Anderson, accusé d'avoir affirmé publiquement que la hiérarchie catholique romaine avait acquis un manuscrit biblique complet au Musée de Londres afin de démontrer que les publications de la Watch Tower contenaient des erreurs[17]. Le nom de Walter Salter est également mentionné, présenté comme collaborant activement avec des prêtres catholiques pour préparer une attaque concertée contre la Société Watch Tower. Cette mention de Walter Salter s'inscrit dans le contexte plus large des tensions internes qui agitaient le mouvement à cette époque : Salter, responsable canadien, avait en effet adressé à Rutherford une lettre critique virulente concernant sa gestion de l'organisation.[18] Le traitement de ces deux cas dans la rubrique « Serviteur mauvais » révèle la pratique organisationnelle consistant à désigner publiquement les opposants internes comme des agents de l'adversaire satanique, dans une rhétorique qui assimile la critique institutionnelle à une défection vers le camp ennemi, conformément à la définition de l'apostasie alors en usage dans les publications de la Watch Tower.[19]
La lettre de témoins britanniques publiée dans la rubrique « Lettres » de ce numéro documente une directive organisationnelle concrète : un Informant intitulé « Wake Up, Britain » exhortait les éditeurs à consacrer cinq heures par jour à l'activité missionnaire[20]. La correspondante fait état d'un bond quantitatif significatif, passant de sept à trente conférences placées quotidiennement[21], illustrant la pression institutionnelle exercée sur les membres et le système de remontée des résultats vers le centre. Cette même logique de maillage territorial et de rapport chiffré se retrouve dans la lettre collective d'une compagnie de Toronto, qui s'engage dans une campagne de distribution sur trois mois des publications Consolation, Enemies et Cue, en référence explicite aux méthodes d'étude introduites lors de la convention de Columbus[22].
Les conventions annoncées dans ce numéro — à San Antonio (Texas) du 15 au 17 avril 1938, couvrant les communautés hispanophones et anglophones, et à Sydney (Australie) du 22 au 25 avril 1938 pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande[23] — témoignent du déploiement international de l'organisation à cette date, avec une attention explicite aux populations hispanophones qui traduit une politique d'expansion linguistique délibérée.
Contenu
modifier modifier le wikicode« Compagnons »
modifier modifier le wikicodeCette rubrique annonce une période de témoignage intitulée « Compagnons », prévue du 9 au 17 avril 1938, incluant la célébration du Mémorial. Elle souligne l'importance de l'unité entre le « petit troupeau » (les oints) et les « Jonadabs » (les autres brebis) dans une campagne mondiale de prédication. La stratégie proposée combine un abonnement d'un an à la revue Consolation avec les livres Enemies (ou Riches) et le nouveau livret Cure, le tout pour une contribution de 1,00 dollar. Les détails logistiques et les attentes en matière de rapports sont précisés dans des numéros récents de The Informant[24].
Conventions
modifier modifier le wikicodeDeux conventions sont annoncées. La première se tiendra à San Antonio (Texas) du 15 au 17 avril 1938, destinée aux communautés hispanophones et anglophones. Les participants sont invités à apporter leurs phonographes et les enregistrements nécessaires. Les demandes d'hébergement doivent être adressées à J. D. Carter. Une réunion conjointe est prévue le soir du 15 avril pour célébrer le Mémorial[25].
La seconde convention est prévue à Sydney (Australie) du 22 au 25 avril 1938, couvrant l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le discours public du président sera radiodiffusé, et tous les serviteurs de Jéhovah sont les bienvenus[26].
Mémorial
modifier modifier le wikicodeLa date du Mémorial, célébrant le nom de Jéhovah et le sacrifice de Jésus-Christ, est fixée au vendredi 15 avril 1938, après 18 heures. Les assemblées locales des oints, accompagnées des Jonadabs, doivent utiliser du pain sans levain et du vrai vin rouge comme emblèmes, conformément à la pratique du Seigneur et de ses apôtres[27].
« Étude modèle »
modifier modifier le wikicodeUn nouveau livret de 64 pages, intitulé Model Study, est présenté comme un outil précieux pour les activités de service. Il accompagne les séries d'enregistrements phonographiques sur les thèmes « Hypocrisy Exposed » et « Religion and Christianity ». Le livret contient des questions et réponses organisées logiquement, facilitant l'étude de ces enregistrements lors de réunions avec des personnes nouvellement intéressées. Il est disponible au prix de 5 cents l'exemplaire[28].
