The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891)
Autres actions
| The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891) | |
|---|---|
| Auteur | Charles Taze Russell |
| Titre original | The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891) |
| Genre | Livre |
| Sujet | Témoins de Jéhovah |
| Langue | Anglais |
| Pays | Erreur lors de la création de la vignette : /bin/bash: /usr/bin/rsvg-convert: No such file or directory États-Unis |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
| Parution | 1891 |
| Format | Livre |
The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice est un ouvrage de Charles Taze Russell consacré à l'interprétation typologique du Tabernacle mosaïque. À partir d'une lecture des épîtres aux Hébreux et de passages du Pentateuque, l'auteur développe la thèse selon laquelle chaque élément matériel du Tabernacle construit par les Israélites dans le désert — ses structures, son mobilier, ses rites — préfigurait avec précision les réalités spirituelles du plan de salut divin tel qu'il se déroule depuis la venue de Jésus-Christ jusqu'à l'accomplissement eschatologique du dessein de Dieu.
L'ouvrage articule une lecture en trois niveaux — le Camp, le Parvis et le Tabernacle lui-même — correspondant chacun à un état spirituel distinct : la condition du monde pécheur, la justification par la foi, et la consécration aboutissant à un changement de nature du humain vers le divin. Cette architecture symbolique, détaillée pièce par pièce et objet par objet, constitue le cœur de l'argumentation de Russell, qui en tire des conclusions doctrinales précises sur la justification, la consécration, le sacerdoce et la résurrection des croyants.
Analyse
Croyances
La lecture typologique du Tabernacle proposée dans cet ouvrage s'inscrit dans une herméneutique formellement ancrée dans les épîtres pauliniennes, notamment Hébreux 8:5 et Hébreux 10:1, qui désignent explicitement les rites lévitiques comme « ombre des biens à venir ». Cette méthode exégétique — attribuer à chaque élément matériel du culte mosaïque un antitype spirituel — était partagée, dans ses grandes lignes, par plusieurs courants adventistes américains du dix-neuvième siècle, chez lesquels Russell avait puisé plusieurs éléments de sa doctrine initiale.[1] Ce qui distingue l'ouvrage de 1891, cependant, est la systématisation de cette lecture en un édifice doctrinal cohérent où chaque détail architectural, chaque métal, chaque vêtement sacerdotal reçoit une signification précise et articulée au plan du salut.
La doctrine de la rançon telle qu'elle est exposée dans cet ouvrage repose sur un postulat anthropologique strict : un homme ayant péché, seul un homme parfait pouvait payer la peine correspondante, à savoir la mort.[2] Cette lecture est cohérente avec la position de Russell selon laquelle la mort du Christ constituait le « paiement de la rançon pour libérer les hommes de la mort », une doctrine qu'il avait commencé à exposer dès 1879 dans Zion's Watch Tower.[3] La conséquence logique en est développée avec une rigueur notable dans l'ouvrage de 1891 : la nature humaine de Jésus, une fois sacrifiée, ne peut lui être restituée sans annuler la rançon elle-même, ce qui interdit toute résurrection corporelle de Jésus sous sa forme humaine.[4] Cette position représente une rupture doctrinale radicale avec la christologie traditionnelle des grandes confessions chrétiennes, pour lesquelles la résurrection du Christ est précisément corporelle et implique le même corps humain.
La distinction opérée entre le cuivre (nature humaine parfaite) et l'or (nature divine) comme code symbolique structurant tout le mobilier du Tabernacle constitue l'armature de la doctrine des deux natures telle qu'elle est présentée ici.[5] Cette lecture conduit à une sotériologie à deux vitesses : d'un côté, la simple vie éternelle, promise à tous les croyants justifiés (les « Lévites ») et, à terme, à l'humanité entière lors du Millénium ; de l'autre, l'immortalité, récompense exclusive du « Sacerdoce royal », c'est-à-dire des membres du corps du Christ qui ont sacrifié leur nature humaine pour accéder à la nature divine.[6] La distinction entre vie éternelle et immortalité, articulée ici autour du symbolisme du Tabernacle, est une particularité doctrinale qui ne se retrouve pas dans la théologie protestante classique, laquelle utilise les deux termes de manière interchangeable.
L'interprétation des deux boucs du Jour des Expiations (Lévitique 16:7-10) introduit une classification des croyants consacrés en deux sous-groupes qui n'est pas sans tension interne. Le « bouc de l'Éternel » représente les fidèles qui accomplissent pleinement leur consécration sacrificielle et deviennent membres du corps du Christ ; le « bouc émissaire » représente ceux qui, ayant promis de se consacrer, échouent à mener leur sacrifice à terme par crainte de la réprobation sociale ou par attachement aux traditions humaines.[7] Le mot hébreu ʽazaʼzelʹ (Azazel), qui apparaît quatre fois dans Lévitique 16:8, 10, 26, semble selon l'étymologie massorétique désigner le « bouc qui disparaît ».[8] L'ouvrage ne retient pas l'interprétation démonologique du terme, présente dans d'autres traditions exégétiques, mais l'interprète exclusivement comme un symbole de la classe des consacrés infidèles, ce qui constitue une position exégétique originale par rapport aux commentateurs qui, depuis l'Antiquité, ont vu dans Azazel une figure satanique ou un démon du désert.
La doctrine du « bouc émissaire » comme représentant une classe de consacrés ayant fait alliance avec Dieu mais échouant à accomplir leur sacrifice est particulièrement significative du point de vue ecclésiologique : elle implique que la consécration ne garantit pas l'appartenance au corps du Christ, mais qu'un engagement peut être pris et non tenu.[9] La « grande tribulation » est alors présentée non comme une punition définitive, mais comme un processus purificateur visant à détruire la chair de ces individus pour sauver leur esprit, une position qui distingue cette classe des pécheurs volontaires post-millénaires, auxquels la seconde mort définitive est réservée.[10]
La doctrine christologique développée autour du baptême de Jésus comme moment de sa consécration sacrificielle est exégétiquement notable. L'ouvrage soutient que, dans le calcul divin, la mort de Jésus est considérée comme accomplie dès son baptême, où il se présente comme sacrifice vivant, conformément à l'interprétation de Romains 6:11 et Hébreux 10:7.[11] Cette position déplace le moment décisif du sacrifice du Calvaire vers le Jourdain, ce qui est sans parallèle dans la théologie réformée ou luthérienne, pour lesquelles la mort physique de Jésus sur la croix est l'acte expiatoire central et irremplaçable. L'ouvrage maintient néanmoins que la mort physique à la croix constitue l'achèvement du sacrifice, mais en fait le terme d'un processus commencé au baptême plutôt qu'un événement isolé.[12]
L'eschatologie millénaire occupe la seconde moitié de l'ouvrage et prolonge la doctrine du Tabernacle vers une vision universaliste de la restauration. L'ouvrage affirme que les sacrifices du Jour des Expiations antitypique — qui se déroule pendant tout l'Âge évangélique — fourniront la base d'une réconciliation universelle de l'humanité, vivants et morts confondus, pendant le Millénium.[13] Cette vision, qui prévoit une résurrection et une opportunité de salut pour tous les morts, est cohérente avec la position de Russell selon laquelle la « rançon pour tous » mentionnée en 1 Timothée 2:5 s'appliquerait à l'ensemble de l'humanité plutôt qu'aux seuls élus.[14] Elle se distingue radicalement du calvinisme, qui limite l'expiation aux élus, mais aussi de l'armianisme classique, en ce qu'elle reporte à l'Âge millénaire la possibilité d'accepter la rédemption pour ceux qui n'en ont pas eu l'occasion pendant leur vie terrestre.
La doctrine de la consécration comme double mort — d'abord la mort de la volonté humaine au franchissement du premier Voile, puis la mort du corps au franchissement du second Voile — structure l'ensemble du parcours sotériologique des membres du sacerdoce royal.[15] Cette articulation en deux étapes s'appuie sur une lecture des deux voiles du Tabernacle comme frontières spirituelles successives, une exégèse qui n'a pas d'équivalent direct dans les commentaires rabbiniques du Tabernacle ni dans la tradition catholique ou protestante. L'originalité de l'interprétation tient à ce qu'elle fait du Tabernacle non seulement un préfigure de l'œuvre du Christ, comme dans la lecture adventiste standard, mais aussi une carte détaillée du parcours intérieur du croyant consacré vers la divinisation.
