The Golden Age du 26 février 1936
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| The Golden Age du 26 février 1936 | |
|---|---|
| Revue | L'Âge d'Or |
| Date | 1936 |
| Année | 1936 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par la question du salut obligatoire au drapeau américain dans les écoles publiques, présentée comme une menace directe contre les libertés civiles et religieuses garanties par la Constitution des États-Unis. La publication y consacre l'essentiel de ses pages à un dossier de presse rassemblant les prises de position de dizaines de journaux américains, de l'Alabama à la Californie, qui dénoncent cette pratique comme caractéristique des méthodes des régimes fascistes européens. Les enfants des Témoins de Jéhovah, exclus de leurs écoles pour avoir refusé ce geste qu'ils considèrent comme une forme d'idolâtrie, sont au cœur du débat.
La revue s'appuie sur cette large revue de presse pour défendre la légitimité du refus de ses membres et pour suggérer que l'opinion publique américaine partage, au moins en partie, ses réserves sur l'obligation du serment d'allégeance. Ce faisant, le numéro construit un argumentaire à la fois constitutionnel et biblique, ancré dans la situation concrète des Témoins de Jéhovah aux États-Unis en 1936.
Analyse
Croyances
La doctrine de l'état des morts, développée dans les deux articles doctrinaux centraux de ce numéro — « Il n'y aura plus de mort » et « L'enfer, le Shéol et le Hadès » —, se situe dans la continuité directe de l'enseignement russellite sur la « condition des morts ».[1] La publication affirme que la mort équivaut à une inconscience totale, en s'appuyant sur Ecclésiaste 9:5 (« les morts ne savent rien ») et Ézéchiel 18:4. Cette position, héritée de Charles Taze Russell, est ici réaffirmée avec une vigueur particulière : la doctrine des tourments éternels est explicitement qualifiée de « mensonge de Satan », en référence à Genèse 3:4, ce qui constitue une rupture doctrinale radicale avec le protestantisme évangélique contemporain.
L'analyse lexicale des termes Shéol, Hadès et « enfer » proposée dans ce numéro s'inscrit dans une démarche herméneutique caractéristique de la période rutherfordienne : la publication s'appuie sur la American Revised Version pour disqualifier la King James Version, accusée de dissimuler le sens réel de ces termes.[2] Ce recours à des traductions alternatives comme argument d'autorité contre le protestantisme traditionnel illustre la stratégie exégétique systématiquement employée à cette époque par la Watch Tower Society pour différencier son enseignement de celui des Églises établies.
La doctrine de la résurrection exposée dans ce numéro présente une structure en deux étapes distinctes, ancrée dans Révélation 20:6 : une résurrection céleste réservée aux oints, suivie d'une résurrection terrestre et progressive bénéficiant à l'ensemble de l'humanité durant le règne millénaire.[3] Cette conception se distingue de la doctrine protestante dominante d'une résurrection universelle simultanée, et elle constitue le fondement scripturaire sur lequel repose la distinction, centrale chez Rutherford, entre les 144 000 oints destinés à régner dans les cieux et le reste de l'humanité appelé à vivre sur une terre restaurée. Il est significatif que ce numéro de février 1936 expose cette doctrine sans encore formaliser la catégorie de la « grande foule » terrestre, dont Rutherford devait clore le cadre conceptuel au cours de la même année 1935 en déclarant que l'appel céleste des 144 000 était désormais fermé.[4]
Le recours à Hébreux 11 pour désigner les « pères » de l'Ancien Testament comme bénéficiaires d'une résurrection terrestre sous le règne millénaire reflète une tension doctrinale propre à la période rutherfordienne. Selon la page Résurrection du présent wiki, Rutherford avait modifié la doctrine de Russell sur ce point, faisant ressusciter ces « anciens justes » — Abraham, Moïse et autres — avant la bataille d'Har-Maguédôn, comme témoignage pour les nations, ce qui avait motivé la construction de la villa Beth-Sarim à San Diego pour les accueillir.[5] L'article doctrinal de ce numéro, en citant Hébreux 11 dans le cadre du règne millénaire, s'inscrit dans cette position rutherfordienne spécifique, distincte de celle de Russell et de celle qui sera adoptée à partir de 1950 sous Frederick Franz.[6]
La définition de la véritable Église exposée par Rutherford dans ce numéro repose sur un ecclesiologie strictement céleste et non institutionnelle.[7] En citant 1 Timothée 3:15, Colossiens 1:18 et Hébreux 12:23, Rutherford affirme que l'Église authentique est un corps choisi par Dieu, dont les membres sont « enregistrés dans les cieux » et non dans des registres terrestres. Cette conception fonde théologiquement le rejet de toute appartenance institutionnelle à une Église visible, qu'elle soit catholique ou protestante, et justifie la désignation des membres du mouvement comme un groupe radicalement distinct des confessions chrétiennes établies.
La vocation de cette Église véritable, telle qu'elle est définie dans ce numéro, n'est pas d'emmener ses membres au ciel mais de les employer comme instruments pour « proclamer le nom de Jéhovah » et réfuter les mensonges de Satan.[8] Cette formulation théocentrique — la gloire de Jéhovah comme finalité primaire de l'existence des oints, au-delà même de leur propre salut — est l'un des marqueurs distinctifs de la théologie rutherfordienne par rapport à la tradition protestante évangélique, pour qui le salut des individus demeure la finalité première de l'action divine.
L'exigence de fidélité jusqu'à la mort, illustrée par Apocalypse 2:10, 1 Pierre 2:21 et 2 Timothée 4:7-8, est présentée dans ce numéro comme la condition sine qua non de l'admission dans l'Église véritable.[9] Cette insistance sur le martyre potentiel comme épreuve validatrice de l'appartenance au corps oint trouve un écho direct dans les témoignages de persécution rapportés dans le même numéro — les Fidji, le New Jersey, la Nouvelle-Zélande —, le discours doctrinal et les récits de terrain se renforçant mutuellement pour constituer une théologie de la persécution comme signe d'élection.
Le refus du salut au drapeau, présenté dans l'immense dossier de presse qui occupe la majeure partie de ce numéro, repose sur un fondement théologique explicite : Exode 20:4-5, le Second Commandement interdisant la fabrication et le culte d'images taillées.[10] Cette interprétation avait été formalisée par Rutherford lors d'un discours du 3 juin 1935, dans lequel il déclara qu'il ne saluerait pas un drapeau parce que ce serait lui « attribuer le salut » et trahir Dieu.[11] En 1935, plus de deux cents enfants Témoins de Jéhovah furent expulsés des écoles américaines pour ce motif, et la presse que ce numéro compile abondamment documente le cas emblématique de la famille Gobitas à Minersville, Pennsylvanie.[12] Le dossier de presse, en mobilisant des dizaines d'éditoriaux américains critiques des lois sur le serment d'allégeance, remplit une double fonction : il documente la persécution subie par les membres du mouvement, et il légitime théologiquement leur résistance en la faisant valider, non par des sources internes, mais par l'opinion publique américaine elle-même.
Organisation et histoire
Le numéro du 26 février 1936 de The Golden Age consacre l'essentiel de son contenu à une controverse légale et scolaire précisément datée : à partir de 1935, des écoles primaires et secondaires à travers les États-Unis commencèrent à expulser des enfants Témoins de Jéhovah au motif qu'ils refusaient de saluer le drapeau américain.[13] Ce mouvement d'expulsions était directement lié à la position que Joseph Franklin Rutherford avait rendue officielle le 3 juin 1935, déclarant publiquement que le salut au drapeau constituait un acte d'idolâtrie contraire au second commandement (Exode 20:4-5) et qu'il enjoignait à tous les Témoins de s'y refuser.[14] Le présent numéro, paru moins de huit mois après cette décision, en constitue le prolongement documentaire le plus systématique connu à cette date : il mobilise, sur plusieurs dizaines de pages, un dossier de presse américain compilant les réactions de plus de trente journaux répartis dans au moins dix États.