« Son troupeau » (deuxième partie)
modifier modifier le wikicodeCet article, basé sur Jean 10:14-16, explique comment Jéhovah a ressuscité Jésus, l'a exalté et lui a conféré le pouvoir de rassembler le « petit troupeau » (les oints) et, plus tard, ses « autres brebis » (les Jonadabs). Après l'exaltation de Jésus, l'esprit saint a été envoyé sur les disciples à la Pentecôte, marquant le début du témoignage de leur filiation divine et de leur héritage avec Christ.
La publication affirme que « l'esprit saint » a guidé les disciples dans toute la vérité, comme promis par Jésus (Jean 14:26, Jean 15:26, Jean 16:13-15). L'article souligne que l'esprit n'a pas agi de manière arbitraire, mais a dirigé les disciples après des recherches, des discussions et des controverses, car ils cherchaient à accomplir la volonté de Dieu. Par exemple, l'esprit a permis aux disciples de prêcher dans plusieurs langues (Actes 2:4) et a désigné Barnabas et Saul (Paul) pour un travail pionnier (Actes 13:2,4).
L'article mentionne également que l'esprit a guidé les apôtres lors du concile de Jérusalem (Actes 15:23-28) et a empêché Paul et Barnabas de prêcher dans certaines régions (Actes 16:6-7). Enfin, il explique que la nomination des anciens ou surveillants dans les congrégations, comme à Éphèse, était dirigée par l'esprit saint et non par un vote des membres[29].
« Notre esprit »
modifier modifier le wikicodeCe long article doctrinal explore la nature et le rôle du « saint esprit » et de « notre esprit » dans le cadre de la théologie des Témoins de Jéhovah sous la présidence de Joseph Franklin Rutherford. La publication affirme que le « saint esprit » (ou « esprit saint ») est une force active de Dieu, et non une personne divine, qui agit exclusivement sur les membres du « petit troupeau », c'est-à-dire ceux qui sont « engendrés par l'esprit » et destinés à régner avec le Christ Jésus dans les cieux[30].
La première partie de l'article cite abondamment les Écritures pour démontrer que le « saint esprit » a témoigné et guidé les apôtres et les premiers chrétiens, notamment à travers des dons spirituels comme les langues, les prophéties et les miracles. La publication souligne que ces manifestations étaient réservées aux membres du « corps du Christ », c'est-à-dire ceux qui avaient été « baptisés dans l'esprit » et qui faisaient partie du « petit troupeau »[31]. Elle insiste sur le fait que le « saint esprit » ne peut agir que sur ceux qui sont « en Christ », et que son témoignage est une preuve de leur adoption comme fils spirituels de Dieu[32].
La publication explique ensuite ce qu'elle entend par « notre esprit ». Selon elle, il s'agit d'une force invisible et motrice, implantée par Jéhovah dans ses fils spirituels, qui les pousse à accomplir sa volonté de manière désintéressée. Cet « esprit » n'est pas naturel, mais est donné par Dieu à ceux qu'il a engendrés comme enfants spirituels. Il utilise les facultés naturelles de l'individu pour servir Dieu et manifester une dévotion totale à son égard[33]. La publication cite plusieurs passages bibliques pour illustrer les différentes manifestations de cet « esprit », comme la prière, l'amour, la foi, ou encore la ferveur dans le service de Dieu[34].
Un point central de l'article est la distinction entre les « fils spirituels » de Dieu, qui composent le « petit troupeau », et les « autres brebis », ou « Jonadabs », qui forment la « grande multitude ». La publication affirme que seuls les premiers reçoivent le témoignage du « saint esprit », car ils sont destinés à une héritage céleste. Les « Jonadabs », en revanche, sont une classe terrestre qui ne reçoit pas ce témoignage et qui n'a pas vocation à régner avec le Christ[35]. Cette distinction est présentée comme une vérité biblique fondamentale, et la publication insiste sur l'importance pour chaque individu de déterminer à quelle classe il appartient.
« Les héritiers de Dieu »
modifier modifier le wikicodeCette section approfondit la question de l'adoption spirituelle et de l'héritage céleste réservé aux membres du « petit troupeau ». La publication affirme que le « saint esprit » témoigne à « notre esprit » que les membres du « petit troupeau » sont les enfants de Dieu et, par conséquent, les héritiers de Dieu et les cohéritiers avec le Christ Jésus[36]. Elle souligne que cette adoption spirituelle a commencé à la Pentecôte en l'an 33, lorsque le « saint esprit » a été répandu sur les apôtres et les premiers chrétiens, marquant ainsi le début de la formation du « corps du Christ »[37].