Contenu
Le Tabernacle et ses ombres
Le livre s'ouvre sur une présentation du Tabernacle construit par les Israélites dans le désert, sous la direction de Moïse, comme une préfiguration (« ombre ») des réalités spirituelles à venir. L'auteur, s'appuyant sur les épîtres aux Hébreux (Hébreux 8:5, Hébreux 10:1, Colossiens 2:17) et sur la première épître de Pierre (1 Pierre 1:12), affirme que l'ensemble des lois, cérémonies et services religieux associés à ce Tabernacle étaient typiques, c'est-à-dire qu'ils annonçaient des vérités plus profondes concernant le plan divin de salut. Une étude minutieuse de ces « ombres » juives est présentée comme essentielle pour comprendre pleinement le développement présent et futur de ce plan de salut[16].
L'accent est mis sur la précision divine dans l'élaboration du Tabernacle : chaque détail, depuis les instructions données à Moïse sur le mont Sinaï jusqu'à l'exécution des travaux, était guidé par Dieu lui-même. La moindre déviation dans l'accomplissement des rites était passible de mort, soulignant ainsi l'importance symbolique de chaque élément. Cette rigueur est interprétée comme une garantie de la fiabilité des types et des ombres, dont aucun « iota ou trait de lettre » ne saurait faillir avant leur accomplissement complet (Matthieu 5:18)[17].

Description du Tabernacle
Une description détaillée du Tabernacle et de ses composants est fournie. Le Tabernacle proprement dit était une structure rectangulaire de 15 pieds de large, 15 pieds de haut et 45 pieds de long, construite en planches de bois de sittim plaquées d'or, reposant sur des socles d'argent et maintenues ensemble par des barres du même bois recouvertes d'or. Il était recouvert d'une grande toile de lin blanc, tissée de figures de chérubins en bleu, pourpre et écarlate. L'entrée, située à l'est, était fermée par un rideau appelé « Porte » ou premier voile, tandis qu'un second voile, similaire, divisait l'intérieur en deux pièces : le « Saint » (30 pieds de long) et le « Très-Saint » (15 pieds de long). Un ensemble de trois couvertures (en poil de chèvre, en peaux de béliers teintes en rouge et en peaux de phoques) formait une tente protectrice au-dessus de la structure[18].
Le Tabernacle était entouré d'une cour (« Parvis ») de 75 pieds de large et 150 pieds de long, délimitée par une clôture de rideaux de lin suspendus à des poteaux de bois de 7,5 pieds de haut, ancrés dans des socles de cuivre et maintenus par des cordes et des piquets. Cette cour, considérée comme un lieu saint, était accessible par une « Porte » orientée à l'est, tissée des mêmes couleurs que les voiles du Tabernacle. L'auteur souligne que les trois entrées (la « Porte » du Parvis, la « Porte » du Saint et le « Voile » du Très-Saint) étaient faites du même matériau et des mêmes couleurs, suggérant une unité symbolique[19].

Le mobilier du Parvis
Le Parvis contenait deux pièces de mobilier : l'« Autel d'airain » et la « Cuve ». L'Autel d'airain, situé juste à l'intérieur de la Porte, était une structure carrée de 7,5 pieds de côté et 4,5 pieds de haut, faite de bois recouvert de cuivre. Il était utilisé pour les sacrifices et était accompagné d'ustensiles tels que des encensoirs (pour transporter le feu vers l'autel des parfums), des bassins pour recueillir le sang, des crochets à viande et des pelles[20].

Entre l'Autel d'airain et la porte du Tabernacle se trouvait la Cuve, un récipient en cuivre poli contenant de l'eau, utilisée par les prêtres pour se laver avant d'entrer dans le Tabernacle. L'auteur note que ces deux éléments, comme tout ce qui se trouvait dans le Parvis, étaient en cuivre, un métal interprété comme symbolisant la nature humaine dans sa perfection[21].
Le mobilier du Saint
À l'intérieur du Tabernacle, dans la première pièce appelée le « Saint », se trouvaient trois objets : la « Table des pains de proposition », le « Chandelier d'or » et l'« Autel des parfums ». La Table des pains de proposition, placée à droite (au nord), était une table en bois plaquée d'or sur laquelle étaient disposés douze pains sans levain, répartis en deux piles avec de l'encens sur chacune. Ces pains, renouvelés chaque sabbat, étaient réservés à la consommation des prêtres (Lévitique 24:7-8)[22].

En face de la Table des pains de proposition se trouvait le Chandelier d'or, fait d'or pur martelé, avec sept branches et une lampe sur chaque branche. Il constituait la seule source de lumière dans le Saint, les murs et les rideaux obscurcissant la lumière naturelle. Plus loin, près du Voile séparant le Saint du Très-Saint, se dressait l'Autel des parfums, un petit autel en bois recouvert d'or. Les prêtres y apportaient des charbons ardents dans des encensoirs et y brûlaient de l'encens, produisant un parfum agréable[23].

Le mobilier du Très-Saint
Dans le Très-Saint, il n'y avait qu'un seul objet : l'« Arche de l'Alliance ». Il s'agissait d'une boîte rectangulaire en bois plaquée d'or, surmontée d'un couvercle en or pur appelé le « Propitiatoire » ou « Siège de la miséricorde ». Sur ce couvercle étaient fixés deux chérubins en or martelé. À l'intérieur de l'Arche étaient conservés une cruche de manne dorée, la verge d'Aaron qui avait fleuri, et les deux tables de la Loi (Hébreux 9:4). Une lumière surnaturelle, représentant la présence divine, brillait entre les chérubins sur le Propitiatoire, constituant la seule source de lumière dans le Très-Saint[24].
L'auteur souligne que tout ce qui se trouvait à l'intérieur du Tabernacle était en or, symbolisant la nature divine, tandis que les objets du Parvis étaient en cuivre, représentant la nature humaine. Le bois, utilisé comme base pour ces métaux, est interprété comme un moyen de réduire le poids des objets, facilitant ainsi leur transport lors des déplacements. Cette distinction entre or et cuivre est présentée comme une représentation des deux natures, humaine et divine, similaires en apparence mais différentes en qualité[25].
Les trois divisions symboliques
L'auteur explique que l'organisation du camp d'Israël, du Parvis et du Tabernacle formait trois divisions générales, chacune représentant un état spirituel distinct. Le « Camp » symbolisait la condition du monde de l'humanité dans le péché, séparé des choses saintes par un rideau de lin blanc. Ce rideau représentait, pour ceux qui se trouvaient à l'intérieur, un mur de foi, tandis que pour ceux qui étaient à l'extérieur, il constituait un mur d'incrédulité, les empêchant de voir et d'accéder aux réalités saintes. La seule voie d'accès au Parvis était la « Porte », symbolisant Jésus-Christ, décrit comme « le chemin » et « la porte » (Jean 14:6, Jean 10:9)[26].
Le « Parvis » représentait l'état de justification, accessible par la foi en Christ, la « Porte ». Seuls les Lévites, symbolisant les croyants justifiés, étaient autorisés à y entrer. Ils avaient accès à l'Autel d'airain et à la Cuve, et servaient dans le Parvis, mais n'avaient pas le droit d'entrer dans le Tabernacle ni même de le regarder (Nombres 4:19-20). Tout ce qui se trouvait dans le Parvis était en cuivre, indiquant que seuls des hommes justifiés y étaient admis[27].
Le « Tabernacle » représentait la condition de ceux qui subissent un changement de nature, passant de l'humain au divin. Il symbolisait l'état des croyants justifiés (Lévites) qui ont consacré leur nature humaine à la mort et sont devenus participants de la nature divine par une régénération de l'Esprit. Après avoir accompli leur consécration dans la mort, ces individus seraient pleinement transformés lors de la résurrection pour accéder à la nature et à l'organisme divins. Aucun être humain, aussi plein de foi soit-il, ne pouvait avoir accès aux réalités divines sans s'être entièrement consacré ou sacrifié. L'auteur cite 1 Corinthiens 2:14 pour souligner que l'homme naturel ne peut recevoir ni comprendre les choses de l'Esprit, car elles ne sont discernées que spirituellement[28].