La Pennsylvanie et le Massachusetts figurèrent parmi les États les plus touchés par les expulsions, avec plus de deux cents enfants exclus des écoles publiques pour ce motif.[15] Le cas des enfants Gobitas — Billy (10 ans) et Lillian (12 ans) — expulsés du district scolaire de Minersville (Pennsylvanie) le 6 novembre 1935 après avoir suivi la directive de Rutherford, illustre la chronologie immédiatement antérieure à ce numéro.[16] Le numéro s'inscrit donc dans un contexte de litige scolaire actif, où les Témoins avaient déjà essuyé des revers judiciaires dans six États, la Cour suprême ayant refusé à quatre reprises dans les années 1930 d'examiner ces affaires en certiorari.[17]
La stratégie éditoriale déployée dans ce numéro — compiler des dizaines d'extraits de presse profane favorables à la position des Témoins — témoigne d'une démarche délibérée de légitimation par l'opinion publique extérieure au mouvement. L'organisation identifie explicitement l'American Legion et les Daughters of the American Revolution comme les forces motrices derrière les lois imposant le salut obligatoire, les présentant comme des relais d'une influence jésuite et fasciste.[18] Cette désignation de l'American Legion comme adversaire institutionnel s'inscrit dans un rapport de force documenté : des organisations allant des Daughters of the American Revolution au Ku Klux Klan avaient fait du salut obligatoire au drapeau un enjeu de promotion du patriotisme anticommuniste, et l'American Legion en avait fait son combat emblématique.[19]
La rivalité avec l'Église catholique romaine, autre axe structurant de ce numéro, s'appuie sur un épisode précis et daté : les attaques publiées contre Rutherford dans le Catholic Universe Bulletin de Cleveland, notamment le 18 août 1933, par l'évêque Joseph Schrembs. Ce numéro documente explicitement la relation entre ce conflit antérieur et la soumission ultérieure du magazine Time à l'autorité de Schrembs sous forme de lettre d'excuses, ce qui fournit à la publication l'occasion de rappeler les antécédents de cet adversaire ecclésiastique.[20]
Le numéro mentionne également des données chiffrées relatives aux activités de prédication en Nouvelle-Angleterre entre juillet et octobre 1935 : une voiture sonorisée aurait diffusé les discours de Rutherford dans 39 villes et 94 villages, touchant environ 89 000 personnes.[21] Ces chiffres, présentés dans un rapport de terrain, illustrent la structure missionnaire du mouvement à cette période et la répression institutionnelle qu'elle suscitait — arrestations, emprisonnements et procès y sont mentionnés concomitamment. Le témoignage d'un Témoin emprisonné aux Fidji, relatant des conditions de détention discriminatoires selon l'appartenance raciale des prisonniers, complète ce tableau en documentant l'extension internationale de la confrontation entre le mouvement et les autorités coloniales britanniques.[22]
Science et médecine
Ce numéro du 26 février 1936 présente deux affirmations à caractère médical présentant un intérêt idéologique particulier pour la publication : la promotion des médecines alternatives comme substitut à la médecine conventionnelle, et l'imputation de séquelles durables de santé à des vaccinations militaires reçues pendant la Première Guerre mondiale.
Un Témoin de Jéhovah néo-zélandais, vétéran de la Grande Guerre, attribue l'amélioration de son état de santé aux « conseils sur les herbes, l'alimentation et les traitements chiropratiques » publiés dans The Golden Age, tout en imputant ses problèmes de santé persistants aux vaccins reçus pendant la guerre.[23] Un pionnier travaillant dans les montagnes Rocheuses témoigne pareillement avoir résolu ses troubles digestifs et sa constipation en suivant les conseils diététiques de la revue, présentés comme une alternative efficace à la médecine officielle.[24]
Ces témoignages s'inscrivent dans la ligne éditoriale systématique de The Golden Age sous la direction de Clayton Woodworth, opposée à la médecine allopathique depuis le début des années 1920.[25] La revue avait déjà diffusé, à partir de 1921, de nombreux articles très critiques envers la vaccination, assimilant en 1931 la vaccination à une violation de la loi biblique sur le sang, et publiant en 1935 un formulaire standard permettant aux parents de refuser la vaccination de leurs enfants.[26]
En imputant des séquelles de santé aux vaccinations militaires de la Première Guerre mondiale, la publication mobilise le témoignage de son lecteur néo-zélandais dans un sens cohérent avec cette campagne idéologique. Or, si des débats médicaux existaient bien à l'époque sur les effets secondaires des vaccinations et sur leur caractère plus ou moins volontaire dans les armées alliées, le consensus scientifique de l'entre-deux-guerres reconnaissait que la vaccination contre la typhoïde avait considérablement réduit la mortalité militaire, et les effets secondaires graves documentés restaient marginaux au regard de l'efficacité démontrée.[27] La rhétorique antivaccinale d'alors n'était d'ailleurs pas propre à la Watch Tower : des organisations comme lAnti-Vaccination League of America ou lAmerican Medical Liberty League articulaient un discours similaire, dénonçant la vaccination obligatoire comme une forme d'asservissement médical à la solde du socialisme d'État.[28]
De même, la promotion de la chiropratique et de la phytothérapie comme remèdes efficaces se situe dans un contexte où ces pratiques, bien que populaires dans certains milieux américains, subissaient une marginalisation croissante face à la médecine scientifique. Dès les années 1920, l'American Medical Association menait des campagnes actives pour exclure les praticiens alternatifs des hôpitaux et des réseaux médicaux.[29] En présentant des témoignages attribuant à ses propres conseils diététiques et chiropratiques des guérisons que la médecine conventionnelle n'aurait pas obtenues, The Golden Age valorisait une autorité médicale alternative dont elle avait un intérêt idéologique direct à accréditer, dans le prolongement de sa méfiance doctrinale envers les institutions médicales officielles.
Économie et société
Le numéro du 26 février 1936 instrumentalise plusieurs faits économiques et sociaux réels pour construire une démonstration eschatologique de la décadence irrémédiable du monde séculier. Deux points méritent un examen critique particulier au regard des données disponibles à l'époque.
La revue présente la situation des agriculteurs américains comme structurellement désespérée, insistant sur une statistique selon laquelle l'agriculteur ne percevrait que 46 % du prix final des denrées alimentaires, le reste étant capté par les intermédiaires commerciaux[30]. Cette donnée, bien que plausible dans ses ordres de grandeur pour les années 1930, est utilisée non comme point de départ d'une réflexion sur la politique agricole du New Deal, mais comme argument définitif prouvant que le système économique humain est sans remède — la seule solution proposée étant de « prier pour l'avènement du Royaume de Dieu »[31]. Or, les politiques du New Deal, dont l'Agricultural Adjustment Act de 1933, avaient précisément pour objet d'améliorer les revenus agricoles en réduisant la surproduction et en soutenant les prix : la revue, qui par ailleurs se moque ouvertement des subventions à la non-production sous forme de petite annonce satirique, occulte délibérément que ces mécanismes représentaient une réponse institutionnelle réelle à la détresse rurale, même imparfaite[32]. La présentation du marché agricole comme un système figé et irréformable — au moment même où le gouvernement américain le réformait activement — relève d'un biais idéologique caractérisé, destiné à accréditer la thèse que seule l'intervention divine peut corriger les injustices humaines.
La citation attribuée à John Swinton, présentée comme la preuve que la presse américaine dans son ensemble est composée de « prostitués intellectuels » au service des puissances financières, constitue un second exemple de déformation à enjeu idéologique[33]. Selon les données biographiques disponibles, Swinton (1829–1901) était un journaliste américain d'origine écossaise ayant exercé comme rédacteur au New York Times puis au New York Sun. Le discours en question aurait été prononcé lors d'un dîner de presse à New York en 1883, et Swinton lui-même en contesta par la suite la teneur exacte, le qualifiant de « maladroitement rapporté », précisant qu'il ne contenait aucune « confession personnelle infamante »[34]. La Watch Tower utilise cette citation controuvée, sans mentionner les réserves du principal intéressé, pour discréditer globalement toute source d'information extérieure à la revue — ce qui sert l'autorité exclusive de la Watch Tower comme seul canal d'information fiable dans un monde présenté comme en décomposition.
Contenu
L'Amérique rejette les insultes jésuites au drapeau américain
Cette rubrique s'ouvre sur un éditorial dénonçant une « conspiration » visant à imposer aux Américains de saluer le drapeau des États-Unis, symbole de leur puissance militaire. La publication affirme que cette initiative, soutenue par l'American Legion et attribuée à une influence jésuite et fasciste, menace les fondements de la république américaine en instaurant un régime autoritaire. Elle souligne que cette pratique, si elle était imposée, transformerait les États-Unis en une dictature similaire aux régimes fascistes européens, où la liberté individuelle serait sacrifiée au profit d'un culte de l'État[35].

La publication cite abondamment la presse américaine pour illustrer l'opposition généralisée à cette mesure. Plusieurs journaux, classés par État, sont mentionnés pour leurs prises de position critiques. Par exemple, le Birmingham Age-Herald (Alabama) questionne l'efficacité de telles méthodes pour inculquer le patriotisme, tandis que le Tucson Daily Star (Arizona) estime que le salut au drapeau ne garantit pas la loyauté des citoyens et peut même servir de couverture aux « scélérats »[36]. En Californie, le San Diego Union et le San Francisco Chronicle comparent cette pratique aux méthodes des régimes totalitaires, soulignant que les Témoins de Jéhovah, en refusant de saluer le drapeau, s'inscrivent dans une tradition de résistance à l'idolâtrie similaire à celle des Quakers[37].
L'article met en avant des cas concrets d'enfants exclus de l'école pour avoir refusé de saluer le drapeau, comme à Sacramento, où un garçon est expulsé pour des raisons similaires à celles des persécutions nazies. La publication souligne que ces enfants, souvent issus de familles de Témoins de Jéhovah, agissent par conviction religieuse, considérant le salut au drapeau comme un acte d'idolâtrie interdit par les Écritures[38]. Le San Francisco News qualifie cette mesure de « stupide » et de « sans humour », tandis que le Hollywood Citizen-News critique l'hypocrisie de ceux qui cherchent à imposer une loyauté artificielle, rappelant que la véritable liberté ne peut être contrainte[39].
En Illinois, le Chicago Svenska Tribunen-Nyheter défend la liberté religieuse des enfants, estimant qu'ils mériteraient une médaille pour leur courage moral plutôt que d'être punis. Le journal souligne que le drapeau américain symbolise la liberté de conscience, et que forcer des enfants à le saluer contre leurs convictions religieuses va à l'encontre des principes fondateurs des États-Unis[40]. Dans l'Indiana, l'Evansville Journal et le Peru Tribune critiquent également cette pratique, la comparant aux saluts fascistes et nazis, et soulignant que la véritable loyauté ne peut être imposée par la force[41].