La publication insiste sur le fait que Dieu a prédéterminé le moment où cette adoption spirituelle commencerait, et qu'il a également fixé le moment où elle prendrait fin. Elle cite plusieurs dates clés dans l'histoire du mouvement des Étudiants de la Bible (futurs Témoins de Jéhovah) pour illustrer cette idée. Par exemple, elle affirme que l'année 1918 marque l'arrivée du Christ Jésus au temple de Dieu pour juger son peuple, tandis que 1922 correspond à un second déversement du « saint esprit », comparable à celui de la Pentecôte[38]. En 1931, Jéhovah aurait révélé à ses fidèles le « nouveau nom » qu'il leur avait donné, et en 1935, il aurait identifié la classe des « autres brebis » ou « grande multitude »[39].
La publication explique que ces dates sont importantes car elles marquent la transition entre la période de sélection des membres du « petit troupeau » et le début de la gathering des « autres brebis ». Elle affirme que, depuis 1931, et particulièrement depuis 1935, la majorité de ceux qui se joignent au mouvement des Témoins de Jéhovah appartiennent à la classe terrestre des « Jonadabs », qui ne reçoivent pas le témoignage du « saint esprit »[40]. Cependant, elle précise que cela n'exclut pas la possibilité que certains individus, appelés à remplacer des membres infidèles du « petit troupeau », reçoivent encore ce témoignage.
Pour étayer cette affirmation, la publication cite l'exemple de l'apôtre Paul, qui, après avoir vu la récompense céleste qui lui était réservée, a consacré sa vie à servir Dieu et à poursuivre cet héritage. Elle encourage les lecteurs à suivre son exemple en se concentrant sur les choses célestes et en répondant joyeusement à l'appel de Dieu, quel que soit leur statut spirituel[41]. La publication conclut en affirmant que chaque individu doit déterminer par lui-même, à travers le témoignage du « saint esprit », s'il appartient au « petit troupeau » ou à la « grande multitude ». Elle insiste sur le fait que cette détermination ne dépend pas de ce que disent les autres, mais de la conviction personnelle et de la conduite de chacun[42].
La distinction entre les deux classes de fidèles
modifier modifier le wikicodeCe long développement doctrinal cherche à établir une distinction claire entre deux groupes au sein des fidèles de Jéhovah : les membres de la « petite troupe » (« little flock ») et les « autres brebis » (« other sheep »), aussi appelés Jonadabs[43]. La publication affirme que ces deux groupes possèdent des espérances et des statuts spirituels radicalement différents, bien qu’ils soient tous deux rassemblés sous l’autorité de Jéhovah et de Christ Jésus.
La « petite troupe » est décrite comme composée de ceux qui ont reçu l’onction de l’esprit saint et qui sont « engendrés » spirituellement pour hériter du Royaume céleste aux côtés de Christ[44]. Ces fidèles, selon le texte, ont reçu « l’adoption de filiation » (« adoption of sonship ») et possèdent le « témoignage de l’esprit » (« witness of the spirit »), c’est-à-dire une confirmation intérieure qu’ils sont destinés à régner avec Christ dans les cieux[45]. Leur espérance est qualifiée de « haute vocation » (« high calling »), et leur consécration totale à Dieu implique une mort symbolique au monde, conformément à l’enseignement de l’apôtre Paul dans Colossiens 3:2-3 et Romains 6:3-5. Le texte souligne que ces fidèles doivent être prêts à souffrir avec Christ, car leur glorification future est conditionnée à leur fidélité jusqu’à la mort, comme l’indique 2 Timothée 2:11-12[46].
En revanche, les « autres brebis » ou Jonadabs, bien que dévouées à Jéhovah, n’ont pas cette espérance céleste. Leur destin est de vivre éternellement sur une terre transformée en paradis après la bataille d’Armageddon[47]. Le texte précise que ces fidèles ne sont pas « justifiés par la foi » de la même manière que les membres de la « petite troupe », et qu’ils ne sont pas baptisés « dans la mort de Christ »[48]. Leur baptême en eau symbolise uniquement leur consécration à Dieu et à son organisation, sans impliquer une participation à la gloire céleste. Leur rôle est de servir fidèlement au sein de l’organisation de Jéhovah, en coopérant avec la « petite troupe », jusqu’à ce qu’ils reçoivent la vie éternelle sur terre après la destruction du système de Satan.
La publication insiste sur le fait que cette distinction ne doit en aucun cas justifier un sentiment de supériorité chez les membres de la « petite troupe ». Au contraire, ceux-ci sont exhortés à traiter les Jonadabs avec humilité et amour, conformément à l’esprit de 1 Corinthiens 3:21, qui interdit de se glorifier dans les hommes[49]. Les deux groupes sont appelés à collaborer harmonieusement dans le service de Jéhovah, en attendant le moment où ils formeront « un seul troupeau sous un seul berger » (Jean 10:16).