L'entrée dans le Tabernacle
L'auteur explique que l'entrée dans le Parvis, ou condition humaine justifiée, se fait uniquement par la foi. Cependant, pour expérimenter un changement de nature et devenir de « nouvelles créatures », participants de la nature divine, il est nécessaire de faire plus que de conserver cette foi justifiante. Pour accéder au Tabernacle, ou condition divine, il faut crucifier la chair justifiée, offrant sa volonté et son corps comme sacrifices vivants à Dieu. Cela implique de renoncer aux plaisirs, honneurs et louanges humains pour être mort à ces choses et vivant aux impulsions célestes. Cette entrée dans le Tabernacle se fait également par Jésus-Christ, qui a non seulement ouvert la « Porte » de la justification par la foi en son sang, mais aussi la « Porte » du Tabernacle, une « voie nouvelle » de vie en tant qu'êtres spirituels, au-delà du Voile, par le sacrifice de la chair justifiée[29].
Les deux pièces du Tabernacle, le « Saint » et le « Très-Saint », représentent deux phases ou étapes de la vie divine. Le « Saint » symbolise la condition présente de ceux qui sont engendrés de Dieu par la Parole, des « nouvelles créatures » à l'esprit divin, bien que toujours « dans la chair ». Leur vie réelle et leur communion avec Dieu se déroulent au-delà du Voile, hors de la vue du monde et des croyants non consacrés. Ces individus bénéficient de la lumière du Chandelier, se nourrissent de la nourriture spéciale et offrent de l'encens sur l'Autel d'or, agréable à Dieu par Jésus-Christ. Le « Très-Saint » représente la condition parfaite de ces nouvelles créatures après leur résurrection. Alors, au-delà des deux Voiles (l'esprit charnel et le corps charnel), ils posséderont des corps spirituels glorieux, ainsi qu'un esprit spirituel. Ils seront semblables à leur Chef et Précurseur, qui a franchi le Voile et consacré pour eux cette voie nouvelle et vivante. Par la foi, la créature spirituelle dans le « Saint » regarde à travers le Voile déchiré vers le « Très-Saint », entrevoyant la gloire, l'honneur et l'immortalité au-delà de la chair, une espérance qui sert d'ancre pénétrant au-delà du Voile (Hébreux 6:19, Hébreux 10:20)[30].
La justification et la consécration
La justification par la foi est présentée comme un moyen d'accéder à un état de paix avec Dieu. Une fois les péchés pardonnés, le croyant se rapproche de Dieu, mais reste encore dans une condition humaine, symbolisée par le « Parvis ». Pour obtenir le prix de l'appel céleste en Jésus-Christ et entrer dans le « Très-Saint » par le « Saint », il est nécessaire de suivre les traces de Jésus, le Chef et Souverain Sacrificateur de la foi. Ce cheminement implique de renoncer à sa volonté humaine et à ses aspirations terrestres pour passer le premier Voile, celui de l'esprit humain, considérant sa volonté comme morte et ne cherchant plus qu'à accomplir la volonté de Dieu. Ainsi, le croyant devient une « nouvelle créature » dans le « Saint », la première des réalités célestes (Éphésiens 2:6). Dans ce lieu, il est éclairé par le Chandelier d'or (la Parole de Dieu), fortifié par le pain de proposition (la vérité), et offre quotidiennement des sacrifices sur l'Autel d'or, agréables à Dieu par Jésus-Christ, comme un parfum suave pour le Père (1 Pierre 2:5)[31].
Le passage du second Voile
L'auteur souligne que tous les saints, c'est-à-dire les consacrés, se trouvent actuellement dans une condition « céleste » ou « sainte », « assis (en repos et communion) avec Christ dans les lieux célestes » (le premier de ces lieux). Cependant, ils ne sont pas encore dans le « Saint des saints ». Un second Voile doit encore être franchi. Si le passage du premier Voile symbolisait la mort de la volonté humaine, le passage du second Voile représente la mort du corps humain. Ces deux morts sont nécessaires pour compléter le sacrifice. Tant l'esprit charnel que le corps charnel doivent être abandonnés avant de pouvoir accéder au « Saint des saints », où les croyants seront perfectionnés en tant que participants de la nature divine et de ses conditions spirituelles[32].
Les trois classes symbolisées
L'auteur identifie trois classes représentées par les trois lieux décrits : le « Camp », le « Parvis » et le « Tabernacle ». Ces classes sont respectivement les incrédules du monde, les croyants justifiés et les saints ou croyants consacrés, symbolisés par les Israélites, les Lévites et le Sacerdoce. Pour comprendre pleinement la signification du service du Tabernacle, il est essentiel de saisir non seulement la structure et son mobilier, mais aussi le rôle des acteurs impliqués et leur signification typologique[33].
Israël comme type du monde
Bien qu'Israël soit parfois utilisé pour symboliser l'Église chrétienne, comme lors de la sortie de l'esclavage égyptien préfigurant l'appel de Dieu à quitter le monde pour son culte, l'auteur précise que dans le contexte du Tabernacle, Israël représente sans équivoque le monde entier de l'humanité. Les sacrifices pour le péché, les offrandes et l'expiation faits typiquement pour Israël préfiguraient les « meilleurs sacrifices » et l'expiation accomplis pour le monde entier. L'auteur cite 1 Jean 2:2 et Hébreux 9:23 pour appuyer cette interprétation, affirmant qu'Israël, tout comme le Tabernacle, les prêtres, les Lévites et les sacrifices, était un type. Ce qui était accompli symboliquement pour Israël s'accomplit désormais à une échelle plus grande et sur un plan supérieur depuis la première venue du Christ, la réalité ayant remplacé l'ombre[34].
Les Lévites et le sacerdoce
La tribu des Lévites est présentée comme un type de la « maison de la foi », c'est-à-dire de tous les croyants en Jésus et en sa rançon. Le Sacerdoce, un corps uni sous un seul Souverain Sacrificateur, préfigurait le « petit troupeau » qui, avec son Chef ou Souverain Sacrificateur, régnera sur la terre en tant que rois et prêtres (Apocalypse 5:10). Ainsi, Jésus est décrit comme le Souverain Sacrificateur, non de l'ordre d'Aaron qui n'en était que le type, mais de la véritable profession sacerdotale dont les autres n'étaient que des figures (Hébreux 3:1, Hébreux 4:14). Avant d'être unis à leur Chef et de commencer leur règne, les sous-prêtres, membres du corps du Christ, doivent d'abord « souffrir avec lui » en participant aux sacrifices, comme le suggère 2 Timothée 2:12[35].
Le sacerdoce royal
L'apôtre Pierre est cité pour identifier ceux qui étaient typifiés par les prêtres. S'adressant aux sanctifiés, il déclare : « Vous êtes [...] un saint sacerdoce, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ » et « une sacrificature royale » (1 Pierre 1:2, 1 Pierre 2:5, 1 Pierre 2:9). Ces individus sont tous des ministres (serviteurs) de la Vérité, bien que tous ne soient pas prédicateurs ou docteurs en théologie. Le Chef ou Souverain Sacrificateur de ce sacerdoce est Jésus-Christ, comme le rappellent les apôtres. Une citation de Hébreux 3:1 est donnée en exemple : « Saints frères, qui avez part à la vocation céleste, considérez l'apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus »[36].