La publication conclut en affirmant que ces mesures, loin de renforcer le patriotisme, risquent de saper les valeurs démocratiques américaines et de favoriser l'émergence d'un régime autoritaire. Elle appelle à une réflexion sur les véritables fondements de la liberté et de la justice, rappelant que la Constitution américaine garantit les droits individuels et que toute tentative de les restreindre est une menace pour la démocratie[42].
Église
Cette rubrique aborde divers sujets liés à l'actualité religieuse et aux critiques adressées aux institutions ecclésiastiques, en particulier l'Église catholique. La publication dénonce ce qu'elle qualifie de « cinquième colonne » jésuite, accusant cette dernière de manipuler l'opinion publique et les institutions politiques pour servir ses intérêts. Elle cite un exemple récent en Allemagne, où 156 prêtres et autres individus ont été arrêtés pour possession et distribution de littérature communiste, suggérant que cette affaire révèle une stratégie plus large visant à instaurer un contrôle papal absolu[43].

La publication critique également les prières officielles dans le New Jersey, les qualifiant de tentatives d'imposer une forme de religiosité d'État. Elle s'oppose fermement à toute forme de coercition religieuse, y compris les saluts au drapeau imposés dans les écoles, qu'elle assimile à une idolâtrie contraire aux enseignements bibliques. La rubrique souligne que ces pratiques, bien qu'elles puissent sembler anodines, sont en réalité des outils de contrôle social utilisés par les hiérarchies religieuses et politiques pour soumettre les populations[44].
Un autre sujet abordé est la relation entre l'Église et les régimes autoritaires, notamment en Europe. La publication établit un parallèle entre les méthodes utilisées par les régimes fascistes et celles de l'Église catholique, soulignant leur tendance commune à réprimer la liberté d'expression et à imposer une idéologie unique. Elle cite des exemples de persécutions religieuses, comme celle des Témoins de Jéhovah en Allemagne nazie, pour illustrer les dangers d'une alliance entre l'Église et l'État[45].
Enfin, la rubrique évoque des affaires judiciaires impliquant des membres du clergé, comme celle des prêtres arrêtés en Allemagne, pour démontrer que l'Église n'est pas exempte de corruption et de compromissions politiques. La publication affirme que ces événements révèlent une stratégie délibérée de l'Église pour étendre son influence, même au prix de la liberté et de la justice[46].
Témoins de Jéhovah
Cette rubrique met en lumière les activités et les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah à travers le monde. Plusieurs témoignages et rapports sont présentés pour illustrer leur engagement dans la prédication et leur résistance face à l'oppression.
Un article relate l'expérience d'un « ancien » en Nouvelle-Zélande, qui partage son parcours de foi et son engagement dans la diffusion du message biblique. Ce témoignage souligne la détermination des Témoins de Jéhovah à poursuivre leur mission malgré les obstacles et les persécutions[47].

Un autre rapport décrit une affaire judiciaire à Verona, dans le New Jersey, où des Témoins de Jéhovah ont été confrontés à des accusations pour avoir refusé de saluer le drapeau américain. La publication souligne que cette affaire illustre la tension entre les convictions religieuses des Témoins de Jéhovah et les exigences des autorités locales, qui cherchent à imposer des pratiques patriotiques contraires à leurs croyances[48].
En Nouvelle-Angleterre, la rubrique évoque les efforts des Témoins de Jéhovah pour prêcher dans des régions où leur message est souvent mal accueilli. Elle met en avant leur persévérance et leur volonté de partager leur foi, même dans des contextes hostiles. Un article décrit également leur activité dans les montagnes Rocheuses, où ils organisent des réunions et distribuent des publications malgré les difficultés logistiques et les résistances locales[49].
La publication aborde également le rôle des journalistes dans la diffusion de l'information sur les Témoins de Jéhovah. Elle critique les médias qui, selon elle, déforment souvent leur message et contribuent à leur marginalisation. La rubrique souligne que les Témoins de Jéhovah sont fréquemment présentés comme des perturbateurs de l'ordre public, alors qu'ils cherchent simplement à vivre selon leurs convictions religieuses[50].
Enfin, la rubrique évoque la situation des Témoins de Jéhovah dans le Dakota du Sud, où la population diminue en raison des persécutions et des difficultés économiques. Elle souligne que, malgré ces défis, les Témoins de Jéhovah continuent de prêcher et de soutenir leurs coreligionnaires, démontrant une solidarité et une résilience remarquables[51].
Justice et paix avec des poings américains
Cette rubrique traite des tensions entre les idéaux de justice et de paix et les méthodes coercitives utilisées pour les imposer. La publication critique vivement les pratiques autoritaires, telles que les saluts obligatoires au drapeau, qu'elle assimile à des outils de contrôle social utilisés par les régimes fascistes et les hiérarchies religieuses. Elle souligne que ces méthodes, loin de promouvoir la paix, exacerbent les divisions et sapent les fondements de la démocratie[52].

La publication évoque également des affaires judiciaires et politiques pour illustrer son propos. Par exemple, elle mentionne le cas de Mooney, toujours emprisonné, pour dénoncer les injustices du système judiciaire américain. Elle critique également les « cartes de courtoisie » envoyées aux politiciens, les qualifiant de tentatives hypocrites de manipuler l'opinion publique. La rubrique souligne que ces pratiques révèlent une corruption généralisée et une instrumentalisation de la justice à des fins politiques[53].
Un autre sujet abordé est la sous-représentation des Noirs dans les jurys du Sud des États-Unis. La publication dénonce cette exclusion comme une violation des principes d'égalité et de justice, soulignant que les Noirs sont systématiquement écartés des processus judiciaires, ce qui perpétue les inégalités raciales. Elle cite le Guardian sur la « seconde venue », suggérant que ces injustices sont symptomatiques d'un système en crise[54].
Enfin, la rubrique aborde la question des prières officielles dans le New Jersey, les qualifiant de tentatives d'imposer une religiosité d'État. La publication s'oppose fermement à toute forme de coercition religieuse, y compris les saluts au drapeau, qu'elle considère comme des actes d'idolâtrie contraires aux enseignements bibliques. Elle souligne que ces pratiques, bien qu'elles puissent sembler anodines, sont en réalité des outils de contrôle social utilisés pour soumettre les populations[55].
La presse américaine face aux lois sur le serment d'allégeance
Ce dossier rassemble des extraits de la presse américaine critiquant les lois imposant le serment d'allégeance et le salut au drapeau dans les écoles publiques, présentées comme des atteintes aux libertés civiles et religieuses. Plusieurs journaux soulignent le caractère anticonstitutionnel de ces mesures, qui rappellent les méthodes des régimes fascistes en Europe. Le Louisville Times dénonce ainsi une instrumentalisation de l'école pour former des esprits soumis à l'État, tandis que le Shreveport Journal souligne l'implication des organisations patriotiques comme les Filles de la Révolution américaine ou l'American Legion dans la promotion de ces lois[56].
L'article met en lumière les contradictions entre ces lois et les principes fondateurs des États-Unis, citant notamment Thomas Jefferson et George Washington. Le Baltimore Evening Sun qualifie leurs promoteurs de "faux Américains" nostalgiques des systèmes monarchiques, tandis que le Boston Herald ironise sur l'incohérence des législateurs du Massachusetts, qui votent des lois anticonstitutionnelles tout en se réclamant du respect de la Constitution[57]. La publication souligne également le rôle des médias dans la diffusion d'une propagande anticommuniste, présentée comme un prétexte pour justifier ces mesures liberticides.

Réactions face au refus des enfants de saluer le drapeau
Cette section poursuit la compilation des réactions de la presse face au refus des enfants des Témoins de Jéhovah de saluer le drapeau, un acte motivé par leur interprétation des commandements bibliques, notamment Exode 20:4-5. Le Boston Post dénonce la campagne anticommuniste comme un "hareng rouge" utilisé par des minorités ignorantes ou intéressées pour discréditer leurs opposants. Le président de l'Université de Boston, Daniel L. Marsh, souligne quant à lui l'insignifiance du vote communiste aux élections de 1932, avec seulement 90 000 voix sur 38 millions de suffrages exprimés[58].
Dans le Minnesota, le Fergus Falls Daily Journal critique l'absurdité d'envoyer des enfants en prison pour leur refus de saluer le drapeau, une mesure qui, selon le journal, ne fait qu'alimenter la propagande des ennemis des États-Unis. Le Glenwood Herald défend le droit des individus à refuser ce geste pour des raisons religieuses, rappelant que le simple fait de retirer son chapeau lors du passage du drapeau est une marque de respect suffisante. Le juge Edward E. Barsness est cité pour son observation ironique sur les erreurs commises par les enfants lors de la récitation du serment d'allégeance, illustrant le manque de compréhension de son sens profond[59].
La propagande jésuite et les réactions des scientifiques
Cette rubrique aborde la campagne de propagande menée par certains milieux catholiques et patriotiques pour discréditer les Témoins de Jéhovah, accusés à tort de sympathies communistes. Le Kansas City Foreign Service souligne l'absurdité de ces accusations, notant que le refus des enfants de saluer le drapeau ne peut être attribué à une influence communiste, mais relève plutôt d'une conviction religieuse personnelle. La publication dénonce également l'hypocrisie des milieux jésuites, qui cherchent à imposer leur vision de l'américanisme en instrumentalisant des symboles comme le drapeau[60].