Le texte souligne également que la période de rassemblement des Jonadabs a commencé de manière plus marquée à partir de 1931, et que ce processus se poursuit activement[50]. Cette date est présentée comme un tournant dans l’histoire du mouvement, marquant une intensification des efforts pour rassembler les « autres brebis » avant la fin du système actuel.
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Questions pour l'étude
modifier modifier le wikicodeCette section propose une série de questions destinées à guider l’étude individuelle ou collective des enseignements présentés dans les articles précédents. Les questions sont organisées de manière à couvrir les principaux points doctrinaux abordés, notamment la distinction entre les deux classes de fidèles, le rôle de l’esprit saint, et les conditions de la glorification céleste.
Les premières questions portent sur le rôle de l’esprit saint dans le témoignage rendu aux fidèles. Par exemple, la question 1 demande : « Quelle disposition Jéhovah a-t-il prise pour rassembler les ‘brebis’ dans son enclos ? »[51]. Les questions 2 à 7 invitent les lecteurs à examiner les manifestations de l’esprit saint dans le ministère des disciples de Jésus, en s’appuyant sur des passages bibliques tels que Jean 14:26, Jean 15:26, et Jean 16:13-15. Ces questions visent à renforcer la compréhension du rôle de l’esprit saint comme guide et révélateur de la vérité pour les fidèles.
Les questions 8 à 23 approfondissent la nature du « témoignage de l’esprit » et son lien avec l’onction spirituelle. Par exemple, la question 9 interroge : « À qui les dons spirituels et le témoignage de l’esprit sont-ils accordés, et dans quel but ? »[52]. Les questions 12 à 15 explorent la distinction entre « l’esprit de l’homme » et « l’esprit de Dieu », en s’appuyant sur Romains 8:16 et d’autres passages bibliques. Les questions 18 à 21 soulignent l’importance des dates clés dans l’histoire du mouvement, notamment 1918, 1922, 1931 et 1935, comme marqueurs de l’avancement du dessein de Jéhovah[53].
Les questions 24 à 30 visent à aider les fidèles à déterminer s’ils font partie de la « petite troupe » ou des « autres brebis ». Par exemple, la question 24 demande : « Comment une personne appelée à combler une place vacante peut-elle reconnaître le ‘témoignage de l’esprit’ ? »[54]. Les questions 27 à 30 appliquent des passages bibliques tels que 2 Corinthiens 13:5, Éphésiens 4:4-6, et Colossiens 3:2-3 pour encourager les fidèles à s’examiner eux-mêmes et à discerner leur position spirituelle.
Les questions 31 à 44 abordent des thèmes tels que le baptême, la justification, et la relation entre les deux classes de fidèles. Par exemple, la question 31 explore la différence entre le baptême des membres de la « petite troupe » et celui des Jonadabs, tandis que les questions 32 et 33 examinent les différences dans leur condition de justification[55]. Les questions 37 à 39 soulignent l’importance de la souffrance et de la persécution comme conditions pour recevoir la gloire céleste, en s’appuyant sur des passages tels que Romains 8:17 et 2 Timothée 2:11-12.
Enfin, les questions 41 à 44 traitent du rôle des Jonadabs et de leur relation avec la « petite troupe ». Elles mettent en lumière l’importance de prêcher la Parole de Dieu aux personnes de bonne volonté, ainsi que la position des Jonadabs par rapport à l’alliance pour le Royaume et à la participation à la commémoration de la mort de Christ.
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Le « serviteur mauvais »
modifier modifier le wikicodeCette brève rubrique informe les fidèles des activités du « serviteur mauvais » (« evil servant »), une classe identifiée comme composée de clercs et d’apostats opposés à l’organisation de Jéhovah. Le texte mentionne spécifiquement les agissements d’un certain Anderson, décrit comme ayant « débordé » (« spilled over ») en révélant des informations sensibles en présence de témoins fiables[56].
Selon la publication, Anderson aurait affirmé que la hiérarchie catholique romaine avait vendu un manuscrit biblique complet au Musée de Londres pour la somme de 550 000 dollars. Ce manuscrit, prétendument « correct », aurait été acquis dans le but de démontrer que les publications de la Watch Tower contenaient des erreurs[57]. Le texte mentionne également un certain Salter, présenté comme collaborant activement avec des prêtres catholiques pour préparer une attaque conjointe contre la Société Watch Tower et ses publications.