L'inauguration du sacerdoce
L'auteur explique que la tribu des Lévites, symbolisant tous les croyants justifiés, existait avant l'institution du Sacerdoce. De même, dans l'antitype, le « Sacerdoce royal » a commencé avec l'onction de Jésus, le Souverain Sacrificateur (lors de son baptême, Luc 3:22 ; Actes 10:38), mais des croyants justifiés par la foi en Christ existaient bien avant cela. Abraham, par exemple, a cru en Dieu et a été justifié par sa foi (Romains 4:2-3). Bien que le type n'existât pas encore à son époque, Abraham, en tant que croyant justifié, faisait partie de la « maison de la foi », typifiée par les Lévites. Cependant, aucun membre du « Sacerdoce royal » n'a été choisi avant que le Chef ou Souverain Sacrificateur de cet ordre ne soit d'abord initié et installé dans ses fonctions. Depuis lors, l'initiation et l'installation des sous-prêtres ont constitué l'œuvre spéciale de cette dispensation chrétienne. Ainsi, les prêtres en cours d'installation et de sacrifice préparent les instruments de Dieu pour la bénédiction de toutes les familles de la terre[37].
Le sacerdoce et l'immortalité
L'auteur souligne que la « voie étroite qui mène à la vie » (l'immortalité) n'a été ouverte qu'avec la venue de Jésus. Il est le premier à l'avoir empruntée et a « mis en lumière la vie et l'immortalité » (2 Timothée 1:10). Bien que tous les croyants (Lévites) et le monde (représenté par le « Camp » d'Israël) puissent obtenir la vie éternelle s'ils l'acceptent durant l'âge millénaire, seul le Sacerdoce, qui surmonte et suit son Chef sur cette voie étroite en sacrifiant les intérêts humains pour rechercher la gloire, l'honneur et l'immortalité, deviendra possesseur de ce degré illimité de vie appelé immortalité. Cette immortalité, initialement possédée uniquement par Jéhovah Dieu, a été acquise par Jésus-Christ lors de sa résurrection. L'auteur renvoie à l'ouvrage Le Plan des Âges pour une explication plus détaillée de ce concept[38].
L'onction et les vêtements sacerdotaux
Sous la Loi, l'onction était la cérémonie par laquelle les prêtres étaient installés au service de Dieu. Ils étaient oints avec une huile spéciale appelée « huile d'onction sainte », réservée exclusivement aux prêtres et dont la fabrication était interdite à quiconque d'autre (Exode 30:25-33). Cette huile symbolisait l'Esprit-Saint d'adoption, par lequel les membres du véritable « Sacerdoce royal » sont scellés. Seuls les consacrés pouvaient recevoir cette onction. Aaron, le Souverain Sacrificateur typique, représentait Jésus, la Tête, et l'Église en tant que membres du corps du grand Souverain Sacrificateur. Bien qu'il fût un homme pécheur comme les autres, il devait être lavé pour représenter dignement la pureté de l'antitype. Aaron était ensuite revêtu des vêtements saints de « gloire et de beauté » (Exode 28), et enfin, l'huile d'onction était versée sur sa tête. Chaque pièce de cet habit glorieux préfigurait les qualités et les pouvoirs du Grand Libérateur — Tête et corps — tels que Jéhovah les discernait en regardant vers l'avenir, au moment de la « manifestation des fils de Dieu » et de l'accomplissement de ses promesses[39].
La rançon et la nature humaine du Christ =
La publication développe une interprétation typologique du sacrifice du Christ en lien avec la rançon. Elle affirme que Jésus, en tant qu'homme parfait, devait partager la nature humaine pour racheter l'humanité pécheresse. Selon le texte, un homme ayant péché, la peine étant la mort, seul un homme parfait pouvait payer cette peine pour libérer l'humanité de la condamnation adamique. Ainsi, Jésus a sacrifié « tout ce qu'il avait » : sa gloire, son honneur et sa vie en tant qu'homme parfait, ne conservant que la promesse divine d'une nouvelle nature et l'espérance qui en découlait. Ce sacrifice, symbolisé par le taureau dans le rituel du Tabernacle, est présenté comme définitif : une fois accompli, il ne peut être restauré à l'humanité, sans quoi les rachetés retomberaient sous la condamnation de la mort. La récompense promise à Jésus pour son obéissance jusqu'à la mort est une gloire, un honneur et une vie sur un plan supérieur à la nature humaine, afin de ne pas interférer avec la rançon payée pour l'humanité[40].
Le sacrifice du Christ et la nouvelle nature =
Le texte explique que la nouvelle nature divine reçue par Jésus en récompense de son sacrifice humain est symbolisée par le grand prêtre dans le rituel du Tabernacle. Bien que le sacrifice humain de Jésus ne soit achevé qu'à la croix et que sa nature divine ne soit pleinement reçue qu'à la résurrection, le texte insiste sur le fait que, dans le calcul divin, la mort de Jésus est considérée comme accomplie dès son baptême, où il se présente comme un sacrifice vivant. À ce moment, Jésus se considère comme mort aux ambitions humaines, conformément à l'exhortation de l'apôtre Paul en Romains 6:11. Son acceptation par Jéhovah lors de sa consécration est marquée par l'onction du Saint-Esprit, garantie de ce qu'il recevra après sa mort effective. Ainsi, la mort du taureau symbolise l'offrande de Jésus lors de sa consécration, en accord avec la déclaration de Paul en Hébreux 10:7,9,14, où Jésus met de côté les sacrifices typiques pour accomplir le sacrifice réel pour le péché[41].
Jésus, nouvelle créature divine =
Le texte souligne que Jésus, oint et rempli de l'Esprit, devient une nouvelle créature divine dès sa consécration, bien qu'il ne soit pas encore parfait en tant qu'être divin avant sa résurrection. Cette relation divine est constamment revendiquée par Jésus, qui affirme que les œuvres qu'il accomplit ne sont pas les siennes en tant qu'homme, mais celles du Père qui demeure en lui (Jean 14:10,24). Il renonce à sa volonté humaine pour accomplir celle du Père, comme il le déclare en Marc 15:36. Le sacrifice du taureau, représentant la consécration de Jésus, s'accomplit dans le « Parvis », symbole de la perfection humaine ou de la justification, le plus haut niveau accessible à la chair. Jésus, en tant qu'homme parfait, s'offre lui-même à Dieu, préfigurant ainsi le sacrifice rédempteur[42].
Le grand prêtre et les vêtements de sacrifice =
Le texte décrit la préparation du grand prêtre Aaron pour le « Jour des Expiations », où il revêt des vêtements de sacrifice, notamment des « vêtements de lin », symboles de pureté et de la justice des saints. Ces vêtements, bien que moins glorieux que ceux portés habituellement, préfigurent la robe glorieuse à venir. La ceinture de lin représente Aaron comme un serviteur, tandis que la mitre de lin proclame sa parfaite justice. Ainsi, le grand prêtre, bien que non encore né de l'Esprit, est prêt à accomplir le sacrifice de l'expiation, comme le montre le rituel décrit en Lévitique 16:3,6,11-13. Ce passage souligne que le grand prêtre entre dans le « Saint des Saints » avec un taureau pour le sacrifice pour le péché et un bélier pour l'holocauste, accomplissant ainsi l'expiation pour lui-même et pour son peuple[43].
Le parfum du sacrifice =
Le texte établit un parallèle entre le rituel du Tabernacle et le sacrifice de Jésus. Après sa consécration, Jésus présente sa vie humaine sacrifiée (symbolisée par le sang du taureau) devant Dieu comme rançon pour l'humanité. Avant d'entrer dans le « Saint des Saints » (condition spirituelle parfaite), il séjourne dans le « Saint » (condition d'engendrement spirituel), où son offrande est acceptée comme un parfum agréable à Jéhovah. Le grand prêtre, tout comme Jésus, prend avec lui du feu de l'autel et de l'encens pour produire ce parfum. Les trois années et demie de ministère de Jésus sont décrites comme un parfum agréable au Père, attestant la perfection de son sacrifice. L'encens représente la perfection de Jésus, tandis que le feu symbolise les épreuves auxquelles il est soumis, produisant une obéissance parfaite à la volonté divine[44].