Le St. Louis Globe Democrat cite le président de l'Association américaine pour l'avancement de la science, Karl T. Compton, qui critique l'idéal d'"américanisme à 100%" promu par l'American Legion, le jugeant incompatible avec les principes démocratiques défendus par Thomas Jefferson. Le St. Louis Star Times met en garde contre les dangers du fascisme, soulignant que la restriction des libertés d'expression et de croyance rappelle les méthodes des régimes autoritaires européens. Edward Schmidt, cité dans l'article, compare cette campagne à la suppression de l'éducation et de la liberté de pensée durant le Moyen Âge, une période marquée par la persécution des esprits critiques[61].

Défense des libertés fondamentales et réactions locales
Cette section se concentre sur les réactions locales face aux lois imposant le salut au drapeau et le serment d'allégeance. Dans le New Jersey, le Camden Courier Post défend le droit à l'objection de conscience, citant l'exemple des Quakers et rappelant que la coercition ne peut engendrer qu'une loyauté hypocrite. Le Kearny Leader and Bergen Ledger oppose clairement le fascisme, caractérisé par la contrainte et la peur, aux principes fondamentaux américains, invitant les citoyens à choisir entre ces deux visions[62].
Le Trenton State Gazette critique les "patriotes de salon" qui se contentent de gestes symboliques comme le salut au drapeau, sans véritable engagement pour le bien-être du pays. Dans l'État de New York, l'Auburn Citizen-Advertiser rectifie les informations erronées diffusées par certains médias, soulignant que les Témoins de Jéhovah ne cherchent en aucun cas à remplacer le drapeau américain par un symbole communiste. Le New York Daily News rappelle que le patriotisme ne peut se réduire à des gestes vides de sens, mais doit s'exprimer par un amour profond pour le pays et une volonté de défendre ses institutions[63].
Le Literary Digest et The Nation sont également cités pour leurs analyses critiques de ces lois, soulignant leur caractère antiaméricain et leur ressemblance avec les pratiques des régimes autoritaires étrangers. Le président de l'Université Johns Hopkins, Isaiah Bowman, est cité pour son avertissement contre la montée de l'intolérance, qui menace les libertés civiles et religieuses fondamentales des États-Unis[64].

Réactions à la loi sur le salut au drapeau
Ce long article compile les réactions de la presse américaine et de personnalités publiques face aux lois imposant le salut au drapeau dans les écoles, en particulier le cas des enfants des Témoins de Jéhovah refusant cette pratique pour des raisons religieuses. La publication présente des extraits d'éditoriaux et de lettres de lecteurs issus de divers journaux à travers les États-Unis, soulignant les critiques contre ces mesures jugées anticonstitutionnelles et contraires aux principes démocratiques[65].
Plusieurs journaux dénoncent l'obligation du salut au drapeau comme une forme de fascisme ou de militarisme, incompatible avec les valeurs américaines. Le New York World-Telegram cite par exemple le président du Williams College, Tyler Dennett, qui affirme que ces lois ne font que susciter du ressentiment[66]. Le Cincinnati Enquirer compare ces pratiques à celles des régimes autocratiques, où la loyauté est imposée par la force plutôt que cultivée par l'éducation[67]. Le Cleveland News souligne que les Témoins de Jéhovah, en refusant de prêter allégeance à un symbole terrestre, ne font qu'obéir à leurs convictions religieuses, protégées par la Constitution[68].

Des voix s'élèvent également pour rappeler que le patriotisme ne peut être imposé par la contrainte. Le Columbus Citizen argue que forcer les enfants à saluer le drapeau contre leur conscience religieuse ne fait que créer des hypocrites, et que la véritable loyauté naît de la liberté de choix[69]. Le Toledo Blade ajoute que le patriotisme authentique découle d'une appréciation des libertés fondamentales, et non de gestes symboliques imposés[70]. Le Portland Oregon Journal questionne la nécessité de telles lois, suggérant que le drapeau américain n'a pas perdu son honneur au point de devoir être imposé par la force[71].
La publication met en avant des cas concrets, comme celui de trois jeunes filles menacées d'être envoyées en maison de correction pour avoir refusé de saluer le drapeau. Le Seattle Star qualifie cette mesure de tyrannie, soulignant que ces enfants, en refusant de se soumettre à un rituel patriotique, expriment en réalité une forme de patriotisme fondée sur le rejet de l'oppression[72]. Le Tacoma Labor Advocate abonde dans ce sens, rappelant que la liberté religieuse est un pilier des valeurs américaines, et que le respect forcé est plus nuisible que bénéfique[73].
L'article inclut également des références à des numéros précédents de The Golden Age, où des positions similaires avaient été défendues, renforçant ainsi la continuité de la critique contre ces lois[74].
Critique des fabricants d'armes et du patriotisme de façade
Cette section approfondit la critique des motivations derrière les lois sur le salut au drapeau, en pointant du doigt l'influence des fabricants d'armes et des intérêts impérialistes. La publication affirme que ceux qui exigent le plus bruyamment le respect du drapeau sont souvent les mêmes qui cherchent à manipuler l'opinion publique pour servir leurs propres intérêts économiques ou politiques[75].

Un extrait du Toledo Blade est cité pour illustrer ce point : les véritables traîtres, selon l'éditorialiste, sont ceux qui utilisent le drapeau comme un outil pour imposer leur vision d'un patriotisme aveugle, tout en soutenant des politiques impérialistes ou militaristes[76]. La publication « dénonce ainsi le "patriotisme des fabricants de munitions" » comme une forme d'hypocrisie, où ceux qui profitent des conflits armés sont les premiers à exiger des démonstrations publiques de loyauté[77].
La caricature accompagnant cet article, reproduite avec l'autorisation du Columbus Citizen, renforce ce message en représentant visuellement l'absurdité de ces exigences patriotiques. Elle suggère que les véritables ennemis de la démocratie ne sont pas ceux qui refusent de saluer le drapeau, mais ceux qui instrumentalisent ce symbole pour imposer leur autorité[78].
La liberté religieuse en question
Cette partie de l'article aborde la question de la liberté religieuse aux États-Unis, en soulignant les contradictions entre les principes constitutionnels et les pratiques répressives observées dans certaines écoles. La publication « interroge : "Un Américain peut-il expliquer pourquoi quiconque s'opposerait à ce qu'un journal véritablement américain publie une caricature véritablement américaine soulignant la leçon à tirer de cette affaire ?" » [79].

La publication met en avant le cas des trois jeunes filles de l'État de Washington, menacées d'être envoyées en maison de correction pour avoir refusé de saluer le drapeau. Le Seattle Star est cité pour dénoncer cette mesure comme une forme de tyrannie, soulignant que ces enfants, en refusant de se soumettre à un rituel patriotique, expriment en réalité une forme de patriotisme fondée sur le rejet de l'oppression[80]. Le journal souligne que le véritable patriotisme ne peut être imposé par la force, et que les lois coercitives ne font que créer des hypocrites plutôt que des citoyens loyaux[81].
L'article cite également le West Philadelphia Chronicle, qui met en garde contre le culte du drapeau, qualifiant cette pratique de dangereuse lorsqu'elle place le symbole au-dessus des principes qu'il représente. Le journal affirme que de nombreux "ennemis publics" saluent le drapeau chaque jour tout en menant des vies égoïstes et antisociales, démontrant ainsi que le respect forcé du drapeau ne garantit en rien la loyauté ou l'intégrité morale[82].
Enfin, la publication rappelle que les Témoins de Jéhovah, en refusant de saluer le drapeau, ne font qu'obéir à leurs convictions religieuses, protégées par la Constitution américaine. Elle souligne que ces lois, en violant la liberté de conscience, sapent les fondements mêmes de la démocratie[83].
La hiérarchie catholique et le contrôle politique
La publication dénonce les tentatives de la hiérarchie catholique romaine d'influencer la politique américaine, en particulier à travers des projets de loi visant à contrôler l'éducation et à maintenir la population dans l'ignorance. Elle établit un parallèle avec des régimes autoritaires en Europe, comme ceux de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie, où des minorités ont pris le contrôle des institutions au détriment de la majorité. Le texte cite des exemples de journaux américains qui, bien que conscients de l'implication des Jésuites dans ces manœuvres, évitent de les mentionner par crainte de représailles ou pour des raisons commerciales. Les Témoins de Jéhovah, en revanche, sont présentés comme les seuls à avoir diffusé cette information au public[84].
Un article du Catholic News est analysé comme une tentative d'intimider les Américains en annonçant une convention de la "Holy Name Society" à New York, présentée comme une démonstration de force de 2,5 millions d'hommes armés. La publication interprète cet événement comme une menace voilée de prise de pouvoir par la hiérarchie catholique, comparable à la révolution bolchevique en Russie. Elle souligne que, contrairement à la Russie où moins de 2 % de la population contrôlait le pays, les catholiques représentent près de 20 % de la population américaine et disposent d'un accès privilégié aux armes, aux forces armées et aux ressources financières du pays. Le texte conclut en affirmant que seule l'intervention divine pourrait empêcher une répétition d'événements violents comme le massacre de la Saint-Barthélemy[85].

L'Église véritable selon les Témoins de Jéhovah
Joseph Franklin Rutherford, alors président de la Société Watch Tower, définit dans un court discours ce que les Témoins de Jéhovah considèrent comme la véritable Église. Il rejette l'idée que des organisations religieuses terrestres, comme les églises catholiques ou protestantes, puissent constituer l'Église authentique. Selon lui, l'Église véritable est composée des chrétiens que Dieu a choisis et retirés du monde pour honorer son nom. Le Christ Jésus en est le chef, et ses membres sont enregistrés dans les cieux, non dans des registres terrestres[86].