La publication exhorte les fidèles à ne pas se laisser troubler par ces manœuvres, rappelant que « le Seigneur a informé son peuple que la bataille est la sienne »[58]. Cette déclaration s’inscrit dans une rhétorique récurrente du mouvement, qui présente les attaques extérieures comme des tentatives de Satan pour ébranler la foi des fidèles, tout en affirmant que Jéhovah protégera son organisation et ses serviteurs. Le texte souligne que les fidèles doivent rester fermes dans leur dévotion, quelles que soient les accusations portées contre eux par les ennemis de la vérité.
Les tièdes rejetés
modifier modifier le wikicodeLa publication examine l'avertissement adressé à « l'église des Laodicéens » (Apocalypse 3:14-22) par le Christ, décrivant une attitude de tiédeur spirituelle au sein de certains membres de la congrégation. Ces derniers, cherchant à éviter les reproches réservés aux fidèles témoins de Jéhovah, ne suivent pas la volonté divine selon ses commandements. Leur manque de zèle les place en mauvaise posture auprès de Dieu, les rendant « pauvres, aveugles, misérables, nus et pitoyables ». Le Seigneur leur adresse une mise en garde directe : « Je connais tes œuvres, tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche »[59].
La publication souligne que ces tièdes se considèrent riches et autosuffisants, ignorant leur véritable état de dénuement spirituel. Pour remédier à cette situation, le Seigneur leur conseille d'acquérir auprès de lui « de l'or éprouvé par le feu » afin de s'enrichir véritablement, ainsi que des « vêtements blancs » pour couvrir leur nudité et un « collyre » pour oindre leurs yeux et recouvrer la vue. Cette métaphore illustre la nécessité de subir des épreuves purificatrices et de manifester une dévotion sans faille à Dieu pour obtenir son approbation. Ceux qui refusent de se repentir et de devenir zélés s'exposent à être rejetés, devenant ainsi partie de la classe du « mauvais serviteur » décrite par Jésus (Matthieu 24:48-51)[60].
La publication établit un parallèle entre cette attitude tiède et la tribu d'Éphraïm, qui s'est mêlée à l'organisation de Satan et est décrite comme « un gâteau à moitié cuit » (Osée 4:17 ; Osée 7:8). Ces individus évitent de dénoncer les différentes composantes de l'organisation diabolique, telles que le clergé religieux, les grandes entreprises oppressives, le militarisme et d'autres structures oppressives, préférant adopter une position de moindre résistance pour éviter les reproches et obtenir l'approbation du monde. Leur tiédeur les rend indignes de la faveur divine et les expose à être rejetés par Jéhovah[61].
Malgré cette mise en garde, le Seigneur fait preuve de longanimité envers ces tièdes, les exhortant à se repentir et à devenir zélés. Jésus les encourage en rappelant sa propre victoire sur le monde et en promettant aux fidèles vainqueurs de partager son trône, tout comme lui-même a été établi sur le trône de son Père en 1914 (Psaume 2:6 ; Psaume 110:2). Seuls ceux qui aiment Dieu de manière suprême et répondent avec joie à ses commandements, en persévérant fidèlement dans son service jusqu'à la mort, seront autorisés à s'asseoir avec le Christ sur son trône[62].
La publication explique que les messages adressés aux sept églises d'Asie, décrits dans les chapitres 1 à 3 de l'Apocalypse, sont transmis par Jésus-Christ, l'officier en chef de Jéhovah, durant la période de préparation précédant l'arrivée du « Messager de l'alliance » au temple. Ce messager, identifié comme le Christ, est annoncé dans Malachie 3:1. Les faits physiques, interprétés à la lumière des Écritures, confirment que le Christ est venu au temple au printemps de l'an 1918. Le message divin est envoyé par l'intermédiaire des anges de Dieu, qui ne sont pas des hommes, mais des « saints anges de Dieu » sous le commandement du Christ. Ces anges invisibles accompagnent le Christ lors de son arrivée au temple pour le jugement, comme l'illustre Matthieu 25:31 : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les saints anges, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire »[63].
L'Apocalypse précise que le message est adressé à l'apôtre Jean, représentant la classe des serviteurs du Seigneur sur terre durant la période de préparation du chemin devant Jéhovah. Ce message ne pouvait être compris avant l'arrivée du Seigneur au temple et l'ouverture de celui-ci, comme décrit dans Apocalypse 11:19. Une fois le temple ouvert, le message doit être compris et publié, car l'Apocalypse ordonne : « Écris dans un livre ce que tu vois, et envoie-le aux sept églises qui sont en Asie » (Apocalypse 1:11). Ceux qui entendent et obéissent à ce message sont bénis par une lumière croissante de la part de Jéhovah, contemplant sa beauté dans son temple et continuant à explorer les richesses de la sagesse et de la connaissance divines[64].