Le sacrifice vu par les croyants et le monde =
Le texte explique que, tandis que Jésus, en tant que « nouvelle créature », offre un parfum agréable à Jéhovah dans le « Saint », une autre scène se déroule simultanément dans le « Parvis » et au-delà du « Camp ». Le taureau, symbole du sacrifice de Jésus, est consumé : sa graisse et ses organes sont brûlés sur l'autel d'airain, produisant une fumée décrite comme un « parfum agréable à Dieu ». Cette scène représente la manière dont les croyants (les Lévites) perçoivent le sacrifice de Jésus, voyant sa dévotion et son zèle comme une offrande acceptable. Cependant, le monde, représenté par la destruction du corps de chair « hors du camp », ne comprend pas ce sacrifice, le jugeant fou et inutile. Ainsi, le sacrifice de Jésus est perçu différemment selon les perspectives : comme une folie pour le monde, un sacrifice acceptable pour les croyants, et un parfum agréable pour Jéhovah[45].
L'achèvement du sacrifice =
Le texte résume les trois perspectives sur le sacrifice de Jésus durant ses trois années et demie de ministère : pour le monde, il apparaît comme une folie et un objet de mépris ; pour les croyants, il est un sacrifice acceptable à Dieu ; et pour Jéhovah, il est un « parfum agréable ». Ces trois représentations s'achèvent simultanément à la croix, lorsque Jésus s'écrie : « Tout est accompli » et meurt. Ainsi, l'homme Christ Jésus se donne lui-même en rançon pour tous. Après avoir offert un parfum agréable dans le « Saint », Jésus passe au-delà du « Voile », dans la mort, pour ressusciter trois jours plus tard dans la perfection de la nature divine, accomplissant ainsi la rédemption de l'humanité[46].
Le sang du bouc et la rédemption =
Le texte explique que la présentation du sang du bouc, symbolisant la vie sacrifiée du Christ, devant le « Propitiatoire » (ou « Siège de la Miséricorde ») représente l'ascension de Jésus après quarante jours, où il apparaît en présence de Dieu pour présenter la valeur de son sacrifice comme prix de la rédemption de l'humanité. Ce passage souligne que l'Âge de l'Évangile est une période de souffrance et de mort pour ceux qui sacrifient leur nature humaine afin de devenir participants de la nature divine. Une fois le sacrifice de Jésus pour son « corps » et sa « maison » accompli et présenté au Père, l'acceptation divine est manifestée par le baptême pentecôtiste sur les représentants de l'Église, symbolisant l'onction continue du Saint-Esprit sur les membres vivants du corps du grand prêtre[47].
Les deux boucs et les deux classes de croyants =
Le texte interprète les deux boucs présentés par les enfants d'Israël comme symboles de deux classes de croyants ayant accepté la rédemption par Jésus et consacré leur vie au service de Dieu. Les boucs, amenés dans le « Parvis » (condition de justification), représentent ceux qui désirent mourir avec le Christ en tant qu'êtres humains pour accéder aux conditions spirituelles célestes. Cependant, tous ceux qui promettent de se consacrer ne tiennent pas nécessairement leur engagement. Certains, par crainte de la mort, restent soumis à l'esclavage toute leur vie. Ainsi, le « bouc de l'Éternel » représente les fidèles qui suivent les traces de Jésus, tandis que le « bouc émissaire » symbolise ceux qui, bien que consacrés, ne parviennent pas à accomplir leur sacrifice. Ces deux classes participent à l'œuvre d'expiation, mais seule la première fait partie du « sacrifice pour le péché »[48].
Le bouc de l'Éternel et le sacrifice parfait =
Le texte revient sur le rituel du grand prêtre, qui, après avoir aspergé le « Propitiatoire » avec le sang du taureau, répète les mêmes gestes avec le sang du « bouc de l'Éternel ». Ce bouc, tué par le grand prêtre, symbolise les fidèles disciples de Jésus qui suivent ses traces. Son sang, tout comme celui du taureau, est aspergé sur le « Propitiatoire », et sa graisse est brûlée sur l'autel. Le corps du bouc est également brûlé « hors du camp », comme celui du taureau. L'apôtre Paul explique que seuls les animaux offerts en sacrifice pour le péché sont brûlés ainsi, et il exhorte les croyants à suivre Jésus « hors du camp », supportant l'opprobre avec lui (Hébreux 13:11,12). Ce passage souligne que les disciples de Jésus, représentés par le « bouc de l'Éternel », font partie intégrante du sacrifice pour le péché, leur sacrifice étant compté avec celui de leur Chef[49].
Le bouc de l'Éternel et le corps du Christ =
Le texte explique que le « bouc de l'Éternel » représente le « petit troupeau » des fidèles disciples de Jésus, qui suivent tous le même chemin étroit. Ainsi, ce bouc symbolise à la fois l'ensemble de ce groupe et chaque individu qui le compose. Le sacrifice de ce bouc doit être entièrement accompli avant que son sang ne soit présenté sur le « Propitiatoire ». L'aspersion du sang en forme de croix sur le « Propitiatoire » marque la fin des sacrifices pour le péché d'Israël. Le taureau représente le sacrifice pour les sous-prêtres et les Lévites (la « maison de la foi »), tandis que le bouc symbolise le sacrifice pour le peuple d'Israël, préfigurant tous ceux qui, à l'avenir, désireront devenir le peuple de Dieu. Ce passage souligne que l'Âge de l'Évangile est une période de souffrance et de mort pour ceux qui sacrifient leur nature humaine afin de devenir participants de la nature divine[50].
L'onction du Saint-Esprit et le sacrifice des disciples =
Le texte affirme que l'acceptation du sacrifice de Jésus pour son « corps » et sa « maison » est manifestée par le baptême pentecôtiste sur les représentants de l'Église, symbolisant l'onction continue du Saint-Esprit sur les membres vivants du corps du grand prêtre. Cette onction divine, représentée par l'huile dans le type, est l'énergie qui anime chaque membre du « bouc de l'Éternel ». La venue du Saint-Esprit à la Pentecôte est illustrée dans le type par le grand prêtre posant ses mains sur le « bouc de l'Éternel » et le tuant. De même que l'Esprit du Père a permis à Jésus de se sacrifier, cet Esprit permet aux disciples de crucifier leur nature humaine pour espérer recevoir la gloire, l'honneur et l'immortalité de la nature divine. L'exemple de Paul illustre cette dynamique, où le Saint-Esprit lui permet de considérer toutes choses comme une perte pour gagner le Christ[51].
Le sacrifice des disciples et le parfum agréable =
Le texte décrit comment les disciples de Jésus, bien que vivant dans le monde, ne lui appartiennent pas. Leur sacrifice, bien que moins abondant que celui de Jésus (représenté par la graisse du taureau), est rendu acceptable à Dieu grâce au mérite du Christ. Paul, en tant que membre du « bouc de l'Éternel », offre un parfum particulièrement riche, bien que son sacrifice ne soit pas intrinsèquement précieux, mais rendu acceptable par le mérite de Jésus. Ainsi, les disciples « complètent ce qui manque aux souffrances du Christ » (Colossiens 1:24), leur offrande étant justifiée par le mérite imputé du Christ. Ce passage souligne que leur sacrifice participe à l'œuvre future de bénédiction et de restauration pour toute l'humanité[52].
La fin du sacrifice et la récompense divine =
Le texte affirme que l'heure viendra où le sacrifice des derniers membres du « bouc de l'Éternel » sera consommé, mettant fin au sacrifice pour le péché. Convaincu que cette époque est proche, le texte souligne que les derniers membres de ce groupe sont actuellement sur l'autel. Bientôt, ils passeront au-delà du second « Voile », dans la perfection de la nature divine, déjà commencée dans leur nouvelle volonté. Ce passage au-delà du « Voile » signifie, pour le corps du grand prêtre, la présentation du sang du bouc, tout comme celui du taureau. Ainsi, le corps du Christ passera entièrement au-delà des conditions humaines pour atteindre la perfection de la nature divine, devenant semblable à Jésus, « l'image expresse de la personne du Père ». Cette espérance est décrite comme sublime, promettant une satisfaction totale à ceux qui atteindront cette récompense[53].