Rutherford explique que l'adhésion à cette Église ne résulte pas d'une démarche volontaire ou d'une pression divine, mais d'une consécration totale à Dieu et d'une preuve de fidélité à sa volonté. Il cite plusieurs passages bibliques, dont 1 Timothée 3:15, Colossiens 1:18 et Hébreux 12:23, pour étayer ses propos. Il insiste sur le fait que Dieu n'a pas créé l'Église pour emmener ses membres au ciel, mais pour les utiliser comme instruments afin de proclamer son nom et son dessein. Cette mission s'inscrit dans la volonté divine de réfuter les mensonges de Satan et de démontrer que Dieu est la seule source de vie[87].
Le discours souligne que les membres de l'Église véritable doivent suivre l'exemple du Christ, en subissant des persécutions et en restant fidèles à Dieu malgré les épreuves. Rutherford cite 1 Pierre 2:21 et Apocalypse 2:10 pour illustrer cette exigence de fidélité jusqu'à la mort. Il mentionne également l'apôtre Paul comme modèle de dévouement, en référence à 2 Timothée 4:7-8. Enfin, il précise que seuls ceux qui aiment l'apparition du Seigneur Jésus-Christ et qui prouvent leur dévotion absolue à Dieu seront admis dans cette Église[88].
Témoignages de persécution dans les colonies britanniques
Un Témoin de Jéhovah emprisonné aux Fidji relate les conditions de détention inhumaines infligées aux prisonniers non européens. Il décrit comment les Indiens, les Fidjiens, les Chinois et les Européens sont traités différemment, notamment en matière de literie et de protection contre les moustiques. Les prisonniers non européens sont privés de matelas, de moustiquaires, de draps et d'oreillers, et doivent dormir sur des planches nues, exposés aux piqûres d'insectes. Les cellules des non-Européens sont également dépourvues d'éclairage, contrairement à celles des Européens[89].
L'auteur souligne que ces disparités de traitement sont connues des autorités locales, des chefs fidjiens et des leaders de la communauté indienne, mais que personne n'intervient pour améliorer la situation. Il mentionne que certains prisonniers fidjiens sont incarcérés pour n'avoir pas payé leur impôt personnel, et que ces conditions de détention relèvent d'une forme de discrimination raciale. Bien que l'auteur affirme ne pas avoir subi de mauvais traitements personnels, il exprime son indignation face à ces pratiques et à l'hypocrisie des responsables qui les tolèrent[90].
Le texte évoque également la réaction des autorités religieuses locales face à la prédication des Témoins de Jéhovah. L'auteur note que le seul officier catholique de la prison a fait preuve de courtoisie à son égard, reconnaissant le droit de chacun à exprimer ses opinions. Il conclut en affirmant que sa mission ne se limite pas à une question de religion, de race ou de caste, mais qu'il considère tous les êtres humains comme égaux devant Dieu[91].
Témoignages de fidèles en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis
Un Témoin de Jéhovah néo-zélandais, vétéran de la Première Guerre mondiale, partage son expérience et son attachement à The Golden Age. Il explique avoir commencé à distribuer cette publication vers 1920 et décrit les réactions hostiles des membres des églises traditionnelles, qu'il compare à un coup de marteau sur la tête. Il relate un accident de vélo survenu lors d'une distribution, où il a failli se briser le cou, et se demande rétrospectivement si le diable n'y était pas pour quelque chose[92].
L'auteur évoque les bienfaits de The Golden Age dans sa vie quotidienne, notamment en matière de santé. Grâce aux conseils sur les herbes, l'alimentation et les traitements chiropratiques publiés dans la revue, il a pu améliorer son état de santé, malgré les séquelles des vaccins reçus pendant la guerre. Bien qu'il ne puisse plus s'investir autant qu'avant dans le service de Jéhovah, il exprime sa joie de témoigner pour Dieu et son espoir de voir bientôt le nom de Jéhovah pleinement réhabilité et le règne de Satan détruit. Il termine en remerciant les rédacteurs de la revue et en assurant de ses prières quotidiennes[93].
Un autre témoignage provient du New Jersey, où un Témoin de Jéhovah relate une confrontation avec un vétéran de la Première Guerre mondiale. Ce dernier, après avoir menacé de le lyncher et de le jeter en prison, l'a finalement conduit au poste de police. Lors de l'audience, le juge, bien que catholique, a reconnu que l'activité des Témoins de Jéhovah relevait de la liberté religieuse et a rejeté les accusations portées contre lui. Le juge a critiqué les propos diffamatoires contenus dans les brochures distribuées, mais a conclu que le travail des Témoins de Jéhovah était protégé par la Constitution américaine[94].
Activités de prédication en Nouvelle-Angleterre et dans les Rocheuses
La publication relate les activités de prédication des Témoins de Jéhovah en Nouvelle-Angleterre, où une voiture sonorisée a diffusé les discours enregistrés de Joseph Franklin Rutherford dans 39 villes et 94 villages entre juillet et octobre 1935. Environ 89 000 personnes auraient entendu ces messages, qui promeuvent le royaume de Dieu sous la direction du Christ. Les Témoins de Jéhovah ont cependant rencontré une forte opposition, notamment des arrestations, des emprisonnements, des prises d'empreintes digitales et des procès. Malgré ces persécutions, ils ont poursuivi leur travail de porte-à-porte, rencontrant à la fois des réactions positives et hostiles. Certains auditeurs ont interprété les messages diffusés comme une communication divine, tandis que d'autres ont réagi avec violence, insultes ou menaces[95].
Un autre témoignage provient d'un pionnier travaillant dans les montagnes Rocheuses. Ce dernier décrit comment il a surmonté des problèmes de santé, notamment des troubles digestifs et de la constipation, en suivant les conseils diététiques publiés dans The Golden Age. Il relate également des expériences de prédication dans des régions isolées, où il a échangé des livres contre de la nourriture ou un logement. Il mentionne avoir parcouru de longues distances pour distribuer des publications et avoir placé plusieurs centaines de livres et brochures en un mois. Son récit illustre les défis et les joies du travail missionnaire dans des zones rurales et montagneuses[96].
Voyage et divers
Cette rubrique regroupe des brèves et des articles courts sur des sujets variés, souvent liés à des enjeux politiques, économiques ou sociaux contemporains.
L'Empire romain non saint contre la septième puissance mondiale
La publication souligne l'alliance entre l'Italie fasciste, l'Allemagne nazie et l'Autriche, toutes trois sous influence catholique romaine, pour contourner les sanctions internationales imposées à l'Italie après son invasion de l'Éthiopie. Elle note que l'Allemagne, sortie de la Société des Nations, et l'Italie, sur le point de la quitter, utilisent l'Autriche comme pont pour acheminer des fournitures de guerre. Les États-Unis, ayant décrété un embargo sur les armes, forcent les trafiquants à passer par l'Allemagne pour approvisionner l'Italie. La publication compare cette situation à celle de 1914, suggérant que les mêmes dynamiques pourraient mener à un nouveau conflit mondial. Elle ironise sur la capacité du président Roosevelt à maintenir les États-Unis hors de la guerre, comme Woodrow Wilson l'avait fait en son temps[97].
Pizarro était un amateur
Cet article critique les pratiques financières douteuses impliquant des investisseurs canadiens et américains. Il évoque une transaction où la Canadian Pacific Railway a acquis des droits sur l'eau de Paguan pour 400 000 dollars, les a revendus à l'International Paper Company pour 4 millions de dollars, et cette dernière les a cédés à une société holding pour près de 42 millions de dollars. La publication compare ces agissements à ceux de Pizarro, conquérant espagnol des Incas, soulignant l'ampleur des profits réalisés par les financiers modernes[98].
Inquisiteurs allemands répriment les séminaires
La publication rapporte que les autorités allemandes, sous l'influence du pape Pie XI (Ratti) et d'Adolf Hitler, ont interdit l'ouverture d'une école théologique indépendante à Dahlem, près de Berlin. Les pasteurs de l'Église confessante ont été avertis que les séminaires indépendants seraient réprimés. La publication dénonce cette mesure comme une tentative d'éradiquer le protestantisme authentique en Allemagne[99].
Chauffage électrique des sols au Canada
Un bref article mentionne que la province de l'Ontario compte près de 200 serres où les sols sont chauffés électriquement pour favoriser le développement précoce des plantes. Ce procédé permet aux plantes de devancer leur calendrier de trois semaines, tout en améliorant leur développement racinaire et en renforçant leurs tiges[100].
"Bienveillance envers les morts"
La publication cite le révérend Stanley T. Smith, recteur de Buckhurst Hill en Angleterre, qui justifie l'éclairage des tombes dans un cimetière par une "bienveillance envers les morts". Elle qualifie cette pratique de manifestation du paganisme, présent en Angleterre comme ailleurs[101].
Composition du cabinet canadien
Un court paragraphe indique la répartition religieuse des membres du nouveau cabinet du Premier ministre Mackenzie King au Canada : 1 anglican, 1 membre de l'Église unie, 1 luthérien, 3 baptistes, 3 presbytériens et 6 catholiques romains[102].
Tarifs postaux aériens en Australie
La publication note que l'Australie est le premier pays au monde à aligner les tarifs postaux aériens sur ceux du courrier ordinaire, supprimant ainsi les surcoûts pour ce service[103].
Social et éducatif
Cette rubrique aborde des sujets liés à la presse, à l'éducation et aux questions sociales, souvent avec une tonalité critique.