Changement d'habit
modifier modifier le wikicodeLa publication explique que le grand prêtre de Jéhovah est son Fils bien-aimé, Jésus-Christ. Ce dernier agit en tant que prêtre sacrificateur, offrant les membres de son corps ou de son Église, préfiguré par le sacerdoce aaronique de la nation d'Israël. Il exerce également la fonction de prêtre royal, à l'image de Melchisédek, « prêtre sur son trône » (Genèse 14:18-20). En temps voulu, Jéhovah envoie son Fils, le grand prêtre et juge, pour régner au milieu de ses ennemis, lui déclarant : « Le Seigneur l'a juré, et il ne s'en repentira pas : Tu es prêtre pour toujours selon l'ordre de Melchisédek. Le Seigneur est à ta droite : il écrasera des rois au jour de sa colère » (Psaume 110:1-5)[65].
La publication « affirme que « Josué, le grand prêtre » » représente Jésus-Christ, le prêtre sacrificateur, qui a conduit ceux qui sont en alliance avec Dieu par le sacrifice jusqu'au point du jugement. Jésus-Christ est également représenté comme « l'ange de Jéhovah », c'est-à-dire le « Messager de l'alliance » et juge, chargé de conduire le procès des serviteurs de Jéhovah engagés dans cette alliance. Ce processus vise à séparer les indignes et à intégrer les approuvés dans le temple, afin que ces derniers puissent offrir à Jéhovah une offrande en justice (Malachie 3:1-3)[66].
Dans la vision de Zacharie, « Josué, le grand prêtre », symbolise particulièrement le reste des élus approuvés et oints de l'esprit de Dieu. Le Seigneur, représentant Jéhovah, réprimande Satan et affirme que ces fidèles, ayant maintenu leur intégrité envers Jéhovah, constituent le reste et sont comparés à « un tison arraché au feu » (Malachie 3:1-3). Cette réprimande infligée à Satan marque une défaite pour lui, car il voit le Christ, le grand juge, déterminer judiciairement que certains membres de l'alliance avec le Seigneur ont préservé leur fidélité envers Jéhovah, prouvant ainsi que Satan est un menteur. Ceux qui ont cédé à l'influence de Satan et se sont détournés pour rejoindre ses rangs sont désapprouvés par le Seigneur et deviennent partie de la classe du « mauvais serviteur » (Matthieu 13:41 ; Matthieu 24:48-51)[67].
La vision montre Josué vêtu de vêtements souillés, symbolisant son séjour à Babylone, où tout était impur. À ce stade, Josué est représenté comme ayant échappé à Babylone et se tenant à Jérusalem en tant que bâtisseur du temple. Cependant, ses vêtements sont encore souillés, et cette souillure doit être éliminée au moment de son approbation. Le « feu du fondeur » et le « savon des foulons », mentionnés dans Malachie 3:2-3, accomplissent cette purification. L'« ange de Jéhovah », identifié comme le Christ Jésus, le grand juge, déclare alors : « Ôtez-lui les vêtements sales ! » et ajoute : « Voici, j'ai fait disparaître ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête » (Zacharie 3:4). Ce passage illustre la purification des élus lors de leur jugement au temple, où ceux qui sont approuvés reçoivent un « changement d'habit », les intégrant ainsi à l'organisation de Jéhovah[68].
Dans la vision, une mitre est apportée. Cette coiffure ornementale, également appelée « diadème » dans d'autres traductions, est placée sur la tête de Josué pour indiquer qu'il est affecté à une position officielle au sein de l'organisation de Jéhovah, signifiant ainsi son onction. Le Seigneur déclare ensuite au reste des élus : « Si tu marches dans mes voies et si tu observes mes ordres, tu jugeras ma maison et tu garderas mes parvis ; je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici » (Zacharie 3:7). Cette partie de la prophétie fournit des instructions au reste des élus présents au temple, les préparant à servir au sein de l'organisation de Jéhovah. Ces élus doivent suivre les traces du Christ Jésus, c'est-à-dire se consacrer entièrement à Jéhovah Dieu. Les « choses à observer » sont définies dans Actes 3:22-23 comme étant « tout ce qu'il [le Seigneur] vous dira de faire »[69].