L'accomplissement de la réconciliation =
Le texte explique que, une fois le « Saint des Saints » atteint, le sang du bouc sera présenté sur le « Propitiatoire », symbolisant l'accomplissement de l'œuvre de réconciliation. Ce sang, accepté pour « le peuple », comme celui de Jésus l'a été pour son « corps » et sa « maison », couvrira pleinement le péché et la condamnation pour tous. L'achèvement de cette expiation ouvrira la voie à la grande œuvre de restauration pour le monde, tout comme la bénédiction de la Pentecôte a suivi l'acceptation du sacrifice de Jésus. L'aspersion du sang sur toutes choses montre que ce sang est une satisfaction complète, indiquant que le travail avec le « bouc émissaire », qui suit, n'est pas nécessaire pour compléter la réconciliation, mais poursuit un autre objectif[54].
Le bouc émissaire et les croyants infidèles =
Le texte interprète le « bouc émissaire » comme représentant une grande classe de croyants ayant fait alliance avec Dieu pour sacrifier leur nature humaine justifiée, mais qui échouent à accomplir ce sacrifice. Bien que cette classe existe tout au long de l'Âge de l'Évangile, le bouc émissaire et les actions qui lui sont associées à la fin du « Jour des Expiations » symbolisent particulièrement cette classe à la fin de l'âge du sacrifice. Le texte annonce qu'il abordera d'abord le traitement divin réservé aux membres de cette classe vivant à la fin de l'œuvre de sacrifice, avant d'étendre cette analyse aux membres précédents de la même classe[55].
Les deux classes de consacrés
Ce chapitre poursuit l'analyse des deux classes de chrétiens consacrés, représentées par les deux boucs du rituel du Jour des Propriations (Lévitique 16:7-10). La publication explique que les deux groupes ont initialement consacré leur vie justifiée à Dieu, mais que leur fidélité diffère. La première classe, symbolisée par le « bouc de Jéhovah », accepte volontairement de sacrifier sa nature humaine pour obtenir la nature divine et devenir cohéritière avec Christ. La seconde classe, représentée par le « bouc émissaire », échoue à remporter ce prix en raison de sa crainte de la réprobation sociale et de son attachement aux traditions humaines. Bien que ces derniers ne deviennent pas membres du corps de Christ, ils restent objets de l'affection divine et sont soumis à une « grande tribulation » pour détruire leur chair et sauver leur esprit au jour du Seigneur [56].
La distinction entre les deux classes est soulignée par leur rapport au sacrifice. Les membres de la première classe, comme le Christ, crucifient volontairement leur chair, tandis que ceux de la seconde subissent une destruction involontaire de leur nature humaine, illustrée par leur envoi dans le « désert » de la séparation d'avec le monde. Ce processus vise à leur faire abandonner l'approbation mondaine et à accepter pleinement la volonté divine [57].
L'holocauste
Cette section aborde le rituel de l'holocauste, qui suit les sacrifices pour le péché dans le Jour des Propriations. L'holocauste, composé de deux béliers, symbolise l'acceptation divine du sacrifice de Jésus et de son corps, l'Église. Les deux béliers, traités de manière identique, représentent l'unité entre le Christ et ses disciples, tous considérés comme une seule offrande agréable à Dieu. La publication cite Hébreux 2:11 pour illustrer cette union : « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul » [58].
Le texte explique que l'holocauste est brûlé sur l'autel dans le « Parvis », symbolisant la manifestation de l'acceptation divine du sacrifice aux yeux de tous les croyants. Cette acceptation n'est pleinement révélée qu'après l'achèvement des sacrifices pour le péché et le changement des vêtements du Grand Prêtre, qui passe des habits de lin blanc aux « vêtements de gloire et de beauté ». Ce changement représente la glorification des nouvelles créatures après leur passage au-delà du « Voile » [59].
Interprétations complémentaires du rituel
La publication examine plusieurs versets du Lévitique 16 pour approfondir l'interprétation du rituel. Elle souligne que l'accès au Tabernacle est réservé aux prêtres, c'est-à-dire aux membres du corps du Grand Prêtre, qu'ils soient encore en phase de consécration ou déjà glorifiés. Le texte cite Romains 8:9 pour rappeler que les croyants ne sont plus considérés comme des êtres charnels, mais comme des nouvelles créatures en Christ [60].
Un autre passage explique que ceux qui ont participé à la destruction de l'humanité de Jésus et de son Église (symbolisés par le taureau et le bouc) ne subiront pas de punition spéciale, car ils agissaient dans l'ignorance. Ils pourront ainsi « laver leurs vêtements » et rejoindre le camp des croyants, bénéficiant de la rédemption universelle offerte par le sacrifice du Christ [61].
Les bénédictions après le Jour des Propriations
Cette section décrit les bénédictions qui suivent l'achèvement du Jour des Propriations. Dans le type, Israël, symboliquement purifié de ses péchés, est réconcilié avec Dieu et bénéficie de sa présence protectrice. Dans l'antitype, le Jour des Propriations correspond à l'Âge Évangélique, durant lequel Jésus et son Église satisfont pleinement les exigences de la justice pour les péchés du monde. Une fois cette œuvre achevée, Dieu établira son sanctuaire parmi les hommes, accomplissant ainsi la promesse de Apocalypse 21:3-5 : « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux » [62].
La publication précise que ces bénédictions, bien que progressives, nécessiteront tout le Millénium pour être pleinement réalisées. La destruction de la mort, de la douleur et des larmes sera graduelle, illustrée par les sacrifices offerts après le Jour des Propriations, qui représentent les accomplissements de l'Âge Millénaire. L'œuvre de réconciliation comprend deux phases : d'abord, la justice est réconciliée avec l'humanité grâce au sacrifice du Grand Prêtre, puis les pécheurs sont amenés à se réconcilier avec les lois divines par l'intermédiaire du « Sacerdoce Royal » [63].
Un autre type du Jour des Propriations
Ce chapitre présente un second type du Jour des Propriations, tiré du Lévitique 9. Ce passage offre une vision condensée des sacrifices du Jour des Propriations, tout en ajoutant des détails complémentaires. Il illustre le fait que le sacrifice de Jésus (symbolisé par le taureau) est suffisant pour racheter à la fois son corps, la « petite troupe », et le monde entier. La participation de l'Église au sacrifice pour le péché n'est pas une nécessité, mais un privilège accordé par Dieu pour permettre à ses membres de partager la nature divine et de devenir cohéritiers avec Christ [64].
Le texte cite Éphésiens 1:4,6 et 2 Thessaloniciens 2:14 pour souligner que Dieu a choisi les croyants en Christ avant la fondation du monde, les justifiant et les rendant acceptables en lui. Cette élection vise à ce qu'ils obtiennent la gloire du Seigneur Jésus-Christ et règnent avec lui s'ils souffrent avec lui [65].
L'offrande de paix
Cette section traite de l'offrande de paix, présentée après les sacrifices pour le péché et l'holocauste. L'offrande de paix symbolise un vœu ou une alliance, basée sur le sacrifice pour le péché. Dans le type, cette alliance est établie entre Jéhovah et Israël après que leurs péchés aient été typiquement effacés. Les Israélites s'engagent alors à obéir à la Loi, dont l'accomplissement devait leur assurer la vie. Cependant, la publication souligne que l'alliance antitypique, fondée sur les « meilleurs sacrifices », est supérieure : elle est une « meilleure alliance » qui permettra à l'humanité de bénéficier de la restitution et d'obéir à la loi parfaite pour vivre éternellement [66].
Le texte explique que le Grand Prêtre, après avoir offert les sacrifices, bénit le peuple. Cette bénédiction préfigure celle que le Christ complet (Tête et corps) apportera à toute l'humanité après l'achèvement des sacrifices. La bénédiction ne concerne pas les sous-prêtres, mais le peuple d'Israël, qui représente le monde entier. Elle correspond à la promesse faite à Abraham de bénir toutes les familles de la terre par sa descendance (Genèse 12:3, Galates 3:8,16,29) [67].
La manifestation de la gloire divine
La publication conclut en décrivant la manifestation de la gloire divine, qui apparaît au peuple après l'achèvement des sacrifices. Cette gloire symbolise la reconnaissance progressive par l'humanité de l'amour et de la grâce de Dieu, qui se révèleront pleinement durant l'Âge Millénaire. Le texte cite Isaïe 40:5 : « La gloire de l'Éternel sera révélée, et toute chair la verra ensemble » [68].