Le métier de journaliste à New York
La publication cite un discours de John Swinton, ancien rédacteur en chef du New York Tribune, devant l'Association de la presse de New York. Swinton affirme qu'il n'existe pas de presse indépendante aux États-Unis, sauf dans les petites villes. Il décrit le rôle des journalistes comme celui de "prostitués intellectuels", payés pour taire leurs opinions honnêtes et servir les intérêts des riches. Leur travail consiste à détruire la vérité, mentir, pervertir et flatter Mammon. La publication utilise cette citation pour illustrer la corruption et la soumission de la presse aux puissances financières.« Il n’existe pas de presse indépendante en Amérique, sauf dans les petites villes. Vous le savez, et je le sais. Il n’y en a pas un parmi vous qui ose exprimer une opinion honnête. Si vous le faisiez, vous savez d’avance qu’elle ne serait jamais imprimée. On me paie 150 dollars par semaine pour que je garde mes opinions honnêtes en dehors du journal auquel je suis attaché. D’autres parmi vous sont payés des salaires similaires pour des choses similaires. Si je permettais qu’une opinion honnête soit publiée dans un seul numéro de mon journal, comme Othello, avant vingt-quatre heures, ma place serait perdue. Le métier du journaliste new-yorkais est de détruire la vérité, de mentir ouvertement, de pervertir, de vilipender, de se prosterner aux pieds de Mammon, et de vendre sa race et son pays pour son pain quotidien. Nous sommes les outils et les vassaux des riches qui tirent les ficelles en coulisses. Nous sommes des prostitués intellectuels. » [104].
"Time" se prosterne devant la hiérarchie
La publication critique le magazine Time pour son manque de fermeté envers la hiérarchie catholique romaine. Après avoir été réprimandé pour des "piques sournoises" dans un reportage sur une exposition du pain à Cleveland, Ralph McA. Ingersoll, directeur général du magazine, a écrit une lettre d'excuses au "Révérend" Joseph Schrembs, organisateur de l'exposition. La publication rappelle que Schrembs était responsable d'attaques vicieuses et diaboliques contre le juge Joseph Franklin Rutherford dans The Catholic Universe Bulletin de Cleveland en 1933, notamment les 18 mai, juin et surtout le 18 août 1933, qualifiant ces méthodes de celles d'un gangster sans principesErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
La population du Dakota du Sud en déclin
En raison des sécheresses et des invasions de sauterelles, la population du Dakota du Sud a diminué de 17 767 habitants entre 1930 et 1935. Cependant, les pluies abondantes de cette année laissent espérer une amélioration des récoltes et un possible redressement démographique[105].
La nuisance des pétards
La publication dénonce les pétards comme une nuisance, responsables de milliers de morts et de millions de dollars de dégâts matériels. Elle cite un incident à Pierre, dans le Dakota du Sud, où un garçon a failli provoquer une catastrophe en tentant de jeter un pétard dans un réservoir d'essence. Le Minnesota envisage d'interdire les pétards, dont l'usage ne produit que des résultats néfastes. La publication rappelle que les pétards ont été inventés par les Chinois pour effrayer les démons[106].
Ce que disait Mme Hooley
Mme Anne Sarachon Hooley, présidente du Conseil national des femmes catholiques, a déclaré lors d'un discours à Chicago que les écoles publiques devaient engager des instructeurs compétents pour enseigner aux jeunes. La publication ironise sur cette déclaration, soulignant que les catholiques disposent déjà de leur propre système scolaire pour inculquer des idées comme celles de Pashby, à Lynn (Massachusetts). Elle critique leur volonté d'imposer leur vision à l'ensemble du système éducatif américain, incompatible avec les principes démocratiques[107].
Le rebelle de la salle de bain a 2 ans
La publication relate l'histoire de Morton Gitter, un enfant de 2 ans et 9 mois à Brooklyn, qui a refusé de prendre son bain et a enfermé sa mère hors de la salle de bain. Après avoir tenté en vain de le faire obéir, sa mère a coupé l'eau. Morton a finalement accepté d'ouvrir la porte pour discuter, mais n'a pas pu le faire. La police a dû intervenir pour enfoncer la porte et le baigner de force. La publication conclut en ironisant sur cette situation[108].
De nouvelles dents à 80 ans
La publication rapporte le cas de Mme Eliza Exxiot, âgée de 80 ans et résidant à Port Huron (Michigan), qui fait pousser une troisième série de dents. Ses dentistes sont très intéressés par ce phénomène, et la publication note que des cas similaires ont été rapportés dans The Golden Age à plusieurs reprises[109].
Agriculture
Cette rubrique traite des défis et des innovations dans le domaine agricole, ainsi que des enjeux économiques liés à la production alimentaire.
Que peut faire l'agriculteur ?
La publication s'interroge sur les perspectives des agriculteurs face à l'émergence de produits synthétiques comme le coton artificiel, le lait synthétique, les aliments reproduits en laboratoire, les légumes cultivés sans sol, et la laine artificielle. Elle souligne que les moutons peuvent désormais être élevés sans herbe, grâce à des méthodes industrielles. La seule solution proposée aux agriculteurs est de prier pour l'avènement du Royaume de Dieu, qui redistribuera équitablement les richesses de la terre et mettra fin aux travaux pénibles des agriculteurs, des mineurs et d'autres travailleurs[110].
Dangers pour les enfants des agriculteurs
Un agriculteur du Kansas, A. L. Potter, met en garde contre les dangers auxquels sont exposés les enfants à la ferme, notamment les chutes dans des puits ou des citernes mal couverts, ou les blessures causées par des clous saillants. Il recommande de couvrir solidement les puits et les citernes et d'arracher les clous des planches mal fixées pour éviter le tétanos. « J’ai personnellement connu un bon nombre d’enfants qui ont perdu la vie en tombant dans des puits ou des citernes mal couverts ou mal fermés, ou en marchant sur des pointes de clous laissées saillantes sur des planches mal fixées. Les agriculteurs devraient couvrir solidement les puits et les citernes, et retirer les clous des planches mal fixées, afin que leurs petits ne contractent pas le tétanos. Mieux vaut prévenir que guérir. » [111].
675 000 dollars pour Swift & Company
Le journal Cleveland Plain Dealer rapporte qu'un chèque de 675 000 dollars a été versé à Swift & Company pour l'achat d'un ranch en Oregon. Ce ranch sera utilisé par le gouvernement américain comme refuge pour les oiseaux sauvages. La publication s'interroge sur les circonstances qui ont permis à Swift & Company de posséder cette ferme au moment où un tel prix a été payé, alors que l'État fédéral était pressé de conclure l'achat[112].
Des millions d'espèces d'insectes
Un entomologiste londonien affirme qu'il existe entre sept et huit millions d'espèces d'insectes dans le monde, bonnes ou mauvaises. Il les décrit comme les plus sérieux concurrents de l'humanité pour la domination mondiale. Les sécheresses récentes auraient renforcé leur position. La publication souligne l'importance de ces insectes dans l'équilibre écologique et les défis qu'ils posent aux agriculteurs[113].
Écosser les haricots avec une essoreuse à linge
Une découverte pratique permet aux petits producteurs de haricots d'utiliser une essoreuse à linge fixée à une bassine ou un seau pour écosser rapidement leurs récoltes. Les haricots tombent dans le récipient tandis que les cosses restent à terre. Cette méthode simple et efficace est présentée comme une innovation utile pour les agriculteurs[114].
L'agriculteur ne reçoit que 46 % du prix
La publication révèle que, pour dix produits alimentaires de base (bœuf, porc, poulet, œufs, lait, beurre, fromage, pommes de terre, farine et pain), l'agriculteur ne reçoit en moyenne que 10,12 dollars sur un total de 22,64 dollars perçus par les commerçants. Cela illustre les marges importantes réalisées par les intermédiaires au détriment des producteurs[115].
Petite annonce pour une ferme du New Deal
Un article humoristique présente une petite annonce fictive pour une ferme "qui ne produit rien", située près des lumières d'une ville de l'Est. L'annonceur s'intéresse particulièrement à ne pas élever de porcs ni de maïs et demande le prix le plus bas, ainsi que le montant des subventions gouvernementales pour ne rien produire. Il s'interroge sur les conditions de vie agréables dans une telle ferme, sur la concurrence éventuelle d'autres agriculteurs intéressés par la non-production, et sur les limites imposées par le gouvernement. Il conclut en se demandant s'il parviendra à ne pas trop travailler et à ne pas trop manger. [116].
Chaque Américain est un détective
La publication dénonce une loi entrée en vigueur le 1er décembre, qui fait de chaque Américain un détective. Selon cette loi, toute personne qui connaît une ménagère achetant des pommes de terre non estampillées et non commercialisées dans des contenants approuvés, et qui ne la dénonce pas, risque une peine d'un an de prison. La publication y voit une étape vers le fascisme[117].
Guerres réussies contre les parasites
La publication rapporte que l'importation de parasites appropriés a permis de sauver l'industrie de la pêche en Ontario (Canada) et celle de la noix de coco aux Fidji. Une fois les parasites distribués, les papillons attaquant les pêches et les noix de coco ont disparu, démontrant l'efficacité des méthodes biologiques de lutte contre les ravageurs[118].
Gouvernement
Cette rubrique aborde des questions politiques et juridiques, souvent avec une critique des abus de pouvoir et des injustices.