La publication souligne que cette condition est préalable et doit être remplie par ceux qui participeront au jugement, c'est-à-dire à la proclamation du jugement de Jéhovah contre la « chrétienté » frauduleuse et les autres composantes de l'organisation de Satan. Jéhovah accorde cet honneur à ses fidèles serviteurs (Psaume 149:9). Les fidèles doivent donc participer à la proclamation des jugements de Jéhovah contre l'ennemi. De plus, Jéhovah déclare au reste des élus : « Tu garderas aussi mes parvis », s'ils continuent à être fidèles. Les fidèles ne quitteront jamais le temple, mais « s'approcheront de moi pour me servir dans mon sanctuaire, et ils s'approcheront de ma table pour accomplir mon service » (Ézéchiel 44:15-16). Le Psaume 65:4 exprime cette idée en ces termes : « Heureux celui que tu choisis et que tu fais approcher de toi, pour qu'il habite dans tes parvis ! Nous nous rassasierons du bonheur de ta maison, de la sainteté de ton temple »[70].
Le Seigneur s'adresse ensuite à l'organisation du temple, incluant le Christ Jésus, les membres de son corps et le reste fidèle sur terre, en déclarant : « Écoute donc, Josué, grand prêtre, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi ! Car ce sont des hommes qui serviront de signes. Voici, je ferai venir mon serviteur, le GERME » (Zacharie 3:8). Cette annonce revêt une importance particulière, car elle révèle que le royaume de Jéhovah est né et que Jéhovah a introduit le Christ Jésus, « mon serviteur, le GERME », dans le temple. Cela signifie que Jéhovah a présenté le Christ Jésus, le Messager et grand officier exécutif, à son temple, marquant ainsi « l'apparition glorieuse du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ » (Tite 2:13)[71].
Ceux qui, autrefois engagés dans l'alliance pour le Royaume, sont devenus orgueilleux et suffisants, n'ont jamais reconnu que le Seigneur Jésus est apparu au temple de Jéhovah. Ils ont rejeté cette grande annonce prophétique et se sont alliés à Satan, rejoignant ainsi la classe du « mauvais serviteur » (Matthieu 24:48-51). S'accrochant aux traditions humaines, leurs vêtements restent souillés, et le Seigneur déclare à leur sujet : « Que celui qui est souillé se souille encore » (Apocalypse 22:11)[72].
Le « GERME » est identifié comme étant le Christ Jésus, le Fils glorieux et unique engendré de Jéhovah, et en tant que grand prêtre, il est « le GERME de Jéhovah » (Ésaïe 55:3-4). Les membres du corps du Christ sont décrits comme des « branches » du GERME (Jean 15:1-8). Le Christ Jésus, oint et installé comme roi de Jéhovah, est également désigné comme « la PIERRE » dans la prophétie de Zacharie (Zacharie 3:9). Cette pierre, sur laquelle sont gravés sept yeux symbolisant la vigilance divine, représente le fondement du temple, la pierre angulaire de l'organisation capitale de Jéhovah. Jéhovah utilise cette « PIERRE » pour éliminer toute iniquité de l'univers, déclarant : « Je ferai disparaître en un jour l'iniquité de ce pays » (Zacharie 3:9). Ce jour est celui que Jéhovah a établi (Psaume 118:22-24)[73].
Cette pierre, décrite comme « précieuse » aux yeux de Jéhovah, est chargée de la plus grande mission : la vindication du nom de Jéhovah lors de la bataille du grand jour de Dieu Tout-Puissant. Les yeux de Jéhovah sont fixés sur elle, signe de son approbation et de son soutien total. Jéhovah est celui qui « grave l'inscription sur la pierre » (Exode 39:6), et le Christ Jésus, désigné comme le grand prêtre de Jéhovah pour l'éternité, en est le chef. Avant d'éliminer complètement toute iniquité, Jéhovah prépare son reste comme un peuple « pour son nom » et les envoie proclamer son nom et son dessein, informant ainsi les peuples de la terre. Il commence par purifier son sanctuaire, éliminant toute iniquité ou tout ouvrier d'iniquité parmi son peuple allié. Cette purification a débuté avec l'arrivée du Christ Jésus au temple et se poursuit jusqu'à ce que le sanctuaire soit entièrement purifié et que tous ses serviteurs lui offrent une « offrande en justice ». Ensuite, Jéhovah envoie sa classe sanctifiée pour lui offrir une offrande continue de louange et de témoignage en justice. Une fois cette œuvre accomplie, Jéhovah, le grand Dieu des batailles, détruira toute iniquité sur terre par l'intermédiaire de son puissant officier exécutif[74].