Le chapitre souligne que cette bénédiction est réservée à ceux qui attendent le Christ. Bien que le monde ait vu le Grand Prêtre (Tête et corps) souffrir comme offrande pour le péché durant l'Âge Évangélique, il ne reconnaîtra pleinement sa gloire qu'à son retour. Cette manifestation apportera le salut à toute l'humanité, libérée de la condamnation, du péché et de la mort, et restaurée dans la liberté des fils de Dieu, comme Adam avant la chute (Luc 3:38) [69].
La manière dont le monde verra la glorification de l'Église
La publication explique que la seule façon pour le monde de percevoir la glorification de l'Église, composée du Christ et de ses membres oints, est par une perception mentale, similaire à celle d'une personne aveugle qui "voit" par d'autres moyens. Cette perception spirituelle est décrite comme la manière dont les croyants de l'époque actuelle contemplent déjà la "couronne de vie" promise, en fixant leur regard non sur les choses visibles, mais sur les réalités invisibles et éternelles [70]. Cette idée est illustrée par des références bibliques telles que 2 Corinthiens 4:18 et Hébreux 2:9, qui soulignent la nécessité de regarder au-delà des apparences physiques pour discerner les vérités spirituelles.
La publication précise que cette perception spirituelle est également la seule manière pour les humains de reconnaître les réalités du plan spirituel. Jésus lui-même aurait enseigné cette vérité à ses disciples, affirmant que ceux qui le reconnaissent spirituellement connaissent aussi le Père de la même manière [71]. Cette révélation de Dieu par le Christ est présentée comme une déclaration de son caractère d'amour, illustrée par les paroles et les actes de Jésus. De même, le système papal aurait été révélé comme l'Antichrist par des réformateurs tels que Luther, confirmant ainsi les prophéties bibliques [72].
La révélation du Christ durant le Millénium
La publication aborde la manière dont le Christ, en tant que Grand Prêtre, sera révélé durant le Millénium. Seuls ceux qui "cherchent" le Christ pourront le reconnaître, non par une vision physique, mais par la foi, comme les croyants actuels perçoivent les réalités spirituelles. Cette révélation ne sera pas accessible à tous immédiatement, mais elle deviendra évidente pour l'humanité entière lorsque les jugements divins seront manifestés. Ces jugements, décrits comme un "feu flamboyant", feront prendre conscience à tous, y compris à ceux qui ont crucifié le Christ, de la véritable identité du Seigneur de gloire [73].
La distinction entre ceux qui servent Dieu et ceux qui ne le servent pas sera clairement établie durant cette période, comme le prophétise Malachie 3:15-18. Tous auront alors l'opportunité d'accepter le Christ et son offre de vie éternelle sous la nouvelle alliance, car Dieu est présenté comme le "Sauveur de tous les hommes, spécialement de ceux qui croient" [74].
Les types illustrant le sacrifice et le jugement
La publication utilise les types du Tabernacle pour illustrer le sacrifice et le jugement. Elle explique que, tout comme les prêtres de l'Ancien Testament risquaient leur vie en entrant dans le "Saint des Saints" avec un sacrifice imparfait, le Christ, en tant que Grand Prêtre, a passé ce jugement avec succès une fois pour toutes. Son sacrifice a été accepté, comme en témoigne l'effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte, garantissant que le Christ et ses membres oints béniront finalement le monde entier [75].
La création tout entière attend avec impatience la manifestation des fils de Dieu, car le sacrifice du "Jour des Expiations" doit être achevé avant que les bénédictions ne puissent se répandre. Le feu qui consumait les offrandes sur l'autel symbolisait l'acceptation divine, et la reconnaissance de cette acceptation par le peuple préfigurait la manière dont l'humanité réalisera la valeur du sacrifice du Christ pour sa libération de la mort et de la tombe [76].
La rançon et la restauration pour tous
La publication souligne que les types du Tabernacle enseignent une rançon complète pour tout le peuple et une restauration universelle. Elle rejette l'idée que seuls les vivants au moment de la bénédiction en bénéficieraient, affirmant que, aux yeux de Dieu, les vivants et les morts sont égaux, tous étant sous la condamnation adamique. La vie actuelle de l'humanité n'est qu'une étape de la mort, et à la fin du "Jour des Expiations" antitypique, les bénédictions de la justification et de la vie seront offertes à tous, sous des conditions que tous pourront respecter [77].
L'objectif des véritables offrandes pour le péché est de libérer toute l'humanité de la domination de la mort et de la restaurer à la perfection nécessaire pour une harmonie totale avec le Créateur. Cette bénédiction, promise à toutes les familles de la terre par la postérité d'Abraham, est décrite comme la "bonne nouvelle" annoncée à Abraham. La publication cite Galates 3:16,19 pour montrer que cette postérité, identifiée comme le Christ (tête et corps), doit être complète avant que la bénédiction ne puisse se répandre [78].
Les sacrifices individuels durant le Millénium
La publication explique que, bien que les sacrifices du "Jour des Expiations" appartiennent à l'âge millénaire suivant, il existe une légère anticipation de ces sacrifices durant l'âge actuel. Les hommes riches, en tant que intendants des biens de Dieu, peuvent utiliser leurs richesses pour se faire des amis qui les béniront lorsque le règne de Christ commencera. Cette idée est illustrée par des références à Luc 16:1-8 et Matthieu 10:42, montrant que même un geste aussi simple que donner un verre d'eau à un membre du sacerdoce royal sera récompensé [79].
La publication clarifie également que la restriction selon laquelle seul le Grand Prêtre entrait dans le "Saint des Saints" une fois par an ne signifie pas que les prêtres ne pouvaient pas y entrer à d'autres moments. Après le "Jour des Expiations", le Grand Prêtre y entrait souvent pour consulter l'Éternel à l'aide du pectoral de jugement, et les prêtres y entraient pour démonter et emballer les objets sacrés lors des déplacements du camp [80].
Les sacrifices pour les péchés individuels
La publication explique que, après le "Jour des Expiations", les Israélites pouvaient offrir des sacrifices pour leurs propres péchés, que les prêtres mangeaient dans le "Saint des Saints". De manière antitypique, après la fin du "Jour des Expiations" actuel, le sacerdoce royal acceptera les sacrifices offerts par le monde pour leurs transgressions individuelles, et non pour les péchés adamiques déjà expiés. Dans cet état spirituel parfait, le sacerdoce instruira le monde en toute matière, comme le faisaient les décisions rendues par l'Urim et le Thummim en Israël [81].
Les sacrifices après le "Jour des Expiations"
La publication aborde les sacrifices qui suivent le "Jour des Expiations", illustrant les offrandes et sacrifices qui appartiennent à l'âge millénaire. Tout comme les sacrifices du "Jour des Expiations" précédaient et servaient de base à la réconciliation générale d'Israël, ils seront suivis par d'autres sacrifices pour les péchés individuels durant le Millénium. Bien que le monde soit justifié par les sacrifices de l'âge actuel, des péchés et des transgressions continueront d'être commis, nécessitant des sacrifices de réconciliation [82].
La publication souligne que, durant le Millénium, les hommes seront individuellement responsables de leurs erreurs et devront faire amende honorable, accompagnées de repentance, pour être réconciliés avec Dieu par le Christ, leur Médiateur. La consécration sera également encouragée, mais elle ne signifiera plus une consécration à la mort, comme c'est le cas actuellement, mais à la vie, car la fin du règne de Satan marquera la fin de la douleur, de la souffrance et de la mort, sauf pour les malfaiteurs [83].
Les offrandes reconnaissant les sacrifices du "Jour des Expiations"
La publication explique que toutes les offrandes présentées par le peuple après le "Jour des Expiations" reconnaissaient les sacrifices de ce jour comme base de leur pardon. Ces offrandes pouvaient être des animaux (bovins, ovins, volailles) ou de la fine farine, selon les moyens de l'offrant. Durant le Millénium, tous les hommes parviendront à la connaissance de la vérité et seront sauvés de la condamnation adamique, qui inclut toutes les souffrances et imperfections humaines. La restauration à la perfection humaine sera progressive et nécessitera la coopération de la volonté du pécheur [84].