Les exploitants de charbon et les secours d'urgence
Des enquêteurs envoyés par le bureau de l'Administration des secours d'urgence de Harrisburg (Pennsylvanie) ont découvert que les compagnies charbonnières, par lesquelles transitaient les fonds de secours des contribuables, retenaient les loyers des logements appartenant aux compagnies et payaient les dettes des mineurs auprès des magasins des compagnies. Ainsi, les secours profitaient davantage aux exploitants qu'aux employés sous-payés et maltraités. La publication dénonce ce système, où les compagnies charbonnières, incapables de payer décemment leurs ouvriers en période de prospérité, font appel à la solidarité publique en période de crise tout en s'assurant de rester bénéficiaires[119].
Mooney toujours en prison
La publication rappelle que Tom Mooney est toujours emprisonné, bien que le juge Franklin A. Griffin, qui a présidé son procès, ait déclaré : « Il ne peut y avoir deux opinions. Il n’y a maintenant aucune preuve contre lui. Il n’y a même pas une suggestion sérieuse qu’elle existe. » De plus, William MacNevin, président du jury qui a condamné Mooney, a affirmé : « Je sais de quoi je parle. Il n’y a aucune preuve pour soutenir la condamnation et l’emprisonnement de Mooney. » Enfin, le procureur de district Matthew Brady, lors d'un procès ultérieur, a reconnu que tous les témoins reliant Mooney à l'explosion étaient discrédités et qu'il était impossible de prouver sa culpabilité. La publication souligne l'injustice de cette situationErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
Le Guardian et la seconde venue
Le journal American Guardian propose une interprétation humoristique et critique de la seconde venue du Christ. Selon cette vision, si le Christ revenait de la même manière qu'à sa première venue, il guérirait les malades, rendrait la vue aux aveugles et serait emprisonné pour exercice illégal de la médecine. Il visiterait les prisonniers et serait suspecté, parlerait en faveur de Marie-Madeleine et attirerait l'attention de la brigade des mœurs. Il chasserait les changeurs du Temple et serait jeté en prison pour tentative de destruction du gouvernement par la force. Il prêcherait la paix et serait battu par la brigade anti-émeute. Il dénoncerait ses papiers de naturalisation devant la Cour suprême et serait déporté par le Département du Travail en tant qu'ennemi étranger[120].
Les prières officielles du New Jersey
La publication révèle que le Sénat du New Jersey paie 300 dollars pour les prières de chaque session, tandis que la Chambre des représentants les obtient pour 10 dollars chacune. Elle ironise sur la valeur de ces prières, suggérant que quiconque pourrait prier pour la Chambre des représentants du New Jersey mériterait ce salaire, avec en plus une radio, une salle de bain privée et tous les accessoires. Elle évoque une proposition d'engager un pasteur membre du Sénat pour diffuser une prière aux sénateurs, puis courir cent mètres pour animer la Chambre des représentants, mais conclut que cette dernière a surtout besoin de quelqu'un présent sur place au moment opportun, notamment pour les prières[121].
Cartes de courtoisie pour les politiciens et autres
Le Maryland a découvert que des cartes de courtoisie étaient délivrées par le surintendant de la police d'État à des politiciens et à d'autres personnes. Ces cartes invitaient leurs détenteurs à violer la loi sans crainte de conséquences. La publication note que de telles cartes sont couramment utilisées en dehors du Maryland et mentionne qu'une carte de ce type lui a été offerte par le maire d'une ville de Pennsylvanie, bien qu'elle n'ait jamais été utilisée[122].
Nègres dans les jurys du Sud
Pour la première fois dans l'histoire, un Noir a été nommé au grand jury du Mississippi, et un autre a été choisi comme juré dans une affaire de meurtre au premier degré. Ces deux actes de justice, survenus à moins de deux semaines d'intervalle, sont présentés comme des événements exceptionnels dans le Sud des États-Unis[123].
Saluts obligatoires au drapeau
La publication cite Thomas Jefferson, père de la liberté aux États-Unis, qui décrivait la liberté comme une habitude instinctive pour chaque citoyen américain. Elle souligne que tant que les Américains jouissent de cette liberté, il n'y a pas lieu de craindre pour leur loyauté envers le drapeau. En revanche, dès qu'ils sont contraints de saluer le drapeau, ils sont privés de leur droit de le faire volontairement, et le drapeau perd sa signification. La publication dénonce cette obligation comme une forme de privation de liberté et une transformation du patriotisme en un acte mécanique et froidErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
Plus de paragraphes de Pennsylvanie
Cette rubrique rassemble des extraits de journaux de Pennsylvanie sur la question du salut obligatoire au drapeau, illustrant les débats et les positions variées sur ce sujet.
Altoona Beacon
Le journal Altoona Beacon affirme qu'il n'y a rien de mal à saluer le drapeau, mais qu'il est condamnable de contraindre quelqu'un à le faire. Il qualifie cette obligation de forme vicieuse d'idolâtrie, soulignant que si l'on parvient à faire adorer un drapeau aux gens, ils cessent de réfléchir et deviennent manipulables. La publication renvoie à d'autres numéros de The Golden Age pour approfondir cette questionErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
Johnstown Democrat
Le Johnstown Democrat soutient que, que les groupes concernés aient raison ou tort, aucun gouvernement humain n'a jamais réussi à détruire une conviction religieuse sincère. Il affirme que la force et le pouvoir restent impuissants face aux hommes et aux femmes prêts à sacrifier leur vie pour leur foiErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
Johnstown Daily Tribune
Le Johnstown Daily Tribune rapporte les positions de plusieurs personnalités sur la question du salut au drapeau. Louis T. Barry, ancien major de l'armée, déclare que cela ne lui fait aucune différence que les gens saluent ou non le drapeau. Le révérend George Huster, pasteur luthérien, estime que l'État a le droit d'exiger le respect des règles prescrites, tant qu'elles ne contredisent pas Dieu. La publication ironise sur l'hypocrisie de ce dernier, suggérant qu'il soutient une position contradictoire[124].
Philadelphia Inquirer
Le Philadelphia Inquirer critique l'influence des groupes de pression qui cherchent à imposer leur propre orthodoxie, conduisant à une existence régie par des règles strictes et une pensée uniforme. Le Dr W. W. Comfort, président du Haverford College, dénonce cette tendance comme une menace pour la liberté de penséeErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
Philadelphia Record
Le Philadelphia Record affirme que ceux qui insultent le plus gravement le drapeau américain sont ceux qui cherchent à inculquer l'amour du drapeau par la force. Il soutient que ces personnes insultent davantage le drapeau que ceux qui le critiquent ouvertement, comme dans Union SquareErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
Pittsburgh Press (divers extraits)
Plusieurs extraits du Pittsburgh Press illustrent les réactions à l'expulsion d'une enseignante et d'élèves ayant refusé de saluer le drapeau. Le journal rapporte qu'un mois plus tôt, deux garçons de Cumberland Township ont été expulsés pour ce motif, et que le conseil scolaire a ensuite arrêté leurs pères pour violation de la loi sur la scolarité obligatoire. Il souligne que cette pratique ne correspond pas aux concepts américains de justice et d'équité, espérant que la Cour supérieure rendra une décision en ce sens. Trois organisations civiques de Pittsburgh ont adopté une résolution demandant la réintégration de l'enseignante Grace A. Estep et des élèves expulsés, qualifiant le salut obligatoire au drapeau de non-démonstration de patriotisme ou de loyauté. Enfin, un lecteur dénonce l'attitude du conseil scolaire de Canonsburg, qu'il juge misérable, intolérante et despotique, indigne d'un vrai AméricainErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.
Réactions au refus de saluer le drapeau
Ce long article compile des extraits de lettres publiées dans divers journaux américains, principalement le Pittsburgh Press et le Washington Observer, en réaction aux mesures coercitives imposées aux enfants des Étudiants de la Bible (ancêtres des Témoins de Jéhovah) refusant de saluer le drapeau américain pour des raisons religieuses. Les correspondants dénoncent l'hypocrisie et l'illégalité de ces mesures, soulignant que la Constitution garantit la liberté religieuse et que le patriotisme ne peut être imposé par la force[125].
Plusieurs lettres citent le cas de Grace Estep, une enseignante licenciée pour avoir soutenu les enfants, et celui d'élèves menacés d'être placés en institution pénale. Un contributeur écrit : « Rappelant que ce grand pays a été fondé par des réfugiés fuyant les tyrannies religieuses, on se demande pourquoi les éditeurs des grands journaux de Pittsburgh sont 'endormis au poste' sur une question d'une telle importance »« Charles W. Shenk ». Un autre souligne que les magnats de l'industrie, contrairement aux enfants, ne sont pas contraints de prouver leur patriotisme, ce qui révèle une inégalité de traitement[126].
La publication rappelle également des articles antérieurs de The Golden Age (numéros 423, 424 et 426) qui documentaient ces persécutions, insistant sur la continuité de la répression et son caractère anticonstitutionnel. Une lettre du Punxsutawney Spirit compare cette situation aux régimes totalitaires, affirmant que « les nations anglophones sont les derniers bastions d'un gouvernement véritablement libéral » et que les citoyens ne doivent pas se bercer d'illusions sur la sécurité de leurs libertés[127].
Il n'y aura plus de mort
Cet article doctrinal expose la promesse biblique de l'abolition future de la mort, présentée comme une espérance centrale pour les Étudiants de la Bible. La mort est décrite comme un ennemi de l'humanité, introduit par le péché d'Adam (Romains 5:12), et non comme une transition vers une vie supérieure. La publication rejette l'idée que la mort serait une bénédiction, citant des versets comme 1 Corinthiens 15:26 pour affirmer qu'elle est une conséquence du péché[128].