Sous la vigne et le figuier
modifier modifier le wikicodeCe passage exégétique interprète le symbolisme biblique de la vigne et du figuier comme représentant la prospérité et la paix accordées par Jéhovah à son peuple après la purification de l'iniquité. La publication explique que ces arbres, mentionnés en Michée 4:4 et 1 Rois 4:25, symbolisent respectivement la joie du service du Royaume (la vigne) et la douceur des fruits spirituels (le figuier). Une fois le sanctuaire purifié, les fidèles sont invités à s'encourager mutuellement dans l'offrande du « sacrifice continuel de louange » (Hébreux 13:15), une prospérité spirituelle qui les prépare pour « la bataille du grand jour de Dieu Tout-Puissant »[75].
La timidité et la tiédeur des croyants sont présentées comme des obstacles nécessitant un soutien communautaire, illustré par l'invitation à se rassembler « sous la vigne et sous le figuier ». Ce cadre symbolique est décrit comme un état de sécurité où « personne ne les fera trembler » (Michée 4:4), soulignant l'importance de la confiance en Jéhovah après la purification du sanctuaire[76].
Lettres
modifier modifier le wikicodeCette rubrique publie deux témoignages de fidèles exprimant leur engagement dans l'œuvre de prédication sous la direction de Joseph Franklin Rutherford.
Gratitude envers Jéhovah et son Vindicateur
modifier modifier le wikicodeUne compagnie de Toronto exprime sa reconnaissance envers Jéhovah et le Christ Jésus pour avoir révélé, via La Tour de Garde, la « vérité concernant la religion », qualifiée de « racket le plus méprisable, tortueux et maudit ayant jamais affligé les peuples de la terre ». Les signataires saluent particulièrement les articles *« Song of the Harlot »* (Chant de la Prostituée) et *« Racketeers »* (Escrocs), ainsi que les études sur la prophétie de Jérémie, qui auraient clarifié leur « privilège et responsabilité » dans l'exposition de la hiérarchie religieuse[77].
La lettre souligne l'impact des méthodes d'étude introduites lors de la convention de Columbus, notamment les questions accompagnant les articles de La Tour de Garde, et loue la brochure *« Model Study »* pour ses « preuves scripturaires accablantes » (tirées de la Bible catholique) réfutant les déclarations des dirigeants religieux. Les témoins de Toronto s'engagent à participer activement à la campagne de trois mois visant à distribuer les publications *« Consolation »*, *« Enemies »* et *« Cue »*, promettant de « dépenser et être dépensés » pour la « vindication du nom de Jéhovah »[78].
C'est grandiose ! Cette nouvelle méthode
modifier modifier le wikicodeUne sœur britannique partage son enthousiasme pour la méthode de prédication suggérée dans *« Wake Up, Britain »* (Réveille-toi, Grande-Bretagne), un *« Informant »* (bulletin interne) encourageant les fidèles à consacrer cinq heures par jour à l'activité missionnaire. Elle décrit cette approche comme une bénédiction divine, permettant d'augmenter significativement le nombre de conférences placées (jusqu'à trente en une journée, contre sept auparavant) et de « briser les préjugés »[79].
La correspondante détaille son organisation quotidienne : lever à 7 heures, préparation du foyer, puis prédication de 9h30 à 16h avec une pause déjeuner de trente minutes. Elle attribue le succès de cette méthode à la protection de Jéhovah, notant que les tâches domestiques semblent « s'accomplir d'elles-mêmes » à son retour, malgré la fatigue. Son témoignage se conclut par un appel aux autres éditeurs britanniques à adopter cette pratique pour « montrer aux frères américains que notre courage vaut le leur » et contribuer aux « heures si nécessaires pour 1938 »[80].
Illustrations du numéro
modifier modifier le wikicodeRéférences
modifier modifier le wikicode- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 100-102.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 110.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 106.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 104-105.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 103.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 110.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 110.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 102-103.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 108.
- ↑ Development of Jehovah's Witnesses doctrine, Wikipedia, consulté en 2024.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 99.
- ↑ The Creation of a Theocracy, Mentes Bereanas, consulté en 2024.
- ↑ « The Creation of a Theocracy », Mentes Bereanas.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 99.
- ↑ « Advertise the King and the Kingdom! (1919–1941) », Les Témoins de Jéhovah — Prédicateurs du Royaume de Dieu, jw.org.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 98.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 107.
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- ↑ « The Creation of a Theocracy », Mentes Bereanas.
- ↑ La Tour de Garde du 1er avril 1938, p. 112.
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