La publication précise que ces sacrifices devaient être proportionnels aux capacités de chacun. Un homme très dégradé par le péché pourrait offrir une colombe ou un pigeon, tandis qu'un homme moins dégradé pourrait offrir un bouc, et un homme parfait pourrait offrir un taureau. Ces animaux symbolisaient l'état de l'offrant, tout comme le taureau représentait l'humanité parfaite de Jésus et le bouc l'humanité imparfaite des croyants durant le "Jour des Expiations" [85].
Les offrandes de consécration
La publication explique que les holocaustes et les offrandes de paix de l'âge futur représentent la consécration du peuple à Dieu, et non des sacrifices d'expiation comme ceux du "Jour des Expiations". Lorsque le monde entier aura atteint la perfection, tous seront des hommes parfaits, et leurs offrandes seront leurs propres personnes parfaites, symbolisées par des taureaux. Le Psaume 51:19 est cité pour illustrer cette idée, affirmant que Dieu se complaira alors dans les sacrifices de justice et les holocaustes complets [86].
La publication précise que ces sacrifices doivent être volontaires et refléter le désir de l'offrant. La mort de l'animal symbolisait la consécration de la volonté de chaque membre de la race humaine. Cependant, cette consécration ne sera pas suivie par la destruction de la nature humaine ou par l'élévation à une nouvelle nature, comme c'est le cas pour le Grand Prêtre. Les consacrés seront acceptés en tant qu'êtres humains, leur droit à la vie ayant été racheté par le Grand Prêtre [87].
Les holocaustes continus
La publication décrit les holocaustes des prêtres, qui devaient être maintenus continuellement sur l'autel, avec un feu qui ne devait jamais s'éteindre. Cette loi de l'holocauste symbolisait l'autel déjà sanctifié et les offrandes acceptables en raison de l'acceptation divine des sacrifices du "Jour des Expiations". Les Israélites apportaient leurs offrandes volontaires à cet autel, où l'animal était entièrement consumé, symbolisant une prière de reconnaissance à Jéhovah pour sa miséricorde, sa sagesse et son amour manifestés dans le sacrifice du Christ [88].
Les offrandes pour les péchés et les transgressions
La publication explique que les offrandes pour les péchés ou les transgressions commises par ignorance dans les choses saintes du Seigneur nécessitaient la présentation d'un bélier sans défaut et d'une somme d'argent déterminée par le prêtre, avec un cinquième en plus. Pour les péchés commis sciemment, une restitution avec un intérêt de vingt pour cent devait être faite à la personne lésée, accompagnée d'un bélier pour l'offrande de culpabilité [89].
Cette pratique enseigne que pour chaque tort, une restitution doit être faite, accompagnée de repentance et d'une demande de pardon à Dieu par l'intermédiaire du sacerdoce. La publication souligne la différence entre ces offrandes pour les péchés et celles du "Jour des Expiations". Les premières étaient offertes à Dieu pour la justice, tandis que les secondes étaient présentées aux prêtres, qui avaient racheté le peuple durant le "Jour des Expiations". Les prêtres offraient une partie de ces sacrifices à Dieu en mémorial, reconnaissant ainsi le plan de rédemption, et consommaient le reste [90].
Le ministère de réconciliation
La publication explique que, bien que le "ministère de réconciliation" appartienne pleinement à l'âge millénaire suivant, les membres du sacerdoce royal peuvent déjà, dès à présent, déclarer pardonnés les péchés de ceux qui croient et se repentent. Cette déclaration est faite en anticipant la complétion du sacrifice pour les péchés, que le Christ a commencé [91].
Les offrandes de paix
La publication décrit les offrandes de paix, qui pouvaient être faites en accomplissement d'un vœu ou comme offrande de reconnaissance volontaire. Une partie de l'animal était apportée à Jéhovah par l'offrant, qui devait présenter la graisse et la poitrine, tandis que le prêtre brûlait la graisse sur l'autel et agitait la poitrine devant le Seigneur. La poitrine et l'épaule revenaient au prêtre, et l'offrant devait consommer le sacrifice [92].
Cette offrande symbolisait la nécessité pour l'homme d'accomplir un vœu de consécration totale à Dieu pour parvenir à une condition de paix et d'harmonie. Si, après avoir été perfectionné, un individu retombait dans le péché volontaire, il devait subir la seconde mort. Cette offrande était accompagnée de gâteaux sans levain mélangés à de l'huile et de galettes ointes, représentant la foi de l'offrant dans le caractère du Christ, qu'il chercherait à imiter, ainsi que du pain levé, reconnaissant son imperfection actuelle [93].
Les offrandes de viande
La publication explique que les offrandes de viande, composées de fine farine, de gâteaux sans levain et d'huile, étaient présentées à Dieu par l'intermédiaire du prêtre. Ces offrandes symbolisaient probablement les louanges et l'adoration offertes à Dieu par le monde, par l'intermédiaire de son Église. Une partie de l'offrande était brûlée sur l'autel, montrant qu'elle était acceptable à Jéhovah, tandis que le reste était accepté par les prêtres [94].
Autres types significatifs
La publication aborde des détails supplémentaires du Tabernacle qui illustrent des aspects importants du plan divin. Les poteaux qui soutenaient les rideaux blancs de la "Cour" représentaient les croyants justifiés. Bien qu'imparfaits, ces poteaux étaient placés dans des socles de cuivre, symbolisant leur position de perfection humaine par la justification par la foi. Les rideaux blancs de la "Cour" illustraient également cette justification, montrant que les justifiés doivent continuellement présenter la justice du Christ comme leur couverture aux yeux du monde [95].
Les crochets d'argent, par lesquels les poteaux soutenaient les rideaux, symbolisaient la vérité. Les croyants justifiés peuvent ainsi revendiquer véritablement que la justice du Christ couvre toutes leurs imperfections. Les poteaux à l'entrée du Tabernacle, recouverts par le premier "Voile", représentaient les saints consacrés, illustrant la différence entre les conditions justifiées et sanctifiées. Leur couverture d'or symbolisait la nature divine, tandis que leurs socles de cuivre représentaient la base de leur nouvelle nature dans leur humanité justifiée [96].
Les poteaux dans le "Saint des Saints", juste après le second "Voile", représentaient ceux qui passent entièrement au-delà de la chair pour atteindre la perfection de la condition spirituelle. Ces poteaux, recouverts d'or, illustraient pleinement cette transition vers la nature divine [97].
Illustrations du numéro
Références
- ↑ Development of Jehovah's Witnesses doctrine, Wikipédia.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 44-45.
- ↑ Development of Jehovah's Witnesses doctrine, Wikipédia.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 44-45.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 14.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 22-23.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 52, 59-62.
- ↑ Azazel, Watchtower Online Library.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 59-60.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 60-61, 89.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 45.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 50.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 80.
- ↑ Development of Jehovah's Witnesses doctrine, Wikipédia.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 18-19.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 7.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 7-8.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 8-9.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 9-10.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 10-11.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 11.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 11-12.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 12-13.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 14.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 14.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 14-15.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 15.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 15-16.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 16-17.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 17.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 17-18.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 18-19.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 19.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 20.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 20-21.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 21.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 21-22.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 22-23.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 23.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), pp. 44-45.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 45.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 46.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 47.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 48.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 49.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 50.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 51.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 52.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 53.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 54.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 55.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 56.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 57.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 58.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 59.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 60.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 61-62.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 63-64.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 64-65.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 66.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 66-67.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 68.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 69.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 70.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 71.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 72-73.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 73-74.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 74.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 75.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 76.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 76.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 77.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 77.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 78.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 78.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 79.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 80.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 81.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 81.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 82.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 82.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 83.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 83.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 84.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 85.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 85.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 86.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 86.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 87.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 88.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 88.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 89.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 89.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 89.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 90.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 91.
- ↑ The Tabernacle Shadows of The Better Sacrifice (1891), p. 91.