L'article réfute également la doctrine de l'immortalité de l'âme, soulignant que la Bible oppose systématiquement la vie et la mort comme des états mutuellement exclusifs. Des passages comme Ézéchiel 18:4 (« L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra ») et Ecclésiaste 9:5 (« Les morts ne savent rien ») sont cités pour démontrer que la mort équivaut à une inconscience totale, comparable à un sommeil. La notion d'enfer comme lieu de tourments éternels est qualifiée de « mensonge de Satan » (Genèse 3:4), incompatible avec la justice et l'amour de Dieu[129].
L'espérance de la résurrection est présentée comme la seule base scripturaire pour une vie future, et non comme une survie immatérielle après la mort. La publication insiste sur le fait que la mort n'est pas naturelle, mais une malédiction résultant de la désobéissance humaine, et que Dieu a prévu un moyen de rachat par le sacrifice de Jésus-Christ, décrit comme une « rançon » pour Adam et sa descendance (1 Timothée 2:6)[130].
L'enfer, le Shéol et le Hadès
Cette section approfondit l'interprétation biblique des termes « enfer », « Shéol » et « Hadès », les présentant comme des synonymes désignant l'état de mort, et non un lieu de tourments. L'article s'appuie sur des traductions alternatives de la Bible, comme la American Revised Version (A.R.V.), pour montrer que ces mots renvoient à la condition d'inconscience et d'inaction des morts. Par exemple, Ecclésiaste 9:10 est cité pour affirmer qu'« il n'y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse dans le Shéol »« il n'y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse dans le Shéol » [131].
Des figures bibliques comme Job et Jacob sont évoquées pour illustrer cette conception : Job prie pour être caché dans le Shéol (Job 14:13), et Jacob s'attend à y descendre après sa mort (Genèse 42:38), sans aucune connotation de souffrance. L'article critique la traduction du mot « Shéol » par « tombe » dans la King James Version, arguant qu'il s'agit d'une tentative de dissimuler le sens réel du terme. La mort de Jésus est également mentionnée pour appuyer cette interprétation : il est descendu dans le Hadès (l'enfer) pendant trois jours, ce qui signifie simplement qu'il était mort et inconscient (Actes 2:31)[132].
La doctrine de l'immortalité de l'âme est rejetée comme une invention païenne, incompatible avec les Écritures. La publication souligne que la Bible enseigne que l'homme est une âme mortelle, et non qu'il possède une âme immortelle. La promesse de la résurrection est réaffirmée comme la seule voie vers la vie éternelle, en opposition à l'idée d'une survie consciente après la mort[133].
La rançon et la résurrection
Cet article explique le rôle de Jésus-Christ comme rançon pour l'humanité, un concept central dans la théologie des Étudiants de la Bible. Il est affirmé que Jésus, en donnant sa vie humaine parfaite, a fourni un prix correspondant pour racheter Adam et sa descendance de la condamnation à mort. Cette doctrine est présentée comme une manifestation de l'amour de Dieu, et non comme un acte de cruauté, contrairement aux accusations portées contre la Watch Tower Society[134].
La publication insiste sur le fait que la mort de Jésus n'a pas pour but de sauver les hommes d'un enfer de feu, mais de les libérer de la mort elle-même, décrite comme le véritable « dernier ennemi » (1 Corinthiens 15:26). Le sacrifice de Jésus est présenté comme une réponse à la désobéissance d'Adam, permettant à ceux qui croient en lui d'accéder à la vie éternelle. L'article cite Jean 3:16 (« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique ») pour illustrer cette idée[135].
La résurrection est décrite comme un processus en deux étapes : d'abord, les fidèles oints (les « saints ») seront ressuscités pour régner avec Christ pendant mille ans (Révélation 20:6) ; ensuite, le reste de l'humanité bénéficiera d'une résurrection par jugement, au cours de laquelle ils auront l'opportunité d'apprendre la justice et d'être sauvés. L'article souligne que cette résurrection ne sera pas automatique, mais dépendra de l'obéissance de chacun. Les « pères » de l'Ancien Testament, comme ceux mentionnés dans Hébreux 11, sont cités comme exemples de ceux qui seront ressuscités pour régner avec Christ[136].
Le jugement et la destruction du dernier ennemi
Cette section décrit le processus du jugement dernier et la destruction finale de la mort, présentée comme l'aboutissement du règne millénaire de Christ. L'article explique que le « jour du jugement » (2 Pierre 3:7-8) ne sera pas seulement un temps d'instruction, mais aussi de destruction pour les impénitents. Les opposants au règne de Dieu seront éliminés lors d'Armageddon, tandis que les autres auront l'opportunité de se repentir et d'apprendre la justice[137].
La publication distingue deux types de résurrections : celle des justes, qui recevront immédiatement la vie éternelle, et celle des injustes, qui devront passer par un processus de jugement et de correction. Les fidèles oints, décrits comme les « enfants de la résurrection » (Luc 20:36), régneront avec Christ pour enseigner la justice à l'humanité. À la fin des mille ans, la mort sera définitivement détruite, et ceux qui auront refusé de se soumettre à la volonté de Dieu seront anéantis dans le « lac de feu » (Révélation 21:4), symbole de leur destruction éternelle[138].
L'article conclut en citant Révélation 21:4 pour illustrer la promesse finale : « Il n'y aura plus de mort, ni de deuil, ni de cri, ni de douleur, car les premières choses ont disparu ». Cette vision eschatologique est présentée comme l'accomplissement des promesses divines et la réalisation du dessein de Dieu pour l'humanité[139].
Justice, paix et coups de poing américains
Ce court article commente une déclaration du pape Pie XI, qui aurait approuvé les guerres de conquête au nom de la défense des « droits et trésors chrétiens ». La publication interprète ces propos comme une justification de l'invasion de l'Éthiopie par l'Italie fasciste, dirigée par Benito Mussolini. Le pape est cité comme ayant déclaré que les aspirations des peuples devaient être satisfaites « avec justice et paix », une formule que The Golden Age tourne en dérision en suggérant qu'elle masque en réalité une approbation de l'usage de la force[140].
L'article adopte un ton sarcastique, qualifiant cette position de « justice et paix avec des coups de poing américains », une expression qui souligne l'hypocrisie perçue dans les propos du pape. La publication critique ainsi l'Église catholique pour son soutien implicite aux régimes autoritaires et aux conquêtes militaires, en opposition avec les principes de paix et de justice qu'elle prétend défendre[141].
Contenu
Comment payer vos dettes
Ce court article dénonce un système de collecte de fonds présenté comme une escroquerie. Il décrit une offre promue par un certain « Révérend » Joseph F. Stedman, directeur de la Confrérie du Précieux Sang, basée dans un monastère à Brooklyn. Quatre formules d'abonnement sont proposées aux fidèles : « Annuel » (1 dollar), « Vie » (5 dollars ou 1 dollar par mois pendant cinq mois), « Perpétuel » (10 dollars ou 1 dollar par mois pendant dix mois), et « Famille » (25 dollars ou 1 dollar par mois pendant deux ans). Les fonds collectés sont censés servir à diverses causes, parmi lesquelles l'emploi, le paiement des dettes, la santé, le bonheur familial, les âmes du purgatoire, les malades, les vocations, les mariages heureux, la conversion, ou simplement en action de grâce. L'article souligne l'absence de transparence sur l'utilisation réelle des fonds, notamment sur la manière dont ils parviendraient aux créanciers des donateurs. Il ironise sur le fait que les fidèles pourraient tout aussi bien régler leurs dettes eux-mêmes avec l'argent envoyé, plutôt que de compter sur l'intermédiaire du « Révérend » Stedman[142].

Commencez votre abonnement à L'Âge d'Or avec le numéro 430
Cette section encourage les lecteurs à s'abonner à The Golden Age à partir du numéro 430, daté du 11 mars 1936. La raison principale invoquée est la publication intégrale du discours de Joseph Franklin Rutherford intitulé « Séparer les nations », prononcé le 23 février 1936. Ce discours, annoncé depuis plusieurs semaines, avait été diffusé avec la recommandation aux auditeurs de prendre des notes. L'article insiste sur l'importance de posséder une copie complète du discours pour la partager avec son entourage. Il mentionne également que ce numéro contiendra des informations sur la convention internationale des Témoins de Jéhovah. Un coupon d'abonnement est proposé en bas de page, permettant de souscrire pour 1 dollar (1,25 dollar pour le Canada et les autres pays) ou de commander 40 exemplaires du numéro contenant le discours pour la même somme[143].
L'avez-vous ?
Cette rubrique fait la promotion du livre Riches (Richesses), présenté comme l'ouvrage le plus encourageant et instructif jamais publié. Selon la publication, ce livre permettrait à chacun de réaliser pleinement ses désirs et ses espoirs les plus profonds. Il est affirmé que la véritable richesse et le bonheur durable ne peuvent être obtenus qu'en acquérant une connaissance de Jéhovah Dieu et de sa « grande maison aux trésors ». L'article critique les schémas humains, jugés inefficaces pour atteindre la prospérité, et insiste sur la nécessité de suivre la voie divine. Il est précisé que des dizaines de milliers d'exemplaires de l'édition autographiée ont déjà été distribués, et que les lecteurs peuvent obtenir leur exemplaire contre une contribution de 50 cents. Cette édition spéciale inclut une lettre de Joseph Franklin Rutherford destinée aux « éditeurs du Royaume »[144].

Illustrations du numéro
Références
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